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America’s Cup. Peter Burling rejoint Luna Rossa

Le barreur néo-zélandais et triple vainqueur de l’America’s Cup rejoint le syndicat italien en vue de la 38e America’s Cup. Un vrai atout pour l’équipe italienne qui jouera à domicile à Naples.

Burling arrive chez Luna Rossa deux mois après avoir mis fin d’un commun accord à sa collaboration avec l’actuel défenseur, Emirates Team New Zealand, un partenariat qui lui a permis de remporter la Coupe en 2017 et de la défendre avec succès en 2021 et 2024. Peter devient désormais membre officiel de Luna Rossa et est prêt à contribuer à la fois aux performances de navigation et au développement technique alors que l’équipe se prépare pour la prochaine campagne de la Coupe de l’America.

Cela rappelle l’épisode avec Russell Coutts qui était parti rejoindre l’équipe suisse d’Alinghi en 2000 avec toute la cellule arrière néo-zed. Cela avait créé un vrai séisme en Nouvelle Zélande à l’époque et ce d’autant que les Suisses avaient remporté la Coupe à Auckland dans une ambiance particulièrement délétère. Cette fois-ci, Peter Burling part seul sans que l’on sache encore s’il sera barreur de l’AC75 italien. Tout dépendra du Protocole qui devrait être publié sous peu et qui concerne la règle de nationalité. Dans la version en discussion, il ne devrait pas pouvoir le faire. Il est dans tous les cas un atout inestimables pour l’équipe italienne où il pourra remplacer Jimmy Spithill aux côtés du jeune italien talentueux Marco Gradoni, vainqueur de la Youth America’s Cup lui même remplaçant de Francesco Bruni.

Dans un communiqué de presse publié par son équipe média, Burling déclare qu’il reste pleinement engagé dans son rôle auprès de Black Foils, l’équipe néo-zélandaise SailGP, et qu’il est également concentré sur la direction de l’équipe lors du prochain événement Great Britain SailGP Portsmouth les 19 et 20 juillet. Ce qui a été l’une des raisons de sa rupture avec Grant Dalton qui ne souhaitait pas le voir naviguer sur le SailGP. « Ce prochain chapitre me permet de continuer à améliorer mes performances au plus haut niveau du sport, tout en poursuivant mon rôle de leader avec Black Foils, l’équipe néo-zélandaise SailGP, et en soutenant le travail important de Live Ocean. Sur le plan personnel, l’opportunité de nous immerger dans la culture italienne est une expérience unique pour notre famille. Lucinda et moi sommes ravis de vivre cette aventure et de découvrir la vie en Italie avec notre fille, Paloma.

Avec trois médailles olympiques (or à Rio en 2016, argent à Londres en 2012 et à Tokyo en 2021), six titres de champion du monde dans la catégorie 49er et trois victoires consécutives en Coupe de l’America, Peter Burling apporte son expérience , non seulement en matière de compétition, mais aussi en matière d’innovation technique et de développement des performances.

«Nous sommes ravis d’accueillir Peter Burling chez Luna Rossa», a déclaré Max Sirena, PDG de Luna Rossa. «Peter est un rival de longue date, et au fil des ans, nous avons appris à respecter profondément son talent exceptionnel de navigateur et son esprit sportif sur les courses. Même si son rôle exact n’est pas encore défini, il fera certainement partie de l’équipe de voile, renforçant ainsi le noyau dur de Luna Rossa et contribuant à des domaines clés de notre programme de développement. Peter apporte une valeur sportive, technique et personnelle considérable. Nous sommes convaincus que sa présence donnera un élan significatif à l’équipe, lui apportant une énergie, une expertise et une détermination renouvelées alors que nous nous préparons à relever le défi qui nous attend ».

«Je suis extrêmement fier de rejoindre Luna Rossa pour la 38e America’s Cup», a déclaré Peter Burling. «J’ai toujours aimé courir contre Luna Rossa et c’est un véritable honneur de rejoindre cette équipe emblématique. L’innovation et la compétitivité qu’elle apporte à la Coupe m’ont toujours inspiré. Je suis reconnaissant de l’accueil chaleureux qui m’a été réservé et j’ai hâte de travailler dur aux côtés d’une équipe de classe mondiale, en apportant ma contribution pour aider Luna Rossa à remporter sa première America’s Cup ».

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Evènement. festival du Plancton à Saint-Gilles-Croix-de-Vie

www.festivalduplancton.fr

Cet évènement unique vise à mettre en lumière les peuples invisibles de l’Océan, essentiels à l’équilibre biologique et climatique de la planète mais pourtant largement méconnus. Le Festival du Plancton prendra place à Saint-Gilles-Croix-de-Vie du 19 au 22 juin.

Le Festival du Plancton, fondé par Amaury Guérin et construit avec l’équipe Plankton Planet, a pour objet de faire découvrir au plus grand nombre l’importance et la beauté du plancton. L’événement réunit chercheurs, navigateurs et artistes autour de tables rondes et d’ateliers, pour partager leur passion du plancton auprès du grand public.

Le Festival est adossé au consortium de recherche Plankton Planet qui vise à engager les citoyens – Seatizens – à mettre en oeuvre, d’ici à 2030, une mesure coopérative, frugale et pérenne de la vie aquatique invisible à l’échelle planétaire, permettant de surveiller l’état et l’évolution de la santé de l’océan et des eaux douces.
L’objectif principal de Plankton Planet est d’observer, récolter, mesurer, analyser, et partager des échantillons et données homogènes du plancton, apportant une mesure cohérente et évolutive de la biologie planétaire !

Des intervenants de renom seront présents
Jean-Louis Étienne, médecin, auteur et explorateur polaire. Il coordonne actuellement le projet de plateforme océanographique circum-polaire Polar POD et le bateau Persévérance. Il est le parrain de cette édition 2025.

Isabelle Autissier, ingénieur halieute, navigatrice, écrivaine et militante écologiste, présidente d’honneur du WWF France. Elle a été la marraine de l’édition 2024.

