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Dernières heures sur l’eau pour le géant d’acier, lutte acharnée chez les multis

Tandis que les 4 trimarans se battent toujours contre vents et courants, le Queen Mary 2 entame les dernières manœuvres pour son arrivée à quai à New York. Si la victoire est acquise pour le Queen Mary 2, la lutte fait rage sur l’Atlantique entre Macif, toujours leader et une meute prête à exploiter la moindre opportunité. Pour Idec et Sodebo la partie est loin d’être terminée et tous espèrent pouvoir revenir sur François Gabart et ses équipiers.

La dernière journée de mer à bord du Queen Mary 2 a été l’occasion pour les passagers de The Bridge d’assister encore une fois à de nombreuses activités avec en point d’orgue la vente aux enchères de différentes pièces de collection. Vente unique car elle se déroulait en simultanée sur le Queen Mary 2 et à Drout via satellite. Les bénéfices de cette vente iront à l’association SOS Méditerranée, association qui œuvre pour le sauvetage de civils en haute mer. Parmi les lots en vente on pouvait trouver, une veste de quart de Jean Le Cam qui a bouclé le Vendée Globe, celle de Bruno Peyron, des vêtements techniques de Thomas Coville mais surtout des pièces historiques de la première guerre mondiale, des affiches de la Transat, de nombreux livres de récits et romans, des sacs de marins en voile, … Mais le grande rendez-vous de ces prochaines heures est sans conteste l’arrivée sur New York avec le passage sous le pont de Verrazano où seuls 4 mètres séparent le haut de la cheminée du tablier central. L’arrivée sur la statue de la liberté sera aussi un grand moment chargé d’émotion pour les passagers du Queen.

Ces ultimes milles vers la Grosse Pomme sont aussi l’occasion de se rendre compte que cet Atlantique a été particulièrement clément et rarement, selon les dires du commandant, l’Atlantique n’aura été aussi calme. Une aubaine pour les passagers mais un casse tête pour François Gabart, Francis Joyon, Thomas Coville et Yves Le Belvec à bord de leur monture. En effet les vents contraires et les nombreuses zones de calme ne favorisent pas une bonne progression. Tous s’accordent à dire que cette Transat n’est pas la plus facile.

Pascal Bidégorry à bord de Macif : « Il y a du boulot, et ce n’est pas plus mal, ça nous réchauffe un peu ! Ce matin, le fond de l’air est très frais avec une visibilité quasi nulle. On est plutôt content de notre petit recadrage de la journée d’hier. Depuis, ce matin, on fait notre petit bonhomme de chemin, on n’a plus le même vent que nos petits camarades derrière. À présent, on a entre 10 et 14 nœuds de vent et nous progressons tribord amures. »

Toujours leader, Macif à un œil attentif sur ses deux poursuivants directs, Idec et Sodebo qui se livrent une formidable bataille, Sodebo réduisant l’écart à chaque nouveau classement. Billy Besson (Sodebo Ultim’) : « On essaye de faire au mieux dans la grisaille ambiante. Le petit travail d’élastique nous a bien profité pour revenir sur IDEC.  Le radar est branché, on reste très attentif tout en poussant le bateau dans des limites raisonnables. Pour moi, c’est super intéressant cette transat à bord d’un trimaran Ultime. Je découvre une nouvelle forme de voile.  C’est complètement différent de ce que j’ai l’habitude de faire. Et c’est vraiment sympa de régater dans cette ambiance de brouillard et de jouer au chat et à la souris avec IDEC. Actuellement, on pend ce qui vient, on fait ce qu’on peut. On n’avance pas très vite, il faut vraiment être sur les réglages pour faire avancer le bateau au maximum. Il faut profiter des bascules. Le premier qui pourra se barrer de cette zone de pétole aura un petit avantage. »

 

Francis Joyon (IDEC SPORT) : « L’ambiance est toujours aussi joyeuse à bord, y compris pour ceux qui ont ce matin vu leur quart de sommeil sérieusement amputé, car il nous a fallu tous les bras disponibles pour s’extraire de cette bulle sans vent. La nuit avait pourtant été super, avec des vitesses de 30 nœuds et plus, au près. L’élastique s’est détendu en notre défaveur ce matin puisque Macif n’a pas été gêné par cette bulle, qui a permis à Sodebo de revenir sur nous. Avec de si faibles écarts, nos étonnantes machines ont tôt fait de redistribuer les cartes. Il va encore se passer beaucoup de choses durant les trois prochains jours. D’autant que l’atterrissage en baie de New York s’annonce particulièrement calme… »

 

261 milles derrière Macif, Actual progresse bien mais la différence de génération du trimaran avec ses concurrents pèse quelque peu dans la balance. L’ambiance est cependant excellente et l’équipage prend un malin plaisir à bien naviguer et tirer la quintessence de cette belle machine.

« C’est humide, ce matin, dans un brouillard très épais. On progresse à 20 nœuds. On vise la zone d’exclusion des glaces qui est devant. La course est longue jusqu’à New York, surtout pour nous qui allons moins vite que les autres.  Mais, je m’éclate sur cette transat. On ne s’ennuie pas, il se passe quelque chose tout le temps. L’ambiance est très bonne à bord, nous sommes tous assez complémentaires. Les prévisions ne sont pas fiables pour l’arrivée, et il est difficile d’envisager une ETA précise » confiait Samantha Davies.

