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Class Ultim. Stéphane Guilbaud nommé secrétaire Général, solutions en vue avec François Gabart

Départ Charles Caudrelier - Maxi Edmond de Rothschild - Ultim 32/23 PILPRE ARNAUD

La classe Ultim 32/23 pouvait se réjouir du spectacle offert sur la dernière Route du Rhum et d’un bilan technique plutôt positif pour les bateaux alors que 2023 qsera marquée par un défi historique, l’Arkéa Ultim Challenge – la première édition du Tour du monde Ultim en solitaire. Stéphane Guilbaud a été nommé Secrétaire généra de la Classe avec pour mission de construire et mettre en œuvre une feuille de route autour d’un programme de courses ambitieux mais aussi d’accompagner la classe dans ses évolutions tant techniques qu’opérationnelles.

La Classe Ultim 32/23 avait également annoncé dès septembre dernier son intention de reprendre les échanges, avec Kresk Développement, sur la mise en conformité de leur trimaran à l’issue de la Route du Rhum. Des discussions se sont ainsi engagées début décembre, et sont en cours, permettant d’ouvrir un dialogue constructif. L’objectif partagé étant de trouver des solutions afin que le trimaran SVR Lazartigue intègre la classe et participe aux courses du calendrier Ultim des années à venir.

Après 10 années passées comme concessionnaire chez Bénéteau et après avoir participé au lancement de la série Figaro Beneteau 1, Stéphane Guilbaud rejoint Franck Cammas en 1996 et accompagne sa carrière sportive pendant près de 20 ans. De La Solitaire du Figaro, à la Volvo Ocean Race, en passant par le Championnat ORMA, ou encore le Trophée Jules Verne, les deux hommes formeront un duo gagnant et propulseront le Team Groupama comme la référence durant plus d’une décennie. En 2014, Stéphane Guilbaud intègre Spindrift Racing, dont la direction générale lui est confiée aux côtés de Yann Guichard, avant de participer, en 2019 à la création de France Sail GP. Il sera le team manager de l’équipe tricolore sur ce circuit international durant deux ans.

La Classe Ultim 32/23 est une association réunissant les armateurs et skippers de multicoques « Ultim » . Après 4 premières années sous l’égide du Collectif Ultim qui ont permis d’élaborer un cadre architectural et un premier programme de courses, la Classe Ultim 32/23 a été créée en janvier 2018. Elle est ouverte à tous les armateurs dont les bateaux répondent aux caractéristiques de sa jauge (longueur maximale 32 mètres / largeur maximale 23 mètres) entérinée par la Fédération française de voile. Reconnue par les autorités fédérales nationales et internationales, la Classe Ultim a pour vocation de construire un programme pluriannuel autour de courses existantes ou dédiées. Actuellement présidée par Patricia Brochard, la Classe Ultim 32/23 regroupe aujourd’hui 5 écuries de courses : Team Banque Populaire, Sodebo, Team Actual, Team Gitana, Ultim Sailing.

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Imoca Paprec Arkéa bientôt mis à l’eau !

Dans le hangar Multiplast de Vannes, la construction de l’IMOCA Paprec Arkéa est quasiment finie et l’équipe s’affaire sur la mise en peinture. « Nous avons construit le pont, la coque et les cloisons séparément. Et il était temps d’assembler le tout », explique Yoann Richomme.


Copyright Photos : Théo Dolivet / PolaRYSE / Paprec Arkéa

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Golden Globe Race. Six concurrents sur 16 encore en course !

Ian Herbert Jones (52) / UK / Tradewind 35 – ” PUFFIN ” at GGR2022 Lanzarote Film Drop. Picture Credit: Nora Havel / GGR2022

Le britannique Simon Curwen en tête de la flotte de la Golden Globe Race approche la porte d’Hobart. Il est le premier des 6 bateaux rescapés encore en course.

Après plus de cent jours de mer, seuls six des seize concurrents partis des Sables d’Olonne en France ont une chance de franchir la porte de Hobart qui ferme le 31 janvier. l’Atlantique a fait payer un lourd tribut à la flotte de la GGR, qui a été confrontée à des conditions difficile dès le troisième jour. Trois voiliers ont abandonné avant de traverser l’équateur, trois autres à l’arrivée au Cap, et deux autres encore à l’est du Cap de Bonne Espérance. Guy Waites (GBR) est désormais en Classe Chichester et Elliott Smith (USA) ne peut vraisemblablement plus continuer au-delà de l’Australie. La GGR fait une fois de plus des ravages parmi les meilleurs marins et voiliers.

Elliott Smith, la grandeur d’âme incarnée.

Quelle différence peut faire un océan… Elliott Smith (USA) a eu beaucoup de difficultés au début de sa route vers le sud, face à la frustration intense dans les zones de calme. Il a pourtant joué le jeu, et après d’incessantes réparations, a fini par trouver les ressources et la grandeur d’âmes nécessaires pour continuer face aux nombreux obstacles mis sur sa route.

De fait, il a même amélioré la meilleure distance de 24 heures sur Second Wind le 15 décembre avec 174 miles nautiques, sous voilure réduite, avant que son bout-dehors réparé au mouillage à Cape Town, ne se plie à nouveau. Lundi matin, Elliott a commencé ses nouvelles réparations avec un plan : faire tomber l’étai pendant que le mât est maintenu avec deux drisse de spi et l’étai de trinquette afin de monter un hauban plus court en guise d’étai, raccourcir le profil de l’enrouleur, le remonter avec des entretoises et une chaîne sur l’étrave, et se passer du bout-dehors.

