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America’s Cup. La Coupe de l’America se déroulera à Barcelone en 2024

AC37: 37th America’s Cup at the Generalitat of Barcelona, Spain.

Emirates Team New Zealand et le Royal New Zealand Yacht Squadron ont annoncé que Barcelone, dans la région de Catalogne, accueillera la 37e America’s Cup qui se tiendra en septembre et octobre 2024.

La date était attendue. Trois villes restaient en lice. C’est finalement Barcelone qui a été retenue. Elle deviendra le premier site au monde à accueillir à la fois des Jeux Olympiques et une Coupe de l’America. Pour la deuxième fois de son histoire la Coupe de l’America revient en Europe après Valencia en 2004-2007 lors de la 32e Edition. La France pourrait avoir une carte à jouer sur cette 37e édition. Stéphan Kandler qui avait monté le défi K-Challenge devenu par la suite Areva Challenge pourrait annoncer un possible défi Français.

Le PDG de l’America’s Cup Defender Emirates Team New Zealand, Grant Dalton, est ravi d’annoncer que Barcelone sera le site hôte après un long et compétitif processus de sélection des sites entre Djeddah et Malaga. Cork en Irlande s’étant retiré hier. “Barcelone est vraiment l’une des villes les plus reconnues au monde, donc avoir la possibilité d’accueillir l’événement de voile le plus reconnu au monde est extrêmement excitant. En tant que défenseur de l’America’s Cup, nous avons toujours ressenti la responsabilité de développer l’événement, le public et le sport de la voile à l’échelle mondiale et certainement que l’événement soit organisé dans une ville importante comme Barcelone nous permettra de propulser la croissance. trajectoire sur la scène sportive mondiale. En pensant à la 37e America’s Cup et aux courses de l’AC75 à quelques centaines de mètres de la plage de Barcelone, du front de mer et des zones d’engagement des fans du village de course, ce ne sera rien de moins que spectaculaire.

AERIES PORT DE BARCELONA 2019



Barcelone est une ville leader en termes de durabilité et d’impact social avec l’ambition de devenir la capitale numérique et technologique de l’Europe. L’alignement avec la Coupe de l’America est donc clair. Ses installations existantes de classe mondiale pour les courses, les bases d’équipe, l’infrastructure technique, les superyachts et les zones du village événementiel de l’America’s Cup pour accueillir les fans, l’hospitalité et les médias, ainsi qu’une plage de vent moyenne de 9 à 15 nœuds pendant la course de septembre et octobre fenêtre, a rendu la ville parfaitement adaptée à sa fonction.

La candidature de Barcelone a vu une alliance sans précédent entre des entités publiques et privées travaillant ensemble pour attirer la Coupe de l’America à Barcelone, qui comprenait le gouvernement de Catalogne, la mairie de Barcelone, la mairie de Barcelone, le port de Barcelone, l’agence d’investissement de Barcelona Global et Barcelona & Partners, un initiative à but non lucratif composée de plus de 200 des principales institutions de la ville visant à faire de Barcelone l’une des meilleures villes du monde pour les talents et l’activité économique.

Le président de la Generalitat de Catalunya, Pere Aragonés, a expliqué que la célébration de la  Coupe de l’America à Barcelone est une excellente nouvelle pour la ville et pour tout le pays, “C’est un événement sportif historique, qui a une grande projection dans le monde entier à un niveau international niveau, économiquement et pour le tourisme“.  “La Coupe de l’America n’est pas seulement une activité sportive isolée et offre bien plus que cela au Site Hôte. C’est un événement qui générera un retour sur de nombreuses plateformes au fil des ans et laissera un très héritage important pour la Catalogne. Je suis très satisfaite car pour la première fois, l’America’s Cup comprendra également une régate spécifique Women’s America’s Cup à Barcelone.

La maire de la ville de Barcelone, Ada Colau, a célébré l’élection de Barcelone comme lieu de la 37e édition de l’America’s Cup, la plus ancienne course de voile : « C’est une excellente nouvelle pour Barcelone ! Cela devrait servir à promouvoir la ville auprès des monde après la pandémie, pour faire profiter la tradition barcelonaise de ce sport dans une ville au bord de la mer et, en plus, pour dynamiser le secteur émergent de l’innovation et de la technologie, lié aux activités nautiques.Je tiens à remercier toutes les institutions publiques et privées pour leur soutien et complicité dans ce projet ».

Damiá Calvet, président du Port de Barcelone, partie intégrante de la candidature réussie de Barcelone, a déclaré : « Nous avons mis le Port Vell à la disposition de la ville et du pays pour pouvoir célébrer une Coupe de l’America qui projette Barcelone dans le monde et qui a l’innovation et la durabilité comme fleuron. Nous tirerons le meilleur parti des infrastructures que nous avons déjà, nous stimulerons l’économie et l’emploi et enfin, nous laisserons un héritage durable”.

Une approche fondamentale que non seulement Barcelone, mais tous les sites présélectionnés, ont apportée à la table était l’ambition claire de s’associer à l’America’s Cup Event pour offrir la meilleure America’s Cup jamais réalisée dans tous les aspects de la Coupe ; infrastructures, une véritable approche partenariale, une organisation et des installations de classe mondiale. Combiné avec leur dynamisme vers un avenir plus durable et innovant grâce à la technologie marine de l’hydrogène, Barcelone est l’endroit idéal pour organiser la toute première Women’s America’s Cup et la Youth America’s Cup.

En tant que détenteur actuel et administrateur de l’America’s Cup, le Royal New Zealand Yacht Squadron se réjouit du succès continu de la voile néo-zélandaise et de la croissance de l’America’s Cup et se félicite de l’annonce de Barcelone comme lieu du 37e match de l’America’s Cup. “Barcelone occupe une place très spéciale dans l’histoire de la voile néo-zélandaise et nous nous souvenons avec fierté du succès de notre équipe de voile aux Jeux olympiques de 1992 et de ses quatre médailles”, a déclaré le commodore du Royal New Zealand Yacht Squadron Aaron Young. “Barcelone sera un lieu magnifique pour les courses de l’America’s Cup et les régates féminines et juniors, et nous sommes impatients d’y défendre l’America’s Cup en 2024 alors que nous travaillons à promouvoir et à développer le sport de la voile dans le monde entier. Il existe également des opportunités importantes pour notre industrie maritime, notre commerce et nos marins néo-zélandais. Nos membres bénéficieront d’avantages exclusifs et d’options de voyage à Barcelone, et nous prévoyons une importante délégation de membres du Club voyageant pour soutenir notre équipe en 2024 ».

Partie intégrante de l’organisation de la 37e America’s Cup, le Challenger of Record INEOS Britannia et le Royal Yacht Squadron Ltd ont joué un rôle important dans la mise en place de la prochaine édition du plus ancien trophée du sport international. Sir Ben Ainslie, directeur de l’équipe INEOS Britannia, a déclaré : « Nous sommes ravis que la ville emblématique de Barcelone ait été choisie pour accueillir la 37e America’s Cup. Les données météorologiques historiques de Barcelone montrent à quel point ce sera un lieu de navigation fantastique. Le développement de la marina et la zone de course de Barcelone offriront d’excellentes installations à terre pour les équipes en compétition, ainsi qu’un grand village d’événements pour les amateurs de sport, le plus ancien trophée international, pour profiter de cet événement sportif emblématique.

Dans le processus de collaboration avec les villes hôtes potentielles du monde entier, Emirates Team New Zealand et Origin Sports Group ont été submergés par la réponse et l’ambition des sites en vue de la Coupe de l’America. Je dois reconnaître l’engagement absolu des autres villes hôtes finales, Cork en Irlande, Djeddah au Royaume d’Arabie saoudite et Malaga en Espagne, ainsi que toutes les personnes phénoménales qui étaient à l’origine des candidatures et qui ont déployé tant d’efforts pour illustrer le passionnant vision pour leurs villes et pour la Coupe de l’America. Mais à la fin, une décision difficile a dû être prise pour n’en sélectionner qu’un. dit Grant Dalton.

De plus amples détails sur le lieu et la 37e America’s Cup seront annoncés en temps voulu. “De toute évidence, toutes ces nouvelles sont annoncées dans l’ombre de la guerre insondable en Ukraine à laquelle nous assistons en ce moment, ce qui met clairement tout en perspective pour nous“, a déclaré Dalton.  “Nous espérons sincèrement qu’il y aura une amélioration rapide de la situation, et nous voudrions envoyer notre message fort de soutien au peuple ukrainien pendant cette période. Nous sommes impatients de travailler en partenariat avec notre site hôte de Barcelone et d’annoncer plus de détails en temps voulu.

