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Solitaire du Figaro. Fred Duthil, “On ne pouvait pas faire mieux en terme de rebondissement !”

Fred Duthil (Technique Voile-Cabinet Bourhis Generali) 1er de l'étape 3 - Dunkerque/Saint-Nazaire @A. Courcoux

Vainqueur ce mercredi de la 3e étape entre Dunkerque et Saint Nazaire, Fred Duthil a clairement créé la surprise sur cette édition 2020 de la Solitaire du Figaro. Malgré son talent reconnu – c’est sa 4e victoire d’étape de sa carrière – le skipper de Technique Voile Cabinet Bourhis Generali reconnaissait au départ de la 1e étape arriver sur cette Solitaire sans la moindre préparation. L’objectif étant surtout, avec ses partenaires, de communiquer positivement pendant la crise sanitaire. Et voilà que Fred Duthil pointe en 2e place du classement général provisoire à seulement 10 minutes du leader, Armel le Cleac’h (Banque Populaire).

« Cette victoire était assez imprévisible » reconnaissait Fred Duthil à son arrivée hier à St Nazaire. Après 4 jours de navigation difficile dans les petits airs, sur lesquels le skipper n’était pas très inspiré, cette première place a comme un goût de hold-up pour ses concurrents. « Il est vrai que j’étais dernier de la flotte 24h avant de franchir la ligne. La météo était très compliquée à appréhender, tout s’enchainait assez mal… J’étais vraiment fatigué et suis allé faire une sieste un peu trop longue dans le bateau ». C’est ce qu’il fallait au skipper pour se remobiliser ! Les idées remises en place, le bonhomme requinqué, le moral revenu, Fred Duthil a ainsi tenté la bonne option sur la dernière partie du parcours en Bretagne sud.
« Avant le départ, nous avions discuté avec mon météorologue Christian Dumard de cette possibilité de passer au sud de Belle-Ile. Au regard de mon classement assez médiocre à ce moment-là, je me suis dit qu’il fallait le tenter ! En termes de rebondissement, on ne pouvait pas faire mieux ! Après Belle-Ile, j’ai vu un gros tas de spis gonflés très loin derrière moi. J’ai commencé à comprendre que nous avions réalisé une très belle opération ! » A 16h, l’information lui parvient par VHF par le directeur de course Françis Le Goff, qui communique le classement : ‘Premier : Technique Voile Cabinet Bourhis Generali’. Fred franchit la ligne d’arrivée moins de deux heures plus tard, en première position.
Le général en ligne de mire !

Déjà dans le coup sur les deux premières étapes, Fred Duthil pointe désormais en deuxième position du classement général, à seulement 10 minutes du leader Armel Le Cleac’h. « Je suis dans le coup depuis le départ de St Quay – Portrieux. J’ai la bonne vitesse et j’aborde chaque étape très sereinement. La dernière sera encore un autre exercice de vitesse, sur 24 heures. Ce sera du côtier, au contact et on sait qu’il peut se passer plein de choses. Il faudra être bien reposé pour cette nouvelle échéance. Une chose est sûre, je préfère être dans la position du chasseur, que du chassé ! »
Le départ de la 4e et dernière étape sera donné samedi 19 septembre de St Nazaire.

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Solitaire du Figaro. La magnifique victoire de Fred Duthil

Fred Duthill @ A. Courcoux

C’est finalement Fred Duthil qui s’impose sur cette 3e étape pleine de rebondissements où tour à tour Sam Goodshild, Xavier Macaire, Armel Le Cleac’h, Yann Eliès puis Fred Duthil aurait pu prendre la tête du classement général. Au bout du suspens, au bout de l’effort, au bout de l’ultime coup de théâtre, Fred Duthil (Technique Voile / Cabinet Bourhis Generali) s’adjuge la mémorable 3e étape entre Dunkerque et Saint-Nazaire de cette Solitaire du Figaro 2020. La chance, sûrement, la pugnacité, certainement, le talent, évidemment se sont additionnés pour offrir au marin le plus expérimenté de la flotte (46 ans) une victoire qui restera dans les mémoires, tant fut incertaine la lutte, tant fut détonant le scénario, tant fut versatile le fil d’une course imprévisible au plus averti des prévisionnistes. Coups de théâtres et retournements de situation ont ainsi scandé avec une trépidante régularité les 492 milles théoriques du parcours, émaillés de pas moins de 45 changements de leaders, et d’un jeu permanent de chaises musicales au classement général provisoire qui voyait Armel le Cléac’h (Banque Populaire) tantôt asseoir son leadership, tantôt être expulsé avec pertes et fracas de son si provisoire trône.