Christian Sardet, biologiste, artiste et auteur, chercheur émérite CNRS à l’Institut de la mer de Villefranche, auteur des ouvrages Plancton : Aux origines du vivant et Les Cellules : Une histoire de la vie.

Wilfried N’Sondé, écrivain et chanteur, auteur de l’ouvrage Héliosphéra, fille des abysses, d’amour et de plancton, écrit suite à son embarquement à bord de la goélette Tara.

Colomban de Vargas, chercheur CNRS à Roscoff, explorateur, spécialisé dans les écosystèmes planctoniques marins, codirecteur des expéditions scientifiques de la Fondation Tara Océan, fondateur du programme Plankton Planet et de la Mission Bougainville.

Les Macronautes (Noé Sardet, Sharif Mirshak et François Guinaudeau), cinéastes et photographes, créateurs de la série Les Chroniques du plancton et du film immersif Le Ballet du plancton.
Marie-Kell de Cannart, navigatrice, biologiste, violoniste et activiste. Membre de l’antenne européenne de Sustainable Ocean Alliance, agissant contre l’exploitation minière des fonds marins.
Marine Duval, graphiste et artiste plasticienne engagée pour l’océan.
Mais aussi des associations de médiation scientifique autour de l’environnement marin, telles que l’Observatoire du Plancton, et Cap Climat et Vie.

Date et lieu : Salle Marie de Beaucaire – du samedi 21 à 10h au dimanche 22 juin à 17h.
Départ toutes les 20min du chalet d’accueil. Inscriptions vivement conseillées sur www.festivalduplancton.fr

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Tour de Bretagne. Loison et Horeau s’imposent en temps réel sur la grande course

Jeudi 19 Juin

Favoris au départ, ils confirment à l’arrivée. Partis mardi midi de Saint-Malo pour rallier Port-la-Forêt, Alexis Loison et Corentin Horeau sur Groupe Réel s’imposent sur la grande course de la 15ème édition du Tour Bretagne Voile. Ils sont suivis de Lola Billy et Thomas André sur Région Bretagne – Océane, Jules Ducelier et Christian Ponthieu, Région Normandie complètent le podium avant jury.

La course était semée d’embûches et tous les duos ne sont pas encore amarrés à Port-La-Forêt. Les derniers bateaux sont attendus aux alentours de 19h00 aujourd’hui. Les nerfs des marins ont été mis à rude épreuve dans la pétole de l’après-midi sur cette grande course à fort coefficient de points (3).

Les conditions étaient belles au départ de Saint-Malo avant-hier, la flotte s’est élancée sur un parcours qui a tenu ses promesses : 250 milles nautiques avec du courant, des cailloux et un vent parfois erratique. On ajoute à cela la présence d’algues, la première nuit, qui a contraint les coureurs à s’improviser jardiniers !

Les 3 premiers ont passé la ligne en l’espace d’une heure trente en baie de Forêt Fouesnant et les deux premiers duos ont commis peu d’erreurs depuis le début de ce Tour.
Les résultats complets seront disponibles ici (après l’arrivée du dernier)

Alexis Loison : “On s’attendait à une course difficile avec une météo particulièrement piégeuse et cela a été le cas. Pour nous ça s’est hyper bien goupillé, on s’est jamais vraiment arrêté… Quand on s’est retrouvé à deux bateaux au petit matin, on a eu l’impression qu’on avait fait un joli coup… ça se passe hyper bien à bord, c’est hyper fluide. On n’a pas besoin de beaucoup se parler.

Lola Billy et Thomas André ont livré, avec humour, quelques secrets de leur réussite : “coller à la roue des vieux briscards (ndlr : Alexis Loison et Corentin Horeau), être dans l’aspiration, ne pas les lâcher.” Cette allégorie du cyclisme a visiblement fonctionné pour nos deux bizuths plutôt frais et lucides à leur arrivée à Port-La-Forêt.”

Sur Région Normandie, “les vents faibles de la première nuit ne nous ont pas permis de mettre notre stratégie en place”, commentait Jules Ducelier. Christian Ponthieu, co-skipper philosophe, nous confiait : “en Figaro, on sait qu’on trouve toujours des opportunités pour revenir ; on était un peu en retard sur le groupe de tête, mais il faut attendre son tour, être patient et garder confiance en son jeu.”

Pour Victor Le Pape sur Région Bretagne – Espoir, la course n’a pas eu la même saveur “C’était une course compliquée pour nous. On a pris un départ plutôt moyen, avant de bien revenir dans le match le long de la côte nord de la Bretagne. On avait en tête notre option, on a bien attaqué, ce qui nous a placés en 4e position pendant pas mal de temps. On pensait encore avoir pas mal de bateaux devant, donc on a continué d’attaquer, avec nos routages qui passaient par le Fromveur. On a voulu tenter, mais ce n’était pas la bonne option. On a vu les copains, qui étaient 10 milles derrière, revenir très fort. Ce résultat n’est pas catastrophique — il y a pas mal de monde derrière — mais au niveau moral, ce n’est pas terrible. “

La course était intéressante et intense, pleine de pièges, mais pleine d’apprentissages pour Adrien Simon, le skipper de Faun :“Après un départ mitigé, on était plutôt dans le match jusqu’aux Héaux de Bréhat. On a bien optionné en passant dans les cailloux le long du phare. On s’est ensuite retrouvé le long de la côte, dans le courant, dans les cailloux, dans les algues à Perros-Guirec. Le vent est rentré par le nord, on était les derniers à le toucher, mais on a rattrapé le petit groupe de devant. Arrivé dans le Four, on a encore optionné, pour essayer de rattraper les petits concurrents de devant, on a été dans les cailloux à Molène. Cette option n’a pas fonctionné et on a perdu énormément de terrain et de places. On a bataillé toute la nuit avec un bon petit paquet jusqu’ici à Port-la-Forêt.”

