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Fastnet. Belle victoire d’Antoine Magré (Palanad 3) en Class40

Palanad 3,FRA 160. Antoine Magré (en rouge), à bord de Palanad 3 a gagné d'une courte avance en Class40 (@ Paul Weyth)

La compétition entre les 35 Class40 aura été une nouvelle fois intense avec plusieurs changements de leaders au cours de la course remportée au final par Palanad 3, du Français Antoine Magré, devant Lamotte – Module Création de Luke Berry et l’Italien Andrea Fornaro sur un bateau plus âgé.

Le Max 40 Project Rescue Ocean d’Axel Trehin était le leader de la Class40 au début de la course, après avoir plongé le plus au sud en direction du DST (Dispositif de Séparation du Trafic) du Casquet la première nuit et avoir pris une avance minime mais significative en jouant sur les changements et la marée entre Start Point et le Lizard. Cependant, après de début superbe, Project Rescue Ocean a démâté au large de la Cornouaille.

Au Fastnet Rock, Lamotte – Module Création a pris 20 minutes d’avance, mais les écoutes se sont déchirées sur le chemin du retour vers le rocher Bishop, et les nouveaux voiliers plus puissants ont pris le dessus. En route vers Bishop, Berry a été dépassé par le Mach 40.4 Palanad 3 du Français Antoine Magré, basé à Londres.

A partir de là, Palanad 3 s’est maintenu en tête malgré une compression au sud d’Aurigny qui aurait pu voir n’importe lequel des trois premiers Class40 prendre de l’avance, puis le vent s’est encore arrêté aux premières heures au nord de la péninsule du Cotentin. « Le plus dur a été l’approche d’Aurigny », raconte Magre. « Il y avait cinq nœuds de marée, et comme nous étions plus tôt que prévu, cette marée était encore négative pendant quelques heures. Nous pouvions voir Luke [Berry] revenir – il n’était qu’à 200 mètres et nous nous attendions à un finish serré. »

Sur le chemin du retour, ils ont bénéficié de la marée au sud d’Aurigny : « Nous l’avons bien joué car les autres bateaux tournaient en rond », raconte Will Harris, le navigateur britannique de Palanad 3. « Mais ensuite, nous n’en avions plus et nous avons vu toute la flotte nous rattraper. Puis nous avons eu de la chance, nous avons pris le vent en premier et c’était tout – nous devions juste nous accrocher. »

Le champion en titre de la Rolex Fastnet Race Class40, Luke Berry, a continué à souffrir en se faisant coiffer au poteau par le Banque Du Leman de Valentin Gautier et Simon Koster.
« Au sud d’Aurigny, n’importe qui aurait pu gagner », a expliqué Koster. « Pour les deux premiers bateaux, il n’y avait pas de vent. Avec le scow, le vent léger est un défi, mais nous avons de grandes voiles pour cela, comme un Code Zéro en tête de mât pour le faire avancer. Mais le gain est tellement important sur les bords de reaching – on est alors plus rapide de quelques nœuds que les bateaux pointus ».

Berry s’est résigné à son sort à bord de son Mach 40.3 conçu par Sam Manuard, tout en reconnaissant qu’il devrait recevoir un nouveau bateau l’année prochaine qui le rendra compétitif face aux 40.4. « Le nôtre est très bon au portant mais dès que c’est un peu serré, ils sont très rapides. Nous avons quand même terminé avec deux Mach 40.4 devant et deux derrière. »

Le Commodore du RORC, beau vainqueur en IRC1

La Rolex Fastnet Race est organisée depuis son origine par le Royal Ocean Racing Club, une vénérable institution britannique présidée par James Neville, le Commodore. Neville est aussi un régatier averti engagé sur le Fastnet et il est arrivé hier soir premier de sa classe IRC 1 à bord d’INO XXX. Le Commodore est également deuxième du classement Overall provisoire, une sacrée performance. INO XXX a franchi la ligne d’arrivée à 23 h34 la nuit dernière avec un temps de course de 3 jours 10 heures 39 minutes et 58 secondes. La Rolex Fastnet Race d’INO XXX a été un bel exemple d’un travail de longue haleine, consistant à prendre de l’avance puis à la consolider à chaque occasion. « Nous sommes très heureux d’avoir tenu bon et d’être restés en tête de notre classe jusqu’au rocher », raconte Neville.

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Fastnet. Les arrivées s’enchaînent, Sunrise s’impose

Sunrise,GBR 888X,Finishing the Rolex Fastnet Race 2021. Photo : Paul Wyeth/pwpictures.com

Après les arrivées groupées des Class40 mercredi, c’est une nouvelle armada qui est attendue dès 23 heures ce jeudi dans un flot continu jusqu’à samedi avec les derniers Class40 qui arrivent et les premiers IRC3.

Dans le port normand, les yeux sont rivés sur la paire Loison – Pirouelle engagé dans un duel avec les Anglais Henry Bomby et Shirley Robertson. Jusqu’au Fastnet, les Français ont réussi un sans-faute mais les Britanniques ont réussi à prendre l’avantage grâce à un positionnement nord au large des Scillys. Bomby et Robertson sont deux marins de haut niveau. Henry Bomby a réalisé plusieurs Solitaire du Figaro alors que Shirley Robertson est double championne olympique.