Hélas, même si le vent était tombé à ce moment-là, Elliott avait encore 3 mètres de houle rendant les réparations en haut du mât extrêmement difficiles. Il y est néanmoins monté pas moins de 10 fois, mais les mouvements en haut du mât, à 13 mètres au-dessus du niveau de la mer, étaient trop importants. Il a été brinquebalé de toutes parts et a perdu ses outils et ses pièces de rechange par-dessus bord, notamment son étai de rechange, indispensable à la réparation. C’était la fin de sa course et de son rêve. Il sera en classe Chichester à son arrivée en Australie dans un mois environ. Il n’aura alors vraisemblablement pas le temps de passer la porte de Hobart et serait donc hors-course. “Je pense que je vais devoir m’arrêter là “, a-t-il déclaré.

Nous avons conseillé à Elliott de faire lentement son chemin vers le nord avec quelques degrés de plus afin d’obtenir des vents plus clément, puis de naviguer vers l’est en direction de Fremantle ou d’Albany, qui sont les meilleures options. Il est peu probable qu’Elliott soit en mesure de réparer son gréement et d’atteindre la porte de Hobart à temps. Il doit naviguer prudemment et prendre soin de son mât à tout prix. Un mât blessé est toujours mieux qu’un gréement de fortune, il ne peut donc utiliser que la grand-voile à deux ris et une trinquette. Nous fournirons à Elliott des informations météo dont il a besoin pour l’aider à faire sa route en toute sécurité.


La ruée vers Hobart

La flotte se précipite vers Hobart où Don et Jane s’apprêtent à les accueillir dans Storm bay. La porte ferme le 31 janvier à 12h00, heure locale, afin de garantir la meilleure météo possible jusqu’au Cap Horn, distant de 4500 miles nautiques. Après cette date, tout participant de la classe Suhaili qui arrivera en retard devra s’arrêter et effectuer la deuxième partie de son voyage en décembre 2023 en classe Voyager, un simple retour aux Sables d’Olonne avec utilisation libre du GPS, du téléphone satellite et du routage météo. Les participants de la classe Chichester qui arriveront en retard à la porte de Hobart seront disqualifiés. En queue de flotte, Ian Herbert-Jones (GBR), qui avait envisagé de ne pas passer la porte du Cap pour gagner du temps et continuer en classe Chichester (pénalité pour ne pas s’être arrêté), progresse maintenant à bonne allure dans le Sud, battant ses records de distance plusieurs fois la semaine dernière, pour finalement atteindre 1007 miles sur 7 jours le 17 décembre !

Ian navigue prudemment avec Puffin entre le 40ème et le 42ème parallèle, gagnant du temps et améliorant continuellement son heure estimée d’arrivée (ETA). Sur la base de ses vitesses moyennes, il a un coussin de 10 jours d’avance pour la porte de Hobart le 31 janvier, mais il reste encore beaucoup de route à parcourir et il peut se passer beaucoup de choses tout au long des 3300 miles restants. Il ne faut pas traîner et Ian pourrait bien trouver un anticyclone sur sa route!

Le long de la zone d’exclusion, Jeremy Bagshaw (ZAF) sur Olleanna a eu du gros temps toute la semaine. Au sud de la zone d’exclusion, une succession de systèmes dépressionnaires avec des vents forts basculant du nord à l’ouest ont créé une mer grosse et croisée sur toute la zone. Il navigue de manière prudente pour préserver son voilier jusqu’à la fin de la zone, avant de pouvoir plonger plus au Sud. Il est attendu à Hobart aux alentours du 10 janvier.

La préparation méticuleuse de Michael Guggenberger (AUT) porte ses fruits. Il est sorti indemne de son périple le long de la no-go zone malgré des conditions difficiles et a augmenté son avance sur Jeremy, prouvant que son Biscay 36 Nuri, gréé en ketch, peut égaler les vitesses du Clara, gréé en sloop, de Simon Curwen! Le Capt.Gugg reste entre 45° et 46° Sud, adore les conditions du sud et affiche une excellente moyenne de 140 milles par jour pour une arrivée à Hobart juste à temps pour le réveillon du Nouvel An !

L’anticyclone joue des tours aux leaders.

Simon Curwen (GBR) leader incontesté depuis le Cap Finisterre perdait mille après mille la semaine dernière alors qu’il était à l’arrêt dans un énorme anticyclone qui s’est abattu sur lui… Il a mis son temps dans la pétole à profit pour faire les travaux sur sa liste prévus à Hobart, y compris la révision de la fixation de son Hydrovane. Il est maintenant sorti du centre de l’anticyclone, mais navigue au près en sortant par le Nord. Pas sa meilleure expérience comme il l’a partagé aujourd’hui.

Comme vous le savez, Je suis au milieu d’un anticyclone, ce qui ajoute beaucoup de temps à la promenade. C’est très frustrant, je pourrais arriver à Hobart maintenant, et il y a encore une semaine, je pense, pour y arriver. C’est frustrant, mais tout le travail que j’avais prévu de faire à Hobart est maintenant fait , donc je peux prévoir un arrêt express là-bas.

Pendant ce temps, de l’autre côté de l’anticyclone, Kirsten Neuschäfer (ZAF) et Abhilash Tomy (IND) ont grappillé des milles dans des conditions parfaites de portant, jusqu’à 180 milles par jour. Ils ont tous deux amélioré leur record de distance sur 7 jours, Kirsten affichant 1165 milles le 12 décembre et Abhilash 1145 le 17 décembre, reprenant tous deux un retard significatif sur le leader.

Kirsten a reçu des cartes détaillées par weatherfax de l’anticyclone ainsi que des bulletins météo quotidiens d’Australie. Elle a pu rester dans du vent frais en contournant la bulle sans vent, et reprendre ainsi un gros paquet de milles. Le weatherfax de Simon ne fonctionne pas, il reçoit bien les bulletins météo mais son manque de connaissance de la géographie australienne l’empêche de comprendre la situation météorologique dans son ensemble.