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Rhum. Loïc Escoffier à la barre d’un ORC 50 optimisé et compétitif

Polaryse

Loïc Escoffier, le frère de Kevin Escoffier et fils de Franck-Yves a mis à l’eau son nouveau bateau construit chez Marsaudon à Lorient sous les couleurs de son partenaire LODI GROUP. Le Malouin, , qui avait mis entre parenthèses la course au large afin de reprendre l’armement de pêche fondé par son père, renoue avec ses premières amours et la compétition… pour son plus grand plaisir !

C’est la rencontre entre deux hommes entrepreneurs et passionnés qui a scellé cette aventure voile. Alexis Lockman, PDG de LODI GROUP et Loïc Escoffier armateur de bateaux de pêche se sont rencontrés lors d’un match de rugby France – Nouvelle-Zélande il y a une quinzaine d’années. Depuis liés par des valeurs partagées, ils décident de se lancer l’an passé dans ce nouveau défi avec la construction d’un catamaran aux couleurs de LODI GROUP. Un défi qui sera avant tout collectif puisqu’à travers ce projet, l’entreprise souhaite embarquer et rassembler ses équipes internes, mais également mobiliser ses clients et partenaires.

« Nous nous connaissons depuis environ quinze ans avec Loïc. Au détour d’une conversa-tion un jour, je lui ai demandé s’il serait capable de reprendre le chemin de la compéti-tion. Il m’a répondu oui, à condition d’avoir un projet solide. L’idée a alors germé de le soutenir. Nous sommes allés tester des bateaux ensemble, puis nous avons décidé de lancer la construction de ce nouveau catamaran. Loïc est quelqu’un de simple et convi-vial, passionné et engagé dans tout ce qu’il entreprend. LODI GROUP se retrouve pleine-ment dans ces valeurs et je suis certain que Loïc saura fédérer l’ensemble de nos collabo-rateurs dans cette aventure voile qui nous réserve de beaux moments de partage en perspective ! » Alexis Lockman, PDG de LODI GROUP

Retour à la compétition pour Loïc Escoffier…

Après avoir fait ses gammes et trusté de nombreux podiums en catamaran Hobie Cat 16 et Formule 18 avec son équipier Victorien Erussard, Loïc se tourne ensuite vers le Multi50. En 2006, alors âgé de 25 ans, il prend le départ de la Route du Rhum à bord de « Gamin », le trimaran avec lequel son père Franck-Yves a remporté cette même course huit ans plus tôt dans la catégorie des multicoques classe 2. Pour sa première participation à la mythique transatlantique, Loïc termine au pied du podium. Si l’expérience est inoubliable pour le Malouin, elle ne lui fait pas oublier son rêve premier qui est de devenir marin-pêcheur. Il décide alors de s’engager pleinement au sein de l’armement familial. Loïc se lance à corps perdu dans l’activité initiée par ses parents, tout en s’offrant régulièrement la possibilité d’embarquer sur des bateaux de course au large, notamment en multicoque de 50 pieds. En 2016, il rachète l’entreprise avec l’ambition de la développer. Désormais difficile de conjuguer voile professionnelle et voile passion, il met alors de côté la course au large. En quelques années d’un travail intense, il passe de deux à quatre unités de pêche et double l’effectif. Il gère aujourd’hui une trentaine de personnes. Mais la passion de la compétition n’est pas totalement assouvie. Alors quand l’opportunité d’y revenir se présente avec LODI GROUP, Loïc n’hésite pas un seul instant et se lance avec l’engagement et l’énergie qui le caractérisent dans ce nouveau projet.

« C’est beaucoup d’émotions de voir ce bateau à l’eau. J’avoue que je n’ai pas trop de mots aujourd’hui. J’ai surtout hâte d’aller naviguer cette fin de semaine. La première course arrive bientôt, il va falloir s’y préparer vite, travailler sur la fiabilité, les différentes mises au point. Je me rends compte que je suis déjà en train de regarder où je peux gagner du poids, ce que je vais pouvoir améliorer pour être performant. Je retrouve vite mes réflexes de compétiteur finalement ! Mes parents et mes frères sont venus pour l’occasion, c’est génial de partager ce moment avec eux aussi. Ça fait du bien car on a suivi papa sur toutes ses courses, le circuit Figaro, les Transat Jacques Vabre, les Route du Rhum… là on inverse les rôles (rires) ! » Loïc Escoffier, skipper de LODIGROUP

… à la barre d’un ORC 50 optimisé et compétitif

Construit chez Marsaudon Composites à Lorient, l’ORC 50 LODIGROUP est un catamaran de croisière rapide qui allie à la fois confort de navigation et performance sportive. Plate-forme idéale pour embarquer des invités et leur faire découvrir les sensations d’une navigation au large, le multicoque LODIGROUP sera aussi un support compétitif pour Loïc à bord duquel le Malouin espère jouer les premières places ! « La base de ce catamaran est un bateau de croisière rapide qui affiche 12/13 nœuds de vitesse moyenne et des pointes pouvant aller jusqu’à 30 nœuds. Nous l’avons vidé intégralement et nous avons aussi optimisé au maximum les voiles, la taille du mât et ajouté du carbone aux endroits où il faillait en mettre. Tout cela pour gagner en poids et donc en performance. Comme la plateforme est plus légère, cela implique aussi moins d’efforts physiques pour le marin, c’est un critère qui pourra faire la différence face à mes concurrents. »

C’est désormais un programme chargé qui attend Loïc. Dans un peu plus de deux semaines il participera à sa première course en équipage, le Spi Ouest France qui se déroulera du 14 au 18 avril à la Trinité-sur-Mer. Le catamaran LODIGROUP sera ensuite au départ du Tour de Belle-Île et de l’Armen Race en mai et de la Cowes-Dinard en juillet. Sans oublier la Route du Rhum – Destination Guadeloupe qui s’élancera de Saint-Malo le 6 novembre prochain et pour laquelle Loïc Escoffier devra se qualifier.

LE PROGRAMME PRÉVISIONNEL 2022

▫️ Spi Ouest France : du 14 au 18 avril
▫️ Tour de Belle-Île : les 7 et 8 mai
▫️ Armen Race : du 26 au 29 mai
▫️ Cowes – Dinard : départ le 8 juillet
▫️ Route du Rhum : départ le 6 novembre

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Thibaut Vauchel – Camus embarque Vincent Riou et Hugo Dhallenne

L'Ocean Fifty Solidaires En Peloton - ARSEP a été mis à l'eau hier, 28 mars, à Saint-Malo . Pierrick Contin

Thibaut Vauchel – Camus fête les 10 ans de son Défi Voile Solidaires En Peloton et annonce un équipage de haut vol avec Vincent Riou, vainqueur du Vendée Globe 2004-2005, et Hugo Dhallenne, vainqueur de la dernière Mini Transat dans la catégorie des voiliers de série. Interview…

L’Ocean Fifty Solidaires En Peloton – ARSEP a été remis à l’eau ce 28 mars à Saint-Malo.

1) Quels sont tes objectifs sportifs en 2022 ?

Ils sont élevés. Nous voulons gagner en rigueur et être moins pris par le temps comme nous l’avons été lors de notre précédent chantier hivernal avec une préparation ambitieuse qui s’est déroulée dans un contexte de crise sanitaire. Après les grosses modifications de 2021 (gagner en légèreté, nouveau mât, nouvelles voiles, nouveau moteur, nouveaux systèmes…), notre Ocean Fifty est parfaitement optimisé pour de belles performances. C’était donc essentiellement un chantier de révision et d’entretien cet hiver. Je crois pouvoir dire que nous serons totalement prêts pour la première épreuve du Pro Sailing Tour. Dans ce sens, nous ne participerons pas au 1000 Milles des Sables afin de nous concentrer sur la mise en route du bateau et attaquer sereinement cette nouvelle saison.

2) Quel sera ton équipage en 2022 sur le Pro Sailing Tour ?

