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Les mystères de la baie

18 pieds Australiens / Sydney
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Dans la deuxième manche, courue dimanche dernier, l’équipage local de Club Marine, vainqueur l’an passé, s’est montré le plus à l’aise à déjouer les pièges que n’ont pas manqué de provoquer les faibles airs orientés à l’est. « Il fallait de toute façon un peu de chance tant ces conditions redistribuent les cartes en permanence », assurait avec honnêteté et modestie le barreur Euan Mc Nicol, lors de la remise des prix, devant ses compatriotes de Casio Seapathfinder, seconds et ses voisins néo-zélandais de CT Sailbattens, une nouvelle fois troisièmes.

Après une journée de repos, la troisième manche s’est a nouveau déroulée dans des conditions légères et peu lisibles. Un petit sud est de 8 nœuds en moyenne ponctué de trous qui n’ont cessé, tout au long du parcours, de redistribuer les cartes, octroyant la victoire finale aux récents vainqueurs du championnat national australiens, Hugh stodart, Niall Kinch et Paul Schulz. A bord d’Asko Appliances, ils se sont montrés les plus habiles à déjouer les dernières difficultés et su s’imposer dans les derniers miles, 30 s devant les nouveaux venus de De Longhi (Grant Rollerson, Simon Near, David Lightfoot), victimes d’un bris de mât dans la deuxième manche. C’est l’équipage de Casio Seapathfinder qui complétait le podium, conservant avec 7 points la tête du classement général provisoire.

Il faudra attendre la 9ème place pour voir un bateau néo-zélandais se glisser au milieu des couleurs du drapeau australien. Le premier équipage européen, en l’occurrence anglais, était celui de Radii, en 13ème position. Les français de Groupe Sefico, qui étaient parvenus dès le premier bord à rattraper une bonne partie de la flotte en 26ème position d’une troisième manche qui ne comptait aucun abandon. « Nous n’avons pas su conserver notre place de milieu de tableau, à cause d’une poignée d’erreurs qui ne pardonnent pas à ce niveau de compétition », confiait Christophe Orion, le barreur.

La baie de Sydney n’a pas finie de mettre à rude épreuve ceux qui veulent en saisir les secrets les plus intimes…mais les coureurs australiens sont les plus réguliers à la courtiser !

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Une équipe de France à la prochaine Commodore’s Cup

Rolex Commodore s Cup
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Comme pour les deux dernières années, c’est le Lillois Géry Trenteseaux, régatier et Vice-Commodore au RORC qui sera capitaine de l’équipe de France à Cowes.
 
 En accord avec la Fédération Française de Voile, il veut emmener fin juin dans le Solent 4 équipes de trois voiliers IRC (un petit, un moyen et un grand).
 
 Afin de bénéficier de la meilleure équipe possible, une sélection va débuter au printemps 2006. Si le niveau des équipages est satisfaisant, les deux premières équipes pourraient bénéficier du statut d’équipe de France.
 
 Une pré-sélection aura lieu lors du Spi Ouest France du 13 au 17 avril et à l’occasion de l’Obélix Trophy du 29 avril au 1 mai prochains.
 
 La constitution des équipages pour les 4 équipes de 3 bateaux (12 unités), sera connue à l’issue du Championnat UK (Championnat IRC du 9 au 12 juin 2006).  

 Le jury de sélection est composé de Christian Gouard (FFV), Marc Bouvet (FFV) Benoit Charron (entraîneur national), Monsieur Fries (UNCL), Jacques Pelletier (Yacht Club de France) et Jean-Michel Carpentier (UNCL).
 
 De nombreux équipages ont rapidement confirmé leur intention de faire partie de cette équipe. Le Sinergia 40 « Paprec Recyclage », le JPK « Guyader », le Bénéteau 44.7 « Courrier du cœur », le J109 « Pen Azen », le X 43 « l’ange de Millon », le prototype de 33 pieds de Didier Dardot,  l’Archambault 35 ou encore le Bénéteau 34.7 skippé par Pierre Follenfant sont sur les rangs.
 
 Enfin, notons que deux places seront attribuées à deux voiliers évoluant en Méditerranée et en Manche.
 
 Géry Trentesaux : « La Rolex Commodore’s Cup est une course très amusante notamment du fait du mélange de courses offshore et Inshore. Les courses en équipe sont passionnantes et d’un niveau technique et sportif remarquable. Et puis, naviguer dans le Solent et ses courants a toujours quelque chose de magique… ».
 
