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The Ocean Race. Conférence de presse avant le départ dimanche 15 janvier 2023

13 January 2023, IMOCA Skippers Press conference in Alicante: Boris Herrmann, Kevin Escoffier, Benjamin Dutreaux, Paul Meilhat, Charlie Enright

La première conférence de presse a eu lieu au beau milieu d’une intense période de préparation pour les 5 équipes en Imoca et les 6 en VO65.

Cette présentation officielle des 11 skippers des flottes IMOCA et VO65 a marqué une étape importante en vue de The Ocean Race avant le départ de cette course incontournable et historique, dimanche après-midi. C’est aussi le 50e anniversaire de l’événement. Raison de plus pour que cette 14e édition comprenne la plus longue étape de son histoire : 12 750 milles entre le Cap, en Afrique du Sud, et Itajaí, au Brésil. Cette étape devrait durer 30 jours, lors desquels la flotte IMOCA naviguera dans les fameuses et redoutées mers du Sud.
Quand on aborde le sujet, on comprend rapidement que les skippers IMOCA, tous chevronnés, ont clairement saisi le défi et l’importance que représente cette étape..
Je n’ai encore jamais navigué en équipage 30 jours d’affilé“, admet le français et co-skipper de GUYOT environnement – Team Europe (FRA/GER) Benjamin Dutreux. D’autres ont fait preuve de la même franchise. “Je pense que la troisième étape sera particulièrement difficile, car il s’agira de savoir quand ralentir et jusqu’où pousser“, affirme Charlie Enright, le skipper de 11th Hour Racing Team (USA). “Il se peut que nous finissions par naviguer à 70% en mode pilote automatique. Du point de vue du spectateur, le parcours se résume à une course jusqu’en Afrique du Sud, une survie jusqu’au Cap Horn et une remontée jusqu’à l’arrivée.
Toutefois, tous les skippers ne sont pas d’accord sur l’étape qui promet d’être la plus difficile.
C’est sûr que l’étape 3 sera difficile, car nous nous dirigeons vers le sud, mais trois de nos équipiers y sont déjà allés en naviguant seuls sur un IMOCA“, a déclaré Paul Meilhat de Biotherm (FRA). “Pour nous, ce sont les étapes 1 et 2 qui seront les plus délicates. Nous ne nous sommes pas entraînés ensemble pour cette course, la première fois que nous avons navigué en équipage, c’était il y a une semaine, donc nous allons découvrir comment nous travaillons à cinq sur le bateau.
Le défi qu’est la navigation en équipage a également été sujet à des réponses inattendues. Les avantages que représentent le partage de la charge physique, la gestion du bateau et le maintien de la pression sont évidents. Mais les marins ayant une expérience en solo ont souligné la pression supplémentaire qu’un équipage complet peut engendrer.
Lorsque vous naviguez seul, vous n’êtes pas souvent stressé car vous pouvez faire les choses à votre rythme, mais en tant que skipper, vous avez un tas de responsabilités supplémentaires envers l’équipage, donc je m’attends à être plus stressé au départ“, explique Paul Meilhat. Un point de vue partagé par Kevin Escoffier de Team Holcim PRB (SUI).
C’est plus facile de naviguer seul, parce que quand vous êtes quatre, vous devez penser à tout le monde“, ajoute le skipper français.
Pour Benjamin Dutreux, c’est le brassage des cultures et des compétences qui lui importe avant le départ.
Nous partageons différentes cultures au sein de l’équipage, ce qui est une force, alors l’important c’est de bien les gérer pour obtenir le meilleur pour l’équipe.
Pour les spectateurs et les passionnés de l’événement, les performances impressionnantes des IMOCA sont l’un des grands attraits de cette course, mais les hautes vitesses ne sont pas sans risque, comme le souligne Kevin Escoffier. Concevoir un bateau plus performant que le reste de la flotte fait partie de la compétition et implique que les équipes préserveront toujours leurs secrets.
Toutefois, en cas de problème lié à la sécurité, nous partagerons les informations susceptibles d’aider “, précise-t-il. “Je ne voudrais pas gagner une étape en sachant qu’un bateau s’est cassé parce qu’une information n’a pas été partagée“.
Le skipper de Team Malizia (GER), Boris Herrmann, est d’accord. “Il y a une bonne ambiance dans cette classe et j’espère que nous pourrons la garder tout au long de la course.
Après avoir été la première équipe à annoncer sa participation et avoir bénéficié d’un délai de trois ans pour prendre le départ avec un nouvel IMOCA conçu spécialement pour les courses en équipage, 11th Hour Racing Team fait figure de favorite, mais Charlie Enright a souligné que tout avantage perçu devait être remis dans son contexte.
Trois ans de préparation comparés à la quantité d’expérience que je compte ici parmi les marins à ma droite, ce n’est finalement pas grand-chose…», ajoute-t-il.

https://www.youtube.com/watch?v=iHd2s3tCVg4

Les skippers VO65 étaient aussi au rendez-vous, et eux aussi étaient 100% concentrés sur le défi qui les attend. Ils seront les premiers à prendre le départ dimanche. Pour eux, la première étape du sprint VO65 de The Ocean Race les emmènera d’Alicante au Cap Vert.
“Je pense que ma responsabilité est énorme, surtout quand je considère le nombre de jeunes marins dans l’équipage, mais je crois aussi que c’est une opportunité extraordinaire de régater contre autant de grandes équipes”, a confié le skipper d’Ambersail 2 (AUT), Rokas Milevičius.
Pour Antonio Fontes, qui a déjà participé à The Ocean Race 2017-18, et qui est désormais skipper de l’équipe portugaise Mirpuri Foundation Racing Team (POR), la course représente une unique occasion d’inspirer la prochaine génération. “Ce projet a pour but de développer la voile hauturière portugaise et cette compétition permet à la prochaine génération de se lancer et de découvrir ce type de course pour la première fois.”
Pour Gerwin Jansen, skipper de l’Austrian Ocean Racing Powered by Team Genova (AUT/ITA), le partenariat avec la ville hôte de l’arrivée (Gênes) a été un élément clé de leur campagne.
Pour cette édition, le pays le plus représenté en VO65 n’est autre que les Pays-Bas.
“Je suis super heureux car nous sommes six hollandais à bord “, a déclaré le skipper de Team JAJO (NED), Jelmer van Beek, dont l’équipage comprend le vétéran de la course, Bouwe Bekking, avec huit éditions à son actif. “Il sera chef de quart, c’est génial d’avoir une telle expérience à bord”.
Le skipper de Viva México (MEX), Erik Brockmann, a ajouté : “Nous sommes très heureux d’être ici sur la ligne de départ pour représenter le Mexique, 50 après la victoire de Sayula II. »
Après avoir remporté l’In-Port Race le week-end dernier, Windwhisper Racing Team (POL) de Pablo Arrarte est sous le feu des projecteurs.
“Toutes les équipes sont très bonnes et le fait d’avoir eu cette course comme session d’entraînement était très intéressant. Même si nous avons rejoint The Ocean Race tardivement, nous nous sommes entraînés autant que possible, alors nous espérons que les résultats seront là.”