L’IRC 2 et plus si affinités pour Sunrise

Le jour était levé depuis quelques heures ce matin quand le bien nommé Sunrise a franchi la ligne d’arrivée, s’imposant en IRC 2. Après un départ catastrophique en Manche où il n’a jamais semblé être en phase avec la marée, Sunrise a réalisé le break au passage de Land’s End, en choisissant de passer à l’Est du DST alors que la majeure partie de la flotte privilégiait l’autre versant.
Le skipper, Tom Knee, reconnaît avoir été malade pendant les premières heures de course, ce qui ne l’a pas empêché de l’emporter avec une large avance. « Ça a été une course très dure ! Dure parce que les conditions étaient difficiles et j’ai eu le mal de mer mais l’équipage a été incroyable et s’est mis au travail rapidement après le départ » a souligné le marin. Cette performance lui permet de s’offrir la classe IRC 2 et peut-être même le si convoité classement général. Verdict demain quand le gros de la flotte sera arrivé a bon port.

Les grands bateaux dans le Bassin du Commerce

Les arrivées s’enchaînent à Cherbourg-en-Cotentin et le port se remplit. Ce matin, plusieurs bateaux d’exception ont rejoint le Bassin du Commerce, en plein centre ville. Les promeneurs peuvent ainsi admirer quatre géants. Ces unités surpuissantes de 19 et 21 mètres ont été conçues pour le tour du monde en équipage avec escales (Volvo Ocean Race).

Animations : La patrouille de France attendue demain à Collignon

Les alphajets de la patrouille de France seront en démonstration demain à partir de 17h00 au dessus de la plage de Collignon, pour saluer les concurrents de la Rolex Fastnet Race. Les visiteurs du village de la course pourront aussi profiter des multiples animations proposées. Les petits pourront assister à un spectacle de contes ou participer à une animation maquillage. A partir de 20h00, un spectacle de cirque est proposé et le concert de musique irlandaise débute à 22h00.

Une nouvelle jeunesse pour Stormvogel

C’est un géant de l’histoire de la course au large qui a franchi la ligne d’arrivée de la Rolex Fastnet Race ce matin. Skippé par Henry Graeme, Stormvogel (oiseau de tempêtes) célèbre cette année les 60 ans de sa première victoire sur le Fastnet. A l’époque, ce monocoque de 73 pieds était skippé par Sir Francis Chichester, une autre légende de la course au large. Stormvogel est aussi bien connu des cinéphiles puisqu’il c’est à son bord que se joue l’intrigue haletante de Calme Blanc, sorti sur les écrans à la fin des année 90. Nicolas Kidman et Sam Neill y jouent un couple de marins qui sauvent un naufragé. Ce qu’ils ne savent pas, c’est que leur nouveau passager est un dangereux psychopathe…

Ce matin, aucun “crime” n’a été commis à bord. Au contraire, Stormvoegel a pris la 6ème place en IRC 1 et le skipper, Graem Henry, est assez fier de cette performance. « C’est pas mal pour un bateau de 60 ans. Cela montre de quoi ce bateau est capable. Il y a eu beaucoup de travail sur ce bateau ces dernières années et il est maintenant très véloce. Nous l’avons poussé à 100%, nous ne l’avons pas épargné en raison de son grand âge. »

Le Fastnet à l’heure normande

Plusieurs concurrents « made in Normandie » sont attendus dans la nuit de jeudi à vendredi à Cherbourg-en-Cotentin. Le local Alexis Loison est attendu à partir de 3 heures vendredi matin à bord de Leon. Alexis est second de sa catégorie (IRC3) ainsi que de la flotte « doublehanded » puisqu’il est en double aux côtés de Guillaume Pirouelle. La première place est occupée, à l’heure actuelle par les Britanniques Henry Bomby et Shirley Robertson. On attend également Louis-Marie Dusserre (Cherbourg) et son équipage à bord de Raging-Bee2, ainsi que les Granvillais Clara Fortin et Martin Louchard (Randstad), engagés en Class40.

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Fastnet. Sébastien Simon et Yann Éliès 4e, confiant dans le potentiel de leur bateau Arkea Paprec

Rolex Fastnet Race start off Cowes 8 August 2021 IMOCA 60 Arkea © RORC / Rick Tomlinson

Parti dans des conditions soutenues, l’Imoca ARKEA PAPREC a rapidement évolué dans le trio de tête et manque le podium de peu.

ARKEA PAPREC a enroulé le mythique Fastnet Rock, à la poursuite d’Apivia, dans la nuit de lundi à mardi avant de redescendre vers Cherbourg-en-Cotentin en Normandie. Au coude à coude avec Charal tout au long de la course, Sébastien et Yann n’ont rien lâché. Les derniers milles, dans des conditions plus légères, ont offert une belle bataille pour le podium, ARKEA PAPREC décroche la 4e place.

Lors de cette première confrontation de l’année pour la Classe Imoca, le 60 pieds ARKEA PAPREC a démontré qu’il fallait compter avec lui. Une belle performance de la part des deux skippers qui n’avaient encore que peu navigué ensemble cette année.