 

Difficile pour le moment d’établir une ETA précise car quelques zones météorologiques complexes la  font évoluer sans cesse avec de gros écarts.

 

Classement de The Bridge le samedi 1er juillet à 0h300

1 – Macif à 1109 milles de l’arrivée

2 – Idec à 35 milles du leader

3 – Sodebo à 38 milles du leader

4 – Actual à 261 milles du leader

Transquadra : une flotte d’amateurs éclairés

@ Didier Hillaire

Le plateau sportif de la Transquadra – Martinique est toujours plus relevé à chaque édition : une bonne vingtaine de concurrents joue le podium voire la gagne. « Si un skipper professionnel participait, il aurait très peu de chance de faire un bon résultat. C’est une flotte d’amateurs, mais le niveau monte à chaque édition. Les concurrents se préparent très sérieusement, ce fut vraiment flagrant cette année. Ça n’ira pas forcément plus vite, mais ce sera serré en tête de flotte. On mesure le niveau d’une course aux écarts à l’arrivée ! Il y aura du match jusqu’au bout. C’est une des caractéristiques très séduisantes de la course », commente Mico Bolo, directeur de course.  f

Les duos à suivre  
Au départ de Lorient, il faudra notamment avoir un œil sur Gérard Quenot, vainqueur en double Atlantique en 2011 il sera épaulé par Jérôme Apolda sur leur JPK 10,10 Alkaïde 3. À suivre également, bien sûr, le très expérimenté journaliste-navigateur Patrice Carpentier qui fera la paire avec l’architecte naval Gilles Brétéché sur le Sun Fast 3200 Groupe 5.

Beaucoup d’expérience aussi pour Alain Roland vainqueur notamment de la Course des îles 2016, co-skippé par son ami Bernard Avril, ils sont armés d’un Sun Fast 3200 R2, cette version boostée a déjà fait ses preuves…. Ils se sont fait remarquer sur l’édition 2015 de la Transquadra par une route aussi nord qu’efficace, François Valraud et Daniel Peponnet, 2e de la 2e étape 2015 devraient aussi faire parler la poudre. Vainqueurs incontestés du dernier Spi Ouest France, ils sont rapides et visent juste : les récidivistes Pascal Chombart de Lauwe et Fabrice Sorin, 8e de la dernière édition, se sont entrainés pour faire mieux.

Régatiers assidus, en progression rapide François-René Carluer et Gwénaël Roth font figure de solides challengers. Du côté de la Grande Bleue, le couple monégasque, Blandine Médecin et Jean Rodelato, vainqueur de la Transquadra Méditerranée 2011-2012, sur leur Sun Fast 3200, revient avec une envie de résultat : ils en ont les moyens ! Le très expérimenté duo Gilles Caminade /Sébastien Novara régate très régulièrement et avec succès. Beaucoup d’assiduité en IRC également et une grosse motivation pour Roland Montagny et son ami Georges Martinez : ils visent la victoire !

Ambition, travail, progression et belle énergie pour le duo Franck Loubaresse et Matthieu Foulquier Gazagnes (SunFast 3600 Twinl) notamment vainqueur de la SNIM 2017 en IRC3. Solitaires hors pair Chez les solitaires, Jean-Pierre Kelbert s’engage sur sa 4e Transquadra, sa 2e en solitaire (vainqueur en 2009) : ce régatier talentueux et engagé vient bien sûr pour la gagne avec son JPK 10,80 3DDI. Alexandre Ozon, du haut de ses 40 ans, plusieurs fois vainqueur de la Course des îles, est un excellent marin à la barre d’un bateau rapide, le Bepox 990. Jean-François Hamon revient avec un JPK 10,10 (Aster) pour la 3e fois sur la Transquadra où il a connu des pépins techniques, mais toujours de très belles places : la performance sans les soucis pour 2017 ? Fin régatier, Louis-Marie Dussere cumule les succès en Manche. Ce sera sa 2e Transquadra, la 1ère en solitaire : encore un JPK 10,10 (Raging Bee) à suivre, donc. 2e Transquadra et 1ère en solitaire également pour Philippe Gaudru (Sun Fast 3200 Jokari), skipper sablais en grosse progression.Grosse préparation, notamment auprès de Lorient Grand Large, et bateau affuté pour Hervé Chataigner (Pogo 30 Pilou) : à suivre.

Attention, skipper à palmarès : Ludovic Melnyk (JPK 9,60 Sous Mama) 3ème à la Normandie Solo en 2015, triple champion du RORC en RORC en équipage.À Barcelone, parmi les solitaires à surveiller, il y aura notamment Frédéric Ponsenard. Il connaît son A35 Coco par cœur, marin et bateau s’attaquent à leur 4e Transquadra… Impossible de citer tout le monde, d’autres duos et solitaires affutés et expérimentés vont avoir tout le loisir de s’exprimer sur cette transat en deux temps. Car à chaque édition, la Transquadra – Martinique est aussi un révélateur de talents.