J’embarque Vincent Riou, vainqueur du Vendée Globe. Vincent connaît nos trimarans puisqu’il a effectué la Transat Jacques Vabre 2017 avec Erwan Le Roux. Il a une grande expérience du large et c’est un « performer ». Absent en Corse, il sera remplacé par un ami, Julien Pulvé, que j’ai connu en catamaran de sport et qui est un régatier-marin de haut vol. Antoine Joubert, avec qui je navigue depuis quelques saisons, sera de la partie ainsi que deux valeurs ajoutées que sont Hugo Dhallenne, vainqueur de la dernière Mini Transat en série et spécialiste de l’électronique embarqué et Aloïs Kerduel, spécialiste de l’accastillage. Il travaille notamment chez Karver et il est un bon équipier.

3) Tu vas participer à ta troisième Route du Rhum cette année après une deuxième place en Class40 (2014) et une troisième à bord de ton actuel Ocean Fifty (2018), que représente cette compétition pour toi ?

C’est une course sur mesure pour moi car je suis cancalais et guadeloupéen ! C’est l’événement qui a initié ma culture de la voile quand j’étais en Guadeloupe. C’est également un sacré sprint atlantique sans aucune marque de parcours entre le Cap Fréhel et la Guadeloupe.

4) Peux-tu nous décrire les courses du Pro Sailing Tour 2022 ?

Du 11 au 15 mai, nous allons débuter la deuxième édition du Pro Sailing Tour à Bonifacio, en Corse. Comme pour toutes les étapes du Pro sailing Tour, on commencera l’épreuve avec deux jours de parcours « inshore » puis on ira au large avec le Défi 24H. C’est une destination vélique qui fait rêver. Le spot est idéal pour la pratique de notre sport. J’ai déjà réalisé deux Tour de Corse en catamaran de sport. C’est un très bon souvenir. Météorologiquement, cela va être intéressant avec des reliefs.

Nous enchaînerons avec un épisode à Brest du 22 au 26 juin. Une étape un peu plus classique pour nous mais particulièrement complexe avec des parcours très techniques…

À partir du 29 juin, direction Saint-Quay-Portrieux (Baie de Saint-Brieuc). Comme pour Brest, nous sommes ravis de naviguer dans des villes qui ont toujours été fidèles à la classe Ocean Fifty. Deux jours d’inshore sont organisés sur place. On partira ensuite pour 24 heures de mer en direction de Cowes. Enfin, on enchaînera directement sur le Final Rush, au coefficient 3, entre Cowes et Roscoff, sur un parcours de 4 jours au large, bénéfique dans notre préparation à la Route du Rhum.

Le plateau de la saison sera très fourni avec 8 équipages. Notre classe est en train de prendre de l’ampleur et devient clairement attractive. Nos Ocean Fifty, très polyvalents, attirent de plus en plus de marins et de projets.

5) Tu remets enfin ton titre en jeu sur la DRHeam Cup ?

Je suis double tenant du titre de la DRHeam Cup et c’est un véritable plaisir de participer à cette compétition. Elle se déroulera en solo du 12 au 20 juillet et je compte bien garder mon titre ! J’ajoute dans notre calendrier 2022 notre présence à Nice le 30 mai pour la journée mondiale de la Sclérose En Plaques et de nombreuses navigations avec les patients au fil de l’année.

*Côté partenaires, les Transports Delanchy et la Foncière Magellan renforcent leur soutien auprès du Défi Voile Solidaires En Peloton, Hippocampes Caraïbes est de retour et rejoint le rang des partenaires officiels aux côtés de la SFEE et d’un tout nouveau mécène : Daphni, gestionnaire de fonds investissant dans des start-ups tech.

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Ultime. Faire redescendre les tensions, clarifier les RSO, la seule voie de salut pour la Classe ?

Le départ des Ultimes sur la Rolex Fastnet Race 2019 © Carlo Borlenghi/Rolex

Les skippers et les armateurs de la Classe Ultime ont voulu montrer un front uni, très agacés devant la polémique mise sur la place publique par François Gabart et son partenaire.

Ils étaient injoignables depuis lors. Ils ont décidés de montrer un front uni et seuls deux médias (Le Figaro et Ouest France) ont été choisis et conviés à une conférence de presse ce matin pour interroger les skippers Thomas Coville, Armel le Cleac’h et Charles Caudrelier. Ceux-ci se sont montrés assez agacés par la polémique et ont fait valoir leurs arguments repris en partie par le communiqué de la classe mais un peu édulcorés comme pour atténuer les propos des uns et des autres.

Thomas Coville dans Ouest France : « on s’est empêché d’aller aussi loin que François car les règles OSR nous l’interdisaient. Là, on parle du règlement 3.11 qui concerne la sécurité, par la visibilité notamment. Ce type de cockpit protège le skipper, certes, mais pas les autres bateaux. Et moi qui aie percuté un cargo sur la Route du Rhum, je suis bien placé pour le dire. »

Armel Le Cléac’h ne veut pas courir contre François s’il ne se met pas en conformité : « On veut une équité sportive au départ des courses. On demande que le cas SVR soit traité par World Sailing, que François puisse se défendre et qu’il applique la décision prise. On est prêt à discuter des modifications avec lui (des modifications structurelles importantes qui pourraient prendre deux mois de chantier). Et si le jury dit qu’il peut courir comme ça, ce sera très bien. Je le féliciterai s’il me bat sur la Route du rhum. En revanche s’il n’a pas le certificat de conformité, je n’ai pas envie de courir contre lui».

Charles Caudrelier dans le Figaro a lui insisté sur le gain que représente le fait d’avoir un plan de pont sans cockpit. « La plus grosse traînée aérodynamique, c’est le cockpit. Et celui de François est un gros gain en la matière et permet aussi de faire baisser le centre de gravité. Mais il faut être au-dessus du pont pour voir devant. François n’a pas la même interprétation que nous de cette règle de sécurité qui s’applique à tous les bateaux.” et de renchérir sur France Info : ” “Évidemment qu’on a envie que François soit là et cette Route du Rhum n’aura pas la même saveur s’il est absent, développe Charles Caudrelier. Mais elle pourrait avoir un goût très désagréable aussi si François gagnait et qu’on avait la conviction qu’il n’a pas joué le même jeu que nous. Je n’ai pas envie que les dés soient faussés. S’il finit devant moi, j’aurais plus de mal à lui serrer la main. C’est ce qui me gêne le plus aujourd’hui.”

En aucun cas, nous souhaitons l’exclure de la classe, tempère Patricia Brochard, présidente de la classe à Jérôme Val de France Info. Ce serait se couper un bras et je ne vois pas quel serait notre intérêt. Il y a des efforts de la classe pour qu’il puisse faire partie du programme des années à venir. Il n’y a pas de doute là-dessus.”

Il est clair que cela n’est dans l’intérêt de personne de voir cette polémique enfler mais on ne peut pas imaginer une Route du Rhum sans François Gabart. Des deux camps, chacun a plus ou moins raison en un sens. Le problème vient essentiellement de l’interprétation que l‘on peut faire de cette fameuse règle RSO ( (en l’occurrence la Offshore Spécial Regulations 3.11 sur la position des winches) et pour laquelle les experts n’arrivent pas à se mettre d’accord comme le reconnaît la Classe elle-même.

Le Groupe Kresk, partenaire de François Gabart a envoyé une lettre d’avocat à la Classe qui elle-même a dû en prendre un pour se défendre. Espérons que l’esprit sportif et la raison l’emporteront. Rien n’est bon pour la classe dans cette histoire. Emmanuel Bachellerie qui a repris l’ancien Actual et peine à lui trouver un partenaire pour la prochaine Route du Rhum s’en serait bien passé. Il devrait annoncer également prochainement une nouvelle course en Ultime après l’annulation d’une deuxième édition de la Brest Atlantiques.

Enfin si les tensions existent, Quelle que soit son issue, cet imbroglio va laisser des traces. “Ma relation avec François est plus compliquée que par le passé, regrette Armel le Cléac’h. J’ai du mal à comprendre sa position de jusqu’au boutiste depuis plusieurs mois. C’est important qu’on s’entende bien mais là, on n’est pas d’accord.” Et Thomas Coville de conclure : “J’ai une admiration incroyable pour ce mec, il a gagné tellement de choses qu’on ne peut pas nier que c’est l’un des meilleurs coureurs qu’on ait jamais eus. Et il n’a pas besoin de ne pas respecter les règles pour gagner. Je ne comprends pas bien son attitude qui entache son image.




