Que d’émotions avant de partir pour les 33 skippers.
Vendée Globe. Les réactions des skippers avant de partir
Vendée Globe. Départ des pontons

Les 33 skippers ont largué les amarres ce dimanche matin pour rejoindre la zone de départ. L’émotion était palpable malgré cette ambiance particulière liée à la crise sanitaire.
















Bonnes conditions pour le départ, un premier front dès la première nuit
Le départ devrait être aussi rapide que spectaculaire, avec une quinzaine de nœuds de vent de sud-est qui propulsera rapidement les 33 IMOCA vers une bouée de dégagement située à 7 milles de la ligne. Sous le soleil, cap à l’ouest, ce bord de largue devrait être avalé en une petite trentaine de minutes. La stratégie des premières heures consistera à aller chercher un front au large des côtes françaises, dans un vent refusant et forcissant jusqu’à 25/30 nœuds avant la bascule du flux au nord-ouest, dans la deuxième partie de nuit de dimanche à lundi. Des changements d’allure, de régime et de voiles seront donc au menu de la première nuit de ce 9e Vendée Globe ! Les marins n’auront pas beaucoup de temps de se reposer. La suite s’annonce très complexe. Une dorsale succèdera à ce premier front avant l’arrivée d’un second front (à la latitude du cap Finisterre) plus costaud que le premier : de la mer croisée (4 mètres de creux) et du vent fort, jusqu’à 40 nœuds au passage du front.
Procédure de départ : tout ce qu’il faut savoir Longue de 1,3 mille (soit 2,3 km), la ligne de départ, matérialisée par le patrouilleur des douanes Iris (46 m de long) et une bouée cylindrique de 3,50 m de haut, sera franchie à 13h02 par les 33 concurrents. La procédure de départ démarre 8 mn avant le coup de canon avec le signal d’avertissement. A H-4 mn, au signal préparatoire, le skipper doit être seul à bord, suit la minute et le top départ. Si un IMOCA coupe la ligne trop tôt, c’est-à-dire avant 13h02, il encourt une pénalité de 5 heures qu’il devra effectuer en course dans sa descente de l’Atlantique nord. Un concurrent qui ne franchit pas la ligne 60 mn après le signal sera considéré comme « non partant ». Il devra attendre l’heure indiquée par le comité de course pour repartir. Seule ‘dérogation’ à la notion de « sans escale », l’autorisation qui est donnée aux concurrents de revenir aux Sables d’Olonne en cas d’avarie ou de problème physique. Un skipper peut donc revenir au port de départ et pourra repartir dans un délai fixé à 10 jours, soit le 18 novembre 2020 à 13h02. A cette date et à cette heure, la ligne sera définitivement fermée.
Vendée Globe. Alan Roura, le benjamin de la course pour la deuxième fois

Le jeune Suisse de 27 ans Alan Roura, skipper de La Fabrique, s’est de nouveau laissé gagner par l’émotion ce dimanche matin, en quittant sa fille de tout juste 4 mois, d’abord, en partant de son appartement sablais. En saluant ensuite les médias, partenaires et officiels au cours de sa descente sur les pontons. Puis en larguant les amarres, laissant une partie de son équipe ainsi que son épouse sur les semi-rigides escortant son navire, limitation du nombre de personnes autorisées à bord de l’IMOCA oblige. Et enfin, en traversant un chenal désert, hanté par quelques âmes chanceuses d’habiter alentours. « C’est bizarre… confiait Alan une fois sur le plan d’eau. Mais ça a le mérite de nous habituer dès maintenant aux trois mois de solitude qui nous attendent ! » Entre larmes et grands sourires qui lui sont si caractéristiques, le Genevois a finalement tenu à saluer la foule restreinte d’un chaleureux clin d’oeil. Lui qui déclarait récemment ne pas avoir prévu de « tenue » particulière a malgré tout sortie une casquette de marin, similaire à celle de 2016, vissée sur la tête pour les derniers mètres du chenal. Son costume de skipper désormais enfilé, place à la course et direction la ligne de départ…
Vendée Globe. C’est historique, 33 skippers élus pour le départ !

