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1000Miles Les sables. Epreuve qualificative pour le Rhum ouverte au Class40 et Ocean Fifty

Départ de la 1000 Milles des Sables 2018 - Images d'archives Copyright : Christophe Breschi

La 1000 Milles des Sables fait son retour cette année. L’épreuve, réservée aux Class40 puis aux Ocean Fifty, est en effet programmée du 5 au 13 avril prochain. A date, pas moins de 24 solitaires ont confirmé leur participation. Au programme : une boucle de 1000 milles au départ et à l’arrivée des Sables d’Olonne via le mythique phare du Fastnet en mer d’Irlande, puis la bouée BXA située à l’entrée de l’estuaire de la Gironde. Les enjeux : prendre ou reprendre ses marques en solo mais aussi décrocher sa qualification pour la fameuse Route du Rhum – Destination Guadeloupe.

Organisée par Les Sables d’Olonne Vendée Course au Large en partenariat avec la ville des Sables d’Olonne, Les Sables d’Olonne Agglomération et le Conseil Départemental de la Vendée, la deuxième édition de la 1000 Milles des Sables arrive à grands pas. Le coup d’envoi de la course est, en effet, prévu le vendredi 8 avril, à 14 heures, au large de la grande plage. « Après avoir dû renoncer à l’évènement il y a deux ans en raison du contexte pandémique, nous sommes très heureux cette année de pouvoir relancer la course. L’idée de départ était d’en faire une « classique » et de mélanger à la fois les Class40 puis les Ocean Fifty. Bien que l’épreuve soit positionnée un peu tôt dans la saison, ce qui empêche certains d’être tout à fait prêts, elle promet du très beau spectacle en baie, notamment avec les multicoques de 50 pieds. Ces derniers sont des bateaux vraiment spectaculaires. Cela va nous permettre de montrer au public une autre dimension de la course au large. De partager encore un peu plus notre passion », explique Marc Chopin, représentant du club LSOVCL, qui se réjouit d’accueillir pas moins de six Ocean Fifty : Koesio d’Erwan Le Roux, Arkema de Quentin Vlamynck, Leyton de Sam Goodchild, Les P’tits Doudous d’Armel Tripon, Primonial de Sébastien Rogues, vainqueur en titre de la Transat Jacques Vabre mais aussi Komilfo d’Éric Péron, qui s’apprête à faire ses premiers pas sur le circuit cette année.

Prendre ses marques en solitaire
« Pour nous tous, il va s’agir de prendre ou reprendre ses marques en solitaire, ce qui reste un exercice particulier en multicoque. Il y a toujours un peu d’appréhension mais la course, qui va nous faire passer au moins deux nuits en mer, va être parfaite pour voir ce qu’il reste à faire pour être prêt pour la Route du Rhum, puis commencer à voir les forces en présence », détaille Armel Tripon, vainqueur de la dernière édition de la plus mythique des transats en solitaire il y a quatre ans, mais aussi de la première édition de la 1000 Milles des Sables. « En 2018, c’était pour moi une découverte totale du solo en Ocean Fifty. On s’était livré un beau duel avec Thibaut Vauchel-Camus. Cette année, avec six bateaux, le match promet d’être intéressant même si le but sera avant tout de boucler la boucle et ainsi de se qualifier pour le Rhum », annonce le Nantais qui a, par ailleurs, lancé la construction d’un nouvel IMOCA à partir de fibres de carbone déclassées et de chutes de pièces composites avec lequel il compte s’aligner au départ du Vendée Globe 2024-2025.

Se qualifier pour la Route du Rhum
Décrocher son sésame pour la plus célèbre des transats en solitaire prévue en novembre prochain est aussi le but clairement affiché par une large majorité des concurrents en Class40 pour lesquels l’épreuve va se jouer à guichets fermés. « L’objectif est de finir la course et d’assurer sa place pour la Route du Rhum. Ainsi, ce sera fait », confirme Corentin Douguet, skipper de Quéguiner – Innoveo, un Lift V2 mis à l’eau le 5 janvier dernier. « Aujourd’hui, j’ai évidemment encore beaucoup à apprendre et à découvrir de mon bateau mais c’est plutôt très positif. Cette 1000 Milles des Sables va me permettre de voir où je me situe par rapport à la concurrence. Ces dernières semaines, j’ai effectué différentes sorties qui ont permis de débugger pas mal de petites choses mais le bateau n’est pas encore fini. Il reste pas mal de boulot. Ce n’est pas le plus simple de commencer par une confrontation en solitaire mais cela va assurément me permettre d’avancer un grand coup », assure le marin toutefois déjà bien connu sur le circuit des 40 pieds grâce notamment à ses victoires dans la Transat du RORC au côté d’Olivier Magré en 2021 et dans la Rolex Fastnet Race en 2019 avec Luke Berry, ou encore à sa deuxième place dans la Les Sables – Horta – Les Sables en 2017 avec Phil Sharp.

Du monde et du beau
Reste que si lui est un « nouveau » pas si nouveau, d’autres, à l’image d’Anatole Facon (Naviguons contre le diabète) ou de Kéni Piperol (Captain Alternance) débarquent complètement en Class40 et sont impatients de découvrir leurs nouvelles montures sur un parcours de 1000 milles aussi technique qu’exigeant, mais aussi de se frotter à la concurrence. Et quelle concurrence ! Nombreux sont les prétendants à la victoire. Parmi eux, on peut notamment citer Simon Koster (Banque du Léman), Jérémie Mion (Sogestran – Seafrigo), Jonas Gerckens (Volvo), tous dans le Top 5 de la dernière Transat Jacques Vabre, mais aussi Ian Lipinski (Crédit Mutuel), Aurélien Ducroz (Crosscall) ou encore Axel Tréhin (Project Rescue Ocean), pour ne citer qu’eux. Bref, on l’aura compris, bien qu’il s’agisse de la première course de la saison pour chacun d’entre eux et que le résultat ne soit pas pour tous la principale priorité, la bagarre promet d’être belle, comme elle l’avait déjà été il y a quatre ans. Pour mémoire, seulement 12 petites minutes d’écart entre les trois premiers, Aymeric Chappellier, Sam Goodchild et Phil Sharp. Quid de cette année ? Les paris sont ouverts !