Sébastien Simon et Yann Éliès ont coupé la ligne d’arrivée ce mercredi à 11h38, après 2 jours, 23 heures et 13 minutes de course entre Cowes et Cherbourg. La mythique Rolex Fastnet Race qui arrivait pour la première fois à Cherbourg-en-Cotentin a été remportée par Charlie Dalin et Paul Meilhat à bord d’Apivia.

En franchissant la ligne d’arrivée, Sébastien et Yann valident leur qualification pour la route du café, en novembre prochain. Prochaine échéance du duo, le Défi Azimut en septembre à Lorient.

Réactions du duo à l’arrivée

Sébastien Simon
« Le résultat ne reflète pas l’effort que nous avons fourni, ni notre progression. Nous sommes évidemment un peu déçus de cette 4e place, la 2e nous aurait bien fait plaisir ! Ce que nous retenons, c’est que nous avons fait toute la course avec Charal et nous avons fini à seulement quelques minutes de lui ! C’est une belle référence ! Nous avons été surpris du potentiel du bateau à certains moments, par rapport à Charal, cela laisse envisager de belles choses pour le Défi Azimut et même pour la Transat Jacques Vabre. Le bateau va bien, il a des forces et des faiblesses mais par rapport à Charal, qui est un prétendant de la prochaine Transat Jacques Vabre, on tenait largement. »

Yann Éliès
« Nous étions au contact des meilleurs et cela nous motive énormément pour la suite. Avec le temps qu’il nous reste avant la Transat Jacques Vabre, nous savons que nous pouvons encore progresser. Nous avons énormément appris sur l’utilisation du bateau. Nous sommes plus que motivés pour la suite du programme. »

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Fastnet. Podium en IMOCA 60 pour Justine Mettraux

Accompagnée du britannique Simon Fisher, Justine Mettraux s’est classée 3e de la mythique Fastnet Race dans la catégorie IMOCA 60. Un réel exploit, dans des conditions difficiles et face à des bateaux plus modernes.

La régate s’est disputée dans des conditions très variées, avec un vent soutenu lors du départ, très spectaculaire, dans le Solent. Puis les conditions se sont calmées, permettant à Justine et Simon d’exploiter le potentiel de leur voilier 11th Hour Racing et de confirmer leur statut dans le groupe de tête de la course.

Justine Mettraux et Simon Fisher terminent dans le sillage du grand vainqueur, le skipper normand Charlie Dalin accompagné de Paul Meilhat, vainqueurs en 2 jours 16 h 51 minutes et 24 secondes de course.

Arrivée après 2 jours et 23 heures de course, en milieu de matinée, Justine s’est déclarée extrêmement satisfaite de ce résultat: “Nous avons effectué un départ assez prudent, afin d’être surs de bien sortir du Solent dans les conditions très musclées du début de course. Les 24 premières heures ont été assez ventées mais par la suite ça s’est calmé, lorsque nous avons enroulé le Fastnet Rock. C’était très serré jusqu’à la fin, avec des paysages différents et surtout l’arrivée au milieu d’un groupe de bateaux, c’était chouette de sentir cette ambiance régate jusqu’au bout ! Je suis très contente de notre résultat, surtout pour notre première course en double, c’est génial de faire un podium en IMOCA, quelle expérience! “

Prochaine étape pour le prometteur duo, la Transat Jacques Vabre en double, à partir du 7 novembre 2021.

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Fastnet. Damien Seguin et Benjamin Dutreux 7e sur Groupe APICIL

Damien Seguin skipper de l’IMOCA Groupe APICIL et son co-skipper Benjamin Dutreux, à l’entrainement au large de Lorient le 24 juin 2021, photo © Jean-Marie Liot / Groupe APICIL

C’est à 12H14 ce mercredi 11 août que Damien Seguin et Benjamin Dutreux, à bord du monocoque 60 pieds Groupe APICIL, ont franchi la ligne d’arrivée de la 49ème édition de la Rolex Fastnet Race à Cherbourg en 7ème position après 2 jours, 23 heures, 49 minutes de compétition. Une belle place pour le duo qui effectuait ici sa première course ensemble et qui est désormais qualifié pour la Transat Jacques Vabre.

Rappelons que 12 IMOCA ont pris le départ dimanche dernier de ce parcours de 695 milles entre Cowes et Cherbourg, l’occasion pour tous de se tester en vue de l’échéance de l’année, la Transat Jacques Vabre. L’épreuve a été remportée en IMOCA par Charlie Dalin et Paul Meilhat à bord d’APIVIA.

Pour leur première course ensemble, Damien Seguin et Benjamin Dutreux ont pu s’échauffer. Si les premières heures de course ont été intenses, c’est surtout le départ de cette Rolex Fastnet Race qui leur a donné du fil à retordre. Conditions musclées, nombreux bateaux sur le plan d’eau … la sortie du Solent exigeait une attention toute particulière et une extrême vigilance.

Mais les deux skippers – en grands compétiteurs qu’ils sont – ont su faire face et se sont battus à bord de leur bateau à dérives. Le duo a su tenir la cadence face à certains foilers qu’ils ont, au final, relégués dans leur tableau arrière. Plus qu’une compétition, cette Rolex Fastnet Race leur a permis de se découvrir encore plus et de conforter leurs choix sur le fait de participer ensemble à la prochaine Transat Jacques Vabre qui s’élancera du Havre le 7 novembre prochaine.

