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Imposante domination de Pégasus !

18 pieds Australiens / Sydney
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C’est à 16 heures hier, au large de Double Bay, que s’est élancée la première manche du J J Giltinan International Championship 2006. Au milieu d’une activité nautique assez folle, où se croisaient lasers, modestes ou imposantes vedettes, répliques de 18 pieds historiques, voiliers grands et petits et autres incontournables ferries, les 31 équipages engagés dans cette prestigieuse compétition se sont repris à trois fois pour couper dans les règles la ligne de départ. Il faut dire que le niveau général proche de l’excellence faisait grimper en flèche le prix des meilleures places. La configuration du site, le vent, les courants, imposaient de partir à gauche.

C’est ce qu’a réussi à faire parfaitement l’équipage américain, habitué du site puisqu’il participe régulièrement aux nombreuses régates australiennes. Au terme d’un long bord de près, il virait en tête Shark Island. Privilégiant la gauche du plan d’eau pendant toute la régate, il parvenait à conserver la tête et maintenir dans son tableau arrière les australiens de Casio Seapathfinder, augmentant même légèrement son avance sur le dernier bord.

Les Anglais de Radii, premiers européens, réalisaient quand à eux une très belle course malgré un départ médiocre, en 24ème position. « Il est très difficile de prendre un bon départ ici car non seulement les bateaux sont plus nombreux qu’en Europe – où ils dépassent rarement la quinzaine, ndlr – mais ils sont tous compétitifs. Les américains sont partis au bout de la ligne et n’ont plus été inquiétés ensuite. Nous avons dû nous battre pendant toute la course pour parvenir à remonter un à un les concurrents, ce dont nous sommes assez fiers puisque nous finissons en 11ème position », expliquait le skipper Andy Richards après la course.

Leurs compatriotes et traditionnels concurrents de Barron & Smithers se plaçaient juste dans leur sillage. Côté français, la satisfaction vient principalement de la progression dans la mise au point du bateau qu’ils ont loué pour l’occasion. « Nous sommes également content de n’avoir rien cassé dans des conditions orageuses instables », précisait Philippe Vallée, équipier d’avant. « Sans compter que nous avons pris un pied énorme dans la deuxième descente sous spi ! ».

Le très haut niveau homogène de la flotte, son importance inhabituelle, la capacité de chaque équipage à progresser rapidement, un système de classement imposant de ne négliger aucune régate, la fierté des équipages australiens promettent de belles batailles…

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A quelques heures du départ …

Inshore Melbourne
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Heureusement, ces conditions draconiennes ne s’appliquent pas au changement d’équipage. Sébastien Josse a donc pu remplacer pour cette longue étape le Hollandais Gerd Jan Poortman, son n°1 blessé à la tête et au dos dans la manche précédente. C’est un jeune équipier de réserve, le Brésilien Lucas Brun (21 ans), le plus jeune des marins embarqués sur cette course, qui mettra son sac à bord d’ABN AMRO TWO pour cette étape. “Bien sûr, je suis vraiment désolé pour Gerd Jan, indiquait Lucas après cette décision, mais je suis heureux pour moi, car quand j’ai commencé cette campagne, je savais qu’il y avait une forte possibilité pour que je n’embarque jamais, ce qui me frustrait un peu car j’avais vraiment envie de naviguer. Etre sur cette étape qui arrive à Rio, rend la chose pour moi encore plus excitante car Rio est la ville où je suis né et où j’ai vécu jusqu’ici. Mais avant d’y arriver, nous allons avoir beaucoup de milles à faire et il va falloir que je m’intègre dans un équipage soudé depuis le départ de Vigo en novembre dernier. »

Pirates des Caraïbes annonçait également un changement d’équipage de dernière minute, Jeremy Smith (NZ) remplaçant Curtis Blewett (CAN) qui s’est blessé pendant le pit-stop.

Movistar n’a pas eu d’autre choix que de mettre son VO 70 au sec pour réparer sa coque endommagée. Il se voit donc infliger les 2 heures de pénalité qui l’oblige à prendre un départ différé de ce même laps de temps, soit à 16h30 local.

