dimanche 30 novembre 2025
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Rolex Middle Sea Race. Publication de l’avis de course

Start 2018 Rolex Middle Sea Race, Valletta, Malta Crédit photo: Rolex / Kurt Arrigo

Avec un optimisme prudent, le Royal Malta Yacht Club (RMYC) a publié l’avis de course de la 41e Rolex Middle Sea Race. Au cours des dernières semaines, le RMYC a suivi attentivement les développements à l’échelle mondiale et, en particulier, les conseils et les orientations de l’Organisation mondiale de la santé et du gouvernement maltais concernant les sports de participation comme les courses de yachts. L’intention du club de courir la course 2020 reste soumise à des changements de circonstances tant au niveau local qu’international, et à l’évolution des directives entre juin et octobre. Le plan actuel est de revoir la situation en août et le RMYC se réserve le droit de modifier l’avis de course jusqu’au 31 août.

À ce jour, plus d’une trentaine de bateaux sont inscrits dont le Fast 42 Atame de Beppe Bisotto , le J-109 Chestress de Leonardo Petti et Jeanne JPK10.30 de Laurent Camprubi . Stefan Jentzsch a présenté son dernier Black Pearl , le Botin 56 en construction chez King Marine en Espagne et qui devrait être lancé cette année.

Il y a cependant deux noms qui vont certainement susciter un énorme intérêt en octobre si la course peut se dérouler comme prévu. Le Black Jack de 30,5 m (100 pieds) de Peter Harburg Reichel / Pugh Maxi qu participera pour la première fois même si il a déjà couru sous le nom d’Alfa Romeo II et d’Esimit Europa 2, remportant les honneurs de la ligne à cinq reprises.
Sans doute plus célèbre en raison de son dossier est Comanche conçu par VPLP . Depuis son lancement en 2014, le Maxi de 30,5 m (100 pieds) a établi un certain nombre de temps de référence pour le monocoque, notamment la Transatlantic West to East (Ambrose Light à Lizard Point), la Newport Bermuda Race et, plus récemment, la Rolex Sydney. Hobart Yacht Race. Il détient également le prix de la distance de 24 heures. La Rolex Middle Sea Race sera sa première course avec de nouveaux propriétaires.

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Vendée Globe. Miranda Meron impatiente de naviguer avec son Imoca Campagne de France

Miranda Meron Campagne de France

Miranda Méron attend avec impatience le départ de l’Arctique Race dont elle prendra le départ le 4 juillet prochain. L’occasion de naviguer à nouveau sur son Imoca Campagne de France sorti de chantier. « Cela fait un certain temps déjà que l’on a plus navigué (Transat Jacques Vabre 2019 ndlr) et il me tarde de retrouver mes marques à bord, d’être en communion avec mon bateau. » La Vendée-Arctique-Les Sables a été dessinée précisément pour cela, permettre aux postulants au prochain Vendée Globe non seulement, pour 9 d’entre eux, de valider leur qualification, mais aussi pour tous d’accumuler les milles en solitaire indispensables pour retrouver la maîtrise de tous les systèmes embarqués après un long hiver en chantier confiné.
« Ce parcours est superbe » poursuit Miranda. « Nous n’allons pas chercher à cavaler à l’avant de systèmes météo comme on le fait traditionnellement en transat, mais nous allons traverser à deux reprises, à l’Aller vers un point situé par 60° de latitude Nord dans le détroit du Danemark, entre Islande et Groenland, et au retour vers les Açores, les routes suivies par les dépressions d’Atlantique Nord. (L’organisation se réservant la possibilité d’inverser le parcours, voire de déplacer la marque placée dans l’Ouest Açorien en fonction du déplacement de l’ anticyclone des Açores ndlr). « Nous devrions ainsi rencontrer toutes sortes de conditions, avec du vent fort et des mers croisées. Un très bon test avant le Vendée Globe. »

Un voilier inspecté et vérifié de fond en comble.
Car c’est bien le Vendée Globe qui est déjà dans tous les esprits. La Vendée Arctique – Les Sables fait bien fonction de répétition générale, depuis cette zone de départ au large des Sables d’Olonne, en tous points identique à celle du tour du monde en solitaire, jusqu’à la validation des systèmes de transmission video embarqués. Campagne de France, plan Owen Clarke de 2007, entamera cette nouvelle course estivale vers les latitudes polaires en configuration Tour du monde. « Le bateau a été inspecté minutieusement sous toutes ses coutures cet hiver en chantier chez V1D2 à Caen » explique Miranda. « De la quille à la tête de mât, de la proue à la poupe, tout a été inspecté et vérifié et, quand nécessaire, renforcé. Nos pilotes ont été revus et fiabilisés, ainsi que la quille, nos vérins et le moteur. Un énorme travail de matelotage a été réalisé par Halvard sur nos nouvelles drisses. Le bateau et le mât ont ainsi pu être jaugés pour se conformer à la classe Imoca. Notre jeu de voiles signées All Purpose se complète. Après la grand voile, le solent et la trinquette reçues l’an passé, nous avons pris livraison d’un grand gennaker. Un petit gennaker nous sera livré pour le Vendée Globe. » Reste à fiabiliser en condition course les différents systèmes informatiques du bord, nouvel ordinateur, nouveau radar B&G Halo et le système de prise de vue video embarqué.