 Le Royal Océan Racing Club, basé à Londres, a été créé en 1925 avec pour objectif l’organisation et le développement de la course au large dans le Monde. Le Fastnet, l’Admiral’s Cup, la Commodore’s Cup, Cowes/Dinard font partie des grandes compétitions à la voile dirigé par le Club. Il compte 3500 membres dont 1/3 d’étrangers. Il est actuellement dirigé par David Aisher.

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Thomas Coville et Sodebo en reconstruction

Sodebo Thomas Coville 2005
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Le chantier de St Philibert vrombit du bruit ininterrompu  des ponceuses. Le trimaran porte encore les stigmates de ce corps à corps  avec les éléments déchaînés qui l’ont envoyé au tapis et disloqué en Novembre dernier. De son côté, Thomas Coville n’est pas non plus sorti indemne de cette fortune de mer.
 
Une énorme frustration
J’avais déjà démâté mais c’était ma première fortune de mer de cette ampleur.. On a pensé qu’on allait perdre le bateau. Qui dit perdre son bateau dit tout perdre. Cela représente des années d’efforts, de passion, de travail acharné de toute une équipe" . L’énergie déployée et l’aide providentielle de l’équipage du chalutier guilvinise l’Agrion ont permis de ramener ce coursier en piteux état à Douarnenez. Compte tenu de la sérénité et de l’envie qui habitaient le duo de Sodebo avant le  coup de canon,  la frustation a été énorme. " Grâce à ma préparation et notamment à San Salvador Cadix j’avais balayé les doutes qui m’habitent habituellement. La douche n’en a été que plus glaciale" confie Thomas Coville .
 

Son bateau dévasté , Thomas Coville accablé n’a t’il pas eu la tentation de jeter l’éponge ? La réponse fuse sans hésitation " J’ai eu la chance d’avoir à sauver mon bateau et d’avoir deux jours de sas dans le chalutier avant d’arriver à terre.  Cette période de réflexion et le  réconfort humain de ces marins pêcheurs ont été une vraie chance. Ce contexte de cloisonnement m’a permis de me reconstruire et d’arriver à quai avec une vraie conviction."
 
Reprendre confiance
Son partenaire Sodebo  et toute l ‘équipe ont décidé se relancer dans la bagarre pour amener ce trimaran sur la ligne de départ de la prochaine Route du Rhum. " C’était notre objectif initial à la construction de ce bateau ". La reconstruction est un  travail patient et ingrat  qui devrait permettre à ce trimaran  de retrouver son élément début Juin.  Aujourd’hui , les moignons des bras de liaison du flotteur bâbord renvoient à cet accident  qui a torpillé des certitudes. " Avec  l’équipe on avait pas de doute sur la fiablité de notre machine et l’on estimait avoir fait des concessions à cette fiabilité. Aujourd’hui, il faut non seulement reconstruire pièce après pièce, ce qui au quotidien est un exercice difficile et douloureux, mais il faut aussi reprendre confiance techniquement dans notre bateau " explique Thomas Coville.
 
Le Rhum en tête
Thomas Coville et son équipe sont désormais tendus vers l’objectif de la Route du Rhum " C’est clair qu’ avec toute l’équipe je crois qu’on retrouve l’énergie de reconstruire à travers cet objectif. Personnellement, j’ai vraiment cela en tête. C’est la course qui me fait rêver depuis toujours *. Elle passait devant mes fenêtres. Il y a une part d’émotionnel, d’affectif dans cette préférence car la transat anglaise est tout aussi dure…" .  Et si Thomas et son partenaire pensent très fortement à d’autre aventures, ( notamment à un retour sur le Vendée Globe) , pour l’heure la griserie du Rhum dope leur énergie.  " C’est tous les quatre ans comme les Jeux. Il n’y a pas de droit de se rater. Courir le Rhum en multi c’est un engagement physique , technologique, humain  très fort. Et plus j’avance dans le métier, plus j’ai une attirance forte évidente pour le multi."  Tout l’art est d’amener le couple homme- bateau au sommet de leur forme.  " Une alchimie complexe mais un challenge passionnant " conclut Thomas qui a retrouvé toute sa détermination.
 
Gilbert Dréan.
 