Pour preuve, à leur arrivée, ils ont choisi de nous raconter ensemble cette course mais aussi l’aventure humaine qu’ils ont vécu durant ces trois jours en double. Un duo investi, unit qui semble s’être parfaitement trouvé. Entretien :

Damien, Benjamin, la première partie de course n’a pas été de tout repos ?

Damien : « C’était surtout le départ qui a été compliqué. Il y avait un concentré de choses à gérer, du vent fort, beaucoup de bateaux donc il fallait faire attention »

Benjamin : « Oui avec une sortie pas très large et beaucoup de manœuvres »

Damien : « C’est vrai que la sortie du Solent n’était pas simple. Après cela s’est simplifié car le vent a diminué. Ensuite, nous avons fait du près jusqu’au Fastnet. »

Benjamin : « Oui et après le Fastnet, nous avions quelques trucs à négocier avec nos concurrents. Nous l’avons passé tout doucement. J’ai eu le temps de l’observer bien comme il faut car quand j’y étais passé en Figaro, je ne l’avais pas vraiment vu. La suite ? C’était un long bord de tout droit jusqu’aux îles Scilly quasiment. On avait peur de se faire décrocher par les foilers mais la bonne surprise c’est que nous avons tenu le coup. »

Damien, es-tu satisfait à l’issue de cette course d’avoir choisi Benjamin comme co-skipper ?

Damien : « Oui, même si j’avais peu de doutes sur le fait que ça fonctionne bien avec Benjamin. Ce genre de régates avec un format assez court mais suffisamment long permet d’explorer toutes les conditions, toutes les manœuvres qu’on peut avoir à bord, les nuits, la répartition des rôles. C’est bien de le faire maintenant car il y avait aussi de l’enjeu, il fallait être dessus et ça s’est très bien passé avec Benjamin ce qui est rassurant pour l’avenir. »

Après ces trois jours de course, pensez-vous que vous êtes complémentaires ou semblables dans votre façon de naviguer ?

Benjamin : « Nous sommes assez semblables car nous ne nous sommes pas trop posés de questions, nous avons fait comme cela venait. »

Damien : « Oui c’est vrai. Alors à l’échelle d’une transat, ce sera un peu différent mais globalement, nous n’avons pas trouvé de points bloquants. Il va falloir continuer de naviguer ensemble. Le Fastnet, ce n’est jamais une partie de plaisir. Le départ nous a bien rappelé qu’il faut faire attention et que les choses peuvent vite s’arrêter si jamais tu fais une petite erreur mais au final nous sommes satisfaits sur tous les points. »

Benjamin : « C’est vrai ! En ce qui me concerne, j’ai découvert ce bateau en mode course de manière rapide car la sortie du Solent était sport mais j’ai la chance d’être avec Damien qui connaît parfaitement son bateau, ce qui me fait gagner pas mal de temps. Le bateau est top, plutôt confortable à vivre, rapide. Chaque bateau a ses faiblesses et ses points forts mais je m’aperçois que ce bateau-là a pas mal de points forts. C’est plutôt une bonne surprise. J’ai eu beaucoup de plaisir à naviguer avec Damien car cela s’est fait de manière naturelle. C’était hyper plaisant. Nous n’avons même pas cherché à nous organiser. Cela s’est goupillé comme ça donc ça c’est du bonheur. Comme si en fait, on se connaissait déjà. »

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Fastnet. APIVIA s’impose en IMOCA

© Paul Wyeth/pwpictures.com

Charlie Dalin et Paul Meilhat à bord d’APIVIA se sont imposés de bout en bout sur cette Fastnet devant Charal et 11th Hour Racing Team et ARKEA PAPREC.

Après neuf heures de navigation tribord, APIVIA atteignait la pointe de Paimpol (Bretagne), pour ensuite prendre une direction Nord-Ouest. Puis, à peine vingt-quatre heures et seulement trois virements plus tard, l’IMOCA jaune et blanc contournait le Fastnet Rock. Sur le chemin retour du célèbre phare, la masterclass de Dalin et Meilhat a continué. Ils n’ont pas craint de naviguer à leur guise, se retrouvant même à raser les côtes de Cornouaille pour jouer avec la brise pour avancer vers l’Est.

Tout au long du parcours, les poursuivants, menés par Jérémie Beyou et Christopher Pratt (Charal), risquaient de revenir sur eux avec le vent, mais APIVIA est toujours resté hors de portée. Le duo empoche ainsi la victoire en franchissant la ligne d’arrivée avec plus de six heures d’avance sur Charal.

C’est un Charlie Dalin ravi qui, aux côtés de Paul Meilhat, occupe désormais la troisième place du nouveau classement du championnat IMOCA Globe Series. Le skipper d’APIVIA décrit leur course comme étant “une séquence magique de conditions météorologiques “. “On n’a jamais navigué à contre-courant, on a eu la renverse en premier au niveau de Bréhat et, avant ça, on a profité du courant au Ras Blanchard. Il s’est inversé juste après nous, ce qui a ralenti nos concurrents. C’était un super enchaînement du début à la fin.”

Paul et Charlie ont montré qu’ils formaient une formidable alliance et ils seront de redoutables adversaires sur la Transat Jacques Vabre en novembre prochain. “C’est génial “, déclare-t-il. “Je suis vraiment heureux de naviguer sur ce bateau qui est incroyable. Charlie le connaît parfaitement, donc c’est assez facile pour moi d’apprendre à le prendre en main.”