Nous avons déjà vu le feuilleton : à l’arrivée au Cap, lorsque Kirsten a fait une “cuillère sud-africaine“, par le sud de l’anticyclone de Sainte-Hélène, gagnant sur Simon au près au nord du système, tandis qu’Abhilash était resté coincé au milieu, sans vent, dans un état de frustration extrême.

Simon est à 360 miles de Hobart et Kirsten à 560 miles. Il ne reste qu’à la navigatrice que 200 milles de plus à parcourir jusqu’à Hobart que Simon, contre 700 milles la semaine dernière, et Abhilash n’a plus que 300 milles de retard sur Kirsten. Les 3 leaders partagent maintenant le même système météo et auront des stratégies similaires. Rien n’est joué, puisque l’anticyclone se déplaçant vers le sud-est se trouvera sur leur route, tandis que Simon doit encore tirer des bords dans des vents plus constants que Kirsten qui sera dans des vents instables. L’arrivée de Simon à Hobart est prévue le 23 décembre.

C’est l’opportunité qu’attendait Kirsten, son Cape George 36 est fait pour les longs bords puissants de portant dans les mers du Sud. Pour avoir une chance de remporter la GGR, elle doit être largement en tête au moment de passer le Cap Horn. Simon a montré qu’il était très fort dans la traversée de l’Atlantique, le jeu est donc très ouvert. Abhilash est en embuscade et Cpt. Gugg est toujours au contact!

Guy Waites (GBR) n’est pas à la tête du projet le plus nanti, mais il est certainement l’un des marins les plus expérimentés, ayant déjà mené de nombreuses campagnes en solitaire sur des voiliers plus petits. Seul le manque de temps l’a empêché de gruter Sagarmatha avant le départ, comme beaucoup d’autres participants.

Une décision qui a eu des conséquences dramatiques pour le marin de Scarborough qui a animé la flotte dans l’Atlantique Nord dans son mano a mano avec Jeremy Bagshaw (ZAF), avant de découvrir une invasion de berniques sur son Tradewind 35.

Guy est arrivé à Cape Town la semaine dernière, juste à temps pour célébrer le 75e anniversaire du Royal Cape Yacht Club, avec des amis et des équipiers de la Clipper Race. Il a nettoyé la coque de Sagarmatha, appliqué deux couches d’antifouling et l’a remis à l’eau lundi matin.

Le bateau est à l’eau maintenant, je suis allé faire l’avitaillement avec Peter et le RCYC a été un hôte formidable. Sagarmatha est prêt à partir et j’attends la bonne fenêtre météo pour continuer vers le sud, probablement jeudi prochain lorsque la dépression apportera des vents de nord-ouest qui nous pousseront, tous les deux, dans la bonne direction. C’est une course contre moi-même maintenant, mais je sais que je peux gagner du terrain.

Guy a 5400 milles à parcourir avant le 31 janvier. Ce n’est pas une tâche facile qui exige une distance moyenne de plus de 132 miles par jour, mais pas impossible pour Guy. Ce qui est sûr en revanche, c’est qu’il va beaucoup apprécier les longues cavalcades au portant dans les mers du Sud sur Sagarmatha avec une coque propre et lisse ! Allez Guy, lâche rien!

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The Ocean Race. Départ le 15 janvier avec 5 IMOCA et peut-être deux VO65 autour du monde ?

The Ocean Race Europe. Leg 2 from Cascais, Portugal, to Alicante, Spain. On Board Viva Mexico.

Cinq IMOCA seront au départ de The Ocean Race le 15 janvier prochain à Alicante pour faire le tour du monde en équipage. Six VO65 se joindront à la flotte pour courir les trois étapes européennes et deux d’entre eux pourraient faire le tour du monde s’ils remplissent les conditions. A un mois du départ, rien n’est encore décidé. Johan Salén directeur général de The Ocean Race nous dit pourquoi.

Quatre Imoca de retour de la Route du Rhum sont arrivées en Méditerranée dans trois ports différents pour faire un check up rapide avant de partir faire un tour du monde long de 32 000 mn. Il s’agit de Holcim-PRB de Kevin Escoffier, Biotherm de Paul Meilhat, Guyot-Environnement de Benjamin Dutreux et Team Malizia de Boris Hermann. L’équipe américaine 11th Hour de Charlie Enright qui n’a pas participé à la transat est fin prête pour prendre le départ d’une course qu’elle attend depuis 3 ans.

Aux côtés de 5 équipes IMOCA qui courront autour du monde, jusqu’à cinq voire six équipes VO65 pourraient être sur la ligne de départ à Alicante, en Espagne, en janvier prochain. Elles auront la possibilité de courir pour un nouveau trophée appelé The Ocean Race VO65 Sprint Cup. Ce nouveau trophée a été spécialement imaginé pour les équipes VO65 et sera décerné à l’équipe qui aura totalisé le meilleur score sur trois étapes de la course : Alicante, Espagne – Cap Vert ; Aarhus, Danemark – La Haye, Pays-Bas ; et La Haye – Gênes, Italie.

Johan Salén, directeur général de The Ocean Race : ” Il y a 6-7 équipes en VO65 qui ont travaillé depuis 3 ans pour trouver des partenaires mais qui ont eu beaucoup de difficultés avec la crise sanitaire. Ce sont des équipes importantes pour le futur de la course. On a donc essayé de trouver des solutions pour eux avec des budgets plus limités pour continuer à les impliquer. On a trouvé cette solution de faire la première étape et les deux dernières sur la partie européenne pour faire quelque chose et conserver leur motivation pour le futur. Cela aurait été mieux bien sûr que tout le monde fasse le tour du monde mais c’est une période de transition pour la course avec ces circonstances très particulières liées au Covid. Il reste encore deux équipes de VO65, l’équipe polonaise et autrichienne, qui ont toujours l’ambition de vouloir faire le tour du monde. Ils seront au départ le 15 janvier s’ils sont en règle avec tout. Ils préparent le bateau et ont l’équipage pour faire le tour du monde. Mais on va être très stricte au niveau de la sécurité et des règles surtout pour l’étape la plus longue. S’ils sont dans les règles, ils pourront faire le tour du monde. On a une liste de points de refit minimum à faire sur le bateau pour qu’il soit safe et ensuite il y a la préparation de l’équipage, ses entraînements et leur assurance. Au départ d’Alicante, on devrait avoir 5 ou 6 VO65 avec 2 potentiellement au départ du tour du monde.

