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Transat Jacques Vabre. Banque Populaire 3e en Ultime: “Objectif rempli malgré la frustration de la 3e place”

Banque Populaire XI n’aura pas réussi à maintenir son avance sur les derniers moments de course, mais signe cependant une très belle copie. Le maxi-trimaran bleu et blanc, mis à l’eau il y a seulement sept mois, a réussi à tenir le rythme imposé par ses concurrents tout au long du parcours et arrive moins de 9 heures après le leader. Sept mois après sa mise à l’eau, le Maxi Banque Populaire XI a réussi sa première transatlantique en terminant 3e au classement des Ultimes. Armel Le Cléac’h et Kevin Escoffier ont pu démontrer tout le potentiel du maxi trimaran et contribuer ainsi à son développement, de quoi faire le plein de confiance à un an de la Route du Rhum.

Ce mardi 23 novembre, à 19 heures 6 minutes et 20 secondes en Martinique (mercredi 24, à 0 heure 6 minutes et 20 secondes, heure métropolitaine), Armel Le Cléac’h et Kevin Escoffier ont franchi la ligne d’arrivée de la 15ème édition de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre en troisième position de la catégorie Ultime. Banque Populaire XI aura mis 16 jours 10 heures 39 minutes et 20 secondes pour parcourir les 7 900 milles théoriques depuis Le Havre à la vitesse moyenne de 20,05 nœuds, mais il a réellement parcouru 9225,53 milles à 23,38 nœuds. Son écart au premier, le Maxi Edmond de Rothschild, est de 8 heures 50 minutes et 4 secondes.

Les images sont toujours majestueuses lorsqu’un revient du large. C’était le cas ce mardi en début de soirée lorsque le Maxi Banque Populaire XI est arrivé dans la baie de Fort-de-France avec un coucher de soleil en toile de fond. Il a franchi la ligne après 16 jours, 10 heures et 39 minutes en mer. À son bord, Armel Le Cléac’h et Kevin Escoffier ont ainsi parcouru 9 225,53 milles entre Le Havre et la Martinique. Et les deux hommes, malgré la répétition des efforts et la fatigue, ne cachaient pas leur satisfaction une fois arrivés sur les pontons.

Kevin : « Je me suis éclaté pendant 16 jours »
Sourire aux lèvres, le visage marqué par des cernes légèrement prononcées, ils sont revenus avec enthousiasme sur leur aventure. « Notre objectif premier, c’était d’arriver en Martinique, rappelle Armel. Nous y parvenons en terminant sur le podium, c’est forcément très positif ». Les deux skippers insistent sur le plaisir qu’ils ont ressenti tout au long du parcours. « Je me suis éclaté pendant 16 jours, apprécie Kevin. L’ambiance était très bonne entre nous et les sensations de glisse comme de vitesse étaient fantastiques ». Venu prêté main forte à Armel, l’ancien responsable du bureau d’études du Team Banque Populaire se remémore « ces levers de soleil à rester sous la casquette et à regarder longuement le bateau voler sous pilote. » À bord, cette traversée de l’Atlantique s’est avérée particulièrement riche en enseignements. « On a eu des conditions variées avec du portant, du et c’était très intéressant pour apprendre sur le bateau », assure Kevin. « En matière d’automatismes, de manœuvres, de réglages, d’empannages, c’était passionnant », poursuit Armel. Les deux hommes ont également pu constater la fiabilité du Maxi Banque Populaire XI. « On n’a pas eu beaucoup à sortir la caisse à outils », souligne Armel.

Armel : « Un bon retour d’expérience pour la suite »

Leur satisfaction démontre de la plus belle des manières le chemin parcouru dans ce projet qui a débuté il y a deux ans et a mobilisé plus de 150 entreprises lors de sa conception. Depuis la mise à l’eau en avril dernier, le Team Banque Populaire s’est employé à engranger des milles et de l’expérience à bord. Tout au long de la Transat Jacques Vabre, le maxi-trimaran a démontré qu’il avait les capacités pour jouer dans la cour des grands. Après avoir résisté à un début de course rendu délicat par le manque de vent, le bateau a trouvé sa vitesse de croisière dans la descente de l’Atlantique. À l’issue de la traversée du Pot-au-Noir, il s’est hissé puis a longtemps conservé la 2e place de la flotte des Ultimes.

Désormais, c’est l’heure de se projeter sur la suite. Armel ne s’en cache pas : « cette transat va nous permettre de faire un bon retour d’expérience avant la saison prochaine ». En ligne de mire, il y a la Route du Rhum en novembre 2022 où il sera seul à bord. « Nous avons déjà une idée précise de notre « job list » pour le chantier de cet hiver. Il faut continuer à fiabiliser les systèmes, à gagner en performance et en maîtrise ». Et le de conclure : « nous sommes partis du Havre à 80% du potentiel du bateau, nous arrivons cette nuit à 90% et l’objectif, c’est d’atteindre les 100% pour la Route du Rhum ».

Il y a beaucoup de plaisir, d’avoir réussi à ramener ce bateau en Martinique, c’était l’objectif premier, aussi d’avoir fait une belle régate avec Kevin. Une petite frustration sur cette journée, de nous être faits doubler par François et Tom pour la deuxième place. Mais au final beaucoup de positif. Nous sommes super contents du bateau. Nous voyons où est-ce qu’il faut mettre le niveau pour aller chercher la victoire. Nos amis du Maxi Edmond de Rothschild ont été intouchables. Nous avons encore énormément de choses à apprendre sur ce bateau, le faire progresser.

