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Class40. La Normandie Channel race encore plus médiatisée et en direct

Départ de la Normandy Channel Race 2018, à Ouistreham le 27 mai 2018 Photo Jean-Marie LIOT / NCR

La Normandy Channel Race reste l’une des épreuves phares en Class40. Si elle réserve toujours des scénarios incroyables, elle donne le ton de la hiérarchie en Class40. Cette année, sa couverture médiatique pour la suivre sera encore renforcée pour suivre l’épreuve au plus près.

Pour la première fois un direct antenne de 52’ sur FRANCE 3 pour le départ
Pour le départ du dimanche 15 mai à 13H30 FRANCE3 NORMANDIE met en place avec l’appui des équipes d’IMAGINE IN FRANCE un direct de 52’ avec une prise d’antenne à 13H25. Ce direct sera co-animé par Laurent Marvylle de France 3 et Louis Duc, skipper bien connu de l’épreuve à laquelle il a participé à 9 reprises avant de se lancer à la conquête du prochain Vendée globe. Le dispositif de diffusion en cours de finalisation devrait également comprendre, outre FRANCE 3 NORMANDIE, FRANCE 3 HAUTS DE FRANCE, FRANCE 3 BRETAGNE et FRANCE 3 NOUVELLE- AQUITAINE. Le départ sera également retransmis sur l’ensemble des réseaux numériques de FRANCE3 et de l’événement.

Un nouveau magazine de 26’ pour présenter l’épreuve et son univers
Anne Boétie, animatrice de la matinale « Vous êtes formidables » sur FRANCE 3 présentera l’événement dans ce magazine de 26’ le vendredi 13 mai sous un nouvel angle avec à la fois des échanges en plateau sur le site à Caen et plusieurs sujets réalisés sur des thèmes variés comme le rôle des femmes dans la voile, la dynamique de construction des Class40 en Normandie et un chroniqueur de l’émission prendra même la place d’un co-skipper en mer… une autre approche pour témoigner de l’impact de la manifestation sur le territoire.

La minute « CIC NORMANDY CHANNEL RACE » reconduite sur 12 jours et 3 régions
La maintenant fameuse « Minute CIC NORMANDY CHANNEL RACE » sera diffusée du mercredi 11 mai au dimanche 22 mai aux horaires des journaux télévisés de FRANCE3 du midi et du soir, soit 24 sujets ; une diffusion sur 3 régions, Normandie, Hauts de France et Bretagne. Pour vivre chaque jour l’émotion de la course, les peines des skippers et les magnifiques paysages des côtes normandes, anglaises et irlandaises.

France Bleu Normandie sur le pont également pour la course
Partenaire de la course depuis sa création il y 12 ans France Bleu poursuit son engagement que ce soit à travers le suivi sportif de la course, les vacations quotidiennes avec les skippers réalisées dans les locaux de France Bleu Normandie, ou encore une journée spéciale de suivi du départ le dimanche 15 mai à Caen et à Ouistreham.

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Ultime. Sodebo Ultim 3 optimisé

SODEBO ULTIM 3 - THOMAS COVILLE / THOMAS ROUXEL Voile - Course - Race - Duo - Sailing - Ultim - multihull - aerial © Vincent Curutchet / Sodebo

Thomas Coville et son équipe ont remis à l’eau le trimaran Sodebo Utime 3 au terme d’un chantier d’hiver de quatre mois qui a été considérablement optimisé avec un objectif : La Route du Rhum.

Thomas Coville et la Route du Rhum, c’est une longue histoire. En plus d’être la course qui a nourri ses rêves d’enfant, elle a, depuis plus de 20 ans, jalonné son parcours. Remplaçant au pied levé d’Yves Parlier sur l’Imoca Aquitaine Innovations en 1998, il l’a remportée pour sa première. Et c’est à l’arrivée en Guadeloupe qu’il a fait la connaissance de Patricia Brochard, co-présidente de Sodebo dont il a depuis porté les couleurs à cinq reprises entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre.

« La Route du Rhum a déterminé beaucoup de choses dans ma vie. Quand j’y pense, je revois mes années auprès de Laurent Bourgnon, ma première victoire inattendue, plusieurs podiums avec des bagarres plus ou moins intenses, mais toujours le sentiment que ça reste la course la plus engagée en multicoque. »

Et une course qui a beaucoup compté dans son choix, partagé avec son partenaire, de construire Sodebo Ultim 3 : « Quand j’ai battu le record du tour du monde en solitaire en 49 jours 3 heures, s’est posée la question de la suite. Parmi les raisons qui m’ont donné envie de continuer, il y a eu le besoin très fort de me confronter non plus à un temps, mais à des concurrents, notamment sur la Route du Rhum. On s’est alors dit avec Patricia qu’il nous fallait un bateau capable à chaque départ de course de gagner, c’est ce qu’on a aujourd’hui. J’ai besoin de la confrontation, j’ai envie de me mesurer aux autres pour continuer à progresser. Cette Route du Rhum, qui a toujours été un objectif avec Sodebo, va m’en donner une formidable occasion, d’autant que le plateau s’annonce exceptionnel. »

De nouveaux foils, un trimaran à maturité

Pour aller au bout de cet objectif, Thomas Coville dispose désormais d’un Sodebo Ultim 3 qui, pendant quatre mois, a été considérablement optimisé. « Les hivers sans navigations sont toujours pour moi des périodes propices à la réflexion. Je lis beaucoup, je suis dans un état d’esprit où mon cerveau est en ébullition, c’est souvent dans ces moments que me viennent des idées pour faire évoluer le bateau. Ça a encore été le cas cet hiver, je me suis aussi nourri des échanges avec l’équipe et j’ai maintenant une énorme envie de naviguer, j’ai hâte d’aller voler ! »

La partie la plus visible de ce chantier d’optimisation concernera les foils, avec une nouvelle paire en cours de finition et qui sera installée mi-mai. « Ils seront beaucoup plus longs que les précédents et la forme sera très différente. L’objectif est multiple : décoller plus tôt, voler plus haut et plus à plat, et surtout obtenir une stabilité de vol dans toutes les conditions, c’est le maître mot. On a aussi fait en sorte que leur utilisation soit moins énergivore, ce qui est très important en solitaire. »

L’équipe Sodebo Voile a œuvré dans bien d’autres domaines pour améliorer les performances du trimaran. Un accent particulier a été mis sur l’aérodynamisme – avec la transformation du cockpit – plus profilé qu’auparavant ce qui permet une optimisation des écoulements d’airs au niveau de la coque centrale et un effet de plaque sur les voiles. L’énergie du bord a été aussi un point important de ce chantier avec l’ajout de panneaux solaires pour plus d’autonomie dans la consommation d’énergie.