L’équipe Portugaise Mirpuri Foundation Racing Team a confirmé son engagement cette semaine avec António Fontes comme skipper.
Sur la ligne de départ, on devrait retrouver les VO65 de l’équipe mexicaine Viva México, les hollandais Team Jajo, les polonais Wind Whisper, les Autrichiens Auastrian Racing et l’équipe Lituanienne Ambersail 2.




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Globe40. Arrivée victorieuse de Milai: “C’était une étape incroyable !”

L’équipage franco-japonais MILAI Around The World a franchi en tête la ligne d’arrivée de l’étape 5 se situant à l’entrée est du canal de Beagle qui conduit à la ville argentine d’Ushuaia. Le matin même Masa Suzuki et Estelle Greck avait aussi atteint les premiers le légendaire Cap Horn à 09H36 UTC avec un cap plutôt dans une bonne journée avec peu de vent. MILAI aura dominé les deux dernières semaines de cette étape de 4650 milles (9076 km), une longue glissade au portant dans des vents établis et ponctuée de passages dépressionnaires. Sauf changement du classement actuel en mer MILAI gagne une place de second au classement général qui resterait aux mains de SEC HAYAI avec un point d’écart. Tout reste donc encore à jouer dans les prochaines étapes de remontée de l’Atlantique.

Les premiers mots d’Estelle Greck après avoir franchi la ligne d’arrivée. ” C’était une étape incroyable, un souvenir inoubliable avec une victoire à la clef. Nous avons eu la chance de voir des paysages magnifiques et un passage du cap horn émouvant. Ces 20 jours en mer sont passés extrêmement vite, nous avons eu des conditions très variées aussi bien en terme de vent qu’en terme de température ! Un peu de casses aussi, le tarif normal quand on navigue dans les mers du sud. Nous avons formés un très bel équipage avec masa suzuki, merci au team Milai. Merci également a l’organisation de la Globe40 pour nous faire vivre cette course. 40eme hurlant, 50eme rugissant, mer du sud, albatros, autant de mots qui m’ont fait rêver depuis que je suis toute petite. A chacun ses rêves, un des miens vient de se réaliser

Papeete – Ushuaia une étape forte en contrastes
Les 4682 milles de l’étape parcourus par MILAI auront été franchis en 19 jours 19 heures à la moyenne de 9,84 nœuds. Partis de Papeete le 26 novembre dernier les concurrents ont d’abord connu une semaine de vents faibles ou médiums, descendant directement au sud via l’archipel des Australes à la recherche des flux d’ouest forts des latitudes plus basses. Durant cette semaine le classement a varié chaque fois au gré des tactiques chacun passant alternativement de la première à la dernière place. L’arrivée des vents forts aux alentours de 35° sud a marqué le début d’une nouvelle phase que MILAI Around The World a clairement dominé avec une vitesse toujours supérieure à ses concurrents et un écart de 80 milles à l’arrivée avec le second SEC HAYAI. Et ce malgré plusieurs épisodes de déchirures de voile et de longues journées de couture. Une étape qui aura vu les équipages partir de Tahiti et des archipels polynésiens par 18°de latitude sud et finir en Terre de Feu par 55° sud, inutile de souligner le contraste. SEC HAYAI devrait suivre MILAI sur la ligne d’arrivée à moins de 100 milles et les autres concurrents AMHAS, WHISKEY JACK et GRYPHON SOLO2 s’espacent entre 300 et 500 milles du leader, soit des arrivées à Ushuaia s’étalant jusqu’à lundi prochain. Un écart de 2 à 3 jours qui reste faible pour la distance globale parcourue et montre une nouvelle fois le niveau de compétitivité de l’épreuve.

Les latitudes sud et le Horn : un parcours initiatique
La GLOBE40 était déjà descendue dans des latitudes basses autour de 40° Sud à l’occasion du passage de la pointe sud-africaine et en Océan Indien avant d’arriver sur l’Australie. Mais pas pour une durée aussi longue et dans cette dernière étape les skippers de la GLOBE40 ont vraiment trouvé ce qui fait le récit et crée l’imaginaire des grands coureurs au large, l’ivresse des grandes journées de glissade et le sentiment d’absolu de ces grands espaces maritimes infinis et déserts à l’exception de quelques albatros. Ce sera pour chacun une étape forte dans leur parcours au large et dans leur parcours personnel et tous reviendront habités de cette nouvelle expérience qui veut aussi dire froid, angoisse de la dépression plus forte que les autres, et peur de l’avarie si loin de tout. Et les passages dépressionnaires n’ont pas manqué avec des vents atteignant régulièrement les 50 nœuds. Mais fort de leur expérience de 20.000 milles parcourus depuis juin pour la plupart des skippers cette étape a été abordée avec une certaine sérénité acquise au fil des étapes.

La Terre de Feu et Ushuaia : la GLOBE40 à l’approche de son retour en Atlantique.
Si des concurrents du Vendée Globe ou d’autres épreuves océaniques ont pu faire escale à Ushuaia après des avaries c’est la première fois que la province TIERRA DEL FUEGO accueille un tour du monde à la voile en course avec une étape officielle. Elle va offrir aux skippers tout au long des 70 milles qui séparent la ligne d’arrivée officielle du port d’Ushuaia un spectacle juste superbe de nature sauvage entre montagnes enneigées et faune marine abondante du canal de Beagle, dans cette Patagonie sauvage paradis du trekking en été et du ski en hiver. Long de 100 milles, large de 2 à 4 milles avec un passage étroit de moins d’un mille, le canal de Beagle relie l’Atlantique au Pacifique et est partagé entre les eaux argentines et chiliennes, fréquentées par les croisiéristes de l’Antarctique à la voile ou au moteur. Pour l’organisation de l’événement cette étape est aussi un moment fort marquant la fin du parcours en Océan Indien et dans le Pacifique et le retour prochain en Atlantique.