Kevin Escoffier Nous restons compétiteurs, donc oui cette troisième place reste en travers de la gorge. Mais franchement je me suis éclaté pendant 16 jours. J’ai pris beaucoup de plaisir. Le bateau est un bateau récent et compliqué, mais tout a fonctionné. Avec nos séries d’empannages, nous avons passé l’équateur 6 ou 7 mois, nous allons pouvoir mettre ça sur notre CV ! C’était un parcours inédit, c’est réussi à la fois parce que nous arrivons assez groupés avec les Ocean Fifty, et c’était le parcours idéal pour apprendre sur ce bateau-là. Et l’arrivée par la mer, avec le Diamant au coucher de soleil, c’était splendide. Ça nous a réchauffé le coeur même si pour nous c’était compliqué de terminer troisièmes.

Le résumé de la course de Banque Populaire XI :
Les premiers jours ne furent pas simples pour le tandem Armel Le Cléac’h – Kevin Escoffier. Après des premières heures de course aux avant-postes, le duo fut relégué en bas de tableau à la suite d’une option de passage dans le golfe de Gascogne peu fructueuse. Mais les deux marins n’ont pas minimisé leurs efforts et ont bataillé pendant deux jours jusqu’à retrouver, à la latitude de Madère, la troisième place. S’en est alors suivie une bataille d’empannages contre Actual Ultim 3, puis un passage de la zone de convergence intertropicale réussi pour le duo qui s’empare alors de la seconde place devant SVR – Lazartigue.

Cependant, François Gabart et Tom Laperche ne se sont jamais éloignés de leur tableau arrière et, à 500 milles de la ligne d’arrivée, alors que les deux équipages rencontraient une zone sans vent, l’écart entre les deux bateaux s’est considérablement réduit. C’est alors à 100 milles de l’arrivée, à l’occasion d’un des derniers empannages, que leurs concurrents parviennent à croiser devant et à s’emparer de la deuxième marche du podium. Un scénario incroyable qui a tenu le public en haleine jusque dans les derniers instants.

Les chiffres de la course de Banque Populaire XI :

  • Arrivée à 19 heures 6 minutes et 20 secondes en Martinique (mercredi 24, à 0 heure 6 minutes et 20 secondes, heure métropolitaine)
  • Transat Jacques Vabre bouclée en 16 jours 10 heures 39 minutes et 20 secondes
  • Banque Populaire XI a parcouru les 7900 milles du parcours théorique à la vitesse moyenne de 20,05 nœuds.
  • Armel Le Cléac’h et Kevin Escoffier auront en réalité parcouru sur l’eau 9225.53 milles à la vitesse moyenne réelle de 23,38 nœuds.
  • Passage du waypoint Trindade et Martim Vaz en deuxième position, le 18 novembre à 2h55 UTC
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Transat Jacques Vabre. François Gabart et Tom Laperche : “Ça ressemble à une victoire !”

Après un magnifique duel avec le maxi Banque Populaire, François Gabart et Tom Laperche sont arrivés deuxième en Ultim, 7 heures 56 minutes après le Maxi Edmond de Rothschild. Le bateau récemment mis à l’eau a montré un très beau potentiel et arrive intact en Martinique.

Encore à plus de 100 milles de la deuxième place à moins de 48 heures de l’arrivée, les deux hommes ont réalisé un véritable exploit pour doubler le trimaran Banque Populaire XI (Armel Le Cléac’h et Kevin Escoffier) et aller s’emparer de la deuxième place, 53 minutes devant leur rival. Des efforts de chaque instant pour grignoter mille après mille et s’emparer de la deuxième marche du podium, à un peu moins de huit heures du Maxi Edmond de Rothschild (Franck Cammas et Charles Caudrelier), vainqueur en 16j1h49’16’’. « Ce qui s’est passé avec Banque Populaire ces 48 dernières heures, c’était génial, s’enthousiasme François Gabart. Ce matin c’était dingue. Je pleurais à la barre tellement c’était beau. On revenait, on grattait des milles, les sensations étaient extraordinaires. Tu voles et tu sens que tu as un potentiel de progrès qui est dingue. »

Ce mardi 23 novembre, à 18 heures 13 minutes et 11 secondes en Martinique (23 heures 13 minutes et 11 secondes, heure métropolitaine), François Gabart et Tom Laperche ont franchi la ligne d’arrivée de la 15ème édition de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre en deuxième position de la catégorie Ultime. SVR – Lazartigue aura mis 16 jours 9 heures 46 minutes et 11 secondes pour parcourir les 7900 milles théoriques depuis Le Havre à la vitesse moyenne de 20,09 nœuds, mais il a réellement parcouru 9333,08 milles à 23,70 nœuds. Son écart au premier, le Maxi Edmond de Rothschild, est de 7 heures 56 minutes 55 secondes.

François Gabart et Tom Laperche ont animé la flotte Ultime tout au long du parcours. Partis sur cette transatlantique en double avec pour objectifs majeurs d’arriver de l’autre côté ainsi que d’en apprendre davantage sur cette machine encore peu connue du duo au départ, les deux marins ont atteint leurs buts et se sont même offert une belle seconde place décrochée sur le fil.