Ericsson a lui fait le choix de tirer le meilleur parti possible du règlement en suspendant sa course devant Wellington dont il a finalement franchi la ligne 48h après le vainqueur Movistar. Pendant ce temps, l’équipe technique du team suédois a réparé un problème électrique sans tomber sous le coup de l’interdiction d’aide extérieur, et a empoché les deux points de sa 6ème et dernière place sur l’étape Melbourne-Rio.

Devant les étraves des 6 VO 70, plus de 6 700 milles via le Cap Horn, situé sur le 56° parallèle Sud. D’abord le Pacifique Sud avec deux “Ice gates” , l’une située sur 48° parallèle Sud entre le 143° et le148°Ouest, puis une seconde, toujours sur le 48° Sud entre le 125° et le 130° Ouest. Ces deux portes obligeront les concurrents à rester au Nord de ces deux portes afin d’éviter au maximum toute mauvaise rencontre avec les glaces.

Sur ce parcours, les concurrents auront deux séries de points à conquérir. Ceux distribués lors du passage du Cap Horn (3.5, 3, 2.5 etc…) puis ceux de l’arrivée (7, 6, 5 etc…).

Tous les espoirs sont donc permis aux adversaires d’ABN AMRO ONE, leader du classement général provisoire, jusqu’à présent peu contesté dans cette course. Sur la dernière étape, on a en effet pu constater que la concurrence avait retrouvé tout son punch après les modifications de structure et d’appendices apportés pendant la longue escale de Melbourne.

Départ de la flotte dans la nuit de samedi à dimanche … pour une arrivée à Rio vers le 9 mars.

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Alcatel remporte le prix de la meilleure application sportive pour mobile.

Alcatel
Alcatel

“Live Sailing””, l´application développée par Alcatel pour suivre la 32e America´s Cup sur téléphone mobile a reçu le prix ´Best Made for Mobile Sports Infotainment´ (meilleure application sportive pour mobile) de la GSM Association.

Cette récompense a été annoncée pendant la soirée de remise des prix du Congrès Mondial 3GSM (premier événement dans l´industrie de la téléphonie mobile) à Barcelone le 14 février dernier.

L´application “”Live Sailing”” est un produit qui permet aux passionnés de suivre les régates de la 32e America´s Cup de manière interactive, où qu´ils se trouvent dans le monde. Les images virtuelles des régates (sous différents angles), la trajectoire des bateaux, la direction du vent et des informations sur la course sont transmises directement sur l´écran du téléphone mobile.

“”Alcatel est honoré de recevoir ce prix”” a déclaré Etienne Fouques, le Président des Opérations pour les Activités de Communication d´Alcatel Mobile. “”Notre rôle comme fournisseur officiel de new media avec la 32e America´s Cup est l´occasion d´expérimenter et d´explorer de nouvelles solutions media avec les opérateurs et les diffuseurs. Notre mission est de continuer d´être à la pointe pour aider nos clients dans leurs affaires. C´est une preuve importante de notre capacité à fournir des services riches en contenu. “”

“”La 32e America´s Cup est fière de perpétuer la tradition en matière de technologie de pointe grâce à son partenariat avec Alcatel “” a poursuivi Paco Latorre, Directeur de la Communication de l´organisation de la Coupe. “”Depuis l´invention de la radio sans fil – lors du Match de 1899, Guglielmo Marconi fut le premier à transmettre les résultats des courses depuis le plan d´eau aux bureaux de presse de New York – l´America´s Cup a toujours contribué au développement de nouvelles technologies. Cette tradition perdure aujourd´hui avec notre fournisseur en media de nouvelle génération, Alcatel.””

La saison de compétition de l´America´s Cup débute avec les Louis Vuitton Acts 10 et 11, du 11 au 21 mai. Le Live Sailing d´Alcatel sera disponible et vous permettra de suivre toute l´action sur le plan d´eau.

Plus d´infos : www.alcatel.fr”

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Grand spectacle annoncé dans la baie de Sydney

18 pieds Australiens / Sydney
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Incontestablement, le 18 pieds est une belle invention…australienne ! Même si chaque année, et dans des proportions croissantes, le J J Giltinan International Championship accueille des concurrents des quatre coins du monde, la culture vélique et la maîtrise spécifique de la glisse qu’exige le roi des dériveurs planants semble être le fait des navigateurs australiens. Sans oublier qu’ils ont régulièrement dû partager cette suprématie avec leurs voisins néo-zélandais jusqu’au milieu des années 70, sans oublier non plus que les hold-up se sont multipliés ces dernières années (l’anglais Tim Robinson en 1999, l’américain Howie Hamlin en 2002 et 2003 et un autre sujet de sa majesté Rob Greenhalg), il reste très difficile de rivaliser avec des skiffers qui régatent quasiment tous les week-end.

