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Bras de fer final…

Vincent Riou - PRB
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” T’occupe pas des signaux, remets du charbon “” , c’est actuellement la devise de Jean Le Cam qui depuis jeudi pousse comme un damné les feux de son Bonduelle. Le fouesnantais est un terrible finisseur et il joue son va tout. On l’imagine à l’affût des moindres réglages pour relancer sa machine sans oublier de décrypter les fichiers météo. Les convictions de Riou En 36 heures, il a repris 80 milles au leader qui après avoir mangé son pain noir se réjouissait hier de retrouver des conditions moins musclées hier. “” C’est beaucoup plus cool , beaucoup plus navigable. Je navigue au près dans 20 noeuds de vent “”. A la vacation du jour, Vincent Riou ne paraissait nullement déstabilisé par ce retour de la fusée jaune. Avec ses trois degrés de décalage au Nord par rapport à son adversaire, il sera le premier à virer pour débouler bâbord amure vers les Sables d’Olonne. Jean Le Cam de son côté ne semble pas si mécontent de son positionnement dans l’Est. Reste à savoir ce qu’il va tenter ou s’il devra patienter longtemps pour toucher à son tour ce vent de Nord- Est. On ne sait si sa course poursuite sera couronnée de succès , mais sa chevauchée vient pimenter ce Vendée Globe de folie. “” L’organisateur est très fort . Le film sera bon jusqu’au bout “” soulignait hier le roi Jean toujours aussi pince sans rire et discret sur sa stratégie. “

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Le Cam et Golding mettent la pression

Mike Golding - Ecover
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A 1 170 milles d’un possible triomphe, Vincent Riou (PRB) contemple une situation météorologiquement limpide ; l’anticyclone est là, les fichiers sont clairs et les logiciels de routage affirment leurs laconiques évidences. Mais à quelques encablures de l’île de Sao Miguel aux Açores, la mer souveraine se fiche pas mal des vérités cybernétiques. Elle offre au leader du Vendée Globe son visage le plus cassant, haché et de face. Le pire scénario pour le marin soucieux de préserver son monocoque haletant après 22 000 de course intense autour de la planète. Vincent fait sa route. Vincent gère. Il n’ignore rien de la froide réalité des chiffres : ses poursuivants viennent de lui reprendre 33 milles. Jean Le Cam (Bonduelle) et Mike Golding (Ecover) n’ont rien de moribond. Ils marchent 4 nœuds plus vite que Riou sur les dernières 4 heures et donnent un palpitant relief à l’expression « Mettre la pression ».Vincent le disait hier lors de la vacation, son principal souci est de trouver le bon compromis entre vitesse et préservation du bateau. Mais si la stratégie météo semble claire jusqu’à l’arrivée, deux facteurs viennent contrarier les chroniques d’une victoire subodorée. L’état de la mer d’abord, « casse bateau » aux dires même du leader, et qui contraint Vincent à retenir son piaffant PRB qui, sentant l’écurie, franchit les Açores en regardant droit vers Les Sables d’OIonne. Et la concurrence ensuite. Jean Le Cam et Mike Golding, derrière un discours convenu où percent les accents d’un défaitisme de bon aloi, fourbissent les armes qu’ils ne rendront pas sans combattre. Les deux hommes sont à l’attaque. Sus au Riou.

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Fin du pot au noir pour Castorama ?

Ellen MacArthur / Castorama
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Ellen MacArthur a franchi l’équateur à 21h45 GMT hier soir établissant ainsi un nouveau temps de référence : 60 jours, 13 heures et 35 minutes, soit 1 jour 10 heures et 50 minutes de mieux que Françis qui avait mis 62 jours 0 heure et 25 minutes. La méthode de calcul de l’avance donne une marge importante  pour Ellen qui a passé l’Equateur quelques milles plus à l’Est et donc plus prêt de la ligne d’arrivée. C’est le 5ème temps réalisé par Ellen depuis son départ de Ouessant ; ils sont entre les mains de WSSRC pour homologation. La britannique vient également d’établir un nouveau temps en solitaire Equateur-Equateur avec 51 jours 19 heures et 15 minutes.

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Volvo Ocean Race : Movistar arrive…

La flotte de la Volvo 2001 au d�part de La Rochelle
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« D’après la jauge VO70, explique le médaillé olympique (49er) barreur du défi espagnol, la coque, le pont et certaines cloisons sont soumises à une limitation en termes de poids au mètre carré… Nous avons donc testé plusieurs types de matériaux pour être sûrs de parvenir au minimum imposé, sans toutefois le dépasser. Nous sommes parvenus à un bon compromis, en avons même fait mieux que ce que le cabinet Farr espérait ». Il semblerait donc que BoatSpeed (qui a construit le trimaran d’Ellen MacArthur, le Maxi 93’ Bols ou encore Ecover pour Mike Golding) ait décidément acquis un savoir-faire indéniable en matière de coursiers high-tech – ses techniques de mise en œuvre sont en tous cas visiblement au point. D’habitude, le chantier australien part d’un mannequin mâle, mais pour le VO70 espagnol, il a été décidé de partir d’un moule femelle, ce qui, explique Pedro Campos, dirigeant de l’équipe Movistar, « permet d’obtenir la meilleure finition pour la coque en termes de poids. Ce que nous gagnons sur la coque peut être investi dans le bulbe. D’après nos calculs, un excédent de poids de 25 kilos nous coûterait deux heures sur l’ensemble de la course, soit une moyenne de 15 minutes par étape. Cela peut sembler dérisoire, mais si l’on regarde ce qui s’est produit lors de l’édition précédente, on s’aperçoit que dans la plupart des cas, la différence de temps entre le premier et le second était inférieure à 10 minutes. Dans la 5ème manche, cinq bateaux se tenaient en 7 minutes ».