Les 33 skippers auront déjà réalisé 80% de leurs Vendée Globe en ayant réussi à s’aligner au départ ce dimanche 8 novembre à 13h02. Après avoir passé les tests PCR, ils sont tous autorisés à partir des Sables d’Olonne et vont pouvoir profiter d’une météo qui s’annonce parfaite pour se mettre en condition.
A part les banderoles et les personnes qui seront sur leur balcon, le chenal des Sables sera vide de public. Les IMOCA passeront à 4 noeuds escorté de 2 semi-rigides de son équipe et de semi-rigide de l’organisation et des médias avant d’attendre la procédure de départ. Celle-ci a été rappelé aux skippers ce samedi avec u rappel pour ceux qui voudraient franchir la ligne de départ avant le coup de canon, une pénalité de 5 h sera donnée.
Le spectacle s’annonce grandiose. On y verra pour la première fois les 8 nouveaux IMOCA construits pour cette édition naviguer enfin ensemble. Avec un départ au reaching cela s’annonce superbe.

Village Vendée Globe : totalement différent !
Depuis l’ouverture du village le 16 octobre et sa fermeture 10 jours plus tard pour cause de confinement, les choses ont bien changées : en cette veille de départ, les pontons sont vides à l’exception de quelques préparateurs, média et officiels. Quelques marins – Francois Gabart, Yann Elies, sont de passage, quelques mouettes prennent leur déjeuner de moules là ou d’ordinaire pas un cm2 de ponton est libre.
Les préparatifs de la zone mixte qui permettront des échanges ultra encadrés et sanitairement sécurisés avec les skippers marquaient une activité minimale. Demain seul le skipper, sa famille et ses équipiers qui embarquent pour hisser les voiles avant de quitter le bateau pourront accéder aux pontons de départ. Les échanges entre organisateurs et engagés en partance avec remise d’une bouteille de champagne jute avant de larguer les amarres appartiennent au temps d’avant. Occitane en Provence sera le premier à s’élancer vers le large dimanche 8 Novembre dans ce contexte si particulier.

Village Vendée Globe 2020 – Photo C. Nivelet 
Village Vendée Globe 2020 – Photo C. Nivelet 
Village Vendée Globe 2020 – Photo C. Nivelet 
Village Vendée Globe 2020 – Photo C. Nivelet 
Village Vendée Globe 2020 – Photo C. Nivelet 
Village Vendée Globe 2020 – Photo C. Nivelet 
Village Vendée Globe 2020 – Photo C. Nivelet 
Village Vendée Globe 2020 – Photo C. Nivelet 
Village Vendée Globe 2020 – Photo C. Nivelet
Heureusement la course redeviendra normale au moment du gong , à savoir dimanche 13h02, heure officielle de départ : les marins seront totalement seuls, sans assistance et en partance pour un tour du monde sans escale et sans Coronavirus.
C. Nivelet
Vendée Globe. Tests négatifs pour les skippers
Plus de 330 tests PCR ont été effectués auprès des skippers, équipes organisations. Aucun ne s’est révélé positif, notamment pour le premier test sur les skippers. Le résultat du deuxième test devrait être connu dans la journée et sur les premiers résultats cela semblerait bon. Une situation pas facile à vivre pour les skippers qui seront certainement content de retrouver leur bateaux demain.
La remontée du chenal se fera sans public mais il y aura certainement de nombreuses banderoles sur les immeubles jouxtant le chenal. Le départ est prévue ce dimanche 8 novembre à 13h02.





Les skippers Sam Davies et Romain Attanasio sont photographiés dans leur maison de confinement lors de la semaine prestart du Vendee Globe aux Sables d’Olonne, le 5 Novembre 2020. (Photo by Vincent Curutchet/Alea)
Vendée Globe. Embarquez avec Thomas Ruyant, le teaser qui décoiffe
Thomas Ruyant a déjà gouté au Vendée Globe. Il revient cette fois-ci avec un projet bien mené. Il laisse monter en lui la pression du départ, cette tension qu’il accepte comme carburant à son fonctionnement d’athlète de haut niveau.
