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Baird, roi des petits airs

Ed Baird et le Team Musto
Ed Baird et le Team Musto

On ne change pas une équipe qui gagne. Notamment sur le Swedish Match Tour, le circuit très disputé sur lequel se mesure à coups de duels sur l’eau les meilleurs régatiers du monde entier. Cette année 2004 restera celle d’Ed Baird et de ses équipiers Andy Horton, Piet Van Nieuwenhuyzen etJon Ziskind, qui n’ont jamais manqué d’air – au propre comme au figuré – pour trnsformer du retard en victoire. On a pu encore le vérifier le mois dernier lors de la Nippon Cup. Bien mal en point, presque déclarés morts, Ed Baird et les siens sont revenus pour s’imposer 3-0 en finale. Même scénario ou presque sur la grande classique qu’est la Congressional Cup : la victoire, pourtant loin d’être acquise ne leur échappe pas dans des vents erratique. Enfin, difficile d’oublier qu’Ed Baird l’a emporté, à l’occasion de la Portugal Match Cup en juillet dernier, face à un certain Russell Coutts de retour sur le Swedish Match Tour. Idem, les petits airs étaient majoritaires !

Résultat des courses, sur les quatre dernières épreuves qu’il a disputées, Ed Baird termine sur de victoire et une place de trois. A mi-tour (après 4 épreuves sur 8), il occupe la tête du classement général provisoire fort de 65 points accumulés sur les 100 possibles. Il tient également les deux deuxièmes ex æquo, le Néo-Zed Russell Coutts et le Danois Jes Gram-Hansen à une distance respectable de 20 points d’écart. L’ancien leader et champion de match racing, l’Australien Peter Gilmour se classe 4è, le Finlandais Staffan Lindberg, 5è. Reste une question en suspend : Ed Baird, tout juste recruté comme barreur par Alinghi pourra-t-il continuer sur sa lancée avec le Team Musto, ou devra-t-il poursuivre sous les couleurs du Defender de la Coupe.

Voici les statistiques établies sur les résultats combinés de la seconde moitié de la saison 2003-04 et de la première moitié de la saison 2004-05 :
Le nombre de victoires et de défaites
1. Peter Gilmour 106-46
2. Ed Baird, 67-26
3. Gavin Brady, 62-31

Le nombre de points accumulés sur le circuit
1. Peter Gilmour, 139 points (9 départs)
2. Ed Baird, 106 points (6 départs)
3. Russell Coutts, 95 points (4 départs)

Le pourcentage de victoire
1. Russell Coutts, 73.9 % (51-18)
2. Ed Baird, 72.0 % (67-26)
3. Peter Gilmour 69.7 % (106-46)

Les« prize money » gagnés
1. Russell Coutts, $127,343
2. Ed Baird, $91,235
3. Peter Gilmour, $84,758


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Ellen MacArthur en survie pour Noël…

Tour du monde en Solitaire
Tour du monde en Solitaire

Noël dans des conditions extrêmes…”La tempête va nous rattraper, on ne va pas pouvoir y échapper”” confiait Ellen il y a deux jours. Des vents très forts compris entre 35 et 45 nœuds (Force 8) avec des rafales à 50 (Force 9) vont s´abattre sur le trimaran en levant une mer très agitée et plaçant Ellen en conditions de survie. Le problème, c´est que le vent va tourner de secteur Nord et créer une nouvelle houle qui va rencontrer les vagues d´ouest actuellement présentes sur zone. Castorama devra donc progresser sur cette mer croisée et dangereuse. En plus de cela, le vent de nord empêchera Ellen de naviguer au portant. Cette allure aurait permis de réduire le vent apparent et de surfer plus facilement sur la houle de nord. Au lieu de cela, le trimaran va devoir progresser sur une allure de travers (90°), qui augmente les charges sur les voiles et le risque d´enfournement””… (lorsque les étraves plantent dans les vagues)

Entre 35 et 45 nœuds avec des rafales à 50 nœuds de secteur nord-ouest dès ce soir. Ellen va tenter de rester à l´avant de la dépression le plus longtemps possible, mais d´après la météo, le front froid va quand même la rattraper le soir de noël : “”si on se fait rattraper par ce front, on aura plus de 50 nœuds de vent, puis des vents très faibles à l´arrière, le tout sur une mer très forte. Ca peut difficilement être pire !””(Source Ellen MacArthur)”

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« Baston » dans Bass !