Dernière journée de mer pour certains, calmes et placement pour d’autres 

En ce dernier jour du mois de juin, les 4 Maxis Trimarans engagés dans l’incroyable course de The Bridge continuent leur route chaotique sur un océan Atlantique peu conciliant. De son côté, le paquebot amiral de la Cunard trace toujours sa route à travers brumes et anticyclone et s’apprête à passer sa dernière journée en mer. Au classement général les positions n’évolue que très peu, seuls les écarts varient en fonction des conditions rencontrées. Macif ouvre toujours la route devant Idec, Sodebo et Actual. 

 La journée de jeudi a été mitigée sur le Queen Mary 2. Entre les pluies diluviennes du début de matinée, le brouillard épais caractéristique de cette région et le grand soleil retrouvé dans l’après midi, le temps change vite sur l’Atlantique. Une vision de ce que les marins vont vivre aujourd’hui, 711 milles derrière le transatlantique. Tous sont toujours à la lutte pour trouver la meilleure voie vers New York à des allures peu habituelles pour ces avaleurs de milles. Le seul ce matin au classement de 9H00 à flirter encore avec des moyennes supérieures à 20 nœuds est Actual qui bénéficie toujours de ce flux de 15 nœuds de sud-ouest. 275 milles devant, Macif créé un léger décalage en filant vers le nord-ouest ce qui devrait lui permettre de continuer de rester dans un flux légèrement plus fort tout en capitalisant pour les heures à venir et le franchissement d’une zone peu ventée. De son côté, Idec continue sa route vers le sud ouest malgré un contre bord opéré dans la nuit. A bord de Sodebo, 9 milles derrière l’ambiance est studieuse et les Sodebo boys espèrent encore, même si les ouvertures tactiques se comptent sur les phalanges d’un doigt : « Autour de nous, c’est nuit noire mer plate et c’est un peu brumeux. On est avec Vincent (Riou) de quart sous le rouf et on pilote aux instruments ! Ça paraît simple comme ça, mais on a vingt compteurs et afficheurs devant nous que l’on surveille pour faire marcher le bateau le plus vite possible, et c’est assez passionnant. Ce matin l’on va traverser un talweg (zone de basses pressions), et il y aura de la molle et des vents instables avant de repartir au près. Sur les prochaines 24 heures, on a deux transitions à franchir. C’est une transat de près et on voit bien que les bateaux sont à la queue leu-leu depuis Saint-Nazaire. Et à part créer de petits décalages en faisant du tribord amures quand le vent est à droite et du bâbord amures quand le vent est à gauche, c’est un peu monotone et une course de vitesse pour ne pas se faire décrocher, et rester dans les mêmes systèmes météo. Le final s’annonce un peu foireux et il peut y avoir un coup de Jarnac ».

 

Antoine Gautier (Macif) : « Il y a tellement de brouillard que l’on distingue à peine le haut du mât. C’est un truc que l’on n’a pas chez nous ! Hier, il y a eu localement une rotation du vent sur la droite, et du coup on a décidé de la saisir en virant. En fait, toute cette nuit il y a eu des passages de courant dus au Gulf Stream, et on vient d’en sortir. C’est pour ça qu’on va vite (à 28 nœuds au classement de 5 heures) et que l’on risque de creuser un peu l’écart quand nos poursuivants vont rentrer à leur tour dedans. On va encore avoir du vent pendant cinq à six heures avant un virement en bordure de la zone des glaces. Ensuite, on va traverser de nouvelles dorsales (anticycloniques) et donc on aura peu de vent dans la journée. On n’a même pas le radar en route mais ça ne change rien, et on est à l’attaque. Tout à l’heure on a eu une petite alerte car on a tapé quelque chose. Je pense que c’était un poisson. Ce sont les aléas et on n’est jamais à l’abri de casser quelque chose. Sinon, ça va super. On est juste un peu perdus dans l’organisation de nos quarts. On ne sait jamais qui il faut réveiller et à quelle heure, mais tout se passe bien. Les routages peuvent évoluer, et il y a un gros écart entre les différents fichiers météo. Notre ETA (temps estimé d’arrivée) se situe entre le 3 et 4 juillet. »

La réflexion d’Antoine Gautier à bord de Macif concernant les horaires n’a rien d’étonnante et à bord du Queen Mary, depuis le départ de Saint-Nazaire, nos journées durent 25 heures. Chaque nuit à 2h00 nous reculons notre montre d’une heure afin de se caler sur les différents fuseaux horaires.Un bon moyen de profiter encore plus des joies de naviguer sur un tel bateau.

Pourtant la vie de passager touche bientôt à sa fin et à moins de 600 milles de l’arrivée la grande question est de savoir où bien se positionner pour découvrir de la meilleure des façons Manhattan et la Statue de la Liberté. Ce final débutera à 4h30 samedi avec le passage sous le pont de Verrazano. Un moment impressionnant car seul 4 mètres séparent le haut de la cheminée du Queen du pont. Ce final sera certainement un moment très fort de cette traversée unique. Tous l’attendent avec impatience et vont encore, une journée durant, vivre au rythme de l’Atlantique.

 Classement du vendredi 30 juin à 0çH00

1 – Macif à 1274 milles de l’arrivée
2 – Idec à 36 milles du leader
3 – Sodebo à 45 milles
4 – Actual à 275 milles

GC32 et Flying Phantom à Madère

L’équipage de SAP Extreme Sailing Team a pris l’ascendant lors de la journée d’ouverture de l’Act 3 des Extreme Sailing Series™, tandis que la flotte internationale des sept GC32 a navigué face au cadre magnifique de Funchal, la capitale de Madère, devant un public venu en nombre sur le Village de la Course.