LES INSCRITS 

OCEAN FIFTY :

GOODCHILD Sam / Leyton
LE ROUX Erwan / Koesio
PERON Eric / Komilfo
ROGUES Sébastien / Primonial
TRIPON Armel / Les P’tits Doudous
VLAMYNCK Quentin / Arkema

CLASS 40 :

ATTWELL Pierre-Louis / Vogue avec un Crohn
CASENAVE-PÉRÉ Pierre / Legallais
D’ESTAIS Nicolas / Happyvore
DOUGUET Corentin / Queguiner- Innoveo
DUCROZ Aurélien / Crosscall
FACON Anatole / Naviguons contre le diabète
FORNARO Andrea / Influence
GERCKENS Jonas / Volvo
GRASSI Amélie / La Boulangère Bio
KOSTER Simon / Banque du Leman
LANCIEN Vincent / Interinvest
LE ROCH Emmanuel / Edenred
LIPINSKI Ian / Crédit Mutuel
LOUCHART Martin / Randstad – Ausy
MAGRE Antoine / E. Leclerc ville La Grand
MION Jérémie / Sogestran – Seafrigo
PIPEROL Keni / Captainalternance
TREHIN Axel / Project Rescue Ocean

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Massilia Cup. Un beau final pour une 40e édition réussie

©yohanbrandt

80 concurrents se sont affrontés tout le week-end pour célébrer la 40 édition de la Massilia Cup. La dernière journée aura été somptueuse avec des conditions parfaites : un vent toujours orienté au Nord-Ouest d’une vingtaine de nœuds faiblissant sous un soleil radieux.

Après deux journées aux abris dans un mistral carabiné, les concurrents de la 40ème Massilia Cup ont enchaînés les manches dimanche. Et pour les 40 ans de l’épreuve, les bouées géo positionnables autonomes permettent non seulement d’ajuster leur position à distance en fonction des variations du vent, mais également de pouvoir régater en rade Sud sur une zone de reproduction des poissons, jusque-là neutralisée afin de protéger les fonds marins. Le soleil est omniprésent, le froid encore piquant, et la houle résiduelle mal organisée et un fort courant, rappellent les stigmates de la tempête. Avec une précision suisse, les départs se succèdent dès 9 heures du matin. Côtier de 28 milles (52 kms) pour les solos, parcours construits pour les monotypes Surprise et J 70, les IRC 1, 2, 3, 4 et les Osiris. L’idée est de disputer un maximum de courses, notamment dans la série des Surprise qui disputent à cette occasion leur championnat de Méditerranée.

Corinne Aubert, présidente du comité de course de ce rond noir, dont le départ a lieu à quelques encablures du futur village olympique des Jeux de 2024 qui accueilleront les épreuves de voile, est bien décidée à boucler quatre courses pour valider le championnat. Pari réussi ! Mark Howelljones de Théoule l’emporte pour un petit point à l’issue de quatre manches serrées face au Suisse Arnaud Gavairon. En J70 sur ce même rond, Thomas Couturier du club voisin de la SNM, s’impose avec une belle avance sur le jeune lasériste d’Antibes Ian Garreta, et le Tropézien Oscar Péan, fils de Lionel premier Français vainqueur de la Whitbread il y a 36 ans.

Bagarres à tous les étages…
Dans la catégorie solo, Michel Sastre du CNTL s’impose en temps compensé face à Eric Merlier (JPK 10.30 Télémaque 3), à l’issue d’un parcours côtier raccourci à bord de son JPK 10.10 Blue 007 : « C’était une super course dans de super conditions » explique Michel Sastre, tout en pliant son génois. « Nous avons eu entre 20 et 23 nœuds de vent lors du bord de près sous GV et Solent jusqu’à Carry. J’ai décidé de virer à Ratonneau et ensuite c’était direct avec un retour sous spi et quelques empannages à négocier… Plusieurs fois, je me suis demandé ce que j’aurais fait hier (il y avait plus de 50 nœuds de vent). Je suis content, car j’ai ce bateau depuis trois semaines seulement, et je le découvre. Je ne m’attendais pas à ce qu’il soit aussi puissant et rapide quand on sort du mini 650, qui est un véritable kart… »
Yves Ginoux reste un redoutable régatier depuis des lustres. A la barre de son Farr 36 Absolutely II, il s’impose en IRC 3. « C’est ma quinzième victoire dans la Massilia Cup » lance le vice-président du CNTL sourire en coin mais triomphe toujours modeste. « Cette 40ème édition a été un peu bousculée par le mauvais temps, mais aujourd’hui nous nous sommes rattrapés avec une magnifique journée. Je crois que les concurrents ont une fois de plus été compréhensifs et bien accueillis… » En IRC 0, 1, 2, Michel Gendron, fidèle parmi les fidèles de l’épreuve phocéenne l’emporte à nouveau, tandis qu’en IRC 4, Philippe Mazoyer avec sa régularité habituelle et trois places de second, glane un nouveau trophée. Enfin, en Osiris (OSR), Christophe Delaporte gagne cette « Massilia anniversaire », alors qu’en Osiris (OSD), Yvon Laout l’emporte devant 13 concurrents.