Les espoirs déçus de Yann Eliès
Ils sont nombreux ce soir les navigateurs solitaires à maudire Eole et ses imprévisibles caprices. Yann Eliès (Quéguiner Matériaux – Leucémie Espoir) est de ceux-là, auteur « à la pédale », au talent et à la ténacité d’un avantage que d’aucuns croyaient décisifs. Point n’en fut. Les nombreuses petites et grandes bulles déventées parsemées entre Groix et Belle-Ile allaient vite avoir raison d’un avantage pourtant un moment poussé à 5,2 milles sur le flamboyant Sam Goodchild (Leyton), grand animateur de l’étape, lui aussi. On ne peut passer sous silence la formidable étape réalisée par Xavier Macaire (Groupe SNEF), en permanence aux avant-postes et certainement guère payé de retour au regard des efforts engagés.

Armel, tel un phœnix

Le skipper de Banque Populaire, Armel le Cléac’h, est passé par toutes les couleurs de l’espoir et du désarroi. Peu en vue jusqu’à Molène, il semblait subir l’épreuve, bien au chaud non loin des leaders, avant de frôler la correctionnelle en ratant la renverse du courant dans le Fromveur. Son bord salvateur plein sud à travers le chenal du Four le portait aux avant-postes, et on croyait un moment à un nouveau coup de génie. Mais la grande vedette des dernières 24 heures restera jusqu’au bout l’anticyclone, qui en gonflant le long des rivages de Bretagne Sud, allait toute la journée redistribuer les bons de sortie. Celui d’Armel se bloquait au bout de quelques heures et Yann Eliès pouvait de nouveau croire en ses chances.

Adrien Hardy le dynamiteur !

L’atterrissage au petit matin au Nord de Belle-Ile plongeait la direction de course dans un abîme de perplexité. Aucun fichier météo ne venait justifier le calme blanc avachi devant les étraves des 33 Figaro Bénéteau 3. Point homme à se laisse dicter sa route, Adrien Hardy (Ocean Attitude) avait, depuis quelques heures, décidé de jouer son va-tout. Il se laissait glisser seul dans l’Ouest de Belle-Ile, vite imité par deux retardataires au destin alors bien occulté, Marc Mallaret (CER Occitanie) et Fred Duthil. Ces deux hommes contournaient habilement la bulle qui emprisonnait un moment le skipper d’Ocean Attitude, et allongeaient la foulée dans le vent de Nord-Est en voie d’établissement. La route vers Saint-Nazaire s’ouvrait pour ces rescapés quelque peu miraculeux d’une étape marathon de plus de 4 jours. Point de salut cependant entre Houat et Hoëdic, qui voyaient l’effondrement des espoirs de Yann Eliès. Les actions de Banque Populaire repartaient à la hausse. Armel Le Cléac’h, inspiré et accrocheur sentait le bon filon et plongeait au Sud-Ouest s’abreuver à la source des leaders, sauvant son fauteuil de leader pour une dizaine de minutes.

Marc Mallaret, un bizuth sur la deuxième marche du podium !

Marc Mallaret, (CER Occitane), en suivant Fred Duthil dans l’ouest de Belle-Ile, voit lui aussi son option osée payée de retour avec cette belle deuxième place. Marc avait talonné à Guernesey dans les cailloux. Pour sa première expérience sur la course, il signe une très belle troisième étape.

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Ils ont dit :

Fred Duthil : Un scenario dingo !

« Jamais je n’aurais parié sur cette victoire ! Tout a été compliqué, cet après-midi, toute l’étape. Le début de course a été difficile, plein d’incertitudes, de molles et de changements. La nuit en Bretagne Nord a été horrible, avec ces algues omniprésentes. Passé Ouessant, j’étais très fatigué et je me suis assoupi durant une heure. Mais je me suis dit ; « On ne sait jamais, il y aura des coups à jouer ! » Dès Penmarc’h, étant derrière, je me suis dit qu’il fallait passer sous Belle-Ile. Je craignais fortement les dévents de l’île au petit matin. On en avait parlé avec Christian Dumard. J’ai bien fait de l’écouter ! Si jamais j’avais été devant, je ne l’aurais pas fait. Mais là, ça valait le coup de tenter. J’ai cru en cette option. J’ai scruté l’horizon à la jumelle et j’ai compris que j’étais devant. Je suis ensuite tombé dans la molle un moment et j’ai craint que cela revienne par derrière, mais ça a tenu ! Cette victoire est inespérée. Je n’avais navigué que 4 jours avant le départ sur ce bateau prêté par Charles Caudrelier. Je suis venu un peu sur un coup de tête. J’ai fait deux belles premières étapes et j’ai vu que je n’étais pas hors sujet. Je ne pense pas au général, je suis heureux de ce succès ».