Et ce sera le cas visiblement encore cette année puisqu’au terme de cette première confrontation, ont trouve trois équipages australiens aux trois premières places (respectivement Asko Appliances, récent vainqueur du championnat australien, Casio Seapathfinder, aux avants postes de toutes les plus prestigieuses compétitions depuis trois ans et Fisher and Paykel, dont le skipper Andrew Cuddihy a été plusieurs fois champion du monde de 12 pieds – considéré par beaucoup comme support plus radical encore !).

Le premier « étranger », et non des moindres puisqu’il s’agit du bateau américain Pegasus Racing (qui compte tout de même deux équipiers australiens…), se place en cinquième position, juste derrière Rag and Famish. Viennent ensuite les australiens de Toshiba, Active Air, SSangyong Yandoo puis les premiers anglais d’Hermes/SELS, bientôt suivi en 13ème position des vainqueurs du circuit britannique Radii.

Le seul équipage français, qui a loué un bateau pour l’occasion, a profité de cette première régate pour faire le check list complet des bouts et autres manilles à remplacer. Il termine à une décevante 26ème place.

Mais c’est demain que commence la vraie compétition, avec chaque après-midi un parcours d’une quarantaine de miles, (il en existe six possibles – mouillés en fonction de l’orientation du vent) et des conditions météorologiques annoncées plus musclées. Avec un barème faisant correspondre nombre de point et classement (vainqueur = 1 point, second = 2 points, etc) et une seule manche enlevée si les sept sont courues, la bataille promet d’être rude pour ceux qui visent le haut du classement. Briguer les avants postes tout en se montrant régulier, en conservant une marge de sécurité raisonnable…cette logique sportive plutôt contradictoire trouve avec le 18 pieds l’un de ses développement les plus acrobatiques…spectacle garanti !

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La chronique de Capian : bon sens et sens marin sont dans un radeau

Stage de survie ISAF janvier 2006
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Début janvier, un petit aller retour en voiture Port camargue – la Trinité dans le week-end, et même pas pour naviguer, ça vous dit ?

Ce coup là pas le choix, le stage ISAF est désormais obligatoire pour les « grosses » courses du calendrier 6.50 ( fastnet, Açores, Transat,…).

Sur la route, nous nous disons que ce sera l’occasion de rencontrer un « vrai personnage » de la course au large : la formation est assurée par Thierry Dubois.

Forcément s’être retrouvé à l’eau dans le Grand Sud sur un radeau qui se dégonfle et son 60 pieds parti au loin, le rend tout de suite très crédible quand il précise, par exemple, que la petite éponge dans l’équipement du radeau, c’est vraiment important. Venant d’un autre instructeur au vécu plus « théorique », je n’y aurai, comment dire, pas forcément porté toute mon attention. Mais quand il vous explique qu’éponger a été sa principale occupation pendant ses trois jours dans le radeau parce que être à peu près au sec a été déterminant pour tenir ; c’est sûr qu’on  la regarde d’un autre œil, l’éponge.

Des exemples comme cela il y en aura des tas lors de ce week-end à la Trinité.
Et nous sommes tous repartis avec des modifications à faire dans la préparation de nos bateaux.
Ne serait-ce que d’avoir des lignes de vie qui ne permettent pas de dépasser le tableau arrière si on tombe à l’eau ! Ou encore de mettre la pharmacie dans un contenant réellement étanche et que l’on peut amarrer. A la poubelle mon Tupperware  (qui a d’ailleurs jusque là satisfait tous les contrôles de jauge…).

Nous avons aussi eu la chance d’être un groupe uniquement composé de ministes, ce qui a permis que le contenu soit plus précisément adapté à nos problématiques. Et que l’ancien Président de la Classe- vainqueur de la mini 93, nous communique un peu de son expérience ; et visiblement avec plaisir !