Campagne de France basé à Cherbourg, son port d’attache, est le voilier le plus distant de la zone de départ de la Vendée-Arctique. Les dispositions sanitaires contraignent tous les concurrents à passer en mer la nuit d’avant départ, afin de s’élancer directement depuis la ligne de départ sans passer par le port des Sables. Une difficulté supplémentaire pour Miranda, toujours accompagnée d’Halvard, qui espère trouver une place de port à Lorient afin de ne pas s’imposer un long convoyage juste avant le départ d’une course d’une durée estimée entre 12 et 15 jours.

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Trophée Jules Verne. Maxi Edmond de Rothschild “On vise moins de 40 jours”

Après 6 longs mois de chantier, le Maxi Edmond de Rothschild a été mis en version équipage et optimisé avec un fort accent sur l’aérodynamisme.

La Brest Atlantiques, victorieuse entrée en matière du duo de skippers Cammas – Caudrelier, avait permis de dresser une job-list conséquente pour l’équipe technique. Cet hiver, l’écurie aux cinq flèches a franchi un cap dans la mise au point du plan Verdier sorti en 2017. Comme le notait Franck Cammas « le diable est dans les détails » et rien n’a été laissé au hasard pour obtenir les gains de performance qui permettront d’aller chercher les heures faisant la différence sur la tentative de record de fin d’année : « À première vue, il n’y a pas de grands changements à bord, rien tout du moins qui saute aux yeux ! Mais c’est cela qui est très intéressant car nous sommes désormais dans une phase pointue de mise au point où ce sont la somme des détails qui je l’espère fera la différence. Sur le papier, c’est énorme et je crois que le pas en avant sera très vite significatif dans les vitesses du Maxi.»

Franck Cammas détaille les évolutions : « Après le carénage de bras arrière, qui a donné toute satisfaction, c’est au tour de la zone en avant du bras avant de subir un léger relooking : des bâches aérodynamiques ont été installées, ce qui nous a permis d’abaisser les filets avant. La démarche est la même, réduire au maximum notre traînée pour un gain de vitesse évident et petit à petit nous l’appliquons à l’ensemble de la plateforme. Dans un esprit similaire, la casquette a été prolongée et sera très prochainement fermée sur les côtés avec l’ajout d’un nouveau carénage sur la barre d’écoute. »

« Nous avons été dans les détails partout, que ce soit dans le composite, l’accastillage, l’électronique, la mécanique… Je l’ai dit à l’arrivée de la Brest Atlantiques, je suis amoureux de ce bateau et la version 2020 du Maxi Edmond de Rothschild va être extraordinaire, d’autant que nous partirons sur le Jules Verne avec de nouveaux foils », ajoutait Charles Caudrelier.

« Forcément, il y a eu de la déception ! The Transat était le grand rendez-vous du début de saison et surtout me concernant c’était un retour aux sources du solitaire, dix ans après ma dernière course de ce type. J’avais vraiment envie et hâte de voir ce que j’étais capable de faire en solo sur ce bateau incroyable. L’équipe, et Cyril qui la dirige, ont très vite réagi pour s’adapter aux changements indépendants de notre volonté. Ensemble, on s’est rapidement remobilisé pour penser à la suite. Nous sommes extrêmement chanceux et c’est super positif d’avoir un objectif tel que le Trophée Jules Verne pour la deuxième partie de saison », soulignait le skipper aixois qui n’est pas du style à regarder trop longtemps derrière.

Sous la barre des 40 jours
Dans cinq mois à peine se profile déjà le Trophée Jules Verne ! Autant dire que la période qui s’ouvre s’annonce intense pour les marins du Gitana Team.