François Gabart
“Ça ressemble à une victoire. Il y a quelques mois, nous ne savions même pas que nous ferions la course. Nous avons volé une grosse partie du temps. Ce matin c’était dingue, je pleurais à la barre tellement c’était beau. Il y a un beau vainqueur devant, mais derrière nous nous sommes bien battus. Les 48 dernières heures étaient géniales. Je suis très content du bateau, il a un potentiel de progrès énorme. Tout est aligné pour faire de belles choses dans les années qui viennent. C’est sûr que c’était mieux d’être dans ces conditions faciles, propices à ne pas casser. C’est peut-être la dernière course que le Maxi Edmond de Rothschild gagne, je l’espère ! Evidemment ils sont un cran au-dessus aujourd’hui, mais c’est raisonnable de se dire que nous pouvons aller les chercher dès les prochaines courses.”

Tom Laperche
“C’était magique, j’ai vécu un truc incroyable, c’était une super expérience. Quand j’étais gamin, les rêves de course au large que j’avais, c’est ce que j’ai fait là, c’était merveilleux. C’est un moment fort de se dire que nous terminons une belle course. C’est un truc de dingue de mettre un bateau à l’eau le 11 juillet et de faire deuxième d’une transat. J’ai appris que j’aimais vraiment le multicoques et la vitesse.”

© Jean-Marie Liot / Alea

Le résumé de la course de SVR – Lazartigue :
Sur les 16 jours passés en mer, le duo a tenu la cadence imposée par le Maxi Edmond de Rothschild et arrive seulement 8 heures derrière lui. Il aura tiré le meilleur du bateau, tout en essayant de ne pas forcer sur leur monture sortie du chantier seulement trois mois avant le départ. Cette transat a ainsi permis de découvrir et d’apprécier le potentiel prometteur du multicoque bleu.

Malgré un retard de plus de 120 milles sur Banque Populaire XI, sur la remontée vers la marque de parcours São Paulo e São Pedro, SVR – Lazartigue a su recoller, à coups d’empannages et de stratégies fructueuses, à mesure qu’ils évoluaient vers la Martinique. C’est à seulement 70 milles de la ligne d’arrivée, que François Gabart et Tom Laperche ont repris l’avantage sur leurs concurrents, s’emparant ainsi de la seconde place ; une position qu’ils ne lâcheront plus jusqu’à la fin de la course. Un scénario incroyable qui aura tenu le public en haleine jusque dans les derniers instants.

Les chiffres de la course de SVR – Lazartigue :

  • Arrivée à 18 heures 13 minutes et 11 secondes en Martinique (23 heures 13 minutes et 11 secondes, heure métropolitaine)
  • Transat Jacques Vabre bouclée en 16 jours 9 heures 46 minutes et 11 secondes
  • SVR – Lazartigue a parcouru les 7900 milles du parcours théorique à la vitesse moyenne de 20,09 nœuds.
  • François Gabart et Tom Laperche auront en réalité parcouru sur l’eau 9333,08 milles à la vitesse moyenne réelle de 23,70 nœuds.
  • Passage du waypoint Trindade et Martim Vaz en troisième position, le 18 novembre à 6h32 UTC
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Transat Jacques Vabre. Franck Cammas et Charles Caudrelier vainqueurs en Ultime

Le Maxi Edmond de Rothschild a coupé la ligne d’arrivée de la Transat Jacques Vabre ! Le tandem Franck Cammas – Charles Caudrelier aura été à la hauteur de son statut de favori. Le maxi-trimaran bleu marine aura été aux commandes de la flotte Ultime depuis le 9 novembre, soit 98 % du temps de course (sur 3900 classements réalisés par l’organisation). Cette victoire est incontestable.

Franck Cammas
“Nous n’avons pas fait beaucoup d’erreurs, le bateau s’est bien comporté. 17 jours de course à fond et nous arrivons avec un bateau à 100% de ses moyens. Vis-à-vis de la concurrence, nous ne savions pas ce que ça allait donner, et la confiance est montée de jour en jour. Hier nous avons eu un peu de stress, avec une situation météo compliquée pour nous. Nous sommes tombés dans une zone sans vent et derrière ils ont pu gagner 200 milles en 12 heures donc nous avons commencé à avoir peur. Finalement ils ont eu le même problème que nous beaucoup plus tard.
Le principal pour moi, c’est de toujours avoir une victoire de plus que Charles ! [rires ; Franck compte désormais 4 victoires, Charles 3, sur la Transat Jacques Vabre, ndlr] C’est vrai que c’est une course qui nous réussit bien. C’est facile parce que ça a été bien géré, bien préparé, bien routé, et il faudra retrouver tous ces éléments-là à chaque nouveau départ de course.”


Charles Caudrelier
“Nous arrivons en forme. Nous avons eu peur une fois, car nous avons eu une casse moteur ce qui voulait dire que nous n’avions plus d’énergie. Nous avons regardé pour nous arrêter au Cap Vert, mais finalement nous avons réussi à réparer. Nous n’étions pas tout le temps à 100% du potentiel du bateau, mais pas loin. Il faut aussi féliciter nos routeurs météo à terre, parce que ça n’était pas toujours simple pour eux, ils ont vraiment fait un bon boulot. C’est la première fois que je vois Franck passer aussi peu de temps à la table à cartes pour commenter les choix.
Je crois que ça ne s’est jamais aussi bien passé entre nous deux, il n’y a pas eu de mauvais moment, c’était parfait. Nous étions en confiance mutuelle, en accord sur les décisions, sur la gestion du risque, sur les choix de voiles. C’est vraiment la maturité du projet, pas seulement de nous, mais de l’équipe aussi. Ça fait 3 ans que nous mettons tout ça au point.”

