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Mini Transat. Arrivée du dernier concurrent sous gréement de fortune, la dernière pour Denis Hugues !

Arrivée de la 2e étape de La Boulangère Mini Transat 2025 à Saint-François (Guadeloupe / FR)

Le skipper allemand Thiemo Huuk a franchi vendredi la ligne d’arrivée de la seconde étape de La Boulangère Mini Transat. Victime d’un démâtage survenu le 3 novembre, Thiemo a rallié Saint-François après 26 jours de mer. Dernier concurrent classé, il a réussi l’exploit de traverser l’océan Atlantique sous gréement de fortune. Avec cette ultime arrivée, la 25ème édition de La Boulangère Mini Transat se referme. Denis Hugues, directeur de course historique de la Mini Transat tire cette année sa révérence.

Emmanuel Versace, organisateur de l’événement se réjouit : « Les arrivées se suivent mais ne ressemblent pas ! Thiemo Huuk a réalisé un exploit en terminant cette Transat dans des conditions compliquées. Bravo à lui ! ». Avec cette ultime arrivée, la 25ème édition de La Boulangère Mini Transat se referme. Elle restera marquée par l’annulation de la première étape, entre Les Sables d’Olonne et La Palma. L’ouragan Gabrielle, l’un des plus puissants de l’année, terminait alors sa course sur les côtes portugaises, prêt à percuter la flotte des 90 solitaires. Pour Denis Hugues, directeur de course, la décision ne souffrait aucune hésitation : « On voyait que ça allait être un carnage. Tous les fichiers météo nous donnaient 7 à 8 mètres de creux, avec des rafales à 55 nœuds. Pour moi, ce n’était pas possible d’envoyer les skippers là-dedans. » Après cette annulation, la seconde étape, entre La Palma et Saint-François, s’est révélée déterminante.

Sur le plan sportif, cette édition consacre de grands marins. Le Suisse Mathis Bourgnon (934 – ASSOMAST), 28 ans, s’impose in extremis en prototype. Romain Bigot, président de la Classe Mini 6.50, salue cette performance : « La victoire de Mathis a été assez incroyable. Il a fait une course de dingue avec un vieux bateau. Il avait un seul grand spi. Je pense qu’il a été sous pression pendant deux semaines. Il a mis un rythme fou. » Mathis prend en effet la tête à quelques heures de l’arrivée en Guadeloupe, alors que Benoît Marie (1067 – Nicomatic – Petit Bateau), leader depuis le Cap-Vert, accumule les avaries sur un proto qui marquera l’histoire de la course : un bateau ultra-innovant, auteur de pointes de vitesse inédites, avec notamment 350 milles parcourus en 24 heures, une performance jamais vue sur la Mini Transat.
Le podium est complété par Alexandre Demange (1048 – DMG MORI SAILING ACADEMY 2), longtemps englué dans les bancs de sargasses après son option sud.

En série, la victoire revient au Normand Paul Cousin (981 – AFP – Groupe Biocombustibles), qui transforme une première étape contrariée en une seconde manche parfaitement maîtrisée. « Il ne faut pas lâcher le morceau (…) J’ai fait de vraies boulettes lors de la première étape — notamment au portant — que j’ai pu corriger entre La Palma et Saint-François », explique-t-il à son arrivée. Romain Bigot admire sa performance : « Il a mis une intensité phénoménale, et ceux qui ont réussi à monter sur le podium derrière lui ont également dû cravacher. Paul a énormément bossé pour ça. La Mini, c’est pour lui un beau tremplin. » Annoncés parmi les favoris, Quentin Mocudet (986 – Saveurs et Délices) et Amaury Guérin (996 – Groupe Satov) complètent un podium à la fois dense et exigeant.

Au-delà des performances, cette édition est marquée par un taux d’abandon exceptionnellement faible : 87 bateaux sur 90 ont rallié Saint-François en course. Le Japonais Hajime Kokumai (1046 – DMG MORI SAILING ACADEMY 1) a dû abandonner son voilier au large du Portugal en raison d’une voie d’eau. Lors de la seconde étape, Foucauld Malard (621 – l’arche lille & Mare e Vela) a lui aussi été contraint de quitter son Mini 6.50, devenu impossible à diriger en l’absence de safran. Le troisième abandon est celui du Slovène Uros Krasevac (759 – Ashika II), contraint de stopper sa course après une escale au Cap-Vert pour changer un vérin de safran, livré trop tard pour lui permettre de rester dans le classement. Il a tout de même rejoint la Guadeloupe et boucle donc sa deuxième Transat, hors couse cette fois-ci. Enfin, deux concurrents ont réussi à rallier Saint-François sous gréement de fortune, Victor David (1017 – Ich bin en solitaire) et Thiemo Huuk (1003 – Europe), offrant un final à l’image de La Boulangère Mini Transat : engagé, exigeant, profondément humain.

Une aventure humaine incomparable
Au fil des arrivées, une évidence s’impose : chaque skipper porte sa propre histoire. Certains coupent la ligne avec le sourire, d’autres arrivent épuisés, mais tous repartent avec une tranche de vie inoubliable. Cette diversité de récits compose la richesse humaine de La Boulangère Mini Transat. À 50 ans, l’Autrichien Roland Welzig (1079 – PLATYPUS) célèbre son anniversaire en même temps que cette course qui l’a toujours fait rêver « Quand j’ai entendu parler de cette course — en solitaire, à travers l’Atlantique, loin de tout — c’est devenu le plus grand défi possible. Le lac d’Achensee est devenu trop petit. Je voulais une aventure. » L’Espagnol Hugo Ramon (1054 – CRISTALMINA MAJORICA) rappelle, lui, la puissance introspective de l’épreuve : « Cette course me fait devenir la personne que je suis en dehors de la société. Quinze jours sans téléphone… c’est incroyable. Il faut une Mini dans la vie des gens, que tu la fasses ou que tu la suives. » À Saint-François, le Guadeloupéen Robinson Pozzoli (1026 – UOUM), 5ᵉ en proto, laisse éclater son émotion : « Cette course, c’est beaucoup d’abnégation, beaucoup de sacrifices. Il y a deux ans, je ne voulais pas repartir, et finalement je l’ai fait. Que l’arrivée soit ici, chez moi, c’est incroyable. Demain, je retrouve ma famille, je vais aller à la Soufrière… retrouver mes repères d’enfance. C’est ce qui me manque aujourd’hui. »