Nicorette (ancien
Nicorette (ancien

« Pas question de reculer le départ », indique pourtant Tim Cox, président du Comité de Course. Car c’est plutôt dans des conditions légères et favorables que la flotte rutilante va s’élancer dimanche 26 décembre et prendre ses marques en baie de Sydney. Peter Dunda du Bureau of Meteorology, en charge d’éplucher les cartes et modèles pour le Crusing Yacht Club of Australia, l’organisateur du célèbre « Fastnet des antipodes », ne fait pas de mystère de ce qui attend les 117 équipages affûtés au tournant de cette édition anniversaire. RAS pour le départ, qui va être donné dans des conditions idéales : du sud-est tournant progressivement au nord-est de 10-15 nœuds. C’est ensuite que la situation se dégrade avec l’arrivée d’un flux de nord, nord-ouest de 25 nœuds qui va prendre progressivement – et sûrement – du coffre.
Mardi, la situation se détériore franchement et c’est bien au son et au tempo d’une vraie tempête que la flotte va progresser. Au menu : 30-40 nœuds, 50 nœuds dans les rafales : le détroit de Bass, dans tous ses états va bien se montrer sous son plus mauvais visage. Pour ne rien gâcher, températures vont chuter nettement et rapidement… Brrr !

Maxi bataille navale

Dans tout ça, les pronostics vont bon train quant à la super bataille navale qu’ont promis de jouer les superbes maxis sur les rangs. Nicorette, Skandia, Konica Minolta… du haut de leur plus de 90 pieds jurent à tout va – tempête ou pas – de jouer les « honneurs de la ligne ». Tous visent la victoire en temps réel sur les 628 milles du parcours entre Sydney et Hobart. Alors qui de ces géants de carbone peut l’emporter dans ces conditions ? « Je mise sur Skandia de Grant Wharington, vainqueur l’an passé », précise Iain Murray, le fin barreur de Targé sur cette Rolex Sydney-Hobart qui vient tout droit de la Coupe de l’America. Des propos que confirment aussitôt l’intéressé, l’Australien Wharington : « Je pense que dans ces conditions, nous allons battre Konica Minolta. Tout compte fait, le vent va monter graduellement et la situation météo, même plus corsée, sera finalement très similaire à celle que nous avons rencontrée l’an passé. Et puis nous avons des milles dans notre sillage ! »
Quant à Ludde Ingvall, le skipper du flambant neuf Nicorette, le 90 pieds construit en 90 jours tout juste mis à l’eau, il se déclare aussi très confiant quant aux performances de son nouveau bébé géant : « Nicorette a touché l’eau il y a deux semaines, mais nous avons fait des essais et vraiment, il est prêt et je peux vous assurer qu’il va plus plus vite que notre ancien Nicorette ! »

Qui donc de ces maxis remportera cette compétition sur fond de « baston » ? Faites vos jeux, rien ne va plus ! A suivre et à ne pas manquer à partir de dimanche, 13h10, heure de Sydney…

LF

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Sébastien Josse continue la course…

Sébastien Josse / VMI
Sébastien Josse / VMI

Jeudi soir, vers 23h00, Sébastien Josse (VMI), toujours 4e, a repris sa route après avoir fait un crochet par le nord-ouest pour non seulement éviter la zone des glaces, mais aussi faire le point sur les dégâts subis par son bateau suite à la rencontre avec un growler quelques heures plus tôt (16h00). Passer de 13 nœuds à 0 nœuds en moins d’une seconde est aussi violent pour le bateau que pour le skipper qui, heureusement, n’a pas été blessé. Sûrement choqué par cet accident, Sébastien Josse a préféré temporiser pendant quelques heures, le temps d’étudier avec son équipe à terre les dommages subis par son voilier, et les réparations nécessaires pour continuer. En dehors du bout-dehors et du balcon avant, l’un cassé, l’autre plié, le monocoque ne semble pas atteint structurellement. Un problème de jeu dans un safran, également heurté par un petit growler, inquiétait plus le benjamin de la course pour poursuivre sa route. Finalement, tout semble rentrer dans l’ordre puisque Sébastien était crédité ce matin 5h00 de la plus grande vitesse de toute la flotte avec 14,1 nœuds. Cet incident lui aura coûté un bout-dehors et 85 milles sur son adversaire direct, Mike Golding (Ecover). Désormais, Sébastien ne peut plus utiliser ses grandes voiles d’avant pour les vents médium et faibles. Un handicap qui sera surtout gênant lors de la remontée de l’Atlantique.

