En quelques jours, l´avance de Riou a chuté, passant mardi de 170 à moins de 30 milles. Hier, la tendance s´est inversée : à 16 h, "PRB" avait 75 milles d´avance sur "Bonduelle". Le vent se renforçant par le nord, le plus pénalisé du groupe de tête est Mike Golding ("Ecover") qui, étant le plus sud des trois, a perdu beaucoup de terrain.
Grâce à cette option nord, Riou a abattu une première carte maîtresse, mais le suspense reste entier à moins d´une semaine de l’arrivée. La fin de la course réserve encore quelques embûches météo à négocier. Les 1.000 derniers milles devraient se dérouler au près, avec une mer agitée…
Riou refait le trou …
Vincent Riou compte les heures
Longue attente
Vincent Riou (PRB) doit commencer à compter les heures en attendant que cette satanée bascule de vent du nord-est à l’est, puis au sud-est, lui permette d’arrondir sa course vers l’Europe – pour l’instant, il affiche la plus faible progression sur 24 heures de toute la flotte et suit un cap vers le Groenland ! Cette rotation du vent qui ne vient pas sonne comme une véritable aubaine pour ses deux poursuivants, Jean Le Cam (Bonduelle) et Mike Golding (Ecover). Cette nuit, Jean a encore repris 29 milles au leader et Mike “seulement“ 5 milles. En coupant par l’intérieur le grand virage de Riou, Le Cam et Golding se sont déjà décalés vers l’est de 3° de longitude et n’affichent plus que 51 et 93 milles de retard. Seul réconfort pour le skipper de PRB, le vent semble forcir un peu (PRB file à 13,3 nœuds sur 4h) et il conserve de son côté 3° d’écart en latitude (environ 180 milles). cela signifie qu’il devrait être le premier à toucher le retour du vent et ainsi reprendre une petite partie de son avance fortement réduite. A 8 jours de l’arrivée, l’ordre du podium final est toujours aussi indécis !
Nick Moloney perd sa quille !
priorité de l’équipe à terre de Skandia est d’assurer la sécurité du skipper et de trouver au plus vite un moyen de remorquer le bateau jusqu’au Brésil. Nick n’est pas blessé et essaye de gérer cette délicate situation le mieux possible. Nick a prévenu son équipe à terre vers 6h00 ce matin qu’il avait un problème de quille. Ce n’est que trois heures plus tard, aux premières lueurs du jour, qu’il a pu prendre connaissance des dégâts. En réduisant les voiles au maximum et en remplissant les 5 tonnes de ballasts du bateau, Nick a réussi à maintenir son bateau à l’endroit. La quille n’a cassé définitivement qu’à 9h30, à environ 30 cm sous la coque. Bien que non officiel, l’abandon de Nick Moloney est malheureusement inéluctable. Après 80 jours de course, il ne lui restait plus que 4800 milles à parcourir. Moloney sera donc le 7e concurrent de ce Vendée Globe à devoir abandonner après Norbert Sedlacek (Brother), Hervé Laurent (UUDS), Alex Thomson (Hugo Boss), Roland Jourdain (Sill et Veolia), Marc Thiercelin (ProForm) et Patrice Carpentier (VM Matériaux).Souce : Vendée Globe
MacArthur en retard sur le record de Francis Joyon
La nuit dernière, Ellen MacArthur a affiché des moyennes comprises entre 4 et 6 nœuds. Ce matin, le vent soufflait de secteur Nord et obligeait Castorama à tirer un bord défavorable tribords amures… Vers 11h00 GMT, une rotation au Nord Est s’est enfin amorcée et le trimaran marchait alors entre 9 et 14 nœuds. Espérons que cette dernière va se poursuive encore plus vers l’Est ce qui permettrait à Ellen de faire une route plus directe vers le Nord. Actuellement, elle se situe environ à 600 milles dans l’Est Sud Est de Salvador au Brésil et à 950 milles dans le Sud de l’Equateur. 22 805 milles ont été parcourus depuis le départ à la vitesse moyenne de 16, 3 nœuds. A 14h10 GMT, le retard de Castorama est de 11h sur le temps de Françis Joyon. Pour battre le record établi par le morbihannais, Ellen doit effectuer une moyenne de 11,7 nœuds. Or, pour le moment, sa vitesse de rapprochement au but ne dépasse pas les 9,7 nœuds…
Les grandes manoeuvres
Il y a d’un côté la sécheresse des chiffres crachés par les flots Argos et de l’autre l’analyse des options respectives. Plus un zeste d’intox dans chaque camp histoire d’entretenir la pression. Depuis lundi , l’avance confortable de Vincent Riou s’est réduite comme peau de chagrin. Mardi à 11 heures, Jean Le Cam avait réduit son retard à 44 milles et à 39 milles à 16 heures. Mais fort de son décalage , le skipper de PRB s’efforce de rester aussi zen que possible.