Photo : V. Olivaud

La dernière pour Denis Hugues

Denis Hugues, directeur de course historique de la Mini Transat tire cette année sa révérence. « Je passe la main. Je vais avoir 67 ans et la Mini, c’est quand même aussi une épreuve usante physiquement et moralement » explique Denis qui prévoit tout de même d’exercer sur d’autres épreuves. Pour la communauté Mini, c’est une figure emblématique qui se retire. Exigeant, Denis a veillé sur la sécurité de centaines de marins au fil des ans. Son handicap – il est en fauteuil roulant depuis ses 20 ans – ne l’a pas arrêté lorsqu’il a décidé de prendre le départ en 1987, 1989 et 1991. Il a ensuite contribué à créer la classe et rédigé la jauge qui est toujours d’actualité aujourd’hui. Romain Bigot, actuel président, salue son prédécesseur : « C’est lui qui a réuni le premier comité d’experts pour écrire la toute première, et actuelle jauge ! Il comprend les enjeux liés à la sécurité des marins en mer, et je pense que ça a toujours été sa ligne de conduite. Denis c’est le devoir d’histoire. Toujours à rappeler le contexte, transmettre les histoires passées pour comprendre le présent. Les coureurs d’aujourd’hui ne savent pas à quel point il a été dévoué, et est toujours amoureux de la Classe Mini. Il suffit de voir son regard aux arrivées en Guadeloupe pour comprendre. » Emmanuel Versace, organisateur de ces deux dernières éditions conclut en soulignant la place tenue par Denis dans la course comme “l’un des gardiens du temple de la Mini Transat”. “Il l’a courue, dirigée, organisée. Il a connu les plus belles heures comme les plus difficiles. Je ne pense pas qu’il y ait une autre personne qui fut autant impliquée dans l’histoire de la Mini. Je pense qu’au-delà des coureurs et de la Classe, c’est le monde de la voile en général qui peut le remercier pour son engagement et son dévouement. »

Bruno de Bourmont, Directeur général de La Boulangère & CO : « Cette 25ᵉ édition a révélé tout ce que La Boulangère Mini Transat sait offrir de plus inspirant : une promesse d’évasion sans moyens de communication, des prouesses techniques qui repoussent les limites et une organisation capable de toujours protéger chaque skipper malgré l’immensité de l’Atlantique. Mathis Bourgnon, stratège remarquable et vainqueur de cette édition, a brillamment dompté la course, tandis que Benoît Marie, avec son foiler fulgurant, a confirmé toute la puissance de l’innovation en mer. Leur détermination, tout comme celle des 88 autres marins engagés, nourrit notre admiration et notre enthousiasme. Rendez-vous le samedi 10 janvier aux Sables d’Olonne pour célébrer ensemble cette grande fête qu’est la Remise des Prix de La Boulangère Mini Transat ! »

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IRC. Les Champions de 2025

La saison IRC 2025 s’achève après une année riche en navigations, marquée par un haut niveau sportif, une participation soutenue et des contrôles de jauge renforcés réalisés par le Centre de calcul IRC du Pôle Course du Yacht Club de France. Les Championnats IRC demeurent une référence pour les coureurs. Le Yacht Club de France célèbrera les champions IRC de l’année lors de la nuit de la course au large, Vendredi 5 décembre 2025.

Championnats IRC 2025 – Atlantique /Manche

IRC Équipage
IRC 0 : Karl Kwok (Beau Idéal)
Ses deux bons résultats à Cowes-Dinard et au Fastnet, les deux seules courses du championnat IRC qu’il a disputées lui valent la plus haute marche du podium devant le Farr 100 Leopard 3. Il manque cruellement de grands IRC de ce côté de l’hexagone.
Classement : IRC 0

IRC 1 : Eric Fries (Fastwave 6)
Eric Fries, présent au meilleur niveau et depuis plusieurs années au championnat IRC déjà remporté l’an dernier et à d’autres reprises. Sa place de 3ème décroché au Fastnet restera un temps fort de la saison.

IRC 2 : Ludovic Menahès (Raphael)
« Gagner la Gascogne 45/5 restera un moment à part. C’est une saison qui récompense la régularité et l’esprit d’équipe. »

IRC 3 : Jean-Michel Hoarau (Hylas)
« Courir le Fastnet sur ce bateau chargé d’histoire était un objectif de longue date. Finir l’année en tête du championnat est une immense satisfaction. »

IRC DOUBLE : Atlantique / Manche
Alban MESNIL, Jean-André HEBEL, Romain GIBON, Jérôme AUBERT (Abracadabra 2)
« Nous avons réussi à bien fonctionner en duo quel que soit l’équipage.
C’est la clé de notre réussite. »

IRC SOLO
Champion 2025 : Alain Duvivier (Hagat / Tagan IV)
« La Cap 300 a été musclée dès le début. Mais franchir la ligne en tête reste un souvenir marquant. »

Championnats IRC 2025 – Méditerranée

IRC DOUBLE : Michel Sastre (Blue 007)
« La Paprec 600 reste pour moi la plus belle épreuve de l’année : exigeante, longue, mais passionnante. »

IRC ÉQUIPAGE

IRC 0 : Julien LLorca (Team Guenifey)
« Une équipe de copains, un bateau mythique. Une saison mémorable. »

IRC 1 – Champion 2025 : Gilles Caminade (Chenapan IV)
« Le plaisir de naviguer vite, entouré d’un équipage professionnel unique. »

IRC 2 – Champion 2025 : Eric Brioist (Andiamo)
« Résister aux bateaux carbones avec un course-croisière, c’est la victoire de l’engagement et de la cohésion. »

IRC 3 – Champion 2025 : Jean Rougnon (Long Nose XI)
« Le bateau a plus de 30 ans, l’équipage dépasse les 60 en moyenne…
et pourtant la passion reste intacte ! »

IRC 4 – Champion 2025 : Jean-Luc Hamon (Raging Bee)
« Une saison engagée sur tous les formats, avec une Paprec 600 inoubliable. »

Club IRC de l’année 2025

1er – CNTL
2e – SNM
3e – SNT

Le Cercle Nautique et Touristique du Lacydon confirme une nouvelle fois son statut de club IRC de référence.

Bateau IRC de l’année – Edition 2025
Cette année, le Prix du Bateau IRC de l’Année revêt un caractère exceptionnel. Alors que la filière française continue de démontrer sa vitalité, deux chantiers nationaux ont réalisé en 2025 un effort remarquable en concevant et produisant des voiliers spécifiquement optimisés pour la jauge IRC et qui ont brillamment confirmé leur potentiel sur les plus grandes scènes internationales. Pour cette raison, et parce qu’il ne serait ni juste ni représentatif de choisir un seul lauréat, le Yacht Club de France et la Classe IRC ont décidé d’attribuer le Prix du Bateau IRC de l’Année à égalité au JPK 10.20 et au Pogo RC.

Le JPK 10.50 est un dessin de Jacques Valer, architecte fidèle du chantier JPK, dont les plans ont façonné certaines des plus belles réussites.
Le bateau confirme en 2025 son statut d’arme redoutable au large, porté par la vision de Jean-Pierre Kelbert et une plateforme parfaitement optimisée pour la régate hauturière en équipage réduit.

Le Pogo RC est un plan Bernard Nivelt, développé en collaboration avec Sam Manuard, figure incontournable de l’architecture navale contemporaine. Pensé pour la performance en Double IRC, il a démontré toute sa pertinence et son potentiel dès sa première saison, culminant avec un titre européen sous l’impulsion de Tanguy Bouroullec et du chantier Structures.