Adrien Hardy : Content de mon coup

« Oui ! Je suis content de mon coup. Un peu surpris de voir deux bateaux me dépasser. Je suis tombé dans une bulle et Marc et Fred m’ont contourné. Il y a eu du bien et du moins bien durant quatre jours. Je me suis raté à Guernesey. Content que cela ait bien fonctionné sous Belle-Ile ».

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Solitaire du Figaro. Vers un hold up de Fred Duthill. Les derniers seront les premiers !

Fred Duthill @ A. Courcoux

Il s’est fait oublier tout du long de cette 3é étape mais le patron de la voilerie Technique Voile, Fred Duthill a bien joué le coup en contournant Belle-Ile derrière Adrien Hardy. Ce dernier a sans doute eu un souci pour laisser passer Fred Duthill et Marc Mallaret. Les derniers seront peut-être les premiers de cette 3e étape qui a du être éprouvante pour tous les skippers. Fred Duthill 7e au général sur son Figaro Technique Voile – Cabinet Bourhis Generali à 1h d’Armel Le Cleac’h pourrait réaliser le hold up de cette Solitaire à 20 milles de l’arrivée en comptant 4 milles d’avance alors que Sam Goodshild et Xavier Macaire semblent avoir perdu gros en allant près de la côte. Seul, Tom Laperche a joué la prudence en faisant route directe. Il devrait se rapprocher du podium. Yann Eliès qui ouvrait la route ce matin est désormais 7e et la victoire d’étape semblerait lui échapper.

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Normandy Channel Race. Match Race en class40

Les 26 duos de la Normandy Channel Race partis ce dimanche ont vécu une deuxième nuit sous grande tension. Pour certains, les certitudes de la veille le sont toujours au réveil, pour d’autres elles sont toutes autres. On peut ainsi résumer l’état de la flotte ce matin qui subit un regroupement et s’improvise un nouveau départ après avoir passé Land’s End et à l’entame de la remontée vers le phare de Tuskar Rock au près, subissant au passage un chamboulement dans le classement.

Si l’on devait sortir du lot un équipage pour symboliser les chamboulements de la nuit, il suffirait de regarder le classement hier soir et ce matin de Redman. Le duo Antoine Carpentier et Nicolas Groleau avait, jusqu’à la marque de parcours de Wolf Rock, signé un début course d’une impeccable propreté en ne lâchant plus la position de leader depuis le parcours côtier au large de Ouistreham. Dans ces conditions de vent faible, l’intensité du courant prime sur la force du vent, une situation que le tandem à bord du dernier né de la Class40 a eu à affronter quand ses concurrents directs, restés proches de la côte, n’ont pas subi.

Le timing du passage de Land’s End, défavorable pour les premiers, a permis aux poursuivants de combler leur retard à l’instar d’Everial, Virgin Media Business, Vogue avec un Crohn, Free Dom et Lamotte Module Création, qui se retrouvent en position de nouveaux chasseurs des deux leaders, Crédit Mutuel et Banque du Léman. Mais attention, les certitudes acquises peuvent ne plus l’être quelques heures plus tard. Personne n’est à l’abris d’un nouveau retournement de situation tant la flotte se regroupe dans un mouchoir de poche. Effectivement, encore hier la flotte se tenait en 60 milles, pour aujourd’hui accumuler seulement 30 milles entre le premier et le dernier dont 13 unités qui se tiennent en moins de 10 milles. Le jeu reste totalement ouvert sur cette remontée de la Mer Celtique.

À noter l’option tentée par deux équipages, Fondation Sextant / Amiral Gestion et Rockall 6, qui semblent avoir choisi une anticipation de la rotation du vent vers le Nord-Est en naviguant proche des côtes du Canal de Bristol.