Franck Cammas et Charles Caudrelier ont franchi la ligne d’arrivée de la 15ème édition de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre en première position de la catégorie Ultime. Le Maxi Edmond de Rothschild aura mis 16 jours 1 heure 49 minutes et 16 secondes pour parcourir les 7500 milles théoriques depuis Le Havre à la vitesse moyenne de 20,51 nœuds, mais il a réellement parcouru 9262,13 milles à 24,01 nœuds.

Le résumé de la course du Maxi Edmond de Rothschild :
Le début de leur route fut marqué par un premier fort ralentissement à la pointe de Bretagne, entraînant un regroupement de la flotte jusqu’au Portugal. Une fois les alizés portugais touchés, le duo a mis le cap en direction du waypoint sud de Trindade et Martim Vaz, montrant alors tout le potentiel de son maxi-trimaran. Le duo n’a ensuite laissé aucune occasion à ses concurrents de reprendre la place de leader et a même tenu une avance confortable tout du long du parcours.

Charles Caudrelier et Franck Cammas auront, sur cette Transat Jacques Vabre, encore su démontrer la parfaite maîtrise de leur machine, mise à l’eau en 2017 et mise au point depuis quatre années par le Gitana Team, ainsi que leur talent de régatiers. Aussi, leur expérience du trimaran au large et la parfaite coordination à bord leur ont permis de pousser le Maxi Edmond de Rothschild à des vitesses moyennes impressionnantes.

Les chiffres de la course du Maxi Edmond de Rothschild :

  • Arrivée à 10 heures 16 minutes et 16 secondes en Martinique (15 heures 16 minutes et 16 secondes, heure métropolitaine)
  • Transat Jacques Vabre bouclée en 16 jours 1 heure 49 minutes et 16 secondes
  • Le Maxi Edmond de Rothschild a parcouru les 7500 milles du parcours théorique à la vitesse moyenne de 20,51 nœuds.
  • Charles Caudrelier et Franck Cammas auront en réalité parcouru sur l’eau 9262,13 milles à la vitesse moyenne réelle de 24,01 nœuds.
  • Passage du waypoint Trindade et Martim Vaz en première position, le 17 novembre à 13 heures 27 minutes UTC

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Transat Jacques Vabre. Duel entre Corum et 11th Hour pour la 6e place

A la lutte depuis la sortie du Pot au noir Nicolas Troussel et Sébastien Josse se battent pour la 6e place avec 11th Hour le tout dernier IMOCA mis à l’eau skippé par Charlie Enrigt et Pascal Bidégorry. Cela donne de magnifiques images et un beau duel.

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Trophée Jules Verne. Spindrift passe en code jaune – Départ probable jeudi

Pierre Bouras / Spindrift

La fenêtre s’annone intéressante pour descendre vers l’Equateur dans un temps record. Dona Bertarelli et Yann Guichard, co-fondateurs de l’écurie de course à la voile Spindrift, annoncent aujourd’hui un passage en code jaune dans le cadre de leur nouvelle tentative de record sur le Trophée Jules Verne.

En effet, après avoir analysé les bulletins météorologiques, un départ de la Trinité-Sur-Mer (Morbihan) est envisagé jeudi matin et un franchissement de la ligne de départ pour le tour du monde (entre l’île de Ouessant et le Cap Lizard) à partir de jeudi 19h00 (heure française).

Cette fenêtre météo permettrait de franchir l’équateur en quatre jours et demi. Yann Guichard explique : “C’est notre première opportunité depuis notre début de stand-by. La situation est assez classique en Atlantique nord avec un anticyclone plus ou moins centré sur les Açores. Nous aurons un départ dans 25 nœuds de vent, tribord amure, avec un empannage près des Açores, pour aller ensuite le long des côtes africaines direction l’équateur qu’on atteindrait en un petit peu moins de cinq jours.”

Par la suite, l’équipage espère que la météo restera clémente afin de relier le Cap de Bonne-Espérance dans les temps du précédent record.

Ces temps de passages sont primordiaux pour espérer battre le record du tour du monde à la voile établi par Francis Joyon et son équipage, à bord d’Idec Sport, en janvier 2017, en 40 jours 23 heures 30 minutes et 30 secondes.

En attendant un possible passage en code vert et la confirmation du départ, toute l’équipe est mobilisée pour finir de préparer le maxi-trimaran Sails of Change, le plus grand trimaran de course au large au monde.

Dona Bertarelli, Yann Guichard et toute l’équipe se réjouissent à l’idée de cette nouvelle tentative dont l’objectif est également de porter la campagne #30×30 qui vise à protéger 30% de la planète d’ici 2030.

Dans ce contexte, l’équipe a décidé de relever le défi sans utiliser d’énergie fossile. Le moteur du bateau a ainsi été enlevé et 36 m2 de panneaux solaires, une éolienne et un vélo générateur d’énergie ont été installés pour fournir l’énergie nécessaire aux instruments de navigation.

