Course-poursuite avec les dépressions pour rejoindre le cap

Bruno Peyron - Orange II
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En évoquant une ETA au Cap Horn pour le 25, Bruno Peyron est resté très prudent : « Je n’ycrois pas trop car les fichiers sont moins fiables sur le Pacifique Sud, mais le 25 en fin de journée c’est possible. Cette route-là nous oblige à descendre très sud et je ne suis pas sûrqu’on va y aller car on n’a pas d’information précise par rapport aux glaces. » Les glaces restent un souci important à bord. Privé de radar, le skipper impose un homme de veille lorsdes quarts. Avec une paire de lunettes infrarouge, il cherche les zones de glace qui peuvent menacer les étraves affûtées du catamaran. « Cette veille en permanence, sur la poutre avantavec des lunettes infrarouges, nous permet bien de voir les icebergs et les growlers comme ils le faisaient avant nous lors de la Whitbread. Mais nous, on va assez vite par rapport à eux… »Pour diminuer les risques, l’équipage surveille aussi la température de l’eau. « Au sud de la Nouvelle-Zélande, il y avait d’immenses icebergs dans une eau à 10-11 degrés. Quand latempérature tombe à 5°C, c’est qu’on est tout près… Mais c’est déjà trop tard ! » Orange II ne devrait donc pas poursuivre le train de dépression jusqu’à ces limites Sud ce qui pourrait luifaire perdre un peu de temps sur son estimation d’arrivée au sud de l’Amérique.