Le programme s’étale sur trois demi journées :

– Une session théorie : préparation bateaux / météo / stratégie mauvais temps, par Thierry Dubois.

– Une session secourisme et  incendie pensée en fonction de notre réalité : navigation en double ou solo. Ce qui induit un changement des priorités.
Par exemple, au port, à priori on ne déplacera pas un blessé. Alors que sur l’eau la priorité sera peut être de la mettre en sécurité (cockpit ou intérieur) plutôt qu’il passe à l’eau. Même si cela peut aggraver sa blessure.
Lu comme ça devant votre écran cela peut sembler logique mais êtes vous sûr d’avoir, sans y avoir été préparé, la bonne réaction en situation?

– Une dernière après midi radeau, feux et…baignade en TPS.
Les quelques promeneurs du jour ont vraiment fait une drôle de tête : «  je vous l’avais bien dit que j’ai vu une soucoupe volante était tombée au large ».
Et son équipage tente de rejoindre le bord à la nage !

Au moins ceux dont la combinaison fuyait s’en sont tout de suite rendus compte. C’est sûr qu’un petit filet humide entre les omoplates en janvier. Dans un autre registre, ce n’est pas que j’envisage d’en avoir besoin, mais je suis bien content d’avoir eu l’occasion d’apprendre comment se déplacer sous un bateau retourné avec du gréement et des bouts partout.

Et, pour finir en beauté, feu d’artifice général avec feux parachute, à main et autres fumigènes. (Ca y est les aliens bleu et rouge de tout à l’heure appellent du renfort !) Avec nombre substantiel de ces  feux ne fonctionnant pas, on réalise l’importance de ne pas les gaspiller en sachant s’en servir !

En fait, c’est celà ce stage: Il permet de vivre ou visualiser avant d’y être confronté bien des problèmes auxquels seule l’expérience peut apporter réponse. C’est à mes yeux  son plus grand mérite.

Un vrai condensé de sens marin pour les situations « chaudes », qui peut s’en priver ?

Matthieu Girolet

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Josh Hall, côté organisation

Josh Hall
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D’où vous est venu l’idée de ce Global Ocean Challenge ?
C’est à Salvador de Bahia, au Brésil à l’arrivée de la Transat Jacques Vabre. Avec des amis, un peu déçus par le peu d’étapes programmées à la Velux 5 Ocean Race (ex-Globe Challenge programmé cet automne-hiver) que l’idée est venue d’imaginer autre chose. On en riait mais dans la nuit j’y ai repensé. Et peu après avec Brian Hancock (compère navigateur et communicant de Josh) on a sérieusement envisagé la chose.

Vous ne craignez pas que ce soit une course en trop ?
Non car elle est différente. Et puis j’ai remarqué que si les courses se multiplient le nombre de participants diminue. Regardez la Volvo Race, la Velux, … Les courses pour les pros font gonfler les budgets et résultat ca devient réservé à un « happy few ». Nous on veut ouvrir l’aventure à plus de candidats.

Dites nous ses différences alors ?
Elle se court en solo ou en double sur des voiliers monocoques de 40 pieds ou de 50 pieds. Elle comporte 5 escales : un départ en Europe en septembre 2007, puis des stop en Afrique du Sud, Nouvelle Zélande, Amérique du Sud, Amérique du Nord et arrivée en Europe en mai 2008. Elle se déroulera tous les deux ans. Plus de détails figureront dans l’avis de course à paraître dans deux mois.

Des 40 pieds à franchir le Cap Horn, c’est pas dangereux ?
Non, ou en tout cas moins qu’avant, car les bateaux vont plus vite. Si l’ex-Boc a abandonné les 40 pieds, c’est plus pour des raisons de timing que de sécurité. Il devenait impossible de gérer les écarts en temps d’une étape à l’autre. Nous avons également prévu des passages obligés dans les mers australes pour empêcher les bateaux de descendre trop sud là où les risques de rencontrer des glaces et des tempêtes sont plus fréquents.

Et vous comment allez vous gérer la synchronisation aux escales?
Et bien d’abord les écarts entre 50 pieds et 40 pieds sont moindres et par ailleurs nous avons prévu de faire partir les 40 pieds quelques jours avant les 50 pieds à chaque étape.

