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Sacré tandem !

Delta Dore - Jérémie Beyou et Vincent Riou
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Il a presque tout gagné sur le circuit Figaro Bénéteau, la Solitaire Afflelou Le Figaro, le Championnat de France de Course au Large en Solitaire, la Generali Méditerranée, la Route du Ponant, le National Équipage, le Spi Ouest France, mais s’il est monté sur le podium de la Transat AG2R en 2000 avec Pascal Bidegorry, Jérémie Beyou ne l’a jamais remportée. Pour sa cinquième participation, le skipper de DELTA DORE bénéficie d’une grande expérience de cette course et se dit confiant.

Pour l’accompagner, Jérémie a choisi un co-équipier avec lequel il partage une grande amitié et qui n’en est pas moins talentueux, Vincent Riou, le skipper de PRB, vainqueur du dernier Vendée Globe.
Cette Transat AG2R sera la troisième épreuve en double qu’ils courront ensemble. En 2003, Vincent embarque Jérémie sur son monocoque PRB dans la Transat Jacques Vabre, ils terminent à une belle 4ème place. En 2005, c’est au tour de Jérémie de proposer à Vincent de monter à bord de son Figaro Bénéteau DELTA DORE pour le Tour de Bretagne. Le peu d’entraînement en commun, la fatigue accumulée par Jérémie sur la Solitaire Afflelou Le Figaro expliquent un résultat mitigé à la 11ème place.  Les deux amis ne comptent pas en rester là, ils veulent prendre leur revanche en double et décident très tôt de se préparer à courir la Transat AG2R ensemble.
Après avoir consacré plusieurs semaines à l’entraînement, à la préparation minutieuse de la météo et du bateau, les deux  finistériens habitants de Loctudy seront dans les starting blocs le 9 avril prochain. Indéniablement, le duo DELTA DORE part favori, compte-tenu des victoires accumulées par Jérémie Beyou et Vincent Riou en 2005. Tous deux savent qu’ils ont la capacité à faire avancer ce bateau parfaitement préparé. Jérémie et Vincent ont dans les mains un projet performant et une motivation sans équivoque. "Nous ne lâcherons rien et nous sommes très heureux d’aller en mer ! " Qu’on se le dise …
 
 
Interview de Jérémie Beyou
 
Le choix de Vincent Riou, skipper de PRB : " C’est la suite naturelle de notre première Transat courue en double en 2003. Vincent m’avait proposé de courir la Transat Jacques Vabre avec lui sur PRB. Nous avons couru virtuellement notre deuxième transat Jacques Vabre en 2005 mais à terre, pour router le vainqueur des multicoques Banque Populaire. Nous fonctionnons bien ensemble et nous sommes aussi amis à terre. Comme le Tour de Bretagne, la Transat AG2R 2006 est une suite logique."
 
La préparation parallèle à la construction du monocoque DELTA DORE : "Je fais de grosses semaines. Les stages de Finistère Course au Large ont lieu une semaine sur deux. Pendant la semaine de stage, je m’entraîne à fond et je suis très heureux de naviguer. Je consacre les semaines sans entraînement à mon futur bateau : gestion du budget et de mon entreprise, téléphone, rendez-vous fournisseurs, études de plans, les journées défilent. Je passe un ou deux jours par semaine sur le chantier chez JMV à Cherbourg. J’arrive à équilibrer mon emploi du temps même s’il est très chargé."
 
La préparation du bateau : "Mon Figaro est à l’eau depuis le début de l’année et est totalement pris en main par mon nouveau préparateur, Bruno Béhuret. En plus des stages, j’ai planifié plusieurs sorties d’essais de voiles avec plusieurs voileries. Mon bateau sert de bateau étalon avec ses réglages et ses voiles de 2005 tandis que Christopher Pratt teste des voiles différentes sur son Espoir Crédit Agricole. Sur le plan logistique, mon expérience des éditions précédentes et ma structure me permettent de gagner beaucoup de temps."
 