Côté navigation, une nouvelle version du pilote automatique a été installée et un travail d’analyse de données réalisé sur la saison précédente. Ce Sodebo Ultim 3 version 2022 « sera quasiment un nouveau trimaran », ajoute Thomas Coville qui conclut : « Que ce soit le bateau ou le skipper, nous sommes dans une courbe d’évolution quasi idéale pour performer sur la Route du Rhum. »

Dans le vif du sujet en juin-juillet

Une fois les nouveaux foils installés mi-mai, Thomas Coville et son équipe de navigants – parmi lesquels on retrouvera notamment Thomas Rouxel (la doublure de Thomas Coville), Corentin Horeau, Matthieu Vandame, Thierry Briend, Thierry Douillard, Philippe Legros et d’autres – vont pouvoir s’atteler à tester et fiabiliser le trimaran géant. Le mois de juillet marquera un gros coup d’accélérateur en vue de la préparation pour la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Sodebo Ultim 3 enchaînera en effet deux courses en équipage, la Finistère Atlantique le 1er juillet (une boucle de 3600 milles entre Concarneau, Madère, les Canaries, les Açores avant retour à Concarneau), la Drheam-Cup, le 17 juillet (longue de 1500 milles, entre Cherbourg et La Trinité-sur-Mer via l’île de Man, le Fastnet et Bilbao).

En plus de ces deux rendez-vous, le skipper de Sodebo Ultim 3 a l’intention de s’offrir des sessions d’entraînements en solitaire, l’occasion pour lui de valider sa qualification obligatoire de 1200 milles pour la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. « Je veux prendre le départ de la Route du Rhum en ayant navigué plusieurs fois sans personne à bord, c’est un pré-requis indispensable pour arriver en pleine confiance à Saint-Malo, d’autant que la Route du Rhum sera ma première course en solitaire sur le bateau. »

Passé le mois de juillet, Sodebo Ultim 3 repassera par la case chantier. « Il sera assez court, ce sera plus de l’ordre de la maintenance, l’objectif étant de renaviguer rapidement, notamment avec nos voisins de palier lorientais en Ultim, pour la dernière ligne droite de la préparation de la Route du Rhum. »

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Match Racing. Ian Williams bat Taylor Canfield et remporte la 57e Congressional Cup

2022 Congressional Cup Champions Ian Williams (GBR) Gladstones Long Beach Photo: Ian Roman/ WMRT

Ian Williams (GBR) et son équipe Gladstone ont remporté la 57e Congressional Cup – et un cinquième titre – en battant le champion en titre Taylor Canfield (USA) et Stars + Stripes Team USA 3 -1 dans les derniers matchs de cette passionnante régate de cinq jours. Matt Cornwell, Andrew Estcourt, Jon Gunderson, Steve Mitchell et Richard Sydenham naviguaient avec Williams . La dernière étape de la régate s’est déroulée sous un ciel ensoleillé avec une brise modérée qui s’est développée tout au long de l’après-midi, contrairement aux quatre jours précédents qui avaient vu un rapide balayage vers l’ouest à travers le stade de la Coupe du Congrès.

Dans la finale du premier au trois points, Canfield et son équipe ont remporté le premier match avec Williams égalisant le score 1-1 dans la deuxième course. Dans la dernière étape vent arrière de la course, Canfield était en tête et devait secouer une pénalité avant d’atteindre la ligne. Ralentissant son bateau pour attirer Williams dans une erreur, Canfield est allé exécuter son virage de pénalité à droite à la ligne d’arrivée, mais Williams a pu rester à l’écart et franchir la ligne devant lui.

Dans la course 3, les tables ont tourné et c’est Williams qui a dû se débarrasser d’une pénalité qui lui avait été infligée par les arbitres pour avoir été trop agressif au départ. Williams l’a laissé jusqu’à la toute dernière minute pour effacer sa pénalité en planifiant son tour de pénalité à la ligne d’arrivée. Calculant juste assez d’avance pour faire leur tour, c’était une photo-finish avec Williams juste capable de franchir la ligne devant Canfield.

Confiant avec son avantage de 2-1 sur Canfield, Williams a mené son équipe de Gladstones Long Beach à une victoire bien méritée lors de la dernière course avec une avance de cinq longueurs de bateau sur son adversaire.

“Je voulais essayer d’être le premier à cinq victoires à la Coupe du Congrès, donc c’est fantastique maintenant d’avoir égalé Taylor [Canfield]”, a commenté Williams. « Quel grand compétiteur : l’égaler est fantastique ; Je suppose que maintenant c’est une course à six !

Williams a applaudi son équipage en ajoutant « Nous n’étions pas venus ici depuis trois ans et je n’avais pas couru en match depuis 18 mois donc nous avions beaucoup de travail à faire mais nous avons continué à nous améliorer chaque jour. Je ne peux pas en dire assez sur ces gars.

Pour Stars+Stripes Team USA, ce fut un résultat décevant, a déclaré Canfield. « L’équipe a poussé fort tout au long de la fin, mais quand on navigue contre une très bonne équipe, toute erreur coûte très cher : ils vont toujours en profiter. Nous étions ravis de nous affronter en finale et c’est évidemment une fin décevante, mais cela nous donne juste envie de revenir et de gagner encore plus.

Dans la petite finale pour départager les troisième et quatrième places, une collision entre les adversaires Chris Poole et Johnie Berntsson lors du premier match a donné l’avantage à Berntsson pour la victoire : et Poole une pénalité de -.75 points, ajoutant un twist à la série .

Dans cette série “premier à deux points”, Poole aurait besoin de gagner trois matchs, car il commençait avec un déficit. N’ayant rien à perdre, Poole a posé le marteau et a remporté les deux courses suivantes; mettant les points à Berntsson 1 – Poole 1.25 et nécessitant un quatrième match. La victoire dans ce duel a valu à Poole une troisième place méritée dans cet événement de 2022, passant de sa quatrième place à la Coupe du Congrès 2021.

“Mes gars ont très bien navigué, en s’appuyant sur l’année dernière”, a déclaré Poole. « La façon dont nous avons couru ces dernières courses dans la petite finale a vraiment été le point culminant de la semaine. Nous avons affronté les meilleurs du monde et nous sentons que nous pouvons garder la tête haute. »

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Solo Maître CoQ. Tom Laperche s’impose pour la troisième fois

La première épreuve du championnat Elite Course au large a vu Tom Laperche s’imposer à nouveau. Le skipper de Région Bretagne – CMB Performance devance Guillaume Pirouelle, Alan Roberts, Corentin Horeau et Gaston Morvan qui ont animés les courses.