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Orange II au Cap-Vert en milieu de nuit !

Bruno Peyron - Orange II
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Une grande satisfaction…
« Finalement, on a réussi à déjouer les pièges de l’anticyclone et du passage des Canaries » déclarait Bruno Peyron à la vacation du jour. « Cela nous a coûté cher car on a été stoppé trois heures après les Canaries. Depuis, il n’y a pas trop de vent mais le bateau va bien dans ces vents très faibles. C’est ce que l´on cherchait par rapport à l’ancien bateau ! ». Force est de remarquer que les moyennes suivies ces dernières 48 heures sont tout simplement surprenantes. Réussir à accrocher des vitesses moyennes sur 24 heures entre 15 et 20 nœuds dans des vents moyens de moins de 15 nœuds est l’un des points forts acquis par le maxi-catamaran depuis l’an dernier. Bruno et ses hommes tirent les acquis des mois de travail en amont en ce moment !

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Riou prend une option pour la victoire…

Vincent Riou - PRB
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Le sprint final
A 200 milles dans son sud, Jean Le Cam (Bonduelle) et Mike Golding (Ecover) ont dû se résoudre cette nuit à empanner pendant quelques heures pour se décaler dans le nord. Ce contre-bord a coûté cher aux deux poursuivants qui affichaient des vitesses de rapprochement de 10 nœuds inférieures à celles de Riou lorsqu’ils se sont recalés. Résultat : l’écart entre le skipper de PRB et ses deux “chasseurs“ est passé dans la nuit de 105 à 135 milles pour Jean Le Cam, et de 157 à 216 milles avec Mike Golding. Maintenant que les concurrents ne devraient plus connaître qu’un seul système météo pour rejoindre les Sables d’Olonne – le bord inférieur de l’anticyclone des Açores – une course de vitesse est lancée avec un sérieux handicap pour Jean Le Cam et Mike Golding au départ de cette dernière ligne “pas-tout-à-fait-droite“…

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Pascal Conq : « la victoire de Vincent serait un magnifique cadeau »

Pascal Conq
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CAL : On imagine bien sûr que toute l’équipe suit Vincent Riou minute après minute…Pascal Conq : Absolument, on est en direct tout le temps. Et pour tout dire, on commence à s’impatienter, on a hâte de le voir rentrer ! Il fait une course exemplaire, faisant preuve d’une assurance et d’un calme étonnants. C’est fantastique de voir à quel point il est fin dans ses analyses, et comme il sait garder la tête froide. C’est une démonstration, sa victoire serait méritée – pour nous, ce serait de plus un magnifique cadeau… et une première, car jusqu’ici aucun bateau n’a gagné deux fois le Vendée Globe.

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Avantage Vincent Riou !

Vincent Riou - PRB
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Les 3 leaders « historiques » du Vendée Globe orientent de plus en plus perceptiblement leur route au Nord Nord Ouest, vers l’archipel des Açores et au-delà, la ligne d’arrivée des Sables d’Olonne. Ils accompagnent le lent déplacement de l’anticyclone vers l’Est et remontent à bonne vitesse vers l’hiver Européen. Le jeu de l’élastique tourne ce matin à l’avantage de Vincent Riou qui affiche à nouveau des « stats » de leader : près de deux nœuds de mieux que ses adversaires directs sur la route.

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Retour des alizés pour Castorama

Ellen MacArthur / Castorama
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Après une nuit de navigation propice grâce à des alizés d’Est plus forts que prévu, Ellen comptait six heures d’avance comblant du même coup le déficit de 13 heures qu’elle accusait hier en milieu de journée. Il faut ajouter à cela le fait que le vent est en train de tourner ESE-SE, ce qui va permettre à Castorama d’effectuer une route plus directe vers le Nord, c’est à dire plus directe vers son objectif, l’Equateur distant maintenant de 640 milles, et de le pousser vers l’hémisphère Nord. Depuis hier au soir jusqu’au milieu de cette nuit, la vitesse du trimaran n’a cessé d’augmenter : 13,90 nœuds à 20h00 GMT jusqu’à 19,41 nœuds à 3h00 GMT. Ce matin, la cadence est un peu retombée avec une vitesse moyenne entre 14 et 15 nœuds : « C’était une jolie nuit de pleine lune. J’avais un ris et solent. J’avais 23 nœuds de vent au cours de la nuit et j’étais au près. Il y avait des nuages chargés et beaucoup de bateaux de pêche autour de nous qu’il a fallu esquiver. Nous avons essentiellement navigué face au vent dans une mer assez horrible ce qui vous fait réaliser que l’on aimerait bien être de l’autre côté de l’Equateur mais que l’on est encore ici ! Il y a beaucoup de bruits à bord de Castorama. En fait c’est que nous n’avons pas navigué ainsi depuis un moment et c’est étrange d’entendre tous les bruits que le bateau fait quand il est balloté. …"

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La victoire selon les vainqueurs…

Michel Desjoyeaux
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Christophe Auguin (1996-1997): “J´avoue que je n´ai pas suivi de près la course ces derniers jours. Ils en sont où actuellement ? Riou devant Le Cam et Golding derrière. Ok, donc, je dirai Vincent – Jean ou Jean – Vincent. Le Cam et Riou, anciens du circuit Figaro, possèdent tous deux une grande expérience de ce genre de situation, de ces fins de course tendues, où, psychologiquement, il faut savoir gérer le stress : ça va se jouer entre-eux””.”

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