Le Cam et Riou inséparables

Après 46 jours de course, Jean Le Cam (Bonduelle) et Vincent Riou (PRB) se livrent une régate aussi acharnée qu’au premier jour. Revenu à moins de 10 milles du premier hier soir, Vincent Riou ne concédait que 14,5 milles ce matin. Un cheveu à l’échelle du Vendée Globe ! Décalé à 140 milles dans le nord du leader, Vincent Riou a préféré jouer la sécurité au moment de traverser la zone de glace au sud-est de la Nouvelle-Zélande. Les deux premiers ne sont plus qu’à 400 milles de la prochaine porte, et à 3400 milles du Cap Horn.

Macquarie, zone sismique

Juste au moment où le malheureux Sébastien Josse heurtait un growler, hier vers 16h00, s’est produit une secousse sismique de 8,2 sur l’échelle de Richter, à 500 milles dans l’ouest du skipper. Vers 6h00 ce matin, Dominique Wavre (Temenos) passait à moins de 2 milles au sud de l’île Macquarie, tout près de l’épicentre du séisme d’hier, qui a eu lieu entre 3000 et 4000 mètres de fond. D’après Michel Cara, Directeur du Bureau Central Sismologique Français, une telle secousse, aussi violente soit-elle, n’a que peu d’incidence sur la mer à partir du moment où elle se produit par de très grandes profondeurs. Les fameux Tsunamis, ces vagues géantes liées à un tremblement de terre, ne se produisent qu’à l’approche des côtes, et non en pleine mer. La dorsale de Macquarie, dans le prolongement des montagnes et volcans néo-zélandais, est un véritable mur qui barre le fond des Océans du Sud. Les fonds sous-marins remontent de 5000 mètres en moins de 20 milles, créant souvent une mer agitée par la remontée des courants.

Le reste de la course

Comme à son habitude depuis plusieurs jours, Jean-Pierre Dick (Virbac-Paprec), 6e, est une nouvelle fois le plus rapide de toute la flotte et le seul à dépasser les 300 milles parcourus en 24 heures (322,7 milles exactement). Le moins rapide est son poursuivant direct, Nick Moloney (Skandia), 7e, qui, à force de tirer des grands bords de largue pour éviter une zone de calme sous la Tasmanie, n’a parcouru que 131 milles sur la route directe. 1000 milles plus loin, l’Américain Bruce Schwab (Ocean Planet) est le 11e concurrent du Vendée Globe à franchir la longitude du Cap Leeuwin, au sud-ouest de l’Australie. Cinq concurrents n’ont pas encore franchi ce deuxième grand cap du tour du monde, après le Cap de Bonne-Espérance, et avant le Cap Horn. Pour comparaison, Vincent Riou avait franchi le Cap Leeuwin il y a 10 jours, le mardi 14 décembre !Classement de 4h00 TU (5h00 heure française)
– 1. Jean Le Cam (Bonduelle) à 10532,9 milles de l’arrivée
– 2. Vincent Riou (PRB) à 14,5 milles du leader
– 3. Mike Golding (Ecover) à 233,8 milles

(Source : Vendée Globe)

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VMI heurte un growler !

Sébastien Josse / VMI
Sébastien Josse / VMI

Le jour se lève aux antipodes. Sébastien Josse (VMI) n’a pas repéré d’icebergs sur son radar. Pourtant, il en a vu un premier à l’œil nu de 50 mètres de long et 3 mètres de haut, de forme arrondie et visiblement en train de fondre. Il a ensuite touché un petit growler (ou petit iceberg) sous l’eau qui aurait relevé le safran juste avant l’impact violent dans un autre growler de 15 mètres de long et 1,5 mètres de hauteur. Heurté à 12-13 nœuds, le growler n’a pas bougé, ce qui fait penser à Sébastien qu’il doit peser entre 20 et 30 tonnes. Heureusement, le jeune skipper n’a pas été blessé au moment du choc. Le benjamin de la course a aussitôt affalé sa grand-voile et pris des photos pour étudier les dégâts avec son équipe à terre, eux-mêmes en contact immédiat avec Pascal Conq, l’architecte du bateau, et Hubert Desjoyeaux, responsable du chantier où VMI a été optimisé ces dernières années.