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Use it again. Prologue La Trinité-sur-Mer / Cadix, départ ce jeudi !

Revêtu de ses nouvelles couleurs le trimaran Use It Again! quittera le port de la Trinité-sur-mer ce jeudi, direction Cadix en Espagne où débutera le stand-by pour le Record du Tour du Monde à l’Envers. Initialement prévu dimanche 28 novembre, le départ du Prologue de Romain Pilliard et Alex Pella a été avancé.

Cette décision a été prise ce matin en concertation avec Christian Dumard, météorologue et routeur du team Use It Again! et sera confimée demain mercredi 24 novembre dans la journée..
” Une première dépression passe cette semaine, notre objectif est de franchir le Cap Finisterre, juste après le passage de celle-ci. Ensuite, la période devient très active et il y a un fort risque que les dépressions s’enchaînent. Nous devons rejoindre au plus vite le port de Cadix en Andalousie pour entamer ensuite notre stand-by “, explique Romain Pilliard.
Après des mois de préparation et d’entraînement intenses pour s’élancer dans les meilleures conditions sur ce Record du Tour du Monde à l’Envers, c’est une nouvelle phase du défi qui commence pour l’équipage de Use It Again!
Rendez-vous dès demain mercredi sur notre site internet et sur nos réseaux sociaux pour en savoir plus sur l’heure précise de départ. On compte sur vous pour venir encourager nos marins et partager ce premier temps fort avec eux sur le ponton à La Trinité-sur mer !

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Transat Jacques Vabre. Sébastien Rogues et Matthieu Souben sur Primodial vainqueurs en Ocean Fifty

Sébastien Rogues et Matthieu Souben ont franchi les premiers la ligne d’arrivée de la 15ème édition de la Transat Jacques Vabre cette nuit à 3h30 du matin. Une course magnifiquement menée et engagée.

Ce lundi 22 novembre, à 21 heures 54 minutes et 14 secondes en Martinique (mardi 23, à 2 heures 54 minutes et 14 secondes en heure métropolitaine), Sébastien Rogues et Matthieu Souben ont franchi la ligne d’arrivée de la 15ème édition de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre en première position de la catégorie Ocean Fifty. Le duo aura mis 15 jours 13 heures 27 minutes et 14 secondes pour parcourir les 5 800 milles théoriques depuis Le Havre à la vitesse moyenne de 15,40 nœuds, mais il a réellement parcouru 6536,56 milles à 17,50 nœuds.

C’est dans la nuit noire, éclairée par la pleine lune, et arrosée par une pluie fine, que Primonial a coupé la ligne d’arrivée de la Transat Jacques Vabre 2021 mouillée à l’entrée de la baie de Fort-de-France. Les deux marins, Sébastien Rogues et Matthieu Souben, sont les premiers des 150 encore en course à rallier la Martinique. Dès le passage du Rocher du Diamant, au sud de l’île, ils ont commencé à célébrer, avant de laisser totalement exploser leur joie au passage de la ligne.
Les premières réactions :
Sébastien Rogues : “Nous sommes heureux des efforts qui ont été menés, nous nous sommes donnés, sans rien garder, et ça a payé. C’est génial. Passer 15 jours sur le bateau avec Matthieu a été un plaisir. Nous avons exactement la même conception de la navigation, nous sommes toujours en phase sur la manière d’utiliser un bateau, sur le rythme, le tempo. La différence s’est faite à beaucoup d’endroits, il fallait de la rigueur. Nous arrivons avec un bateau qui n’a subi aucune casse, rien. Peut-être que nous avons perdu le capuchon du stylo, mais ça s’arrête à peu près là. Ce sont des moments rares dans une vie. Nous allons profiter, savourer.”

Matthieu Souben : “L’aventure humaine, l’aventure sportive, c’est plein d’émotions en même temps. Nous rendons une très, très belle copie, donc c’est le plaisir du travail bien fait aussi. De ne pas avoir eu de problèmes, ou d’avoir su les gérer. Nous ne nous attendions pas à ce que ça soit facile, nous avions dit avant le départ qu’il n’y avait pas de favori. Nous sommes très contents, elle est vraiment belle celle-là, nous n’avons pas fini de savourer. Cette transat a été dure car elle a été longue, plus longue que prévu. Elle a demandé beaucoup d’engagement, le jeu d’échecs sur l’Atlantique a commencé dès Ouessant, c’est très tôt. Nous avons laissé beaucoup d’énergie et nous arrivons à plat.”