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Ultime. La Classe Ultim 32/23 répond à François Gabart

La Classe Ultime répond à François Gabart et à son armateur en voulant se montrer unis pour défendre l’aspect de sécurité de la jauge. Ils demandent à ce que le bateau soit mis en conformité.

En fin de semaine dernière, l’équipe du trimaran SVR-Lazartigue, par les voix de son armateur, Didier Tabary – PDG du Groupe Kresk -, et de son skipper, François Gabart, a souhaité porter à la connaissance de tous, les tensions qui l’opposent depuis de longues semaines aux acteurs de la Classe Ultim 32 / 23. Le différend portant sur la non-conformité du trimaran depuis sa conception et sa sortie du chantier MerConcept en juillet 2021. La Classe Ultim 32/23 et ses skippers contestent les déclarations qui ont été faites dans la presse et réaffirment leur souhait de trouver une issue à ce différend qui permette à tous de courir la prochaine Route du Rhum ainsi que toutes les courses à suivre reconnues par la classe.La Classe Ultim 32/23 classe est composée de bateaux innovants fruits d’une histoire riche en progrès technologiques, armés par des sponsors anciens et reconnus et parfois historiques de la voile océanique. Elle accueille des skippers parmi les plus titrés qui comme leurs sponsors ont toujours défendu les valeurs du sport et celle de la voile.
Aux vues des investissements financiers et humains pour parvenir à mettre au point de telles machines au plus haut niveau, le souhait de tous, est naturellement de se mesurer les uns aux autres et de réunir le plateau le plus important possible. C’est dans le respect de cet état d’esprit que le sport révèle toute sa quintessence.

D’une seule voix
Armateurs et skippers parlent ici collégialement pour défendre deux grands principes fondateurs et cardinaux de leurs engagements :
• le respects des règles telles que établies par les autorités de tutelle de la voile française et internationale, et tout particulièrement celles qui ont pour objet de renforcer la sécurité des marins et des passionnés qui les entourent.
• l’équité sportive, qui passe en premier lieu par le respect de règles communes à tous, et les propos tenus par François Gabart et son équipe, au prétexte que sa plateforme serait si performante qu’elle effraierait la concurrence, sont pour le moins surprenants et regrettables car ils laissent planer un climat très éloigné de l’esprit de la course au large. C’est bien la qualité du plateau humain et l’attrait technologique et innovant de ces grands bateaux qui rendent la Classe Ultim 32 / 23 unique et passionnante. Mais l’innovation et le respect des règles sont deux sujets bien différents et distincts pour lesquels l’amalgame ou l’approximation sont impossibles.

Une dérogation avant des travaux et une mise en conformité
Dernier-né des trimarans Ultim, le trimaran SVR-Lazartigue a été mis à l’eau en juillet 2021. Pour participer à sa première course quelques mois plus tard, la Transat Jacques Vabre, Francois Gabart et son équipe ont dû obtenir une dérogation de la Fédération Française de Voile, leur bateau ne remplissant pas toutes les conditions d’obtention du certificat de jauge. Pour rappel, cette demande a dû être formulée auprès de la FFVoile; le trimaran SVR-Lazartigue n’étant, d’une part, pas adhérent de la Classe Ultim 32 /23 et, d’autre part, puisque la Transat Jacques Vabre se courrait en catégorie et non en classe. Compte tenu des délais très courts, qui n’autorisaient pas de pouvoir procéder à la mise en conformité, mais surtout dans un esprit sportif, constructif et de collégialité, aucun armateur ne s’est alors opposé à cette demande. Cependant il avait clairement été énoncé à MerConcept, dès le mois d’Octobre dernier, qu’il devrait procéder aux travaux nécessaires le temps de leur chantier d’hiver post-course pour rejoindre la Classe et s’inscrire ainsi aux régates des calendriers 2022 puis 2023.

Un refus de réaliser des modifications
À date, et malgré de nombreux échanges et réunions de travail qui ont rassemblé toutes les parties, le trimaran SVR-Lazartigue ne réunit toujours pas les conditions requises. En effet, la conformité du trimaran à certaines règles, notamment la règle 3.11 des OSR (Offshore Special Regulations de World Sailing), n’est pas établie et a été réfutée par les instances du World Sailing en date du 23 février 2022. Par conséquent, la Classe ne peut l’admettre et lui délivrer son certificat de jauge nécessaire pour son inscription à la Route du Rhum – Destination Guadeloupe.

Pour un dialogue nourri mais exigeant
La Classe Ultim 32/23, ses armateurs, ses skippers et l’ensemble des membres des maxi-trimarans regrettent cette situation, préjudiciable pour tous, et au-delà, tout en étant fortement éloignée de leurs valeurs. Les échanges demeurent néanmoins ouverts, avec la volonté affichée de trouver une solution rapide, garante de la sécurité et sportivement équitable, pour autant que François Gabart soit prêt à se conformer aux règles que tous les acteurs respectent à ce jour.

POUR APPRONFONDIR
La jauge de la Classe Ultim 32 / 23
À la création de la Classe, fin 2013, le sujet de la jauge a été débattu entre les teams doublés d’architectes, de jaugeurs, d’autres navigants et de la FFVoile pendant 17 mois. Les choix possibles vont de la contrainte la plus importante à une forme de liberté totale mis à part, évidemment, le respect, à minima, des règles internationales (OSR / World Sailing), pour ne pas être interdit de naviguer dans les courses à grande majorité régies par les OSR.
François Gabart, tout comme l’ensemble des membres fondateurs de la Classe, ont co-écrit la jauge en vigueur aujourd’hui.
Par ses choix, la Classe voulait des règles :
• ouvertes, pour permettre et encourager l’innovation
• évolutives, tous les 4 ans, pour éviter une obsolescence trop rapide des bateaux, maintenir une compétition intéressante et permettre un certain maintien de leurs valeurs
• optimisant, le plus possible, les paramètres de sécurité des marins

Du comité d’experts au World Sailing, chronologie des faits
À l’issue de la Transat Jacques Vabre, courue sous dérogation pour SVR, les acteurs de la classe ont fait valoir la demande de conformité du trimaran. Fin décembre 2021, et face à l’impasse des négociations pour tenter de résoudre les divergences, un comité d’experts a été mandaté par la Classe Ultim 32 / 23 sur proposition de la FFVoile. L’interprétation des experts ne menant toujours pas à un consensus auprès des armateurs d’Ultims, une dernière alternative a été proposée et validée par tous le 16 février 2022 lors d’une réunion rassemblant l’ensemble des armateurs Ultims sous la médiation de la FFVoile : faire appel à l’arbitrage international des OSR pour trancher. Didier Tabary naturellement présent lors de cette réunion avait donné son accord pour suivre le jugement des OSR pour autant qu’il soit rendu avant le 4 mars afin de permettre aux équipes de MerConcept de réaliser des modifications avant la remise à l’eau de leur trimaran.
Le 23 février, le World Sailing a rendu un avis négatif arguant que SVR-Lazartigue ne remplissait pas les critères de conformité requis pour faire valoir l’obtention de son certificat de jauge par la Classe. Face à ce jugement défavorable, MerConcept et le Groupe Kresk ont finalement choisi de ne pas tenir les engagements pris le 16 février, compromettant ainsi leur entrée dans la classe et leur participation à la Route du Rhum.