Un double prix qui célèbre à la fois l’innovation, la performance et l’excellence de la construction navale française.

La Nuit de la Course au Large – Vendredi 5 décembre 2025 au Yacht Club de France – Paris.
Un événement dédié aux coureurs, propriétaires, organisateurs et passionnés pour célébrer la saison, remettre des trophées et partager un grand moment de convivialité. Lors de la soirée seront remis les trophées du Yacht Club de France et les prix IRC. Invitée d’honneur : Violette Dorange.
Début de soirée – 19h30. Inscription obligatoire : https://ycf-club.fr/boutique/evenements/nuitcourseaularge051225/

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Figaro. Eliott Coville, Pierrig de Kerdrel et Paul Loiseau qualifiés pour les phases finales de la Filière Région Bretagne – CMB Espoir

À l’issue d’une semaine de sélection exigeante au Pôle Finistère Course au Large de Port-la-Forêt, les trois marins ont décroché leur billet pour les phases finales de la Filière Région Bretagne – CMB Espoir. Les neuf candidats ont bénéficié d’une semaine de navigation dans des conditions météo variées en baie de Concarneau, le tout dans une ambiance franchement hivernale entre petit temps et grains toniques, permettant ainsi de naviguer sur un large panel d’allures.

Ils ont désormais rendez-vous du 1ᵉʳ au 5 décembre pour la deuxième partie de la sélection, qui les verra s’affronter en solitaire sur des parcours côtiers à la barre des monocoques Figaro Bénéteau 3.

Jeanne Grégoire, Directrice du Pôle Finistère Course au Large : « C’était une superbe semaine de sélection, nous avons eu la chance de bénéficier de conditions météo variées. Nous avons pu constater un bon niveau chez les marins, que l’on avait un peu perdu. Je pense que c’est grâce au Tour Voile, qui permet aux jeunes d’évoluer en mer.
Nous avons bénéficié d’un jury de haute qualité tout au long de la semaine : Victor Le Pape, Yann Eliès et Erwan Tabarly pour la partie technique, ainsi que Yohann Richomme, Thomas Rouxel, Christian Ponthieu, Martin Le Pape et Hugo Dhalenne. C’est très important pour nous : leur expérience en Figaro est très précieuse et ils apportent un regard exigeant sur l’ensemble des qualités nécessaires pour évoluer sur le circuit Figaro l’année prochaine. La différence s’est faite sur des détails. On sent les marins plus capables de gérer le bateau, avec une bonne qualité de barre, une bonne vision tactique du plan d’eau et un vrai plaisir d’être sur l’eau. C’est toujours très compliqué de faire une sélection, mais nous avons retenu trois profils qui répondaient le mieux à l’ensemble de nos critères.

Source CP

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Concours. Martina Orsini remporte le concours photo Pantaenius Yacht Racing Image Award 2025

La photographe italienne Martina Orsini est la première femme à remporter la 16e édition de concours avec une photo prise lors de la Foiling Week à Malcesine, désormais dans sa 16ᵉ édition. Elle devance Eugenia Bakunova et Olivier Blanchet, tandis que Suellen Hurling reçoit le Prix du Public basé sur les votes en ligne.

« Remporter l’édition de cette année signifie beaucoup pour moi, » a-t-elle déclaré. « Je suis très fière d’être la première femme à recevoir ce prix, mais en même temps, j’ai toujours pensé que la photographie n’a pas de genre. Ce qui compte vraiment, c’est le travail derrière chaque image — l’engagement, l’instinct, les heures passées à traquer le bon moment sur l’eau. Pour moi, cette reconnaissance est avant tout la célébration de ce parcours : douze années à essayer, apprendre, évoluer et tout donner à ce sport et à cet art. Si ce prix peut aussi inspirer d’autres personnes et les inciter à suivre leur instinct, alors il devient encore plus significatif. Sur un plan plus personnel, c’est comme un rappel que chaque réveil aux aurores, chaque journée froide passée sur un semi-rigide, chaque risque pris pour se rapprocher encore plus des voiliers, et chaque moment de doute en cours de route en valaient la peine. »

Née en 1986, Martina Orsini partage son temps entre Milan et Chypre. Diplômée en philosophie en 2010, elle a obtenu un master en arts visuels avant de commencer sa carrière de photographe de voile en 2012. « Je me considère non seulement comme une photographe, mais aussi comme une conteuse, une globe-trotteuse, une passionnée de mer profondément engagée et une accro à l’adrénaline, cherchant toujours à dépasser mes limites, » explique-t-elle.

« L’image de Martina capture l’essence du foiling : vitesse, innovation et émotion réunies dans un cadre dramatique. La composition n’est pas seulement techniquement remarquable, elle est aussi artistiquement puissante, » a déclaré Niels Klarenbeek, directeur de RAI Maritime Events et membre du jury international.

Eugenia Bakunova a pris la deuxième place avec une magnifique photographie du yacht Lady Anne prise lors des Voiles de Saint-Tropez, tandis qu’Olivier Blanchet (FRA) a terminé troisième avec une image de l’arrivée triomphale de Charlie Dalin dans le Vendée Globe.

Le Prix du Public, basé sur les votes en ligne, a été remporté par la photographe néo-zélandaise Suellen Hurling pour son cliché de Mattias Coutts et George Lee-Rush lors des Championnats du monde de Moth à Auckland, suivie par Sebastiaan Zoomers (NED) et Tom Coehoorn (NED).

Au total, 120 photographes de mer représentant 26 nations ont participé au Pantaenius Yacht Racing Image Award 2025. La cérémonie de remise des prix a eu lieu durant le Yacht Racing Forum à Amsterdam, devant les principales personnalités du monde de la voile.

« La sélection de photos a été exceptionnelle. C’est incroyable de voir le niveau de talent et la diversité des perspectives à travers toutes les images et disciplines de voile. En tant que membre du conseil du Magenta Project, je suis ravie de voir une photographe repartir avec ce prix prestigieux, et avec une image aussi dynamique et émotive, » a déclaré Holly Cova, directrice de Team Malizia et membre du jury international.

Créé en 2010, le Yacht Racing Image Award est le principal concours de photographie dédié à la voile de compétition, récompensant les plus belles images prises chaque année. « Je tiens à exprimer nos sincères remerciements à notre partenaire, la compagnie d’assurance pour yachts et bateaux Pantaenius, qui partage notre passion pour le sport de la voile, » a déclaré Bernard Schopfer, l’organisateur de l’événement.

Martina Orsini: “La photo saisit un moment de pur dynamisme dans l’univers du foil. Le cadrage serré montre l’étrave d’un Moth fendant des gerbes d’eau, tandis que le marin — en partie dissimulé derrière la voile sombre — lutte pour garder le contrôle. La lumière froide et incisive accentue les reflets métalliques de la coque et les gouttelettes en suspension, créant une atmosphère dramatique et intense. La composition en diagonale ajoute une sensation de vertige, transmettant parfaitement la vitesse, la tension et l’instabilité propres au foiling. C’est une image qui parle d’équilibre à la limite, de force et de précision.

