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Charles Hedrich l´a fait !

Charles Hedrich / Objectif 3
DR

– Avez-vous souffert de votre circumnavigation "hors course" du Vendée Globe ?
C.H. : " En réalité non. Bien sûr, j´aurais préféré faire partie de la course. Cependant, l´essentiel pour moi était de faire un tour du monde à la voile et j´ai atteint mon objectif. "
 
– Dimanche dernier, Humphreys et Seeten, arrivés 7e et 8e du Vendée Globe, ont été accueillis pas un nombreux public sablais. Pas trop déçu d´arriver à Lorient dans l´anonymat ?
C.H. : " Je suis arrivé dans un anonymat relatif car de nombreuses personnes sont  venues m´accueuillir au ponton. Il est certain qu´une arrivée aux Sables aurait été plus magique. Lors de ce dernier mois de navigation, j´ai reçu énormément de mails m´encourageant à rejoindre Port Olona mais il est toujours difficile de prendre une place autour d´une table à laquelle on n´est pas invité. Toutefois, je n´ai aucun regret. "
 
– On imagine que vous avez subi votre lot de galères et d´avaries.
Dans quels états rentrent le bateau et son skipper ?

C.H. : " Sans exagérer, je pense pouvoir affirmer que je suis en forme bien que j´aie perdu près de dix kilos. Au final, je crois que ça me fait le plus grand bien ! (rires). J´ai hâte de retrouver une alimentation variée. J´avais fait mes courses un peu précipitamment avant de partir. Résultat, ce dernier mois, je n´ai avalé que des pâtes et du miel. C´est bon et sain mais ça lasse ! Côté matériel, lors des deux premiers tiers du parcours, je n´ai connu aucun problème. En revanche, sur la fin, j´ai eu quelques soucis variés (problème de pilote, d´étai de solent…) mais rien de capital. "

– Quelles images garderez-vous de votre tour du monde ?
C.H. : " Un souvenir "tranquille" malgré la hantisse de la casse technique. Cette pression a été permanente et accentuée par le fait que je sois parti hors-course. Celà m´a conduit à naviguer particulièrement prudemment. L´autre raison était mon inexpérience. Il ne faut pas oublier qu´avant de partir, mon compteur n´affichait que 35 jours de navigation en solitaire en tout et pour tout. "

 – Après le Paris-Dakar à moto en 2002, votre tour du monde à la voile en 2005, votre 3e et dernier objectif consiste à gravir l´Everest : vous y songez vraiment ?
C.H. : " Absolument. J´ai déjà réalisé les deux défis qui semblaient le plus invraisemblables compte-tenu de mon inexpérience en moto et en voile. L´alpinisme est un sport que j´ai depuis longtemps l´habitude de pratiquer. Les gens qui me connaissent ne doutent pas que j´arrive au bout de ce dernier objectif même si l´Everest reste l´Everest… "

– Avez-vous d´autres projets maritimes en tête ?
C.H. : "  J´ai l´ambition et l´espoir d´établir des records en multicoques en solitaire. Je sais que ce ne sera pas chose facile mais j´aime la difficulté. "
 
Propos recueuillis par Perrine Vangilve / Le Télégramme

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Bollé et Bushnell avec Ellen MacArthur

Ellen MacArthur - Castorama B&Q
Ellen MacArthur - Castorama B&Q

A 23h29 lundi 7 février dernier, Ellen MacArthur battait le record du Tour du monde en solitaire sans escale, détenu précédemment par Francis Joyon. En franchissant la ligne d’arrivée après 71 jours, 14 heures, 18 minutes et 33 secondes en mer, Ellen MacArthur est assurément devenue le plus grand skipper féminin de l’histoire. Partie le 28 novembre dernier, Ellen MacArthur a compté jusqu´à quatre jours d´avance sur le record au passage du Cap Horn mais a failli tout perdre, victime d´une avarie, dans la remontée de l´Atlantique sud. Retardée puis fatiguée début février, Ellen était repassée derrière le temps de référence de Joyon mais a finalement arraché, dans un sprint final, ce nouveau record. « Nous sommes vraiment fiers de soutenir Ellen. Nous ne pouvons rêver d’un meilleur ambassadeur. Elle est l’incarnation de l’ambition et de l’humilité en même temps. Nous sommes ravis de l’avoir soutenue dans ce nouveau record » déclare Arnaud Van Robais, Président Europe de Bushnell Performance Optics.