La dernière course de la 19e édition de la Solo Maître CoQ disputée ce dimanche s’annonçait décisive pour le classement général et elle a tenu toutes ses promesses ! Finalement remportée par le Britannique Alan Roberts (Seacat Services) devant Gaston Morvan (Région Bretagne – CMB Espoir) et Tom Laperche (Région Bretagne – CMB Performance, cette ultime manche dotée d’un coefficient de 1,5 a quelque peu chamboulé la donne au classement général de l’épreuve. En terminant 6e de ce côtier de 34 milles, Corentin Horeau (Mutuelle Bleue), qui aura assurément marqué les esprits en remportant la grande course, laisse filer sa place sur le podium au profit d’Alan Roberts qui se hisse ainsi sur la troisième marche derrière Guillaume Pirouelle (Région Normandie) et le redoutable Tom Laperche qui inscrit l’épreuve pour la troisième fois consécutive à son palmarès, rejoignant ainsi Nicolas Lunven dans le cercle très fermé des triples vainqueurs de l’évènement.

Après une grande course de 327 milles puis un parcours de type « banane », les 31 concurrents de la Solo Maître CoQ (Laurent Givry n’a pas pris le départ ce matin) avaient rendez-vous, ce dimanche, pour un côtier de 34 milles entre Les Sables d’Olonne et Brem-sur-Mer. Disputé dans des conditions idéales, avec entre 15 et 18 nœuds de vent, celui-ci a été particulièrement disputé, notamment en tête de flotte où la bagarre a fait rage entre Alan Roberts et Gaston Morvan. « On a pris tous les deux un super départ en bout de ligne et on a bien géré la flotte sur le premier bord de près, ce qui n’a pas été si évident car le vent était assez instable en direction. On savait tous qu’il y avait moyen de perdre rapidement des places mais pour ma part, je savais aussi que je pouvais en gagner une. En ce sens, je suis content parce que j’ai finalement réussi à doubler Gaston sur l’avant dernier bord. Lui a fait le choix de partir sous gennak tandis que de mon côté j’ai opté pour le spi, ce qui m’a permis de faire la différence », a commenté le skipper de Seacat Services qui s’est donc octroyé cette dernière régate avec panache, se hissant du même coup sur la troisième marche du podium de l’épreuve. « Ça fait évidemment très plaisir de terminer la course de cette manière. Lors des deux courses précédentes, j’ai manqué d’un cheveu le Top 3. Sur cette manche, j’ai donc un peu sauvé mon honneur ! (Rires) En tous les cas, ça fait du bien de démarrer la saison de cette manière, surtout quatre semaines après avoir été bien secoué par la Covid-19 », a détaillé Alan qui avait fait le choix de prendre un peu de hauteur cet hiver et de l’éloigner durant cinq mois des plans d’eau. « Cela m’a permis d’arriver avec de la fraîcheur », a assuré le marin, dont le budget reste malheureusement très serré, cette année encore.

Tom Laperche rentre dans les annales de la course

De la fraîcheur, lui n’en manque décidément pas depuis trois ans qu’il est sur le circuit des Figaro Bénéteau. Tom Laperche, qui s’annonçait comme l’homme à battre lors de cette 19e édition, n’a pas manqué le coche. Bien au contraire, même si ses rivaux ne lui ont certainement pas facilité la tâche. « Je visais une troisième victoire cette année et je suis content d’avoir atteint mon objectif. La première, décrochée en 2020, reste à ce jour assurément mon meilleur souvenir de marin car c’était ma première en Figaro, mais celle-ci est aussi très belle car elle a été très disputée. C’est resté extrêmement serré jusqu’au bout. Ce matin en partant sur l’eau, on savait que tout allait dépendre des places des cinq premiers et du nombre du bateaux que les uns et les autres réussiraient à intercaler entre chacun », a détaillé le skipper de Région Bretagne – CMB Performance qui rejoint ainsi Nicolas Lunven (2007, 2010 et 2012) dans le cercle restreint des triples vainqueurs de l’épreuve. « Il semble que je ne fonctionne jamais mieux que sous la pression et le fait est qu’aujourd’hui, il y en avait ! Je ne suis pourtant pas très bien parti mais, par chance pour moi, Guillaume et Corentin non plus. Sur la fin, il a fallu enchaîner les manœuvres et alterner entre le grand spi et le grand gennak. Ça a été bien physique ! », a relaté Tom qui a donc assuré la troisième place dans ce troisième et dernier round, juste devant Guillaume Pirouelle.

De la haute intensité

« Ça a été un match assez dingue, vraiment hyper intense ! J’ai, un temps, été devant Tom mais ce n’est vraiment pas facile de rester devant lui ! », a déclaré le Normand à son arrivée. « On a multiplié les changements de voiles et j’avoue que j’ai fini la course bien cramé. Cramé mais content car ça a vraiment été très intéressant. Si on m’avait dit avant le coup d’envoi de cette Solo Maître CoQ que je terminerais deuxième au classement général, j’aurais signé tout de suite. L’important pour moi était de bien naviguer avant tout. Le résultat est la cerise sur le gâteau. Je sais qu’il me reste du travail à faire d’ici à la Solitaire du Figaro mais ce que j’ai produit cette semaine me donne évidemment un peu de confiance pour la suite », a terminé Guillaume Pirouelle qui ne pouvait pas espérer meilleure entrée en scène en solitaire sur le circuit des Figaro Bénéteau. Un circuit qui promet bien du spectacle tout au long de la saison compte-tenu de ce que l’on a pu voir cette semaine !

CLASSEMENT GENERAL PROVISOIRE APRES 3 COURSES AVANT JURY 

1- Tom Laperche / Région Bretagne CMB Performance 9
2- Guillaume Pirouelle / Région Normandie
3 – Alan Roberts / Seacat Services
4- Corentin Horeau / Mutuelle Bleue
5 – Gaston Morvan / Région Bretagne CMB Espoir

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Vendée Globe. Eric Bellion et Jean Le Cam co-conçoivent un nouvel IMOCA à dérives avec David Raison

Eric Bellion et Jean Le Cam annoncent la co-conception d’un nouvel IMOCA avec David Raison pour leur deux projets respectifs. Un IMOCA mutualisé où Jean Le Cam apportera son expertise technique sur un IMOCA neuf dessiné par David Raison et construit chez Persico en Italie.