La préparation à la Transat AG2R avec Vincent Riou : " La météo est un élément clé que nous étudions  tous les deux même si Vincent s’y consacre un peu plus particulièrement. Je continue à participer aux stages de "rafraîchissement" de Finistère Course au Large et je m’occupe plus particulièrement des voiles et des réglages du bateau. Nous participons à tous les stages sur l’eau. Notre bateau était le premier à l’eau et nous étions les premiers à nous entraîner avant même le début des stages. Nous avons vraiment envie de naviguer, Vincent a aussi très envie de barrer, ce qu’il n’a pas eu l’occasion de faire beaucoup depuis plusieurs mois. Il se chargera aussi de l’avitaillement … il ne doit pas trop aimer ma façon de me nourrir, il est assez gourmand !"
 
Question à Vincent Riou
Comment envisages-tu cette transat en double ? "J’envisage l’AG2R comme la Transat Jacques Vabre. Pour moi c’est la même chose. Sauf que dans le cas de l’AG2R, les bateaux sont identiques. Il n’y a pas de différence de performance. C’est d’ailleurs ce qui est intéressant dans la monotypie. L’enjeu est uniquement sportif. Ce n’est pas un défi technologique."

Source Delta Dore
 

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Philippe Massu s´impose en solitaire

Transquadra 2005
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Lorsque le JPK 9.60 Leon  a viré la pointe sud de la Martinique (Ilet cabrit) en fin de nuit antillaise , il était suivi à quelques longueurs du Swan 48 madérien Quero Quero, qui a longtemps occupé la tête du classement, puis la deuxième place. Le suspense pour cette deuxième marche du podium en temps réel a tenu en haleine les  bénévoles du club nautique hoedicais chargés de pointer les arrivées dans le chenal du Marin.
 
Trois minutes d’écart
 
Finalement , après une course remarquable, le morbihannais Jean- Pierre Kelbert, architecte et constructeur du JPK 9.60, par ailleurs champion d’Europe de planche à voile, et son équipier Hervé Perroud,  ont conservé trois petites minutes d’avance sur leurs poursuivants. Ils ont franchi la ligne sous une pluie battante à4h 07’57" heure locale ( 9 h heure française). Léon était aussitôt suivi de Quero Quero, le swan 48 des officiers de marine marchande madériens Marcos Rui Sao et Mateus Diamantino, qui ont animé de fort belle manière la seconde étape.
 
Massu premier solitaire
 
C’est sous un beau soleil avec un alizé puissant que Philippe Massu a pris la cinquième  place, synonyme de victoire en solo. A la barre de son JPK 9.60 Equipages Center, le skipper rochelais a  résisté aux incessants assauts d’un autre JPK 9.60, celui du pilote de ligne parisien Philippe Debicki qui a terminé vingt minutes plus tard. Les deux navigateurs, au palmarès éloquent, ont terminé la transat au rythme effréné d’une régate en baie de Quiberon.
 
( source Transquadra )

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Wellington dans le collimateur

ABN AMRO 1 dans la baston
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L’équipage d’ABN AMRO ONE, dans lequel on compte le Français Sidney Gavignet,  montre, par la limpidité de sa trajectoire depuis le départ, qu’il a jusqu’ici parfaitement su maîtriser les pièges générés par une dépression qui s’est déplacée vers l’Est plus vite que prévu, et qui a laissé dans son sillage des vents versatiles et une mer difficile.
 
Si la route de « Black Betty » ressemble à un coup de canif sur la carte,  d’autres montrent les signes d’un état  fébrile.
 
Ces dernières heures, les poursuivants d’ABN AMRO ONE sont presque tous remontés au nord de leur trajectoire afin  d’essayer de trouver le meilleur angle d’attaque pour négocier l’arrivée sur le Détroit de Cook, le passage étroit entre les deux îles de la Nouvelle-Zélande. Le prix du plus grand coup de barre à gauche dans le groupe des Sudistes revient à ABN AMRO TWO et à Pirates, qui semblent avoir fait le vœu de ne pas se lâcher sur cette manche.  Les deux VO 70, menés respectivement par Sébastien Josse et Paul Cayard sont venus dans la nuit se recaler dans le nord de la flotte, Pirates étant ce matin, avec Brasil 1 les plus extrêmes.
 