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Chaque chose en son temps

Geronimo - De Kersauson à bord
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L´équipage Capgemini/Schneider Electric pointait alors à 280 milles du grand port du sud-ouest de l´Australie où il est normalement attendu demain mardi, en fin de matinée (française), localement dans la nuit.
Olivier de Kersauson a decidé de réduire un peu la toile, les vents thermiques qui soufflent dans la baie étant de l´ordre de 25/30 noeuds, le skipper préfère attendre qu´ils tombent pour faciliter sa manoeuvre d´approche.
“Nous n´avons pas de moteur de propulsion à bord, le vent sera par le travers. Une équipe très compètente nous attend. Louis Noël Viviès est sur place. Il est très bien épaulé et extrêment bien accueilli. Ils comprennent la réalité de notre problème. Nous avons rendez vous à une bouée d´atterrissage avec un remorqueur. Des zodiacs sont également prévus. La manoeuvre est un peu délicate pour entrer dans la marina dans laquelle nous allons être reçus. Nous allons disposer d´une place de 40 mètres à quai. A priori, l´évaluation des dégâts peut se faire à quai, sans sortir Geronimo. Ensuite, en fonction des réparations à effectuer, si nous disposons de chauffage, d´eau et d´électricité sur place, on peut découper et isoler le bras en montant une petite tente totalement étanche et enfin, réparer. Mais avant et ce, dès notre arrivée, nous allons procéder à une sorte d´échographie de la structure pour mesurer les conséquences réelles de cette lourde avarie. Je ne peux évidemment pas donner des réponses techniques tant qu´on n´a pas ouvert.”

Toutes les compétences, matérielles et humaines sont réunies dans ce port qui a reçu la Coupe de l´America. L´accueil du Fremantle Sailing Club est excellent et digne de la tradition maritime.
Son directeur des opérations voiles, Sébastien Destremeau permet de gagner un temps record en démarches , organisations, formalités etc.
Le chantier Milner se tient près pour l´intervention; Un suisse du nom de Fabrice Allaz spécialiste en composite devrait effectuer la réparation.

(Source Team Geronimo)

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A l´approche des Cinquantièmes Hurlants

Geronimo - Daedelus - Cheyenne
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Au classement de 07h00 GMT ce lundi, Doha 2006 affiche une vitesse de 27 nœuds au compteur. L´équipage s´ apprête à entrer dans les Cinquantièmes Hurlants où la vie à bord devient de plus en plus extrême. Le simple fait de se tenir debout est un combat permanent. Manger et dormir relèvent presque de l´exploit. Dans son carnet de bord quotidien, le skipper Brian Thompson décrit cette atmosphère : “nous avançons à grands pas en faisant cap au sud-est vers les latitudes plus froides et vers la route la plus courte jusqu´au Cap Horn. La température de l´eau est descendue à 8 degrés. Le baromètre chute et le plafond nuageux s´épaissit. La nuit dernière, nous avons eu beaucoup de grains. Toutes les heures, des rafales de vent à plus de 40 nœuds venaient entrecouper des périodes de brise plus constante à 25 nœuds. Nous étions alors au travers avec deux ris dans la grand voile et le tourmentin à l´avant. Le vent commence maintenant à basculer lentement vers l´arrière et nous permet d´augmenter la surface de toile. Dans quelques heures nous allons empanner et naviguer bâbord amures. Cela fait partie de ces transitions un peu difficiles où le vent tourne et où il faut changer notre cap pour avancer d´avantage face aux vagues, avec le risque de casser. Le bord
tribord amures est tactiquement plus favorable pour l´instant, donc nous cherchons à le maintenir le plus longtemps possible””. Sur les derniers chiffres envoyés par les concurrents, on peut voir que Doha 2006 a empanné et qu´il suit maintenant une route parallèle à 50 degrés Sud. Il est à quelques milles au nord de la ligne qui marque le passage des Quarantièmes Rugissants aux Cinquantièmes, où le vent hurle littéralement dans le gréement des bateaux.”