* Thomas Coville a déjà remporté la Route du Rhum en 1998 dans la catégorie monocoques où il avait remplacé au pied levé Yves Parlier sur Aquitaine Innovations.

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Musto ouvre un Showroom à Paris.

Show Room Musto
Show Room Musto

Commercialisée en France depuis 8 ans, la marque Musto présentera désormais ses collections de vêtements, chaussures, bagageries ou accessoires nautiques dans son showroom du 11 rue Labie dans le 17ème arrondissement.

La marque Musto est vendue à travers une centaine de points de vente en France. En 2002, la marque a ouvert deux magasins en nom propre à La Trinité et à Paris. Ce showroom exprime la volonté de la marque britannique de s´installer sur le marché français.

Fidèle à la navigatrice britannique depuis ses débuts, Musto continue d´habiller Ellen Mc Arthur en 2006. Sur la Volvo Ocean Race, 5 équipages sur 6 sont habillés en Musto. D´une manière générale, tous les navigateurs des grandes courses choisissent la performance des équipements Musto. Cette performance et la qualité des produits Musto sont disponibles dans une gamme de produits de plaisance, pour toutes celles et ceux pour qui le bateau est un plaisir. Pour tous vos équipements nautiques :

Showroom Musto 11, rue Labie 2, square Gaston Bertandeau 75017 PARIS Métro : Argentine

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Sperry Top Sider : l’esprit Yachting.

Sperry Top Sider
Sperry Top Sider

Au début des années 30, Paul Sperry se découvre une passion pour la voile. Surpris par la stabilité de son chien sur un lac gelé, il découvre les rainures sous les pattes de ce dernier.

Sur un morceau de caoutchouc, il dessine ces rainures en forme de chevron et les entaille au rasoir… Ainsi est née l´authentique Top Sider, traversant les modes et le temps pour naviguer des quais à la ville.

Le modèle Authentic est l´incontournable chaussure de yachting, sobre, chic et universelle.
Confortable et robuste, elle porte les couleurs du nautisme.
Ses caractéristiques techniques :
• Une semelle étudiée pour le meilleur amorti du pied
• Une semelle ergonomique tout confort
• Un cuir imperméable
• Des finitions main pour le confort et la résistance
• Une semelle qui sèche très rapidement pour une meilleure adhérence

Sperry Top Sider propose également une collection féminine, acidulée et pleine de douceur.

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Nidaplast Honeycombs lance deux gammes grandes séries.

Nidaplast HONEYCOMBS
Nidaplast HONEYCOMBS

Très légers, ces nids d’abeilles structurels, à cellules hexagonales, ont une épaisseur allant de 5 à 150 mm. Ils possèdent de très bonnes propriétés mécaniques, notamment en résistance en compression et aux chocs. Ils sont imputrescibles et sont isolants thermiques et phoniques. Recyclables, ils sont chimiquement inertes et non polluants.

Comme le souligne Richard Filippi, Directeur Marketing et Développement : « Le marché des composites utilise de plus en plus les produits thermoplastiques », l’association du nid d’abeilles polypropylène à un renfort, type Twintex en est un exemple. Ces produits sont très adaptés aux grandes séries, du fait de la facilité et de la rapidité de leur mise en œuvre. Déjà très présents dans le secteur automobile, ils devraient trouver de plus en plus d’applications dans le bâtiment, le nautisme ou les transports ».

« Aujourd’hui nous concevons pour et avec nos clients des solutions nid d’abeilles très spécifiques ». A titre d’exemple ces deux produits sont utilisés :
– dans le Bâtiment, pour des portes, panneaux décoratifs et des panneaux de façades à parements métalliques. Ces derniers, qui peuvent atteindre jusqu’à 6 m de long et 0.9 m de large sont légers, rigides, plans, facilement manipulables et ne se déforment pas sous l’effet de la température;
– dans le Nautisme, ils servent a réaliser des cloisons structurelles dont l’atout principal est l’amortissement des bruits notamment dus aux vibrations du moteur.