Derrière eux, l’arrivée de Jérémie Beyou au large de Cherbourg, marquait le début d’un schéma désormais familier dans les courses IMOCA, avec des bateaux terminant à quelques minutes d’intervalle. Charal, 11th Hour Racing Team et ARKEA PAPREC ont franchi la ligne d’arrivée en moins de trois minutes, suivis d’Initiatives-Cœur qui arrivait cinquième seulement quatre minutes après, juste devant Fortinet-Best Western. Il n’y a pas eu de repêchage de dernière minute pour Alex Thomson et Ollie Heer sur HUGO BOSS qui terminent en dixième position avec seulement Compagnie du Lit-Jiliti de Clément Giraud et Erik Nigon derrière eux.

Dimanche, Jérémie Beyou avait pris le départ en tant que tenant en titre de la Rolex Fastnet Race en IMOCA. Il est néanmoins heureux de terminer deuxième derrière une équipe qui, affirme-t-il, surpassait tout le monde sur cette course au parcours technique, avec des portes de marées, plusieurs dispositifs de séparation du trafic et des caractéristiques côtières très particulières.

“Je pense que nous avons fait du mieux que nous pouvions”, déclare Jérémie Beyou. “APIVIA était vraiment un cran au-dessus sur cette course. Ils ont bien navigué dès le début, ils ont su trouver le bon mode de vol dans le Solent, aller au bon endroit tout de suite et puis leur timing était parfait. Ils n’ont fait aucune erreur, félicitations à eux”.

Sur toute la course, Jérémie et Christopher ont croisé le fer avec Sébastien Simon et Yann Eliès sur ARKEA PAPREC. Les deux IMOCA ont ainsi pu se disputer l’avantage dans diverses conditions. “C’était intéressant en termes de performance d’essayer plein de petites choses”, confie Jérémie. “Nous avons vu qu’ils allaient très vite. C’était difficile de les suivre ou de les rattraper quand ils passaient devant nous.”

“Ensuite, nous avons bien navigué la nuit dernière,” poursuit-il. “Nous sommes restés concentrés parce que nous savions que la flotte allait revenir par derrière, donc nous devions garder notre sang-froid et réussir à retenir ceux qui se rapprochaient de notre tableau arrière.”

Parmi les équipages qui ont repris du terrain, Simon Fisher et Justine Mettraux participaient à leur première course en double ensemble en IMOCA à bord de 11th Hour Racing Team. Le duo s’est maintenu dans le top 5 tout du long de la course, devançant même ARKÉA PAPREC dans les derniers instants, complétant ainsi le podium en s’emparant de la troisième place.

Simon Fisher, connu de tous sous le nom de “Si-Fi”, était ravi de terminer en beauté. “La nuit dernière était assez tendue parce que les gars derrière avaient plus de pression et nous nous devions encore empanner”, explique-t-il. “Nous étions toujours un peu nerveux que les bateaux derrière nous rattrapent, c’était une situation assez délicate.”

Leur duo avec Justine Mettraux fonctionne bien – les deux marins très expérimentés au large unissent leurs talents. “Nous avons travaillé toute la nuit pour être sûrs d’aller vite”, ajoute Si Fi. “Et nous sommes très heureux d’avoir réussi à ne pas nous épuiser et à ne rien lâcher pour l’arrivée. Nous avons tous les deux réussi à bien dormir pour pouvoir tout donner ce matin.”

Sam Davies et Nicolas Lunven, qui naviguaient pour la première fois en course ensemble, sont toujours restés au contact et ont pris la cinquième place. Pour eux, les dernières étapes se sont transformées en une lutte acharnée avec le partenaire de Sam, Romain Attanasio, qui effectuait sa première course à bord de son nouveau bateau, Fortinet-Best Western, l’ancien Seaexplorer -Yacht Club de Monaco.

“Romain nous a rattrapés et nous étions dans un angle où son bateau était plus rapide que le nôtre – c’était donc assez stressant, mais nous avons réussi à nous accrocher”, plaisante Sam Davies, qui est arrivée avec six minutes d’avance sur Romain.

Avant le départ, Sam évoquait l’influence que pourrait avoir l’Alderney Race sur les derniers instants de la compétition si la brise était faible. Et c’est ce qui s’est passé. “Nous sommes arrivés (dans la course) lorsque la marée a tourné en notre faveur, mais il y avait tellement de courant que cela annulait le vent”, déclare-t-elle. “Alors vous vous retrouvez sans vent et le courant vous éjecte vers le nord. Nous avons essayé l’option “extérieur nord”, pour avoir moins de courant latéral et plus de courant vers l’avant. Cela nous a permis de bien nous en sortir à la fin et de terminer devant Romain.”

Sam Davies évoque également le départ de course spectaculaire au près et à contre-courant, “C’était épique”, déclare-t-elle. “C’était vraiment cool de participer à ça et d’être là sur la ligne de départ. C’était très stressant – notre objectif était juste de sortir du Solent en un seul morceau”.