Météo
Après une semaine où les prévisions météorologiques ont oscillé autour de modèles variables, le tableau s’éclaircit pour le départ de dimanche. Actuellement, les prévisions annoncent une brise de sud-ouest de 8 à 12 nœuds pour le départ des VO65, qui devrait basculer au nord-ouest pour la flotte des IMOCA. Ensuite, lorsque les deux flottes se dirigeront vers le détroit de Gibraltar, elles devraient rencontrer jusqu’à 30-35 nœuds dans la mer d’Alboran lundi, cela sera leur première épreuve.

Comment regarder le départ de la première étape de The Ocean Race :
Départ de la flotte des VO65 : 14h00 heure française – Eurosport Player / Discovery+ platform
Départ de la flotte IMOCA : 16h00 heure française – Eurosport / Eurosport Player / Discovery+ platform – Eurosport diffusera un programme de 30 minutes à 15:30 heure française.
Sachez que les deux départs de la course depuis Alicante seront également diffusés pour les téléspectateurs internationaux sur la page d’accueil de www.theoceanrace.com et sur https://www.youtube.com/Eurosport/streams.

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SaiGP. Conditions très légères à Singapour, mauvaises journée pour les Français

The F50 catamaran fleet practice starts ahead of the Singapore Sail Grand Prix presented by the Singapore Tourism Board in Singapore, Singapore. 13th January 2023. Photo: Bob Martin for SailGP. Handout image supplied by SailGP

Pour le premier Grand Prix de l’année 2023 et pour la première fois en Asie, les équipages de SailGP ont du patienter pour avoir du vent et régater en baie de Singapour. Deux manches seulement ont pu être courues ce premier jour avec des équipages qui naviguaient avec la grande aile et 4 équipiers à bord.

Les Australiens, les Anglais et les canadiens se sont les mieux sortis de conditions compliquées sur l’eau sur un parcours réduit à 4 legs qui n’a pas offert un spectacle incroyable en mode archimédien. Les néo-zed qui ont réussi parfois à foiler sont 6e. Les Français malgré de bons départs terminent derniers. Ils sont à 8 points de la 3e place. Tout est encore possible pour pouvoir réitérer leurs exploits sur les deux derniers Grand Prix et conserver leur 3e place au classement général.

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RORC Transatlantic Race. Le MOD70 Maserati premier en temps réel et bat le record

Le Maserati Multi70 de Giovanni Soldini a remporté les honneurs de la ligne en multicoque de la RORC Transatlantic Race 2023. Il établit un nouveau record de la course en multicoque en 5 jours 5 heures 46 minutes 26 secondes, pulvérisant le record précédent de 17 heures.

Giovanni Soldini, Guido Broggi, Matteo Soldini, Oliver Herrera Perez, Francesco Pedol, Lucas Valenza-Troubat et Francesco Malingri ont réalisé une superbe course. Mais la victoire et le nouveau record de la course n’ont pas été faciles. Des vents forts et une mer formée ont fait des ravages sur le bateau. « Je suis très content, nous étions très rapides et nous avons fait un très beau parcours dans cette course », a commenté Soldini. « Nous avons eu un gros problème de dérive et de safran, mais nous avons continué à nous battre. Je suis tellement heureux d’être ici à la Grenade et je suis tellement fier de mon équipe, ce sont des gars spéciaux. Nous nous sommes trompés au début lorsque nous sommes allés chercher du vent thermique dans les îles Canaries ; nous l’avons probablement raté d’une demi-heure. Après cela, nous avons fait un très bon travail quand vous regardez notre cours. Nous avons bien empanné sur les changements de vitesse et nous sommes sortis de chaque manœuvre avec un grand angle.

Le MOD70 Snowflake américain de Frank Slootman, skippé par Gavin Bradya terminer 2e, 5h plus trad. Le bateau français Zoulou devrait prendre la 3e place.

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Ultim. Anthony Marchand devient skipper d’Actual Ultim 3 et prendra le départ du Tour du Monde Ultim

Photo: Ronan Gladu

Anthony Marchand devient le skipper d’Actual Ultim 3 tandis qu’Yves Le Blevec prend la direction du Team Actual. A 37 ans, Anthony devient aussi le plus jeune skipper de la classe Ultim. Cette décision tripartite entre Samuel Tual, Président d’Actual group, Yves Le Blevec et Anthony Marchand est une première en course au large. Ces évolutions et cette création de poste ont été mûrement réfléchies et sont parfaitement en phase avec les valeurs et les métiers du Groupe Actual : « déceler des talents et créer le cadre pour qu’ils s’y épanouissent ». En attendant la mise à l’eau de l’Ultim, actuellement en chantier, Anthony prendra le départ du Tour du Monde en équipage « The Ocean Race », dimanche 15 janvier, sur l’Imoca Biotherm skippé par Paul Meilhat.

« L’histoire continue, de façon différente. »
Samuel Tual, Président d’Actual group : “Anthony va pouvoir se concentrer sur la performance, tout en s’appuyant sur l’expérience d’Yves et de l’ensemble de l’équipe. Il est aujourd’hui intéressant de pérenniser notre programme voile en confiant ce poste de skipper, qu’Anthony va occuper. Le Team Actual s’est structuré au fil des années. Cette évolution a dû contraindre Yves à endosser plusieurs rôles : il était à la fois skipper, directeur du team et manager de l’ensemble du programme. Nous arrivions aux limite s de ce modèle, notamment compte-tenu des enjeux sportifs du tour du monde à venir (Arkéa Ultim Challenge dont le départ aura lieu le 7 janvier 2024 ndlr). Pour Yves, c’est une évolution de carrière, choisie. C’est la mission du groupe Actual de déceler des talents et de créer le cadre pour qu’ils s’y épanouissent.
C’est ce que nous avons fait avec Yves, qui va continuer de se réaliser dans ce nouveau statut. Et nous allons désormais accompagner Anthony. L’histoire continue, de façon différente.

« J’ai plein d’idées pour le développement du Team Actual ! »
Yves Le Blevec, directeur du Team Actual : Le Team Actual, la filiale « course au large » du Groupe Actual, peut aussi devenir un acteur majeur dans son domaine. « Je vois ce nouveau statut comme une promotion : je passe de skipper à directeur et j’ai plein d’idées de développement pour le Team Actual ! Le Groupe Actual est un acteur majeur de l’emploi en France.Il y a des perspectives passionnantes en termes de transmission, de formation, d’histoires à partager qu i sont parfaitement en phase avec les valeurs d’Actual. Je me sens complètement capable de diriger cela… Et ça me passionne ! »

« Profondément heureux et touché »
Anthony Marchand, skipper d’Actual Ultim : « Je suis profondément heureux et surtout touché de la confiance que m’apportent Samuel Tual, Yves, c’est gratifiant. C’est une grosse responsabilité, mais cette pression liée au statut de skipper est une dimension qui me manquait. J’ai profité de la transat retour de la Route du Rhum, où j’étais skipper de l’Ultim, pour y réfléchir. C’était l’occasion parfaite pour me projeter, de façon très concrète, sur ce nouveau statut. J’en avais besoin pour mener une réflexion personnelle, avant de m’engager sur ce programme qui comporte beaucoup d’enjeux. »