Pour les heures de navigation à venir, les concurrents n’ont plus beaucoup à attendre avant de voir le vent reprendre en intensité. Les conditions de vent faible avec lesquelles les duos auront dû combiner jusqu’à présent se terminent pour laisser place à un flux de secteur nord de 6 à 8 nœuds forcissant au fil de la journée.

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Class40. Aurélien Ducroz le choix du Lift40 mais version 2

Aurélien Ducroz vise la Route du Rhum et se donne les moyens de ses ambitions avec son partenaire Crosscall. Il a choisi le cabinet d’architecture Lombard dont le Lift V1 a remporté la Route du Rhum en 2018 avec Yoann Richomme. Le cabinet travaille depuis 1 an à une V2. ” Cette version sera réellement différent des autres class40 : il sera le premier bateau de la catégorie à exploiter les limites de la nouvelle jauge 2020. En plus des gains de performance calculés, ce Lift V2 se distinguera en esthétique. On a l’habitude de dire que ce qui est beau va vite, et celui-ci aura un look diffèrent et assez furtif !’’ souligne ÉRIC LEVET, de Marc Lombard Yacht Design Group. Un design qui a été confié également au designer des produits Crosscall qui donne un bateau moderne et réussi. La partie haute de l’étrave est inversée, et elle est associée à un frégatage marqué à l’avant du bateau (pont plus étroit que la coque, dans la limite de la jauge).Celui-ci devrait être mis à l’eau en avril 2021 et construit à Caen.

” J’ai presque toujours navigué sur des Lombard et je suis convaincu de leurs performances. Nous sommes allez très loin dans les détails afin d’optimiser chaque partie au maximum. Cela donne un bateau extrêmement abouti aux lignes novatrices qui nous permettra clairement de challenger les derniers nés de la class40 !’’ souligne Aurélien

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Solitaire du Figaro. Armel Le Cleac’h : La nuit du chacal !

Les Figaros au passage de l'Occidentale de Sein lors de la 3e étape de La Solitaire du Figaro @ A Courcoux

Yann Eliès s’envolait hier soir après avoir passé la marque à la bouée Occidentale de Sein. Le pointage le mettait en tête au général de la Solitaire tandis qu’Armel Le Cleac’h accusait un retard de près de deux heures sur lui. Ce matin à 8h, si Yann Eliès tenait encore la tête du peloton, le chacal avait frappé et revenait à quelques milles avec une belle vitesse trouvée plus à l’ouest grâce à un petit investissement hier soir qui rapportait gros durant la nuit. A 50 milles de l’arrivée et une ETA vers 15h cet après-midi avec un vent bien établi entre 6 et 8 nds, Armel Le Cleac’h semble avoir sauvé son étape et ses chances de gagner cette Solitaire alors que Sam Goodshild et Xavier Macaire restent encore dans le match.

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Solitaire du Figaro. Yann Eliès en tête de la Solitaire au pointage de Sein

Yann Elies (Queguiner Materiaux-Leucemie Espoir) lors de la 3eme etape de la Solitaire du Figaro entre Dunkerque et Saint-Nazaire @ A. Courcoux

Après 3 jours de course déjà bien harassants, les skippers ont passé en fin de journée la marque à l’occidentale de Sein permettant de faire un premier pointage. Il leur reste encore 120 milles à parcourir.
Yann Eliès prendrait la tête au classement général devant Sam Goodshild et Tom Laperche. Xavier Macaire étant relégué à la 4e place. Armel Le Cleac’h bataille ferme pour revenir quitte à passer entre les cailloux. S’il dispose d’une avance de 49 minutes sur Yann Eliès, au passage de Sein, il devrait accuser plus d’une heure de retard. C’est dorénavant Yann Eliès qui se rapproche d’une 4e victoire “historique” sur cette Solitaire. En tête, avec l’expérience de 19 solitaires, il ne va rien lâcher avec la victoire si proche et peu d’options avant l’arrivée mais Sam Goodshild, Xavier Macaire et Tom Laperche restent en embuscade.