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Globe40. Masa Suzuki et la française Estelle Grek premiers au Cap Horn

Les cinq Class40 engagés sur la Globe40 arrivent au Cap Horn. L’équipage japonais l’a passé en tête ce matin avec à son bord Masa Suzuki et la française Estelle Grek. Une délivrance et une aventure hors du commun pour ce tour du monde parti en juin dernier de Lorient puis de Tanger au Maroc.

Ils en rêvaient depuis le départ. Passer le Cap Horn et faire le tour du monde à bord de leur Class40. Ce matin 16 décembre, le bateau japonais Milai avec à son bord Masa Suzuki et la française Estelle Grek ont passé le Cap Horn en tête et devraient arrivés à Ushuaia en fin de journée. Epilogue d’une magnifique étape, au départ de Papette qui n’aura pas ménagé les marins ni les bateaux.

100 milles derrière, les hollandais Frans Budet et Ysbrandt Endt approchent également du Cap Horn. Les conditions météos restent maniables pour l’instant mais tout peut très vite changer et les concurrents peuvent compter sur Christian Dumard.

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La Coupe de France du Yacht Club de France relancée en 12MJ

Photo: CAL

A l’occasion du Salon Nautic de Paris, le Yacht Club de France a annoncé le format de sa 55e Coupe de France : 133 ans après sa première édition, plus d’une vingtaine de 12 mJI seront réunis pour 12 épreuves en Méditerranée. Un formidable élan pour ces monocoques emblématiques et racés d’une vingtaine de mètres de long qui ont servi de support aux régates acharnées de l’America’s Cup de 1958 à 1987.

Sous l’œil bienveillant de Marc Pajot et Bruno Troublé, tous deux skippers de 12 mJI au cours de différentes éditions de l’America’s Cup, le président Philippe Héral a dévoilé un programme exceptionnel permettant de remettre en jeu la Coupe de France en sommeil depuis près de 20 ans. Elaborée en collaboration avec les Clubs Alliés du YCF à Cannes, Porquerolles, Saint-Tropez et Toulon (Club de la Marine) ainsi que l’International Yacht Club de Hyères, cette Coupe de France confrontera 4 générations de 12 mJI venant de toutes les parties du monde pendant plus d’un an en Région Sud.
Les clubs et les équipages collaboreront pour limiter l’impact sur l’environnement, notamment en mutualisant un maximum de matériel, optimisant les transports et limitant la génération de déchets et les consommations d’eau.

500 marins à la découverte de la French Riviera French Kiss
(dans la catégorie Grand Prix) et France (en Traditionnel) de l’AFCA, tous deux sous les couleurs du Yacht Club de France et anciens challengers de la Coupe Louis Vuitton pour l’America’s Cup sont les puissances invitantes au sein d’une flotte qui n’a jamais été aussi nombreuse depuis le Jubilé de l’America’s Cup en 2001 à Cowes.
Les 40 jours de courses programmés donneront lieu à une communication digitale intense pour partager avec les marins et amateurs du monde entier des images embarquées à bord de ces bateaux mythiques évoluant dans des cadres idylliques. A terre, les célébrations seront à la mesure de ces grands équipages réunissant une quinzaine de marins à chaque manœuvre.

Une figure de proue sur flots écumants convoitée depuis 1891
La Coupe, en argent massif (5,7 kilos), représente une allégorie de la victoire, cheveux au vent, en figure de proue d’une caravelle sur des flots écumants. Sous le château arrière figure une tête de dauphin, le tout reposant sur un socle de marbre rouge portant deux écussons aux emblèmes de Yacht Club de France. Elle est due au dessin de Lucien Bonvallet, le personnage a été sculpté par Claudius Marioton et le tout ciselé par Loth.

Seuls 9 équipages français l’ont remportée en plus d’un siècle, les Anglais étant les premiers à l’enlever, à Cannes en 1898. Elle passera par la suite dans des mains italiennes, allemandes, norvégiennes, suisses, suédoises et australiennes.

Calendrier
Saison 2023
En Europe :
− 25 au 30 septembre : Régates Royales à Cannes – Championnat d’Europe
− 1 octobre : Coupe d’Automne du Yacht Club de France de Cannes à Saint-Tropez
− 2 au 7 octobre : Voiles de Saint-Tropez
− 10 au 15 octobre : Europa Cup à Hyères
Aux Etats-Unis – Newport, Rhode Island :
− 9 au 11 juin New York Yacht Club Annual Regatta
− 7 au 9 juillet : Sail Newport Regatta
− Septembre – 12 Metre North America Championship
Saison 2024
− 24 avril -5 mai : Season Opening à Toulon
− Mai : Pre World Cup à Saint-Tropez
− 6 au 9 juin : Porquerolles’ Classic à Porquerolles
− 16 au 23 juin : Championnat du Monde à Porquerolles
− Début septembre : America’s Cup 12 mJI Regatta à Barcelone
− 17 au 21 septembre : Régates Royales à Cannes
− 22 septembre : Coupe d’Automne du YCF de Cannes à Saint-Tropez
− 23 au 28 septembre : Voiles de Saint-Tropez

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Mini. Jean Marre nouveau président de la Classe Mini pour une année 2023 toujours aussi dense

Photo : Manon le Guen

L’assemblée générale de la Classe Mini qui s’est tenue tout début décembre a donné lieu à l’élection d’un nouveau bureau en charge du fonctionnement et de l’administration de l’association ; Jean Marre a été désigné Président de la Classe ; L’occasion de dresser, avec lui, un bilan de la saison écoulée et de se projeter sur l’année 2023, une année qui promet d’être dense pour tous les skippers avec en ligne de mire, l’épreuve phare de la Classe, La Mini-Transat.