Les deux navigateurs expliquent leur démarche dans une interview audio, dont un extrait est retranscrit ci-dessous.

Retrouvez également une interview dans le prochain numéro de Course Au Large à paraitre la semaine prochaine.

Éric, Jean, vous êtes co-concepteurs d’un nouvel IMOCA. Comment vous est venue l’idée de travailler ensemble ?

Éric : Après le Vendée Globe 2020/21 de Jean, nous avons échangé sur son tour du monde qui était absolument incroyable. Il avait cette réflexion de se dire si on fait un bateau super simple, super léger, il y a vraiment des chances de faire quelque chose de fabuleux sur le Vendée Globe. Nous à l’époque avec mon épouse, Marie, on souhaitait monter la première écurie du Vendée Globe. On avait plutôt en tête de racheter des bateaux d’occasion mais en en parlant avec Jean je me suis dit qu’on pourrait faire des bateaux simples et efficaces. Ça s’est construit comme ça. Ou L’histoire a démarré comme ça !

Jean : On était incroyablement surpris par les performances d’Hubert, un bateau qui a été conçu en 2006. Le constat à l’arrivée c’est que je suis quatrième, très peu de temps derrière le premier par rapport à 80 jours de mer. Les performances d’un bateau de 2006 qui a certes subi quelques évolutions ont fait qu’on s’est posé la question : qu’est-ce qu’on veut faire ? On ne veut pas faire un bateau qui va marcher à 35 nœuds, on veut un bateau qui aille 1 nœud, 1 nœud et demi plus vite qu’Hubert.
Forts de tous ces constats nous avons choisi l’architecte, David Raison, qui était l’initiateur de ces nouvelles carènes en Class40, qui est un architecte assez pointu et perfectionniste. On s’est lancés dans cette aventure avec Eric et toute son équipe.

Vous avez fait appel à David Raison, pourquoi lui ? Et comment David est entré dans cette réflexion à deux têtes ?

Jean : Le choix de David Raison s’est fait assez naturellement, car il est le précurseur de ces nouvelles carènes, il n’avait pas de projet concurrent, donc il était entièrement disponible pour le nôtre. David est convaincu du projet dans ses fondamentaux, ce qui était essentiel. C’est un artiste, c’est une personne de talent, et ça nous a séduits. Il est hyper pointilleux dans la façon dont il mène l’architecture et l’ensemble du projet et cela nous va bien car on souhaite obtenir un résultat performant.

Éric : Pour compléter Jean, il fallait un architecte talentueux. Ce qu’on a trouvé super intéressant c’est que David n’avait jamais fait d’IMOCA, donc il avait faim. Ce manque d’expérience est complètement pallié par l’archi connaissance de Jean. David apporte un œil neuf aux connaissances de Jean. Je pense que David est le petit génie du moment, il est d’une telle exigence que c’est un régal de travailler avec lui !

Jean : Il y a un autre acteur majeur ! Le chantier naval italien PERSICO a des moyens techniques qui nous ont séduits. En France tous les chantiers étaient saturés de travail et PERSICO avait envie de ce projet. Ce sont les éléments essentiels de la réussite.

On a bien compris que cet IMOCA sera sans foils, ce qui ne va pas du tout dans le sens du développement des projets IMOCA aujourd’hui. Quelles seront les principales caractéristiques du bateau ?

Jean : Toute l’optimisation de la performance va être dans les formes de carène et tout ce qui s’en suit. On va optimiser chaque point du bateau avec l’expérience qu’on a et la réalité des bateaux que l’on connaît actuellement. On veut un bateau simple, léger mais avec une concession qui est d’avoir un bateau qui dure dans le temps et qui soit solide. On aura un compromis entre résistance et légèreté.

Éric : Le bateau est un scow à dérives droites. Très vite avec Jean on s’est dit que c’était la meilleure piste, tout en restant ouverts à ce qu’allaient nous dire les architectes. On voulait aller à fond dans une direction tout en allant chercher un bateau sobre, simple, durable. Il était très intéressant d’aller dans une voie que personne n’utilise.

Jean : Avoir des bateaux qui sont identiques va nous faire gagner un temps précieux car le Vendée Globe est dans moins de 3 ans. Pouvoir s’entraîner sur l’eau, comparer, créer une dynamique avec des coureurs est très important. Et puis tout simplement, on est en train de créer une belle histoire.

Éric : J’ajouterais qu’il n’y a pas du tout dans ce projet de volonté de donner des leçons. Il y a plein de façons d’atteindre la performance. Nous ce qu’on a voulu c’est créer notre propre voie. On est intimement convaincus, Jean, David, PERSICO et moi que la sobriété est super intéressante et qu’il y a moyen de faire un résultat hyper intéressant sur le prochain Vendée Globe.

Qui finance tout ça ?

Éric : Début 2021 j’ai contacté un de mes anciens mécènes, Raphaël Palti qui est le fondateur et Président de la société Altavia. Il a tout de suite eu très envie de nous aider dans le projet du collectif, il nous a donc permis de lancer le design du bateau et la construction du premier. On arrive avec un projet radicalement différent et il faut avoir la foi dans la performance de la sobriété pour nous accompagner.

Maintenant il y a un bateau. Pouvez-vous préciser si les projets COMMEUNSEULHOMME powered by Altavia et YESWECAM! sont deux projets identiques ou différents ?

Jean : Les bateaux sont identiques mais les projets sont différents. L’identité d’Éric c’est COMMEUNSEULHOMME et moi mon identité c’est YESWECAM!. On est sur un projet technique commun, le projet d’Éric c’est de faire plusieurs bateaux et nous sur le projet YESWECAM! on a un projet différent car nous ne ferons qu’un seul bateau. Nous gardons cependant la même philosophie de projet !

Éric : Chez COMMEUNSEULHOMME, notre ambition c’est de mettre en place ce collectif de plusieurs bateaux, une véritable équipe qui partage tout. Bien sûr, Jean aura sa marque YESWECAM! qui est très forte. Mais ensuite nous partagerons énormément de choses, on s’entraînera ensemble, on partagera les développements. Et puis Jean, avec sa compétence va être un peu le « grand frère » de cette histoire. Personne ne pourra remplacer cette compétence-là. Donc chacun sa marque mais on est dans le même village.

Éric, le projet COMMEUNSEULHOMME powered by Altavia annonce vouloir accueillir plusieurs projets, peux-tu nous expliquer comment ? Ça sera un team ?