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Au tour de Bruce

Bruce Schwab - Ocean Planet
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Mercredi ou jeudi ?
Bruce Schwab navigue au beau milieu de « l’autoroute des cargos », ce rail qu’empruntent les bateaux marchands entre Ouessant et le Cap Finisterre. Ocean Planet s’apprête à entrer dans le Golfe de Gascogne et à entamer sa dernière ligne droite vers Les Sables d’Olonne. Bruce, impatient d’en finir, devra gérer une ultime difficulté si les vents venaient à basculer à l’est. Il devrait alors virer de bord et remonter cap au nord, à 90 degrés de la route directe. Une perspective qui n’enchante guère l’Américain en passe de devenir le premier yankee à boucler un Vendée Globe. Mais Bruce fait le maximum pour préserver son bateau et lui éviter une nouvelle navigation face au vent et à la mer.

Bruce Schwab hésite à donner une heure d’arrivée trop optimiste. A 550 milles de l’arrivée, les conditions météos ne sont pas encore suffisamment claires pour lui permettre de définir une route précise vers l’arrivée. Sur sa vitesse actuelle, il pourrait franchir la ligne dès mercredi soir, mais l’Américain, prudent, envisage aussi la soirée de jeudi. A suivre.

Benoit Parnaudeau (Max Havelaar Best Western) se réjouit d’avoir enfin touché un vent bien établi de secteur Sud Sud Est. Il allonge la foulée vers les Açores. « Finies les vacances » ainsi qu’il s’exclamait lors de la vacation du jour. Cirés et polaires sont de nouveau de sortie et Benoit s’attache à présent à maintenir une vitesse raisonnable sur la route.

Anne Liardet (Roxy) est toujours dans un régime d’alizé idyllique, sous grand soleil et ciel d’azur. La jeune femme est toute à son bonheur d’être en mer mais, en bon marin, a aussi vu le couloir de vent dans lequel s’engouffre Benoit et aimerait profiter de ce bon wagon vers les côtes européennes.

Raphaël Dinelli (Akena verandas) a retrouvé le sourire. Son ciel s’est dégagé et les lignes de grains ne sont plus qu’ »un très mauvais souvenir. Raphaël attend un renforcement de l’alizé. Il profite de la clémence du temps pour retrouver un rythme de vie et de sommeil plus régulier.

Karen Leibovici a quitté ce matin l’Hémisphère sud, sans trop y prêter attention d’ailleurs, toute occupée qu’elle était à récupérer l’eau « bénite » tombée du ciel. Avec 30 à 35 litres d’eau douce déjà dans ses bidons, la jeune femme respire et envisage sa traversée du pot au noir avec sérénité. Il n’y a donc plus de marins du Vendée globe dans l’Hémisphère Sud.

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Course-poursuite avec les dépressions pour rejoindre le cap

Bruno Peyron - Orange II
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En évoquant une ETA au Cap Horn pour le 25, Bruno Peyron est resté très prudent : « Je n’ycrois pas trop car les fichiers sont moins fiables sur le Pacifique Sud, mais le 25 en fin de journée c’est possible. Cette route-là nous oblige à descendre très sud et je ne suis pas sûrqu’on va y aller car on n’a pas d’information précise par rapport aux glaces. » Les glaces restent un souci important à bord. Privé de radar, le skipper impose un homme de veille lorsdes quarts. Avec une paire de lunettes infrarouge, il cherche les zones de glace qui peuvent menacer les étraves affûtées du catamaran. « Cette veille en permanence, sur la poutre avantavec des lunettes infrarouges, nous permet bien de voir les icebergs et les growlers comme ils le faisaient avant nous lors de la Whitbread. Mais nous, on va assez vite par rapport à eux… »Pour diminuer les risques, l’équipage surveille aussi la température de l’eau. « Au sud de la Nouvelle-Zélande, il y avait d’immenses icebergs dans une eau à 10-11 degrés. Quand latempérature tombe à 5°C, c’est qu’on est tout près… Mais c’est déjà trop tard ! » Orange II ne devrait donc pas poursuivre le train de dépression jusqu’à ces limites Sud ce qui pourrait luifaire perdre un peu de temps sur son estimation d’arrivée au sud de l’Amérique.