Bonjour Jean, tu viens d’être élu à la Présidence de la Classe Mini, peux-tu te présenter ?
J’ai 29 ans, ça fait presque 4 ans que je suis dans la Classe Mini qui m’a tout appris !
Venant d’un tout autre milieu que celui de la voile, je suis venu à la course au large grâce à la Classe Mini qui offre cette porte vers le large à tous les profils et qui a cette richesse de mélanger les genres, les milieux sociaux, les expériences… Certains, comme moi, partent de très loin, d’autres ont fait de l’olympisme… et tout ce petit monde vibre par le même apprentissage sur l’eau et sur les pontons. En 4 ans, j’ai énormément progressé et j’essaye de continuer de grandir dans d’autres aventures de course au large grâce à tout ce que la Mini m’a donné…même si j’ai l’impression qu’on ne quitte jamais vraiment complètement la Classe Mini. C’est une des raisons principales pour laquelle je suis entré au Conseil d’Administration il y a 1 ans et que je me suis présenté à la Présidence cette année, avec l’envie de redonner à la Classe tout ce qu’elle m’a apporté ; C’est la moindre des choses !

En 2022, près de 8000 milles en course ont été proposés aux skippers de la classe et toutes les courses ont fait le plein, quel bilan dresses-tu de cette saison ?
Ça a été une sacrée saison pour la Classe Mini ! On l’a vu en début d’année, la Classe Mini a connu un véritable engouement avec beaucoup plus de projets que d’habitude donc de prétendants au départ des courses de la saison. On avait quelques inquiétudes concernant les inscriptions aux courses : est-ce que tout le monde arriverait à faire les courses voulues ? Est-ce que les organisateurs allaient pouvoir absorber cette augmentation et la tension qui allait en découler ? On était donc en attente de voir ce qui allait se passer plutôt que de prendre des mesures anticipées, à l’aveugle. Finalement, on est plutôt satisfait du déroulé de cette saison où très peu de skippers n’ont pas réussi à participer aux courses qu’ils voulaient. Toutes les courses sont parties à plein. On a même battu le record cette année avec la Mini en Mai qui est partie à 100 bateaux, sous l’impulsion d’Yves le Blevec, des efforts du port de la Trinité et du club support, la SNT [Société nautique de la Trinité sur Mer – ndlr]. La course phare de notre calendrier les années paires, la SAS (Les Sables – Les Açores – Les Sables) a elle aussi fait le plein, pour la première fois il me semble, et l’événement a été particulièrement réussi ; Pour beaucoup, c’était la première expérience du vrai large et c’est toujours fondateur ; la SAS est vraiment une course incroyable !
Globalement, à chaque course, on a eu de sacrés batailles sur l’eau et à tous les étages du classement.

Évidemment, on a été attentif aux petits couacs qui ont pu avoir lieu car avec autant de coureurs et de coureuses sur le circuit, les pressions sur les organisateurs et les permanents de la Classe sont forcément plus importantes. Donc on veille à surveiller cela et à envisager des solutions, à chaque débrief pour faire mieux l’année prochaine. Enfin, je tiens à le rappeler, le circuit repose aussi beaucoup sur les bénévoles des clubs qui organisent les courses. Un grand grand merci à eux, parce que c’est aussi grâce à eux, que l’ensemble des ministes peuvent découvrir la course au large.

Sur une note un peu plus festive, la saison s’est terminée par la course organisée par la Classe : la Chrono 6.50 qui est aussi importante pour nous car elle représente bien l’esprit de la Classe. Une Classe où l’entraide, la rencontre, l’échange sont aussi des caractéristiques essentielles au même titre que la compétition et la performance.

Une année 2023 qui s’annonce dense avec la Mini-Transat

Comment se présente la saison 2023 ? Quels sont les chantiers à venir pour la Classe Mini ?
2023 s’annonce au moins aussi intense voire plus pour l’équipe de la Classe, salariées et Conseil d’Administration, comme pour une partie des adhérents qui va s’élancer sur la Mini Transat 2023.
C’est le sujet qui va nous occuper une grande partie de l’année car l’organisation d’un événement aussi majeur est forcément complexe. Cette année, en plus, on a, à cœur, d’organiser un bel événement en hommage à Marc Chopin, organisateur de la Mini Transat 2021 aux Sables d’Olonne qui vient de succomber d’une longue maladie ces derniers jours.
Ça a été une vraie tristesse parce que Marc était un pilier pour nous. Il a beaucoup œuvré pour faire de sacrés événements de la Classe comme la Mini 2021 qui a été top malgré tous les rebondissements possibles et imaginables : tempêtes, volcans, climat social … pourtant ça avait été une sacrée fête !
Le sujet organisationnel va donc être un des sujets clés de l’année prochaine pour nous.

On va aussi rester attentif à l’équilibre protos/séries. C’était une des priorités de l’année dernière; nous avons généralisé les quotas sur les courses de saison pour les protos, des quotas qui ne prévalaient jusqu’ici que sur les courses de catégorie A. C’est quelque chose qui nous tient à cœur pour garder cette ADN de la Classe entre l’équité en série et la recherche d’innovation en proto. C’est ça, la Classe Mini, laboratoire de la course au large !
Trois nouveaux protos vont être mis à l’eau en 2023, après les sept de cette année ! La catégorie est ultra dynamique avec de nouveaux plans ce qui promet de très belles luttes sur l’eau pour l’année prochaine ! ça va être très intéressant à observer. On va évidemment garder un œil là-dessus et il n’est pas impossible que la Mini Transat 2023 parte à plein en
proto comme en série !