Nidaplast Honeycombs propose des solutions pour l’environnement :

Dans un domaine totalement différent de celui des panneaux sandwichs structurels, nidaplast Honeycombs a développé depuis quelques années un concept breveté de nid d’abeilles, les blocs nidaplast EP, pour le stockage des eaux pluviales. Devenu aujourd’hui, «la référence», ce système est destiné à stocker temporairement les eaux pluviales, les infiltrer ou les envoyer dans les réseaux d’assainissement avec un débit contrôlé. La très grande capacité de stockage des nids d’abeilles alliée à sa forte résistance en compression permet la création de bassins de rétention couverts sous parking, routes, pelouses, chemins piétonniers…

La société Nidaplast Honeycombs :

Leader sur le marché des nids d’abeilles plastiques, nidaplast Honeycombs, filiale du groupe international Etex, double son Chiffre d’affaire tous les 4 ans et réalise plus de 60% de celui-ci à l’export. Installé dans le nord de la France, à Thiant, nidaplast Honeycombs est concepteur et spécialiste du nid d’abeilles extrudé en polypropylène. Depuis 20 ans, l’entreprise développe ses produits pour trois grands marchés : l’Industrie (bâtiment, transports, construction navale & équipements industriels), les travaux publics et les aménagements paysagers.

Nidaplast Honeycombs vous accueillera au Jec Composites Show 2006 au Stand N° F47

Plus d’infos : www.nidaplast-honeycombs.com

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Victoire de Mathieu Richard à Londres

Mathieu Richard
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Mission réussie puisque l’équipe de Mathieu Richard a remporté l’épreuve et s’est ainsi qualifiée pour le "JP Morgan Final" qui aura lieu à Londres du 10 au 12 mars. A cette occasion, le skipper du Team Saba évoque les différentes épreuves de la saison, avec comme principal objectif un retour dans les 5 premiers mondiaux.
 
Comment s’est déroulée la compétition de ce week-end à Londres ?
Mathieu Richard : "C’est la première fois que nous allions sur le "Queen Mary Réservoir" qui est un plan d’eau situé à une trentaine de kilomètres au Sud-Ouest de Londres. Ce week-end, il y avait un très beau plateau avec notamment des skippers comme Ian Williams (GB / n°5 mondial). Nous terminons 2ème du round robin (matchs de qualification), ce qui nous a permis d’accéder directement à la final où nous gagnons 2-0 contre l’anglais Marc Campbell James. Notre bilan du week-end est donc très positif puisque nous repartons avec 8 victoires en 10 rencontres, et une qualification pour la finale du JP Morgan."
 
Quels sont tes objectifs pour la saison 2006 ?
M.R. : "Nous sommes actuellement au 6ème rang mondial, et notre principal objectif est de réapparaître dans les 5 meilleurs mondiaux. Si nous voulons récupérer le classement qui était le nôtre en 2005, nous devons réaliser des performances sur les grandes épreuves, ce qui se traduit par des victoires ou au minimum des podiums. Sinon, il y a 3 épreuves importantes cette année auquel nous allons participer en tant que membre de l’Equipe France de Match Racing : la "Nations Cup" à Cork, le Championnat d’Europe à Hambourg et le Championnat du Monde de match racing aux Bermudes."
 
 
Equipage : Mathieu Richard (skipper), Greg Evrad (tactique et régleur de GV), Olivier Herlédant (régleur voiles d’avant) et Mathieu Renault (n°1).
 
 
Prochaines épreuves* : Marseille Match Race (du 22 au 26 mars) – Congressional Cup (du 11 au 16 avril à Los Angeles / USA) – JP Morgan Final (du 25 au 29 avril à Londres / GB) – Challenge Trombini (du 7 au 11 juin en Italie) – Internationaux de France (du 2 au 6 août à Pornichet) – Nations Cup (du 5 au 10 septembre à Cork / Irlande) – Championnat d’Europe (du 27 au 30 septembre à Hambourg / Allemagne) – Championnat du Monde (du 16 au 22 octobre aux Bermudes).
 
* des épreuves pourront s’ajouter à ce programme en fonction des invitations.

Source Team Saba

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Carnet de bord de Paul Cayard

Pirates off caribbean
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Cela signifie également que nous allons revivre un second 20 février… mais pour nous, c’est tout ! Le vent n’a pas changé lorsque nous avons coupé cette ligne symbolique, donc cela ne nous a pas affectés plus que ça. Nous ne touchons pas à nos montres, et de toute façon la majorité de l’équipage ne sait même pas quel jour on est, alors… Notre vie est aussi simple que ça !