Le temps limite pour le dernier est de 12h30 après l’arrivée du premier, soit 22h42 ce soir. Si les conditions de vent se maintiennent, les deux derniers bateaux arriveront avant 20h00.
On déplore un abandon pour raisons personnelles du N°40 Cap Horn.
Un repos va s’imposer pour les 28 duos avant de se présenter demain sur la ligne de départ du Grand Prix Guy Cotten à partir de 11h.

Source CP

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Mini-Transat. 90 solitaires à 3 mois du départ

À trois mois du grand départ, l’émotion monte pour les heureux 90 marins solitaires engagés dans la Boulangère Mini Transat 2025, cette aventure unique entre la Vendée et les Antilles. Cette 25ᵉ édition s’annonce comme un cru exceptionnel, fidèle à l’esprit pionnier et populaire de cette course transatlantique en solitaire, sans assistance et sans moyens de communication. Violette Dorange sera la marraine de cette édition.

Créée en 1977, la Boulangère Mini Transat n’a jamais dévié de son cap : offrir à des skippers, pour la plupart amateurs, la possibilité de traverser l’Atlantique à bord de voiliers de 6,50 mètres, les plus petits à s’élancer en haute mer. La course s’élancera le dimanche 21 septembre des Sables d’Olonne, pour une première escale à La Palma (Canaries) à partir du 29 septembre, avant de rallier Saint-François (Guadeloupe) à partir du 4 novembre, après un second départ le 25 octobre.

Pour cette édition anniversaire, l’organisation a choisi une marraine emblématique : Violette Dorange, qui incarne la nouvelle génération de la course au large, aussi déterminée que talentueuse. Elle connaît bien cette course pour l’avoir disputée en 2019, à seulement 18 ans, devenant l’une des plus jeunes navigatrices à traverser l’Atlantique en solitaire. Son parcours illustre parfaitement l’esprit de la Mini : audace, apprentissage et passion.

Une affiche joyeuse pour une course mythique
L’affiche officielle, fraîchement dévoilée, célèbre la diversité et la richesse des trois escales de la course – Les Sables d’Olonne, La Palma et Saint-François – avec une tonalité colorée et joyeuse signée Jordi Mas. Elle reflète à merveille l’ambiance de cette transat humaine, qui rassemble des marins venus du monde entier pour partager une aventure unique.

Cette 25ᵉ édition s’inscrit dans la continuité de l’histoire de la course au large, en faisant le lien entre deux territoires emblématiques : les Sables d’Olonne, port mythique de départ et d’arrivée du Vendée Globe, et la Guadeloupe, qui accueille depuis 1978 l’arrivée de la Route du Rhum. Une traversée de l’Atlantique à l’échelle humaine, où l’engagement personnel prime sur la technologie.

Une fête populaire au cœur du port vendéen
Avant le départ, le village de La Boulangère Mini Transat ouvrira ses portes le 13 septembre à 10h, avec une inauguration suivie de la présentation des skippers dans l’après-midi. De nombreuses animations, expositions et rencontres rythmeront la semaine jusqu’au départ. Le village est ouvert gratuitement au public, tout comme l’accès au ponton Vendée Globe, permettant d’admirer les bateaux et d’échanger avec les marins dans les derniers instants avant le large.

Moments clés à retenir :

-8 septembre à 18h : Date limite d’arrivée des bateaux aux Sables d’Olonne
-13 septembre : Ouverture officielle du village / Inauguration
-17 septembre : Prologue en baie des Sables
-19 septembre : Soirée anniversaire des 25 éditions
-21 septembre :

  • 12h30 : Départ des skippers du ponton
  • 15h30 : Coup d’envoi de la première étape
De g. à d. : Guy Baclet (CARL), Emmanuel Versace (Versace Sailing), Nicolas Chénechau (Vendée, Les Sables d’O), Bruno de Bourmont (La Boulangère), Lionel Pariset (Les Sables), Romain Bigot (Classe Mini). Photo : V. Olivaud

Bruno de Bourmont, Directeur Général de La Boulangère & Co
« L’aventure, c’est ça : oser, aller plus loin, innover… comme nous le faisons chaque jour sur nos sites de fabrication. En soutenant La Boulangère Mini Transat, nous vivons pleinement cet esprit de dépassement qui nous anime. C’est une formidable manière de donner du sens à notre engagement : accompagner des femmes et des hommes passionnés, qui incarnent nos valeurs de courage, d’audace et d’innovation. »

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Record. Un tour du monde à l’envers pour Guirec Soudée

guirec soudee

C’est une nouvelle aventure qui attend l’insatiable Guirec Soudée. Un tour du monde à l’envers avec le trimaran ex-Géronimo accompagné par MACSF. Le marin breton s’est entouré d’une équipe de 20 personnes pour préparer son bateau qu’il a acheté et avec lequel il envisage également de faire la Route du Rhum puis l’Arkea Ultim Challenge.

C’est le tour du monde le plus audacieux de l’histoire maritime, jamais bouclé en solitaire sur multicoque : Guirec Soudée va tenter le tour du monde à l’envers sur le maxi trimaran Ultim MACSF ! Départ en fin d’année 2025. Au départ de Brest, Guirec franchira le Cap Horn en premier, avant d’enrouler l’Antarctique, passer le Cap Leeuwin, le Cap de Bonne Espérance puis remonter vers Brest. Près de 40 000 milles nautiques l’attendent, de Brest à Brest, pour contourner les dépressions qui lui feront face.

« Je me sens prêt pour battre ce record du tour du monde à l’envers en Ultim, déclare Guirec Soudée. C’est un projet hyper ambitieux que j’ai dans un coin de ma tête depuis longtemps. Tout ce que j’ai accompli depuis mon premier tour du monde m’y a préparé. Et je suis fier d’annoncer aujourd’hui la concrétisation de ce projet aux côtés de la MACSF. C’est un challenge pour moi d’embarquer ce grand acteur du monde de la santé et de la course au large dans cette aventure. J’ai vraiment hâte de prendre le départ en novembre prochain ! ».

