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Vincent Riou a passé l´équateur …

Vincent Riou - PRB
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Le 0° de latitude a été franchi par Vincent Riou (PRB) à 2 heures TU, soit 3 heures en France. Vincent a donc quitté cet hémisphère Sud dans lequel il a navigué plus de deux mois, soit 62 jours, et est le premier concurrent à naviguer dans les latitudes Nord soit sous celles de « la maison ». Et c’est de la plus belle des manières qu’il le fait puisque Vincent compte ce matin 127 milles d’avance sur Jean Le Cam (Bonduelle) et 242 milles sur Mike Golding (Ecover). L’écart en latéral avec Jean est toujours d’environ 100 milles et c’est une des données que Vincent doit garder à l’œil, ce dernier étant le concurrent le plus ouest des trois protagonistes. Mike est une fois de plus en position intermédiaire. Le skipper de PRB a donc plus que tenu la pression d’hier et a même accru son avance sur ses deux fidèles poissons-pilotes. Il compte 24 milles de plus sur Jean hier à la même heure et 5 milles sur Mike. Rien à dire, Vincent continue de naviguer sereinement et passera solidement installé en tête du classement la barre des – de 3 000 milles à parcourir vers l’arrivée en milieu de journée. Le prochain écueil à éviter est le Pot au Noir dont les premiers effets se feront sentir aujourd’hui. Est-ce que la vitesse de PRB va chuter permettant aux deux plus proches poursuivants de revenir au contact ? Est-ce que les monocoques 60 pieds vont passer d’un vent de sud-est puis est en enfin nord-est sans vraiment s’arrêter ? De l’avis de tous, ce Pot au Noir ne devrait pas être pénalisant et les fichiers météo tendraient à le prouver. Mais Vincent, en bon marin, le rappelait hier : « il faut toujours se méfier de cet endroit où l’on peut se faire manger à toutes les sauces ! ».

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Rallier au plus vite les alizés de Sud Est

Ellen MacArthur / Castorama
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Le vent et la vitesse de Castorama ont rarement dépassé les 5 nœuds au cours des 12 dernières heures. La première fois depuis le départ de la tentative de record. Hier soir encore, Ellen était coincée au sud de la dorsale anticyclonique : "je n´arrive pas à y croire. Neuf empannages en une heure et demi. Il y a environ une heure, le vent a commencé à tourner autour de 340, 350 puis à 060 donc je me suis préparée à virer et il est revenu en arrière… Tant que nous ne sommes pas sur l´autre bord dans 10 nœuds de vent, ça ne marchera pas. J´ai du mal à suivre un bon cap". Heureusement, Castorama est finalement parvenu à traverser la dorsale, mais cette transition météo a déjà coûté cher. L´avance d´Ellen sur le record est tombée à 3 jours et 18 heures et la distance parcourue ces dernières 24 heures n´est que de 245,3 milles. Ce matin, le vent est revenu à plus de 10 nœuds : "je vais bien, mais le vent n´est pas terrible ! Il est rentré par le nord-est donc c´est un peu moins stressant, mais notre vitesse est la même. On fait des pointes à 6 nœuds ! Je vais essayer de me reposer mais c´est un peu frustrant. Je suis vraiment fatiguée et ça ne va pas s´arranger avec la dépression"…

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ABN AMRO : premier VO70 baptisé

ABN AMRO baptis�
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Le premier navire portant les couleurs de la banque ABN AMRO (qui engage deux bateaux dans la prochaine Volvo race) vient donc d’être dignement fêté à Portimao, non loin de Faro au Portugal. Le monocoque est arrivé le 6 janvier dernier dans ce port qui sera la base opérationnelle de l’équipe, avant son déménagement vers Sanxenxo en Espagne. Depuis, l’équipage a effectué ses premiers essais en mer afin de commencer à accumuler les données et l’expérience. Comme le rappelle le skipper néo-Z Mike Sanderson, « une victoire, c’est 70% de préparation »… Pour ces premiers test, le constructeur du VO70 (sur plans de Juan Kouyoumdjian), l’Irlandais Killian Bushe, était à bord. Il a semble-t-il trouvé que le navire « paraissait très puissant ».

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Montée en puissance

18 pieds Australien en action
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Ces bateaux très impressionnants, immensément toilés et capables de déjauger à la moindre risée ont été historiquement conçus pour offrir des régates très spectaculaires et rythmées aux spectateurs massés dans la baie de Sydney. Loin des antipodes, ils s´affrontent aujourd´hui également en Europe où le circuit prend chaque année un peu plus d´envergure. Les équipages se réuniront d´abord au large de Carnac (du 6 u 8 mai) avant de s´affronter à nouveau du 5 au 10 juin, sur le magnifique plan d´eau de Palau, en Sardaigne. Intégré dans le championnat du monde (qui compte une épreuve sur chaque continent), ce deuxième Grand Prix sera le point d´orgue du circuit puisqu´il permettra aux concurrents européens de se frotter aux meilleurs spécialistes de la discipline (Australiens bien sûr, mais également Néo-zélandais, Américains…). Les compétitions se poursuivront ensuite du côté de Travenmünde, pour le Grand Prix d´Allemagne (27 au 30 juillet), et de Campione, pour le Grand Prix d´Italie (12 au 14 août), avant de se conclure à Weymouth, pour le Grand Prix d´Angleterre (16 au 18 septembre). A noter que les principales innovations concernent cette année la possibilité pour les équipages européens d´utiliser un petit gréement en carbone, ainsi que des échelles du même matériau.