Chronologie d’une évolution mûrement réfléchie

2017
Yves chavire au sud du Cap Horn : il y aura un avant et un après. « Je n’ai plus abordé la course au large de la même façon. Je me suis éloigné d’une forme d’insouciance, d’indestructibilité. »

2020
Acquisition du M100 MACIF de François Gabart qui devient Actual Ultim 3 avec un nouveau projet sportif sur 4 ans.
2021
Yves choisit Anthony Marchand comme co-skipper de la Transat Jacques Vabre. A l’issue de cette transat en double, Yves partage à Samuel Tual ses réflexions sur quel pilote pour aller plus vite, progresser et gagner ? Ils engagent des discussions de fond sur les différents scénarios possibles.
2022
Yves propose à Anthony de rester dans la cellule performance du Team Actual et de devenir le skipper remplaçant de l’Ultim Actual.
A l’issue de la Route du Rhum, Yves et Samuel Tual proposent à Anthony de prendre la barre d’Actual Ultim 3 et de gérer la partie sportive du projet.
2023
Janvier – Mars
. Anthony est performer à bord de l’IMOCA Biotherm de Paul Meilhat sur The Ocean Race. Il va mettre à profit cette expérience de haut vol pour découvrir les mers du sud et commencer ainsi sa préparation à l’Arkéa Ultim Challenge.
. Chantier technique pour le Team Actual.
Avril : mise à l’eau d’Actual Ultim 3
Printemps : premières navigations en équipe puis en solitaire pour le nouveau skipper Actual – Parcours de qualification de 2500 milles en solitaire
Juin – Juillet : entraînements, travail sur la performance
Été – Automne : poursuite de la préparation au tour du monde en solitaire
2024
(*) 7 janvier : départ de l’Arkéa Ultim Challenge, Tour du monde en solitaire et sans escale

Anthony Marchand performer, authentique, humble

Samuel Tual : « Anthony dispose d’un potentiel extraordinaire qui ne demande qu’à être révélé dans le cadre du programme que nous avons construit. Il s’appuie sur une expérience déjà très riche : en Ultim, mais aussi sur plusieurs supports, en solitaire, en équipage et sur différents formats de course : sa polyvalence est très intéressante. Sa personnalité, son comportement, son savoir-être sont complèteme nt en phase avec les valeurs du groupe. Nous le côtoyons et le regardons évoluer depuis près de deux ans au sein du Team Actual : il a gagné notre confiance grâce à son engagement, son empathie, sa façon de communiquer, son authenticité, son niveau d’exigence élevé.
Yves Le Blevec et Actual, ce sont 22 ans d’histoire et de développement communs : un partenariat dans la durée qui a connu plusieurs phases de développement et qui a grandi au fur et à mesure que grandissait le groupe. Aujourd’hui, dans ses nouvelles fonctions, il va faire gagner le projet en performance et accompagner Anthony dans son nouveau défi.
»

Yves Le Blevec : « Anthony est un performer. Il en a le potentiel et l’envie. Il a un parcours de sportif de haut-niveau avec notamment une dizaine d’années sur le circuit Figaro à son actif. Mais il sait rester humble. C’est précieux. Il est authentique et dans l’humain. C’est dans l’ADN de notre équipe. »

Anthony Marchand : « Le premier réflexe, lorsque l’on te propose un projet aussi énorme, c’est de dire oui ! J’ai cependant souhaité me donner du temps pour réfléchir. J’avais très envie d’y aller, mais je voulais être sûr de mon choix, être sûr d’être la bonne personne pour ce programme, pour Actual, pour Yves, pour l’équipe. J’ai profité de la transat retour de la Route du Rhum, où j’étais skipper du bateau, pour y réfléchir. C’était l’occasion parfaite pour me projeter, de façon très concrète, sur ce nouveau statut. J’avais besoin de mener une réflexion, personnelle, avant de m’engager sur ce programme qui comporte beaucoup d’enjeux.
Je n’avais pas navigué depuis longtemps à bord de l’Ultim. Nous avons eu des conditions musclées avec une mer très formée, des orages, des rafales à 35 nœuds… Bref, des conditions idéales pour se poser des questions de fond : est-ce que je suis heureux à bord ? Est-ce que je pense pouvoir être performant ? En sécurité ? Etc.
A chaque fois, j’ai répondu « oui ». Avant de m’engager, j’avais besoin de cocher plein de petites cases, plein de petits « oui » avant le gros « oui ».J’ai donné ma réponse définitive à l’arrivée de ce convoyage, à La Trinité-sur-mer.
Je pars sur un tour du monde dans quelques jours… Deux tours du monde à suivre, cela parait énorme, mais cela va se faire étape par étape, naturellement. J’ai hâte d’aller découvrir les mers du sud à bord de l’IMOCA Biotherm. Ce sera un apprentissage précieux pour le tour du monde en Ultim.
Quand on regarde de loin, il y a une montagne à gravir mais, de près, ce sont plein de petites collines à franchir. Je préfère aborder les choses étape par étape. Cela ne sert à rien de se mettre une pression inutile. Et je vais être accompagné par le Team Actual. Je ne suis pas livré à moi-même pour relever ce défi. Je suis entouré de personnes hyper compétentes et expérimentées, à commencer par Yves qui sait mieux que personne ce qui m’attend.

Anthony Marchand – 37 ans – Basé à Lorient
Né le 4 mars 1985 à Saint-Brieuc

PALMARÈS

9 Solitaire du Figaro – 7 transats en double dont 2 Transat Jacques Vabre

2022
ACTUAL ULTIM 3
4è Finistère Atlantique – Challenge Action Enfance (skipper Yves Le Blevec)
1er ArMen Race Uship (skipper Yves Le Blevec)
2021
4è Transat Jacques Vabre, co-skipper sur Actual Ultim 3 skippé par Yves Le Blevec
14è Transat en Double Concarneau – Saint Barth en Figaro skippé par Fabien Delahaye
2020
Navigateur Ultim Actual pour la Drheam Cup
2019
3e La Solitaire URGO Le Figaro
Transat Jacques Vabre en IMOCA sur Prysmian Group skippé par Giancarlo Pedote
2018
2e Championnat de France Elite de Course au Large (circuit Figaro Beneteau)
2e La Solitaire URGO Le Figaro (2 victoires d’étape)
5e Transat AG2R LA MONDIALE en Figaro avec en co-skipper Alexis Loison
2016
6e Championnat de France Elite de Course au Large en Solitaire (circuit Figaro Beneteau)
13e Solitaire du Figaro Eric Bompard cachemire
1er Solo Maître CoQ (circuit Figaro Beneteau)
2015
4e Volvo Ocean Race (MAPFRE) Barreur / Régleur
Responsable performance de l’IMOCA SMA
2013
5e Championnat de France Elite de Course au Large en Solitaire (circuit Figaro Beneteau)
15e Solitaire du Figaro Eric Bompard cachemire
4è Transat Bretagne – Martinique (circuit Figaro Beneteau)
2012
5è Transat AG2R La Mondiale (circuit Figaro Beneteau), sa 8è traversée de l’Atlantique à l’âge de 27 ans.
2010
15è Solitaire du Figaro – 1er bizuth sur Bretagne – Crédit Mutuel Espoir
2009
Il remporte le Challenge Bretagne – Crédit Mutuel
2007
9è du Tour de Bretagne avec Ronan Treussart (circuit Figaro Beneteau)
10è de la Cap Istanbul avec Ronan Treussart (circuit Figaro Beneteau)
Saison de navigation – régleur GV – Trimaran Sopra Group d’Antoine Koch
2006
4e Select 6.50
Responsable gréement sur le Trimaran Brossard
2005
9e Championnat de France Olympique de 470
4e National 470
2003
Vainqueur National Laser Radial