Le record du tour du monde à l’envers est détenu, en monocoque, par Jean Luc Van Den Heede depuis 21 ans, en 122 jours et 14 heures. En multicoque, seulement deux tentatives ont été menées, celle d’Yves Le Blevec en 2017 sur Actual Ultim’ et celle, en duo, de Romain Pilliard et Alex Pella en 2021 sur Use it Again. Elles ont toutes les deux échoué en Amérique du Sud.

C’est sur le maxi trimaran Ultim MACSF que Guirec Soudée embarquera. Il s’agit de l’ancien Géronimo d’Olivier de Kersauson, détenteur du Trophée Jules Verne 2004, entièrement reconstruit en 2014, alors l’Ultim le plus fiable et performant de son époque. Doté de foils simples, moins exposés à la casse que les foils de dernière génération, c’est le candidat idéal pour s’attaquer à ce record. Un bateau sur le quel Eric Péron a participé à la 1e edition de l’Arkea Ultim Challenge.

« Nous avons été enthousiasmés par ce projet de Guirec Soudée de tour du monde à l’envers ! C’est un défi humain et sportif marqué par la recherche de la performance, ce qui correspond bien aux valeurs de la MACSF. Très peu de marins ont osé s’embarquer en solitaire, sur un si grand bateau pour un tel parcours autour du monde et nous sommes très heureux d’accompagner Guirec dans cette incroyable aventure. C’est très différent mais aussi très complémentaire du projet de Vendée Globe que nous continuons par ailleurs », conclut Stéphane Dessirier, directeur général du groupe MACSF.

Une opportunité également en terme de communication en attendant que Corentin Horeau récupère l’ex-Arkea-Paprec qui sera aux couleurs de Macsf. L’occasion également d’occuper 6 mois l’équipe technique d’Alain Gautier qui gère le projet. Guirec Soudée va vite et sait bien s’entourer. Il sera accompagné également de Jean-Baptiste Le Vaillant pour apprendre à naviguer sur un multicoque. Avant sa tentative de record, il devrait faire une transatlantique pour se préparer notamment avec un youtubeur spécialiste du trail. Guirec Soudée poursuit son incroyable parcours.
Son interview complet dans le prochain Course au Large.

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St-Tropez. La 27e edition du 27 septembre au 5 octobre

1/10/2024, Saint-Tropez (FRA), Les Voiles de Saint-Tropez 2024, Race Day 2. Photo GMR

L’été n’a pas encore commencé que déjà les Voiles de Saint-Tropez s’organisent. Elles auront lieu du 27 septembre au 5 octobre prochain. L’infatigable Société Nautique de Saint-Tropez prépare d’ores et déjà cette 27ème édition pour prolonger l’été tropézien et offrir à tous à nouveau un beau spectacle où la classe Maxi fêtera ses 45 ans.

Pour cette nouvelle édition, l’équipe d’organisation capitalise sur l’expérience accumulée depuis 1999, date de naissance des Voiles de Saint-Tropez, et sur une édition 2024 particulièrement réussie. « On peut toujours faire mieux » pense Pierre Roinson, président de la Société Nautique de Saint-Tropez. « A nous de nous hisser à la hauteur de nos rêves les plus grands. Notre objectif, c’est que chaque marin qui débarque aux Voiles, même habitué des grands rendez-vous, comprenne qu’ici, c’est un autre monde ! »
Pour ce faire, la richesse et la diversité des trois flottes est un solide argument. L’autre réside dans le « Village des Voiles », véritable vaisseau amiral de cet événement hors normes. Campé sur le môle Jean Réveille, un pied dans le vieux port, un autre dans le golfe, cet espace remarquablement agencé permet d’accueillir le public et de ménager des espaces de réception privés à la hauteur des grands noms qui font les Voiles de Saint-Tropez. Un espace où il fait bon vivre à toute heure du jour. Le matin pour assister à la sortie des grandes goélettes et des Maxis, à midi pour les premiers coups de canon à la Tour du Portalet et le soir bien entendu pour refaire la régate au Bar des Voiles, situé à l’entrée du Village. Un orchestre s’y produit quotidiennement et c’est en musique que pros, amateurs et grand public peuvent célébrer leur passion commune.

Classe Maxi : 45 ans d’excellence
L’histoire est un éternel recommencement ! Fondée à Genève en 1979 à l’initiative de cinq propriétaires dont Edmond de Rothschild – dont la Maison éponyme est partenaire des Voiles de Saint Tropez – l’International Maxi Association (appelée ICAYA pour International Class Yacht Association jusqu’en 2001), préside aux destinées de ces bateaux d’exception depuis 45 ans. La Nioulargue n’attend pas longtemps pour donner aux Maxis la place qu’ils méritent puisque dès 1983, la classe est inscrite au programme de la course tropézienne. C’est la première et seule régate de Maxis en France et la belle époque aussi des mythiques Coriolan, Helisara ou autres Gitana.
Classe de propriétaires-barreurs, l’IMA regroupe aujourd’hui plus de 60 bateaux de plus de 60 pieds qui, lorsqu’ils ne croisent pas au large, se confrontent sur un circuit actif de cinq épreuves, l’IMA Mediterranean Maxi Inshore Challenge, dont les Voiles de Saint-Tropez, qui constituent l’un des plus importants rassemblements au monde et le point d’orgue en fin de saison.
Présidée par Benoit de Froidmont, l’IMA a comme objectif d’harmoniser les événements ouverts ou réservés aux Maxis, qu’il s’agisse de la règlementation, des formats de course, ou des hospitalités, dans le but de fidéliser, comme de convaincre de nouveaux propriétaires.