LES RÉACTIONS

Patricia Brochard – Présidente de la Classe Ultime 32/23
« En tant que Classe, nous avons, entre autres, la responsabilité de maximiser les conditions de sécurité des marins et des bateaux et d’assurer l’équité sportive. Ce sont ces deux raisons, majeures, qui nous ont conduit, dès 2014, à produire un cadre architectural, puis une jauge, en s’appuyant, notamment, sur des règles internationales (World Sailing) ; règles applicables à tous les marins, du plaisancier à la marine marchande. L’équité sportive permet d’assurer l’intérêt des confrontations, comme dans tout sport et ne réduit, en aucun cas, la capacité d’innovation. Aujourd’hui, il y a un différend qui remonte à la construction du trimaran SVR-Lazartigue sur le non-respect de règles dont une en particulier. Malgré des discussions engagées avec MerConcept pour la mise en conformité de leur bateau ; clause essentielle pour rentrer dans la classe, les échanges sont toujours en cours mais non aboutis. Nous ne pouvons que regretter, que pour faire pression, le Groupe Kresk et François Gabart aient souhaité utiliser le débat public avec tous les préjudices qu’il peut engendrer. »

Samuel Tual – Président Actual Leader group
« Nos Ultims volants sont de véritables concentrés de technologie qui nous permettent d’atteindre des vitesses jamais égalées. Pour autant cette recherche de performance et d’innovation s’est toujours inscrite dans un cadre très strict de sécurité, nécessaire pour préserver nos marins et l’environnement sur lequel ils évoluent. Ces règles de sécurité, affirmées et acceptées par tous à la création de la classe s’appuient notamment sur les règles internationales (OSR / World Sailing). Dernier-né des trimarans Ultim, le trimaran SVR-Lazartigue ne garantit pas à ce stade les conditions de sécurité requises pour le marin et son environnement. Cela a été confirmé par un avis très clair du world Sailing le 23 février dernier. Nous attendons désormais une nouvelle proposition du Groupe Kresk et de François Gabart pour s’y conformer en souhaitant ardemment que cette situation puisse se résoudre en bonne intelligence dans l’intérêt de notre sport et de tous les passionnés de course au large. »

Armel Le Cléac’h – Skipper du Maxi Banque Populaire XI
« Dans les régates, il y a des règles qui existent qui sont les mêmes pour tous, celui qui l’emporte, il a toute la joie de gagner car il a aussi respecté les règles. L’équité sportive, je l’ai connue à travers différents supports, j’ai fait du dériveur, je me suis ensuite dirigé vers la course en large avec le FIGARO où là nous courrons tous à armes égales, les bateaux sont identiques et les règles sont précises. C’est la même chose en IMOCA, il y a aussi un règlement qui est prédéfini avec des modifications possibles tous les 4 ans après chaque Vendée Globe. Avec la Classe Ultim 32/23, c’est aussi ce que nous avons voulu faire en écrivant – tous ensemble y compris François Gabart – une jauge qui est assez simple mais où il y a quand même un cadre à respecter. Nous avons voulu justement avec la Classe Ultim 32/23, créer cette jauge pour éviter des débordements. Aujourd’hui, le trimaran SVR-Lazartigue ne la respecte pas et ne respecte donc pas l’équité sportive. C’est dommage, nous avons tous envie de courir contre François (Gabart), d’avoir de nombreux bateaux sur la ligne de départ. Mais la priorité, avant tout, c’est de respecter les règles du jeu pour qu’ensuite le meilleur gagne sur l’eau avec son bateau, sa stratégie et sa préparation. C’est ça l’esprit sportif. »

Thomas Coville – Skipper de Sodebo Ultim 3
« Nos bateaux sont fabuleux et j’ai envie de courir contre François Gabart, là n’est pas le problème. La classe l’a d’ailleurs laissé courir la Jacques Vabre avec une dérogation, ce qui témoigne de l’état d’esprit constructif dans lequel nous nous inscrivons. Mais c’est aussi la preuve qu’une ou plusieurs règles étaient alors enfreintes par SVR-Lazartigue. Et nous lui avions signifié à l’époque que pour rentrer dans la Classe Ultim, il devrait se mettre en conformité. Il y a des règles qui encadrent notre Classe et que nous avons co-construites ensemble depuis l’origine. François était présent et a signé comme nous. En tant qu’athlète, je suis attaché aux valeurs d’équité et je trouve normal de vouloir que tout le monde applique la règle. S’il y a un désaccord sur une interprétation, on en réfère à l’arbitre qui régule et est habilité à nous mettre d’accord. L’arbitre a toujours raison et je m’en remettrai à son avis et c’est donc à François Gabart de s’accorder avec le World Sailing. En moins planétaire, évidemment, mais cela me fait penser à la posture de ce grand joueur de tennis, Novak Djokovic, qui se positionne en victime alors que, tout simplement, il ne respecte pas les règles. »

Charles Caudrelier – Skipper du Maxi Edmond de Rothschild
« Il y a une règle fondamentale dans la marine que tout marin doit respecter : tu dois être en capacité d’assurer une veille visuelle depuis la passerelle ou nous concernant le pont de travail. C’est une règle de base qui vaut aussi bien dans la Marine Marchande – que je connais bien car de formation je suis officier de Marine Marchande – dans la pêche et naturellement dans la course au large. Le concept architectural choisi par François et SVR pose problème quant à cette règle fondamentale de sécurité qui est occultée dans un but de performance aérodynamique. Quand François est à l’intérieur de son bateau il ne voit rien. François n’a une vision directe de son pont que lorsqu’il est à la barre. Seulement nous le savons tous, en solitaire, nous sommes 90 % du temps sous pilote automatique, assis dans le cockpit près des winchs et donc pas à la barre. Dans ce cas, le marin se réfère uniquement à des caméras et à des systèmes, que nous avons tous, mais nous savons aussi d’expérience que rien ne vaut l’œil humain. À titre d’exemple, depuis que je suis skipper du Maxi Edmond de Rothschild (2019, ndlr) nous avons failli avoir quatre collisions dangereuses. Systématiquement c’est le regard humain et non les systèmes, qui sont une assistance, qui nous a permis d’éviter la collision. Nous parlons bien ici de sécurité et non de performance. L’innovation et le respect des règles sont tout à fait compatibles, Gitana 17 en est la preuve ! Le Gitana Team a été le premier à penser et à mettre au point un bateau volant de course au large en 2017. La révolution est venue d’ici ! Pour cela, l’équipe et ses architectes ont dû faire preuve d’une incroyable innovation mais en respectant un cadre et des règles qui sont les mêmes pour tous. Si on compare aux sports automobiles, les ingénieurs des écuries savent tous comment faire une voiture plus performante en théorie mais encore faut-il que les contraintes de design imposées à tous soient respectées pour y parvenir . »

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Vendée Globe. Passation d’IMOCA entre Benjamin Dutreux et Guirec Soudée, les jeunes prennent la relève !

L’aventurier Guirec Soudée a récupéré le bateau de Benjamin Dutreux pour participer au prochain Vendée Globe. Les deux marins incarnent la relève de la course au large. Une jeunesse dynamique prête à relever tous les défis et à raconter de belles histoires !

Benjamin Dutreux repart sur le prochain Vendée Globe avec un bateau plus performant. Il devrait annoncer son partenaire cette semaine. Idem pour Guirec Soudée la semaine prochaine. En attendant, la passation de l’IMOCA a eu lieu entre les deux marins.

” Bonjour les amis, un chapitre important de mon projet course au large s’écrit aujourd’hui ! L’heure est à la passation ! Benjamin Dutreux, jeune et grand navigateur vendéen, me remet aujourd’hui les clés de l’IMOCA avec lequel il a fini 9ème du Vendée Globe 2020 !Benjamin change lui aussi de monture, l’occasion pour moi d’offrir une nouvelle vie à ce monstre des mers en carbone. Ce projet de 3 ans de courses au large est une nouvelle aventure ambitieuse mais aussi et avant tout, une aventure humaine qui s’annonce riche de belles rencontres comme celle-ci.Allez, je me remets au boulot et je vous en dévoile plus très très vite !Guirec”

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Dhream Cup. Une centaine de concurrents attendus à Cherbourg du 13 au 17 juillet

Départ devant la ville de Cherbourg-en-Cotentin - Juillet 2020 Copyright : Thierry Martinez / Drheam Promotion

La 4ème édition de la DRHEAM-CUP / GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE se prépare. Plus d’une centaine de concurrents entre 6,50 et 32 mètres sont attendus. Confidences avec son créateur Jacques Civilise.

Epaulé par son « noyau dur » de 30 professionnels, mais également de 75 prestataires, Jacques Civilise ne compte plus ses heures en préparant la 4ème DRHEAM-CUP / GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE. Il consent ne penser qu’à cela depuis six ans, jours et nuits, samedis et dimanches. Il conserve l’enthousiasme d’un « junior », et avoue que c’est un vrai travail d’entreprise.

Ce « voileux » né en Guadeloupe « les pieds dans l’eau », arrive en métropole à l’âge de sept ans et débute véritablement la voile justement à Cherbourg-en-Cotentin. Puis effectue une brillante carrière professionnelle, régate autant que possible, surtout en Manche et Atlantique, avant d’avoir l’idée de créer la course de ses rêves après 50 ans comme « mangeur d’écoutes » en amateur avisé.