22 ans
de course au large entre Yves Le Blevec et Actual

PALMARÈS
Mini 6.50
2007 : 1er de la Mini Transat
Multi50
2009 : 1er Trophée Prince de Bretagne – Saint Quay Portrieux
2010 : 1er Vendée – Saint Pétersbourg
2011 : 1er de la Transat Jacques Vabre avec en co-skipper Samuel Manuard
2012 : 1er Défi du Prince
2013 : 2e de la Transat Jacques Vabre avec en co-skipper Kito de Pavant
2014 : 4e de la Route du Rhum
Actual Ultim
2016 : 3e de The Transat Bakerly
1er Record SNSM
2017 : Tentative de r ecord du Tour du monde à L’envers
4e de The Bridge
Actual Leader Ultim
2019 : 3e du Tour de Belle-île
3e sur l’ArMen Race Uship
4e de la Rolex Fastnet Race
3e de la Brest Atlantiques en double avec Alex Pella
Actual Ultim 3
2021 : 2e de la Rolex Fastnet Race
4e de la Transat Jacques Vabre avec, en co-skipper, Anthony Marchand
2022 : 1er de l’ArMen Race Uship
4e de la Finistère Atlantique
4e de la Route du Rhum – destination Guadeloupe

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Trophée Jules Verne. Départ ce samedi ou semaine prochaine pour le Maxi Edmond de Rothschild

© G.Le Corre / polaRYSE / GITANA S.A

Le Maxi Edmond de Rothschild a quitté sa base lorientaise pour rejoindre Brest alors que des opportunités météorologiques semblent s’ouvrir dans les prochains jours. Le bateau a quitté Lorient pour rejoindre Brest.

Depuis le début de semaine, l’équipage et la cellule météo du Maxi Edmond de Rothschild observent une situation favorable pour un départ de Trophée Jules Verne à compter de ce week-end. Mais ce matin, si les dernières observations se montraient toujours optimistes pour un très beau temps à l’équateur, elles s’avéraient plus pessimistes sur l’Atlantique Sud et les temps de passage au cap de Bonne-Espérance.
Cette configuration « incertaine » pousse les hommes du Gitana Team à aller se positionner à Brest, afin d’être réactifs et au plus près de la ligne de départ virtuelle matérialisée à Ouessant.
L’actualisation des fichiers météos dans la soirée mais aussi demain matin déterminera si le duo Caudrelier – Cammas et leurs équipiers s’élancent dès demain à l’assaut du tour du monde où s’ils devront patienter encore quelques jours dans l’attente d’une meilleure fenêtre. D’autres opportunités étaient en effet évoquées dès le milieu de semaine prochaine.

« C’est toute la difficulté de ces périodes d’avant départ ! L’envie de partir est forcément très présente, mais nous sommes au début de notre stand-by et il ne faut pas nous précipiter. Le record sera difficile à aller chercher et nous nous devons d’avoir une fenêtre de départ ambitieuse pour avoir toutes nos chances », rappelait Charles Caudrelier.

« Les critères de temps que nous recherchons sont dictés par les performances que nous savons à la portée du Maxi Edmond de Rothschild mais aussi en analysant les différentes séquences du record d’Idec en 2017. Le passage à l’équateur et le temps au cap des Aiguilles sont nos premiers critères. Au-delà de 5 jours à l’équateur et 12 jours à la pointe de l’Afrique du Sud ce n’est plus une très bonne fenêtre. Ce créneau de lancement est l’une des seules choses que nous pouvons réellement choisir sur cette tentative de record, alors nous nous appliquons. D’autant que le temps établi par Idec met la barre très haut. »

Après deux tentatives interrompues pour des problématiques techniques, les hommes du Gitana Team s’engagent sur cette troisième aventure avec une très grande envie, sachant qu’elle pourrait être la dernière avant un long moment compte tenu du calendrier annoncé du Maxi Edmond de Rothschild dans les prochaines années, tour du monde solo en course en 2024 notamment.

En 2021, lors de leur deuxième essai sur le Trophée Jules Verne, Charles Caudrelier, Franck Cammas et leurs équipiers avaient marqué les esprits et montré le potentiel de leur monture en établissant le meilleur chrono de tous les temps à la pointe de l’Afrique du Sud, soit 11 jours, 14 heures et 3 minutes au Cap des Aiguilles. Mais la casse d’un safran de flotteur, survenue à l’entrée des mers du Sud, avait brutalement mis un terme à cette tentative de record.

La prochaine tentative sera ainsi la troisième pour les hommes du Gitana Team qui abordent ce défi planétaire avec la même ambition : celle de battre le record établi par Idec en 2017 en 40 jours 23 heures et 30 minutes. Mais à bord du Maxi Edmond de Rothschild, les six marins nourrissent également un rêve, celui de faire le tour du monde par les trois caps en passant sous la barre mythique des 40 jours.

Un équipage inchangé pour viser ce record planétaire

Ils seront six à s’élancer à bord du Maxi Edmond de Rothschild à l’assaut du Trophée Jules Verne. Charles Caudrelier, récent vainqueur de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe en Ultim retrouve son binôme Franck Cammas à la barre du géant de 32 mètres. Ce duo pourra s’appuyer sur l’expérience et les compétences des quatre marins qui les accompagnent depuis 2019 dans les courses en équipage : Morgan Lagravière, Yann Riou, David Boileau et Erwan Israël. À terre, Marcel van Triest fait son retour dans la cellule de routage. Le 7e homme comme nous le surnommons est un grand spécialiste des tours du monde et il est notamment double détenteur du Trophée Jules Verne, dont le record actuel en 40 jours 23 heures et 30 minutes.