  1. Yann Eliès (Quéguiner Matérieux – Leucémie Espoir)
  2. Sam Goodchild (Leyton) à environ 6 minutes de Yann Eliès
  3. Tom Laperche (Bretagne CMB Espoir) à environ 11 minutes de Sam Goodchild
  4. Xavier Macaire (Groupe SNEF) à environ 5 minutes de Tom Laperche
  5. Pierre Quiroga (Skipper MACIF 2019) à 1 minute de Xavier Macaire

Jeu de l’élastique, air d’accordéon… quelque soit la formule, elle illustre bien la physionomie de cette troisième étape de La Solitaire du Figaro en son troisième jour de course. Au joli coup réalisé par des partisans d’une route sous Molène, Eric Péron (French Touch), Benoît Hochart (La Chaîne de l’Espoir) et Armel Le Cléac’h (Banque Populaire), grandement motivés par la crainte de la renverse du courant dans le Fromveur, et l’impérieuse nécessité de se démarquer du peloton leader, a succédé les caprices d’un vent à l’établissement perturbé par l’arrivée à la pointe de Bretagne d’une zone anticyclonique.

En sa partie Ouest, le vent de Nord, en prenant un peu d’Est a favorisé les leaders du matin, au sein desquels on retrouve les incisifs Yann Eliès (Groupe Quéguiner – Leucémie Espoir), Tom Laperche (Bretagne CMB Espoir), Xavier Macaire (Groupe SNEF) et Sam Goodchild (Leyton). Yann Eliès était en toute fin d’après-midi le premier à franchir la marque figurée par la bouée cardinale Occidentale de Sein, avec 6 minutes d’avance sur son concurrent Britannique, et à entamer les 123 derniers milles vers l’arrivée.

Péron – Le Cléac’h, les opportunistes
On retiendra de cette étape, entre moult péripéties, le remarquable coup plein d’opportunisme joué ce matin par deux retardataires, Eric Péron et Armel Le Cléac’h, qui décidaient, alors que le peloton leader se laissait glisser dans l’ouest sous Ouessant, de piquer plein sud entre les îles de Trielen et Quéménès, vers la marque de Sein. La crainte de la renverse du courant du Fromveur et le retard déploré à ce moment de la course auront certainement poussé les deux expérimentés navigateurs à tenter le diable. Ce coup magistral relance naturellement les spéculations de victoire finale pour le skipper de Banque Populaire. Et parmi les navigateurs inspirés par cette belle option, on retrouve un peu sans surprise des garçons comme Adrien Hardy (Ocean Attitude), mais aussi Nils Palmeri (TeamWork), en passe lui aussi d’asseoir son leadership au classement envié des bizuths. Benoît Hochart (La Chaîne de l’Espoir) qui a “pris la roue ” d’Armel dans le franchissement de ce col hors catégorie, pourrait lui aussi toucher à Saint-Nazaire les dividendes d’une belle inspiration. Le Fromveur et Ouessant désormais dans les tableaux arrière, ils ne sont pas moins de 20 solitaires à se tenir dans un petit écart de 5 à 6 milles, alors que plus de 130 milles les séparent encore de l’arrivée en Loire-Atlantique. Autant dire que la valse des leaders et les retournements de situation n’ont pas fini d’émailler cette étonnante troisième étape.

Calamités
Les Solitaires ont cumulé en 24 heures la totalité des calamités redoutées par tout navigateur en course, l’absence de vent, avec un anémomètre proche de zéro en fin de nuit, une brume épaisse, à ne plus voir le balcon avant des Figaro Bénéteau 3, la proximité invisible mais parfois sonore des adversaires, dont on ne sait ni le tempo, ni l’allure ou la direction, et ces algues ! Ah ces algues. Francis Le Goff, directeur de course, a arrêté de compter le nombre d’appels reçus des marins désireux d’obtenir l’autorisation de faire marche arrière pour se dégager, plus de 250 ce matin. « Question algues, on a ratissé grave ! » avoue Loïs Berrehar (Bretagne CMB Performance). J’ai évité de faire des marches arrière. Je les enlève à la corde à nœuds car j’ai casé ma canne à algues.” Même tonalité chez Tanguy Le Turquais (Groupe Quéguiner – Innoveo), passé in extremis avant la renverse du courant dans le Fromveur : « Je n’ai jamais vu autant d’algues. J’ai rétrogradé au classement à cause de cela. Le vent est rentré après le four. J’ai fait marche arrière sans moteur, à la voile et toutes les algues sont parties ! »