Les bateaux courront en catégorie O/OSR ?
Affirmatif. La différence n’est pas importante comparée à la catégorie 1 à laquelle appartiennent, par exemple, les nouveaux 40 pieds de la Class 40. Ce sont surtout une ou deux cloisons à rajouter ?  Une autre originalité de cette course est que l’équipage pourra changer à chaque escale…

Parlons finances. Comment ça se passe ?
Pour l’heure, il est prévu un droit d’entrée pour les concurrents, mais si nous trouvons un partenaire conséquent, ces droits seront remboursés au prorata à l’arrivée de chaque étape. Pour l’organisation de la course dans les meilleures conditions, nous cherchons un partenaire à hauteur d’1 million d’euros

Dites donc, septembre 2007, on est tout près du départ de la Transat Jacques Vabre et du tour du monde en double sur 60 pieds organisé par votre compatriote Mark Turner !
Oui, je sais mais et la TJV et la course de Turner sont radicalement différentes de notre Global Ocean Challenge. Il n’y a pas concurrence entre ces trois courses.

Depuis la semaine dernière où votre nouvelle course a été annoncée par e-mail, vous avez des retours ?
C’est incroyable ! Franchement je ne m’attendais pas à autant d’intérêt. Durant tout le week-end le téléphone n’a cessé de sonner. Notre site (www.globaloceanchallenge.com) a été visité par 20 000 personnes. Ca peut paraître prétentieux mais j’ai l’impression qu’il faudra limiter le nombre d’engagés. Je n’en veux pas plus de quarante.

A quoi vous attribuez ce succès probable ?
Tout simplement au fait de pouvoir participer à une grande aventure en solitaire ou en double à moindre frais et ponctuée d’escales.

Propos recueillis par Patrice Carpentier

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Match racing final

MOVISTAR à Newcastle
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En 2006, à Wellington, neuf petites secondes ont suffi pour mettre d’accord les deux VO 70 noirs de la flotte après une étape de 1 450 milles entre Melbourne et Wellington. Movistar, mené par Bouwe Bekking, a franchi en tête la ligne d’arrivée à 01h09 (Paris) ce matin, 9 secondes avant ABN AMRO ONE. L’équipage espagnol n’a jamais cédé devant celui d’ABN AMRO ONE tout au  long des 4 jours de course qui ont mené les concurrents sur le 40° parallèle Sud, du terrible Détroit de Bass au Détroit de Cook en passant par la Mer de Tasmanie.
 
De cette vive discussion entre deux protagonistes bardés d’expérience, c’est finalement le VO 70 battant pavillon espagnol qui a eu le dernier mot alors que 24 h avant l’arrivée Mike Sanderson et ses hommes menaient encore avec 32 milles d’avance. C’est dire si le passage à niveau dans le Détroit de Cook a été radical.
 
Pour 9 secondes après 96 heures de course, cette cinquième manche échappe donc de peu à ABN AMRO ONE qui s’incline après avoir remporté quatre victoires consécutives.
 
A bord du bateau leader au classement général provisoire, quatre sentiments dominent. Un peu de tristesse d’avoir vu une nouvelle victoire d’étape passer si près, un réel plaisir de voir Movistar revenir dans le match après deux manches de large gâchées par de graves avaries, la satisfaction d’avoir tenu la dragée haute à un bateau davantage typé « petit temps » que les plans Kouyoumdjian et surtout, un sentiment dominant, celui d’avoir rempli le contrat de consolider leur première place au classement général provisoire.
 
2h50 après le duo de tête, toujours dans une brise quasi inexistante et sous un soleil éclatant, Pirates des Caraïbes franchissait la ligne en 3ème position empochant 5 points au passage, suivi par Brasil 1, autre plan Farr, arrivé à 06h12 (Paris). Après les déboires des plans Farr à l’issue des deux premières étapes, l’architecte d’origine néo-zélandaise doit apprécier de voir deux de ses bateaux sur les marches de ce podium d’étape.
 