Le résumé de la course de Primonial :
Deuxième à la sortie de la Manche, le tandem Sébastien Rogues – Matthieu Souben a bataillé en tête de flotte pendant plusieurs jours aux côtés de leurs concurrents. Sur les talons de Koesio dans les alizés portugais, Primonial a pris la tête de la flotte des Ocean Fifty à la suite d’une négociation parfaite des îles Canaries par l’ouest. Il est ensuite parvenu à creuser un écart conséquent, allant jusqu’à 200 milles, avec ses concurrents sur la route vers la zone de convergence intertropicale. La descente fut rapide et bien que le Pot-au-noir fit fondre leur avance, il ne redistribua pas les cartes. Les deux marins ont exploité à fond leur Primonial, vainqueur de la dernière Route du Rhum, pour reconstituer leur avance, et ont trouvé les bons réglages pour pousser le bateau au maximum de sa performance jusque dans les derniers instants, pour conserver leur place de leader. Le duo Rogues – Souben, fort d’une troisième place sur la course il y a deux ans, a su accélérer aux bons moments et tenir le rythme élevé que la flotte des Ocean Fifty imposait cette année. Les deux marins signent une course sans faute, à la hauteur de sa préparation.
Les chiffres de la course de Primonial :

  • Arrivée à 21 heures 54 minutes et 14 secondes en Martinique (mardi 23, à 2 heures 54 minutes et 14 secondes en heure métropolitaine).
  • Transat Jacques Vabre bouclée en 15 jours 13 heures 27 minutes et 14 secondes.
  • Primonial a parcouru les 5800 milles du parcours théorique à la vitesse moyenne de 15,40 nœuds.
  • Sébastien Rogues et Matthieu Souben ont en réalité parcouru 6536,56 milles à la vitesse moyenne réelle de 17,50 nœuds.
  • Passage du waypoint Fernando de Noronha : le 18 novembre à 3h32 UTC (en 1ère position).
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Transat Jacques Vabre. Erwan Le Roux et Xavier Macaire deuxième en Ocean Fifty

FORT DE FRANCE, MARTINIQUE - NOVEMBER 22 : Ocean Fifty Koesio, skippers Erwan Le Roux and Xavier Macaire, is taking second place of his category in the Transat Jacques Vabre in Fort de France, Martinique, on November 22, 2021. (Photo by Jean-Marie Liot / Alea)

Erwan Le Roux et Xavier Macaire ont franchi la ligne d’arrivée de la 15ème édition de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre en 2ème position de la catégorie Ocean Fifty deux heures après Primonial.

Koesio aura mis 15 jours 15 heures 55 minutes et 12 secondes pour parcourir les 5 800 milles théoriques depuis Le Havre à la vitesse moyenne de 15,30 nœuds, mais il a réellement parcouru 6626,30 milles à 17,63 nœuds. Son écart au premier, Primonial, est de 2 heures 27 minutes 58 secondes. Erwan Le Roux et Xavier Macaire n’ont jamais rien lâchés et ne sont restés jamais loin de Primodial sans parvenir à trouver la possibilité de les passer.

Premiers mots d’Erwan Le Roux : “Nous avons fait une super course avec Xavier à bord de Koesio. Nous n’avons rien lâché, nous avons animé le débat et avons joué les premiers rôles. Ça s’est ensuite joué à Tenerife, à Madère, où Primonial a choisi une autre option et a eu jusqu’à 200 milles d’avance. Ils ont super bien navigué, ils ont été vite tout le temps et ils méritent leur victoire. J’ai été subjugué par leur vitesse et par leur réussite stratégique. Bravo à eux. Pour qu’il y ait une belle régate, il faut des bons concurrents et je pense qu’avec Leyton, Primonial et Solidaires en Peloton – Arsep, et toute la classe de manière générale, c’était assez serré. Il n’y a pas eu de gros écarts et la régate a été intense. Cette deuxième place nous va a merveille.

Xavier Macaire : “Super satisfaisant. Nous avions envie de bien faire, mais nous ne savions pas trop comment nous situer. Très vite, dès la première nuit, nous étions aux avant-postes, puis au bout de deux jours nous étions en tête. Nous y sommes restés quelques jours. Ce fut une belle aventure, un eau bateau, un beau partenaire, un beau skipper, une belle course, je suis ravi ! Je suis très content de cette participation avec Erwan, sur ce bateau formidable et ce parcours gigantesque. Nous avons bien donné tout en nous préservant. Une transat, c’est éprouvant. Maintenant, nous avons l’habitude et ça devient une normalité. Mais ça ce l’est pas. Ça reste une épreuve éprouvante pour le corps, la fatigue, dans des conditions humides et chaudes avec des efforts à faire dans les manoeuvres, des réflexions à avoir dans les stratégies. Pour autant, nous arrivons lucides et frais et je pense que c’est ce qu’il faut faire pour faire un résultat. Ça fait toujours quelque chose d’arriver d’une transat, il s’est passé beaucoup de choses. C’étaient quinze jours de régate qui marquent une vie donc forcément ça fait quelque chose d’arriver.

Le résumé de la course de Koesio :

Sur leur plan Verdier de 2020, plus léger de la flotte des Ocean Fifty, Erwan Le Roux – Xavier Macaire ont montré qu’ils étaient très à l’aise. Les deux marins auront été au coude-à-coude avec leurs concurrents tout au long du parcours. De l’entrée du golfe de Gascogne aux Canaries, le multicoque violet a dominé la course, avec une avance allant jusqu’à 50 milles au passage de Madère. Leur option de passage entre Tenerife et Gran Canaria le 12 novembre laissa l’avantage à Primonial. Par la suite, le tandem s’est affairé à une bataille de haut niveau avec Solidaires en Peloton – ARSEP jusqu’au point de passage de Fernando de Noronha, puis avec Leyton jusqu’à la ligne d’arrivée. Le duo conserve sa place, malgré des problèmes d’énergie, survenus le 19 novembre, les handicapant pour la navigation, et décroche une jolie seconde place à l’arrivée !