Ils étaient à la 40ème Massilia Cup :
Sébastien Audigane, Guillaume Bérenger, Gilles Caminade, Michel Cohen-Adet, Laurent Camprubi, Dimitri Deruelle, Nadège Douroux, Fred Duthil, Bernard Flory, Michel Gendron, Yves Ginoux, Jean-Pierre Laville, Jean-Paul Mouren, Pierre Ortolan, François et Marine Pailloux, Oscar Péan, Richard Sautieux, Lili Sebesi, Yves Silvestro, Philippe Serenon…

Classement général final (avant Jury)
Solo :
1er : Blue 007/JPK 10.10 (Michel Sastre), 2ème : Télémaque 3/JPK 10.30 (Eric Merlier)… 3ème : Figolo/Figaro Bénéteau 2 (Michel de Bressy)…

IRC 0, 1, 2 :
1er : Adrénaline/Sydney 46 (Michel Gendron), 2ème : Jivaro/ J 133 (Yves Grosjean), 3ème : Chenapan IV/ Ker 40 (Gilles Caminade)…

IRC 3 :
1er : Absolutely II/Farr 36 (Yves Ginoux), 2ème : Les Minots de la Nautique/A 35 (Victor Bordes-Laridan), 3ème : Checkmate/Matt 1070 (Jean-Yves Le Gall)…

IRC 4 :
1er : Rostanbar 2/JPK 10.10 (Philippe Mazoyer), 2ème : Racing Bee/JPK 10.10 (Jean-Luc Hamon), 3ème : Magic Sea/JPK 10.30 (Emmanuel Santelli)…

Osiris (OSD) :
1er : Kick/Bavaria 38 Match (Yvon Laout), 2ème : Overdose Charly/Dehler 36 SQ (Luc Bardat), 3ème : Sagolat/ Grand Soleil 37 B (Brice Aqué)…

Osiris (OSR) :
1er : Equinox/ Dufour 334 Trophy (Christophe Delaporte), 2ème : Yelkouan/
J 111 (Philippe de Saignes), 3ème : Sapajou/ Grand Surprise (Arnaud Fournier)…

Surprise :
1er : Indigo (Mark Howelljones), 2ème : Allegretto (Arnaud Gaivairon), 3ème : Feel Good (Vincent Murgat),

J 70 :
1er : Confluence-Tack/Zappy J (Thomas Couturier), 2ème : Ligue Sud (Ian Garreta), 3ème : Société Nautique de St Tropez (Oscar Péan)…

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Bermudes 1000 Race. La liste des 24 IMOCA au départ !

La 3e édition de la Guyader Bermudes 1000 Race sera la première course IMOCA de l’année. Pas moins de 24 solitaires ont confirmé leur présence à l’évènement parmi lesquels 5 bizuths, 7 étrangers, 3 femmes, 17 Vendée Globistes (dont six dotés d’un nouveau bateau) et une dizaine de prétendants à la victoire. Pour tous, les enjeux sont multiples puisqu’il va s’agir de prendre ou reprendre ses marques en solitaire sur un parcours exigeant (1 200 milles entre Brest, le mythique rocher du Fastnet et le waypoint Gallimard situé au nord-ouest du cap Finisterre), mais aussi valider sa qualification pour la fameuse Route du Rhum – Destination Guadeloupe ou encore engranger de précieux milles en vue du prochain tour du monde programmé en 2024.

« Le plateau de cette édition 2022 de la Guyader Bermudes 1000 Race est remarquable. Il est presque extraordinaire pour une épreuve positionnée aussi tôt dans la saison. Le fait que 24 marins aient confirmé leur présence est la preuve d’un bel engouement de la part des skippers français mais aussi des marins étrangers puisque l’on ne dénombre pas moins de huit nationalités différentes. Preuve que la classe n’en finit pas de s’expanser et de s’internationaliser », explique Jacques Caraës, Directeur de course, rappelant par ailleurs que cette première confrontation de la saison revêt de nombreux enjeux, à commencer par la qualification à la Route du Rhum – Destination Guadeloupe puis le parcours de sélection toujours plus drastique du Vendée Globe compte-tenu du nombre croissant de prétendants.

« Il y a du monde au portillon et un niveau globalement exceptionnel avec, si l’on peut dire, différents types de genre. En premier lieu, il y a les « anciens » du Vendée Globe qui reviennent avec les mêmes montures, pour la plupart ayant toutefois subi quelques aménagements ou optimisations. Cela concerne Manu Cousin (Groupe Setin), Charlie Dalin (Apivia), Giancarlo Pedote (Prysmian Group), Fabrice Amedeo (Nexans Art et Fenêtres), Jérémie Beyou (Charal), Thomas Ruyant (LinkedOut), Nicolas Troussel (Corum L’épargne), Kojiro Shiraishi (DMG Mori Global One) puis Isabelle Josckhe (Team MACSF). Ces neuf-là sont d’ores et déjà qualifiés pour la Route du Rhum. La donne est différente pour Louis Burton (Bureau Vallée), Damien Seguin (Groupe Apicil), Alan Roura (Hublot), Pip Hare (Medallia), Benjamin Dutreux (Guyot Environnement – Water Family), Éric Bellion (Comme un seul homme Powered by Altavia), Clarisse Crémer (Banque Populaire) et Conrad Colman (NC) qui reviennent cette année avec une autre machine que précédemment, et vont devoir aller chercher le fameux sésame », détaille Jacques Caraës. Même chose, naturellement, pour les « petits nouveaux », tels que Benjamin Ferré (Benjamin envoie le pépin), Guirec Soudée (Yviniec 2), Antoine Cornic (EBAC Literie), Sébastien Marsset (Cap Agir Ensemble) ou le Hongrois Weöres Szabolcs (Szabi Racing).

« Bien que la prochaine édition du Vendée Globe, en 2024, s’ouvre à 40 bateaux, les intentions de participation aujourd’hui restent plus nombreuses. La course aux milles est donc d’ores et déjà lancée et nombreux sont ceux qui ne veulent pas louper une occasion pour en amasser. Il y a une sorte de pression malgré tout et c’est tant mieux pour la Guyader Bermudes 1000 Race. Cela permet d’avoir beaucoup de monde sur l’eau et promet de rendre la course très intéressante », assure le Finistérien.