L’incroyable scénario de l’arrivée de Movistar et d’ABN AMRO One a failli se reproduire entre ABN AMRO TWO et Ericsson à la lutte pour le 5ème et 6ème place. Revenu de très loin à 60 milles de l’arrivée grâce à une option téméraire entre deux petites îles du Détroit de Cook et aux effets d’une brise thermique locale, Ericsson réussissait à neutraliser son retard de près de 20 milles sur les Kids d’ABN AMRO TWO. Mais la hardiesse de ce coup de maître n’aura pas permis à l’équipe très aguerrie de Neil MacDonald de griller la politesse à ABN AMRO TWO qui achève cette 6ème manche à 07h03 (Paris) en 5ème position.
 
Une place en demi-teinte pour l’équipage de Sébastien Josse qui a vu le gros de ses chances s’envoler dès les premières heures de course. Le détroit de Bass, dont la mer est extrêmement hachée et difficile, leur a été particulièrement cruel. Quelques heures après avoir déchiré leur Grand Voile au niveau d’un ris, c’est le n°1, le Hollandais Gerd Jan Poortman qui valsait sur le pont en s’ouvrant le cuir chevelu et se blessant au dos. Si la plaie, suturée sur place par George Peet est en voie de guérison, Gerd Jan souffre encore du dos. L’équipe croise les doigts pour que tout ceci ne soit plus qu’un mauvais souvenir dans trois jours,  pour le départ dimanche de la plus longue étape du parcours, Wellington – Rio via le Cap Horn (6 700 milles). Cette 5ème place n’entame pas le moral du jeune équipage puisqu’il conserve leur deuxième place au classement général provisoire à l’issue de cette 6ème manche.
 
« Ericsson nous a bien mis la pression, raconte Sébastien Josse à l’arrivée. Après leur petit coup dans les îles et dans les vents thermiques, ils étaient à 100 mètres derrière nous. Je n’ai pas l’impression qu’on est fait une prouesse en contenant leurs attaques, mais on a fait ce qu’il fallait pour les tenir à bout de gaffe. Cela nous prouve que nous pouvons naviguer au contact sans complexe. Pour la vue d’ensemble de cette manche, à la sortie du Détroit de Bas nous avons plutôt bien navigué, mais les soucis de notre première journée de course ont beaucoup hypothéqué nos chances de succès. Avec Gerd Jan blessé, nous avons navigué avec un précieux équipier en moins et notre grand voile déchirée nous a fait perdre beaucoup de temps. Cette étape de vitesse de 4 jours m’a beaucoup fait pensé à une étape du Figaro, avec ses coups d’accordéon, ses brises thermiques qu’il faut aller chercher, ses navigations au contact. Après 3 ou 4 Figaro, on a fait un peu le tour de tous les cas de figures. C’est vraiment une super école. »
 

A noter : L’escale de Wellington ne ressemble pas aux précédentes de Cape Town et de Melbourne. C’est en effet un Pit Stop où toute intervention faite par un membre extérieur à l’équipage navigant, ou tout matériel amené sur le bateau sera sanctionné par une pénalité en temps de 2h minimum. Pour l’instant, le vainqueur de l’étape Movistar a choisi de sortir de l’eau et donc de prendre ce minimum de 2h de pénalité. Ericsson a choisi une autre tactique, que certains trouvent peu fair play. En exploitant le règlement à fond qui interdit tout intervention extérieur pendant le Pit Stop, Ericsson a choisi de ne pas franchir la ligne après ABN AMRO TWO. Il est reparti dans la direction opposée à la ligne d’arrivée pendant un bref instant, puis est revenu vers la ligne sous grand voile seule, suspendant sa course à 7h08 (Paris). Ce faisant, Ericsson se donne la possibilité d’entreprendre des réparations avec assistance, sans tomber sous le coup des 2heures (voire plus) de pénalité et de repasser la ligne avec un bateau remis en état pour l’étape suivante.

Source ABN AMRO

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Team OCEAN nominé aux Trophées Sporsora du marketing sportif 2006 !

Flotte Brossard
Flotte Brossard

Le 20 février prochain, pour la 3ème année consécutive, les Trophées Sporsora du marketing sportif seront décernés au Théâtre Marigny à Paris.

Depuis le 23 janvier c´est officiel, le concept novateur du Team OCEAN a été retenu dans la catégorie « Meilleure stratégie d´un organisateur ou d´une organisation sportive ».

Un prix visant à récompenser une démarche originale de marketing sportif.« Nous en sommes très fiers, heureux que notre initiative ait été remarquée aussi largement » explique Hubert Perdereau, team manager et à l´origine du projet avec Yvan Bourgnon.