Éric : L’idée c’est vraiment de faire la première équipe du Vendée Globe. Notre objectif c’est d’avoir plusieurs bateaux. Aujourd’hui je ne sais pas combien de bateaux il y aura !
L’idée c’est vraiment de faire comme une écurie de F1, qui a plusieurs voitures. Nous c’est d’avoir une flotte de bateaux qui a les mêmes couleurs avec des skippers qui à terre sont coéquipiers et en mer sont des compétiteurs.

Pour se qualifier pour le Vendée Globe, il faut parcourir des milles, donc naviguer. Eric et Jean recherchent donc des financements pour construire de nouveaux IMOCA « mutualisés » et les aligner sur la ligne de départ du tour du monde en solitaire !

*Hubert : nom de baptême de YESWECAM!

Programme :

– Mars 2022 : mise à l’eau de ‘Hubert’ aux couleurs de COMMEUNSEULHOMME powered by ALTAVIA
– 8 mai 2022 : départ de la Guyader Bermudes 1000 Race
– 12 juin 2022 : Vendée Arctique
– 13 septembre 2022 : Défi Azimut
– 6 novembre 2022 : Route du Rhum — Destination Guadeloupe
– Printemps 2023 : Mise à l’eau du bateau

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Solo Maitre Coq. Corentin Horeau remporte la grande Course

C’est finalement Corentin Horeau (Mutuelle Bleue) qui s’est imposé sur la grande course de la 19ème édition de la Solo Maître CoQ ce jeudi 21 avril à 11h35’13”. Une belle course menée toujours aux avants-postes et qui s’est jouée sur une belle option prise au passage de la dernière marque du parcours.
Tom Laperche, 2e n’est pas passé loin du doublé. En terminant 3e avec son Figaro de la Région Normandie, Guillaume Pirouelle montre d’emblée qu’il faudra compter sur lui sur le circuit Figaro. Confirmation également pour Alan Roberts – Seacat Service 4e, Loïs Berrehar – Skipper Macif 5e et Achille Nebout – Amarris Primeo. 6e

Corentin Horeau a franchi la ligne d’arrivée de la grande course de la Solo Maître CoQ, bouclant ainsi en tête les 327 milles du parcours entre Belle-Ile, Ré et Yeu au terme d’un peu moins de 48 heures de mer. « Cette victoire fait évidemment très plaisir », a déclaré le skipper de Mutuelle Bleue, auteur d’un très joli coup, à moins de 20 milles des Sables d’Olonne. « Lors de l’édition 2014, Gildas Mahé avait fait la même chose et il avait gagné. J’avais ce souvenir gravé dans un coin de la tête. De plus, renter dans le Pertuis d’Antioche, dans la molle et avec le courant, je ne le sentais pas trop. Pour moi, c’était un coup à être obligé de mettre l’ancre pour ne pas finir à la côte », a détaillé le Trinitain qui est ainsi remonté de la cinquième à la première place. « On savait que si le vent revenait, ce serait d’abord par le large. A un moment, j’ai touché 7 nœuds de vent et je me suis retrouvé sur la route directe. Dès lors, je me suis dit que ça sentait bon pour moi même si c’est resté très irrégulier. Un coup ça repartait, un coup ça revenait. C’est resté capricieux jusqu’au bout mais je savais que c’était moins dur pour moi que pour les autres, plus proches de la terre », a détaillé Corentin qui s’est finalement imposé avec une avance de 51 minutes sur son poursuivant le plus proche.

Des cartes redistribuées mais de la confiance acquise malgré tout
« Je l’avais dit avant même le départ : mon objectif était de gagner cette course offshore. L’important, c’était de marquer les esprits dès la première confrontation de la saison. C’est fait et c’est bien fait », a ajouté le navigateur qui a longtemps oscillé entre les 4e et 6e places avant de faire la différence. « J’ai pris un mauvais départ mais je suis vite revenu. J’ai, malgré tout, encore du travail à faire sur le plan technique, notamment pour gagner en vitesse par rapport à des gars comme Tom Laperche et Loïs Berrehar. Ils ont vraiment très bien navigué sur cette course. Mieux que moi, j’ose le dire. Je suis cependant très content de ce que j’ai fait. J’ai navigué en lâchant mes coups et en ne regardant pas les autres. Je sais qu’en général, lorsque je régate comme ça, les choses se passent bien alors je ne me prive plus », a ajouté Corentin Horeau qui confirme, de fait, qu’il sera indiscutablement l’un des hommes à battre cette saison. Même chose pour Tom Laperche, qui a fait forte impression tout au long du parcours, le dominant une large partie du temps. « J’ai tout donné et j’ai bien navigué sur cette grande course. Je suis évidemment un peu déçu de ne pas la gagner finalement, mais en même temps, j’ai pu voir que j’étais capable de mener plus de la moitié du temps, en tous les cas jusqu’à ce que l’on s’englue dans la molle », a relaté le skipper de Région Bretagne – CMB Performance qui a connu quelques heures pénibles dans la nuit et ce matin, notamment dans le sud-ouest de l’île de Ré. « Je me suis retrouvé dans zéro nœud de vent, avec de la houle et du courant, à faire des 360° sans rien contrôler du tout. Ça n’a vraiment pas été facile mais comme je m’y étais préparé, je n’ai pas pété de plomb », a indiqué le Morbihannais qui est parvenu à sauver sa place sur le podium, contrairement à Loïs Berrehar (Skipper Macif 2022) qui doit se contenter de la 5e place alors qu’il avait, lui aussi, dominé les débats durant une large partie de la course. Il est sans doute celui qui a payé le plus durement la pétole des derniers milles, ce qui a, par ailleurs, fait les affaires de Guillaume Pirouelle (Région Normandie).

Des parcours côtiers au programme de la suite
Ce dernier n’a toutefois pas volé sa place de 3e. Bien au contraire même. S’il s’était déjà fait remarquer sur les épreuves en double l’an dernier au côté d’Alexis Loison, le marin a confirmé que même en solitaire, il était particulièrement solide. « Je suis super content de terminer 3e. C’est vrai que lors des entraînements, j’avais déjà pu voir que j’étais dans le coup mais c’est génial de le confirmer avec plus de 30 bateaux autour de soi en course. J’ai bien géré les premiers bords ce qui m’a permis d’être rapidement dans le match. Je me suis retrouvé dans le paquet des cinq premiers et ensuite j’ai cravaché pour tenir le rythme, notamment sur le long bord de près débridé entre Yeu et Belle-Ile. Je savais que ça pouvait être le moment de se reposer un peu mais aussi celui de pouvoir faire le break avec ceux de derrière. Je n’ai donc pas dormi ou presque. La fin de course a été longue et difficile, avec d’importants trous sans vent. Ça tournait dans tous les sens mais j’ai bien bataillé jusqu’à la fin. A présent, il reste les petits parcours de samedi et dimanche, une perspective qui me plaît plutôt bien », a terminé Guillaume qui sera assurément très à l’aise sur ce type d’exercice après ses longues années au plus haut-niveau en 470. En attendant, comme les autres, il va profiter d’une journée de repos bien méritée ce vendredi.