Ces grandes manœuvres apporteront-t-elles leurs fruits avant que la ligne d’arrivée de cette étape de 1 450 milles ne soit coupée par le plus malin de la bande. Avec près de 450 milles avalés par jour, la réponse sera vite connue. Rendez-vous demain dans l’après-midi.
 
Mais selon les dernières infos météo, cette guerre des nerfs est loin d’être finie. Le système de haute pression qui arrive de l’ouest, va compliquer les choses à l’approche de la Nouvelle Zélande. Tout porte à croire que les cartes pourraient être redistribuées dans la journée de demain, mercredi, à quelques encablures de l’arrivée, faisant du Détroit de Cook* une possible vallée des pleurs !
 
Cook, James (Marton-in-Cleveland 1728 – îles Hawaii 1779)
Marin et explorateur britannique qui a exploré (entre autres) la Nouvelle-Zélande et cartographié près de 3.860 km de côtes lors d’un premier voyage de 1768 à 1771. Il franchit le détroit séparant les deux îles (aujourd’hui détroit de Cook), puis débarqua en Australie où il conquit la côte est en lui donnant le nom de Nouvelle Galles du Sud.

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Course Au Large présente le « Championnat du Monde des Records Océaniques » !

Ellen MacArthur - Castorama
DR

Afin de fédérer ces efforts et de donner naissance à un véritable circuit océanique des records, le magazine Course Au Large, en relation avec les principaux skippers et armateurs de la G.Class (maxi-multicoques), a défini un cadre précis dans lequel peuvent s’inscrire désormais les différentes tentatives de records.

Tant pour la clarté des résultats et l’établissement d’une hiérarchie légitime tout au long de l’année, que pour faciliter la lisibilité des records par le grand public, le Championnat du Monde des Records Océaniques (Ocean Records World Championship) se donne pour objectifs de récompenser la performance sportive, d’encourager l’esprit d’équipe, l’innovation technologique et l’initiative économique dans le domaine de la course océanique.

Un classement annuel, établi à partir d’une sélection de 20 parcours – tous homologués par le WSSRC* – attribuera des points, calculés selon un barème de coefficients précis (de 1 à 10 selon le niveau de difficulté du parcours).

Ces 20 parcours, incluant naturellement les grands records historiques, ont donc été soigneusement sélectionnés et soumis à l’approbation des acteurs majeurs du circuit des records (Ellen MacArthur, Bruno Peyron, Francis Joyon, Franck Cammas, …), lors d’une réunion informelle qui s’est tenue lors du Salon Nautique de Paris, en décembre dernier. Cette réunion a validé le principe de ce championnat et confirmé l’intérêt des skippers et armateurs de la G.Class vis-à-vis de cette initiative fédératrice, qui distingue de surcroît les records établis en solitaire et en équipage.

Une compétition annuelle et un classement permanent

Voués à récompenser l’équipage et le solitaire ayant marqué le plus grand nombre de points sur le front des grands records au cours de l’année, différents trophées seront décernés à chaque fin de saison, récompensant skippers, équipiers, architectes et sponsors.

Complétant ce dispositif annuel, le classement permanent prendra en compte les 10 meilleures performances réalisées sur chaque parcours, ceci de manière intemporelle. Intérêt immédiat de ce dispositif : la valorisation de chaque tentative, dans la mesure où chaque chrono sera pris en compte et attribuera des points, que le record ait été battu ou non. 10 points attribués en cas de record battu, 9 points pour le deuxième meilleur temps, 8 pour le troisième,… etc.

Ellen MacArthur et Bruno Peyron champions 2005, succèdent à Francis Joyon et Steve Fossett, virtuels champions 2004 !

Le championnat du monde des records débute à compter du 1er janvier 2006, mais la simplicité de ses principes permet d’ores et déjà d’avoir une « photographie » de ce qu’auraient pu offrir les deux dernières années en termes de trophées annuels.