ETA entre 9 heures et 13 heures demain
Le passage à niveau figuré par la renverse du courant sous Ouessant ne sera en définitive retombé que devant deux concurrents attardés, Elodie Bonafous (Bretagne CMB Oceane) et Marc Mallaret (CER Occitane), deux bizuths relégués à plus de 15 milles. Dans ce registre des jeunes premiers, on note la belle application de Kevin Bloch (Team Vendée Formation) et surtout Robin Follin (Ville de Sainte-Maxime) seul coureur à être passé au nord d’Ouessant pour un intéressant décalage dans l’ouest au plus loin des centres dépressionnaires déventés. Alors qu’une zone anticyclonique s’installe sur l’Ouest Finistérien, un petit flux de secteur Nord appelé à prendre de l’Est se fait doucement sentir, laissant préjuger d’une descente en ligne directe pour toute la flotte le long des rivages de Bretagne-Sud. Un bord de vitesse pure mais au petit trot pour une arrivée envisagée mercredi matin selon les routages.

Eric Peron (French Touch)
« Revenir dans le match après 16 milles de retard, c’est cool, c’est parfait d’être dans le groupe de tête. J’ai été chanceux. Il faut être attentif au bulletin météo de ce soir, (les coureurs reçoivent par VHF deux bulletins météos de Météo Consult lu par le Directeur de course, un à 9 heures et l’autre à 21 heures ndlr) mais après ce devrait être tout droit. A chaque quart d’heure près, ton option se dessine pour toi. Cela ne me plaisait pas de suivre les autres. On prévoyait du Nord-Ouest, ce qui faisait un meilleur angle pour la descente mais en définitive, c’est le Nord-Est qui se met en place et c’est mieux pour le groupe de l’ouest. Cela aurait pu être plus payant pour moi. Benoît Hochart a emboité le pas derrière moi et Armel a vu que cela n’allait pas le faire et il s’est remis dans le coup comme moi. »

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Vendée Globe. Alexia Barrier avec TSE comme partenaire

Bonne nouvelle pour Alexia Barrier. L’Imoca 4myplanet devient ainsi TSE – 4myplanet. TSE, un des principaux acteurs indépendants français de l’énergie solaire en France, devient le partenaire majeur du projet de la navigatrice pour le Vendée Globe 2020-21 même s’il y a encore de la place pour d’autres partenaires.

Créée en 2013, TSE est un des principaux acteurs indépendants français de l’énergie solaire. Basée sur la technopole de Sophia-Antipolis, l’entreprise accompagne la transition énergétique en développant la production d’énergie solaire.

Partageant de nombreuses valeurs, TSE s’est rapprochée de la navigatrice Alexia Barrier, originaire elle aussi du Sud de la France, pour l’accompagner sur le prochain Vendée Globe, course mythique autour du monde en solitaire, sans escale ni assistance.

Alexia s’est engagée en 2018 dans le championnat Imoca Globe Series avec comme objectif la qualification au Vendée Globe 2020-21. Elle a ainsi participé à de nombreuses courses, notamment la Route du Rhum 2018 et La Transat Jacques Vabre 2019.

Le projet d’Alexia, porté par son association 4myplanet, a pour objectif de concilier course à la voile et engagement pour la planète. Ainsi, l’Imoca TSE-4my planet est équipé de moyens de mesure permettant de collecter des données scientifiques sur les eaux du globe. Alexia mène par ailleurs des missions pédagogiques durant lesquelles elle sensibilise les enfants à la protection de la Nature et des Océans via son programme éducatif «4myplanet Kids ».

L’esprit d’équipe est une autre valeur forte qui lie TSE et Alexia Barrier. Faire un Vendée Globe, course en solitaire, est avant tout le résultat d’un travail d’équipe. Le Team TSE-4my planet travaille actuellement à la réalisation du chantier dont la partie la plus importante est prévue en septembre à Port-la-Forêt avec un changement de quille, l’installation de nouvelles voiles, une optimisation de l’électronique… pour que la navigatrice puisse prendre le départ du Vendée Globe dans les meilleures conditions possibles le 8 novembre prochain.

Enfin, la détermination et l’audace d’Alexia, qui a mis tout en œuvre ces 3 dernières années pour être au départ du prochain Vendée Globe, font écho aux valeurs qui animent les collaborateurs de TSE au quotidien.