Du côté des partenaires :
Edmond de Rothschild rejoint le Carré des Voiles
Après avoir été déjà partenaire de cet évènement emblématique, Edmond de Rothschild renoue avec les Voiles de Saint Tropez pour une durée de 3 ans.
« L’histoire de ma Famille est profondément liée à la passion pour la voile. » a dit Ariane de Rothschild, CEO Edmond de Rothschild « Soutenir les Voiles de Saint-Tropez, c’est renouer avec des souvenirs précieux tout en rendant hommage à la vision d’Edmond, mon beau-père. Il y a quarante-cinq ans, un de ses rêves devenait réalité avec la création de la classe des Maxi, peu de temps avant la fameuse Nioulargue, marquant aussi un moment fort dans la saga Gitana.
Bien au-delà d’une compétition, les Voiles de Saint-Tropez célèbrent l’essence même de la voile dans toute sa noblesse, son élégance et son authenticité. Cet esprit, auquel je suis profondément attachée, résonne parfaitement avec nos valeurs. À travers ce partenariat, nous sommes heureux de faire vivre cette philosophie partagée et de rendre hommage à un art de naviguer qui est aussi un art de vivre. »

Saint-Tropez amorce un renouveau notable avec l’arrivée de nouvelles figures à la tête de deux entités essentielles de la vie locale
À la présidence de l’association des commerçants Esprit Village à Saint-Tropez, Alexandra Jager succède à Pascal Bonnet. Architecte tropézienne engagée et vice-présidente de l’association depuis un an, elle s’est déjà illustrée par son implication dans plusieurs événements majeurs, notamment les Voiles de Saint-Tropez, où l’association assure la gestion du bar et l’animation aux côtés de la Société Nautique. Cette passation témoigne d’un souffle nouveau pour le commerce local, tout en saluant les huit années de dévouement de Pascal Bonnet. Ce dernier prend désormais la direction du port de Saint-Tropez, dans le cadre d’une réorganisation ambitieuse de la capitainerie. Le conseil portuaire entend ainsi renforcer la transparence de la gestion et affirmer une gouvernance rigoureuse. Ce double changement marque une étape importante dans l’évolution de la vie économique et portuaire de la commune, en insufflant un nouvel élan aux acteurs qui font vivre Saint-Tropez au quotidien.

Saint-Tropez Yachting : le livre événement aux éditions Assouline
« Tout ce que j’ai fait, c’est réveiller l’âme maritime de Saint-Tropez », écrit Patrice de Colmont, créateur de la Nioulargue, en préface de cet ouvrage magistral de 328 pages porté par la maison de référence : les éditions Assouline. Ce livre en langue anglaise puise sa force dans le texte vibrant de Laurence Benaïm, journaliste et écrivaine française spécialisée dans la mode, Commandeure des Arts et des Lettres, qui s’aventure pour la première fois dans l’univers du yachting avec brio. Il doit aussi beaucoup aux précieuses anecdotes maritimes recueillies par Didier Ravon, co-auteur, tandis que Laurent Pavlidis éclaire l’histoire, parfois méconnue, du musée et du patrimoine maritime tropézien. Mais la magie de cet art de vivre la mer autour du plus célèbre port de Méditerranée prend vie avant tout grâce aux images exceptionnelles de Guillaume Plisson. À noter également la collaboration active d’André Beaufils, past-président, et de Pierre Roinson, actuel président de la Société Nautique de Saint-Tropez.

Programme des Voiles de Saint-Tropez 2025
Samedi 27 septembre : accueil des Maxis (plus de 18,28m) et des voiliers Classiques et Modernes jusqu’à 18,28 mètres
Dimanche 28 septembre : accueil des Maxis (plus de 18,28m) et des voiliers Classiques et Modernes jusqu’à 18,28 mètres. Arrivée de la coupe d’Automne du Yacht Club de France (Cannes Saint-Tropez)
Lundi 29 septembre : régates pour les Maxis les voiliers Modernes
Mardi 30 septembre : régates pour toutes les flottes dont le Trophée Rolex
Mercredi 1 octobre : régates pour les voiliers Modernes et les voiliers Classiques, dont le Trophée Rolex
Day Off pour les Maxis
Jeudi 2 octobre : journée des Défis et Club 55 Cup pour les voiliers Modernes et les voiliers Classiques, régates pour les Maxis
Vendredi 3 octobre : régates pour toutes les flottes, dont le Trophée Rolex
Samedi 4 octobre : régates pour toutes les flottes, dont le Trophée Rolex, Remise des Prix pour les Maxis
Dimanche 5 octobre : Remise des Prix pour les voiliers Modernes et les voiliers Classiques

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The Ocean Race Europe. Destination AMAALA, nouveau sponsor titre pour Alan Roura

Le navigateur Alan Roura s’est associé à AMAALA et Hublot pour participer à The Ocean Race Europe 2025. À moins de trois mois du départ de la course à Kiel, en Allemagne, l’équipe entame une intensive phase de préparation alors que le bateau sera mis à l’eau à Lorient à la fin du mois.

« Cela fait longtemps que nous travaillons pour être présents au départ de The Ocean Race Europe 2025, confie Alan Roura. C‘est toujours un moment important pour une équipe de trouver un partenaire principal et de se présenter sur la ligne de départ avec son soutien total. Je suis très fier aujourd’hui d’être le skipper de TEAM AMAALA, qui nous permet de transmettre des valeurs communes en matière de design et d’innovation, de compétition, de travail d’équipe et d’engagement en faveur de la protection et de la régénération des océans. C’est le début d’une nouvelle histoire, d’une aventure incroyable, et nous n’avons pas une minute à perdre. Notre bateau est actuellement en cours de redécoration aux couleurs d’AMAALA, nous recrutons notre équipage, préparons des stages d’entraînement et organisons notre logistique… C’est une phase passionnante pour nous. La prochaine fois que notre bateau de course sortira du hangar et verra la lumière du jour marquera le début d’une nouvelle ère. »

« Nous croyons profondément en ce projet, qui renforce notre marque et offre une grande visibilité internationale, a déclaré John Pagano, PDG du groupe Red Sea Global, le promoteur immobilier derrière AMAALA. Nous faisons partie de la famille The Ocean Race depuis 2023 en tant que Red Sea Global, mais c’est maintenant au tour d’AMAALA de hisser son pavillon et de connecter une communauté internationale au style de vie nautique qui sera un élément important de la destination. »

Après 10 ans de navigation en solitaire et trois campagnes réussies sur le Vendée Globe, Alan Roura adopte désormais une démarche plus collective qui lui tenait à cœur, lui qui s’est donné pour mission de s’aligner sur The Ocean Race, à l’horizon 2027, à la tête d’une équipe capable de démontrer tout le savoir-faire du made in Switzerland. Épaulé de ses talentueux compatriotes Simon Koster et Elodie Mettraux dans le lancement de cette Swiss Offshore Team, le navigateur de 32 ans a débuté cette semaine une première phase de sélection d’équipiers, afin de pouvoir annoncer la composition définitive de l’équipage dans les prochaines semaines.