  1. Martina Orsini
  2. Eugenia Bakunova
  3. Olivier Blanchet

Public Award

  1. Suellen Hurling
  2. Sebastiaan Zoomers
  3. Tom Coehoorn

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Vendée Globe. Publication de l’Avis de course

Le départ de la 11ᵉ édition sera donné le 12 novembre 2028. Le Vendée Globe célébrera ses 40 ans en présence de Philippe Jeantot. Alain Leboeuf a présenté l’avis de course aux côtés de Nicolas Chénéchaud, le nouveau maire des Sables-d’Olonne, revenant également sur la victoire de Charlie Dalin et en présence d’Antoine Mermod, président de la Classe IMOCA.

Un PC course sera construit en dur aux Sables-d’Olonne et pourrait être prêt en 2028, avec une modification des pontons et une galerie dédiée au Vendée Globe ouverte toute l’année.
« C’est un immense plaisir de parler du Vendée Globe et de ses 40 ans. C’est une aventure humaine pour les skippers, mais aussi pour les bénévoles et le public. Nous allons essayer d’améliorer la mobilité et de développer un véritable pôle de course au large. Nous soutenons les skippers sablais, comme Sébastien Simon. La ville a grandi avec cet événement », déclarait Nicolas Chénéchaud, le nouveau maire des Sables-d’Olonne.

Partenariat renouvelé jusqu’en 2032 avec la Classe IMOCA

Alain Leboeuf : « Nous bâtissons la course avec la Classe IMOCA. Nous le faisons dans la confiance, avec une convention de partenariat renouvelée jusqu’en 2032. Nous essayons de regarder loin. Chacun respecte les compétences de l’autre. Nous partageons la même vision : une course plus innovante, exigeante et responsable. Nous voulons garantir l’équité sportive, la sécurité des bateaux, stimuler l’innovation et assurer la cohérence du calendrier. Cette convention est signée avec un financement de 100 000 € par an. »

Antoine Mermod : « On lance le cycle 2028. C’est une grande fierté d’annoncer ce partenariat avec le Vendée Globe. Avec la période du Covid, on a montré la force de notre association. Nous avons construit ensemble un championnat et une préparation sportive. Cela nous a aidés à structurer notre calendrier et à donner de la visibilité aux skippers. Dans ce premier cycle, nous avons identifié quelques limites. Nous avons donc travaillé avec le Vendée Globe pour l’adapter à l’environnement économique, tout en maintenant l’ADN de l’IMOCA : un haut niveau de performance, l’accessibilité, la mixité et l’internationalisation. Il existe des projets à long terme que nous portons et qui fonctionnent. Nous avons également des ambitions : construire une course vertueuse. Il faut inventer, faire en sorte que les bateaux soient autonomes en énergie. Nous ne sommes pas toujours d’accord, mais nous parvenons à avancer ensemble. »

Le système de qualification et de sélection des skippers

Alain Leboeuf : « Pour le Vendée Globe 2028, nous avons travaillé sur un système de qualification équitable, plus agile que lors de la dernière édition, tout en restant fidèle à l’esprit du Vendée Globe. L’idée est de conserver un cadre sportif cohérent et humain. L’équité, c’est respecter la diversité des profils et des parcours. »

Qualification : Pour disputer le Vendée Globe 2028, chaque skipper devra avoir prouvé son expérience en bouclant au moins une course en solitaire de grade 2 du calendrier IMOCA 2025-2028 sur le bateau avec lequel il disputera le Vendée Globe 2028 et sans dépasser le double du temps du vainqueur. Cette règle vise à s’assurer de la capacité et du niveau de préparation des skippers.A savoir :

  • la Vendée Arctique – Les Sables-d’Olonne, qui partira en 2026,
  • la Route du Rhum 2026,
  • le Retour à La Base 2027,
  • la Transat CIC 2028,
  • et la New York – Les Sables-d’Olonne 2028.

Le plateau du Vendée Globe sera dévoilé en juillet 2028.

Antoine Mermod : « Avant, il fallait valider beaucoup de courses, mais cela avait ses limites : cela mettait une forte pression sur les skippers. Désormais, nous mettons davantage l’accent sur la qualité. Il n’y a plus la pression de devoir commencer très tôt. Nous valorisons la performance. Économiquement, cela donne aussi plus de temps. En 2025, la situation est différente : se projeter à trois ou quatre ans est très difficile, et les contrats sont plus compliqués à signer. Il sera plus difficile d’atteindre 40 bateaux en 2026 ; ce sera sans doute plus progressif. On s’est inspiré du classement ATP dans le tennis. »

Sélection s’il y a plus de 40 candidats inscrits : « nous avons imaginé un classement par points sur le championnat IMOCA 2025-2028. Les points attribués dépendront du résultat sportif, du grade de la course et du format de l’épreuve (double ou équipage). L’idée est de valoriser la performance en solitaire, tout en intégrant la régularité et la performance globale. En double, on marque 50 % des points. Pour ceux qui ne terminent pas la course mais qui auront parcouru au moins 50 % du parcours, ils pourront recevoir 50 % des points du dernier. Ce sont aussi des marins méritants.
Pour The Ocean Race, chaque étape permettra au skipper de rapporter des points. Comme c’est une course de grade 2, elle offre 200 points ; en gagnant une étape, il en gagnera un cinquième.
»

Pour le classement, seules les neuf meilleures performances seront prises en compte, afin de tenir compte de situations particulières comme la maternité ou l’éloignement prolongé des skippers. Cela permet de laisser toutes leurs chances à chacun.
Le plateau sera limité à 40 bateaux. Il devrait y avoir moins de débats à ce sujet sur cette édition, compte tenu du contexte économique. Trois wild cards seront également réservées à l’organisation.

Cette 11ᵉ édition sera très engagée et plus vertueuse. L’organisation va encore accentuer ses efforts pour réduire l’impact environnemental. Il n’y aura pas d’énergie fossile à bord, à l’exception du strict minimum.
« L’idée est de faire le tour du monde sans énergie fossile. Ceux qui n’auront pas fait le maximum seront pénalisés. Techniquement, c’est compliqué. Nous avons trouvé un équilibre avec une quantité minimale — 60 litres — plus 60 litres de sécurité. Tous les bateaux travaillent actuellement sur des solutions alternatives. Le calcul des pénalités reste encore à définir. Il pourrait être pénalisant pour les premiers s’ils utilisent cette réserve supplémentaire de 60 litres. Lors du dernier Vendée Globe, les bateaux embarquaient 240 litres. Il faut également entretenir le moteur durant la course, au cas où il serait nécessaire d’aller secourir un autre skipper. »

Le prize money est passé de 800 000 € à 1 000 000 €, une valorisation qui témoigne de l’évolution de la course. Un prix sera attribué aux dix premiers, puis le reste sera réparti entre les suivants. « J’assume que le Vendée Globe soit devenu accessible. C’est une belle course d’aventuriers. » déclare Alain Leboeuf. La fermeture de la ligne sera le 10 mars 2029 à 13h02.