Mot de Mathieu Debonnet, président de TSE

« Nous soutenons régulièrement des jeunes sportifs dans l’univers de la voile, dont nous partageons les valeurs. Alexia est une femme exigeante et extrêmement talentueuse. Sa détermination et son engagement nous ont immédiatement séduit lorsque nous l’avons rencontré. C’est pourquoi nous avons souhaité l’accompagner dans ce projet ambitieux qu’est le Vendée Globe. Soutenir une femme, c’est aussi confirmer notre engagement vers plus de parité. Aujourd’hui, c’est l’ensemble des collaborateurs de TSE qui est derrière Alexia et son team. »

Mot d’Alexia Barrier

« Je suis particulièrement fière que TSE se joigne à nous pour ce challenge unique, le Vendée Globe 2020. Avec mon team, nous avons toujours imaginé notre partenaire titre, comme un équipier qui partagerait nos valeurs. Les énergies renouvelables et les énergies solaires sont absolument des modèles que nous aimons promouvoir. J’ai vraiment hâte de porter les couleurs de TSE autour du monde. Avoir une entreprise méditerranéenne à nos côtés, je ne pouvais rêver mieux », explique Alexia Barrier, skipper de TSE – 4myplanet.

Avis aux intéressés, il est encore possible de soutenir le projet d’Alexia Barrier pour le Vendée Globe 2020-2021 aux côtés de TSE.

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Marseille Horizon 2024 : annulation à 72h du départ

Marseille Horizon ©yohanbrandt

Quel dommage et quelle déception pour les organisateurs comme les participants. A la suite des dispositifs mis en place lundi 14 septembre en fin de journée par le Préfet des Bouches-du-Rhône dans un contexte de circulation de l’épidémie de Covid-19 particulièrement active, les deux grands clubs marseillais, conscients de leur responsabilité d’organisateurs, ont pris la difficile décision d’annuler Marseille Horizon 2024 à 72 heures du coup d’envoi de l’événement qui devait se dérouler du vendredi 18 au dimanche 20 septembre 2020.

Les chefs de file des deux principales Délégations de Service Public du Vieux Port – le Cercle Nautique et Touristique du Lacydon et la Société Nautique de Marseille s’étaient unis pour proposer aux régatiers un rendez-vous commun novateur, inscrit au calendrier de la Fédération Française de Voile.

Après l’annulation de la Massilia et de la Snim au printemps dernier – qui reviendront en 2021 – Marseille Horizon 2024 était le meilleur programme possible et un exemple unique de sortie de crise par la coopération des forces vives de la voile à Marseille.

Placé sous le parrainage de Lili Sebesi, membre de l’équipe de France de voile, et François Jambou, vainqueur de la Mini Transat 2019, l’évènement, qui affichait plus de 120 concurrents, était ouvert aux solos, duos et équipages, et devait comporter une grande course, des côtiers et des parcours construits sur le futur plan d’eau des Jeux Olympiques.

Forts de l’expérience commune menée cet été, les organisateurs formulent le souhait de proposer de nouveau une grande régate sous la houlette des deux clubs.

Reports en 2021
* La 39ème édition de la Massilia Cup, ouverte aux IRC, OSIRIS et Sportboats, organisée par le Cntl, initialement prévue du 27 au 29 mars 2020, est reportée du 19 au 21 mars 2021.
* La 55ème Semaine Nautique Internationale de la Méditerranée, ouverte aux IRC et Monotypes, organisée par la Société Nautique de Marseille, initialement prévue du 10 au 13 avril 2020, est reportée du 2 au 5 avril 2021.

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Solitaire du Figaro. Regroupement en vue, rien n’est joué, un suspens au ralenti

Skipper Macif @ A. Courcoux

Quel suspens sur cette 3e étape. Un suspens au ralenti qui ne dépasse guère les 4 nds et qui a permis à Eric Péron et Armel Le Cleac’h de revenir dans le match cet après-midi alors que leurs positions en queue de peloton ce matin ne présageait rien de bon. Sam Goodshild, Xavier Macaire et Yann Eliès s’en voudront peut-être d’avoir laissé la porte ouverte à l’est après s’être enfermé dans une option ouest qui les a littéralement arrêtés sur place comme l’ensemble de la flotte. Mais avaient-ils le choix ?
Le vent dicte son scénario et à 130 mn de l’arrivée à St Nazaire impossible de dire qui aura pris l’avantage. Pour l’instant, le grand gagnant reste Armel Le Cleac’h qui conserve encore son maillot jaune et cela risque de partir par devant à l’approche de Groix. Mais avant cela, il va falloir que le vent revienne en fin de journée.

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