« Dans un premier temps, nous souhaitons réunir une équipe mêlant les marins experts de l’IMOCA aux jeunes talents suisses, car la transmission est une donnée importante de notre projet, explique Alan. Pour cela, nous organisons deux sessions de sélection en juin, une sur le Lac Léman et une à Lorient. Le format équipage est aussi nouveau pour moi et, là encore, c’est le partage à bord qui m’attire, le défi de constituer un groupe qui s’entend bien et ‘performe’ ensemble. Enfin, il y a le partage entre les équipes IMOCA tout au long du voyage qui est une nouvelle donnée et, malgré la concurrence, ce sont des courses où l’on s’entraide beaucoup. Sportivement, le niveau s’annonce très élevé avec un enchaînement de courtes étapes et peu de repos aux escales. La deuxième partie de la course après Gibraltar est celle qui m’interpelle le plus en termes de météo car tout peut arriver, et rallier le Monténégro est totalement nouveau pour nous. Cela va être génial à vivre et à suivre. »

Le nouveau chapitre que le Genevois s’apprête à ouvrir s’annonce aussi passionnant que captivant. À peine a-t-il eu le temps de digérer son troisième tour du monde en solitaire, que le voilà déjà à poser les bases de ce défi collectif. Avec son format particulier fait d’étapes et d’escales, The Ocean Race offre un nouveau type d’épreuves en équipage, intégrées de façon annuelle au circuit IMOCA Globe Series. Le choix par l’organisateur de miser sur les 60 pieds IMOCA depuis la dernière édition redonne un certain souffle à cette course mythique. Désormais, les meilleures équipes du monde s’affronteront sur les bateaux les plus fiables et les plus rapides de la course au large. Après un premier tour d’Europe cet été, une transatlantique entre New York et Barcelone aura lieu en 2026. Elle servira de préparation finale à la course autour du monde, dont la grande finale sera organisée par AMAALA en 2027.

Autant d’opportunités qui serviront de phases de sélection pour continuer d’accueillir et développer le plus de jeunes talents possible. Il s’agira, aussi, pour le skipper et son équipe de gagner en compétences dans la navigation en équipage et de poursuivre la professionnalisation dans la gestion de leurs projets.
« Le timing ne nous permet pas d’afficher de hautes ambitions sportives dès cet été, précise Alan Roura. Nous nous concentrons davantage sur de belles performances humaines, avec la mise en place d’une équipe, dans une dynamique de cohésion et de construction sur le long terme. »
« Nous créons des destinations guidées par la science et inspirées par la nature, qui cherchent activement à améliorer le bien-être des visiteurs, des communautés et de l’environnement, ajoute M. Pagano. Nous pensons que le tourisme peut être un agent de changement efficace pour permettre aux destinations de prospérer. The Ocean Race et la campagne TEAM AMAALA nous offrent une plateforme importante pour promouvoir cette cohésion entre l’effort commun et le bien commun. S’il y a jamais eu une époque qui exigeait une détermination commune pour protéger nos océans, terrain de jeu et raison d’être des marins, c’est bien celle-ci. »

Aux côtés d’AMAALA, la manufacture horlogère Hublot, qui soutient et accompagne Alan Roura depuis 2022 selon la philosophie « repoussez vos limites », poursuit l’aventure en tant que sponsor et chronométreur officiel du team.
« Notre ADN maritime est inscrit dans notre nom : Hublot. Hublot est fier de soutenir Alan dans les défis qu’il relève sur l’océan, portant avec lui l’esprit d’ingéniosité suisse et incitant les générations futures à viser l’impossible. Le dévouement et la quête d’excellence d’Alan dans la course au large sont une source d’inspiration pour les jeunes qui aspirent à réaliser leurs rêves. Cette année, nous célébrons le 20e anniversaire de la Big Bang, l’icône horlogère du 21ème siècle, et montre qui accompagne Alan dans ses aventures. », a déclaré Julien Tornare, PDG de Hublot.



« Je suis très heureux que Hublot poursuive l’aventure à nos côtés, s’est réjouit le skipper. Depuis trois ans, nous avons tissé des liens humains forts et partagé des valeurs communes qui me sont chères. C’est une no uvelle histoire qui commence aux côtés d’AMAALA, une aventure exceptionnelle et un défi très excitant qui nous attend ! »

La campagne du TEAM AMAALA sera également l’occasion de dévoiler la marque et la vision du Yacht Club AMAALA, une icône de la côte de la mer Rouge, qui vise à attirer, encourager et impliquer ses membres et ses visiteurs dans la pratique du yachting et dans un engagement commun en faveur de la santé des océans.
« Il n’y a pas de plus grande force de changement et de progrès qu’une communauté qui a découvert ce sur quoi elle souhaite collaborer et prendre soin, conclut M. Pagano. Avec Alan à la barre, soutenu par AMAALA, le Yacht Club, Hublot et la communauté The Ocean Race, nous sommes impatients de poursuivre nos partenariats dans le domaine de la voile. Tout commence avec cette participation. »

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Tour de Bretagne. Une étape de montagne entre Saint-Malo et Port-La-Forêt

Dimanche 15 Juin

Les 29 duos engagés sur le Tour Bretagne Voile sont partis pour deux jours et deux nuits pour une course offshore hautement technique entre Saint-Malo et Port-La-Forêt. Alexis Loison et Corentin Horeau (Groupe Reel) sont en tête au classement général.