Après six courses courues dans des conditions changeantes, l’équipe danoise a réussi à sécuriser la victoire, mais avec NZ Extreme Sailing Team sur ses talons. Le syndicat Kiwi était bien en place au sommet du classement la majeure partie de la journée, battu au poteau sur la dernière manche. SAP Extreme Sailing Team entame la deuxième journée avec deux petits points d’avance.

“Dans l’ensemble, c’était vraiment une bonne journée sur l’eau”, déclarait Adam Minoprio, barreur de SAP Extreme Sailing, dont l’équipage a effectué un retour convaincant après une regrettable erreur sur la première manche. “La première course a été un fiasco car nous avons mal entendu le parcours à la radio, et pensions avoir deux tours à faire, mais il n’y en avait qu’un. Nous avons abandonné la victoire sur cette manche et avons dû nous contenter de la quatrième place, ce qui est vraiment frustrant, car ces trois points peuvent valoir cher le dernier jour.

Le reste de la journée s’est bien déroulé pour nous. Je suis vraiment heureux de commencer ainsi, dans ces conditions extrêmement difficiles, et d’être régulièrement devant”, a-t-il ajouté.

La constance de l’équipage Kiwi leur permet de terminer à la deuxième place, avec le co-skipper et barreur Chris Steele qui amène son équipe sur cinq podiums, dont une victoire, après six courses.

“Nous sommes très heureux de cette première journée. Nous n’avons pas connu de désastre, donc tout va bien”, a déclaré Steele. “C’était assez erratique avec le vent très variable en force et en direction. Les départs étaient importants et nous en avons faits quelques bons et d’autres moins bons, mais il y avait des possibilités de revenir et les gars ont fait un super travail pour faire la boucle du parcours et choisir les bons côtés du plan d’eau.”

Alinghi, qui a remporté l’Act portugais la saison dernière, termine troisième, huit points derrière NZ Extreme Sailing Team.

“Ça n’a pas été une super journée, mais nous avons encore trois jours devant nous, et parfois, nous avons bien navigué”, a déclaré Arnaud Psarofaghis, co-skipper et barreur de l’équipage suisse. “Tout est encore possible et nous verrons ce qui se passe demain”.

L’Oman Air de Phil Robertson a connu du bon et du moins bon en termes de résultats, dont deux victoires, mais vient de sortir du podium suite à une disqualification sur la dernière manche. Red Bull Sailing Team termine la journée en cinquième position, à 12 points du leader SAP Extreme Sailing Team.

Malgré un bon début pour Land Rover BAR Academy, qui a débuté la journée avec une deuxième et une troisième place consécutives, l’équipage britannique n’a pas été capable de maintenir son bon état de forme. Il termine sixième du général après trois places de cinq, et une place de sept.

Les Britanniques terminent dix points devant le dernier Team Extreme, l’équipage local invité. Malgré les résultats, la navigatrice et skipper Mariana Lobato reste positive : “L’équipe est assez jeune et nous sommes toujours dans l’adaptation. Je pense que nous nous sommes bien améliorés aujourd’hui. C’est formidable de voir comment nous pouvons apprendre les uns des autres “.

La journée a également été marquée par le début de la saison 2017 des Flying Phantom Series. La flotte des 12 équipages internationaux s’est élancée devant les stades nautiques des GC32 pour lancer le foiling festival à Madère.

L’équipage autrichien Red Bull prend la tête après sept manches. L’équipage français Cup Legend, qui avait précédemment remporté l’évènement à La Baule, suit en deuxième position à trois points, suivi de l’autre équipe française, ZEPHIR par Idrewa, en troisième place.

Les épreuves reprennent demain, avec le départ des Flying Phantom Series programmé pour 10:00 UTC + 1, suivi des régates en format stade nautique en GC32 de 14:00 à 17:00 UTC +1. Gardez un œil aux médias sociaux officiels pour des mises à jour régulières et suivez la régate en direct via le blog.

Extreme Sailing Series™ Act 3, Madère – Résultats après 1 journée, 6 courses (29.06.17)
Classement / Equipage / Points
1e SAP Extreme Sailing Team (DEN) Rasmus Køstner, Adam Minoprio, Mads Emil Stephensen, Pierluigi de Felice, Nicolas Heintz 64 points.
2e NZ Extreme Sailing Team (NZL) Chris Steele, Graeme Sutherland, Harry Hull, Sam Meech, Josh Salthouse 62 points.
3e Alinghi (SUI) Arnaud Psarofaghis, Nicolas Charbonnier, Timothé Lapauw, Nils Frei, Yves Detrey 54 points.
4e Oman Air (OMA) Phil Robertson, Pete Greenhalgh, James Wierzbowski, Ed Smyth, Nasser Al Mashari 54 points.
5e Red Bull Sailing Team (AUT) Roman Hagara, Stewart Dodson, Shane Diviney, Jason Saunders, Will Tiller 52 points.
6e Land Rover BAR Academy (GBR) Rob Bunce, Owen Bowerman, Will Alloway, Adam Kay, Oil Greber 51 points.
7e Team Extreme (POR) Mariana Lobato, Olivia Mackay, Owen Siese, Peter Dill, Micah Wilkinson, Francesca Clapcich 41 points.