CLASSEMENT 

1- Corentin Horeau / Mutelle Bleue
2- Tom Laperche / Région Bretagne CMB Performance
3 – Guillaume Pirouelle / Région Normandie
4 – Alan Roberts / Seacat Services
5 – Lois Berrehar / Skipper Macif 2022


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Semaine Olympique de Hyères. Les français jouent à domicile

Hyères, France is hosting the third round of the 2018 World Cup Series. More than 830 sailors from 46 nations, sailing in one Para World Sailing event and the ten Olympic classes will race in the French town from 22-29 April 2018. © Richard Langdon/Sailing Energy/World Sailing

Une belle semaine attend les Français à Hyères qui essaieront de réitérer leurs belles performance à Palma. Le Semaine Olympique de Hyères est, depuis plus de 50 ans, l’un des plus grands rassemblements mondial de voile olympique.

Pour l’équipe de France, c’est le rendez-vous à domicile à ne pas manquer pour décrocher un maximum de médailles. L’ensemble des 10 séries représentées aux Jeux Olympiques de Paris 2024 seront présentes sur le plan d’eau hyèrois, du 23 au 30 avril 2022.
Les Français sont très attendus à Hyères quelques semaines après le Trofeo Princesa Sofía où ils ont brillement marqué les esprits avec pas moins de 6 médailles dont 3 en or pour Théo de Ramecourt (Kitefoil), Hélène Noesmoen (IQfoil) et le duo Erwan Fischer / Clément Pequin (49er). Avec 23 athlètes présents, l’équipe de France vise des podiums dans quasiment toutes les séries.
Absents à Palma, les champions de planche à voile IQfoil, Pierre Le Coq, Nicolas et Thomas Goyard, participeront à leur première compétition internationale de l’année, avec notamment le champion du monde en titre Nicolas Goyard, en tête d’une délégation déjà très affutée.

Philippe Mourniac, directeur de l’équipe de France : « La semaine olympique de Hyères est une épreuve majeure sur le plan international. C’est le rendez-vous important en amont des championnats d’Europe et du Monde qui vont se dérouler ces prochains mois. L’ensemble du plateau international monte en puissance pour atteindre ses objectifs. En plus on joue à domicile, c’est un peu le Roland-Garros de la voile : on a envie de briller chez nous ! Première nation lors de l’étape de World Cup à Palma il y a quelques semaines, les français ont montré qu’ils pouvaient performer et accrocher des podiums dans toutes les séries. Nous avons une équipe de France magnifique que beaucoup de nations nous envient ! »

Les français jouent à domicile
Les dix séries, d’ores et déjà en lice pour Paris 2024 sont bel et bien engagées pour offrir des régates internationales de haut vol sur ce plan d’eau qu’ils connaissent bien. Si l’ensemble de l’équipe de France régate régulièrement sur la côte varoise, aussi belle que technique, les kitesurfeurs Lauriane Nolot, Axel Mazella, Théo De Ramecourt s’entrainent à Hyères toute l’année. Les frères Nicolas et Thomas Goyard, champions d’IQFoil, se sont récemment installés dans la petite cité balnéaire pour bénéficier des meilleures conditions d’entrainements à quelques kilomètres du futur site Olympique Marseillais. Jean-Baptiste Bernaz (Laser), originaire de Sainte-Maxime est également un grand habitué du plan d’eau.
Lauriane Nolot (Kitesurf), hyèroise : « C’est la première fois que les kitesurfs vont participer à la semaine olympique Française. C’est génial de recevoir tout le monde à la maison ! J’ai toujours navigué ici avec mes parents, et désormais avec l’ensemble de l’équipe de France de Kitesurf car notre pôle d’entrainement est ici. C’est un super spot avec en général pas mal de vent. A Palma je suis passé à un cheveu de la médaille d’or, je ne vais pas la laisser passer à la maison. Je suis super motivée ! »

L’équipe de France présente à la Semaine Olympique Française de Hyères – Toulon Provence Méditerranée :
IQFoil Femme (nouvelle planche à voile olympique)
Entraineur national : Pierre Loquet
Entraineur adjoint : Nicolas Huguet

  • Hélène NOESMOEN (SN Sablais)
  • Lucie BELBEOCH (Stade Français)
  • Delphine COUSIN (Saint Barth YC)
    IQFoil Homme (nouvelle planche à voile olympique)
    Entraineur national : Julien Bontemps
    Entraineur adjoint : Nicolas Huguet
  • Nicolas GOYARD (ACPV Noumea)
  • Thomas GOYARD (ACPV Noumea)
  • Pierre LE COQ (CMV ST Brieuc)
    470 (dériveur double mixte)
    Entraineur national : Gildas Philippe
  • Aloïse RETORNAZ (SN Sablais) et Hippolyte MACHETTI (YC Cannes)
    49er (dériveur double haute performance)
    Entraineur national : Françoise Le Courtois
  • Lucas RUAL (APCC) et Emile AMOROS (CN Pornic)
    49er FX (dériveur double haute performance)
    Entraineur national : à annoncer
  • Sarah STEYAERT (La Rochelle Nautique) et Charline PICON (La Rochelle Nautique)
    ILCA 7 (dériveur solitaire – anciennement Laser )
    Entraineur national : Nicolas Le Berre
  • Jean-Baptiste BERNAZ (CN Sainte-Maxime)
    ILCA 6 (dériveur solitaire – anciennement Laser Radial )
    Entraineur national : Pascal Rambeau
  • Marie BOLOU (SR Douarnenez)
    Nacra 17 (mixte catamaran à foil)
    Entraineur national : Benjamin Bonnaud
  • Billy BESSON (YC La Grande Motte) et Noa ANCIAN (Catamaran C Noumea)
  • Tim MOURNIAC (ASN Quiberon) et Lou BERTHOMIEU (S N O Nantes)
    KiteFoil ( Kite Surf à foil) féminin
    Entraineur national : Ariane Imbert
    Entraineur adjoint : Bertrand Dumortier
  • Poéma NEWLAND (KSL)
  • Lauriane NOLOT (HKA)
    KiteFoil ( Kite Surf à foil) masculin
    Entraineur national : Ariane Imbert
    Entraineur adjoint : Bertrand Dumortier
  • Théo DE RAMECOURT (CHES Cayteux)
  • Benoît GOMEZ (C V Arcachon)
  • Axel MAZELLA (HKA)

    Le programme de Semaine Olympique Française de Hyères – Toulon Provence Méditerranée :
    Lundi 25 avril : cérémonie d’ouverture
    Lundi 25 au vendredi 29 avril : courses de qualifications
    Samedi 30 avril : Medal Races
    Samedi 30 avril : Remise de prix et cérémonie de clôture
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Cap Martinique. La liste des inscrits

La Trinité-sur-Mer se prépare à accueillir la première édition de la Cap-Martinique qui partira le 1er mai.