Pour 2004 : Francis Joyon (Idec) se serait hissé sur la plus haute marche du podium en catégorie solitaire, grâce à son tour du monde en 72 jours, tandis que Steve Fossett (Cheyenne) aurait naturellement été récompensé au classement des records en équipage, grâce notamment à son tour du monde en 58 jours. A noter également le bon score de Jean-Luc Van Den Heede qui talonne celui de Francis Joyon, grâce à son record du tour du monde à l’envers. Jean-Luc Van Den Heede est le dernier détenteur de records en solitaire, à bord monocoque.

Pour 2005 : L’année qui vient de s’achever aurait dans la continuité, couronné Ellen MacArthur (Castorama) pour son record autour du monde en solitaire en 71 jours et Bruno Peyron (Orange II) pour son record sur le même parcours mais en équipage, en 50 jours. Leurs deux records améliorant précisément les performances réalisées en équipage et en solitaire par les champions de 2004 !

Retrouvez les records absolus sur les 20 parcours océaniques retenus et les records détenus en solitaire sur www.records-oceaniques.com

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Maxi Yachts : un hall d’exposition permanent.

Maxi 11.00
Maxi 11.00

Le chantier Arzal Nautique, importateur des Maxi Yachts suèdois, dispose désormais depuis janvier d´un hall d´exposition permanent.
Sont actuellement en exposition un Maxi 10.50 et un Maxi 11.00.
Vous pouvez venir découvrir ces superbes bateaux du lundi au samedi.
Le hall d´exposition se situe à Arzal dans le Morbihan : 18 parc d´activités de l´Estuaire.

A noter que face à la demande croissante des Maxi Yachts, une nouvelle usine de fabrication vient de voir le jour sur la côte nord de l´île de Gotland. En plus de posséder deux grandes salles d´assemblage et de stratification, ce nouveau site se révèle être un excellent port de plaisance, très bien abrité.

Plus d´infos : www.maxiyachts.fr

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Féroce !

ABN AMRO 2 dans la baston
DR

Les premières 36h de course se sont révélées éprouvantes pour les hommes et pour les machines, avec des vents aussi capricieux en force et en direction, et surtout une mer très dure. Alors que les concurrents se dirigent vers la dépression qui leur barre la route de Wellington, les derniers pointages indiquaient que la flotte qui avait enfin retrouvé un vent plus stable (du sud-sud-ouest 20-25 nœuds). A l’heure actuelle trois options se dessinent, chacune essayant de trouver le meilleur angle d’attaque pour aborder cette dépression. Au nord, seul, Brasil 1 par 39°28 Sud, au sud Pirates (40° 5 Sud), en compagnie de ABN AMRO TWO et Ericsson, au milieu, ABN AMRO ONE et Movistar avançant cap à l’est vers l’entrée du détroit de Cook, la « Wind Factory » néo-Z. Avec ABN AMRO ONE en tête au classement intermédiaire de 14h, cet après-midi.
 
 Six bateaux en course
 Côté points, l’absence de Brunel ne changera pas le nombre des points attribués par étapes (manche 5 et 6) et pour les points intermédiaires du Horn. Les points attribués sont de 7, 6, 5, 4, 3, 2 pour les étapes par ordre décroissants d’arrivée, puis de 3.5, 3, 2.5, 2, 1.5, 1 par ordre également décroissant au passage du Horn. C’est donc 67.50 qui seront partagés par 6 équipages sur deux manches. De quoi aiguiser les appétits des adversaires du Team ABN AMRO, dont les deux bateaux occupent actuellement les deux premières places au général provisoire, avec une confortable avance pour ABN AMRO ONE.
 
Ambiance sur ABN AMRO TWO
Les premières heures de course ont tout de suite replongé les équipages dans le vif du sujet avec des vents à géométries variables en force et en direction. A ce jeu, les chances de trouver un peu de repos ou de faire un break entre les nombreux changements de voiles ont été presque nulles. Le détroit de Bass a été particulièrement cruel pour l’équipage de Sébastien Josse qui a déclaré qu’un de ces équipiers, le Hollandais Gerd Jan Poortman avait été blessé au cuir chevelu après avoir été balayé sur le pont par une mauvaise vague.