Le cauchemar de Nick Moloney
“C’est devenu un combat””Mais, très vite, cette course qui le faisait tant rêver, a pris une autre tournure. Pas vraiment celle qu’il espérait : “”A la vérité, cela a été de la folie pure ! Ça m’a dépassé. C’est devenu un combat, une expérience personnelle, intime””, avouait-il peu après le Horn.Dans l’océan Indien, ce marin expérimenté a vécu les pires moments de sa vie : dans une mer en furire (65 nœuds de vent, vagues énormes), il s’est fait sévèrement secoué : “”J’ai vraiment cru que l’une de ces vagues avait mon nom inscrit sur elle et que je ne pourrais rien y faire. C’était fou…”””
Les écarts se resserrent ….
Depuis le passage de l’équateur il y a maintenant cinq jours, le scénario prévu se déroule, implacable. Pour contourner l’anticyclone par sa face ouest et attraper ainsi un flux de secteur Sud synonyme de navigation rapide, le trio de tête n’a pas hésité à s’écarter de plus de 500 milles de la route directe. Vincent Riou (PRB) ouvre la voie, avec une avance qui fond à chaque classement. En 24 heures, il a tout simplement perdu 50 milles face à Jean Le Cam (Bonduelle) et 61 sur Mike Golding (Ecover). La faute a un vent mollissant par devant mais peut être également la faute à un bateau sans doute moins rapide actuellement que ceux de ses deux adversaires. A moins de 10 jours de l’arrivée – probablement le mardi 1er février – le podium du Vendée Globe est loin d’être acquis. Sébastien Josse (VMI) et Dominique Wavre (Temenos), dans l’hémisphère nord depuis hier, affrontent le Pot-au-Noir, à 4 nœuds de moyenne. Derrière, dans le Pacifique, Anne Liardet (Roxy) continue sa belle progression vers le Cap Horn. Demain matin, en 12ème position, elle quittera en fin les mers du sud. Elle sera tout simplement restée 17 jours de plus que Mike Golding (Ecover), le plus rapide entre le Cap de Bonne Espérance et le Cap Horn avec 31 jours, au « pays de l’ombre ».
Fin de partie à Key West
Hasso Plattner, « secondé » (si l’on peut utiliser ce terme…) par Russell Coutts à la tactique s’est imposé en Farr 40 devant le champion du monde en titre, Jim Richardson ! Une grande victoire pour le magnat allemand du logiciel, qui fêtait vendredi lors de la clôture des débats son 61ème anniversaire. « Il s’agit de ma première grande victoire dans cette classe » a sobrement déclaré le skipper de Morning Glory, qui on s’en doute n’était pas venu en compagnie du tacticien le plus prisé – et la notion de prix n’est pas innocente – pour faire de la figuration. « La différence majeure, c’est que Russell ne me met jamais dans des situations délicates, a poursuivi le millionnaire. Il reste d’un calme absolu, et cela m’aide beaucoup en tant que barreur, tout autant que cela profite à l’équipage ». L’Américaine Deneen Demourkas, qui était passée fort près de la victoire lors du dernier Tour Voile, a de son côté fait main basse sur la première place en Mumm 30, autre série très disputée où l’on comptait 14 inscrits. Toujours dans la Division 1, la classe Swan 45 n’a pas réellement fait recette, et Andrzej Rojek (de Newport) a pu hisser son « Better Than » devant ses cinq rivaux.
Orange II en course autour du monde
Pour battre le record absolu du tour du monde à la voile (détenu depuis le 5 avril 2004, par l’Américain Steve Fossett, en 58j, 09h, 32mn), Orange II doit franchir la ligne d´arrivée à Ouessant avant le 23 mars 2005 à 19h 34mn et 52s (GMT).
Pour battre le temps du Trophée Jules Verne (détenu depuis le 29 avril 2004, par Olivier de Kersauson et l´équipage du trimaran Geronimo (en 63j, 13h, 59mn), Orange II doit revenir avant le 29 mars à 0h 01mn et 53s (GMT).
Première vacation radio
Rendez-vous dès 14h15 cet après-midi avec le skipper d’Orange II qui avance à près de 30 nœuds : Bruno Peyron : « Le vent est revenu comme on l’attendait, plus près de 25 que de 18-20 nœuds. Notre vitesse est donc meilleure par rapport à la petite demi-heure du départ. On navigue avec un ris, trinquette et genaker et on file à 27-28 noeuds. C’est un peu chaud car le bateau est étroit et on lève facilement la coque au vent mais la mer est belle ».


