L’équipage en détail

Charles Caudrelier
Rôle : skipper
3 tours du monde, dont 2 Volvo Ocean Race gagnantes (2012 et 2018)

Franck Cammas
Rôle : co-skipper
2 tours du Monde, dont 1 Volvo Ocean Race gagnante et 1 Trophée Jules Verne (48 jours en 2010)

Erwan Israël
Rôle : barreur régleur
2 tours du monde, dont 1 Volvo Ocean Race gagnante(2012) et 1 tentative de Trophée Jules Verne (47 jours en 2016)

Morgan Lagravière
Rôle : barreur régleur
Deux tentatives de Trophée Jules Verne ( 2020 et 2021), 1 participation au Vendée Globe 2016

David Boileau
Rôle : régleur, N°1
Deux tentatives de Trophée Jules Verne ( 2020 et 2021), 1 passage de Bonne Espérance et du Cap Horn à l’envers (record Route du Thé et Route de l’Or sur Gitana 13 en 2008)

Yann Riou
Rôle : régleur équipier média
3 tours du monde, dont 1 Volvo Ocean Race gagnante(2012) et 1 tentative de Trophée Jules Verne (47 jours en 2016)

Marcel van Triest
Rôle : routeur météo, le « 7e homme »
7 tentatives sur le Trophée Jules, dont 2 récompensées par un record (2012 et 2017)

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Fastnet Race. Record de participation avec 433 inscrits en 1 heure

The Fastnet Rock is the iconic symbol of the Rolex Fastnet Race © Rolex/Kurt Arrigo

Une heure seulement après l’ouverture des inscriptions, 433 concurrents étaient déjà inscrits pour la prochaine édition de la Rolex Fastnet. Le chiffre devrait augmenter encore. Un record alors que le précédent était établi en 2019 avec 388 concurrents.

Les membres du RORC, ou ceux qui participent à certaines épreuves, bénéficient en effet d’un délai supplémentaire. Mais le groupe le plus important qui doit encore s’inscrire est celui des classes “pro” qui naviguent en dehors de la flotte IRC, c’est-à-dire les Ultim, IMOCA, Ocean 50, Class40 et Figaro 3, ainsi que les classes de multicoques. Ils ont jusqu’au 14 avril pour s’inscrire. Pour beaucoup d’entre eux, la Rolex Fastnet Race est la course principale de la saison, avant le départ de la Transat Jacques Vabre à l’automne.

Le premier à avoir validé son inscription hier est un habitué de la Rolex Fastnet Race, Chris Choules et son fidèle With Alacrity (GBR), premier Sigma 38 lors des trois dernières éditions de la course et quatrième sur 70 bateaux en IRC 4 en 2021. Au coude à coude avec eux, se trouve un autre habitué, le X-442 Ster Wenn 5 du Français Guy Sallenave. Deuxième en IRC 1 lors de la Rolex Fastnet Race 2005, Ster Wenn 5 a été mené par le fils de Sallenave, Pierre, en 2021, qui le réengage pour cette édition anniversaire.

Le pays le mieux représenté aujourd’hui est le Royaume Uni avec 166 bateaux mais la France est proche avec 118 engagés. Comme d’habitude, la Rolex Fastnet rassemble des bateaux de toutes tailles. Le plus petit est un Mini 6.50 alors que le bateau le plus grand l’ancien Rambler 88, maintenant baptisé Lucky. Le plus long trimaran est le premier Ultim, le trimaran Banque Populaire de 30 m skippé par Armel le Cleac’h, vainqueur du Vendée Globe 2016-17.

« Nous sommes ravis de cet engouement. C’est particulièrement agréable de voir autant de marins faire un effort spécifique pour se joindre à nous pour la 50ème édition spéciale de la Rolex Fastnet Race », a déclaré le nouveau directeur de course du RORC, Steve Cole. « Évidemment, à partir d’aujourd’hui, les voiliers doivent encore se qualifier et réaliser le nombre de milles de course requis. Mais il est fort probable que lorsque les autres membres du RORC et les classes professionnelles se seront inscrits d’ici avril, nous dépasserons les 500 bateaux, ce qui devrait se traduire par une participation record le jour du départ en juillet ».

Le premier bateau français à s’inscrire à la Rolex Fastnet Race 2023 est le X-442 Ster Wenn 5 (FRA) de Guy Sallenave © Carlo Borlenghi/ROLEX

L’équipe de course du RORC à Cowes est en train de traiter les inscriptions, mais un premier coup d’œil sur le programme montre une participation forte des classes de constructeurs comme les Jeanneau Sun Fast 3300 et 3600, ainsi que divers JPK, dont des 10.10, 10.80 et 11.80 qui ont remporté trois des cinq dernières éditions de la course en temps compensé IRC.

Le programme 2023 à Cherbourg-en-Cotentin :
• 17 au 21 juillet: Semaine Pré-départ
• 20 juillet : Présentation des équipages présents à Cherbourg-en-Cotentin
• 22 juillet : Ouverture du village de course à Cherbourg-en-Cotentin
• 23 au 29 juillet: Semaine Arrivées
• 25 et 28 juillet : Remises des prix pros et amateurs
N.B Course
• 11 janvier, 13h00 HF : ouverture des inscriptions
• 22 juillet : Départ de Cowes (Ile de Wight)

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SailGP. Grand Prix de Singapour ce samedi à 7h

France SailGP Team helmed by Quentin Delapierre take part in a practice session against the backdrop of the city skyline ahead of the Singapore Sail Grand Prix presented by the Singapore Tourism Board in Singapore, Singapore. 12th January 2023. Photo: Bob Martin for SailGP. Handout image supplied by SailGP

Les belles performances de l’équipe de France de SailGP, actuellement 3e au classement général donne envie de les suivre. Le Grand Prix de Singapour débute ce samedi. Deux nouveaux partenaires rejoignent l’équipe que l’on pourraient aussi peut-être voir sur le Défi français pour la prochaine Coupe de l’America.

Le France SailGP Team est heureux d’annoncer l’arrivée de nouveaux partenaires : ICM.com et ALL – Accor Live Limitless. Les Bleus sont arrivés à Singapour mardi, juste le temps de s’acclimater et de se mettre en ordre de marche pour une première navigation d’entraînement ce jeudi. Les conditions attendues pour le week-end sont plutôt faibles, les grands foils et l’aile de 29 mètres devraient donc être de sortie.

« Nous n’avons pas navigué depuis Dubaï, donc il va falloir vite retrouver nos marques. L’objectif sera d’être capable de reproduire ce qu’on fait depuis plusieurs événements, c’est-à-dire être très appliqués. Prendre les manches les unes après les autres en restant précis et très opportunistes dans le vent faible pour commencer, atteindre la finale et une fois qu’on est en finale, jouer pour la victoire », explique Thierry Douillard, coach du France SailGP Team.

Après leurs beaux résultats sur les derniers Sail Grands Prix, les Français sont plus motivés que jamais pour continuer à performer sur le plan sportif mais aussi sur l’Impact League, l’innovant championnat pour la planète de SailGP, avec le soutien de leur partenaire Race For The Future, Energy Observer. Une motivation renforcée donc, par l’arrivée de nouveaux partenaires que l’équipe tricolore est fière d’accueillir à Singapour : ICM.com et ALL – Accor Live Limitless.

ICM.com, fournisseur mondial de services financiers, rejoint le France SailGP Team en tant que partenaire global jusqu’en 2025 inclus.

Lancée au Royaume-Uni en 2009, la marque ICM.com s’est rapidement développée à travers le monde et s’est associée à l’élite du sport international, augmentant ainsi sa portée marketing sur les cinq continents.

Aux côtés notamment de clubs de Premier League ou encore d’une écurie de Formule 1, ICM.com a choisi le talentueux France SailGP Team pour faire ses débuts dans la voile. Un partenariat stratégique dont l’ambition est de servir les activités commerciales respectives des deux entités.