Le classement des Flying Phantom Series Madère après 7 courses
Classement / Équipage / Points
1 Red Bull 135 points
2 Cup Legend 132 points
3 ZEPHIR by Idrewa 118 points
4 Culture Foil 114 points
5 Solidaires en Peloton 109 points
6 UON 107 points
7 Oman Sail 98 points
8 Lupe Tortilla 95 points
9 EVO Visian ICL 87 points
10 Masterlan 83 points
11 Back to Basics 75 points
12 Red Bill II 64 points

L’Atlantique n’est pas un long fleuve tranquille

Pendant qu’à bord du Queen Mary 2 la vie s’écoule tranquillement, presque 600 milles derrière le géant, le rythme est beaucoup plus soutenu pour les participants de The Bridge et les stratèges se tirent les cheveux dans cet Atlantique bien peu conciliant. Au classement général après 4 jours de course, les positions semblent stabilisées avec Macif en tête, Idec Sport en deuxième position, Sodebo troisième et enfin Actual décroché de la tête.

Avec 24 heures d’avance sur Macif, chef de file de la flotte des trimarans, le Queen Mary 2 est le bon indicateur des conditions à venir. Si aujourd’hui la position du paquebot se situe sur les bancs de Terre Neuve avec cette immuable brume et fraicheur, résultat d’une conjonction entre le courant froid du Labrador et le Golf Stream, ce courant chaud qui remonte du sud, l’avenir ne semble pas dès plus optimiste pour les marins qui ne cessent de chercher le meilleur passage vers New York. Cette route mythique d’est en ouest se mérite et ce n’est pas François Gabart, Francis Joyon, Thomas Coville et Yves Le Blevec qui diront le contraire. « Dans les prochaines 24 heures, on a au moins deux virements à déclencher, avec beaucoup de changements de voiles. Il peut se passer plein de choses, ça peut recoller. Aller jusqu’à New York, cela reste pas simple du tout, je le confirme !  Les conditions ne nous facilitent pas la vie.  On est un peu coincé par l’anticyclone et la zone des glaces. Mais on va faire avec, on n’a pas le choix » affirmait le skipper de Macif, François Gabart. De son côté, Thomas Coville, troisième, espère toujours refaire son retard qui se porte à 63 milles. « Depuis le départ, on n’a pas fait beaucoup de portant. On espère pouvoir profiter ou créer un petit décalage, un petit changement d’angle pour rattraper notre retard, qui peut se mesurer à 2 heures à bord de nos bateaux. On verra si le passage de la zone des glaces nous offre une opportunité. » 220 miles derrière le leader, Actual bénéficie toujours d’un flux actif de nord ouest qui permet à l’équipage d’aligner de belles moyennes alors que devant tous ont commencé à buter dans une nouvelle zone sans vent. L’élastique va certainement se resserrer dans la journée mais se tendre de nouveau dès que Macif et Idec auront touché ce courant de sud sud-ouest assez actif. Il va cependant falloir rester très vigilent car le brouillard dense que traverse actuellement le Queen Mary 2 et bientôt les maxis plus la navigation à proximité de la zone des glaces et de surcroit d’icebergs n’arrangent pas les choses. Les hautes vitesses dans ces conditions sont stressantes et angoissantes d’autant plus que de nombreux animaux marins tapissent la surface de l’eau.

En visite sur la passerelle du paquebot, nous avons eu la chance de pouvoir apercevoir des dauphins et le souffle d’une baleine. Un beau spectacle mais si le Queen Mary ne risque pas grand chose, les trimarans eux peuvent perdre beaucoup. Alors entre manœuvres, navigations, surveillance et stratégie, la vie à bord de ces maxis trimarans  n’est pas ce long fleuve tranquille que vivent les passagers du paquebot de la Cunard.

 

Classement du jeudi 29 juin à 02H00

1 – Macif à 1819 milles de l’arrivée

2 – Idec à 34 milles du leader

3 – Sodebo à 63 milles

4 – Actual à 220 milles

A la découverte du géant

A course exceptionnelle découverte exceptionnelle. Les quelques journalistes et photographes embarqués dans l’aventure de The Bridge ont eu l’immense privilège de pouvoir visiter les entrailles du vaisseau amiral de la Cunard, le Queen Mary 2. Une visite au plus profond, au milieu des membres de l’équipage, tous arborant un immense sourire en voyant ces clients si peu habituels venir troubler leur quotidien si bien rodé.