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Transat Café l’Or. Belle victoire de Guillaume Pirouelle et Cédric Chateau (Seafrigo-Sogestran) 7minutes devant Corentin Douguet et Axel Tréhin

© Jean-Louis Carli / Alea

Guillaume Pirouelle et Cédric Chateau (Seafrigo-Sogestran), remportent la TRANSAT CAFÉ L’OR Le Havre Normandie en catégorie CLASS40 à l’issue d’une course au suspense haletant. Lundi 17 novembre à 15h57 min et 43 secondes (20h57 43s à Paris), Guillaume Pirouelle et Cédric Chateau ont franchi les premiers la ligne d’arrivée des Class40 en baie de Fort-de-France, sur l’étape 2 entre La Corogne et Fort-de-France pour la 17ème édition de la TRANSAT CAFÉ L’OR Le Havre Normandie. Avec un temps de course cumulé de 19j 2h 34mn et 46s, SEAFRIGO – SOGESTEAN remporte la course en Class40.

Le duo normand Guillaume Pirouelle et Cédric Chateau, réguliers dans le groupe de tête dès le départ du Havre, signent une course combative et exemplaire. Deuxième à La Corogne, 21 minutes seulement derrière SNSM FAITES UN DON !, les Havrais choisissent ensuite une route plus au sud dans l’Atlantique. Un pari mesuré mais qui se révèle progressivement gagnant. Mille après mille, ils réduisent l’écart, portés par une belle vitesse dans les alizés. Avec patience, ils finissent par prendre la tête de la flotte à quelques jours de l’arrivée en Martinique. Et s’y accroche jusqu’au bout. La course aura été serrée jusqu’au bout ; ils remportent la TRANSAT CAFÉ L’OR Le Havre Normandie avec un écart de 7 minutes devant les deuxièmes. Cette victoire confirme leur statut de favoris en Class40. Elle témoigne aussi de leur capacité à rebondir : deux ans après leur collision au départ de l’édition 2023, qui les avait contraints à d’importantes réparations avant de terminer quatorzièmes, les Normands signent ici une performance remarquable et pleinement aboutie.

Pour le dernier podium de cette 17e édition de la TRANSAT CAFÉ L’OR Le Havre Normandie, les Class40 ont offert un scénario digne des meilleures séries télé. Épilogue d’une Route du Café aussi épique que disputée chez les petits monocoques et où le chronomètre a été le meilleur ami comme le meilleur ennemi de certains duos.
Il est un peu plus de 15 h, lorsqu’une voile blanche, gonflée par le vent et l’envie, apparait au détour du Cap Salomon. Seafrigo-Sogestran est en approche de la ligne d’arrivée, pourtant rien n’est encore gagné.

21 minutes décisives
A l’entrée de la baie des Flamands, Guillaume Pirouelle et Cédric Chateau le savent : ils doivent franchir la ligne avec le maximum d’avance sur leurs poursuivants, SNSM Faites un don ! Imperturbables, insensibles aux bateaux qui commencent à les escorter, les deux Havrais veulent cette victoire. Mais un chiffre les taraude : 21 min. C’est l’écart qui les sépare de Corentin Douguet et Axel Tréhin au classement général après la première étape depuis La Corogne. Et le redoutable duo est sur leurs talons. Si, à l’arrivée, Guillaume et Cédric les distancent de plus de 21 minutes, le trophée est pour eux. “On a fait de jolis résultats sur toutes les épreuves de la saison”, racontera Cédric Chateau après l’arrivée. “Il nous restait à mettre un point sur l’épreuve majeure qui est la Transat Café L’Or.” Les mains sur les écoutes, Guillaume Pirouelle ne peut s’empêcher de jeter un œil par-dessus son épaule, la concurrence est-elle en vue ? Pas encore. Les deux skippers accélèrent et coupent la ligne à 15 h 57 min 43 sec. Le décompte peut commencer…

“C’était très long, beaucoup plus que 21 minutes”, concède Guillaume Pirouelle. “Autour de la Martinique, on voyait les écarts se faire et se défaire et on pensait que ça pouvait le faire mais tant que la ligne n’était pas passée pour Corentin et Axel, on restait prudents. On sait que ce sont de sacrés adversaires et qu’ils étaient capables de revenir.”

7 minutes maudites
Les minutes s’égrènent et le duo Douguet-Tréhin arrive à son tour pleine balle dans la baie… Mais trop tard. “À l’îlet Cabrit, on a pris un casier et Axel a dû plonger pour aller enlever un casier qui était pris dans la quille”, raconte Corentin. “On s’est dit que ces minutes-là allaient nous coûter cher.” Verdict : 7 minutes, voilà le chiffre maudit pour le duo qui passe la ligne en deuxième position à 16 h 26 min 42 sec. Tandis que Guillaume Pirouelle et Cédric Chateau peuvent exulter sur leur bateau, Corentin et Axel accusent le coup, durement. “Ce ne sont pas les 21 dernières minutes qui étaient compliquées à vivre, ce sont les 7 dernières, les 7 manquantes”, confie Corentin sur le ponton d’honneur. “Quand ça se joue comme ça, à aussi peu sur une transat aussi longue, c’est qu’on n’a pas été assez bons.” Un jugement dur alors que le tandem a brillamment déroulé sa course en choisissant l’option la plus compliquée. “Je pense qu’on peut être fiers de ce qu’on a fait”, veut relativiser Axel Tréhin. “De la même manière que Corentin, j’étais assez surpris quand j’ai vu qu’on était peu nombreux à partir dans l’Ouest, sur une route qui me paraissait être la bonne. On savait que ça allait être dur.”

Sur le ponton d’honneur, les deux bateaux côte à côte se félicitent. Chacun a joué avec talent sa partition. Pour Cédric Chateau, le tandem Douget-Tréhin était “l’équipage à battre” qui n’aura perdu qu’une seule régate cette année : la TRANSAT CAFÉ L’OR. “On est très contents de finir devant eux” poursuit Cédric. “C’est vraiment une équipe ultra forte, très préparée. Je dirais quand même qu’on a flippé un petit peu pendant toute la transat, mais on n’a jamais baissé les bras, on a toujours essayé de trouver des solutions, d’aller de l’avant et de donner le meilleur de nous-mêmes.”

Même respect à bord du bateau mitoyen. “On était loin d’avoir un boulevard”, souligne Corentin Douguet. “Surtout face à des gens comme Cédric et Guillaume qui font marcher leur bateau terriblement bien, qui font très peu d’erreurs et qui ont rendu une copie hyper propre sur la route sud.” Sur le ponton, les vainqueurs comme les dauphins sont fêtés dignement, en particulier par les bénévoles de la SNSM, venus en nombre acclamer le duo du bateau éponyme.