« Nous sommes ravis de débuter l’année en faisant notre entrée dans le milieu de la voile avec SailGP. Nous sommes particulièrement contents de soutenir le France SailGP Team, l’une des équipes les plus performantes du circuit, et heureux de voir ICM.com parmi les plus grandes marques du monde. SailGP est passionnant à de nombreux égards que nous avons hâte de partager tout au long de notre partenariat », a commenté Shoaib Abedi, Fondateur et CEO d’ICM.com.

ALL – Accor Live Limitless, programme de fidélité Lifestyle du groupe hôtelier français, vient également agrandir, à Singapour, la famille des partenaires du France SailGP Team.

En effet, le spectacle exceptionnel offert par les courses de SailGP permettra aux membres du programme ALL, présents en Asie du Sud-Est, ce week-end de vivre des expériences uniques et porteuses d’adrénaline sur le Singapore Sail Grand Prix. Certains membres du programme ALL.com auront en effet la possibilité de vivre une expérience unique et palpitante, au cœur de l’action, en assistant aux confrontations sur l’eau des catamarans F50. Emotions garanties !

« Ce partenariat entre ALL et France SailGP Team, à Singapour, est naturel, compte-tenu de l’état d’esprit pionnier de ces deux entités », a déclaré Stuart Wareman, Global SVP Experiences, Events & Sponsorships Accor. « Nous nous efforçons d’offrir aux membres de notre programme de fidélité une vaste gamme d’expériences qui leur permettent de se connecter émotionnellement avec ALL dans leur vie de tous les jours. Cette collaboration fantastique offre également une belle visibilité internationale à ALL, alors que nous continuons d’étendre la portée de notre programme de fidélité et de l’enrichir ».

Ce partenariat s’inscrit également naturellement dans la relation de longue date entre Energy Observer et l’équipe française de SailGP, Accor étant un partenaire d’Energy Observer, le premier navire autonome à hydrogène sans émission au monde.

De son côté, Bruno Dubois, CEO et Team Manager du France SailGP Team, a déclaré très enthousiaste : « SailGP est la crème de la voile internationale. Nous nous devons de nous associer à des organisations en adéquation avec notre équipe en termes d’excellence et de valeurs. Nous nous réjouissons donc particulièrement de l’arrivée d’ICM.com et ALL.com à nos côtés. J’ai hâte de voir comment nous allons pouvoir performer ensemble au cours des mois à venir ».

RENDEZ-VOUS EN DIRECT SUR CANAL+ SPORT 360
• Samedi 14 janvier
7h00 – 8h30 heure de Paris
• Dimanche 15 janvier
7h00 – 8h30 heure de Paris

CLASSEMENT SAILGP SAISON 3 APRES 7 SAIL GRAND PRIX

1- AUSTRALIE / Tom Slingsby – 60 pts
2- NOUVELLE – ZÉLANDE / Peter Burling – 51 pts
3- FRANCE / Quentin Delapierre – 50 pts
4- GRANDE-BRETAGNE / Ben Ainslie – 48 pts
5- DANEMARK / Nicolai Sehested – 42 pts
6- CANADA / Phil Robertson – 40 pts
7- ÉTATS-UNIS / Jimmy Spithill – 39 pts
8- ESPAGNE / Jordi Xammar – 22 pts
9 – SUISSE / Sébastien Schneiter – 16 pts

Les résultats du France SailGP Team / Saison 3
Bermuda Sail Grand Prix : 8e
Détail des manches : 9, 2, 2, 9, 8
T-Mobile United State Sail Grand Prix Chicago : 5e
Détail des manches : 9, 8, 6, 1, 4
Great Britain Sail Grand Prix I Plymouth : 5e
Détail des manches : 3, 3, 5, 4, 9
Rockwool Denmark Sail Grand Prix I Copenhague : 2e
Détail des manches : 6, 4, 2, et 2e de la finale
Range Rover France Sail Grand Prix I Saint-Tropez : 4e
Détail des manches : 6, 6, 2, 5
Spain Sail Grand Prix | Andalucía – Cádiz presented by NEAR : 1er
Détail des manches : 2, 4, 3, 5, 3, et victoire de la finale
Dubai Sail Grand Prix presented by P&O Marinas : 2e
Détail des manches : 2, 6, 6, 3, 8, 2, et 2e de la finale

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Imoca. Fabrice Amedeo a racheté un nouveau bateau un mois après son naufrage

Photo envoyée depuis le bateau Newrest - Art et Fenetres pendant le Vendee Globe, course autour du monde à la voile, le 11 Novembre 2020. (Photo prise par le skipper Fabrice Amedeo)

Fabrice Amédeo qui a vu son bateau brûler et sombrer sur la Route du Rhum – Destination Guadeloupe en novembre dernier a racheté l’ancien Gamesa / La Mie Caline pour participer au prochain Vendée Globe.

Porté par sa ténacité, le soutien de ses partenaires, le travail actif de son équipe, il n’aura pas fallu plus d’un mois à Fabrice Amedeo pour acheter un nouveau bateau et être à nouveau en course pour les prochaines échéances du calendrier IMOCA et le Vendée Globe 2024. Son choix s’est porté sur l’ancien La Mie Caline / Gamesa, un plan Owen Clarke de génération 2008 initialement construit pour l’Anglais Mike Golding : « C’est une immense satisfaction de pouvoir repartir de l’avant et de penser à nouveau au Vendée Globe, se félicite Fabrice Amedeo. Il y avait d’autres options mais elles étaient très couteuses ou très risquées techniquement et sportivement. Je me suis dit qu’après un naufrage, il fallait suivre la voie de la raison : être au départ du Vendée Globe sera une grande victoire et le terminer ce sera dingue ! En partant sur des choix extrêmes, je n’avais que des plumes à y laisser. Mes partenaires ne me reprocheront jamais d’avoir été humble et raisonnable, par contre ils n’auraient jamais compris que je me brûle les ailes sur un bateau trop radical ou mal né ».

Le futur Nexans – Art et Fenêtres a été racheté au Guadeloupéen Rodolphe Sepho. Il est actuellement à bord d’un cargo et devrait arriver à Lorient la semaine prochaine. Cet IMOCA avait été équipé d’un nouveau mât et de foils en 2017 pour Arnaud Boissières.
Fabrice et son équipe ont choisi de prendre un autre chemin avec ce bateau. Les foils vont être supprimés et remplacés par des dérives, les ballasts vont être transformés pour être plus performants et le bateau sera considérablement allégé. « Le bateau a un foil cassé, explique Fabrice. Il est plus cohérent et moins cher de repasser en dérives que de mettre de nouveaux foils ou encore de remplacer le foil cassé. Nous ne pourrons pas jouer dans la course aux foils avec les bateaux de dernière génération qui valent près de 14 fois le prix de mon bateau. Nous allons donc suivre le chemin de sobriété porté par Jean Le Cam depuis le dernier Vendée Globe : un bateau léger, fiable, simple. On va avoir plus de difficultés sur les transats mais il y a un coup à jouer sur le Vendée Globe, notamment dans les mers du sud. Nous allons aussi continuer à naviguer pour la science et contribuer, à notre échelle, à lutte contre la pollution des océans ».