Message cette nuit de Simon Fisher – Navigateur : « Dès le départ, nous avons rencontré une série de problèmes qui nous ont empêchés de rester parfaitement au contact des autres concurrents. D’abord, nous avons déchiré notre grand voile, ce qui nous a obligé à prendre un ris. Le bateau a ensuite perdu toute sa vitesse. Nous avons alors passé un long moment dans le noir a essayé de comprendre ce qui se passait et à relancer le bateau. Ensuite, c’est Johnny (Gerd Jan – 28 ans) qui s’est ouvert le cuir chevelu après s’être fait balayé sur le pont par une mauvaise vague. En ce moment, il est étendu sur une bannette, avec quelques points de sutures. La force de l’eau est inimaginable. On comprend comment Johnny a pu se blesser en valsant sur le pont quand on sait que 30 minutes plus tard, l’étrave de ABN AMRO TWO est ressortie d’une vague avec le balcon avant en inox complètement tordu, sous le seul effet du contact avec l’eau de mer ».

Heureusement, après que Luke Molloy ait officié comme d’habitude avec maestria, le grand voile a pu être renvoyée sur ABN AMRO TWO. Le bateau a repris toute la vitesse dont font preuve les plans Kouyoumdjian dans de telles conditions. Les Kids naviguent actuellement à vue de Pirates et d’Ericsson.

Source ABN AMRO

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Transat AG2R : 62 marins… voire plus ?

Transat AG2R
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Pour Yvon Breton, Secrétaire Général et Directeur de la Communication d’AG2R Prévoyance «  Ce superbe plateau de marins démontre leur intérêt pour cette course et augure une 8ème édition qui devrait nous offrir une épreuve très disputée et révéler de nouveaux talents. Nous sommes heureux que de grands noms de la voile aient répondu présents à l’appel d’AG2R ! » ajoutant «  Concarneau, la nouvelle ville de départ et le nouveau parcours devraient encore plus pimenter notre course qui justifiera bien son statut de « Star Academy de la course au Large ! »
 
Tous les grands vainqueurs de la course au large 2005 au rendez-vous…
Du tenant du titre du Vendée Globe : Vincent Riou, aux vainqueurs de la Transat Jacques Vabre 2005 : Jean Pierre Dick (en monocoque 60) et Lionel Lemonchois (en multicoque 60), en passant par les vainqueurs de La Solitaire Afflelou Le Figaro : Jérémie Beyou, et de la Transat 6,50 Corentin Douguet… Tous ont marqué 2005 et souhaiteraient bien débuter 2006 en inscrivant une ligne de plus à leur palmarès déjà étoffé…
 
Les prétendants à une double victoire…
D’autres, au contraire, ont déjà connu la victoire à St-Barth et se verraient bien à nouveau sur la plus haute marche du podium car depuis sa création en 1992, aucun double vainqueur n’a été recensé sur la Transat AG2R. Le duo gagnant de la dernière édition Armel Le Cleac’h et Nicolas Troussel qui remettront leur titre en jeu cette année seront donc les seuls à prétendre à un doublé historique tandis que d’autres rêveraient d’inscrire une deuxième fois leur nom au palmarès de la course comme Lionel Lemonchois (vainqueur en 2000 avec Karine Fauconnier) ou encore  Bruno Jourdren (en 1998 avec Marc Guessard).
 
Sans oublier les ténors de la série…
… parmi lesquels on retrouve 6 vainqueurs de La Solitaire Afflelou Le Figaro : Charles Caudrelier (2004), Armel Le Cléac’h (2003), Kito de Pavant (2002), Eric Drouglazet (2001),  Dominic Vittet (1993) sans oublier le Champion de France de Course au large 2005 déjà cité Jérémie Beyou… qui auront donc à cœur d’imposer leur savoir-faire !
 