Thomas Ruyant a rejoint Les Sables d’Olonne après un confinement vécu dans le cocon familial, entouré de sa femme et de « ses p’tits loups », Basile (6 ans) et Zélie (2 ans). « Basile a compris. Il sent que quelque chose se trame » précise Thomas. « Il sera à bord avec ma femme Anne-Laure pour cette drôle de descente du chenal des Sables déserté. » Au mieux de sa condition physique, ayant poursuivi par visio-conférence avec son coach Stéphane Elliot son programme d’entrainement, le skipper de LinkedOut, à défaut de surf, s’est immergé progressivement dans l’évolution des systèmes météos en Atlantique. « Cela me permet d’entrer déjà dans le match, en suivant le développement quotidien des systèmes en Atlantique Nord. On anticipe ainsi les scenarii, on visualise ce qui nous attend, et comment il faudra réagir, à quel moment changer d’amure et de voiles. On imagine la concurrence, et comment il faudra s’adapter, anticiper… La physionomie du départ dimanche nous apparaitra ainsi sans surprise, et les trajectoires seront déjà clairement tracées dans nos esprits. » Totalement recentré sur lui-même, l’ancien hockeyeur sur glace appelle le jeu, la bagarre, le combat. « Un départ à 33 Imocas, c’est du jamais vu. Je ne prendrai aucun risque question timing sur la ligne, mais je compte bien profiter à fond de ce moment unique dans la course où tous les concurrents seront à vue, au contact. Un bon départ, c’est toujours bon pour le moral.»
Conformément aux directives de l’organisation du Vendée Globe, Thomas se rendra ainsi en petit comité depuis les pontons Sablais jusqu’à la ligne de départ dimanche matin. A bord de LinkedOut, les fidèles, Laurent Bourguès, boat Captain, Lucas Montagne, responsable électronique et Simon Vasseur, tous prêts à bondir et à quitter le bord avant les 4 dernières minutes du compte à rebours de 13 heures 02. Sur les deux semi-rigides autorisés, la famille, les mediamen, les partenaires, et Alexandre Fayeulle, l’homme clé de toute cette aventure.
« Ces jours qui précèdent le départ, c’est un sentiment d’aboutissement qui prédomine ! » raconte le Président d’Advens, « L’aboutissement de 3 ans de travail pour que Thomas se présente dans les meilleures conditions possibles au départ de ce Vendée Globe. C’est une sacrée performance entrepreneuriale et technologique qui a été réalisée, au service d’un immense défi humain, sportif et sociétal. Nous en sommes tous conscients, et nous mesurons le chemin parcouru sur tous ces terrains. J’en suis très heureux pour Thomas et toute l’équipe de TR Racing, qui ont fourni un travail absolument remarquable, pour LinkedOut, Advens, et tous les partenaires de la course au changement et de TR Racing. Thomas est le personnage central de toute cette histoire, il a su réunir autour de lui une sacrée équipe et fédérer beaucoup de personnes qui ont eu envie de l’aider, et ça c’est très fort ! Je lui tire mon chapeau, ainsi qu’à toute l’équipe et en profite pour remercier toutes celles et ceux qui ont contribué. Je serai certainement très ému dimanche au coup de canon, forcément. Nous allons refermer un 1er tome, et un nouveau va s’ouvrir, avec ce départ. Après l’avoir accompagné ces 3 dernières années avec beaucoup d’énergie et de passion, nous allons laisser Thomas seul, face au destin. Nous serons des spectateurs passionnés, heureux et fiers de l’avoir aidé à aller au-delà de ses rêves nés de l’abandon il y a quatre ans en Nouvelle Zélande. Je souhaite qu’il puisse vivre pleinement cette course, et la terminer sans aucun regret! J’espère le meilleur, tout en sachant et en acceptant que tout peut arriver … Au destin, maintenant, de faire sa part ! »
Thomas Ruyant, un marin en Nord
Thomas Ruyant avance à pas comptés et mesurés dans une carrière de navigateur pourtant souvent faite de creux et de bosses. A l’enthousiasme et à l’inépuisable débauche d’énergie de ses premières navigations, l’entrepreneur – skipper de 39 ans a allié la réflexion, l’astuce et le discernement, pour construire en une démarche toute personnelle un projet en capacité de jouer la victoire dans la plus belle, la plus majuscule des courses à la voile, le Vendée Globe. Souvenons-nous ; le 21 décembre 2016, il mettait un terme, contraint et forcé, à sa première expérience sur ce tour du monde en solitaire, sans escale ni assistance, amarrant en Nouvelle Zélande son « Souffle du Nord » démantibulé, fracassé par un OFNI, mais héroïquement sauvé et ramené à bon port.