Le Comité de Course a donné le départ à 12h00, derrière l’île de Cézembre, de la deuxième course offshore du Tour Bretagne Voile 2025. Les 29 équipages de Figaro Beneteau 3 se sont élancés sur un parcours de 250 milles nautiques, soit 450 kilomètres, en direction de Port-La-Forêt. Deux jours et deux nuits seront nécessaires pour boucler la deuxième course offshore (coef. 3) qui s’annonce technique jusqu’au bout, une “étape de montagne”, diront les initiés.

Yvon Poutriquet, Président du Comité de Course, évoque le parcours : “les coureurs vont repasser sur leur trace de dimanche dernier en allant notamment titiller les cailloux au niveau des Héaux de Bréhat” Une zone connue pour son courant. C’est un premier passage à niveau. “Ils vont ensuite longer la côte nord du Finistère pour arriver en face de Portsall”. Les duos auront à faire les bons choix particulièrement quand la marée s’inversera. “Ils feront un virage sur la gauche pour redescendre vers le phare du Four” où on peut assister à un regroupement de la flotte comme à son éclatement, “puis direction le phare de la Vieille à l’est du Raz de Sein” C’est un second passage à niveau. “Les 29 duos se dirigeront ensuite vers la baie d’Audierne. Arrivés au phare d’Eckmül, Ils feront route vers le phare des Birvideaux entre les îles de Groix et Belle-Ile avant de remonter vers une arrivée bien méritée en baie de Port-La-Forêt.”

Pour suivre l’évolution de la flotte, cliquez sur la cartographie : https://carto.oceantracking.fr/tourbretagne/carto

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Imoca. Yann Eliès avec Élodie Bonafous sur l’IMOCA Association Petits Princes – Quéguiner

Après avoir mis à l’eau son IMOCA Association Petits Princes – Quéguiner à Brest, l’écurie Horizon 29 a dévoilé aujourd’hui le co-skipper d’Élodie Bonafous. Ce sera Yann Eliès, figure incontournable de la course au large.

Skipper d’exception, Yann Eliès est l’un des marins les plus expérimentés et complets de sa génération. À son palmarès : trois titres sur la Solitaire du Figaro, autant sur la Transat Jacques Vabre, une 5e place sur le Vendée Globe 2016-2017, et des dizaines de saisons à naviguer sur tous types de supports. Surtout, il a marqué l’histoire du Groupe Quéguiner, dont il a porté les couleurs pendant plusieurs années au plus haut niveau. Son retour dans ce projet, aux côtés d’Élodie Bonafous, fait écho à une histoire commune forte, riche en émotions et en réussites. « Yann coche absolument toutes les cases – bien au-delà même de ce que j’espérais pour une première année en IMOCA », confie Élodie Bonafous. « C’est un marin d’une immense expérience, à la fois comme skipper et co-skipper, qui a navigué sur une grande variété de bateaux. Il possède une capacité d’adaptation remarquable, et au-delà de ses compétences, c’est un vrai homme de transmission. Il est toujours impliqué, avec l’envie de faire progresser les autres. Le fait que les trois marins du podium du dernier Vendée Globe aient tous navigué à ses côtés montre à quel point son influence est forte. »

Equipe de l’Imoca Petits Princes-Queguiner – Brest le 12/06/2025

Cette saison 2025 s’annonce riche et formatrice, avec quatre rendez-vous majeurs pour le tandem : la Course des Caps, la Rolex Fastnet Race, le Défi Azimut – Lorient Agglomération, et surtout, la Transat Café L’Or, épreuve phare du calendrier. Dans cette optique, la présence du Costarmoricain est un atout stratégique. Il accompagnera Élodie non seulement sur l’eau, mais aussi dans la structuration du projet, en l’épaulant dans les choix de pilotage, la gestion sportive et l’organisation globale. « Yann m’apporte aussi beaucoup en dehors du bateau. Il m’accompagne sur le plan entrepreneurial, dans la conduite du projet. On partage cette envie commune de progresser, d’avancer ensemble et de vivre de beaux moments en mer. » Pour le Groupe Quéguiner, cette alliance a une portée particulière : elle réunit deux figures emblématiques de son engagement de longue date dans la voile, au cœur d’un projet qui allie ambition sportive et responsabilité sociale, grâce à son partenariat avec l’Association Petits Princes. Ce duo prometteur s’apprête à embarquer pour une saison aussi compétitive qu’humaine : préparer le Vendée Globe 2028 avec rigueur, inspiration et transmission.

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Ultim. Une œuvre cinétique pour habiller le prochain Maxi Edmond de Rothschild signée de Florian et Michael Quisterbert

L’écurie Gitana, mécène et partenaire du Palais de Tokyo a présenté la nouvelle identité visuelle pour son futur Gitana 18 actuellement en construction. Gitana 18 s’habillera d’une œuvre originale de Florian et Michael Quistrebert, mise en scène sur le Maxi Edmond de Rothschild par Jean-Baptiste Epron. Une œuvre cinétique qui deviendra vivante au regard une fois sur l’eau.
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Au-delà d’une décoration et d’une mise en couleur du blason et des symboliques familiales, Ariane de Rothschild affirme ici un choix fort et engagé. L’armatrice des Gitana a souhaité poursuivre la démarche artistique initiée il y a près de 10 ans avec le Palais de Tokyo. Une nouvelle fois, à son invitation, des artistes ont pu s’exprimer sur les 2 000 m2 de surface développée, coques et voiles.

Après les tracés guerriers de Cleon Peterson qui composaient le plan de voilure et de la sirène imaginée par l’artiste américain telle une figure de proue sur Gitana 17, le choix d’Ariane de Rothschild s’est porté sur un duo : Florian et Michael Quistrebert qui se sont imposés pour leur rapport cinétique à la matière.

Florian et Michael Quistrebert travaillent en duo depuis leur sortie de l’École des Beaux-Arts de Nantes en 2007, et sont souvent surnommées les « frères de l’ombre », titre d’une exposition à New York en 2010. Naviguant par séries (et par zigzags) comme un groupe de rock prépare ses albums et ses tournées, ces peintres alchimistes réactivent à leur manière un pan de la modernité du XXe siècle qu’ils synthétisent, pervertissent ou défigurent. Ces « anti-frères » Lumière ne cessent de malmener les codes des Beaux-Arts pour manipuler nos sens et ouvrir de nouvelles portes de perception.