Apprendre, découvrir, finir ou marquer les esprits : à chacun ses objectifs

Reste que si les histoires de qualifications seront bel et bien présentes dans les têtes des marins, elles ne seront assurément pas leurs seules motivations. « Finir la course sera évidemment un de mes principaux objectifs, surtout deux semaines seulement après la remise à l’eau de mon bateau (prévue le 12 avril, ndlr), mais il y a beaucoup d’éléments qui font que j’ai hâte de m’aligner au départ de cette course Brestoise, à commencer par le fait que je suis impatient de prendre mes marques en solo sur ma nouvelle monture (l’ex-Maître Coq de Yannick Bestaven, vainqueur du Vendée Globe 2020-2021, ndlr) mais aussi de montrer que je suis là mais aussi fidèle aux courses de la classe et en particulier de celle-ci », note le Haut-Alpin qui n’a manqué aucune des deux premières éditions de l’épreuve, en 2018 puis en 2019. S’affirmer d’entrée de jeu cette saison comme l’un des hommes forts du circuit est également le but pour nombre de ces concurrents. Ceux qui ont brillé lors du dernier tour du monde évidemment, mais également ceux qui ont soif de revanche après avoir été contraints à l’abandon dans leur aventure autour du globe, puis les vieux briscards du circuit qui ne lâchent jamais rien. « Pour ma part, je suis content que la course ait lieu si tôt dans la saison, rapidement après la mise à l’eau. Cela va permettre de mettre l’équipe en mode « course » d’emblée. Pour moi comme pour tous les autres, cette Guyader Bermudes 1000 Race va finalement être la première épreuve en solitaire depuis le retour du Vendée Globe. Tout le monde ne sera pas là, néanmoins ce sera un premier palier pour se jauger en vue de la suite. Ce sera une confrontation importante car il n’y en aura que quatre cette année. Il va falloir profiter de l’occasion pour montrer qu’on est là. Montrer qu’on est prêt et en forme, même si le format de la course, d’une durée de trois ou quatre jours, est dur car il ne laisse pas le temps de prendre un vrai rythme, un peu comme une étape de la Solitaire du Figaro », souligne Thomas Ruyant de son côté. Un avis partagé par Jacques Caraës : « Clairement, il va falloir mouiller son maillot pour sortir son épingle du jeu ! ». Les bases sont posées.

Ils ont dit
Guirec Soudée (Yvinec 2) : « Sur cette Guyader Bermudes 1000 Race, l’idée pour moi est de commencer à pouvoir naviguer sur mon nouveau bateau (l’ex-Water Family de Benjamin Dutreux, ndlr). Un bateau qui a l’air exceptionnel et qui va assurément me changer de mes aventures passées, géniales mais avec une monture nettement moins rapide. Je suis heureux de me lancer en IMOCA. J’ai tout à apprendre. Je m’aligne donc au départ de la course avec l’objectif de faire connaissance avec ma machine, de comprendre comment elle fonctionne, sans griller les étapes. Mon but premier est d’être prêt pour la Route du Rhum en novembre, et plus prêt encore pour le Vendée Globe en 2024. »

Éric Bellion (Comme un seul homme powered by Altavia) : « J’aborde cette Guyader Bermudes 1000 Race avec beaucoup d’humilité car je n’ai plus fait d’IMOCA au large depuis le mois d’octobre 2017. J’ai beaucoup navigué entre temps, mais sur une goélette de 45 tonnes, ce qui n’est évidemment pas pareil. Je suis content car je reprends mes marques et je retrouve mes bases mais aussi toutes mes sensations. Si j’ai loué le bateau de Jean (Le Cam), c’est que je reviens avec plus d’ambitions qu’auparavant. Lors de mon premier Vendée Globe en 2016-2017, ce qui m’avait manqué, c’était l’expérience. Aujourd’hui, le but est de faire les choses différemment, avec davantage de recherche de performance. En somme, d’arriver vraiment prêt sur le prochain tour du monde, avec beaucoup moins de choses à prouver et plus de bonheur encore. »

Benjamin Ferré (Benjamin envoie le pépin) : « En ce moment, j’enchaine les premières fois. Je ressens un peu ce que j’ai pu éprouver par le passé en Mini 6.50 lors de ma première nav en solo ou de ma première nuit en mer, sauf que cette fois, le bateau est plus impressionnant et bien plus grand, tout comme le projet dans son ensemble. C’est un autre palier. Une sorte de grand saut. Aujourd’hui, mon but est de passer le maximum de temps sur l’eau. Je suis à mi-parcours dans ma recherche de partenaires et j’espère arriver au bout le plus rapidement possible. D’un point de vue sportif, j’ai la chance d’être très bien entouré, grâce notamment à Jean Le Cam. Gildas Mahé et Pierre Brasseur ont aussi rejoint récemment l’équipe. Je suis entre de bonnes mains et à quelques jours du départ de cette Guyader Bermudes 1000 Race, je me sens comme un gamin de 6e à qui ont a dit qu’il va passer le bac cette année. C’est assez vertigineux ! »

Nicolas Troussel (Corum L’Epargne) : « C’est une année très dense qui se prépare en IMOCA, avec quatre courses en solitaire, dont la mythique Route du Rhum qui demeure naturellement l’objectif phare de la saison. Cette Guyader Bermudes 1000 Race va être une super mise en jambes. Je suis impatient de me retrouver au départ de la course. Une épreuve pas trop longue mais malgré tout engagée. Elle va être parfaite pour commencer à prendre vraiment ses marques d’autant que le plateau est très intéressant, avec beaucoup de bateaux. On va ainsi voir la manière dont chacun va démarrer et pourvoir jauger les différents projets. Personnellement, j’ai très envie de me faire plaisir, de refaire du solitaire et d’attaquer de la plus belle des façons cette année 2022 qui s’annonce si riche en navigation. »

Le Programme
Jeudi 5 mai à 17h : La flotte des IMOCA amarrée à Brest – Marina du Château
Vendredi 6 mai de 13h30 à 16h30 : Runs Défi Pom’Potes
Dimanche 8 mai à 14h : Départ de la Guyader Bermudes 1000 Race
A partir du Jeudi 12 mai : Arrivée des bateaux
Samedi 14 mai : Remise des prix

Le Parcours

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Mini 6.50. 65 bateaux à la Plastimo Lorient Mini pour lancer la saison!