Une victoire plus tard, dans la transat en double AG2R La Mondiale aux côtés d’Adrien Hardy, Thomas posait avec un bel entêtement les jalons du seul projet tangible à ses yeux, celui de la construction d’une machine capable de l’aider à revenir sur cette épreuve majuscule avec des prétentions crédibles à la victoire. Un pari culotté car « je n’ai pas de plan B » affirmait-t’il alors. Point d’échappatoire, mais une vraie recette, celle de la fidélité en amitié. Il s’attache, à chaque poste clé de son ambition, les services des hommes en adéquation avec ses idées, son histoire et sa personnalité. Alexandre Fayeulle, Marcus Hutchinson, Laurent Bourguès, François Pernelle, Lucas Montagne… Ruyant fait du Ruyant, sans modèle ni mentor, assumant et construisant avec conviction un projet à son image, ambitieux, volontaire, innovant.
De ses victoires (vainqueur de la Mini Transat, de la Route du Rhum en Class 40 notamment), nombreuses, de ses échecs, plus rares, il s’est forgé une méthode, basée sur l’exigence du résultat, fruit d’un pragmatisme bien Nordique qui ne laisse aucune place à l’esbroufe. Ruyant ne joue pas, Ruyant ne transige pas. Son rêve de Vendée Globe, c’est en survivant au Pacifique, à bord de son Imoca disloqué qu’il l’a imaginé voici quatre années déjà. Place à l’excellence, à la rigueur. L’ère nouvelle des bateaux « qui volent » ne laisse aucune place aux compromis et aux “à peu près”. Cela tombe bien ! Thomas n’envisage plus son métier de marin qu’en terme de perfection. Oui il a grandi Thomas. Son rêve aussi, qui arrive à présent à maturité avec le soutien indéfectible d’Advens et l’ambition de changer les comportements en matière d’inclusion avec LinkedOut, prêt pour la grande aventure, pour que se délite définitivement l’aigreur de 2016.
Vendée Globe. Isabelle Joschke : “Entre l’envie et le stress ! “

Isabelle Joschke skippeuse de l’IMOCA MACSF est partagée comme les autres skippers entre l’envie d’être déjà au moment du départ et la peur de se lancer enfin sur ce grand tour du monde. Un moment riche aussi en émotion où la navigatrice franco-allemande oscille entre le mode aventure et celui de compétitrice qui a doté de foils son bateau pour le rendre plus performant.
« Je commence à avoir hâte d’y être. Il y a à la fois de l’envie, une grande sérénité et aussi des coups de stress qui viennent, qui de temps en temps m’envahissent et puis repartent. C’est un joyeux mélange. Avec mon équipe, on est vraiment dans les petits détails et les derniers réglages au niveau de la préparation. Je me plonge de plus en plus dans la navigation, je consulte mes cartes informatiques et mes logiciels, je surveille mes fichiers météo. Aujourd’hui, je me sens prête. »
Les dernières heures qui séparent les concurrents du jour J sont cruciales. Pour Isabelle Joschke, l’heure est à la recherche de calme et de sérénité pour être capable de donner le meilleur d’elle-même en course et relever le défi hors norme qui l’attend. Un exercice plus compliqué qu’il n’y paraît.
« J’ai besoin de tranquillité pour partir sereinement. Désormais j’essaie de faire le vide, de ne pas laisser entrer ce qui n’est pas utile pour mon Vendée Globe. Ce n’est pas simple quand on est sollicité de toutes parts, et ce jusqu’au tout dernier moment, mais je dois me résoudre à poser des limites afin de me préserver. La course reste ma priorité, j’ai besoin de me protéger avant le grand départ. »
Dimanche, pour la première fois dans l’histoire du Vendée Globe, le public manquera à l’appel. En raison du huis-clos imposé par les nouvelles restrictions sanitaires, les passionnés de voile et les badauds ne pourront pas se masser dans le chenal et sur la jetée des Sables d’Olonne pour encourager les aventuriers. Forcément l’ambiance et l’émotion vont s’en ressentir.