19 jours de bonheur
Quelques heures plus tard, une coque bleu, avec l’inscription Les Invincibles, pointe le bout de son étrave dans la baie de Fort-de-France. Une nuit noire qui laisse à peine entrevoir la ligne d’arrivée. William Mathelin-Moreaux et Pietro Luciani doivent manoeuvrer pour la déceler puis la passer au bon endroit à 22 h 55 min 42 sec. Mais qu’importe, les deux comparses ont déjà allumé les fumigènes, le podium leur est acquis, eux qui, il y a encore deux mois, ne pensaient pas prendre le départ faute de budget. “Ce fut le pire départ de ma vie et c’est aussi la plus belle de mes courses”, exulte Pietro Luciani une fois amarré au ponton d’honneur. “On est très mal partis mais on a bien fini donc c’est contrat rempli”, renchérit William Mathelin-Moreaux. “L’objectif de l’année était cette transat, qui ne nous avait pas réussi il y a deux ans puisque on avait percuté un OFNI la première nuit. On avait vraiment une revanche à prendre.”

Une troisième place qui les honore lorsqu’ils regardent ceux grimpés sur les deux premières marches. “On est content de faire partie de ce groupe de marins de ce niveau-là”, confie Pietro. “Le niveau de ces deux premiers bateaux, tout au long de la course, était un petit cran au-dessus de tout le monde. Partager le podium avec eux c’est vraiment bien.”

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Trophée Jules Verne. Début du Stand-By pour The Famous Project CIC

The Famous Project CIC, le défi de l’équipage 100% féminin concocté par Alexia Barrier pour s’attaquer au record du Trophée Jules Verne, le tour du monde à la voile, en équipage, sans escale et sans assistance, a démarré lundi 17 novembre sa phase de veille météo, son stand-by.

Alexia et ses 7 femmes d’équipage, aidées par la cellule de routage à terre orchestrée par Christian Dumard, vont désormais scruter quasiment d’heure en heure l’évolution des grands systèmes météos non seulement en proche Atlantique Nord, mais aussi au-delà de l’équateur. Des discussions entre météorologistes et navigatrices émergeront, à plus ou moins long terme, une date et une heure fatidiques de départ à l’assaut de la planète mer et du chrono référence établi en 2017 par ce même Maxi trimaran, IDEC SPORT, 40 jours, 23 heures, 30 minutes et 30 secondes.

A la grande différence d’une course océanique où la date et l’heure de départ sont, sauf extraordinaire, gravées dans le marbre longtemps à l’avance, une tentative de record offre à ses protagonistes le privilège de choisir librement sa fenêtre météo « idéale » pour s’élancer dans les meilleures configurations de route possibles, afin de placer d’emblée le défi sur de bonnes bases contre les temps références du parcours.

Comme au casino
« Chercher la fenêtre idéale pour partir en record, c’est comme essayer au casino d’aligner toutes les cerises sur la machine à sous. Cela n’arrive jamais !» s’amuse Alexia Barrier. Une réflexion partagée par Christian Dumard ; « Les planètes ne s’alignent jamais vraiment. Avec le perfectionnement des outils d’analyse météo, les navigateurs, navigatrices, deviennent de plus en plus gourmands, et cherchent des prévisions et possibles choix de route à échéances de plus en plus longues. Nous entrons en réalité dans une phase de discussion, entre cellule de routage et équipage, pour décider du meilleur compromis. Car la décision finale sera forcément un compromis, entre court, moyen et long terme, estimations de route rapides à court, moyen et long terme, état de la mer, évolution des systèmes proches et éloignés…. Un choix dicté par la quête de performance, bien sûr, mais aussi par les impératifs de sécurité pour les femmes et le bateau, et de mise en jambes. Nous allons définir en amont ce que Alexia et ses filles considèrent comme leur fenêtre météo idéale, en prenant en compte le nécessaire amarinage, et l’absolue nécessité de ne pas casser !»

Patience et clairvoyance
« L’exercice du stand-by est nouveau pour moi » avoue Alexia, pourtant forte de plus de 20 ans de course au large sur tous les supports océaniques. « C’est la première fois que je me lance sur un record. Il faudra savoir être patiente. C’est rassurant d’avoir Christian Dumard à nos côtés. Je le connais depuis ma Transat Jacques Vabre 2007. Il va nous soumettre chaque jour une analyse précise des différents scénarios, à court et long terme. Nous en discuterons de manière très collégiale entre membres d’équipage, pour peser les pours et les contres des conditions de vent et de mer, des routes proposées, en regardant le plus loin possible, l’équateur et au-delà. A l’idéal, nous souhaitons naturellement des vents portants, générés par une dépression d’Atlantique Nord et sa rotation au Nord-Ouest qui n’aurait pas encore levé trop de mer, ou un anticyclone et ses vents d’Est, ou encore une dépression centrée très Sud que nous contournerions en sa bordure Nord. Partir avec l’idée, l’envie, l’ambition de parcourir un océan, Atlantique, Indien, Pacifique puis de nouveau Atlantique, tous les 10 jours, soit 40 jours de mer ! Quoi qu’il advienne, nous voulons surtout tracer notre sillon, profiter de chaque mille, et inscrire un temps référence pour un équipage féminin. »

Fermer les derniers dossiers….
« Nous clôturons tous les dossiers techniques cette semaine » poursuit Alexia. « Nous allons naviguer une dernière fois pour d’ultimes vérifications. Mais toute l’équipe à terre, pilotée par Clément Surtel, est en mode opérationnel. Un travail phénoménal a été accompli depuis le début de l’été, dans un temps et avec un budget impartis. L’équipage est incroyablement motivé et impliqué dans la gestion de ce stand-by. Avec l’aide du comité santé-nutrition que nous avons mis en place, nous veillons désormais à nous préserver, afin de partir au mieux de notre forme. »

Pour info….
Le record actuel entre Ouessant et l’équateur dans le cadre du Trophée Jules Verne est de 4 jours 19 heures 57 minutes, établi par le trimaran Spindrift 2 (skippé par Yann Guichard) en janvier 2019. IDEC SPORT (skipper Francis Joyon) avait, lors de sa tentative triomphale en 2017, mis 5 jours 18 heures 59 minutes, couvrant sur ce segment, une distance de 3 556,3 milles à 25,6 noeuds de moyenne.

Source CP

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America’s Cup. Ian Walker directeur général d’Athena Racing

Athena Racing a annoncé que Ian Walker a été nommé directeur général du défi Anglais. Celui qui a participé 3 fois à la Volvo Ocean Race et l’a gagné lors de l’édition 2014-15 avec Abu Dhabi Ocean Racing se lance dans un nouveau challenge.

Ian Walker a été directeur de la performance de l’équipe britannique de voile, supervisant une campagne extrêmement réussie qui a vu l’équipe en tête du tableau des médailles de voile aux Jeux olympiques de Tokyo 2020, remportant cinq médailles, dont trois d’or. Après cela, il a rejoint North Sails, dirigeant leur équipe de voile britannique au cours des trois dernières années.