(source : www.18footer.org)

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Acanthe Ingénierie aux côtés d´Anne Caseneuve

Trimaran Acanthe Ing�nierie
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A l’instar de ce qui s’était produit avec Francis Joyon, la signature du partenariat entre l’équipe d’Anne Caseneuve et Patrice Lafargue, Président du Groupe Acanthe, procède du coup de cœur… « Tout s’est fait à Cadix, raconte Anne, après une discussion entre Mr Lafargue et Christophe Houdet (alter-ego de la navigatrice, et « second officieux » du trimaran IDEC). Ils se sont rencontrés alors que Francis allait partir pour sa tentative de record sur la Route de la Découverte, et 10 jours plus tard, le contrat était signé ! C’est une efficacité rare dans ce genre de tractations », note Anne, dont le 50 pieds porte désormais les couleurs de son nouveau partenaire. « L’arrivée du Groupe Acanthe à nos côtés signifie que nous pouvons passer un nouveau stade dans l’évolution du bateau, qui à l’heure actuelle est très certainement le 50 pieds multicoque le plus performant du circuit ». Ce trimaran, un savant « puzzle » conçu et construit par Jack Michal et Christophe Houdet, est en effet détenteur du record des 24 heures dans sa catégorie, en solo comme en équipage ! A son bord, Anne Caseneuve a remporté la Saguenay – Saint Pierre – Vendée en 2003, avec 48 heures d’avance sur le second. Une performance qui en dit long sur le potentiel de la machine.

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Le Cam à 100 milles de Riou

Jean Le Cam - Bonduelle
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Jean Le Cam (Bonduelle) fait parler l’écume ! Jean a repris 33,3 milles sur Vincent Riou (PRB) depuis hier même heure. Plus rapide dans tous les compartiments du classement, Jean pousse sur sa machine et grappille d’importants milles avant le délicat passage du Pot au Noir. 353,7 milles parcourus en 24 heures pour Bonduelle contre 318,9 milles pour PRB, 17,9 nœuds de vitesse moyenne sur 4 heures contre 15 nœuds et 17 nœuds de vitesse moyenne sur une demi-heure contre 14,9 nœuds… Rien à dire Jean revient et cela doit « fumer » à bord du plan Lombard. Mais le chiffre important à noter est également le cap plus abattu de Jean qui ouvre plus les voiles que Vincent et que Mike. Ainsi, si Vincent ne bouge pas de son cap au nord, Jean taquine le nord-ouest depuis plus de 24 heures. Une allure indéniablement plus rapide pour le monocoque jaune dans cet alizé de 15 nœuds établis. De deux choses l’une pour le monocoque jaune qui perd heure après heure de son écart en latéral avec Vincent Riou : d’une part, il profite de son placement au vent de la flotte pour revenir au contact en ouvrant plus les voiles et d’autre part, il se peut que les opportunités de passage du Pot au Noir se réduisent à un seul et même endroit, endroit que Jean vise maintenant en se recalant dans le sillage de Vincent. Il se pourrait bien que l’on assiste à un nouveau regroupement à l’approche du Pot au Noir, ce fameux « territoire du vide » comme l’appelaient les marins de l’ancienne marine à voile, situé grosso modo à 500 milles ce matin dans les étraves des leaders. A titre de repère géographique, Vincent Riou, (PRB) est ce matin à 327 milles dans le travers de la ville de Natal (Brésil), soit de la corne brésilienne.

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Interview de Vincent Riou, leader du Vendée Globe…

Vincent Riou - PRB
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– Personne ne vous attendait pas à pareille fête. Etes-vous surpris de vous retrouvez en tête après 72 jours de mer ?
Vincent Riou : “Avant de partir, je me disais que finir ce Vendée Globe serait déjà une belle chose. Et, franchement, je ne me voyais pas en tête, mais plutôt dans les 3 ou 4 premiers car je savais que si mécaniquement le bateau tenait et le bonhomme suivait, ça irait bien. Alors, être en tête à ce stade de la course, forcément, je m´en réjouis””.

– Malgré votre jeune âge (33 ans), vous naviguez comme un vieux briscard : d´où vient cette sérénité ?
V.R. : “”C´est mon tempérament. J´ai toujours été cool. Avant de m´énerver, faut y aller… Parfois, je suis même trop cool. Si? aujourd´hui, je maîtrise mon sujet, c´est aussi parce que j´ai beaucoup bossé. Ça fait deux ans que je prépare ce Vendée Globe, que je m´y consacre entièrement. J´ai fait les choses à fond et aujourd´hui, le travail porte ses fruits””.”