La Plastimo Lorient Mini 6.50 lancera la saison en Atlantique le 7 avril prochain. La 8e édition s’annonce encore belle avec plus de cent marins qui s’élanceront pour une boucle de 250 milles en double.

Le Directeur de course, Yves Le Blévec, navigateur aguerri et ancien vainqueur de l’épreuve reine du circuit 6.50, la Mini Transat, a fait le point sur un parcours qu’il surveillera pour la troisième fois : « La Plastimo Lorient Mini est la toute première régate de nombreux nouveaux venus dans la classe Mini, il est donc important que la formule convienne à tous les niveaux. Cette boucle de 250 milles au départ de Lorient, avec un parcours côtier et semi-large entre Penmarc’h et l’île d’Yeu, se prêtera parfaitement à cet exercice. »
Pour cette grande première de la saison, à laquelle participeront en effet une écrasante majorité de bizuths qui entame un nouveau cycle de deux ans de préparation en vue de la Mini Transat 2023, la sécurité est également au cœur des préoccupations de l’organisation. Un enjeu qui fait aussi partie intégrante de l’ADN de Plastimo, bien placé pour assurer la formation et le suivi des coureurs au cours d’un « briefing sécu » particulièrement complet, mercredi 6 avril, en collaboration avec la flottille 24F de Lann-Bihoué et la Classe Mini.

« Si la Plastimo Lorient Mini 6.50 est la première course de la saison, elle n’est pas pour autant un simple tour de chauffe, explique Frédéric Blaudeau, Directeur Marketing & Communication de l’entreprise lorientaise. Les concurrents sont vraiment motivés, l’engagement est très fort et le plaisir toujours au rendez-vous. Et comme on ne se refait pas, nous profitons de cette proximité unique avec 130 coureurs chevronnés ou débutants, pour leur rappeler les bonnes pratiques en matière de sécurité. »

© Adrien François


Outre cette préparation digne des plus grands événements nautiques, la semaine s’annonce chargée pour l’ensemble de la flotte, avec une obligation de présence au port de Lorient La Base dès lundi 4 avril et donc des arrivées durant tout le week-end. S’enchaîneront ensuite des passages répétés au PC course pour récupération des balises de géolocalisation, prises d’informations et autres documents officiels, contrôles sécu avec les bénévoles du Centre Nautique de Lorient, préparatifs et briefings en tout genre…

Départ jeudi à 17h
Ils seront donc 65 équipages à quitter les pontons de Lorient La Base, jeudi prochain dès 15h. Novices ou aguerris, pour une expérience unique ou entamer une grande histoire, en Série ou en Proto, mais tous en binômes… Et animés par le même enthousiasme et l’envie de (re)partir au large !

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Vendée Globe. Benjamin Dutreux avec Guyot Environnement et la Water Family

Le Vendée Benjamin Dutreux annonce son partenariat avec Guyot Environnement jusqu’en juin 2025 et avec la Water Family et un nouveau design de son bateau alvéolé, vainqueur 2e du Vendée Globe en 2016. Le bateau sera mis à l’eau fin avril pour participer à la Bermudes Race.


” On ne voulait pas repartir sur un projet sans la notion de performance. Techniquement ce n’est pas simple à gérer. On voulait faire un beau projet. Avoir un bon bateau, fiable sur lequel naviguer assez tôt. On a structuré notre équipe pour avoir plus de compétences en interne mais de manière raisonnée. On a choisi l’IMOCA à foils Eleven 11, un bateau performant, cherché un partenaire qui a des valeurs comme les nôtres.”

Erwan Guyot : ” Nous sommes une société familiale et indépendante, créé en Bretagne qui rassemble 400 collaborateurs sur le recyclage. Ce projet on l’a murit depuis 2018. On est dans la voile depuis 2013. On s’est rapproché du pole voile de Brest. On a travaillé avec Eloise Retornaz dans l’olympisme puis avec Pierre Leboucher. On a une envie depuis 2018 d’aller sur le Vendée Globe. On a rencontré Benjamin et la Water Family et on trouvé un projet motivant.”

Marianne Brechu de la Water Family: ” On est très heureux de poursuivre le projet avec Benjamin. On a débuté une odyssée avec lui. On touche beaucoup plus de monde et d’enfants avec lui. C’est un ambassadeur engagé.”

Benjamin : “C’est une histoire de rencontre avec la Water Family. J’avais donné leur nom à mon bateau au début en Figaro. Ce n’est pas un projet de blabla. On se sentait soutenu par les enfants rendant notre projet utile. On est ambitieux sportivement à travers notre projet mais aussi pour nos partenaires.”

Le programme : ‘L’objectif de l’équipe est de naviguer au maximum pour être proche de 100% de son potentiel. On a essayé de s’inscrire sur toutes les courses d’ici 2024. On va commencé par la Bermudes1000 pour commencer à appréhender le bateau, puis la Vendée Arctique. On va faire une pause pour l’été puis le Défi et la Route du Rhum. On veut arriver fin prêt pour le Vendée Globe.”

Notre objectif : ” Ce n’est pas évident de se jauger. Le bateau a montré de belles performances. On a des attentes qui viendront après un temps d’adaptation. J’ai envie de montrer que l’on peut passer au step suivant en terme de performance. Ce que j’avais en Figaro avec la pression, l’adrénaline, la montée en compétence me passionne. Je ne sais pas où on va se situer. Ce sont des bateaux technologiques. J’ai du mal à me situer entre challenger ou outsider.”