La frontière entre le monde de la croisière et celle de l’organisation d’un tel navire est très petite, un rideau transparent de plastique. Mais avant d’arriver à franchir cette frontière, le pass que l’on remet aux visiteurs, un All Access, raisonne comme le Saint Graal. Un All Access mais pas tant que cela. Le géant a quelques zones vraiment interdites à l’image de la salle des machines, une zone assez sensibles mais cetainement spectaculaire à découvrir. Nous nous dirigeons donc vers notre première découverte, celle du stockage. Des chiffres à faire tourner la tête car pour faire tourner ce château de la mer comme le disait si bien le capitaine, 6000 œufs sont nécessaires par jour, 800 l de lait, 150 l de bière, 200 l d’huile pour la friture, 150kg de riz, 1000 bouteilles d’eau, entre 700 et 800 bouteilles de vin et de champagne puis 300 kg de homard et 600 de poisson sont consommés par semaine. Toutes ces victuailles sont entreposées dans 25 pièces de stockage et 6 chambres froides de la taille d’un bel appartement. Nous partons ensuite découvrir les cuisines, enfin une des 20 cuisines du bateau, celle du Britannia, le restaurant principal. La brigade est d’un calme olympien à 45 minutes de l’ouverture des portes du restaurant. Ici 146 personnes travaillent 24h/24h sur deux niveaux et ont 24 d’avance dans la confection des plats. 86 personnes sont dédiées à la plonge, 18 pour la pâtisserie et 16 000 plats sortent chaque jour. Petit luxe de la cuisine, un escalator relie les deux étages.

Cap ensuite vers la lingerie qui tourne elle aussi 24h/24h et gère l’ensemble des pièces du bord, vêtements du personnel et des clients. Avec 8 machines et 3000 pièces par jour, le rythme est soutenu mais ce calme qui règne dans l’ensemble des services montre à quel point l’organisation semble ici sans faille. Nous délaissons les premiers ponts pour nous diriger vers le 9ème étage à la découverte d’une suite, la numéro 9071, avec vue sur la poupe et la piscine. Sur deux étages cette suite incroyable offre un panorama et un confort sans égal. Pour finir, l’un des officiers nous annonce que pour une telle suite si vous souhaitez faire le Tour du monde pendant 120 jours il en coutera 153 000 euros par personne.

Rendez-vous aujourd’hui pour nous sur la passerelle avec le commandant… Un autre grand moment à découvrir demain mais pendant ce temps sur un océan Atlantique très calme le Queen Mary file vers New York et c’est aujourd’hui que nous devrions atteindre la mi-course. Le temps est gris et le vent de force 3 ne génère que très peu de vague. Une situation idéale pour le Queen Mary 2 mais pour les 4 trimarans, la navigation est plus compliquée.

Les Kiwis remportent l’America’s Cup

26/06/2017 - Bermuda (BDA) - 35th America's Cup 2017 - 35th America's Cup Match Presented by Louis Vuitton - © ACEA 2017 / Photo Ricardo Pinto

Les Neo-Zed ont pu à nouveau soulever l’aiguière d’argent hier aux Bermudes saluée par un immense feu d’artifice à Auckland peu après rassemblant 100 000 personnes. C’est tout un pays qui était derrière son équipe nationale qui aura été brillante pendant toute sa campagne. Peter Burling, Blair Turke, Glenn Ashby ont peu enfin laisser éclater leur joie sitôt la ligne franchie. Toute l’équipe américaine a salué la victoire des kiwis. Larry Ellisson, fair-play et Russel Coutts étaient également présents pour la remise des prix.
Grant Dalton a pu savourer sa victoire. Il a su repartir de zéro après la terrible défaite de San Francisco alors qu’il était très contesté et remis en cause.
Sans surprise comme nous l’annoncions avant-hier, Luna Rossa a été officiellement annoncé par Grant Dalton comme Challenger of Record lors de la conférence de presse. La Coupe se déroulera en 2021 et devrait se jouer en monocoque.

La dernière course
Il n’y a pas eu de miracle, les kiwis se sont imposés dès la première course de la journée en dominant largement des Américains impuissants à aller plus vite. Ils ont contrôlés de bout en bout la course. Peter Burling et son équipe ont été impériaux dans ce match de l’America’s Cup. Ils l’emportent 7 à 1 en remportant 8 courses. Ils prennent une sacré revanche sur Oracle et lavent l’affront de San Francisco.

Bon départ des Américains qui sont dans le bon timing et qui parviennent à passer la mark1 en tête juste devant les kiwis. Le vent est léger à 8-9nds mais les bateaux volent à 28nds. Les néo-zed sont les premiers à virer et plus rapidement. Les kiwis repassent devant et recouvrent les Américains à l’approche de la gate 2. Ils passent en tête avec 4s d’avance. Les Américains décident de splitter tout de suite mais avec un empannage plus difficile.
Les Kiwis prennent 2 longueurs. L’écart est de 150m au premier virement. Les kiwis font leur course sans contrôler USA17. L’écart reste stable à l’approche de la gate 3. Les Américains resplittent à nouveau mais semblent impuissant. L’écart est de 26s. Les 2 bateaux ont la même vitesse au près mais TNZ fait moins de distance encore une fois. Au 2e bord de portant, les kiwis évitent de perdre en distance pour couvrir les Américains et augmentent l’écart à nouveau. Ils passent la gate 5 en tête loin devant USA 17 complètement impuissant à revenir. L’écart est de 180m. Les kiwis s’assurent la course en contrôlant les Américains et fermant toutes les options possibles.
Les Américains arrivent à recoller un peu avec un meilleur VMG et provoquent une bataille de virement auquel répondent les kiwis à chaque fois. A l’approche de la gate 5, les kiwis se placent entre la bouée et les Américaisn dans un controle parfait obligeant USA a tenter une ultime option en splittant. Très vite les kiwis reviennent les controler. Les 2 bateaux sont au même stats de vol à 99,2% mais l’écart est de 300m. Les Kiwis vont au maximum de la bondary pour passer la dernière bouée layline et foncent vers la ligne d’arrivée et remportent la 35e America’s Cup. Les Américains passent la ligne applaudis par les kiwis.
Peter Burling appelle Grant pour le champagne.