Sébastien Josse navigue actuellement à 7 nœuds, cap au 50°, avec 20 nœuds de vent et 3-4 mètres de houle. Il n’a pas encore vérifié les dégâts au niveau de la crash-box, mais a pu vérifier que la structure et la coque du bateau n’avait pas été endommagée.

Le skipper se trouve à environ 500 milles dans le sud-est de la Nouvelle-Zélande.

Source : Vendée Globe 2004

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COLLISION POUR CASTORAMA, MAIS PAS DE DEGATS…

Ellen MacArthur / Castorama
Ellen MacArthur / Castorama

Collision sans gravité avec un objet non identifié cette nuit … Moment de frayeur pour Ellen et Castorama dont la vitesse a brutalement chuté de 26 à 14 nœuds dans une collision avec un objet non identifié. D’après elle, cet “objet”” pourrait être un animal, compte tenu de l’aspect un peu “”mou”” du choc. Aucun dégât n’a été repéré pour l’instant…Peu de sommeil pour Ellen qui a passé 8 heures à réparer son dessalinisateur … Ce matin, elle a également consacré plusieurs heures à évacuer l’eau d’un des compartiments du flotteur tribord repérée il y a quelques jours. Ellen ne sait pas d’où vient cette eau mais la quantité accumulée ne l’inquiète pas car même une petite fuite au niveau de la cadène du gréement pourrait entraîner une telle quantité d’eau en quelques jours ou quelques semaines10 000 milles au compteur … A 7h10 GMT ce matin, après 24 jours de mer, Castorama a déjà parcouru 10084 milles (Ellen est en avance sur le record de Francis Joyon depuis le 7e jour) à la vitesse moyenne de 16,8 nœuds. Il s’agit cependant de la distance parcourue sur l’eau et non de la distance par rapport à l’arrivée Ellen empanne tribord amures … Après la bascule de vent au sud-ouest hier soir, Ellen a empanné sur tribord pour remettre le cap au sud-est après avoir passé 24 heures sur un bord défavorable vers le nord. Ce matin, son avance sur le record avait chuté à 16 heures et Castorama progresse désormais à 14 nœuds dans un vent d’WNW plus faible (18 nœuds).Objectif aujourd’hui : Empanner à nouveau sur Cap ENE… D’après les prévisions météo de Commanders Weather, le vent devrait souffler entre 15 et 23 nœuds. Ellen devra ré-empanner vers le nord pour se tenir à distance des conditions très fortes plus au sud. Le vent de NW généré par la dépression qui arrive de l’ouest devrait se renforcer ce soir pour atteindre 35 à 45 nœuds demain soir et le jour de Noël avec de possibles rafales à 50 nœuds (Force 10). Castorama devra donc rester au nord de 44-45 degrés S pour éviter le plus gros de la tempête. Mais si le vent tourne encore plus au nord, le trimaran aura à progresser de travers dans une mer très formée. Dans cette situation dangereuse pour un multicoque, il pourrait donc être contraint de faire route au sud…Castorama a passé les îles Kerguelen ce matin … à environ 270 milles dans leur nord. Cet archipel situé par 49 20S et 70 20E à mi chemin entre l’Afrique, l’Antarctique et l’Australie est un territoire français, habité uniquement par des scientifiques. Il est composé d’une île principale et de 300 petits îlots rocheux.Prévisions météos : Ellen garde une progression stable. Le vent d’WSW va basculer WNW pendant la journée et l’objectif sera de faire route ENE. Le vent sera également plus faible qu’hier, entre 15 et 23 nœuds.Un important système dépressionnaire installé au sud, va se déplacer vers l’est. La combinaison de cette tempête et de l’anticyclone au nord et nord-est va commencer à générer des vents plus forts de secteur NW en fin de journée jeudi et vendredi. Ces vents de NW tourneront NNW puis N à l’avant du front et toucheront le trimaran le 24 au soir et le jour de Noël, avec des vents de 35 à 45 nœuds et peut être des rafales à 50 nœuds vendredi soir et samedi matin. Les vents les plus forts seront au sud de 44-45S. Il faudra donc rester au nord pour négocier au mieux les vents forts et la mer très agitée qui accompagnent la dépression.(Source Team Ellen)”

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Le retour de Mike Golding et Sébastien Josse