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Transat Jacques Vabre. Sam Goodchild et Aymeric Chappellier complètent le podium en Ocean Fifty

FORT DE FRANCE, MARTINIQUE - NOVEMBER 23 : Ocean Fifty Leyton, skippers Sam Goodchild and Aymeric Chappellier, is taking third place of her category in the Transat Jacques Vabre in Fort de France, Martinique, on November 23, 2021. (Photo by Jean-Marie Liot / Alea)

Sam Goodchild et Aymeric Chappellier terminent en troisième position de la catégorie Ocean Fifty. Leyton aura mis 15 jours 17 heures 15 minutes et 43 secondes pour parcourir les 5 800 milles théoriques depuis Le Havre à la vitesse moyenne de 15,24 nœuds, mais il a réellement parcouru 6680,21 milles à 17,71 nœuds. Son écart au premier, Primonial, est de 3 heures 48 minutes et 29 secondes.

Premiers mots de Sam Goodchild : “Nous sommes moins fatigués qu’il y a quelques jours. Après le passage de Fernando de Noronha, nous avons fait des empannages pendant deux jours le long des côtes brésiliennes pour tenter de rattraper les autres. Nous avons trouvé un bon trou de souris pour passer le Pot-au-noir, ce qui nous a permis d’avoir un meilleur angle par rapport aux autres, ça nous a ramené dans le match. C’était notre première transat sur ce support, ce n’est pas du tout le même exercice. Ce sont des bateaux extraordinaires qui peuvent aller très vite, donc il faut faire attention. Nous avons appris énormément de choses.

Aymeric Chappellier : “Nous savions d’entrée de jeu que tous les bateaux pouvaient gagner, nous avons bien vu sur l’eau qu’il y a eu pas mal de changements, donc une troisième place se savoure ! C’était très intenses avec tous les empannages, nous avons tout donné ! Nous savourons, tous les bateaux pouvaient gagner, il y a eu beaucoup de changements. Sur cette transat, je retiens qu’il fallait être lucide et très bon d’entrée de jeu. Les écarts se sont creusés rapidement et les deux ou trois milles perdus à Cherbourg nous ont coûté très cher. Nous sommes passés par tous nos états, de la peur, de la crainte, de la joie et celle de savoir revenir après dans le Pot-au-noir grâce à une bonne lecture de la zone de Marcel Van Triest, notre routeur.

Le résumé de la course de Leyton :

Cette course était leur première Transat Jacques Vabre en Ocean Fifty, et ce fut une réussite. Le tandem Sam Goodchild / Aymeric Chappellier n’a pas cessé d’avancer sur les talons de ses concurrents de devant, Primonial, Koesio et Solidaires en Peloton – ARSEP, suivant alors le rythme imposé par cette flotte décrite comme homogène. Jamais très loin, mais jamais aux avant-postes, le duo ne s’éloigna pas suffisamment de la tête de flotte. A partir du 12 novembre, alors qu’ils approchaient des îles Canaries, ils se livrèrent à un duel avec Les P’tits Doudous ; une bataille à coups d’empannages qui dura jusqu’au passage du Pot-au-Noir. Une option de passage plus est de la zone de converge intertropicale a alors permis à Leyton de rattraper la tête de flotte et de contourner la marque de parcours de Fernando de Noronha en deuxième position. Une place que les deux marins se disputèrent pendant cinq jours jusqu’à la ligne d’arrivée de Fort-de-France. Cette performance et cette course pleine de rebondissements pour le duo franco-britannique démontre que cette année, la course en Ocean Fifty était de très haut niveau.

Les chiffres de leur course :

  • Arrivée à 1 heure 42 minutes et 43 secondes en Martinique, soit 6 heures 42 minutes et 43 secondes en heure métropolitaine
  • Transat Jacques Vabre bouclée en 15 jours 17 heures 15 minutes et 43 secondes
  • Leyton a parcouru les 5800 milles du parcours théorique à la vitesse moyenne de 15,24 nœuds.
  • Sam Goodchild et Aymeric Chappellier auront en réalité parcouru sur l’eau 6680,21 milles à la vitesse moyenne réelle de 17,71 nœuds.
  • Passage du waypoint Fernando de Noronha : le 18 novembre à 7h 10min UTC, 3h 38 minutes après le leader (2ème position)
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Transat Jacques Vabre. Primonial proche de l’arrivée

L’Ocean Fifty Primonial, le trimaran de 50 pieds skippé par Sébastien Rogues et Matthieu Souben est attendu ce mardi vers 2h du matin à Fort-de-France. Le Maxi Edmond de Rothschild arriverait dans leur sillage vers 5h du matin. Des ETA qui peuvent encore évoluer.

Ocean Fifty : dernière ligne droite pour Primonial !
La baie de Fort-de-France et les pontons martiniquais se préparent à accueillir les bateaux de la Transat Jacques Vabre. Premier d’entre eux : Primonial. Le trimaran de Sébastien Rogues et Matthieu Souben est attendu en grand vainqueur de la classe Ocean Fifty la nuit prochaine. Le duo a même profité des dernières 24 heures pour considérablement agrandir leur avance sur le deuxième Koesio, passée d’une trentaine de milles hier après-midi à 70 désormais. Matthieu Souben racontait ce midi : “Hier soir s’est présentée l’opportunité d’appuyer un peu sur le champignons et d’essayer d’assommer la course. On avait très très envie de le faire, donc on a décidé de le faire, et ça s’est très bien passé.” A bord, forcément, Sébastien Rogues savoure, mais reste attentif : “Nous allons commencer à rentrer dans du trafic, il va y avoir des sargasses. Nous allons aussi essayer de préserver notre trimaran qui a déjà 5 800 milles derrière lui quasiment. Et surtout savourer ces dernières heures en mer avant de mettre pied à terre et de vous retrouver tous.”