On veut aussi continuer de réfléchir à comment valoriser l’ensemble des profils de la Classe Mini. Pas seulement les projets «performance» et ceux qui ont du budget, mais aussi tous les autres… toute cette diversité qui représente et fait la richesse de la Classe Mini.
On veut rester un sport lisible et simple à suivre. Si la Classe Mini est aussi attractive, c’est aussi pour sa capacité à rendre accessible à tous la course au large. C’est un sujet sur lequel il faut rester attentif avec l’augmentation des budgets, des prix des bateaux …

Sur le plan environnemental, on essaye d’avancer en concertation avec l’ensemble des adhérents qui veulent s’engager sur ces questions essentielles ou même avec des personnes extérieures de la Classe qui viennent avec des bonnes idées.
Cette année, quelques idées ont été travaillées, mais on a probablement manqué un peu de structuration pour faire émerger des actions concrètes applicables tout de suite. Il y a une multitude de propositions qu’il faut réussir à mettre en résonance avec tous les paramètres de l’écosystème de la Classe, ce qui se fait grâce aux échanges, au débat, à la confrontation d’idées. C’est le fonctionnement de la Classe et ça permet d’avancer grâce à l’intelligence collective. Cette année, il y a beaucoup de personnes motivées et impliquées sur ce sujet..

D’un point de vue technique, il y a aussi plusieurs bateaux de série qui semblent arriver sur le marché et que l’on devra homologuer.
Enfin, comme chaque année, on essaye de regarder si certaines choses de la jauge doivent évoluer, en fonction de ce qui nous est remonté des pontons, des chantiers ou des autres classes. On a la chance d’avoir une jauge très complète et stable après des dizaines d’existence, tout en restant simple.

Calendrier prévisionnel de la Classe Mini 2023
16 Mars Arcipelago 6.50 – 220 milles
6 Avril 100 milles en Îles – 100 milles
12 Avril Gran Premio d’Italia – 540 milles
13 Avril Plastimo Lorient Mini – 250 milles
29 Avril Pornichet Select 6.50 – 300 milles
4 Mai 222 Mini Solo – 222 milles
7 Mai Solo Med – 700 milles
Début Mai Mini en Mai (dates à confirmer) – 500 milles
1 Juin Trophée Marie-Agnès Peron – 220 milles
11 Juin Mini Fastnet – 600 milles
26 Juin Massilia Cup Offshore – 500 milles
26 Juin Calvados Cup (1) – 270 milles
30 Juin Mini Calvados Cup (2) – 300 milles
4 Juillet Calvados Cup (3) – 190 milles
19 Juillet Puru Transgascogne – 620 milles
24 Septembre Mini-Transat – 4050 milles

Source Classe Mini

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Imoca. Les bateaux devront embarquer une voile verte

C’est un début. La Classe Imoca présente la règle de la Green Sail, voile verte, qui vise à réduire l’impact de la production des voiles sur l’environnement au cours des prochaines années.

Aujourd’hui, la production d’un jeu de voiles complet représente 1,4% des émissions totales de CO2e de l’impact de la construction d’un nouveau bateau. La donnée est le résultat de l’étude menée par 11th Hour Racing, Design & Build Report 2021 que nous avons résumé dans le numéro 99 de Course Au Large. L’un des impacts les plus importants est généré par la production de déchets des matériaux primaires (résines et fibres) et secondaires (consommables : gants, papier, bâche, etc) utilisés pour la fabrication de la voile. Aussi, pour produire 1 kilo de voile, 6 kilos de déchets sont aujourd’hui émis.

Michel Marie, consultant en analyse du cycle de vie, s’est joint à la démarche de l’IMOCA pour élaborer cette nouvelle règle. “L’IMOCA a décidé d’évaluer d’abord le cycle de vie des voiles pour comprendre les points critiques de leur production,” explique-t-il. “C’est grâce à ce processus que l’IMOCA a pu imaginer la règle de la Green Sail (voile verte) et commencer à s’attaquer aux principaux impacts liés à la production des voiles aujourd’hui.

Grâce à la collaboration avec les principales voileries partenaires des teams IMOCA, la Classe est parvenue à identifier les domaines clés qui permettraient, à court terme, de réduire l’impact de fabrication. Ainsi, la première rédaction de la règle Green Sail se concentre sur trois éléments périphériques majeurs de la production des voiles : les déchets, l’énergie et le transport. Dans un premier temps, l’objectif est d’optimiser le processus de production en minimisant son impact puis dans un second temps, d’imposer des objectifs relatifs aux technologies utilisées pour la production de la membrane.

La Green Sail IMOCA est une étape passionnante qui va motiver l’ensemble de l’industrie du secteur“, déclare Jono Macbeth, responsable du développement durable chez North Sails. “Cette initiative oblige les fabricants à évaluer et à modifier leurs processus pour s’aligner sur un résultat plus respectueux de l’environnement. North Sails soutient cette approche et la considère comme le début d’un voyage passionnant qui aura finalement un impact positif pour tous.

Pour pouvoir bénéficier du standard Green Sail de l’IMOCA, chaque voilerie doit ainsi justifier être en mesure de répondre aux différents objectifs fixés par un système de notation : la diminution de la production de déchets, l’utilisation d’au moins 25% d’énergie renouvelable et le choix d’un mode de transport le moins impactant possible, l’avion étant proscrit.

All Purpose est au cœur de la course au large et travaille activement à réduire son impact environnemental depuis plusieurs années“, explique Matthieu Souben, Responsable Design chez All Purpose. “En tant qu’acteur de la Classe IMOCA, il était évident de partager et de participer à la rédaction des exigences futures. C’est un premier pas qui, on l’espère, évoluera rapidement pour inscrire la performance environnementale comme un impératif pour un projet de course au large responsable et cohérent.”