Walker rejoint l’équipe après l’annonce récente du nouveau partenariat pour la Coupe de l’America (ACP). Le Partenariat sera dirigé par une équipe de direction indépendante, passant à un modèle de gouvernance mutuelle. Chaque équipe concurrente occupe un siège au conseil d’administration, avec un accent commun sur la croissance commerciale, l’investissement à long terme dans l’événement, et le développement technique et l’innovation continue à travers les futures compétitions de la Coupe de l’America, qui seront maintenant disputées tous les deux ans.
« C’est un moment passionnant de revenir sur l’America’s Cup avec un défi britannique qui a la continuité des trois dernières campagnes, parallèlement à la récente création de l’America’s Cup Partnership (ACP). Je crois au modèle de l’ACP. J’ai également travaillé avec plusieurs membres de l’équipe auparavant, ce qui me donne une réelle confiance dans ce que nous construisons ensemble. La Coupe a énormément évolué depuis que j’ai été impliqué pour la dernière fois en termes de bateaux, de technologie et même d’équilibre entre les marins et les concepteurs. Mais à la base, il reste inchangé, il s’agit de gérer vos ressources, de tirer le meilleur parti de votre équipe et de faire en sorte que chaque seconde compte, dans une course contre la montre. »

Sir Ben Ainslie, ancien coéquipier de l’équipe GB aux Jeux olympiques d’Atlanta 1996 et de Sydney en 2000; « Ian est un leader exceptionnel avec un bilan éprouvé de succès avec des campagnes performante. Il y a très peu de personnes qualifiées, à la fois sur et en dehors de l’eau », a déclaré Ainslie. «Il comprend également la complexité de la gestion des équipes qui doivent être à la pointe de l’innovation et de la performance tout en répondant aux exigences budgétaires et de calendrier. Pour l’AC38, cette chronologie est serrée, et nous avions besoin d’un PDG qui pourrait faire mouche et Ian peut le faire, il comprend comment faire avancer les équipes et l’importance de la continuité dans la réalisation de l’objectif ultime. »

Walker a conclu: «La Coupe de l’America transcende le sport de la voile et a tellement de potentiel inexploité. Je suis excité par ce qui nous attend, imaginez à quel point ce serait cool pour l’équipe de le gagner pour la Grande-Bretagne. »

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Match-Racing. L’Éon d’Or, champion de France Espoirs

© B.Bouvry / FFVoile

« On vient, on gagne, Eon champion ». C’est un petit peu le résumé de ce Championnat de France Espoirs de Match-Racing 2025, organisé ce weekend par l’APCC Nantes à Pornichet. Au bout d’une dernière journée exceptionnelle en termes de niveau de jeu sur l’eau, c’est donc l’équipage de Victorien Éon (FCJ Pornic) qui a décroché son premier titre au bout d’une finale qui s’est jouée au 5e match décisif contre celui qui l’avait emporté l’an passé chez lui à Antibes, Ange Delerce (SR Antibes). Intouchables en vitesse et particulièrement inspirés tactiquement Victorien et ses équipiers, Paul Loiseau (CV Ecole Navale), Mathieu Le Cleac’h (CV Ecole Navale), Lucie Gout (APCC Nantes) et Mael Thomas (FCJ Pornic), sont sortis vainqueurs d’un « France Espoirs de Match-Racing » particulièrement relevé !

De mémoire de suiveurs on avait rarement vu des duels aussi explosifs sur un Championnat de France Espoirs de Match-Racing. Après un Round Robin et des quarts de finale déjà bien accrochés le niveau est encore monté d’un cran ce dimanche pour la dernière journée, disputée dans des conditions typiques de la Baie de la Baule en cette fin d’automne, avec du vent de Nord-Est qui a bien rafraichi l’atmosphère mais offert un terrain de jeu parfait pour les équipages en lice sur les demi-finales. Hier, Victorien Eon et Ian Garreta (SR Antibes) avaient décroché un premier point avant la fin de journée. Un avantage qu’ils ont perdu dès leurs premiers matchs ce matin… 1 partout, balle au centre et place au show. Dans son duel face à son partenaire d’entrainement Tom Foucher (APCC Nantes), Victorien Eon s’en est finalement sorti, en s’imposant 3 à 1 au bout de matchs très accrochés. De l’autre côté du tableau, dans l’autre duel fratricide entre les équipages de la SR Antibes de Ian Garreta et Ange Delerce, on a assisté à du grand spectacle, les deux duos poussant les limites du plan d’eau et s’offrant mutuellement une visite complète de la Baie de la Baule à force de se chamailler à chaque bouée.

Au bout du 5e match décisif où les deux équipages se sont échangés la tête de course à tous les bords c’est finalement le tenant du titre Ange Delerce qui a décroché le ticket pour la Finale. Pour Ian Garreta les regrets sont ce soir un peu atténués par la victoire dans la Petite-Finale contre Tom Foucher, au bout encore d’un duel qui s’est joué sur la dernière manœuvre dans le dernier bord, et un nouveau podium sur le Championnat de France Espoirs de Match-Racing. Pour le dernier duel, celui pour le titre entre Delerce et Eon, c’est une vraie opposition de style qui était au programme, entre le premier nommé, vice-champion du Monde Jeunes de Match-Racing et un des meilleurs mondiaux dans les situations de contact, et Victorien, 3e du dernier National J80 il y a quelques jours et vrai spécialiste du support, du plan d’eau et impressionnant de calme même dans les moments chauds.

Comme on pouvait s’y attendre le duel a fait des étincelles et les deux équipages ont offert un spectacle exceptionnel et mis les arbitres à contribution tout au long des 5 matchs nécessaires pour les départager. Dans le dernier match décisif l’option prise dès le départ, à gauche, par Victorien Eon a été décisive et l’a finalement permis de décrocher son premier titre Espoirs en Match-Racing, un an après celui obtenu lors du Championnat de France Espoirs en Flotte Partagée.

Le mot du vainqueur, Victorien Eon (FCJ Pornic) : « On est à Pornichet depuis une semaine car on a participé au National J80 qui était aussi organisé par l’APCC Nantes le weekend dernier. On y a pris une belle 3e place avec Mathieu Richard en tacticien. C’était de bon augure pour ce Championnat de France Espoirs et, en effet, tout s’est super bien déroulé pour nous ce weekend. On fait un bon Round Robin puis on bat Marin (Micoulot) en quart de finale, une revanche après notre défaite contre lui au Mondial Jeunes cet été ! En demi on bat nos « meilleurs ennemis », dans un derby contre Tom (Foucher), puis en Finale on s’impose dans un duel ultra serré contre Ange (Delerce). On est très heureux de gagner ici, à la maison, sur les bateaux et sur le plan d’eau sur lesquels on s’entraine à l’année. »