Avec une écurie de course couvrant toutes les disciplines de la course au large, Team OCEAN rivalisera avec de véritables pointures du sport telles que le Stade Français, le LOSC, l´OM business club, la Ligue féminine de basket, le Rallye Aicha des Gazelles ou encore les World Series by Renault.

La concurrence est rude donc, mais comme le souligne Hubert Perdereau « même si tout ceci est symbolique, on reste des compétiteurs, on joue la gagne, toujours ! »

Tout au long de cette soirée, les Trophées Sporsora seront remis dans cinq catégories : « Meilleure campagne développée par une entreprise », « Meilleure stratégie d´un organisateur ou d´une organisation sportive », « Meilleure campagne développée par une collectivité », « Meilleure retombée d´un projet annonceur », « Meilleure opération de mécénat sportif d´une entreprise ou d´une institution ».

Après avoir examiné de nombreux dossiers, le jury a auditionné, le 31 janvier, les nominés dans chaque catégorie afin de déterminer les vainqueurs.

En cette année de Route du Rhum, l´une des plus mythiques et surtout des plus médiatiques courses à la voile, on espère vivement que l´air du large soufflera sur le théâtre parisien.

Rendez-vous le 20 février pour les résultats.

Plus d´infos : www.team-ocean.com

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Coville & Sodebo soutiennent le Championnat des Records Océaniques

Sodebo
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 La formule est née d’un réel consensus entre les marins concernés par ce championnat. Déjà détenteurs de records ou futurs challengers, ils ont été très impliqués dans son élaboration et resteront en permanence forces de propositions auprès des organisateurs. Autour de la table hier, Bruno Peyron, Jean-Luc Van Heede et Thomas Coville parlaient d’une seule voix. Ellen MacArthur, Steve Fossett, Francis Joyon et Franck Cammas, absents ce jour là, adhèrent également à cette initiative. Outre les skippers, les équipiers, les architectes et les armateurs recevront également une récompense annuelle. Les parcours choisis sont tous homologués par le WSSRC (Word Sailing Speed Records Council) qui restera l’organisme de validation de ces records.

Pour Thomas Coville :  « Ce cadre n’est en aucun cas un carcan, le propre des records est la liberté, dans le choix de nos bateaux, des dates de nos départs ou de nos trajectoires. Ce championnat permet avant tout d’en clarifier la lecture pour le grand public. Nous avons épuré au maximum le principe en créant deux catégories, le solitaire et l’équipage. Nous souhaitons que le public s’approprie ces parcours, ces références qui nous font rêver, pour qu’il partage encore mieux nos défis. »  

 « Les records modernes s’inscrivent dans un cadre historique, des grandes découvertes, ou des grands récits de Jack London ou Joseph Conrad, nous y ajoutons la dimension technologique mais ces performances ont des racines profondes, c’est ce qui nous fascine avec SODEBO. »  

 « Cette initiative ne date pas d’aujourd’hui, Bruno (Peyron) nous en parlait déjà en 1987. Si aujourd’hui, nous sommes en majorité des Français autour de la table, notre ambition est bien internationale et nous avons choisi les parcours dans cet objectif, c’est d’ailleurs pour cela que des records partent de Hong Kong, Sydney, Yokohama ou New York. »  

 Patricia Brochard, co présidente de SODEBO, tient à soutenir cette initiative qu’elle juge opportune :  “ Depuis toujours, le grand public est captivé par le monde des records qui est parfois difficilement compréhensible. Ce championnat lui donne des jalons, des repères. Cette organisation étalonne les records sur une échelle sans brider leur liberté. Elle offre une lisibilité pour mieux comprendre et donc mieux partager”.  

 Thomas Coville est détenteur à bord de SODEBO de deux des 20 records retenus en solitaire, celui de la Route de la Découverte entre Cadix et San Salvador (10j, 11h, 5mn, 46s) et Miami – New York (3j, 5h, 0mn, 12s). En 2006, il tentera entres autres celui du Tour des îles britanniques, détenu en monocoque par Jean-Luc Van Heede depuis mai 2005 (7j, 8h, 47mn) et celui des 24 heures de Francis Joyon (542,7 milles).