L’arrivée de la Green Sail complète une série de mesures déjà mises en place par l’IMOCA. En effet, la Classe a déjà limité le nombre de voiles à 8 à bord et a mis en place un système de boutons pour suivre les voiles achetées et vendues. L’ajout de cette Green Sail vient compléter le processus de fabrication puisqu’elle “implique une augmentation de la durabilité et maintenant, un travail de fond sur les matériaux et surtout les déchets occasionnés lors de la production,” déclare Paul Meilhat, skipper Biotherm.

Les processus de production sont certainement à remettre en cause, et comme pour les constructions de bateaux nous devons trouver des solutions pour réduire les matériaux dits “consommables”. Au sein du team, nous sommes de plus très fiers que notre fournisseur fabrique l’intégralité de ses voiles en France,” ajoute-t-il.

Dès les premières discussions, l’intention était de créer des discussions régulières autour de cette règle afin de la faire évoluer au fil des ajustements dans le secteur de la voilerie et de fixer des objectifs de plus en plus ambitieux au cours des prochaines années.

Incidence est heureux d’avoir collaboré activement avec la Classe IMOCA pour élaborer les premiers contours de la Green Sail,” déclare Pierre-Antoine Morvan, responsable de la division Course au large et Super Yacht chez Incidence. ” L’IMOCA a su mobiliser et accompagner les différents acteurs, les voileries et MarineShift360 afin d’évaluer pragmatiquement les points de progression. Cette démarche correspond parfaitement à ce qu’Incidence souhaite mettre en place avec l’ensemble de sa production. Même si la route vers une voile totalement verte est encore longue, cette première règle pose les bases d’une transition vers des fabrication de voiles moins impactantes pour l’environnement. ” La Classe IMOCA tient à remercier toutes les voileries qui ont contribué à la mise en place de ce projet et est impatiente de faire perdurer cette collaboration.

RÈGLE 2023

Green Sail : Une voile qui répond aux critères définis dans le protocole de jauge.

AN.3 – Voile verte

(a) A partir du 1er janvier 2023, le skipper doit avoir à bord au moins 1 voile verte pour chaque course du calendrier IMOCA GLOBE SERIES sauf si l’équipe n’a pas acheté plus d’une voile neuve en 2023.

A partir du 1er janvier 2024, le skipper doit avoir à bord au moins 1 voile verte pour chaque course du calendrier IMOCA GLOBE SERIES.

(b) Exclusion
Le tourmentin et le spinnaker sont exclus d’AN.3

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Globe40. Les 5 Class40 en approche du Cap Horn !

L’équipage japonais n’est plus qu’à moins de 500 milles du Cap Horn et le dernier de la flotte a 900 milles. La délivrance est proche pour la flotte des 5 Class40 qui vivent une aventure assez extraordinaire tout en réalisant une course très disputée.

A 1000 milles du cap Horn les équipages ont du faire faire face à une succession de dépressions dont la dernière en cours a levé des vents atteignant 50 nœuds. Si les skippers ne relèvent pas à ce jour d’avaries graves l’atmosphère est tendue et concentrée sur cette phase qui doit se conclure en fin de semaine par le passage du mythique cap. Et la solidarité est de mise entre les concurrents en compétition mais aussi ensemble dans cette aventure hors normes. Et le premier MILAI Around The World a franchi la latitude 50°Sud marquant l’entrée de l’épreuve dans les « cinquantièmes hurlants ».
 
Le jeu des dépressions
Après avoir franchi la porte Chilean Gate une dépression secondaire plus creuse que prévue a traversé la flotte hier avec des vents moyens de 35 noeuds et des rafales jusqu’à 50 noeuds. Un moment tendu à passer pour les équipes de la GLOBE40 qui sont maintenant à 1000 milles environ du Cap Horn qui devrait être atteint vendredi 16 décembre prochain. Dans ces moments critiques c’est l’esprit de solidarité qui a pris le pas quelques heures sur les objectifs de compétition comme en témoigne le message envoyé par Frans Budel skipper de SEC HAYAI à toutes les autres équipes “Hi everyone, Heavy weather coming up, we want to say to all off us, be careful be safe and meantime try to sail fast Hang on Greatings Frans and Ysbrand “. Enfin MILAI Around The World est le premier concurrent de l’épreuve à être rentré dans les cinquantièmes ce jour.
 
La Chilean Gate : un marqueur de la démarche sécurité
Cette marque à 1500 milles des côtes chiliennes s’inscrit dans la démarche de sécurité de la manifestation et dans le respect de l’esprit de la classification en catégorie 1 ( régles d’équipement des voiliers en fonction de leur parcours ) ; la catégorie 1 est juste après la catégorie 0 pour une navigation sans limites).De part son positionnement elle interdit dans la route vers le Cap Horn de descendre vers des latitudes sud plus hostiles.Tous les concurrents ont maintenant viré cette marque avec 37 heures d’écart entre le premier et le dernier . Après une première semaine ou les classements ont beaucoup évolué, l’arrivée de vents plus forts et une réparation opportune de voiles ont permis à MILAI de prendre un avantage sur le reste de la flotte même si tout reste encore possible.
 
Ushuaia attend les nouveaux cap- horniers 
Destination atypique mais au combien merveilleuse entre montagnes enneigées de Patagonie et profusion de la faune marine du canal de Beagle, la grande station du bout du monde et porte vers l’Antarctique attend les concurrents. Ceux -ci rallieront la ville argentine après avoir passé la ligne officielle de l’étape se situant à l’entrée du Canal de Beagle à 70 milles environ d’Ushuaia. Les skippers rallieront le port dans le cadre du TIERRA DEL FUEGO TROPHY du nom de la collectivité régionale qui soutient le projet avec le club local AFASyN.

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