Premier à passer sous la barre des 50 jours en 2010 avec son équipage de Groupama 3, Franck Cammas peut légitimement prétendre à passer sous la barre des 40 jours dix ans plus tard. C’est en tous les cas l’objectif qu’ils se sont fixés avec Charles Caudrelier et les membres du Gitana Team. « Il ne faut pas banaliser ce Tour du Monde. C’est le challenge Ultime, le tour du monde le plus rapide et le plus open. Mais je le sais parfaitement pour y avoir consacré quelques années, c’est un record difficile à battre, d’autant que Francis Joyon et son équipage ont mis la barre très haute. Le record actuel, détenu par Francis Joyon est si proche que naturellement nous visons la barre des 40 jours. C’est une barrière que l’on rêve de franchir, même si elle n’est pas primordiale. Après, le Trophée Jules Verne, ce n’est pas uniquement un bateau et des hommes… C’est aussi un environnement et une météo que l’on ne maîtrise pas toujours », rappelait Franck Cammas, tandis que Charles Caudrelier ajoutait : « C’est pourquoi il faut beaucoup d’ingrédients pour réussir à le battre : de la fiabilité, une belle navigation et de la réussite dans les enchaînements météos… ce chrono, il faudra aller le chercher et le résultat dépendra aussi je crois de l’engagement que nous serons capables d’avoir notamment dans le grand Sud

Le voisin de ponton lorientais du Maxi Edmond de Rothschild, Sodebo Ultim, a également exprimé son intention de s’attaquer à ce mythique record en équipage autour du monde l’automne prochain. Une annonce dont les deux skippers du Gitana Team, en avides compétiteurs, se réjouissent : « C’est un record, nous nous battons avant tout contre le temps d’un bateau virtuel mais c’est toujours intéressant d’avoir un concurrent qui part sur le même parcours que nous. C’est logique, nos périodes de stand-by coïncident et l’idée d’un duel planétaire nous plait pas mal. Cela pourrait créer une belle émulation pour le premier tour du monde de nos bateaux volants ! »

Le rendez-vous est ainsi lancé avec un début de stand-by météo fixé au 1er novembre 2020. D’ici là, Gitana 17 et son équipage pourraient profiter de régates comme le record SNSM, dont la ligne est ouverte tout le mois de juin, ou encore la Drheam Cup, départ fixé fin juillet avec un parcours spécialement taillé pour les Ultimes, pour aiguiser leurs armes.

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Record SNSM : Skippers et plaisanciers pour soutenir la SNSM le 28 juin

La Journée nationale des Sauveteurs en Mer se tiendra le 28 juin 2020 et le Record SNSM fera son grand retour pour mettre les Sauveteurs en Mer à l’honneur !
Cette course contre la montre, ouverte à tous, professionnels et amateurs, se déroule sans restriction entre le 1er juin et le 30 septembre sur un parcours ludique et tactique de 284 milles (526 km) le long de la pointe bretonne entre Saint-Nazaire et Saint-Malo. Les frais d’inscription seront entièrement reversés à la SNSM.
À l’heure où l’association a lancé sa nouvelle campagne d’appel aux dons, et en écho à la Journée nationale des Sauveteurs en Mer qui a lieu le 28 juin prochain, les skippers se mobilisent pour cet événement solidaire, en mode compétition, après une saison 2020 dont le calendrier a été bouleversé par la crise sanitaire.

Une course contre la montre en soutien aux Sauveteurs en Mer
Grâce à des initiatives solidaires comme le Record SNSM, les Sauveteurs en Mer bénévoles espèrent mobiliser davantage les adeptes de sports et loisirs nautiques, sur les enjeux majeurs de la SNSM : la formation des sauveteurs, le développement et l’acquisition de ses équipements, ainsi que le renouvellement d’une flotte de plus de 450 bateaux de sauvetage, en particulier de navires hauturiers.
L’occasion également, à l’approche de l’été, de mettre un beau coup de projecteur sur l’association et ses sauveteurs bénévoles, toujours prêts à intervenir, de jour comme de nuit, parfois au risque de leur vie, pour porter gratuitement secours à toute personne en difficultés, depuis la plage jusqu’au large.

La renaissance du Record SNSM sous sa forme initiale, avec ce beau parcours « Saint Nazaire – Saint Malo », illustre parfaitement ce que « solidarité des gens de mer » veut dire. Nous remercions chaleureusement les skippers, à l’origine de cette proposition. Nous encourageons aussi tous les navigateurs de plaisance à se lancer dans l’aventure, pour honorer les sauveteurs bénévoles de la SNSM qui veillent à leur sécurité toute l’année. Le Record SNSM est un engagement du cœur, pour célébrer la mer, aller au bout de soi-même et faire acte de générosité envers les Sauveteurs en Mer.
Marc Sauvagnac, directeur général de la SNSM