« La sortie du chenal, c’est une grosse émotion. Sans la foule, ce sera particulier. La présence du public permet de mesurer la portée de ce que l’on va faire mais c’est aussi une charge émotionnelle en plus. Il y a des gens qui sont là pour vous soutenir. Cela ajoute de la pression car on a envie de se sentir à la hauteur de leur soutien et de l’événement. Prendre un départ de course dans le calme, c’est ce que l’on peut me souhaiter de mieux. »
Une entame de course en douceur
Lors de la Vendée Arctique Les Sables d’Olonne, course de qualification au tour du monde, la skipper de l’IMOCA MACSF avait impressionné les observateurs, cependant elle n’envisage pas de rééditer son départ canon sur le Vendée Globe. Les enjeux et le format de la course sont trop différents.
« Le mot d’ordre c’est de ne pas partir à fond, comme une balle. Je veux entrer dans mon tour du monde en douceur. Prendre le temps de me sentir bien. Il n’y aura pas de précipitation de ma part. Je souhaite trouver mon rythme et surtout je n’essaierai pas de m’étalonner par rapport aux autres bateaux. Je ne pars pas pour impressionner. Je chercherai à faire ma course simplement. »
Des prévisions météo a priori favorables
A quel scénario doit-on s’attendre dimanche pour le départ et les jours suivants ? A quatre jours du jour J, il faut être prudent car les prévisions vont encore s’affiner mais la dynamique qui se dessine est plutôt positive pour la flotte.
« Il faut rester prudent avec les prévisions météorologiques à plusieurs jours. Les conditions peuvent évoluer rapidement. On partirait probablement avec du vent de secteur sud sud-est dans une mer qui sera maniable. C’est plutôt chouette car cela nous donne la possibilité de rentrer dans la course sereinement. C’est vraiment une bonne chose. Ensuite, on pourrait avoir une dépression à traverser. Ce passage risque d’être sport. Ce qui se passera après, c’est hasardeux à prédire, nul ne le sait. »
Des ambitions mesurées et plus si affinités
Brillante à l’occasion de la Vendée Arctique Les Sables d’Olonne et dans le coup sur le Défi Azimut, Isabelle Joschke ne part pas à l’assaut du Vendée Globe en roulant des mécaniques. Consciente de ses qualités et de ses limites, comme du potentiel de son bateau, elle entend construire sa course, se donner les moyens de boucler son tour du monde avant de viser plus haut.
« C’est une régate, il y aura forcément de la compétition. Mais je souhaite me laisser le temps de rentrer dedans. Je sais que le Vendée Globe n’est pas une épreuve comme les autres. Il y a des compétitions qui se jouent quasiment sur le départ. Ici mon objectif sportif principal est de terminer, être dans le bon wagon des 50% qui vont rallier l’arrivée. Après si tout se passe bien, je serais heureuse de pouvoir finir dans les 10 premiers du classement. »
Vendée Globe. Alex Thomson : ” La voile a tellement à offrir !”
Alex Thomson est sans aucun doute le marin préféré des français et certains aimeraient bien le voir gagner. A 46 ans, il participera à son cinquième Vendée Globe après avoir terminé troisième en 2012-13 et deuxième en 2016-17..
“Le départ de la course sera très différent cette fois-ci et je suis triste de ne pas pouvoir rencontrer tous les fans, ni saluer les spectateurs le long du chenal”, a déclaré Alex “Ce moment est vraiment spécial, l’atmosphère est incroyable. Cela dit, cette course a été aussi pensée pour être suivie numériquement, je pense donc que c’est une véritable opportunité pour nous de faire participer les gens du monde entier via Internet. Ce sport a tellement à offrir et c’est notre travail de raconter cette histoire“.
Avec son partenaire technologique, Nokia Bell Labs, l’équipe a installé un ensemble de neuf caméras sur le bateau de course HUGO BOSS, ce qui permettra à Alex d’enregistrer et de diffuser du contenu pour les fans, n’importe où sur l’océan. Pour la toute première fois, les fans pourront également consulter des données 24 heures sur 24, y compris des informations sur ses habitudes de sommeil, ses niveaux d’activité, les calories brûlées et son rythme cardiaque.