 Un vent nouveau en perspective…
Ces 31 tandems inscrits se retrouveront donc à partir du 31 mars à Concarneau avant le départ de la Transat AG2R. Une nouvelle ville départ pour un nouveau parcours long de 3 710 milles nautiques jusqu’à St Barth puisque cette année, concurrents et organisateur ont décidé d’un commun accord de faire route directe sans étape, avec simplement une marque de parcours à virer devant Porto Santo (Archipel de Madère).

Source Pen Duick

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Geronimo repart

Geronimo Cap Gemini Schneider Electric - Olivier De Kersauson
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Combien de milles a effectué "Geronimo" depuis son départ de Brest en décembre 2004 ?
 Olivier de Kersauson : "Oh là ! Je ne sais pas exactement mais en disant plus de 40.000 milles, on ne doit pas être loin de la vérité. Il y a eu le convoyage jusqu’au Qatar, puis le Tour de l’Australie, ensuite ce fut Sydney – Tahiti, puis Tahiti – San Diego. Après la Transpacifique, nous sommes retournés à San Diego où "Geronimo" se trouve actuellement. D’ailleurs, dans quatre semaines, nous repartons là-bas avant de monter à San Francisco".
 
Quel sera votre programme pour cette année 2006 ?
O.D.K. : "San Francisco – Yokohama (record Transpacifique Est-Ouest); Yokohama – Hong Kong (record); Singapour – Yokohama (convoyage); Yokohama – San Francisco (record Transpacifique Ouest-Est); San Francisco – Los Angeles (record) et peut-être Los Angeles – Tahiti. Ce sont presque tous des temps déjà établis, mais nous sommes très excités à l’idée d’aller naviguer dans des endroits qu’on ne connaît pas. Ça nous amuse beaucoup. De plus, ça reste dans l’esprit de notre programme".
 
Pour cette nouvelle campagne, comptez-vous apporter des modifications au trimaran ?
O.D.K. : "On va terminer cette campagne dans la configuration actuelle : il n’y aura pas d’évolution technique. L’ensemble du bateau continue de progresser, notamment sur les coupes des voiles, sur le travail avec le mât basculant, etc. Donc, on peut encore progresser dans cette configuration-là".
 
Comme lors du Tour de l’Australie, embarquerez-vous des marins étrangers ?
O.D.K. : "Lary Rosenfeld sera avec nous en tant que navigateur entre San Francisco et Tokyo. A bord, il y aura également d’autres marins américains qui ont déjà tourné sur des maxi-multicoques autour du monde".
 
En France, ces parcours-là n’ont pas l’aura d’un record de l’Atlantique par exemple : comptez-vous vous attaquer au temps de référence ( (4 jours, 17 h 28′ 6”) réalisé par l’équipage de Fosset ?
O.D.K. : "C’est un record très spécifique. Je n’ai pas très envie de rester à New York pendant des lustres à attendre LA bonne fenêtre. Car aujourd’hui, pour battre ce record, il faut absolument attrapper LE bon système météo qui t’emmènera de l’autre côté. Ce stand-by et cette longue attente ne m’enchantent guère".
 
Reste LE record autour du monde en équipage, le Trophée Jules Verne ?
O.D.K. : "Là, on veut d’abord pousser Geronimo au maximum de son potentiel pour décider après vers quoi on s’oriente sur les modifications éventuelles à apporter. On a encore onze mois pour le faire. Après, soit on modifie Geronimo, soit on réfléchit à un bateau plus grand".
 
Philippe Eliès

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Cap sur Wellington…

Movistar
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On approchait en effet hier en fin d’après-midi (16h45 GMT – relevé du site officiel de la course) les 25 nœuds de vitesse pour tout le monde ! Aux avant-postes, ABN AMRO 1 et Movistar étaient difficiles à départager en termes de distance au but (même si l’on notait un décalage plus nord pour le bateau battant pavillon espagnol).

Comme l’indique néanmoins le site internet de l’équipe ABN AMRO ce matin à 5h10 GMT, "le dernier relevé montre que Movistar mène la danse devant ABN AMRO 2. Tous les bateaux sont à 300 mètres les uns des autres, dans un nœud de vent, et attendent que le thermique veuille bien se lever." Notons que le bateau de Sébastien Josse fermait hier la marche avec 12 milles de retard – l’équipage a certainement dû connaître un petit souci momentané, qui manifestement a été vite réglé…

Plus de nouvelles au cours de la journée.