« C’est très bien de se voir offrir une telle opportunité de naviguer, mais c’est surtout très bien de permettre de continuer de parler de la SNSM. Lors de la crise sanitaire, on a vu qu’on avait besoin des personnels de santé et qu’eux avaient besoin qu’on parle d’eux. En mer, c’est pareil. On espère ne pas avoir besoin des sauveteurs, mais on sait qu’on peut toujours compter sur ces bénévoles, qui risquent parfois leur propre vie pour aller sauver celle d’autrui. J’ai toujours été très fier d’être le parrain de cette épreuve sportive qui rappelle que la sécurité en mer est l’affaire de tous.»
Michel Desjoyeaux, parrain du Record SNSM

« La démarche de rouvrir le Record SNSM dans sa version la plus simple vient des skippers qui, dans le contexte actuel, ont manifesté leur envie de s’y étalonner. Je ne suis pas étonné, dans la mesure où ce Record SNSM incarne parfaitement l’esprit de résilience, dans lequel il est plus que jamais nécessaire de s’inscrire, pour encourager une pratique de la voile solidaire et responsable. Pas de village, pas de rassemblement public, pas de contraintes, mais le plaisir de naviguer pour les Sauveteurs en Mer. Les inscriptions vaudront dons et seront reversées dans leur intégralité à la SNSM. Aujourd’hui et 15 ans après son lancement, le Record SNSM d’origine retrouve sa spontanéité et ses lettres de noblesse. »
Damien Grimont, inventeur du Record SNSM

Un record à battre qui ne démotive pas les skippers !
Ultimes, Multi50, IMOCA, Class40… Les premiers équipages des principales classes de course au large attendus dans les jours et les semaines qui viennent pour établir les premiers chronos de cette saison 2020 sous le signe de la résilience ; avec dans le viseur de la course, le record absolu de 13h 26′ 49”, établi en 2006 par Yvan Bourgnon sur un trimaran Orma.

Premier candidat déclaré dans la chasse au temps de référence en l’honneur des Sauveteurs en Mer bénévoles : le Maxi Edmond de Rothschild. Fraîchement mis à l’eau, ce géant des mers, qui ambitionne de s’attaquer au Trophée Jules Verne l’hiver prochain, a d’ores et déjà annoncé qu’il ne tarderait pas à présenter ses étraves aiguisées au départ.

Ils sont déjà prêts à s’attaquer au Record SNSM :

– Franck Cammas et Charles Caudrelier, skippers du Maxi Edmond de Rothschild :
« Le Maxi Edmond de Rothschild sort de chantier après six mois de travaux et nous serions ravis que les conditions météorologiques des prochaines semaines soient au rendez-vous pour nous permettre de nous aligner sur le record SNSM. Le format est idéal pour une remise en jambes en équipage avec un parcours autour de la pointe bretonne technique et intense. Le Maxi sera dans une phase de validation des modifications effectuées cet hiver, mais c’est toujours sympa de pouvoir allier un objectif sportif, avec une ligne de départ et une ligne d’arrivée, tout en mettant à l’honneur la SNSM et ses sauveteurs bénévoles. Il nous reste maintenant à attendre la bonne fenêtre météo et à croiser les doigts pour qu’elle se présente, ce qui est un peu le thème de notre année avec notre tentative de record sur le Trophée Jules Verne programmé à l’automne prochain ! »

– Thibaut Vauchel-Camus, skipper du Multi50 Défi Voile-Solidaires en Pelotons :
« Cela fait quelque temps déjà que je m’intéresse à un programme sportif, autre que « régate », sur nos bateaux. Avec nos Multi50, on arrive aujourd’hui à taquiner les vitesses des trimarans Orma (60 pieds) d’hier. Il y a quelques beaux records qui leur appartiennent. Le Covid m’a forcément décidé à embrayer là-dessus. Sportivement, face à notre déficit de programme, les temps de référence de la grande époque Orma représentent des beaux challenges. Aller chercher ces temps-là, ça se tente ! À commencer par le Record SNSM, parce que c’est un nom qu’on connaît et qu’on identifie bien. Avec mon équipe, nous avons un projet basé sur des valeurs solidaires. Ce qui nous plaît, c’est mettre notre légitimité, notre énergie et notre visibilité médiatique pour de choses qu’on ne voit pas assez. On se sent donc bien en phase avec cet événement dont le nom incarne à lui seul une cause commune. Et si on peut y laisser une empreinte, on sera forcément très content ! J’espère pouvoir vite y aller. D’ici une dizaine de jours si la météo nous offre une fenêtre favorable avec laquelle se lancer… »