“La situation actuelle nous a encore plus incité à utiliser la technologie pour encourager les gens à suivre la course en ligne”, a-t-il poursuivi. “Nous allons faire de notre mieux pour que le public ait l’impression d’être à bord de HUGO BOSS avec moi. J’ai hâte de partager ces moments avec tout le monde !”
Alex Thomson a conquis le cœur des personnes du monde entier lors de l’édition 2016-17 du Vendée Globe quand, après avoir brisé le foil de son bateau, au bout de 11 jours de course, il n’a rien lâché pour remporter la course et a perdu devant le vainqueur – Armel Le Cléac’h – de seulement 24 heures, après 74 jours, 19 heures et 35 minutes de mer. Cette fois-ci, le Britannique pense que de nouveaux records seront établis :
“Ces bateaux sont incroyablement rapides et incroyablement physiques, donc je pense que nous pourrions certainement voir un temps de victoire bien inférieur à 70 jours. Mais je ne vais pas partir à la chasse aux records. Peu importe le temps qu’il nous faudra, ce qui compte c’est que nous finissions la course et je pense que si nous y parvenons, nous avons de très bonnes chances d’être en tête”.
Depuis 17 ans, l’équipe britannique – avec son partenaire en titre, HUGO BOSS, vise la victoire du Vendée Globe. “Troisième, deuxième – il n’y a vraiment qu’un seul endroit où aller ! Alors oui, bien sûr, nous voulons le gagner. Cette course m’anime depuis vingt ans, il est donc difficile de mettre des mots sur ce que signifierait une victoire. Mais je ne me permettrai pas de penser à cela tout de suite…”
Vendée Globe. L’appel du large de Fabrice Amedeo
L’appel du large I Teaser
À 2 jours du départ du Vendée Globe, découvrez le teaser de “L’appel du large”, un film dans lequel Fabrice Amedeo a voulu expliquer son amour pour l’océan, pourquoi il part, et pourquoi il ne cessera de repartir…
A cinq ans, Fabrice Amedeo dessinait le bateau de ses rêves avec lequel il partirait faire le tour du monde quand il serait grand. Au-delà de l’imagination de l’enfant, il y a le bonheur d’être sur l’eau et l’envie de partir loin, de découvrir ce qui se cache derrière la ligne d’horizon. À l’aube du départ de son deuxième Vendée Globe, le navigateur revient sur les moments charnières de sa vie, ceux qui l’ont conduit à réaliser ses rêves de grand large et d’aventure. Des témoignages poignants, des images pleines d’émotions… rendez-vous samedi 7 novembre à 19h30 sur la chaine Youtube de Fabrice pour la sortie de « L’appel du Large », un film de Quentin Chaumy.
VENDÉE GLOBE. Manuel Cousin : programme météo-abdo-dodo !
Manuel Cousin le skipper du Groupe Sétin se prépare comme tous les autres pour le grand départ dimanche. Il nous livre ses dernières impressions.
«Comment vas-tu aborder les conditions météo du départ sur Groupe Sétin ?
« Avant tout, j’ai hâte de partir. Les conditions météo nous sont plutôt favorables. Nous allons avoir un beau départ dans un vent de 10 à 15 nœuds de secteur sud a priori. Même si je suis d’un naturel concentré et prudent, j’ai à cœur de me mettre dans la course dès le coup de canon, ne serait-ce que pour avoir de belles images. C’est toujours plaisant d’être bien placé ! »
As-tu pensé à ton premier repas ?
« Je sais que le premier jour, on a rarement du temps pour soi. Je vais privilégier des aliments énergétiques et faciles à manger, des œufs durs, des fruits secs, du chocolat. Et peut-être un repas chaud en fin de journée. »
Qu’est-ce que tu ressens si près du départ pour ton premier Vendée Globe ?
« Un peu de pression bien sûr, mais pas tant que ça finalement. On se prépare depuis tant d’années que le mental est au rendez-vous. Je continue ce que je fais depuis le début de la semaine, à savoir météo-abdo-dodo » commente le skipper avec une pointe d’humour. Manuel Cousin aborde ces dernières heures de pré-départ de son premier Vendée Globe avec une relative sérénité, et une immense envie de partager.