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207 bateaux ce week-end à Monaco

Star Primo Cup
DR

207 bateaux ont été réunis sur les deux derniers week-ends, avec la présence de 14 nationalités, dont de nombreux équipages, venus de l’Europe du nord mais aussi de l’est, avec la participation de six bateaux russes. Voici les résultats et le récit par classe :

COYCH s’impose en Mumm 30 !
Très haut niveau sur l’eau dans cette série phare de la Primo Cup qui réunissait de nombreux équipages venus préparer le Tour de France à la Voile, à l’instar du jeune équipage de Ile de France, de Dieppe Seine Maritime, venu renforcer son expérience de navigation en Méditerranée ou encore de Nouvelle Calédonie, qui effectuait sa première sortie officielle, emmené par Vincent Portugal, entouré de régatiers expérimentés, ayant remporté à maintes reprises la « Grande Boucle » nautique, tels que Bernard Mallaret ou Damien Iehl.
 
Victoire de l’équipage hyérois du COYCH (Toulon Provence Méditerranée), avec à la barre Tugdual Becquemie, vainqueur du Tour de France à la Voile 2005 qui s’impose devant le monégasque Dangerous But Fun, avec à la barre Michele Perris, associé à Paolo Cian, barreur du défi italien Mascalzone Latino lors de l’America’s Cup 2002.
« Nous sommes très satisfaits de ce bon début de saison avec l’arrivée de deux renforts de choix, Antoine Bréger, double vainqueur du Tour et Sébastien Col, tacticien de K-Challenge, Défi français de l’America’s Cup qui intègrent notre team, cela renforce notre position de favoris pour le Championnat de France des équipages et bien sur, notre objectif principal du Tour de France à la Voile », commente  Tugdual Becquemie.
 
Belle performance également du suisse Olympic, barré par  Julien Di Biase qui décroche la troisième marche du Podium. « Suite à notre contre-performance l’an dernier à la Primo, et avec la présence à bord de notre armatrice Mme Monica Assaraf, PDG de Eri Monaco et membre du YCM, c’était pour nous un vrai challenge d’obtenir un bon résultat dans ses terres monégasques », avoue Julien di Biase. Et de poursuivre : « Comme nous nous y attendions, ce fut une régate très serrée, puisque seulement 4 points séparent les quatre premiers équipages. Nous sommes ravis d’avoir pu rivaliser avec des équipages de très haut niveau, tels que les italiens de Matrix ou de Kismet des frères Leporati associés à Stefano Massimo ». Podium :

1- TOULON PROVENCE MEDITERRANEE (T. Becquemie) : 20.00
2 – DANGEROUS BUT FUN ( Michele Perris) : 21.00
3 – OLYMPIC (Julien Di Biase) : 24.00

 Smeralda 888
 La famille Perris se révèle décidément très dangereuse pour ses adversaires… Après une seconde place remportée par Michele Perris en Mumm 30, le fils, Gian Luca Perris accède à la première manche du podium en Smeralda 888, devant  Adalberto Miani, Commissaire Général de la section Voile du YCM.
 
« Je suis d’autant plus heureux de remporter cette épreuve, que c’est la première fois que je prenais la barre lors d’une régate internationale, et que nous naviguions avec notre nouveau bateau, dans cette nouvelle série », commente un  Gian Luca Perris, très satisfait.
 
Seuls trois points séparent les trois premiers, témoignant de l’âpreté des duels sur l’eau qui s’est également traduite par quelques collisions.
 
« Le Smeralda 888 connaît un véritable engouement, et c’est d’ailleurs la première fois que la Primo Cup réunit autant d’inscrits. Il est vrai que ce bateau très évolutif et rapide, apporte beaucoup de plaisir à naviguer à son bord et séduit de plus en plus d’armateurs/barreurs. La compétition est de plus en plus rude ! », observe Marc Pajot, vainqueur l’an passé dans cette série et qui termine cette année en cinquième position.