Car le niveau de préparation de cette course amateur n’a pas grand-chose à envier à celui des plus grandes courses professionnelles et les concurrents sont déjà à plus de 200 % dans la compétition. Patrick Paul, engagé aux côtés de son fils Maxime explique : « Pour un amateur comme moi, cela demande beaucoup de temps. J’ai la chance d’avoir une activité professionnelle en lien avec la Cap Martinique mais j’ai une grosse charge de travail des deux côtés. » Le bateau nécessite en effet une préparation de tous les instants pour affronter l’Atlantique. Le skipper et son fils bénéficient de l’expérience et de la solidarité des amis rochelais. Certains viennent en effet de disputer la Transquadra et mesurent la difficulté de l’exercice : « Il faut se rendre compte que le bateau n’a jamais navigué aussi longtemps. Il faut donc soigner la préparation pour ne rien casser ou avoir les moyens de réparer si besoin. »

L’un de ses concurrents, Patrick Isoard connaît bien la route puisqu’il vient de terminer la Transaquadra en double. Son bateau est à peine rentré des Antilles qu’il s’apprête à traverser à nouveau, seul cette fois. Propriétaire de quatre magasins d’accastillage dans le Morbihan Patrick tient à démontrer que « les cordonniers ne sont pas toujours les plus mal chaussés ». Pour lui, cette Cap-Martinique s’annonce « plus dure et plus physique » que la Transquadra. Le challenge est en effet de traverser cette fois en solitaire et de rejoindre Fort-de-France sans la moindre escale.

Dès samedi, tous les concurrents seront réunis dans le port morbihannais et commenceront à regarder la météo prévue pour le départ, dimanche 1er mai à 15h00.

INTERVIEWS

Patrick Isoard (Sun Fast 3200 / Enfants du Mékong) :
« Mon bateau vient juste de rentrer de la Martinique puisque j’ai participé à la dernière transquadra. Je l’ai sorti de l’eau pour faire le carénage, l’entretien du moteur, du gréement et il est prêt à repartir avec moi ! J’ai des magasins d’accastillage et je tiens à démontrer que les cordonniers ne sont pas toujours les plus mal chaussés. Cette transat sera cependant plus physique et plus difficile que la transquadra. D’abord parce que je vais partir en solitaire et ensuite parce qu’il n’y a pas d’étape. Si l’on fait des erreurs dans le Golfe de Gascogne, il n’y a aucun moyen pour rattraper son retard ensuite. »

Patrick Paul (JPK 10.10 / Association Sainte Bernadette) :
« Je ne suis pas encore à 100 % sur la course. J’ai la chance d’avoir une activité professionnelle en lien avec la Cap Martinique, donc mon travail ne m’éloigne donc pas trop mais j’ai une grosse charge de travail des deux côtés. Heureusement que le départ n’a pas été donné l’année dernière comme prévu, j’aurais été dans un état d’impréparation totale. Ce qui a pris un temps énorme, c’est la préparation de la pharmacie. Il y a quand même deux sacs de supermarché pleins ! C’est un gros dossier. J’ai aussi pu intégrer les retours ce ceux qui ont participé à la transquadra. C’est très riche d’enseignement. Il faut se rendre compte que le bateau n’a jamais navigué aussi longtemps. Cela peut prendre 25, 26 jours ! Il faut donc soigner la préparation pour ne rien casser ou avoir les moyens de réparer si besoin. Pour un amateur comme moi, cela demande beaucoup de temps. Mon objectif est de réussir à me reposer un peu avant le départ.
Pour la préparation, j’ai la chance de pouvoir m’appuyer sur mon équipier, Maxime et l’équipe du chantier qui suit la préparation du bateau. Je profite aussi de l’aide des amis et du groupe Transquadra de la Rochelle.

Liste des ENGAGES

DUO :
KUTTEL Adrien, HEGIE Gerry (JPK 10.30 / Sentinel Ocean Alliance)
CARPENTIER Patrice, HOAHER Frédéric (JPK 9.60 / Planète Urgence)
DELEMAZURE Alexandre, WEIL Emmanuel (Figaro 2 / Project Rescue Ocean)
DERVILLE Victor, FIGEAC Gauthier (Ofcet 32 / Énergie Jeunes)
MONTECOT Jacques, LAFITE Samuel (Figaro 2 / Loire Odyssée)
AMEDEO Jacques, DURANT Antony (JPK 110 / Handicap international urgence Ukraine)
BURGAUD Olivier, PONTU Sylvain (JPK 10.80 / Gustave Roussy)
GERARD Ludovic, BROSSAY Nicolas (JPK 10.80 / Pure Ocean)
TROUSSEL Olivier, BAUCHER Benoit (JOD 35 / Nidcap)
PAUL Patrick, PAUL Maxime (JPK 10.10 / Association Sainte Bernadette)
GACH Philippe, D’ALLARD Thierry (Pogo 30 / Association Fegaye)
PERON Alain, CHAVIGNY Jean-Marc (JPK 10.10 / Un papillon contre l’eczéma)
MENAHES Ludovic, LE GOFF David (JPK 10.10 / Karrgreen)
CADIOU Loeiz, DELAMARRE Hervé (JPK 10.10, LEA)
DE WITTE Tristan, DUTREUX Marcel (JPK 10.10 / Entreprise du Patrimoine Vivant)
SAUZIERES Philippe, VALRAUX François (JPK 10.80 / A Tree for You)
CHERIAUX Jean-François, CHEVALIER Patrick (JPK 10.10 / Les Apprentis d’Auteuil)
FROMENT Quentin, FROMENT Vianney (Figaro 2 / Le Rocher, Oasis des Cités)
WATINE Nicolas, ROCHARD Rémy (A 35 / Choisir l’Espoir)
JACOBSON Robert Rosen, HENDRICKX Gijs (Sun Fast 3300, SNSM La Trinité-sur-Mer)
D’ABOVILLE Eric, DE LAMINAT Sébastien (JPK 9.60 / Les enfants du Mékong)
AMALRIC Séverine, AMALRIC Pierre-Henri (Figaro 2 / L’Envol)
BARSOTTI Pierre, BOUTHORS Etienne (JPK 9.60 / La Ligue contre le cancer)
FISH Deb, CRAIGIE Rob (Sun Fast 3600 / Disasters Emergency Committee)