Cette épreuve de course au large entre 600 et 1 500 milles, est forcément baptisée DRHEAM-CUP, mais avec un H ! « DRHEAM est l’acronyme de Développement des Relations Humaines Et Applications Management. C’est un modèle de management que j’ai inventé il y a plus de vingt ans » précise Jacques Civilise. Entré chez Renault à la fin des années soixante, cet autodidacte ne tarde pas à gravir les échelons grâce à sa capacité à analyser et à proposer. « J’avais été détecté comme un « jeune à potentiel » rappelle-t-il en souriant, « ce qui m’a permis de suivre en interne des formations très complètes pendant plusieurs années, en droit, finances, management, psychologie, commerce international… »

C’est ainsi que Jacques Civilise arrivera à la direction des programmes d’innovations de l’entreprise, avec carte blanche pour les mener à bien : « J’étais comme un skipper en course. On me donnait la destination, mais je définissais librement mes équipages, la stratégie, la route, de manière « vraiment » coopérative. », puis poursuivra son parcours au service des plus grandes entreprises à la tête de son propre Cabinet de Conseil ; avec même des interventions dans la Formule 1 ou encore l’America’s Cup.

L’organisation en amont de la DRHEAM-CUP / GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE s’en inspire naturellement. « Pour ce, il faut coordonner les aspects stratégiques et évènementiels avec les collectivités partenaires, sportifs en partenariat avec la Fédération et les clubs, portuaires avec les Capitaineries de départ et d’arrivée, règlementaires avec les Préfectures Maritimes et DDTM, financiers, juridiques, administratifs, logistiques, techniques, informatiques, numériques, et de sécurité, notamment avec les villes de départ et d’arrivée… sans parler pour ces dernières éditions des contraintes sanitaires. »

Aux côtés de Jacques, l’on retrouve un Team solide de 30 personnes disposant de toutes les compétences professionnelles nécessaires pour développer les activités précitées, avec notamment Hervé Gautier à la Direction de course et par exemple « une équipe renforcée, de 6 entités, pour l’orchestration des aspects de Communication et Relations Presse, allant du graphiste à l’attachée de presse, en passant par un community manager, une société de production vidéo, des photographes,… »

« Nous avons également effectué un travail minutieux pour faciliter la vie des coureurs en développant un logiciel d’inscriptions en ligne plutôt sophistiqué, performant et intuitif à en croire les retours de coureurs avisés », s’amuse Jacques, féru de technologie.
A guichets fermés ?
Il est encore trop tôt pour l’affirmer puisque les inscriptions, ouvertes au moment du Salon Nautic de Paris, en décembre, sont à M-2 mois de la date fatidique de clôture de ces inscriptions.
Ils étaient 44 inscrits lors de la première édition en 2016, le double deux ans plus tard, et 104 en 2020 malgré la pandémie. Cette année, à part les 60 pieds Imoca disputant quelque temps avant la Vendée – Arctique – Les Sables d’Olonne, toutes les classes de bateaux ont coché les dates de la DRHEAM-CUP / GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE dans leurs agendas, à commencer par les candidats à la 12ème Route du Rhum Destination Guadeloupe, l’épreuve étant qualificative pour la transat. Il n’y aura pas forcément de places pour les retardataires, et ce pour des questions de logistique portuaire au départ et à l’arrivée.
« L’ADN de la DRHEAM-CUP / GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE, c’est un triptyque – compétition de très haut niveau, partage entre professionnels et amateurs, plus fête à terre. »

Ils ont dit :

Jean-Luc Denéchau, président de la FF Voile : « La Drheam-Cup / Grand Prix de France de Course au Large est désormais entrée dans la légende… »

Armel Le Cléac’h, skipper Banque Populaire, concurrent en Ultime : « C’est l’épreuve multi-classes qui manquait dans le paysage des courses françaises. Elle est un peu l’équivalent de la Rolex Fastnet Race ou de la Sydney-Hobart. Le format plaît, il y en a pour tous les goûts, c’est une très belle épreuve. »

Charlie Capelle, skipper de Acappela, concurrent en multi 2000 : « Le mélange entre Class40, Figaro, IRC, Multi50, Multi 2000 et autres permet à tous les propriétaires de bateaux de régater et de naviguer au sein d’une flotte magnifique. C’est ce qui fait tout le charme de cette course. »

Hervé Gautier, directeur de course : « C’est ma deuxième Drheam Cup à la tête de la course. J’aime beaucoup le format de cette épreuve. J’ai moi-même participé de nombreuses fois à des courses de ce type – Fastnet Race, Middle Sea Race, Bermuda Race, Carribean 600. C’est à la fois un sprint et une course de fond, et donc typiquement le genre d’épreuve sur laquelle de très bons amateurs réussissent souvent à tenir la dragée haute aux professionnels. Ce mélange entre têtes d’affiche de la course au large et régatiers plus occasionnels fait vraiment son sel. »

Pierre Leboucher, vainqueur en Figaro double avec Benoît Mariette en 2020 : « C’est non seulement une course idéale de préparation avant La Solitaire, car on traverse deux fois la Manche et l’on fait le tour de la Bretagne, mais il y a une atmosphère unique et festive. Rien qu’en monocoque, l’on régate face à tous types de bateaux, des minis, des IRC, des monos Rhum… Cela change de la monotypie pure et dure… »

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SailGP. Collisions multiples, baleine, les Australiens s’imposent dans la finale

Australia SailGP Team helmed by Tom Slingsby celebrate their victory in the Grand Final on board their F50 on Race Day 2 of San Francisco SailGP, Season 2 in San Francisco, USA. 27th March 2022. Photo: Thomas Lovelock for SailGP. Handout image supplied by SailGP

La Grande Finale a San Francisco a été décevante faute d’un vent bien établi et d’une retransmission loupée en manque de plans aériens. Les Français terminent bon derniers

Sans surprise, les Australiens, Japonais et Américains se sont retrouvés pour la grande finale à 3 et ce sont à nouveau les Australiens qui gagnent et décrochent le million de dollars. Déjà vainqueurs de la saison 1 en 2019, Tom Slingsby et son équipe ont remporté 5 des 8 actes de la saison 2, dont celui de San Francisco ce week-end. On attendait du grand spectacle de cette Finale qui s’annonçait superbe dès le premier départ avec des bateaux bords à bords à la fin du premier bord de portant. Hélas, une baleine sur la plan d’eau est venue arrêter la course. Et le temps que celle-ci parte au large, au bout de 20 minutes, il n’y avait presque plus de vent et aucun hélicoptère pour offrir un point de vue aérien d’une nouvelle course qui était lancée. Dès le départ on comprenait que les Australiens parvenaient à foiler et à s’envoler alors que les deux autres étaient à la peine. La course était déjà jouée au départ. Dommage.

Les deux courses précédant la Finale ont donné lieu à quelques colissions spectaculaires. Entre les Américains et les Espagnols puis entre Français et Kiwis. Des chocs heureusement sans gravité. Dès la première manche du jour, les Australiens se sont montrés très à l’aise et ont passé la première marque en tête devant les Américains, qui semblaient beaucoup plus en forme qu’hier. Les Danois ont confirmé leur légitimité aux avant-postes et se sont positionnés d’entrée en troisième position. Malheureusement, l’instabilité du vent a obligé l’organisation à annuler cette première manche. Un nouveau départ a permis aux Américains de prendre cette fois-ci les commandes, suivis de près par les Espagnols. D’un peu trop près même puisqu’à la première marque sous le vent, le bateau rouge et jaune est entré en collision avec le bateau américain, endommageant l’arrière du F50 de Jimmy Spithill. Heureusement, les dégâts ne sont pas structurels. Seul un élément de tableau arrière recouvrant le safran bâbord est endommagé. Les Espagnols ne s’en sont pas aussi bien sortis en abimant sérieusement leur étrave tribord, les obligeant à abandonner. Les Néo-Zélandais en ont profité pour remporter cette première manche devant les Australiens et les Anglais. Les Français se sont hissés à la quatrième place.