 

Journée de transition sur l’Atlantique

Après l’excitation du départ que ce soit du côté des quatre équipages engagés dans la course ou des passagers à bord du Queen Mary 2, la journée de lundi a été l’occasion pour l’ensemble des protagonistes de se mettre dans le bain. Un bain différent mais ô combien nécessaire pour appréhender les jours à venir. En bon chef de file le Queen Mary ouvre la route sur un axe plus direct et un peu plus sud que la flotte des Ultim, Macif de François Gabart en tête avec une courte avance sur Idec de Francis Joyon, calé légèrement plus au sud. L’arrivée du vent dans la nuit a permis d’accélérer la cadence et de voir les milles défiler plus rapidement.

Les vies s’organisent tranquillement sur l’Atlantique, tout du moins à bord du Queen Mary 2 de la Cunard. A bord des maxis trimarans, Idec, Macif, Sodebo et Actual, le rythme est très certainement plus élevé mais cette journée de lundi, la première en mer, a été l’occasion de prendre ses marques pour l’ensemble des protagonistes. Entre conférence sur la politique internationale, sur l’économie ou la diffusion d’un magnifique documentaire sur la carrière du fleuron des transatlantiques français, le France, les milliers de passagers du Queen Mary entrent aussi dans leur course contre le temps. Les deux vacations organisées à bord permettent de faire le lien avec la flotte des 4 multicoques, visioconférence à la clé. Un moment unique où Alain Gautier, Jean Le Cam et bien d’autres invités viennent échanger sut cette aventure d’un nouveau genre. Cette première journée toute en douceur est également l’occasion pour Francis Joyon (Idec), François Gabart (Macif), Thomas Coville (Sodebo) et Yves le Blevec (Actual) de peaufiner la stratégie à adopter pour les prochains jours et de mettre en place la vie à bord. Si la première nuit de navigation le long de la côte à jouer entre les iles de Bretagne a été très studieuse, l’arrivée en haute mer et le franchissement du rail des cargos a sonné comme une petite délivrance. La route assez nord vers l’Irlande permet aux concurrents d’aller chercher des vents plus forts :

« Pour le moment c’est mou mais nous devrions toucher du vent mais on ne connaît pas le timing exact. C’est plutôt agréable de commencer en douceur, on se met tranquillement dans le rythme des quarts » commentait Yves le Blevec à la vacation de lundi matin. Pour Samantha Davies, toujours à bord d’Actual le ton était à l’amusement : « Quand on voit votre trace (ndr, celle du Queen Mary 2) on se dit que vous n’avez aucune pitié pour nous. Sinon nous allons devoir bien choisir le moment pour envoyer notre virement ».

Si les marins portent vestes de quart, bottes et polaires, à bord du Queen Mary et dans la plus pure des traditions des transatlantiques, c’est en smoking que les passagers ont pu saluer le commandant de bord, Christopher Wells. Un moment hors du temps qui n’est pas sans rappeler les grandes heures de la Cunard ou de la Transat au départ du havre ou de Southampton.

Au programme de la journée de mardi, la visite des coulisses du Queen Mary avec un passage privilégié dans les entrailles du géant et avec en point d’orgue la visite de la passerelle. Une découverte exceptionnelle à découvrir très vite…

Cap à l’ouest et rendez-vous à New York

@B.Stchelbault

Saint-Nazaire était hier dimanche, The Place To Be pour le départ de l’improbable course entre le Queen Mary 2 et l’armada de maxis trimarans, Sodebo, Macif, Idec et Actual. Les milliers de spectateurs massés le long des quais de la ville ou bien plus loin à Saint-Brévin sur la rive opposée ne s’y sont pas trompés et tous ont pu admirer un spectacle qui restera certainement comme l’un des plus beau départ de course au monde. The Bridge est incontestablement le rendez-vous unique qu’il ne fallait louper sous aucun prétexte.

A événement exceptionnel, spectacle irréel. Ces adjectifs sont presque dérisoires pour décrire l’ambiance qui régnait hier pour le départ de The Bridge, la course transatlantique entre Saint-Nazaire et New-York. Une course pour la mémoire qui célèbre le centenaire du débarquement des américains sur le sol français en 1917. Une amitié qui dure depuis et dont cette course retisse le lien entre les deux continents.