Retour sur l’histoire du Record SNSM
C’est en 2005 que le Record SNSM voit le jour sur une idée de Damien Grimont de Profil Grand Large, qui imagine associer le monde de la navigation à la promotion de la sécurité en mer. Dès le début, le Record SNSM, parrainé depuis toujours par Michel Desjoyeaux, rencontre un franc succès auprès des figures de proue de la course au large.
Le Record SNSM voit défiler toutes les classes, toutes les coques, toutes les époques. Ellen Mac Arthur, Florence Arthaud, Jean Maurel, Jean-Luc Van den Heede, mais aussi Thomas Coville, Franck Cammas, Charles Caudrelier, Loïck Peyron, François Gabart, Francis Joyon, Armel Le Cléac’h, ou encore Yvan Bourgnon qui en 2006 établit le temps canon de 13 heures, 26 minutes et 49 secondes. Peu viendront ensuite s’y frotter sur le parcours le plus emblématique. Pourtant sur ces quinze dernières années, nombreux sont les grands noms de la course au large qui jouent le jeu et participent à ce rendez-vous sportif et solidaire.

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Entraînements Minis et IRC au Pôle Compétition de la Trinité-sur-Mer

Bon à savoir. La Société Nautique de la Trinité-sur-Mer, en partenariat avec la mairie de la Trinité-sur-Mer et la Compagnie des Ports du Morbihan, mutualisent depuis plusieurs années leurs moyens pour mettre en place le Pôle Compétition afin de faciliter l’entraînement des marins et des équipages trinitains et d’encourager leur participation aux compétitions.

Le concept est simple : proposer des packages de formation pour les Minis et les IRC tout en répondant de façon personnalisée aux demandes de chacun. “Nous souhaitons nous focaliser plus sur chaque personne que sur la performance à tout prix. Tout le monde n’a pas forcément le temps, les moyens ou l’envie d’avoir un gros projet de course, mais nombreux sont les marins qui souhaitent approfondir leurs connaissances“, explique Vincent Kéruzoré, coach et organisateur des entraînements.

Vincent Keruzoré et Aymeric Belloir, vainqueur de la Mini Transat 2013, entraîneront le groupe en alternance. Ils seront accompagnés ponctuellement d’Erwan le Mené, Ministe trinitain au remarquable palmarès. Ils feront également intervenir des professionnels spécialisés: “Grâce à différents intervenants extérieurs, une préparation et un suivi de course seront proposés mais aussi des formations en communication, en routage et des ateliers gestion du sommeil, météo, électronique…” explique Vincent.

Huit Minis étaient présents fin mai pour le premier entraînement 2020 du Pôle Compétition de la Trinité-sur-Mer. Ce retour en mer après de nombreux mois sans naviguer s’est déroulé dans d’excellentes conditions avec pour coachs Vincent et Erwan. Une belle dynamique s’est d’ores et déjà instaurée : des profils variés, des Minis de toutes générations, le groupe est composé de projets multiples qui vont des amateurs éclairés, qui souhaitent participer à quelques courses pendant la saison, aux marins qui ont pour objectif la Mini Transat 2021. Les marins ont profité de trois jours d’entraînement soutenu dans des conditions idéales suivis d’un dimanche dédié au travail sur le matériel. “Nous tenons à remercier Fred Duthil et la voilerie Technique Voile qui nous ont mis à disposition des moyens logistiques. Nous nous déplacerons sur les différentes voileries du secteur au gré des entraînements à venir. Les deux prochains sont prévus avant la fin juillet et nous attendons au moins trois bateaux de plus“, précise Vincent.

Concernant les IRC, la mise en place d’entraînements est à l’étude pendant la période estivale. L’annonce du maintien de la Drheam Cup sonne la reprise des compétitions pour ce public de régatiers amateurs. En fonction des autres régates “en stand-by”, des week-ends d’entraînement pourront être proposés durant le mois d’août.
Les entraînements d’Automne se tiendront pendant le Challenge d’Automne (10-11 octobre, 24-25 octobre, 7-8 novembre et 21-22 novembre).
Pour plus d’informations : vincent.keruzore@gmail.com

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Class40. Aurélien Ducroz vise le Rhum avec un nouveau Class40 Crosscall

Le skieur-skipper Aurélien Ducroz se lance avec son partenaire Crosscall sur un projet ambitieux. Une collaboration d’une durée de 3 ans qui impliquera la construction du Class40 Crosscall avec en ligne de mire la Transat Jacques Vabre 2021 et la Route du Rhum 2022.

Après une première expérience réussie lors de la Transat Jacques Vabre 2019, c’est naturellement que Cyril Vidal, Président et Fondateur de CROSSCALL, a répondu présent lorsque le double-champion du monde du ski freeride lui a présenté son nouveau projet : être au départ de la prochaine Route du Rhum à bord d’un bateau performant.