Collision spectaculaire pour les Français

Quentin Delapierre et son équipe ont attaqué la seconde manche du second jour de course avec un bon départ derrière les Australiens décidément très en forme. Mais le bord de portant a été le théâtre d’une nouvelle collision. Lancés à pleine vitesse, les Anglais, prioritaires, fonçaient vers les marques sous le vent. Sur leur trajectoire, les Français s’apprêtaient à passer derrière les Britanniques quand les Néo-Zélandais, avec qui ils naviguaient bord à bord, semblaient ne pas les avoir vus et sont montés sur leur flotteur bâbord, sans blesser personne, heureusement… Déstabilisé, l’équipage tricolore n’est pas parvenu à revenir et c’est une fois encore les Australiens qui se sont imposés devant les Anglais, les Néo-Zélandais et les Japonais.

Il y a une super collaboration au sein de l’équipe, tout le monde a envie d’avancer, explique Quentin Delapierre. Sur la première manche du jour, on a la sensation d’être à notre place. C’est super positif. On a hâte d’être aux Bermudes, de commencer la saison 3, de continuer à bosser et progresser pour faire rêver les gens qui nous soutiennent. SailGP c’est tellement fabuleux qu’on a envie de s’arracher. Sur 5 départs, on en prend 4 bons. C’est ce qu’on a beaucoup travaillé et ça fonctionne donc c’est rassurant et coché en vue de la saison 3. Après, on ne va pas se mentir, tout le reste est très frustrant pour la simple et bonne raison qu’on a fait une très bonne semaine à l’entraînement. Les périodes d’apprentissage sont faites de hauts et de bas, mais on n’est pas loin donc on s’accroche.

Grande Finale reportée

Les courses en flotte terminées, c’était le moment de la Grande Finale. Celle qui allait désigner le vainqueur de la saison 2 de SailGP. Dans un vent qui s’essoufflait, Jimmy Spithill a, malgré son bateau blessé, retrouvé toute l’agressivité qui le caractérise dans les moments de haute tension où il n’y a plus rien à perdre. Il n’a cessé de le répéter : “seule la Grande Finale compte aujourd’hui”. Son audace a payé puisqu’il est parvenu à pousser les Japonais à la faute en les obligeant à sortir des limites de la zone de course pendant que les Australiens grillaient le départ et prenaient eux aussi une pénalité. Les Américains ont donc pris la tête de cette grande finale, mais le vent capricieux a obligé les trois bateaux à se poser sur l’eau. Tom Slingsby et son équipage ont été les plus rapides à redécoller et semblaient s’envoler vers la victoire, quand, nouveau coup de théâtre, une baleine s’est invitée sur la zone de course. Pour la sécurité de cette zone et selon le protocole de SailGP mis en place pour la protection des mammifères marins dans la baie de San Francisco, la Grande Finale a dû être abandonnée…

Les Australiens restent maîtres du circuit SailGP

Il a fallu attendre une heure pour que le comité de course puisse redonner un départ, dans un vent toujours plus faible. Les Australiens, premiers à réussir à décoller dans les petits airs, se sont envolés vers la victoire pendant que les Américains et les Japonais, au contact, sont restés en mode archimédien. Quand Jimmy Spithill est parvenu à décoller avant les Nippons, les Australiens étaient déjà à la bouée sous le vent et se montraient très supérieurs en vitesse (25 nœuds contre 15). Le vent erratique a joué avec les nerfs des équipages qui peinaient à maintenir le vol. Au jeu subtil du redécollage, ce sont finalement les Australiens qui se sont montrés les plus performants, malgré un bon retour de Nathan Outteridge, connu pour son aisance dans les vents évanescents. Tom Slingsby et son équipage conservent leur titre pour la deuxième saison consécutive… Et empochent le million de dollars !


CLASSEMENTS
Mubadala United States Sail Grand PrixRÉSULTATS SAILGP SAISON 2

1- AUSTRALIE / Tom Slingsby / 65 pts
2- JAPON / Nathan Outteridge / 59 pts
3- ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill / 58 pts
4- GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie / 50 pts
5- NOUVELLE – ZÉLANDE / Peter Burling / 47 pts
6- DANEMARK / Nicolai Sehested / 45 pts
7- ESPAGNE / Jordi Xammar / 42 pts
8- FRANCE / Quentin Delapierre / 39 pts

RÉSULTATS UNITED STATES SAIL GRAND PRIX I SAN FRANCISCO

1- AUSTRALIE / Tom Slingsby / 33 pts
2- GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie / 29 pts
3- JAPON / Nathan Outteridge / 26 pts
4- DANEMARK / Nicolai Sehested / 22 pts
5- NOUVELLE – ZÉLANDE / Peter Burling / 21 pts
6- ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill / 14 pts
7- FRANCE / Quentin Delapierre / 13 pts
8- ESPAGNE / Jordi Xammar / 9 pts

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SailGP. Les Japonais qualifiés en finale, les Français décevants à San Francisco

Nathan Outteridfge et Tom Slingsby se retrouvent à égalité de points après la première journée de courses à San Francisco. Les Français restent bon derniers.

Le Japon et l’Australie terminent la journée respectivement premier et deuxième. Les Australiens n’ont pas gagné de course sur la baie, mais une série de performances régulières a constitué une excellente préparation pour la grande finale de dimanche. Le Japon, quant à lui, a remporté la troisième course et son total de points actuel lui assure une qualification pour la finale, aux côtés de l’Australie et des États-Unis, qui ont eux-mêmes déçu sur leurs eaux territoriales pour terminer la journée à la septième place.

Sous un soleil radieux, tous les regards se tournent vers le nouveau bateau de la Grande-Bretagne, qui arbore une livrée accrocheuse. Et l’équipe de Ben Ainslie a baptisé son nouveau F50 de manière parfaite, en remportant la première course devant les Australiens.

Le bateau britannique n’était pas la seule nouveauté à San Francisco, puisque l’Espagne avait également un nouveau pilote en place après le départ de Phil Robertson en début de semaine. Malheureusement, ce fut une première course à oublier pour Jordi Xammar, dont l’équipe a terminé à la dernière place. Mais les choses se sont améliorées pour le Barcelonais. Une troisième place dans la deuxième course – grâce à une pénalité tardive infligée à l’Australie qui a fait chuter l’équipe de Slingsby dans le classement – a été suivie d’une deuxième place dans la dernière course de la journée. La joie à bord du F50 Victoria était audible lorsque la ligne d’arrivée a été franchie devant les gradins pleins à craquer.

Le Danemark s’est imposé dans la deuxième course, remportant ainsi sa troisième victoire de la saison, tandis que le Japon s’est bien remis d’une erreur initiale qui l’avait fait tomber de son foil pour se hisser à la deuxième place. L’équipe américaine a malheureusement terminé septième dans cette course, ce qui laisse penser que Jimmy Spithill et son équipage pourraient réserver leurs forces pour la grande finale.

Le vent s’est intensifié au fil de la journée, ce qui s’est traduit par des vitesses folles lors de la troisième Fleet Race. Le Japon a franchi la barre des 90 km/h à plusieurs reprises sur la voie de la victoire. L’Espagne (deuxième) et l’Australie (troisième) ont également fait leurs preuves dans ces vents violents.

Pour le reste de la flotte, la France a connu une journée décevante. Avec un bilan de 7-8-7, elle termine à la dernière place, à cinq points des Etats-Unis, septièmes. Les performances mitigées de la Nouvelle-Zélande – dont une dernière place dans la troisième course – lui ont permis de devancer l’équipe de Spithill d’un point à la fin de la journée.

Si les bateaux ne subissent pas de graves avaries dimanche, l’Australie, les États-Unis et le Japon s’affronteront sur la baie pour le trophée du championnat.

Déception pour les Français

S’ils ont pris de bons départs et assuré de bons débuts de course, Quentin Delapierre et son équipe ne sont pas parvenus à tenir la distance tout au long des trois manches du jour. « Ce que nous ne savions pas avant San Francisco, c’est que nous sommes capables d’être devant. On n’a pas le droit d’être à l’arrière comme ça après ce qu’on a montré cette semaine à l’entraînement », regrettait Quentin Delapierre après cette première journée éprouvante. « Le courant était contre la direction du vent qui était instable en force et en direction. Cela nous a déstabilisés, nous n’avions plus les mêmes repères que les autres jours et nous avons eu du mal à trouver notre rythme », ajoute le pilote. « Le bateau n’était pas calé en vol et en sortie de manœuvres. Ce n’est pas une excuse, c’est à nous de trouver les solutions et nous ne les avons pas trouvées ».