” Le bateau est en chantier. Le programme. Il nous reste 1 mois pour partir sur Brest. C’est un vrai puzzle qu’il faut rassembler. On a fait quelques évolutions à bord, d’ergonomie et de gains de poids avec une mise à l’eau fin avril. On sait qu’on va faire ces courses pour accumuler un maximum d’expérience. J’ai l’expérience d’un Vendée Globe mais Jean Le Cam dit que ce n’est jamais la même chose. Ce VG sera forcément très différent. C’est une adaptation continue, des priorités. Ce qui me motive c’est tout le projet en amont qui sera différent. Des vitesses différentes, de l’électronique, les foils à apprendre. On va passer de la découverte à la gestion de la performance. Cela motive toute mon équipe.”

“Sur la structuration de l’équipe : On a cherché à gardé notre noyau dur d’équipe. Très motivée, soudée. On arrive souvent à se remettre en question. La première chose a été de récupérer ce bateau. Comment on le prépare. On repart sur certaines pages blanches mais on sera prêt.”

L’ocean Race reste une option si l’on trouve les financements pour cela.

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Vendée Globe. Un projet IMOCA à venir pour l’équipe d’Alex Thomson ? Il recrute

lloydimages.com

Alex Thomson ne participera pas au prochain Vendée Globe pour des raisons familiales. Il ne compte pas être absent pour autant. Il nous avait annoncé en septembre dernier lancer avec son équipe la construction d’un nouvel Imoca, et c’est un autre skipper qui prendra sa place. Le projet semble prendre forme et il recrute.

Alex Thomson recrute des compétences pour un projet. On peut imaginer qu’il s’agisse d’un nouvel IMOCA. Le sien ayant été vendu à Alan Roura.

” 5 West Ltd, l’équipe derrière Alex Thomson Racing, embauchent pour de nouveaux projets passionnants ! Nous sommes à la recherche de nouveaux membres de l’équipe pour nous rejoindre et continuer notre mission de fournir le meilleur pour nos partenaires et clients.

Avec 20 ans d’expérience, nous avons géré cinq campagnes consécutives de Vendée Globe, divers projets de courses océaniques à travers différentes classes de bateaux de course, des programmes de parrainage primés pour les grandes marques et des campagnes de marketing et de relations publiques obtient une couverture mondiale.

Chez 5 West Ltd, nous nous concentrons maintenant sur les campagnes de course et les projets privés et nous nous engageons à offrir de la valeur à nos clients et partenaires. Nous recherchons les bonnes personnes, dans les rôles suivants :
– Manager de l’équipe de course,
– Coordinateur logistique de l’équipe
– Capitaine de bateau
– Équipe de voile, avec des compétences spécialisées en gréement, électronique, ingénierie, fabrication de voile
– Responsable marketing et évènements
– Créateur de contenu / coordinateur des médias sociaux

Tous les candidats devront avoir les éléments suivants :
Parlant couramment anglais
Énergie, enthousiasme
Pensée dynamique et avancée avec le souci du détail
Volonté de voyager et de travailler à l’étranger pendant de longues périodes
Permis de conduire
Veuillez envoyer votre CV, le rôle qui vous intéresse, et un bref paragraphe sur vous et pourquoi nous devrions vous embaucher à info@alexthomsonracing. com
Les candidats présélectionnés seront contactés d’ici fin avril 2022. Au plaisir d’avoir de vos nouvelles ! “

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Pro Sailing Tour. Un circuit concentré sur 2 mois

Pro Sailing Tour 2021 Episode 1 Brest

La saison 2022 du Pro Sailing Tour sera concentrée sur deux mois avec 8 bateaux sur la ligne de départ. Il se déroulera de la Corse à la Bretagne en passant par le sud de l’Angleterre, un programme déjà dévoilé par les équipes.

Le Pro Sailing Tour se déroule avec des courses inshore et offshore sur les Ocean Fifty, ex-Multi50. La saison 2021, qui a regroupé sept équipages remporté par Leyton mené par Sam Goodchild verra l’arrivée cette année d’Eric Péron à bord de Komilfo. Le circuit cette année se concentrera entre mai et juillet prochain avec une première manche à Bonifacio, une seconde à Brest puis en baie de Saint-Brieuc. La finale se déroulera quant à elle sur un format de course au large ralliant Roscoff en Finistère depuis Cowes sur l’île de Wight (Angleterre).

Les huit équipages de cette deuxième saison. Leyton, skippé par Sam Goodchild, remettra son titre en jeu et retrouvera son dauphin de l’an passé, Arkema (Quentin Vlamynck) qui arbore de nouvelles couleurs. Arrivé en cours de saison en 2021, Les P’tits Doudous (Armel Tripon) sera à nouveau au rendez-vous, tout comme Groupe GCA – 1001 Sourires (Gilles Lamiré), Primonial (Sébastien Rogues), Solidaires en Peloton-ARSEP (Thibaut Vauchel-Camus) et Koesio (Erwan Le Roux). Ils pourront également compter sur un nouvel équipage, mené par Éric Peron, qui a refait à neuf l’ex-Prince de Bretagne devenu Komilfo.

Gilles Chiorri est reconduit comme directeur de course. Pas de partenaire titre annoncé encore pour le Pro Sailing Tour.
Les équipes auront cette année en ligne de mire la Route du Rhum qui ne fait pas partie du circuit.