SOLO :
JOB Even (Figaro 2 / Oc&aïa)
VIAN Régis (A 31 / Espérance Banlieues)
ISOARD Patrick (Sun Fast 3200 / Enfants du Mékong)
TOUGERON Frédéric (First 36.7 / Radis)
BEHAGHEL Marc (JPK 10.30 / Aura France)
BODIN Stephane (JPK 10.30 / Des gâteaux solidaires)
KELBERT Jean-Pierre (JPK 10.30 / SNSM Morbihan)
THOMAS Eric (Pogo 30 / Imagine for Margo)
OZON Alexandre (Sun Fast 3300 / Trophée de l’Estuaire rose)
HAMON Jean-François (Sun Fast 3300 / Architectes sans Territoire)
DOMENECH-CABAUD Laurent (Figaro 2 / AVF – Végécantines)
CHATAIGNER Hervé (JPK 10.30 / Scolioses et Partage)
CORET Pascal (Pogo 30 / CDC Développement)
LEFORT Etienne (A 35 / Archaelogy and Developpement Foundation)
FOLLIN Adrien (Sun Fast 3300 / SNSM Saint-Tropez)

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Une épreuve en Ultime avant le Rhum

C Favreau / Défi Azimut Ultim

Les Ultime vont s’affronter avant le Rhum sur une course en équipage de 6 navigants au départ de Concarneau le 1er juillet prochain pour une boucle 3600 milles nautiques.

La course prendra le nom de « Finistère Atlantique » et verra les concurrents traverser le golfe de Gascogne puis laisser l’archipel de Madère et Lanzarote (Canaries) à tribord et passer entre les îles Faial et Pico (Açores) avant de remonter vers Concarneau.
Courue en équipage de 6 navigants, l’épreuve donnera un indicateur sur les performances de chacun des bateaux après leur chantier d’hiver. On ne connait pas la liste des bateaux, ni si François Gabart y participera avec son trimaran SVR-Lazartigue, la classe lui refusant pour le moment son certificat de jauge.

Pour Emmanuel Bachellerie et Mathieu Sarrot, dirigeants d’Ultim Sailing :
“Nous nous réjouissons de la confiance que nous ont accordé les collectivités territoriales, la CCI et la Classe Ultim 32/23 pour proposer cette épreuve à tous les amoureux de la course au large. Puisse-t-elle être un magnifique warm up avant le sprint antillais du mois de novembre. Nous leur donnons, à tous, rendez-vous à partir du 29 juin prochain, au pied de la ville close, magnifique théâtre maritime au sein duquel l’infiniment grand s’adossera aux remparts du « petit » St Malo.”

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Dispositif Marin d’Exceptions. Equivalence pour les coureurs au large pour le brevet Capitaine 200

Jeudi 14 avril, Madame la Ministre de la mer, Annick Girardin, accueille Marie Riou, Yannick Bestaven, Jean Luc Denéchau, Président de la Fédération Française de Voile et Thierry Verneuil, Président de l'ENVSN pour le lancement officiel d'un nouveau dispositif intitulé « Marin d'Exceptions ».

La Ministre de la mer, Annick Girardin a lancé officiellement un nouveau dispositif intitulé « Marin d’Exceptions ».
On le sait, le métier de « coureur au large » comporte de multiples facettes. Chef de projet, porte-parole, employeur, technicien, bricoleur et bien entendu marin. Si plusieurs compétences sont difficiles à valoriser par l’obtention d’un diplôme sans bilan de compétences ou formations adéquates, étonnement la compétence nautique entrait dans la même catégorie.

Suite à l’impulsion du vainqueur du Vendée Globe, Yannick Bestaven, et après la bonne collaboration entre le Ministère de la Mer et la Fédération Française de Voile il est désormais possible pour les Marins de faire un bilan de compétence et obtenir l’équivalence au diplôme capitaine 200 Voile et Pont. Une belle avancée pour tous ces professionnels de la voile, dans la droite ligne du projet politique du Conseil d’Administration de la FFVoile qui souhaite donner des perspectives d’évolution et de reconversion aux professionnels du nautisme qu’ils soient coureurs au large ou employés d’un club de voile.

Si à l’occasion du lancement une liste de 6 marins a été publiée, (voir ci-dessous), tous les coureurs au large peuvent prétendre à cette équivalence. Comment est-ce que cela fonctionne ? Les candidats, qui peuvent trouver toutes les informations sur la plateforme formation de la FFVoile, dépose un dossier de candidature. C’est ensuite une commission de la Fédération Française de Voile qui détermine si le Marin peut bénéficier de l’équivalence. Si ce dernier ne possède pas encore toutes les compétences, des formations dédiées et adaptées au programme sportif du marin sont alors proposées à l’ENVSN. Il est même possible d’aller plus loin en certifiant d’autres compétences (radiophonie, moteur…) afin d’obtenir un capitaine 200 plus complet.

Formulaire La demande se fait sur la base d’une démarche volontaire de la part du sportif. :

Jean Luc Dénéchau, Président de la Fédération Française de Voile :

« Je suis très satisfait de ce nouveau dispositif qui va permettre aux coureurs au large d’avoir leurs compétences nautiques reconnues à travers un diplôme. C’est un travail de plusieurs années que nous avons réussi à finaliser grâce à la Ministre de la Mer Madame Annick Girardin, que je tiens à remercier. C’est une étape importante dans la valorisation des compétences des professionnels du nautisme au sens large que nous souhaitons développer. Dans le cas présent, l’obtention de cette équivalence va aussi permettre aux sportifs concernés de faciliter leurs reconversions ».

Première promotion « Marin d’exceptions » :

  • Yannick BESTAVEN
  • Yann ELIES 
  • Marie RIOU
  • Damien SEGUIN
  • Armel LE CLEAC’H
  • Clarisse CREMER
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