Des difficultés qui n’ont pas permis à Quentin Delapierre de faire les bons choix, comme lors de la deuxième manche où les Français ont été pénalisés pour n’avoir pas laissé assez de place aux Danois à l’approche d’une marque sous le vent. « Il faut que j’arrive à sortir la tête du bateau et à être dans les bons coups tactiques, même quand nous sommes un peu en difficulté. Il faut que j’arrive à faire mes choix comme celui de lancer une manœuvre difficile, pour aller du bon côté du plan d’eau ou essayer de mieux anticiper pour faire des manœuvres plus maîtrisées. Ce n’est pas encore très simple mais ça va venir », commentait encore le pilote tricolore. Le bilan positif de cette première journée de régate est à mettre au crédit des départs, plutôt bons.

La météo de demain pourrait créer des opportunités car le vent, en provenance du sud, promet d’être instable puisqu’il traversera la ville avant de balayer la baie de San Francisco. L’équipage français aura à cœur de tout tenter pour terminer cette saison 2 sur une bonne note. Ils ne vont rien lâcher !

Deux courses en flotte sont au programme à l’issue desquelles, sauf rebondissement imprévu, les trois premières équipes du championnat s’affronteront lors de la grande finale. Qui des Australiens de Tom Slingsby (vainqueurs de la saison 1), des Américains de Jimmy Spithill ou des Japonais de Nathan Outteridge remporteront le million de dollars ? Réponse demain entre le Golden Gate et Alcatraz !

CLASSEMENTS
Mubadala United States Sail Grand Prix

GENERAL SAN FRANCISCO APRÈS 3 COURSES
1- JAPON / Nathan Outteridge / 18 pts
2- AUSTRALIE/ Tom Slingsby / 18 pts
3- DANEMARK / Nicolai Sehested / 16 pts
4- GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie / 16 pts
5- ESPAGNE / Jordi Xammar / 14 pts
6- NOUVELLE – ZÉLANDE / Peter Burling / 11 pts
7- ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill / 10 pts
8- FRANCE / Quentin Delapierre / 5 pts

COURSE 1
1- GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie
2- AUSTRALIE/ Tom Slingsby
3- NOUVELLE – ZÉLANDE / Peter Burling
4- DANEMARK / Nicolai Sehested
5- ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill
6- JAPON / Nathan Outteridge
7- FRANCE / Quentin Delapierre
8- ESPAGNE / Jordi Xammar

COURSE 2
1- DANEMARK / Nicolai Sehested
2- JAPON / Nathan Outteridge
3- ESPAGNE / Jordi Xammar
4- AUSTRALIE/ Tom Slingsby
5- NOUVELLE – ZÉLANDE / Peter Burling
6- GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie
7- ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill
8- FRANCE / Quentin Delapierre

COURSE 3
1- JAPON / Nathan Outteridge
2- ESPAGNE / Jordi Xammar
3- AUSTRALIE/ Tom Slingsby
4- GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie
5- ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill
6- DANEMARK / Nicolai Sehested
7- FRANCE / Quentin Delapierre
8- NOUVELLE – ZÉLANDE / Peter Burling

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Route du Rhum. François Gabart et Le groupe Kresk dénoncent un acharnement injustifié et inéquitable

Guillaume Gatefait

François Gabart et le Groupe Kresk réagissent officiellement sont déterminés à faire respecter leur bon droit pour intégrer la Classe Ultim et participer à la Route du Rhum 2022, puis au Tour du Monde 2023.

François Gabart, fondateur de MerConcept et skipper du trimaran SVR-Lazartigue, Didier Tabary, PDG du Groupe Kresk et propriétaire du bateau, avec le soutien de VPLP, le cabinet d’architectes spécialisé dans la conception des trimarans Ultim, sont déterminés à faire respecter leur bon droit pour intégrer la Classe Ultim et participer à la Route du Rhum 2022, puis au Tour du Monde 2023.

Lire aussi : https://www.courseaularge.com/route-du-rhum-francois-gabart-et-son-trimaran-svr-menace-dinterdiction-de-courir-en-classeultim-et-de-participer-a-la-route-du-rhum.html

En effet, à quelques jours de la clôture des inscriptions à la Route du Rhum, le Trimaran SVR-Lazartigue, récent 2nd de la Transat Jacques Vabre, n’a toujours pas obtenu son homologation pour courir dans la Classe Ultim, qui ne regroupe à ce jour que 3 armateurs. Pourtant, toutes les démarches et vérifications nécessaires à la conformité du Trimaran ont été entreprises par la Classe et ce, depuis sa conception en 2019. Tous les plans ont été partagés. Le chantier a été suivi par le jaugeur de la Classe Ultim qui n’a à aucun moment fait valoir un éventuel problème de conformité à la Offshore Spécial Regulations 3.11 qui décrit la position des winches par rapport au pont. C’est cette même règle que la Classe met en avant aujourd’hui , une fois le bateau mis à l’eau, pour réfuter la conformité du Trimaran SVR-Lazartigue.
Il est à noter que plusieurs bateaux du Vendée Globe disposant d’une configuration similaire à celle du Trimaran SVR-Lazartigue se sont d’ailleurs vu délivrés des certificats de jauge ces dernières années, sans que cela ne pose aucune difficulté.

L’intérieur d’un bateau est nécessairement étanche et assure la flottabilité. Le cockpit du Trimaran SVR Lazartigue n’étant en aucun cas une zone étanche, il ne peut s’apparenter à “l’intérieur du bateau”. En effet, les bulles qui le surplombent ne sont pas étanches, de
même que les arrivées de drisses et écoutes dans le cockpit apportent nécessairement de l’eau. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le cockpit est équipé de nombreux trous (dalots) destinés à évacuer cette eau. Dès lors, les winchs du Trimaran SVR Lazartigue situés dans le cockpit ne sont pas à l’intérieur du navire. Ils sont à l’extérieur de la zone étanche et donc sur le pont. Le Comité de Surveillance de la Classe Ultim et le collège d’experts mandatés par la Classe ont ainsi conclu que le bateau était conforme à la règle 3.11. Lorsque François Gabart manœuvre dans le cockpit, il se trouve sur le pont. Ce cockpit et ses occupants sont protégés par une casquette non étanche, essentielle en cas de forte gîte, d’intrusion de bris d’espars ou de chavirage.

Un acharnement à l’encontre de l’homologation du Trimaran SVR Lazartigue en Classe Ultim
Fin 2021, la Classe mandate alors un groupe de trois experts indépendants, qu’elle a elle-même unilatéralement choisis, pour statuer sur la conformité du Trimaran. Une fois encore, la conformité du Trimaran est validée à l’unanimité. Cet avis est confirmé par le comité de surveillance de la Classe, composé du jaugeur de la Classe et d’un représentant de la Fédération Française de Voile. Non satisfait des résultats de cette expertise, le conseil d’administration de la Classe s’obstine à refuser l’adhésion du Trimaran SVR Lazartigue.
Une autre action visant au même projet d’élimination est alors portée devant World Sailing, la fédération internationale.
Les documents qui leur sont fournis sont inexacts et ne correspondent pas aux plans du bateau. Cette nouvelle démarche initiée à notre insu bouscule le calendrier et pénalise François Gabart et ses équipes dans leur préparation.

Une attitude incompréhensible, à l’encontre de l’esprit sportif
Cette situation est extrêmement dommageable pour l’intérêt sportif de la course, celui du public et de l’ensemble des acteurs du monde de la voile. Comme pour tous les compétiteurs, dans cette classe et dans les autres, la recherche de la performance, valeur propre à tous les sports de haut niveau, encourage l’innovation. Cette démarche n’est en rien incompatible avec le renforcement de la sécurité et le respect des règles. Comme l’a démontré le Trimaran SVR-Lazartigue.
Devant cet acharnement injustifié et inéquitable, le groupe Kresk et MerConcept se réservent le droit d’utiliser tous les moyens légaux à leur disposition pour faire valoir leur bon-droit et obtenir l’homologation du Trimaran SVR LAZARTIGUE dans la Classe Ultim.
Défenseur inépuisable de l’esprit d’innovation et d’aventure si cher à Éric Tabarly, le défi SVR-Lazartigue ne désespère pas de voir la Classe revenir à la raison face à l’incompréhension que suscitera sa position pour les millions de passionnés qui rêvent que ces bateaux volants puissent encore exister demain.

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