Regarder le parcours et programme 2022

ILS ONT DIT
Gilles Chiorri, Directeur de Course : « Cette nouvelle saison s’annonce palpitante. Nous nous sommes affairés à constituer un parcours qui soit le plus complet possible. Il sera en effet idéal pour mettre les marins à l’épreuve, à la fois sur des tracés inshore et offshore et dans des conditions différentes. La grande nouveauté, au niveau international, ce sera cette étape à Cowes, le berceau de la voile en Angleterre, au cœur de la grande finale du circuit, et qui promet une sacrée course pour terminer la saison. »
Sam Goodchild, tenant du titre : « Le souvenir de l’an dernier et de notre victoire est encore dans nos têtes. Désormais, nous nous tournons avec ambition vers la prochaine saison. En ajoutant un safran central et un nouveau mât lors du chantier d’hiver, nous avons tout fait afin d’être encore plus compétitif cette année. Par ailleurs, nous poursuivons notre programme avec The Magenta Project afin de favoriser la mixité dans la voile. C’est important d’avoir des profils variés à bord afin que l’on apprenne chacun les uns des autres et que cela contribue à constituer une belle équipe. »

LE CALENDRIER DES COURSES

Bonifacio : Jeudi 12 mai au dimanche 15 mai
Brest : Jeudi 23 juin au dimanche 26 juin

Baie de Saint-Brieuc : Vendredi 1er juillet au mardi 5 juillet
Cowes – Roscoff : Mercredi 6 juillet au dimanche 10 juillet

LES ÉQUIPAGES
Solidaires en Peloton – ARSEP | Thibaut Vauchel-Camus [FRA]
Groupe GCA – 1001 Sourires | Gilles Lamiré [FRA]
Les P’tits Doudous | Armel Tripon [FRA]
Primonial | Sébastien Rogues [FRA]
Leyton | Sam Goodchild [GBR]
Arkema | Quentin Vlamynck [FRA]
Koesio | Erwan Le Roux [FRA]
Komilfo | Éric Péron [FRA]

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Laurent Bourguès se lance en Figaro avant une campagne en Ocean Fifty

Le Marseillais Laurent Bourguès revient à la navigation au plus haut niveau après avoir travaillé avec Thomas Ruyant durant 7 ans. Il sera dès le mois prochain à la barre de son Figaro Bénéteau3 avant d’entamer dès 2024 une campagne autour de la construction d’un Ocean Fifty.

Préparateur d’Yvan Bourgnon, d’Yves Le Blévec, Tanguy de Lamotte, il était directeur technique pendant 7 ans au sein du projet LinkedOut. Il se lance cette année sur un programme solitaire de la Classe Figaro. « Mon expérience à bord du Figaro 2 lors d’une Transat AG2R m’avait laissé sur ma faim techniquement » avoue-t’il. « Le Figaro 3 gomme nombre d’insuffisances de son prédécesseur et j’y prends mes aises avec facilité. » Une facilité qui s’accompagne pourtant d’un apprentissage que Laurent aborde avec son sérieux habituel. « Je sais la classe très compétitive, y compris dans son actuel renouvellement. Je connais mes forces et mes lacunes, que je travaille d’arrache pied au sein de Lorient Grand Large depuis janvier dernier. Je navigue beaucoup, en m’appuyant sur le vécu de Figaristes expérimentés. J’ai, grâce à la Mini (Deux participations en 2007 et 2009 ndlr) la connaissance du grand large. Ce sont les joutes au plus près des cailloux que je redoute. » Une spécificité de la Solitaire du Figaro inscrite en exergue de son programme.

Le circuit Ocean Fifty en ligne de mire

« C’est Yvan Bourgnon et son trimaran Orma qui m’ont véritablement mis le pied à l’étrier de la course au large voici près de 20 ans, lorsque je suis arrivé, fraichement émoulu de mes expériences Marseillaises en Laser et autres dériveurs » raconte Laurent. « J’ai pu ensuite enchainer avec de nombreux chantiers de préparation d’autres trimarans Orma (Gitana, Sodebo, Banque Populaire…).

Le multicoque est ainsi entré dans son ADN de coureurs au rythme des convoyages et navigations d’entrainement. « J’observe l’éclosion de la classe des Ocean Fifty avec appétit, et suite à ma saison en Figaro, j’inscris avec déterminisme une entrée rapide au sein de cette classe. J’ambitionne en effet de construire un trimaran de 50 pieds et de rejoindre ce circuit très attractif, très complet avec son mélange de régates inshore et de grandes classiques hauturières. »

La quarantaine rugissante

« Je me donne le temps de monter en puissance. Mon projet est ambitieux, car je me sais, à 40 ans révolus, à l’aube de mes meilleures années, fruit de décennies de travail au sein des teams les plus performants. Je sais oeuvrer en équipe, mettre les compétences au bon endroit dans le sens de l’intérêt général et du résultat sportif. Un bon classement chez les bizuts lors de la Solitaire serait un bon tremplin. J’ai toute une saison devant moi pour montrer ce que je sais faire sur l’eau et à terre. Je connais les ressorts du bon fonctionnement d’un team de haut niveau, avec son corollaire d’engagements auprès de partenaires motivés. L’heure est venue pour moi de me faire un nom et de partager et transmettre mon gout pour les défis et la course au large. »

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Les acteurs du nautisme portent un projet politique ambitieux auprès des candidats à l’élection présidentielle

Nautic
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La filière nautique française présente ses 20 propositions pour répondre aux enjeux clefs du nautisme et de la plaisance de demain
Paris, le 30 mars 2022. Forts de retombées économiques estimées à 15 milliards d’euros, de 5500 entreprises, de 570 ports de plaisance et plus de 150 000 emplois, le nautisme et la plaisance en France rassemblent chaque année 15 millions de pratiquants sur nos littoraux et eaux intérieures et plus d’un million de licenciés de sports nautiques.

Réunis au sein de la Confédération du Nautisme et de la Plaisance (CNP), les acteurs du nautisme portent aujourd’hui un projet politique ambitieux auprès des candidats à l’élection présidentielle. “Cette plateforme présidentielle est d’abord l’expression d’une vision collective, celle de la participation du nautisme et de la plaisance au développement de l’économie bleue de nos territoires” a souligné Yves Lyon-Caen, Président de la CNP.