Mike Golding
Mike Golding

Du près, toujours du près… Jean Le Cam (Bonduelle) et Vincent Riou (PRB) progressent face au vent à 7 nœuds de vitesse moyenne sur la route. 177 milles parcourus sur 24 heures pour le premier, 151 milles pour le second, le vent d’est persiste et signe. La bonne nouvelle de la nuit, c’est justement de ne pas avoir eu de… nouvelles. La zone de glaces rencontrée hier est, peut-être, un mauvais souvenir puisque aucune autre présence d’icebergs n’a été signalée depuis plus de 12 heures.Chose intéressante : le retour de Mike Golding (Ecover) et de Sébastien Josse (VMI) sur le groupe de tête. En effet, d’une part Sébastien Josse a stoppé l’hémorragie de milles vis-à-vis de Mike Golding et limite son retard à 25 milles ce matin, d’autre part tous les deux sont revenus sur le groupe de tête pendant la nuit. Mike et Sébastien ont repris 30 milles ce matin sur le leader depuis hier soir 20 heures et ce n’est pas fini. En effet, le vent prend progressivement du sud pour les deux poursuivants alors que devant Jean et Vincent vont buter sur une zone de vents erratiques difficile à gérer. Et là, où il doivent pour le moment tirer des bords, derrière ils font route directe de plus en plus facilement… Les prochaines 36 heures pourraient offrir une belle opportunité pour revenir toujours plus au contact.« Après un peu de repos et de réflexion, j’ai décidé de poursuivre ma route de course normale. Un plan de travail est prévu pour réparer cette foutue bôme qui consiste à découper un petit bout de tangon et de l’ajuster ensuite pour l’utiliser comme insert afin de solidariser les deux morceaux et ensuite rigidifier par l’extérieur à l’aide de lattes de grand-voile dont j’ai un certain nombre de rechange. Cette réparation va me permettre de naviguer avec deux ris dans la grand-voile. C’est un moindre mal… ». Patrice Carpentier (VM Matériaux) a envoyé une longue lettre cette nuit à la Direction de Course expliquant la situation. Il continue ce et son Vendée Globe coûte que coûte même s’il se sait sur un cheval blessé. « Je considère que le Vendée Globe est une vraie et grande aventure pour tous ceux qui aiment la mer et la compétition. Comme dans toute aventure, il y a des moments difficiles où il faut puiser loin dans ses ressources. On dira que la mer le vaut bien ». Patrice se trouve ce matin à 646 milles dans le sud d’Albany en Australie.La meilleure performance du moment est une nouvelle fois pour Jean-Pierre Dick (Virbac-Paprec) qui a repris en 24 heures 130 milles sur le 5e, Dominique Wavre (Temenos). Jean-Pierre fait parler l’écume et affiche 363 milles parcourus sur 24 heures à 15 nœuds de moyenne. Il navigue sur la route dans un puissant vent de nord-ouest tournant nord. Il va également buter sur une étonnante langue anticyclonique située sous la Tasmanie qui distille côté ouest un vent de nord et côté est un vent de sud. A suivre…Source : Vendée Globe 2004

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Noël aux glaçons !