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Patience et langueur de vent

ABN AMRO 2
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Bénéficiant des dernières heures de brise à l’entrée du Détroit de Cook, Movistar, le plus inquiétant des adversaires de l’équipe de Sanderson sur cette manche, à 32 milles du leader ce matin à 5 heures (Paris), neutralisait entièrement son retard en l’espace de sept heures. A 14h (Paris), il devançait « Black Betty », d’un fragile petit mille.
 
Pour les mêmes raisons, et dans le même laps de temps, Pirates, Brasil 1, ABN AMRO TWO et Ericsson avaient également raccroché les wagons. Dans ce deuxième groupe, au vu du pointage de 14h (Paris), Pirates semble avoir mis une réelle option sur l’ une des marches du podium de cette étape Melbourne – Wellington. Mais rien n’est encore joué.
 
Après 4 jours de course sur une mer brutale,  les acquis d’hier ont été réduits en quelques heures à néant ou presque.
 
Tous les espoirs sont donc permis à ceux qui, ce matin encore, pensaient qu’ ABN AMRO ONE avait course gagnée.
 
 
 
***
 
 
ITV de Sébastien Josse à 12h 45 aujourd’hui – presque minuit sur l’eau pour les concurrents
 
Votre ETA ?
Dans une dizaine d’heures.
 
Des mésaventures et des misères depuis le début ?
Sur le plan matériel, rien de très grave, c’est surtout notre n°1 Gerd Jan qui est un peu amoché. Aujourd’hui, il commence à marcher mais a toujours un peu de mal à s’asseoir. Pour moi, il s’est sans doute fêlé le coccyx. Mais on en saura plus après quelques radios à Wellington. Sinon, sur cette étape nous avons eu une mer très dure, très courte, dès la sortie du Détroit de Bass, même si le vent n’a jamais dépassé 20-25 nœuds. Le bateau s’arrêtait dans les vagues avec des craquements terribles et n’arrivait jamais à décoller. Un peu comme la Méditerranée par fort mistral.  Nous avons eu 4 chandeliers pliés, et notre balcon avant arraché juste par la force des vagues. Je ne sais pas encore comment nous allons gérer cette réparation puisque le règlement nous interdit toutes réparations avec des pièces et des matériaux extérieurs, sous peine de 2h mini de pénalité. Mais pour moi, pas question pour des raisons de sécurité de repartir sans balcon avant dans le Grand Sud. Alors on réfléchit.
 
Que penses-tu de ce regroupement dans le Détroit de Cook ?
C’est vrai, il n’y a pas un souffle d’air depuis que nous avons passé le Cap Farewell (à l’entrée du détroit). Ce regroupement pour moi, c’est comme au Figaro. Tu te crèves pendant toute une étape pour essayer de creuser l’écart ou pour revenir sur un concurrent et puis en fait, c’est toujours à la fin que cela peut se jouer. Pour nous, c’est bien parce que cela nous permet de nous bagarrer à nouveau avec Pirates et Brasil 1.  C’est une autre histoire avec Movistar et ABN AMRO ONE. Je pense qu’eux avec 30 milles d’avance nous n’allons pas les revoir. Mais je pense que nous avons une opportunité de prendre la 3ème place. On se bat pour en tout cas…
 
Comment gérez-vous cette nouvelle donne à 80 milles de l’arrivée ?
Comme les airs sont très faibles, on n’a pas touché les quarts, mais par contre on gère cette fin de course comme une régate in-shore. Tout le monde est prêt à intervenir sur le pont, surtout si on est au contact d’un autre concurrent. Mais pour l’instant, au niveau des options météo et des coups possibles à jouer on est encore un peu dans le flou. Nous ne sommes pas encore assez au contact et pas encore assez près de la côte pour pouvoir lancer quelques attaques. On attend encore une grosse bascule et puis après on verra.
 
Le moral sur ABN AMRO  TWO après une étape en demi-teinte ?
Excellent. Il n’a  pas changé même si nous avons eu un départ difficile, avec notre grand voile abîmée, quelques chandeliers cassés et surtout la blessure de notre n°, Gerd Jan. Ce quasi « nouveau départ » nous incite juste à ne pas nous relâcher tant que la ligne d’arrivée n’est pas franchie. Comme d’habitude quoi.

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