Si chaque famille de la filière nautique fait face à ses propres défis, elles souhaitent aujourd’hui porter auprès des candidats quatre grands enjeux communs, structurants pour leur avenir et déclinés en 20 propositions concrètes.
A l’instar des ports de plaisance, les enjeux de la transition écologique et énergétique de nos structures d’accueil sont immenses et nous aurons besoin de véritables plans stratégiques d’investissements pour relever collectivement ces défis” a précisé Mickaël Quernez, Président de la Fédération Française des Ports de Plaisance (FFPP)

Nous devons également approfondir la transformation et l’attractivité des parcours professionnels de nos filières par la formation…Des progrès ont été faits mais il reste du chemin à parcourir pour décloisonner, mutualiser et surtout, simplifier les dispositifs…” a estimé Jean-Luc Denéchau, Président de la Fédération Française de Voile

Enfin, selon Jean Kiffer, Président de la Fédération Nationale de la Plaisance et des Pêches en mer, “il nous appartient collectivement d’accompagner les grandes mutations du secteur et des pratiques nautiques en rénovant et renforçant les chemins du dialogue et de la concertation entre les acteurs, dans le respect du milieu”.


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La Massilia Cup en fête pour sa 40e édition

La 40ème Massilia Cup se déroulera ce week-end, les 1-2-3 avril 2022. Une édition qui se veut écoresponsable. Plus d’une centaine de bateaux sont attendus.

A la 40ème Massilia Cup, tout le monde a été prié de retrousser les manches du ciré pour réduire au maximum la trace de son sillage, et au-delà de l’envie bien présente de régater après deux années perturbées par la pandémie, chacun est incité à faire sa part.
Un appel au respect de l’environnement initié par l’équipe du CNTL-Marseille et ses bénévoles qui a montré l’exemple en sacralisant les meilleures pratiques, que ce soit par le choix du parrain, Sébastien Audigane, ambassadeur Entrepreneurs pour la Planète, à terre avec les formalités « zéro-papier » et les gourdes réutilisables, ou en mer avec la mise en œuvre des fameuses bouées géo positionnables autonomes. Ces balises 2.0 muent par des moteurs électriques, sans impacts sur les fonds marin, permettent notamment le positionnement au-dessus des récifs immergés en rade sud qui servent d’abri et de zone de ponte aux poissons.
Autant d’actions auxquelles le président Franck Recoing a souhaité donner toute leur place, dans une édition qui fête à la fois les 40 ans de la course phare du Cercle Nautique et Touristique du Lacydon, et les 50 ans du Club, atteints en 2020 mais pas encore célébrés pour cause de situation sanitaire.

Les temps forts de la 40ème Massilia Cup

  • Une quarantième édition. La première Massilia Cup a été initiée en 1982, à l’époque au mois de mai, avec le souhait de lancer une « manifestation de voile importante, avec un vrai niveau sportif ». Le parcours Marseille-Saint-Raphaël, remis au programme avec l’arrivée de la Massilia Solo offshore en 2017, était déjà le terrain de jeu.
  • Le plaisir de courir pour un mélange de spécialistes de la régates et d’amateurs, ainsi que de solitaires et d’équipages dans toutes les rades et aux alentours de la cité phocéenne du vendredi 1er au dimanche 3 avril sont l’ADN de la Massilia Cup, placée cette année sous le thème de l’écoresponsabilité.
  • Cent bateaux participent à ce grand rendez-vous d’ouverture de saison inscrit aux Classements UNCL IRC équipage et solo Méditerranée, et également ouvert aux OSIRIS et aux Monotypes : Surprise, Grand Surprise, J70, SB20
  • La commémoration des 50 ans de la fondation du Cercle Nautique et Touristique du Lacydon, en 1970 ; les festivités envisagées à la date anniversaire n’ont pas pu être mises en œuvre pour raison de pandémie mondiale, et c’est cette année qu’elles sont programmées
  • Tous les Marseillais sont conviés à un extraordinaire spectacle dans la rade qui sera le théâtre des prochains Jeux Olympiques.
  • Monotypes : La Massilia Cup est la régate support du Championnat Méditerranée de la classe Surprise. L’événement est également inscrit au Championnat de France Voile Entreprise.

En bref
Le public au plus près des régates en bateau hybride !
Partager et expliquer le spectacle de la régate avec le plus grand nombre, telle est la vocation de l’Office de la Mer à travers l’opération « Régate-en-vue » qui permet à tous les publics – adultes et enfants – d’aller en mer au plus près de l’action sur un bateau spécialement affrété pour l’occasion. La grande nouveauté cette année, dans la suite logique de la démarche du CNTL-Marseille, c’est le choix pour la Massilia de l’Hélios, un navire à propulsion hybride, offrant une navigation complétement silencieuse à basse vitesse ! Hélios a été primé par la marque Esprit Parc National certifiant son engagement environnemental.
Une rotation, avec commentaires, est prévue le samedi 2 avril à 14h, à partir du ponton Marseille Côté Mer. Les réservations et l’achat des places est géré directement via le site internet www.officedelamer.com, rubrique boutique.

40ème Massilia Cup, 1- 3 avril 2022
Le programme

Jeudi 31 mars
– 10h à 22h, confirmation des inscriptions IRC, OSIRIS, Grand Surprise , J70, SB20, Surprise
Contrôle de l’équipement et jauge

Vendredi 1er avril
– 9h30 Briefing skippers (tous groupes quillards)

  • 11h 1er Signal d‘avertissement* (tous groupes quillards)

Samedi 2 avril
– 9h30 Briefing skippers (tous groupes quillards)

  • 11h 1er Signal d‘avertissement* (tous groupes quillards)
  • 14h Régate en vue (sortie en mer – Office de la Mer)

Dimanche 3 avril
– 9h30 Briefing skippers (tous groupes quillards)

  • 11h 1er Signal d‘avertissement* *(tous groupes quillards)
  • Aussitôt que possible après la fin des régates : Remise des prix de la 40éme Massilia Cup
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