Avec deux courses maintenant terminées – la première étant The Ocean Race Europe – le nouveau classement des IMOCA Globe Series place Simon Fisher et Justine Mettraux en première position, avec Benjamin Dutreux en deuxième position, après avoir terminé septième de la Rolex Fastnet Race avec Damien Seguin sur Groupe APICIL. Jérémie Beyou et Christopher Pratt sont quatrièmes derrière Charlie Dalin et Paul Meilhat. Sébastien Simon et Yann Elies sont eux cinquièmes, devant Sam Davies et Nicolas Lunven sixièmes.

Ed Gorman / traduit de l’anglais

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Tour du Finistère à Voile. Le journal de bord de l’équipage Delta Voiles Bretagne vainqueur du Tour

Vainqueur du 35e Tour du Finistère à la Voile, l’équipage de Delta Voiles Bretagne partage son journal de bord avec nous d’une édition qui aura été à nouveau exceptionnel.

Journal de bord de l’équipe Delta Voiles Bretagne, vainqueur de la 35ème édition du Tour Du Finistère à la Voile (François le Guern, Hugo Mahieu, Stéphane Letertre, Romane Malédant, Ewen Fournier, Mathieu Bourdais et Loïc Blons) sur un Sun Fast 3200 “HAKA” avec des voiles Delta.

Jour 1 : Arrivé à 14h40 au port de Roscoff. Départ moyen dans du petit temps. Un long bord de vent arrière qui nous a permis de rattraper nos concurrents directs. Un bord au vent de travers et de vent portant plus tard, nous sommes à égalité avec nos concurrents directs à l’avant dernière bouée.  Dernier bord de près avant l’arrivée, sans suit une bataille de virement de bord au raz des cailloux. Nous arrivons premier de l’étape !

Jour 2 : Nous passons la bouée de dégagement en 9eme position, puis, envoie de spi en direction de la bouée chenal de Roscoff. Après une enroulé endiablée, nous longeons l’île de batz. Petite série de virements de bord aux raz des cailloux pour bénéficier du courant. Arrivée à 15h40 à l’Aber Wrac’h. Nous arrivons premier de l’étape Roscoff – l’Aber vrac’h !

Jour 3 : Le vent est assez fort, 17/18 nœuds et une mer en chantier. Arrivé à la première marque, nous virons de bord pour bénéficier d’une veine de courant favorable jusqu’à la Base Paupian. Une fois arrivé au Phare du Four, nous pouvons tirer la barre et accélérer. Arrivé à la Vendrée, nous envoyons le spi, le vent augmente. S’en suit une bataille spi asymétrique contre spi symétrique avec notre concurrent. Nous arrivons en première position à Camaret-sur-Mer !

Jour 4 : Départ de Camaret à 10h direction la basse jaune au près. Sous j1 (on est bien). Arrivé à la marque, envoie de spi pour rentrer dans la baie de Douarnenez. Au passage de la pierre profonde, envoie du J2 (sous J2 on est mieux). Nous arrivons premier de l’étape !

Jour 5 : Départ 18h de Douarnenez pour une navigation de nuit direction Port-La-Forêt. Le début de l’épreuve c’est couru dans un vent soutenu. Nous nous élançons alors vers le raz de sein, la flotte est divisée en deux, lors de la remontée au près. Nous décroisons avec la flotte pour finir sur la droite du plan d’eau, le vent y est plus soutenu et régulier. Nous envoyons le spi pour traverser la Baie de Audierne accompagné de dauphins fluorescents. Quelques empannages plus tard, nous arrivons au sud des îles Glénan, dernier bord sous spi. Nous terminons l’étape dans un vent mollissant, en baie de Concarneau.

Les prix remportés par l’équipe : 1er Over All et 1er dans notre catégorie : Groupe CCI

Lors de la première navigation, un de nos coéquipier c’est blessé et a dû abandonner la régate. Mais cela n’a pas affecté le fonctionnement de l’équipe, car nous nous connaissons tous et avons déjà navigué ensemble. Chacun sait ce qu’il doit faire à bord. Nous sommes un groupe de copain et nous tournons lors des régates.

Les voiles sur le bateau ont été développées en collaboration étroite avec Delta Voiles, nos voiles delta racing sont conçues et modélisées par le Bureau Etude. Fabriqué en France, le dernier jeu de voile « IRC » a été fabriqué dans notre atelier en Côtes d’Armor. Ce sont des voiles performantes et facile à régler.

Troisième victoire sur le Tour du Finistère à la Voile (2018, 2019, 2020) en Sun Fast 3200 !

Le 31.7 City’z&n Remorque Center finit deuxième du Tour Du Finistère propulsé par des voiles Delta Racing !

A lire aussi : https://www.courseaularge.com/68360.html

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Fastnet. Le Maxi Edmond de Rothschild premier en temps réel signe un doublé

Sans surprise, le Maxi Edmond de Rothschild a été le premier à franchir la ligne d’arrivée de la Rolex Fastnet Race après 1 jour, 9 heures, 15 min et 54 secondes de course. L’équipage de six marins établit le premier temps de référence sur ce parcours inédit de 690 milles entre Cowes et Cherbourg-en-Cotentin. Déjà vainqueurs lors de la première édition, Cammas et Caudrelier réalisent avec Gitana 17 un beau doublé.