Iceberg
Iceberg

Dans un champ de minesC’est dans un champ de mines que Bonduelle progresse et il est évident que son skipper ne va pas beaucoup dormir. Si le spectacle est fascinant ,  le danger lui est omniprésent. Un cadeau de Noël dont les solitaires auraient bien fait l’économie.Le Cam cernéA la vacation de la mi- journée,   Jean Le Cam a raconté calmement cette rencontre : ” La mauvaise nouvelle, c’est qu’il y en a partout ! La bonne nouvelle, c’est qu’il y a une bonne visibilité ! Le radar a l’air de les détecter mais le problème c’est que tu ne peux aller ni à droite ni à gauche. A gauche, j’ai eu un défilé tout à l’heure et maintenant j’en ai un à quatre milles sous le vent. J’ai eu un gros iceberg tabulaire qui faisait au moins un quart de l’île de Groix avec deux petits autour ! Je n’ai pas vu de growlers… Là, je rigole mais je ne fais pas le malin. La nuit va durer encore cinq ou six heures et je vais la passer sur le pont. Heureusement il y a pas mal de lune et pas trop d’air. Les conditions sont assez favorables à une veille permanente » racontait le roi Jean qui trouvait encore le moyen de plaisanter :  “” C’est vraiment le spectacle  comme on les aime au Puy du Faou. Les organisateurs avaient fait les choses bien. Il y avait même une baleine sur le terrain de jeu qui a surgi 50m devant le bateau. Une soirée baleine ou cachalot et icebergs en prime, je suis gâté !””Riou paré pour une nuit blancheLe même danger guette Vincent Riou dont le PRB se situait à 44 milles en latéral dans le Nord de la position  de Le Cam. Solidarité entre gens de mer et entre ces deux finistériens qui se disputent la première la place , toutes les infos  ont été immédiatement relayées au skipper de Loctudy. “” Je suis en train de couper dans le fromage car si je continuais je faisais route dessus. J’ai viré… Mon radar fonctionne en permanence depuis maintenant trois jours et je vais passer la nuit dehors. L’avantage c’est que l’on sort de trois jours de près et cela a laissé pas mal de temps pour dormir. Là, une nuit blanche ne me pose aucun problème. Il va falloir être vigilant. Il y a des moments où il faut faire du bateau à voile et d’autres moments où l’on fait de la course… »  Dans cette situation, les deux leaders qui faisent preuve de sang – froid  ont pour eux une bonne visibilité , un vent modéré et  de la lune, ce qui est précieux pour la veille. Mais pour se sortir de ce piège redouté des glaces , il va falloir jouer finement.Cette nouvelle qui a jeté un froid sur la flotte a un quelque peu occulté la course qui n’en perd pas ses droits. Derrière les ouvreurs lancés dans  leur “” slalom gênant”” , Mike Golding a pris l’ascendant sur Sébastien Josse. Quille pendulaire ,  longues dérives et ballasts , Ecover est indéniablement plus performant que VMI à cette allure contre le vent.  Du coup , le benjamin a concédé un peu de terrain mais le match est loin d’être fini.G D”

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Sydney-Hobart : place à la 60ème !

VOR 60 Tyco - Sydney-Hobart 2000
VOR 60 Tyco - Sydney-Hobart 2000

628 milles et un parcours que tous les navigateurs les plus chevronnés des antipodes connaissent comme la poche de leur ciré. De la baie de Sydney au détroit de Bass qui peut se montrer sous son plus mauvais visage, jusqu’à la rivière de Derwent où est mouillée la ligne de l’arrivée, la Sydney-Hobart s’est incontestablement inscrite au rang des épreuves majuscules entre l’Australie et la Tasmanie. Réputée pour son niveau d’exigence et le niveau de compétition qui y est déployé, cette course attire tout naturellement les plus fines barres recrutées par les propriétaires les plus fortunés. Et cela fait 60 ans que cela dure ! Autant dire que pour cette édition anniversaire, du très beau monde – en quantité et en qualité – est attendu en baie de Sydney pour s’élancer en direction d’Hobart.

Skandia, Konica Minolta, Nicorette et les autres…
Plus de 120 bateaux joueront des étraves – 124 exactement, sauf désistements de dernière minute – parmi lesquels, on compte des « petits » de 40 pieds à la pelle et très des grands en nombre. Ils figurent tous parmi les unités les plus affûtées de l’hémisphère sud. Parmi les maxis les plus en vogue, ils seront donc tous là, au premier rang desquels figure celui qui s’est adjugé les honneurs de la ligne l’année dernière, le 98 pieds Skandia de l’Australien Grant Wharington impliqué depuis dans la Volvo Ocean Race. Ce vainqueur en titre – qui avait conclu le parcours en 2 jours 15 heures et 14 minutes – aura, c’est sûr, fort à faire pour contenir ses concurrents prêts à tout pour ne pas s’en laisser compter avec un doublé.
Gare donc au Konica Minolta (ex-Zana) de Stewart Thwaites, qui avait déjà bien failli voler la vedette à son rival l’an passé à l’issue d’un duel au sommet. Mais tous ne perdront pas de vue le nouveau Nicorette, le 90 pieds flambant neuf de Ludde Ingvall, tout juste sorti d’un chantier rondement mené… puisque conduit en moins de 90 jours ! « 90 pieds en 90 jours », on devine que ce nouveau bijou de carbone n’a manqué de rien pour s’offrir l’honneur de débarquer de la sorte sur la ligne de départ à Sydney. Enfin, du côté des plus petites unités, notons la présence du redoutable Open 66 AAPT (ex-Grundig) de Sean Langman, réputé pour n’avoir pas son pareil pour se faufiler au devant des plus grands que lui. Doté depuis d’un kite en guise de spi (voir photo), voilà qui pourrait lui donner des ailes. Targé, le 60 pieds signé Reichl Pugh de Steven David et skippé par Iain Murray, actuel leader du Rolex Trophy, sera également de la partie et compte bien continuer sur sa lancée. Il lui faudra veiller notamment aux quelques V0 60 annoncés au départ.