Figures de la scène française, nominés au Prix Marcel Duchamp en 2014, Florian et Michael Quistrebert sont régulièrement exposés en France et à l’international, du centre Pompidou au Grand Palais en passant par le CCCOD de Tours, Dundee Contemporary Arts, Singer Laren Museum, Beijing’s Guardian Art Center, DIRIMART, Istanbul…
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Gitana 18 dévoile enfin sa silhouette et se pare d’une œuvre signée des frères Quistrebert. Près de 2 000 m2 de surface peinte sur les coques et les voiles : une fresque d’apparence minimaliste mais à la complexité́ hypnotisante, composée point à point comme un tatouage protecteur incrusté dans la peau du carbone.

Cinq visages, inspirés par Ariane de Rothschild et ses quatre filles – Noémie, Alice, Ève et Olivia – surgissent des flots, sculptés en clair- obscur. Une esthétique quasi-abstraite, aux dégradés vaporeux, pensée pour épouser les courbes du vent et des forces. Plus qu’une peinture : une mythologie cinétique. Le bleu et le jaune, couleurs emblématiques des Gitana depuis des décennies, fusionnent avec le noir du carbone et des matières brutes privilégiées pour des questions de poids, permettant de conjuguer la beauté et la performance. Une œuvre vivante, activée par les éléments. Une signature artistique pour un maxi-trimaran 100% pensé pour voler.
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Que ce soit dans la conception architecturale ou dans la réalisation graphique, Gitana 18 est le résultat d’un travail collectif d’exception, alliant l’art et les prouesses technologiques. Au travail à quatre mains des frères Quistrebert s’ajoutent le savoir-faire et l’esthétisme de Jean-Baptiste Epron que l’on ne présente plus dans la course au large. À l’image d’un metteur en scène, le graphiste a travaillé avec les artistes à partir de leurs dessins originaux pour les adapter aux contraintes de l’objet mais aussi à l’exigence des mises en œuvre requises pour un bateau de compétition tel que le Maxi Edmond de Rothschild.

À l’image des grands chantiers renaissants où la main du peintre s’alliait à celle de l’architecte, de l’ingénieur et du mathématicien, la décoration de Gitana 18 naît d’un atelier augmenté où l’art se mesure aux lois du vent et aux courbes des forces.
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Ils ont dit

Ariane de Rothschild, CEO d’Edmond de Rothschild, armatrice des Gitana

« Depuis près de 150 ans, chaque bateau de la saga Gitana raconte une histoire singulière. Il y a longtemps que je souhaitais inviter un artiste contemporain à s’exprimer sur l’un de nos multicoques. Mon ambition allait au-delà d’un geste esthétique : je voulais provoquer une rencontre entre des mondes.

Avec Gitana 17, ce projet a pris vie. Nous avons franchi un cap technologique et ouvert un nouveau champ artistique avec l’œuvre de Cleon Peterson.

Lorsque j’ai décidé de relancer un grand trimaran, le Gitana 18, poursuivre la collaboration avec le Palais de Tokyo s’est imposé naturellement. Avec la complicité d’Hugo Vitrani, le choix des Frères Quistrebert a été une évidence. Leur langage pictural m’avait profondément marquée dès 2016, lors d’une installation qui explorait la vibration de la lumière dans la peinture puis quelques années plus tard au coeur du chai du château de Malengin, où ils signaient des œuvres sculpturales nommées Vortex, faisant écho aux amphores de la Cuvée Ève.

Pour le Maxi Edmond de Rothschild, ils ont imaginé une vague en expansion, faite d’ondes et de visages. Une vague qui, comme un écho intime, révèle les traits de mes filles, à qui je dédie ce nouveau bateau. »

Guillaume Désanges, Président du Palais de Tokyo

« Je suis très heureux de voir cette aventure qui nous est chère se poursuivre et se renouveler aujourd’hui, 8 ans plus tard. Je suis convaincu que l’art doit se faire et se vivre en partout, pour toutes et tous, dans l’institution aussi au-delà.

C’est là notre mission : présenter la création la plus contemporaine et la plus audacieuse au plus grand nombre. Le Palais de Tokyo est une institution en perpétuel mouvement : ouverte sur les pratiques émergentes, connectée à ce qui bouge, ce qui se transforme, ce qui invente. Et je suis convaincu que l’art ne doit pas seulement se montrer dans des lieux clos, mais aussi se déployer là où on ne l’attend pas : sur les murs, dans la rue, et – pourquoi pas – sur les coques des bateaux qui traversent les océans. Et quel plus bel écrin pour cela qu’un géant des mers fendant les océans et les mondes pour mieux les relier ? Je remercie très chaleureusement Ariane de Rothschild et ses équipes de nous embarquer une nouvelle fois dans l’aventure Gitana, avec ce nouveau Maxi Edmond de Rothschild, et d’accompagner le déploiement de nos ambitions artistiques. »

Florian et Michael Quistrebert, artistes

« Pouvoir s’exprimer sur un tel support est inédit et exceptionnel. Nous voulions donner à aux cinq profils présents dans notre composition, une esthétique quasi-abstraite aux allures Art Déco pour en accentuer la silhouette conquérante, olympienne, voire amazone. Cela fait également écho à notre récente série de portraits aéro-cubistes. Pour Gitana 18, nous avons alors imaginé ces cinq visages émergeant des vagues, modelés en clair-obscur. Le dégradé, omniprésent dans notre travail, est à la fois vaporeux et vecteur de reliefs : on peut dégrader une forme en une autre comme on le ferait d’une teinte à l’autre. Ainsi, tout en respectant la contrainte du noir et blanc pur, nous avons conçu un motif en demi-teinte de points blancs sur fond noir, jouant sur leur variation de taille pour faire naître les volumes et la lumière. »

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