Le match entre Sodebo et Gitana n’aura finalement pas eu lieu. Dès la sortie du Solent Edmond de Rothschild a dominé cette Rolex Fastnet Race et on a plutôt assisté à un beau duel entre Actual et Sodebo. Yves Le Blevec et son équipage sont bien restés dans le match et sont parvenus à prendre la deuxième place en ultime. Actual est passé en troisième position au rocher du Fastnet, hier après-midi, mais a réussi à reprendre l’avantage sur le Sodebo de Thomas Coville en contournant le DST des Scillys par le Nord. La Transat Jacques Vabre s’annonce intéressante.

Franck Cammas:” C’est une première pour le Fastnet, c’est quasiment une première pour moi. Il y a du pubic et une super ambiance, on a presque l’impression d’une arrivée de Route du Rhum. Le parcours ouvre le jeu par rapport au précédent. C’est une très bonne course et une belle arrivée. Lors du départ, il y avait beaucoup de dangers entre les plaisanciers, les concurrents, les paquebots, les cargos, les ferrys et le vent. Il y avait tout en même temps donc on était un peu stressés. On était content de sortir indemne de cette zone.

Charles Caudrelier:” Le bateau marche bien, l’équipe est contente. Le bateau a encore progressé donc c’est de bonne augure pour le futur. Il y a d’autres bateaux qui arrivent donc il ne faut pas s’arrêter, il faut continuer de progresser. Le bateau a progressé et l’équipage aussi. C’est un bateau fantastique. Nous sommes très heureux de ce résultat et de la manière dont il est arrivé.

Skorpios, Sail no: MON001, Owner: Dmitry Rybolovlev, Boat Type: Clubswan 125, Division: IRC

Skorpios, premier monocoque au Fastnet
L’immense Skorpios, 38 metres de long, a enroulé le rocher du Fastnet en tête des monocoques, peu après 19h00 sans établir un nouveau temps de référence sur cette portion. Il est suivi par l’IMOCA Apivia, qui reste au contact malgré une machine deux fois plus petite, qu’ils mènent en double. Rambler 88, qui a remporté la dernière édition est 3e devant Charal qui est passé devanr Arkea-Paprec.

Class 40 : Duel au sommet pour Berry et Fornano
Alors qu’il était en tête de la flotte des Class40, Alexis Tréhin a démâté lundi au large du Cap Lizard. L’équipage va bien et fait route vers le Sud de la Cornouaille mais la victoire n’est plus à l’ordre du jour pour Tréhin qui avait pris la seconde place sur Les Sables – Horta – Les Sables début juillet. Ce sont maintenant Luke Berry (Lamotte – Module Création) et Andréa Fornano (Tales 2) qui mènent la flotte en approche du Fastnet. Berry pourrait réaliser un doublé puisqu’il a gagné la dernière édition de la Rolex Fastnet Race.

A noter également dans cette classe, l’abandon d’Obportus IV (Olivier Roussey) qui a endommagé sa Grand-Voile.

IRC1: Le jeu s’ouvre après le retrait des Français
La disparition de plusieurs favoris de l’IRC 1 a ouvert la division à tous. Alors que le gros de la flotte a passé le Cap Lizard et se rapproche du TSS de Land’s End, en temps corrigé, ce sont Matador et Sailplane qui jouent aux avants-postes. La grande surprise est que peu de bateaux français sont actuellement en lice, dans une division où ils ont l’habitude de dominer. Parmi les favoris, on retrouve L’Ange De Milon de Jacques Pelletier qui a remporté l’IRC 1 lors de l’édition 2019. Il a abandonné après que son rail de Grand-Voile se soit arraché. Son dauphin en 2019, Didier Gaudoux (Lann Ael 2) a lui aussi jeté l’éponge suite à une avarie de Grand-Voile.

IRC 2: Les jeunes aux avant-postes
Derrière eux, les leaders de l’IRC 2 approchaient de Land’s End ce soir. Alors que les Français dominent habituellement cette classe, le JPK 10.80 Sunrise de Tom Kneen, avec un équipage de jeunes du RORC, a une longueur d’avance sur le Lightwave 48 Scarlet Oyster de Ross Appleby.
“Le vent a été assez fort, un peu rebondissant, mais nous avons navigué intelligemment et gardé le bateau en un seul morceau, ce qui est très bien”, a déclaré Applebey. “Ce serait bien d’être ailleurs qu’au près à un moment donné, mais nous ne savons pas combien de temps il faudra avant de commencer à atteindre quelque chose ! Nous essayons de garder Sunrise en vue. Nous naviguons plutôt bien et sommes assez rapides – il n’y a pas grand-chose à faire de plus.”

IRC 3: Deux stratégies à l’épreuve
73 équipes ont pris le départ de la Rolex Fastnet Race en IRC Three. Cependant, les conditions féroces ont entraîné l’abandon de 14 bateaux. Après s’être battus en rangs serrés dans le Solent, la flotte s’est préparée à des conditions encore plus difficiles dans la baie de Poole. Le premier grand cap de la course était Portland Bill, et la stratégie pour le contourner était partagée. Alexis Loison et Guillaume Pirouelle, à bord du JPK 1030 Leon, ont mené une partie de la flotte à Portland. Au large, un groupe de trois bateaux a mené le contingent : le J/120 Hey Jude de Philippe Girardin, le Grand Soleil 40 Nieulargo de Denis Murphy & Annamarie Fegan et le Sun Fast 3600 British Soldier de l’Army Sailing Association, skippé par Philip Caswell. C’est maintenant l’équipage militaire de Philippe Caswell qui est en tête devant le Cap Lizard mais Loison et Pirouelle restent au contact. « Tout va bien à bord. Nous sommes en train de passer le Cap Lizard avec d’autres bateaux comme Raging Bee ou Hey Dude. Nous regardons les bateaux qui, comme nous, sont en double. Pour le moment, nous sommes en tête et faisons tout pour que ça dure” explique le skipper de Léon.