Les capteurs océanographiques qui équipaient le bateau perdu sur la Route du Rhum vont être rachetés et réinstallés à bord grâce à Onet, partenaire engagé du projet océanographique qui soutient Fabrice dans sa démarche citoyenne depuis le tout premier jour. Le laboratoire embarqué intégrera l’Ocean Pack qui mesure la salinité, le CO2 et la température de l’Océan, le capteur de Microplastique et enfin le capteur d’ADN environnemental. D’autres capteurs sont à l’étude et prendront bientôt place à bord.
Fabrice Amedeo et son équipe sont également engagés sur le volet de la transition énergétique avec, pour objectif, de réaliser le tour du monde sans recourir à l’énergie fossile. Une ambition chère à ses partenaires Nexans, Hager Group et Gaz Européen. « Avec ce bateau, nos ambitions sportives seront plus modestes, admet Fabrice, même si le Vendée Globe est une aventure et qu’il se passera beaucoup de choses dans les mers du sud au cours de l’hiver 2024-2025. Nous continuons à nous investir pleinement sur le volet de préservation des océans et de la transition énergétique pour faire vivre l’aventure tout en étant à l’affut pour réaliser une performance inattendue sur le prochain Vendée Globe ».

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Globe40. Départ de la 6e étape Ushuaia – Recife

Le départ de la 6ème étape de la GLOBE40 a été donné ce dimanche à 10.00 locales à Ushuaia avec un vent léger et sous un soleil magnifique. Arrivés le 16 décembre pour le premier concurrent les compétiteurs du tour du monde en Class40 ont pu profiter d’une étape dans un lieu unique, mer et montagne mêlées aux portes de l’Antarctique. Ce sont 3273 milles en route directe qui attendent les concurrents pour ce retour en Atlantique vers RECIFE oû la course sera accueillie dans la toute nouvelle RECIFE MARINA. Après avoir parcouru 75% de la distance totale de l’épreuve le classement général reste toujours aussi serré avec seulement un point séparant les 2 premiers équipages hollandais SEC HAYAI et franco- japonais MILAI Around The World.

Le départ le plus sud de l’histoire de la course au large
Ce départ par 54° 48,8 de latitude Sud est un record dans l’histoire de la course au large ; et si l’arrivée de l’étape Papeete / Ushuaia après le passage du Cap Horn avait été positionnée à l’extérieur du canal de Beagle, bras de mer de 100 milles de long qui relie l’Atlantique au Pacifique et au centre duquel se trouve la ville d’Ushuaia, le départ de l’étape 6 a bien été donnée en Baie d’Ushuaia dans des conditions idéales ; une fois n’est pas coutume, la semaine précédente ayant multiplié les journées à 40 nœuds au mouillage. Les concurrents auront donc 50 milles à parcourir en course dans le décor montagneux du canal de Beagle avant de retrouver les eaux libres de l’Atlantique pour une étape qui s’annonce complexe avec au moins 3 phases : près de 1000 milles encore pour quitter les Quarantièmes avec un passage dépressionnaire prévu dès le 12 janvier, une zone complexe avec de multiples influences jusqu’à la latitude de Rio de Janeiro et enfin l’alizé de sud-est à accrocher pour arriver sur Recife : un parcours que nous décrit Christian Dumard :

« Après une sortie du Canal de Beagle dans des vents faibles et variables de secteur Nord dominant et probablement quelques rafales qui ne manqueront pas de descendre des montagnes, les duos devront faire leur premier choix stratégique : passer à l’Est ou à l’Ouest de l’île des États. S’ils optent pour l’Ouest, ils franchiront le Détroit de Lemaire avec ses forts courants. Tout sera donc une question de timing pour bénéficier des courants favorables et éviter les courants contraires. Le scénario pour la suite n’est pas encore inscrit dans le marbre. Les modèles divergent encore à une échéance de 3 à 4 jours. La première difficulté sera une dépression à éviter dans le Nord les 12 et 13 janvier. Il faudra la contourner par l’Ouest pour éviter de naviguer au près dans des conditions musclées. Suivra un long slalom entre les dépressions qui arrivent de l’Amérique du Sud et les cellules anticycloniques en attendant de trouver l’alizé à la latitude de Rio pour la dernière ligne droite vers Recife où les premiers sont attendus aux alentours du 24 Janvier ».

La Terre de Feu une étape marquante
Comme à l’Île Maurice ou à Papeete l’arrivée d’une course océanique internationale en Terre de Feu à Ushuaia aura été une première ; une étape qui aura indéniablement marqué les concurrents à la fois parce que son accès difficile en fait la valeur comme une montagne que l’on aura réussi à gravir, passage du Cap-Horn et remontée du Canal de Beagle, mais aussi parce que sa beauté sauvage, ses conditions météo très changeantes et souvent violentes, sa faune marine exubérante en font un lieu qui ne peut laisser indifférent. Et soufflent sur Ushuaia l’esprit de terre du bout du monde « Fin Del Mundo » et celui de l’Antarctique proche, lieu de destination des voiliers ou paquebots de croisière qui font escale en Patagonie, et milieu hostile qui rapproche les hommes et stimule les solidarités au sein d’une population hétéroclite et internationale qui gravite sur ces terres brutes. La GLOBE40 aura ainsi offert à ses concurrents en quelques semaines des contrastes exceptionnels entre les paysages de Polynésie Française, ceux de la Patagonie et bientôt du Nordeste brésilien à l’approche du carnaval, le premier depuis les deux ans de la crise sanitaire.

Retour en Atlantique pour un classement toujours aussi serré
5 coefficients restent à distribuer pour les 3 étapes restantes, l’étape 6 Ushuaia – Recife à coefficient 2, l’étape 7 Recife – La Grenade à coefficient 1, et le retour transatlantique de l’étape 8 vers Lorient à coefficient 2 ; le classement général de l’épreuve reste toujours aussi serré alors que près de 75% de la distance totale aura été parcourue, soit plus de 21.000 milles marins (38.800 km). Avec un seul point séparant les deux premiers l’équipage hollandais SEC HAYAI et l’équipage franco-japonais MILAI Around The World il n’est pas difficile d’imaginer quelle va être l’intensité de la compétition ; l’équipage anglo-américain AMHAS à seulement 4 points compte bien aussi sur cette étape pour revenir au premier plan comme lors de grande étape Cap-Vert – Ile Maurice qu’il remportât. Et si GRYPHON SOLO2 et WHISKEY JACK sont à quelques points de plus que le trio de tête ils comptent bien être aussi de la partie ; avec cet esprit à la fois sans concession sportive et solidaire en mer comme à terre qui s’est crée entre tous les acteurs de cette grande compétition et de cette aventure sans équivalent.

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The Ocean Race. Victoire du Team Malizia et WindWhisper à l’In-Port Race d’Alicante

8 January 2023, IMOCA fleet at the start of the In-Port race in Alicante. Sailing Energy / The Ocean Race

5 Imoca et 6 VO65 ont disputé le premier In-Port de l’édition 2023 de The Ocean Race. L’occasion pour les équipes de se mettre dans le bain avant le départ dimanche 15 janvier.