Si toutes ces superbes machines à voiles menées par des équipages de haut vol promettent de jouer tous les coups tactiques permis pour s’offrir les fameux et très disputés « honneurs de la ligne » en temps réel, n’oublions pas que la Rolex Sydney-Hobart se dispute aussi en IRC. On se souvient d’ailleurs que l’année dernière la victoire en temps compensé était revenue à un bateau « made in France » : le Bénéteau First 40.7 First National Estate emmené par des Australiens. Cette année, trois Bénéteau «faits maison », trois bateaux tricolores – 2 First 47.7 et 1 First 44.7 – pris en main par des équipiers de « down under » vont venir grossir les rangs de cette 60ème du nom … plus que rugissante ! A suivre et ne pas manquer au lendemain de Noël…

LF

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MacArthur : Tempête pour Noël …

Ellen MacArthur
Ellen MacArthur

A plus d´un tiers du parcours … Castorama a déjà parcouru 9654 milles depuis le départ, soit plus d´un tiers du parcours sur la route théorique de 26000 milles. Ellen a passé les îles Crozet hier et se trouve maintenant à 445 milles dans l´ouest des îles Kerguelen. Elle compte 20 heures et 14 minutes d´avance sur le record de Francis Joyon et poursuit sa route vers l´est à une vitesse de 18 nœuds dans 30 nœuds de vent de nord-ouest. Malgré un décalage de 300 milles dans le sud, la route de Castorama est pratiquement identique à celle de IDEC au même moment de sa tentative.
Ellen reste au milieu de l´autoroute, en prenant garde de ne pas se faire prendre sur la voie “lente”” au nord ni sur le “”hors-piste”” au sud… Actuellement par 45S, Castorama poursuit sa route en ligne droite vers l´est dans des vents de nord-ouest modérés entre 20 et 30 nœuds, en empannant si nécessaire pour rester sur la voie du milieu…

Eviter les rafales à 50 noeuds. Castorama va peut être devoir remonter vers le nord pour éviter les vents très forts prévus à l´avant de la prochaine dépression qui arrive par l´ouest. Ses routeurs surveillent l´évolution de ce système : “”la prochaine dépression devrait atteindre la position d´Ellen le 24 au soir et pendant la journée de Noël. Le vent va alors tourner au nord et souffler assez fort dans la nuit de vendredi à samedi entre 30 et 40 nœuds avec des rafales à 50. Il faudra peut être remonter plus au nord autour de 42-43S pour aborder au mieux ce système…””

. Encore un problème, mais cette fois, cela n´a rien de technique ! “”J´ai un vrai problème… Je suis à cours de barres de céréales muesli et malheureusement, c´est sur elles j´avais basé une partie de mon régime alimentaire ! Et le pire, c´est que je n´ai plus de porridge. En plus de cela, mon apport en calories dépend beaucoup de ma consommation d´huile d´olive, or je dois l´économiser pour le générateur ! “” Ellen doit en effet garder la moindre goûte d´huile pour approvisionner son générateur principal pendant la remontée de l´Atlantique et éviter ainsi d´utiliser l´autre générateur qui a tendance à surchauffer et à rendre la vie à l´intérieur insupportable dans les régions tropicales.

Analyse météo : Ces dernières 24 heures, Ellen a navigué dans des conditions stables et a réalisé une bonne progression vers l´est dans des vents modérés de nord-ouest.
La grosse dépression au sud, associée à la dorsale anticyclonique au nord, a offert des vents favorables d´WNW à NW, entre 20 et 30 nœuds avec une mer plus praticable. Pendant une bonne partie de la journée ce mercredi, Ellen devrait rester dans le même type de conditions, avant une bascule de vent à l´ouest, jusque ouest-sud-ouest jeudi, puis un retour au nord-ouest en fin de journée jeudi et vendredi.
Les prévisions météo pour la veillée et le jour de Noël se confirment. Ellen va sans doute devoir affronter des conditions plus dures à l´approche d´un important système dépressionnaire par l´ouest qui génère des vents de nord de 30 à 45 nœuds. Ellen pourrait avoir à se décaler vers le nord pour éviter le plus gros de cette dépression.

(Source Team Ellen)”

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