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Chacun son cap

Doha 2006
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“Ça va vite et ça mouille””
“”Doha 2006″” garde une avance confortable, mais “”Cheyenne”” a réduit l´écart à moins de 200 milles. Dans ces conditions de navigation, le plus grand catamaran de la flotte pourrait enfin trouver son rythme.
“”Doha 2006″” est le premier à avoir touché les vents du sud : “”Nous faisons route directe au travers sous deux ris – trinquette et notre GPS affiche une vitesse autour de 30 nœuds, explique Paul Larsen, l´un des équipiers. Ça va vite et ça mouille. Impossible de barrer plus de 5 minutes sans porter un casque intégral. IL´ambiance est chaude à bord et on donne le maximum. Le moindre cm3 de flottaison dans les étraves est mis à profit pour glisser sur une houle faible à modérée. Le bateau est incroyablement bien équilibré. Il est si à l´aise dans son élément… De temps en temps, il avale un morceau d´océan et s´arrose d´embruns””.”

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Les grands surfs d’Orange II dans le Pacifique Sud

Bruno Peyron - Orange II
DR

Plus de 4 jours d’avance sur FossettIl y a un an, le catamaran géant Cheyenne de Steve Fossett avait mis 39 jours et 16 heures pour rejoindre le Cap Horn, depuis Ouessant. Pour améliorer cette performance, Orange II doit passer le Cap avant le samedi 5 mars 2005, à 2 heures du matin. L’avance actuelle de l’équipage de Peyron sur celle de Fossett est de 2303 milles, soit l’équivalent de 4 journées à près de 600 milles… En effet, après 27 jours de mer lors de son parcours 2004, le catamaran Américain naviguait sous l’Australie. Il n’avait pas encore passé la Tasmanie. Au même moment, sur son tableau de marche, Orange II a déjà traversé le tiers de l’Océan Pacifique. Mais il y a un an, Cheyenne avait établi le meilleur temps entre la Tasmanie et le Cap Horn en 11 jours, 20 heures et 18 minutes. Un chrono cible pour Peyron et ses hommes ! S’ils veulent l’améliorer et établir un nouveau record sur la traversée de l’Océan Pacifique, ils devront franchir la longitude du cap Horn avant le mardi 1er mars à 1 heure et 44 minutes TU.

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Peyron est passé à l´Ouest

Bruno Peyron - Orange II
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640 milles lors des dernières 24h

Bruno Peyron et ses hommes sont à nouveau à l´attaque dans ce début de Pacifique sud. la route parcourue les jours derniers leur a permis d´éviter la zone de glaces qui se situait dans leur sud-est, et de récupérer une dépression que le skipper d´Orange II a bien l´intention d´exploiter, si possible, jusqu´au cap Horn. Pour l´heure le géant marche à vive allure. Pas moins de 640 milles parcourus lors des dernières 24h à la moyenne de 26,6 noeuds. Le grand cata orange poursuit sa route sur la latitude des 50e sud. Il a décidé, pour les heures qui viennent, de porter la 3e attaque offensive, dans ce tour du monde magistral.

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Geronimo au trot

Geronimo
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Empannage délicat
Mais cette navigation en tribord ne va, hélas, pas durer jusqu´à Perth, comme l´explique Richard Silvani de Météo France. “Là, ils ont un vent de sud-ouest, mais ce vent va tourner à l´ouest, puis au nord-ouest. Ils vont devoir empanner et donc passer en bâbord. Je pense que la rotation du vent va intervenir ce soir ou dimanche matin. Il ne faut pas qu´ils attendent trop tard pour empanner, car, même si les premières heures vont être chaudes, ensuite, il va falloir gagner au plus vite dans le nord. Dans le nord, ils ont des chances de retrouver des vents de sud et donc de naviguer de nouveau en tribord””. En ainsi soulager le bras fissuré.
Lors de la navigation en bâbord amure, où le bras de liaison sera sollicité, l´équipage va réduire la toile. L´objectif est, bien sûr, de rejoindre Perth sans augmenter le délaminage.”

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