« Il y a une vraie relation de confiance qui s’est créée au fil des années avec Aurélien et il était évident pour nous d’inscrire cette collaboration dans la durée. J’admire le parcours d’Aurélien et son envie constante de se dépasser en passant d’une discipline à l’autre, et ce toujours au plus haut niveau. Cela me rappelle mon propre parcours atypique quand il y a 10 ans, j’ai décidé de me lancer dans la téléphonie en créant CROSSCALL après une carrière dans l’industrie. Il aime relever les défis et c’est une valeur que je partage au quotidien. » explique Cyril Vidal.

Pour la construction du Class40 CROSSCALL, Aurélien Ducroz veut allier innovation et performance en privilégiant des matériaux et équipements durables. Des valeurs partagées par Crosscall qui, depuis sa création il y a 10 ans, a fait de la durée de vie de ses produits une priorité.

L’entreprise basée à Aix-en-Provence conçoit des smartphones et tablettes dont l’ADN outdoor repose sur trois promesses : étanchéité, résistance et autonomie. En février dernier, la marque décide d’aller plus loin en proposant une garantie de 3 ans sur sa nouvelle gamme CORE et l’ensemble de ses futurs produits. Avec ce partenariat plein de sens, CROSSCALL cherche à s’inscrire de façon durable dans l’univers de la voile et promouvoir ses produits auprès des amateurs et professionnels de la discipline ainsi que tous les passionnés d’aventure, mais entend également démontrer aux entreprises de tous horizons les performances et la abilité de ses produits ultra-résistants et étanches, dans les environnements les plus hostiles.

Ce projet se concrétise donc aujourd’hui de la plus belle des manières avec le rêve ultime de chaque marin, « construire son propre bateau ». Galvanisés par une 5ème place lors de la dernière Transat Jacques Vabre, Crosscall et Aurélien Ducroz veulent aujourd’hui aller plus loin et performer ensemble. Un projet qui témoigne des relations tissées ces dernières années entre la marque et son ambassadeur et l’envie commune d’écrire une histoire unique entre Mer et Montagne.

Après une carrière au plus haut niveau dans le ski-freeride (double-champion du monde / 4 fois vainqueur de l’Xtreme de Verbier), Aurélien Ducroz s’est lancé un challenge peu commun il y a 10 ans : partir cette fois à l’assaut des océans, avec toujours la même recherche de la performance et du dépassement de soi. Un parcours atypique totalement en phase avec l’ADN de Crosscall et qui donne tout son sens à ce projet commun. Très vite accepté par ses pairs, le haut-savoyard s’entoure des meilleurs pour progresser et parfaire ses compétences.

En mer comme en montagne, ce qui l’anime c’est se dépasser et braver les éléments qui l’entourent. Aurélien se lance aujourd’hui un défi à la hauteur de ses ambitions : rallier Pointe-à-Pitre en solitaire lors de la Route du Rhum 2022. Une première pour le skipper qui visera les meilleures places du classement.
« Je suis tellement heureux que Crosscall m’accompagne dans ce projet. Plus qu’un sponsor financier, c’est une équipe qui place l’innovation et la technicité au centre sa politique d’entreprise qui va m’accompagner tout au long de cette aventure. C’est une vraie chance pour moi et pour la réussite de ce projet. Durant la Transat Jacques Vabre, c’est toute une entreprise que j’ai senti derrière moi et qui m’a accompagné tout au long de la course. Pour un sportif comme moi, c’est génial de ressentir autant d’énergie derrière soi, ça me pousse à me dépasser encore plus ! Je connais quasiment tous les salariés, je fais vraiment partie de la famille Crosscall maintenant ! » s’enthousiasme Aurélien Ducroz.

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Vendée Globe. Louis Burton ” Valider ma dernière qualification pour le Vendée”

© Vincent Olivaud

A 35 ans, cet ancien benjamin du Vendée Globe 2012 a bien grandi et c’est fort de son expérience et de ses connaissances qu’il quittera le port des Sables d’Olonne le 8 novembre prochain pour réaliser son 3ème Tour du Monde sans escale et sans assistance sous les couleurs de son fidèle partenaire Bureau Vallée, avec qui il célèbrera ses 10 ans de collaboration.
Mais avant de mettre le cap sur le Vendée Globe, Louis prend soin de son Imoca et poursuit sa préparation physique et mentale.