Aujourd’hui nous naviguions à vue avec Ericsson. C’était amusant et je suis sûr que chacun de nous a appris des choses. ABN AMRO 1 continue à faire preuve d’une vitesse impressionnante. Le reste de la flotte est assez homogène, et on voit bien quand l’un des bateaux réussit un beau coup météo. ABN 1 est tout simplement plus rapide, le bateau va environ 1 nœud plus vite que tout le monde dans les mêmes conditions. Au reaching, ils sont dans leur élément grâce à leur importante stabilité de formes.

Les conditions du jour ont été plaisantes, avec 17 à 20 nœuds de vent, entre 125 et 145° du vent réel, ce qui nous a permis de tenir 17 à 18 nœuds de moyenne. En réalité, la plupart du temps nous étions à 125° du vent réel, ce qui est idéal pour ABN AMRO 1, mais désormais nous sommes sous grand spi, et peut-être allons nous pouvoir gagner un peu sur eux (…)

Paul Cayard (traduction JB)

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A bloc, cap au sud

Ericsson
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Si hier, Movistar menait la danse, les classements ont évolué cette nuit, et l’on retrouve au dernier relevé les deux ABN AMRO aux avant-postes : Sanderson pointe 9 milles devant Josse, lui-même talonné à 3 milles par Ericsson. Ericsson dont le navigateur Steve Hayles expliquait, dans un  de ses premiers messages envoyés du bord : "De retour en course, la situation est normale; on avance à plus de 20 nœuds, en bataille serrée contre les Pirates qui sont justes à quelques centaines de mètres à notre vent. Je les vois clairement sur le radar, et je fais des commentaires en direct aux gars sur le pont pour leur expliquer comment on s’en sort. Nous n’allons pas mettre le pied à terre avant 6800 milles, et cela semble un peu dingue de se bagarrer pour quelques dizaines de mètres, mais on ne sait jamais quand une petite avance va se transformer en un gros avantage". Régate planétaire, donc…

Source Volovo Ocean Race

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Imposante domination de Pégasus !

18 pieds Australiens / Sydney
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C’est à 16 heures hier, au large de Double Bay, que s’est élancée la première manche du J J Giltinan International Championship 2006. Au milieu d’une activité nautique assez folle, où se croisaient lasers, modestes ou imposantes vedettes, répliques de 18 pieds historiques, voiliers grands et petits et autres incontournables ferries, les 31 équipages engagés dans cette prestigieuse compétition se sont repris à trois fois pour couper dans les règles la ligne de départ. Il faut dire que le niveau général proche de l’excellence faisait grimper en flèche le prix des meilleures places. La configuration du site, le vent, les courants, imposaient de partir à gauche.

C’est ce qu’a réussi à faire parfaitement l’équipage américain, habitué du site puisqu’il participe régulièrement aux nombreuses régates australiennes. Au terme d’un long bord de près, il virait en tête Shark Island. Privilégiant la gauche du plan d’eau pendant toute la régate, il parvenait à conserver la tête et maintenir dans son tableau arrière les australiens de Casio Seapathfinder, augmentant même légèrement son avance sur le dernier bord.

Les Anglais de Radii, premiers européens, réalisaient quand à eux une très belle course malgré un départ médiocre, en 24ème position. « Il est très difficile de prendre un bon départ ici car non seulement les bateaux sont plus nombreux qu’en Europe – où ils dépassent rarement la quinzaine, ndlr – mais ils sont tous compétitifs. Les américains sont partis au bout de la ligne et n’ont plus été inquiétés ensuite. Nous avons dû nous battre pendant toute la course pour parvenir à remonter un à un les concurrents, ce dont nous sommes assez fiers puisque nous finissons en 11ème position », expliquait le skipper Andy Richards après la course.

Leurs compatriotes et traditionnels concurrents de Barron & Smithers se plaçaient juste dans leur sillage. Côté français, la satisfaction vient principalement de la progression dans la mise au point du bateau qu’ils ont loué pour l’occasion. « Nous sommes également content de n’avoir rien cassé dans des conditions orageuses instables », précisait Philippe Vallée, équipier d’avant. « Sans compter que nous avons pris un pied énorme dans la deuxième descente sous spi ! ».

Le très haut niveau homogène de la flotte, son importance inhabituelle, la capacité de chaque équipage à progresser rapidement, un système de classement imposant de ne négliger aucune régate, la fierté des équipages australiens promettent de belles batailles…

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