A 19 heures dimanche soir, l’ensemble des protagonistes s’est donné rendez-vous dans un ballet millimétré. Dans un vent évanescent Idec prenait le meilleur départ juste devant Macif sous les yeux admiratifs des milliers de spectateurs. Dans le sillage du Queen Mary 2, le Belem semblait fermer la marche sous le Pont de Saint-Nazaire qui pour l’occasion s’embraser et semblait servir de porte d’entrée pour le passage en très basse altitude du fleuron de la compagnie Airbus, le A380. Une image surréaliste qui, a 19h02 a provoqué un émoi collectif. La course était bel et bien lancée. Accompagnés par des centaines de bateaux privés, des douanes, des pilotes, des sponsors, de la Marine Nationale, de la SNSM et bien d’autres , les 5 concurrents ont pointé leur étrave vers le nouveau continent pour une traversée historique. Pour vous faire vivre cet événement d’une autre façon, la rédaction de Course au Large a l’immense honneur d’avoir pu embarquer à bord du Queen Mary 2. Rendez-vous tous les jours pour vivre cet événement hors du commun qui rassemble à bord de nombreux acteurs de la course, de la plaisance, de l’économie, des médias et du sport.

Départ spectaculaire de The Bridge

© Thierry Martinez / THE BRIDGE

Le pari de faire venir du monde autour de la course au large est largement réussi pour les organisateurs de The Bridge. Grosse couverture médiatique, un public venu nombreux admiré tout à la fois les Ultim que le Queen Mary et une photo incroyable !… À 19h précises, IDEC SPORT, Macif, Actual et Sodebo Ultim’ ont coupé la ligne de départ de THE BRIDGE en doublant le Queen Mary 2 sur tribord. Les petits airs majoritaires n’ont pas gâché le spectacle à couper le souffle, alors qu’un A 380 – dont certaines pièces sont construites à Saint-Nazaire – s’est joint à la fête en survolant le géant d’acier et les quatre maxi-multicoques. “Le combat des géants et le survol d’un Airbus, on en a rêvé… et cela se réalise aujourd’hui”,  a déclaré non sans émotion, Damien Grimont, le créateur et organisateur de THE BRIDGE.

La course est bel et bien partie pour les quatre duettistes – Sodebo Ultim’ (Thomas Coville), Macif (François Gabart), IDEC SPORT (Francis Joyon) et Actual (Yves Le Blévec) –  du célèbre paquebot. Après la Coupe du Monde de basket 3×3 à Nantes, après les premiers hommages rendus au jazz et à cent ans américaines, place au sport, et à une grande chevauchée océanique avec le Queen Mary 2 pour figure de proue entre Saint-Nazaire et New York, annoncée d’une intensité rare sur les traces retour des premiers soldats américains débarqués en juin 1917, qui ont contribué à faire triompher la paix au terme de la Première Guerre mondiale. Historique !

Ils ont dit au départ de Saint-Nazaire

Yves Le Blévec (Actual) : « On a vécu des moments magiques de partage autour de THE BRIDGE, à Nantes, comme ici à Saint-Nazaire. J’ai pris beaucoup de plaisir, notamment à l’arrivée du Queen Mary 2. Mais à présent, il est temps d’y aller. À partir du moment où on a largué les amarres, dans notre tête, on rentre dans la course. On a le déroulé, on ne se pose plus beaucoup de questions. On fait ce qu’on sait faire, et on avance. »

Alex Pella (IDEC SPORT) : « La manœuvre pour quitter le port et rejoindre la zone de départ est un peu délicate. Mais c’est aussi une manœuvre très émouvante à partager avec le public. Il n’y aura pas trop de vent, mais on est très heureux de partir, de bientôt être au contact des autres bateaux. Surtout que cela fait deux ans qu’on navigue dans le cadre d’un record, le Trophée Jules Verne, tout seuls dans notre coin. Il va y avoir des options, c’est sûr, mais au début on aura l’opportunité de pouvoir se mesurer les uns aux autres. »

Thomas Coville (Sodebo Ultim’) : « Il y a un vent thermique qui va se lever pendant la période d’attente, mais plus ça va aller, plus ça va mollir. Demain aussi le vent sera assez faible, puis ça va s’accélérer, avec normalement une route Nord pour nous. On verra le choix des autres. Depuis qu’on est arrivé à Nantes, l’événement est très fort. On a fait beaucoup de choses, on a vu beaucoup de monde et il y a le Queen Mary 2 qui est arrivé hier. Il est le symbole de THE BRIDGE. Mais pour nous, de rentrer dans les écluses, cela nous permet enfin de rentrer dans la partie sportive. Et faire cette première confrontation en Ultimes à travers l’Atlantique en équipage, c’est ce que nous attendons tous. La partie liée à notre passion peut enfin commencer. J’ai hâte d’être au moment du coup de canon et de rentrer dans le vif du sujet. Les dangers sont toujours là sur un départ en Ultimes, et il faudra être vigilant d’entrée de jeu. On sera un peu plus léger vers 21 heures ce soir. »

François Gabart (Macif) : « Le départ, ça va être spectaculaire, je n’en ai aucun doute. Le Queen Mary 2 va sortir de sa forme et se positionner sur la ligne de départ qui est juste en face de Saint-Nazaire. De notre côté, on va progresser à la voile, on va faire en sorte de partir tous ensemble, à 19h, pour faire une belle photo avec une surprise aérienne, puisqu’un « petit » avion va nous survoler en même temps. Pour nous, il s’agira surtout de bien rester concentrés, ces phases de départ ne sont pas évidentes. Le golfe de Gascogne ne sera pas très fort, avec du petit temps. Il faudra se glisser entre les bulles sans vent. La mise en marche sera assez faible, le Queen Mary 2 devrait vite nous doubler. Mais dès mardi, on devrait toucher du vent. »

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