L’imoca Bureau Vallée II de retour dans le grand bain
Après 6 mois de chantier (dont deux mois et demi de confinement) à Saint-Malo pour préparer et optimiser au mieux sa configuration Vendée Globe, Bureau Vallée II a retrouvé aujourd’hui son élément naturel. Cette mise à l’eau ouvre une nouvelle phase de préparation et de fiabilisation en vue du Vendée Globe pour Louis Burton et l’ensemble de l’équipe. En sortant de son hangar, Bureau Vallée II a d’abord retrouvé sa quille, puis aujourd’hui son mât, après avoir été mis à l’eau. Un moment que Louis Burton attendait avec impatience depuis des semaines :
« Le bateau est en pleine forme grâce aux efforts de l’équipe technique. La dernière Transat Jacques Vabre m’a permis de constater que mon bateau était fiable et qu’il allait vite. J’ai hâte de prendre le large et de valider ma dernière qualification pour le Vendée. Je dois faire 2 000 miles en solitaire. Après, avec Arthur Hubert et toute l’équipe, nous allons encore affiner la performance du bateau pendant les entraînements ».

Se préparer à l’Everest des mers

Malgré le retard dans le planning engendré par la crise sanitaire, Louis Burton et son équipe abordent avec confiance les mois à venir.
En parallèle de tout le travail effectué sur le bateau, Louis est entouré pour optimiser sa préparation personnelle d’une équipe de préparateurs physiques et sportifs, avec une nouveauté pour lui : la préparation mentale. Sur un IMOCA, chaque manœuvre en solitaire est une grande dépense d’énergie. En fonction des conditions météo, l’anticipation de chaque étape est essentielle.
« Je n’ai pas fait de réelle pause après la Transat Jacques Vabre. Je continue une préparation physique et sportive complète avec ma coach Solène Chauvet. Quelque chose de fiable et dans la durée. Je travaille notamment sur le renforcement musculaire et la récupération pour être moins fatigué que sur mon dernier Vendée Globe. L’idée c’est de mieux résister à l’effort physique continu qui m’attend sur le prochain Vendée » explique Louis Burton, avant de parler de sa préparation mentale : « C’est la première fois que je fais une préparation de ce type. C’est un travail très important, qui va me permettre d’optimiser mes efforts et ma motivation pendant la course. Avec ma coach Claire Desmars, l’objectif est de notamment mieux gérer la pression ou pouvoir m’endormir plus facilement».

Pour ce départ du Vendée Globe, Bureau Vallée II fera partie des bateaux les plus légers de la flotte.

« Afin d’être prêt pour le départ, toute l’équipe autour du projet a travaillé main dans la main pour préparer au mieux le bateau. Nous avons la chance d’avoir eu le temps d’opérer plusieurs changements et de réfléchir aux améliorations que nous pouvions apporter à Bureau Vallée II. La première étape était de venir greffer des vérins de réglage d’incidence sur les foils, désormais autorisés depuis la dernière édition du Vendée Globe. Une évolution considérable testée lors de la Transat Jacques Vabre 2019. Dans un second temps, nous avons travaillé sur l’ergonomie du cockpit, afin de le protéger davantage et d’avoir la possibilité de le fermer intégralement, à l’image des bateaux de dernière génération. Ce chantier est un peu particulier contrairement aux autres courses. Nous repartons intégralement sur des matériaux neufs afin d’être dans les meilleures conditions possibles sachant que ces pièces ont une durée de vie qui correspond à peu près à un Tour du Monde » confesse Louis Burton.

 

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Figaro. Alexis Loison, blessé ne participera pas à la Solo Maître CoQ

Alexis Loison, skipper du Figaro 3 Région Normandie, à l’entrainement avant sa participation à la Solitaire Hurgo Le Figaro 2019, le 25 mai 2019, photo © Jean-Marie LIOT

Le skipper de Région Normandie s’est blessé lors d’un entraînement de 24 heures au large de la pointe Bretagne. Alexis Loison a subi une intervention chirurgicale au genou il y a quelques jours. Le skipper du Figaro Bénéteau 3 aux couleurs de la Région Normandie entame désormais une période de convalescence et ne pourra, par conséquent, pas s’aligner au départ de la Solo Maître CoQ, le 25 juin prochain. Le Normand, fort du soutien de ses partenaires que sont la Région Normandie, Custo Pol et le Groupe FIVA dans cette phase délicate, a toutefois d’ores et déjà le regard tourné vers la suite, ses participations à la Drheam Cup (actuellement en attente des autorisations dérogatoires nécessaires à son déroulement) puis la Solitaire du Figaro n’étant pas remises en cause.

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Bernard Rubinstein nous a quittés. Bon vent, Rubi…

Photo Loïc Madeline.