En Imoca, c’est le Team Malizia (GER) qui a remporté l’In-Port Race d’Alicante après une bataille frénétique lors de laquelle quatre des cinq IMOCA ont occupé la tête à un moment ou un autre de cette régate aussi imprévisible qu’éprouvante pour les nerfs. Biotherm (FRA), skippé par Paul Meilhat, a pris le meilleur départ dans environ 9 nœuds de vent. Cependant, le choix d’une voile d’avant (J2) plus petite a bien fonctionné pour 11th Hour Racing Team (USA), skippé aujourd’hui par Simon Fisher. Le bateau américain a en effet pris une légère avance au passage de la première marque de parcours.

À la fin du deuxième bord, l’équipage de Simon Fisher a choisi de continuer sur tribord pendant 200 mètres avant de placer son empannage. Pendant ce temps, les deux bateaux de derrière, Team Holcim – PRB (SUI) et GUYOT Environnement – Team Europe, ont immédiatement empanné au passage de cette deuxième marque et ont pris la tête de la course.

Kevin Escoffier (FRA) et son équipage Holcim-PRB ont ensuite pris une bonne avance. Mais sur le bord de près, tout change à nouveau. Une grosse bascule de vent vers la gauche et une brise tombante ont fait décrocher Escoffier alors que ses poursuivants ont tiré profit de ce changement de direction du vent. Pour la seconde fois, le classement est chamboulé.

De la quatrième place, Team Malizia prend alors la tête pendant quelques minutes, avant d’être devancé par 11th Hour Racing Team qui est remonté de la dernière à la première place. Au coude à coude lors du bord suivant, le bateau allemand dépasse les américains et prend une avance qu’Herrmann et l’équipage de Malizia conserveront jusqu’à l’arrivée.

“C’est formidable de gagner aujourd’hui, car nous avons dû travailler très dur pour arriver au départ de cette course, après avoir remplacé nos foils la semaine dernière”, a déclaré Will Harris de Malizia. “C’était une course vraiment compliquée. Le vent soufflait entre 15 et 2 nœuds. Je pense que nous avons vraiment montré que nous sommes très adaptables. Nous avons travaillé dur pour réussir à bien régler le bateau et à bien fonctionner en équipe.”

“C’est devenu plus intense après le premier tour où nous avons réussi à trouver un peu de vent supplémentaire et à dépasser les bateaux qui étaient devant. Nous avons réalisé que nous devions naviguer dans un mode beaucoup plus haut et nous avons réussi à rester dans le vent alors que les autres étaient un peu coincés. Donc bravo à Nico (Lunven) et Boris (Herrmann) pour avoir trouvé le vent et la bonne tactique à adopter”.

Le skipper Charlie Enright, qui s’est retiré de la course par prudence en raison d’un test COVID positif, a vu son équipe 11th Hour Racing franchir la ligne d’arrivée en deuxième position, avec Simon “SiFi” Fisher comme skipper pour la journée.

“La meilleure chose que nous pouvons retenir d’aujourd’hui, c’est que nous étions en tête de la course, mais également à l’arrière par moments. Les émotions, le tempérament, l’attitude, la confiance à bord, tout cela n’a jamais vacillé”, a déclaré SiFi.

“Évidemment, j’aurais préféré commencer cette journée avec Charlie à bord. C’est un élément très important de cette équipe et il a travaillé si dur pour que ce projet se réalise. Je souhaitais de tout cœur ce matin qu’il soit avec nous, mais malheureusement, cela ne s’est pas déroulé ainsi. Cependant, je suis très heureux que nous ayons fait du bon travail en son nom et que nous lui ayons laissé la première place du podium afin qu’il puisse la gravir à son retour.”

Biotherm a terminé troisième, et la quatrième place est revenue à Guyot Environnement – Team Europe (FRA/GER).

“C’était top d’être enfin au départ et c’était un moment magique pour régater. Nous avons pris un très bon départ et la troisième place est une bonne chose pour nous.” a déclaré Damien Seguin de Biotherm.

Quant au Team Holcim – PRB (SUI), l’équipage d’Escoffier a été malmené par un vent capricieux et peut s’estimer malchanceux d’avoir perdu la tête comme il l’a fait. Les Suisses se consoleront en se disant qu’au cours des six prochains mois autour de la planète, la chance devrait tourner au sein de cette flotte compétitive, mais aujourd’hui, les dieux du vent ont décidé de sourire à Team Malizia.

Résultats et points

Team Malizia, 5 points

  1. 11th Hour Racing Team, 4 points
  2. Biotherm, 3 points
  3. Guyot environnement – Team Europe, 2 points
  4. Holcim-PRB – n’a pas terminé, 0 point

En VO65 WindWhisper remporte la VO65 In-Port Race dans le plus léger souffle de vent possible, le WindWhisper Racing Team a franchi la ligne d’arrivée de la VO65 In-Port Race Alicante avec un avantage considérable. Une telle avance a été établie par le skipper Pablo Arrarte (ESP) et son équipage majoritairement polonais et espagnol, que les cinq autres bateaux n’ont pas été en mesure de terminer dans le temps limite de 15 minutes suivant le passage de WindWhisper sur la ligne d’arrivée.

Après le départ au reaching, alors que le vent atteignait à peine 4 nœuds, quatre des six bateaux sont partis au coude à coude avec des configurations de voile légèrement différentes. Mais c’est WindWhisper, positionné sous le vent du reste de la flotte qui a pris la pole position. Le bateau rouge a franchi la première marque du parcours rectangulaire avec une légère mais cruciale avance.

Alors que l’équipage de Pablo Arrarte se détache progressivement du peloton, des confrontations s’engagent pour les places restantes. Cependant, alors que WindWhisper a réussi à maintenir son élan, la brise s’est volatilisée, laissant les cinq autres équipes en plan, incapables de franchir la ligne d’arrivée.

Pablo Arrarte a rendu hommage à son équipe et attribué ce succès à un bon jugement dès le départ. “Nous sommes très heureux de remporter l’In-Port Race”, a déclaré le skipper espagnol, quatre fois vétéran de la course. “C’était très délicat, le vent ne nous a pas beaucoup aidés, mais ’Ñeti’ (Antonio Cuervas-Mons) a fait un excellent choix au départ et nous a mis en bonne position, ce qui a rendu la victoire un peu plus facile.”

En résumé, le vainqueur remporte 6 points et les autres 0. Une façon brutale de commencer la course pour cinq des équipes, mais une chance de se racheter lorsque la première étape de 1900 milles nautiques de The Ocean Race VO65 Sprint Cup commencera dans une semaine, au départ d’Alicante vers le Cap-Vert.

Résultats et points

  1. WindWhisper Racing Team, 6 points
  2. Team JAJO, n’a pas terminé, 0 point
  3. Mirpuri Foundation Racing Team, n’a pas terminé, 0 point
  4. Viva Mexico, n’a pas terminé, 0 point
  5. Ambersail 2, n’a pas terminé, 0 point
  6. Austrian Ocean Racing – Team Genova, n’a pas terminé, 0 point
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