Classement final du Championnat de France Espoirs de Match-Racing 2025

1er – Victorien EON (FCJ Pornic), avec Paul Loiseau, Mathieu Le Cleac’h, Lucie Gout et Maël Thomas
2e – Ange DELERCE (SR Antibes), avec Timothée Rossi, Thomas Flachon, Timéo Delerce et Sylvestre De Giuli Morghen
3e – Ian GARRETA (SR Antibes), avec Amandine Le Van Jacob, Julien Bunel, Vincenç Girodeau et Erwan Felio
4e – Tom FOUCHER (APCC), avec Alexandre Declerck, Benjamin Pajusco, Victoire Lerat et Armel Le Carret
5e – Marin MICOULOT (SNPH), avec Camille Pfaff, Aristide Delin, Émile Probert et Clarisse Baissac
6e – Martin ALLIX (YC Cherbourg), avec Enael Rio, Géraud Duclos, Nine Rault et Ethan Villain
7e – Anatole THOMAS (SNO Nantes), avec Andras Csoregh, Maté Csoregh, Augustin Lees et Clément Jolivet
8e – Ilan VEDEL (SR Antibes), avec Juliette Bourgeois et Lucas Alves-Lourenço, Marin Vial et Jean Picard
9e – Kenza COUTARD (CVSAE), avec Flavie Foucher, Alyssa De Malezieu, Elise Baley et Jules Chopin-Tufel
10e – Jean-Philippe BOUDARD (SNO Nantes), avec Soren Bernillon, Guillaume Jacolin, Baptiste Clamer et Valentine Lauret

Source CP

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Figaro. Chloé Le Bars, nouvelle Skipper Macif 2026 !

©Martin Viezzer / disobey. / Macif

Elles étaient quatre à rêver de rejoindre l’écurie Macif aux côtés d’Hugo Dhallenne la saison prochaine : Chloé Le Bars, Colombe Julia, Laure Galley et Tiphaine Rideau. Durant une semaine dense mêlant épreuves en mer, exercices à terre et entretiens de motivation, chacune a eu l’occasion de démontrer son engagement, ses qualités humaines et sa capacité à performer dans un environnement collectif exigeant.
À l’issue de l’épreuve finale du grand oral ce vendredi, le jury a finalement désigné Chloé Le Bars, Skipper Macif 2026, convaincu par son profil complet, sa lecture fine de la course et sa capacité à incarner les valeurs de la Macif.

Bertrand Delignon, Président du Jury Skipper Macif :
« Cette année, nous avions face à nous une sélection d’une qualité rare : quatre candidates déterminées, aux profils différents mais toutes animées par une réelle volonté de réussir la Sélection Skipper Macif. Le choix a été extrêmement difficile tant le niveau était serré et les débats nourris au sein du jury. Chacune a montré des qualités fortes et une compréhension précise des attentes de la Macif en matière de performance et d’engagement. Le choix collégial s’est finalement porté sur Chloé Le Bars, sans que cela ne retire rien au haut niveau des autres candidates. »

Chloé Le Bars, Skipper Macif 2026
« J’ai vécu une semaine de sélection incroyable, qui m’a poussée à me dépasser et à donner le meilleur de moi-même. Quand on m’a annoncé être sélectionnée, j’ai eu les larmes aux yeux : c’est un immense honneur d’intégrer la grande famille Macif et je suis extrêmement fière d’être là. Pour cette nouvelle saison, mon objectif est de bien m’intégrer à l’équipe, de progresser constamment et de me préparer pour les premières courses à venir. Cette sélection représente un tournant dans ma carrière et je suis déterminée à continuer à évoluer, à pousser mes limites et à représenter au mieux les valeurs de la Macif durant les trois prochaines années. »

Hugo Dhallenne, Skipper Macif 2025
« Passer de candidat à membre du jury est une expérience bien moins stressante, même si le choix final a suscité quelques discussions tant le niveau était élevé cette année. Nous avions quatre profils très différents, toutes excellentes sur l’eau comme à terre, ce qui a rendu la décision particulièrement difficile. Le jury a finalement opté collégialement pour Chloé, qui s’est distinguée par son expérience en Figaro, sa capacité à s’exprimer avec aisance, ses qualités humaines et sportives, et son adéquation avec les valeurs de la Macif. Nous allons pouvoir commencer rapidement à travailler et comme nous avons déjà navigué ensemble par le passé, je sais que cette nouvelle collaboration sera efficace et pleine de bonne humeur. »

Une semaine d’épreuves pour révéler la nouvelle lauréate !
Depuis 2008, la filière Skipper Macif s’est imposée comme un véritable tremplin pour les marins de talent. Treize skippers y ont déjà fait leurs armes, profitant d’un accompagnement unique qui combine performance sportive, apprentissage collectif et développement personnel. Véritable programme de formation à la compétition de haut niveau, la filière met tout en œuvre pour permettre à chaque skipper d’évoluer dans les meilleures conditions.
Cette année, Chloé Le Bars, Colombe Julia, Laure Galley et Tiphaine Rideau ont été présélectionnées pour participer à la Semaine de Sélection Skipper Macif. Depuis lundi, les candidates ont ainsi pris part à de nombreux tests, à terre comme en mer : épreuves sportives, exercices de navigation, analyses météo et présentations de projets personnels ; ces évaluations visant à mesurer non seulement leurs compétences techniques, mais aussi leur capacité à s’intégrer dans l’esprit collectif du programme.
Le jury, composé de Bertrand Delignon (Président du Jury Skipper Macif), Jean-Philippe Dogneton (Directeur Général de la Macif), Alban Gonord (Directeur de l’engagement de la Macif, Président du Directoire de la SAS Skipper Macif), Laure Delair (Directrice Adjointe de l’Engagement de la Macif), Hans Roger (Directeur des Activités Mer de la Macif), Frédéric Côme (Membre du Directoire de la SAS Skipper Macif), Marc Bouvet (Responsable du Service des Pratiques Sportives et Discipline de Haut Niveau de la Fédération Française de Voile), Jeanne Gregoire (Directrice du Pôle Finistère Course au Large), Erwan Tabarly (Adjoint du Pôle Finistère Course au Large) et Hugo Dhallenne (actuel Skipper Macif 2025), a finalement délibéré en faveur de Chloé Le Bars pour succéder à Charlotte Yven (Skipper Macif 2023) et devenir ainsi la nouvelle Skipper Macif 2026.
Elle portera donc les couleurs de la Macif la saison prochaine aux côtés de Hugo Dhallenne et rejoindra ainsi la lignée des navigateurs qui ont contribué à faire de cette filière une référence dans le monde de la course au large.

Présentation de Chloé Le Bars (28 ans)

Née en terre bretonne, Chloé découvre très jeune la voile en famille avant de se distinguer en régate, notamment en Laser, où elle devient deux fois Championne de France. Après plusieurs années sur le circuit olympique, elle s’oriente vers le match racing, puis la course au large. En 2021, elle termine la Mini Transat à la 29ᵉ place avant d’intégrer le circuit Figaro Bénéteau. Animée par la rigueur, la performance et l’aventure, Chloé continue sa progression sur ce circuit avec la volonté de s’affirmer parmi les grandes navigatrices de course au large.

Source CP

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