1 – DANGEROUS BUT FUN (Gian-Luca Perris) : 12.00
2 – BOTTA DRITTA (Adalberto Miani) : 13.00
3 – SMERALDA IV (Alderico Paganini) : 14.00

First 40.7
 « Cette série, nouvelle venue en principauté, a démontré qu’elle pouvait concilier la croisière et la régate. J’ai été surpris par l’engagement des équipages aux manœuvres lors des passages de marques, avec une flotte plus regroupée que les Mumm 30 eux-même », constatait  Thierry Leret, Président du Comité de Course.
 
Victoire de l’équipage Spirit of ad Hoc devant  Sayann 2, emmené par Sylvain Chtounder. Parallèlement à la compétition sur l’eau, les chantiers Bénéteau, représentés par Serge Paillard, ont avant tout souhaité mettre l’accent sur la convivialité et la rencontre entre les armateurs et leur équipage, avec l’organisation d’un cocktail, qui leur était spécialement dédié, dans les salons du YCM, afin de célébrer l’arrivée de cette série à la Primo Cup.
 
« J’ai été heureux de rencontrer Diego Ciarnelli, président de la Classe First 40.7 Italie avec lequel nous avons le projet d’organiser prochainement un rallye de 15 jours autour de la Corse. La Primo Cup nous a permis de tous nous réunir et d’en discuter avec tous les propriétaires (…). Si tout va bien, l’an prochain, ce ne sont pas quinze mais trente First 40.7 qui seront présents! », annonce Hervé Peduzzi.
 
1 – SPIRIT OF AD HOC (Thierry Bouchard) : 14.00
2 – SAYANN 2 (Cyril Baillie) : 20.00
3 – HEAVEN CAN WAIT (Albino Picco) : 21.00
 
Melges 24
Record de participation par rapport à l’an passé, avec la présence de 37 équipages, venus préparer le Mondial 2006 qui sera organisé à Hyères du 16 août au 1er Septembre.
Régates de haut niveau tout au long du week-end, avec des passages de bouées très serrés et de nombreux rappels généraux, dans une série, où il aura fallu attendre la dernière manche des huit courues, pour pouvoir départager les trois premiers, séparés au final d’un seul point, chacun remportant deux manches.
 
Victoire de l’équipage italien AMF Nikita, emmené par « la Fiamma Gialla » (ndlr membre de la Guardia di Finanza), Andrea Casale, champion italien de laser et de J/24, qui s’impose avec un tout petit point d’avance devant le suisse Blu Moon, skippé par Franco Rossini, le Président du Yacht Club de Lugano. Troisième, Sandro Montefusco, grand habitué du circuit italien de 470, avec à la tactique Roberto Benamati, ancien champion du monde de Star et vainqueur à maintes reprises de la 100 Miglia du Garda.
 
Belle remontée du Champion de France en titre, Benjamin Cohen (Sogeti) associé à  Fabien Henry qui après deux journées difficiles, a réussi à décrocher la cinquième place en réalisant deux manches de deux, lors de la dernière journée de régate.

1 – AMF NIKITA (Andreas Faerber) : 16.00
2 – BLU MOON (Franco Rossini) : 17.00I
3 – LIOCORNO MELSINEO (Sandro Montefusco) : 17.00

Bénéteau 25
 Dans cette série qui vient d’être officiellement reconnue par l’Isaf, classe internationale, sous l’appellation Platu 25, domination sans partage de l’équipage italien Fra Martina TNT qui remporte pour la cinquième année consécutive l’épreuve monégasque, emmené par les frères Pavesio, avec à la barre Lorenzo Bressani.
« Cela fait huit années que nous participons à la Primo Cup et c’est avec toujours autant de plaisir que nous venons en Principauté, car la Primo Cup nous permet d’affronter de nombreux équipages internationaux, tels que les deux équipages russes venus de Moscou ».

1 – FRA MARTINA (Lorenzo Bressani) : 7.0
2 – BITIPI (Savino Formentini) : 12.00
3 – ZIRRA (Daniel Schroff) : 15.00

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