IRC 4: Bataille rangée en Cornouaille
70 équipes ont pris le départ de la Rolex Fastnet Race en IRC 4 où l’on déplore 12 abandons. Ce soir, c’est Raphael, mené par Ludovic Menahes & David le Goff qui est en tête devant les côtes de Cornouaille mais le Sun Hill 3 de François Charles est leader en temps compensé.

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Fastnet. Le Maxi Edmond de Rothschild vire en tête au phare du Fastnet

Yann Riou

Le Maxi Edmond de Rothschild a passé en tête le phare du Fastnet devant Sodebo Ultim 3 et Actual Ultim 3 à la lutte pour la deuxième place distancés de 33 milles. En Imoca, Apivia est nettement devant Charal et Arkea-Paprec.

En Class40 Axel Tréhin sur Projet Rescue est en tête mais cela reste toujours serré avec le reste de la flotte.
Le duel est également serré entre Rambler et Skorpios qui ont pris deux options différentes.

En IRC, difficile de dire pour l’instant qui est en tête.

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Fastnet. Beau départ sous 25 noeuds pour les 336 partants

Carlo Borlenghi/ROLEX

Le vent était fort et la mer hachée, blanche d’écume pour le départ de cette 49e de la Fastnet qui rejoint pour la première fois Cherbourg-en-Cotentin. Certains ont fait les frais des conditions météo et, sur les 336 partants, on déplore une dizaine d’avaries, heureusement sans blessé.

Abandon pour Yannick Bestaven
Le vainqueur du Vendée Globe, Yannick Bestaven a fait les frais de ce plan d’eau surchargé. Après une collision avec un plaisancier, lors de la phase de pré-départ, il a été contraint de se retirer de la course. Chris Stone, le directeur de course est soulagé qu’il y ait eu si peu de problèmes : « C’était un départ magnifique avec 25 nœuds de vent. Ce sont des conditions qui rendent nerveux mais heureusement tout s’est bien passé. Le point le plus sensible est Hurst Narrows, en sortie de Solent. Il y avait près de deux mètres de vagues. » Le patron de la Rolex Fastnet Race reste cependant sur le qui-vive puisque les 12 prochaines heures sont cruciales avant que le vent ne mollisse en fin de journée.

Démâtage pour No Limit, l’Outremer 5X en carbone skippé par Yann Marilley. L’équipage avec Loïck Peyron à son bord va bien et fait route vers Cherbourg, hors course.
Le MOD70 Maserati a abandonné après la casse de l’un de ses winchs.

Sitôt sortis du Solent, les Ultimes ont mis le cap au sud pour une traversée de la Manche sur les chapeaux de roues. A 15 heures, soit moins de 3 heures après le départ, le trimaran Edmond de Rotschild (F. Cammas / C. Caudrelier) faisait fumer ses étraves devant le Cap de la Hague, suivi de près par Sodebo (T. Coville) et Actual (Y. Le Blevec) qui découvre encore sa nouvelle machine. Ces géants vont bénéficier de conditions rapides sur ce Fastnet et sont attendus dès demain soir à Cherbourg et pourraient boucler ce parcours en moins de 30 heures, voire établir le premier temps de référence sur ce parcours. Sur ce long bord transmanche, les Ultimes sont suivis par les grands multicoques mais aussi par les IMOCA. C’est Charlie Dalin et Paul Meilhat qui ouvrent la danse à bord d’Apivia, devant Charal (J. Beyou / C. Pratt) et Arkea Paprec (S. Simon / Y. Elies) lancés dans une folle cavalcade transmanche.

Plus proches des côtes anglaises, les géants de la classe IRC préfèrent le rase cailloux. Ainsi, Skorpios, monstre de 38 mètres, croise devant la péninsule de Weymouth, marqué par Rambler 88, premier monocoque de la dernière édition.

Chris Stone, directeur de course :
« C’était un départ magnifique avec 25 nœuds de vent. Ce sont des conditions qui rendent nerveux mais heureusement tout s’est bien passé. Il y a une dizaine de bateaux qui ont eu des avaries, souvent après des collisions, mais tout le monde va bien. Le point le plus sensible est Hurst Narrows, en sortie de Solent. Il y avait près de deux mètres de vagues. C’est un gros soulagement de voir tout le monde parti, surtout après l’année que nous avons eue. Si le vent avait été plus fort, nous aurions dû reporter le départ mais c’était à la limite. J’ai suivi ce départ depuis Cherbourg, c’est la première fois que je suis aussi éloigné du départ d’une course. Nous rentrons maintenant dans une phase de veille permanente et nous n’allons pas beaucoup dormir pendant la semaine à venir. J’ai une super équipe qui m’accompagne sur toutes les courses que nous organisons et je suis serein. »

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