Sébastien : « C’était notre dernier lever de soleil en mer sur cette Transat Jacques Vabre ce matin. C’est notre dernière journée de course ! On va passer la Barbade en milieu d’après midi. Ça va être une navigation attentive, il va y avoir du trafic, des sargasses… Il va falloir bien veiller à préserver le bateau. On va savourer ces dernière heures en mer avant de vous retrouver ! »

Matthieu : « Chouette réveil ce matin à bord de Primonial. Ça fait maintenant une dizaine de jours qu’on bataille en tête, avec des hauts et des bas, notamment le Pot-au-Noir qui nous a donné du fil à retordre. On a réussi à rester en tête, sans regarder derrière, ce n’est pas un exercice facile. Hier soir, on a eu l’opportunité d’appuyer un peu sur le champignon… On sort ce matin avec un peu d’avance. La suite, on la connait pas mais on va la vivre ensemble ! » Voir moins

Ultime : au tour du Maxi Edmond de Rothschild demain matin
Dans la foulée du trio de tête des Ocean Fifty, c’est le premier Ultime qui sera attendu sur la ligne d’arrivée. Empêtré dans la molle ce matin, le Maxi Edmond de Rothschild (Franck Cammas – Charles Caudrelier) avance à une petite vingtaine de noeuds cet après-midi, en direction des Antilles. Respectivement deuxième et troisième, Banque Populaire XI et SVR – Lazartigue continuent de longer la zone interdite sud-américaine, ils sont attendus en Martinique un peu plus tard dans la journée de demain. Et dans cette dernière section du parcours, la catégorie Ultime s’offre malgré tout un dernier suspense, pour la quatrième place. Sodebo Ultim 3, qui a effectué une bonne partie de la course à l’arrière suite à son avarie de foil, a choisi une route très nord après la marque de passage de São Pedro e São Paulo et profite de meilleures conditions de vent que son adversaire Actual Ultim 3, qui progresse 300 milles plus au sud.

Imoca : en file indienne entre Fernando de Noronha et les Antilles
Avec le passage de Kostum – Lantana Paysage à la mi-journée, les deux tiers de la flotte ont désormais enroulé la marque de passage de Fernando de Noronha. Pour ceux-là, l’attention se concentrent désormais sur une remontée vers la Martinique à bien négocier, avec ces fameux empannages successifs le long de la zone interdite. C’est Corum L’Epargne, auteur d’une superbe remontée depuis plusieurs jours, actuellement en 6ème position, qui mène le peloton, derrière les 5 échappés. Arkea Paprec et Initiatives-Coeur se livrent une belle bataille pour la 4ème place, avec un avantage à l’heure actuelle au duo Simon-Eliès. Plus à l’avant encore, un autre duel se poursuit avec intensité, entre Apivia et Charal. Ces deux tandems luttent pour la deuxième place mais ne désespèrent pas, non plus, d’aller embêter le leader LinkedOut (Thomas Ruyant – Morgan Lagravière), dont l’arrivée à Fort-de-France est pour le moment programmée jeudi au petit matin.

Class40 : poussés par les alizés
Alors que trois monocoques de 40 pieds doivent encore franchir la marque de passage de l’île de Sal, la tête de flotte des Class40 continue, à 11 noeuds de moyenne, sa traversée de l’Atlantique et sa progression dans les alizés. Les deux bateaux qui semblent confirmer qu’ils sont les plus performants sur cette Transat Jacques Vabre sont toujours Redman (Carpentier – Santurde del Arco) et Volvo (Gerckens – Hantzperg). Actuellement troisième, et positionné très au nord, le tenant du titre Crédit Mutuel a effectué un joli retour. Joints à la mi-journée, Ian Lipinski et Julien Pulvé détaillaient la suite du programme pour eux : “Dans les prochaines 24 heures, nous allons essayer de suivre la bascule dans le bon sens et de grappiller des milles sur les deux premiers. Le bateau est au maximum de son potentiel, et nous avons enfin trouvé le fil de cette Transat”. Voilà un sérieux candidat à la victoire bien revenu dans la course.

Les classements à 18h HF :
Ultime

  1. Maxi Edmond de Rothschild
  2. Banque Populaire XI
  3. SVR – Lazartigue

Ocean Fifty

  1. Primonial
  2. Koesio
  3. Leyton

Imoca

  1. LinkedOut
  2. Apivia
  3. Charal

Class40

  1. Redman
  2. Volvo
  3. Crédit Mutuel

Les dates et heures d’arrivée estimées en Martinique (au 22/11) :
Ultime : Maxi Edmond de Rothschild attendu le mardi 23 à 10h UTC

Ocean Fifty : Primonial attendu le mardi 23 à 2h UTC

Imoca : LinkedOut attendu le jeudi 25 à 7h UTC

Class40 : Redman attendu le mardi 30 à 4h UTC

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