Triste nouvelle d’apprendre ce samedi le décès de Bernard Rubinstein, notre confrère de Voile Magazine emporté par le cancer à l’âge de 74 ans.
Après deux ans d’enseignement des maths, en 1973, il rejoint Pen Duick VI pour participer à la première Whitbread, la course autour du monde en quatre escales, partageant son quart avec Olivier de Kersauson, qui lui donne son surnom de « Rubi ».
Quarante ans de reportages plus tard, « Rubi » a navigué avec les plus grands marins et à bord de tous les voiliers possibles et imaginables. Il a aussi participé à tous les évènements maritimes incontournables. Il fut surtout l’un des fondateurs de Voile Magazine dont il dirigea même la rédaction.
Son dernier livre paru chez Glénat, 40 ans à la barre raconte ses 40 ans de passion immodérée pour la mer. Une passion qu’il a toujours su transmettre avec une grande générosité partout où il promenait sa légendaire pipe, sur les quais venteux ou dans les allées des salons nautiques, jamais avare d’échanges et de rencontres.Nos pensées vont à sa famille et à ses proches.

Bon vent, Rubi…

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Vendée Arctique Les Sables. Alex Thomson ne veut pas prendre de risques inutiles !

Hugo Boss Alex Thomson
Hugo Boss Alex Thomson

Le navigateur britannique Alex Thomson ne participera pas à la Vendée Arctique Les Sables. Il ne veut pas prendre de risque inutile. Pour une fois qu’Alex Thomson fait preuve de sagesse, on ne va pas lui en vouloir (:)). Dommage, on ne pourra pas comparer ses performances avec les autres Imoca et notamment Charal dans sa nouvelle version. C’est peut-être aussi l’une des raisons cachées. Les Français ont l’habitude de se confronter ensemble notamment à Port-la-Forêt alors qu’Alex s’est toujours entraîné seul. Un choix dicté par sa base située en Angleterre mais aussi assumé par le britannique.

Il a repris l’entraînement à bord de son bateau HUGO BOSS qui, espère-t-il, le mènera à la victoire pour le Vendée Globe 2020.
Alex Thomson et son équipe – tout comme les concurrents de la classe IMOCA – ont dû stopper leur entraînement pendant 9 semaines en raison de la pandémie de COVID-19. Suite à l’assouplissement des restrictions de confinement en Angleterre, l’équipe a pu remettre le bateau à l’eau, avant de reprendre un entraînement intensif.
Les organisateurs du Vendée Globe ont confirmé cette semaine que la course partira comme prévu le 8 novembre prochain des Sables-d’Olonne en Vendée.
À moins de cinq mois du début de ce tour du monde, Alex Thomson a clairement indiqué que l’équipe souhaite se concentrer sur le temps passé sur l’eau et des performances du bateau HUGO BOSS :
Pour nous, l’objectif est – et a toujours été – le Vendée Globe“, a déclaré le skipper. “Tout ce que nous faisons maintenant doit être axé sur le fait que nous prendrons le départ le 8 novembre prochain dans les meilleures conditions possibles.
“Avant le Vendée Globe, nous devions participer à la Transat New York – Vendée, mais la course a été annulée. Depuis, la classe IMOCA a organisé une course de substitution – la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne – qui doit débuter le 4 juillet mais nous avons pris la décision de ne pas y participer.
“Cette décision a été prise car la course ne s’alignait pas parfaitement dans notre calendrier et qu’il y avait, nécessairement, encore des restrictions sur les déplacements et des exigences de quarantaine dûs au contexte actuel, ce qui rendait la participation à la course plus complexe. J’ai également quelques inquiétudes quant aux risques liés à une course qui mène les bateaux bien plus au nord que le cap Horn n’est au sud. Pour nous, c’était un risque inutile à prendre à quelques mois du départ du Vendée Globe.
“Au final, la qualité du temps passé sur l’eau est désormais primordiale et nous avons établi un calendrier qui, selon nous, nous permet d’utiliser au mieux le temps qu’il nous reste avant le départ”.
Dans les semaines et les mois à venir, Alex Thomson et son équipage s’entraîneront en mer afin de développer et d’améliorer les performances du bateau HUGO BOSS, qui a été mis à l’eau l’été dernier après plus de deux ans de conception et de construction. Le skipper devra effectuer également une sortie en solitaire de 2 000 milles nautiques, une condition obligatoire pour prendre le départ du Vendée Globe.

Nous nous sentons vraiment en forme“, a-t-il poursuivi. “Bien sûr, comme toutes les équipes, nous avons perdu beaucoup de temps à terre, mais cela ne dépendait pas de nous. L’équipe s’est bien adaptée et nous avons vraiment profité de cette période. Maintenant, il s’agit de mettre en œuvre les connaissances que nous avons acquises – et les projets que nous avons développés. Nous sommes à quelques jours de la reprise de notre entraînement et je confiant des décisions que nous avons prises jusqu’à présent. Le bateau HUGO BOSS est vraiment très performant“.

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