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Oryx Quest 2005 : J -20

Cheyenne à l´arrivée du record autour du monde
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Qatar 2006 est sorti tout frais et tout beau de son chantier mené tambour battant. En seulement 34 jours, le catamaran de 110 pieds a reçu de nouvelles voiles. L’électronique embarquée et le gréement courant ont été entièrement renouvelés. Les moteurs ont été retirés et remplacés par des générateurs plus petits. Mené par Jonny Malbon, sous le contrôle de son skipper Brian Thompson et l’assistance de Bob Walker de Qatar Construction & Engineering Company, le chantier de Qatar 2006 a été réalisé au Qatar Navigation Shipyard à Messaied, au sud de Doha.
“Nous avons passé le bateau au peigne fin,” dit Thompson, dont l’emploi du temps a été très chargé notamment par le recrutement de son équipage. “”Nous avons constaté que le bateau était structurellement très sain et nous nous sommes concentré sur le gain de poids et les mises à jour d´équipements en priorité. J´ai aussi achevé le recrutement de mon équipe. Composée de 12 marins très expérimentés venant de différents pays, j’espère pouvoir l’annoncer très prochainement.””

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Anticyclone devant les étraves de Castorama

Castorama / Ellen MacArthur
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Castorama se rapproche rapidement du mur météo qui se dresse sur sa route. L´anticyclone s´étale actuellement au large des côtes l´Uruguayennes et génère des vents très faibles, entre 4 à 8 nœuds, qui vont inexorablement ralentir la progression du trimaran aujourd´hui et ce soir. Au cours des prochaines 24 heures, l´avance d´Ellen sur le record de Francis Joyon devrait donc de nouveau chuter, malgré les plus de 400 milles parcourus depuis hier à 20-25 nœuds sur une route NE très proche de la route directe. La vitesse VMG (vitesse de rapprochement par rapport à l´arrivée) nécessaire pour battre le record à partir d´aujourd´hui n´est que de 10 nœuds, mais elle pourrait augmenter dans les heures à venir. Ce matin à 7h10 GMT, Castorama avait parcouru environ 20969 milles depuis le départ à la vitesse moyenne de 17,5 nœuds, et depuis hier à 13h10, il a repris 6 heures d´avance sur le record. Une avance qui se porte à 3 jours, 22 heures et 33 minutes, soit 17% du temps qu´il reste à Ellen pour battre le record de Francis Joyon.
La Dorsale anticyclonique s´étale vers l´est au large de l´Urugay et barre la route d´Ellen. Castorama va devoir traverser cette zone sans vent. Il ne peut y échapper. Il n´a pas d´autre solution. D´ici ce soir, le vent pourrait chuter entre 4 et 8 nœuds et Ellen va une fois de plus devoir puiser toute l´énergie nécessaire pour continuer de faire avancer son trimaran le plus vite possible et l´emmener de l´autre côté de la dorsale, vers des vents plus forts.

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Statu quo en tête de course …

Vincent Riou - PRB
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138 milles d’avance hier matin sur le second ; 138 milles d’avance 24 heures plus tard. Vincent Riou (PRB) continue de déjouer estimations, évaluations et pronostics. A armes égales dans un alizé paresseux, il affiche aujourd’hui des performances en tout point identiques à celles de son dauphin, Jean Le Cam (Bonduelle) : 281 milles parcourus en 24 heures à 11,7 noeuds de moyenne et 13,9 nœuds de vitesse moyenne sur les dernières heures, avec un cap à peine plus lofé que celui de son concurrent le plus direct. L’érosion annoncée n’est pas au rendez vous. A 680 milles de l’Equateur, c’est le statu quo en tête de course. Mike Golding, 3ème sur Ecover s’est remis dans le rythme, 232 milles dans le sillage de Vincent Riou. Il présente un bilan très similaire à celui de ses devanciers.
Le petit train de l’Equateur. Les trois leaders foncent plein nord, tout droit dans un vent d’est peu soutenu, d’une quinzaine de nœuds. Suffisamment soutenu en tout cas pour voir de nouveau les performances s’élever et les distances parcourues sur 24 heures tutoyer les 300 milles. Les écarts affectent une étonnante stabilité lors des dernières 24 heures. Le Cam n’a rien repris à Riou. Seul Golding a lâché une poignée de milles en chemin. La journée d’aujourd’hui ne devrait pas nous offrir un scénario très différent ; les trois hommes foncent au large de la pointe orientale du Brésil et la ville de Recife, dans un alizé bien calé à l’est et qui, seul changement notable, pourrait se renforcer dans le nord pour Riou. Priorité vitesse. Priorité réglages. Priorité trajectoire.

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