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Où l´on fourbit ses armes…

BMW Oracle racing
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C’est un processus qui ne doit pas être sous-estimé. Si une part des progrès en matière de performance est inhérente au design, l’autre partie est encore à découvrir et à exploiter en navigation. L’équipe qui sera la meilleure dans cet exercice sera certainement celle qui ira le plus loin en 2007. Celles qui ne seront pas capables de trouver la vitesse seront forcées de rentrer plus tôt à la maison.

Ian Burns, le coordinateur du design team de BMW ORACLE Racing, distingue deux méthodes contradictoires pour obtenir le bateau le plus rapide qui soit en compétition. La résolution de ces contradictions est une part importante dans la stratégie d’une équipe engagée dans l’America’s Cup.  “Il y deux écoles de pensée qui s’opposent. La première est de mettre à l’eau deux bateaux identiques assez tôt et de faire du développement le plus longtemps possible à travers des tests en navigation. L’autre extrême est de faire un second bateau aussi tard que possible, jusqu’à en prendre possession au milieu de la compétition. De cette manière, vous bénéficiez d’un temps plus long en terme de recherche architecturale et vous pouvez voir comment se comportent vos concurrents avec leur premier bateau. Aucune de ces deux théories ne doit être sous-estimée. “

Les expériences passées sont riches d’enseignements concernant les pièges que peuvent représenter ces deux extrêmes. Lors de la dernière America’s Cup, les Américains de OneWorld challenge ont eu deux des premiers Class America enregistrés : USA 65 et USA 67. L’équipe fit des tests et des modifications avec ses bateaux, longtemps avant les autres, et survola littéralement le premier round robin. Mais à mesure que la compétition avançait, il devenait évident que les Américains avaient atteint leur vitesse maximum pendant que leurs concurrents progressaient. OneWorld échoua finalement en demi-finale.

Défauts de jeunesse
A l’opposé, Team New Zealand avait en 2003 les deux derniers numéros de voile : NZL 81 et NZL 82. Bien que l’équipe (qui n’avait pas à disputer la Louis Vuitton Cup), prît son temps pour faire des essais, elle ne parvînt pas à détecter les lacunes potentielles de ses bateaux et à trouver leur vitesse maximale. Le résultat fut une série d’avaries lors de l’America’s Cup Match finalement remporté par le challenger, Alinghi.

Pourtant, avec quelques mois de navigation en plus, NZL 81 et NZL 82 ont permis aux kiwis de remporter la saison ACC en 2004 et de terminer seconds sur les 12 équipes en 2005. Emirates Team New Zealand semble de plus avoir tiré les leçons de la 31e America’s Cup, puisque leur nouveau bateau, NZL 84, était le premier parmi les quatre grosses équipes à être mis à l’eau, le 17 décembre dernier à Auckland. Pour cette édition de la Coupe, ce sont néanmoins les Sud-africains de Shosholoza qui ont été les plus précoces en baptisant leur nouveau bateau en 2005, juste avant les Valencia Louis Vuitton Acts.


Leur Class America a souffert de nombreux problèmes après son lancement (ce qui n’est pas très surprenant) et l’équipe a dû se battre en première partie de saison. Mais à force de tests et de compétitions, les performances se sont peu à peu améliorées, jusqu’à ce que Shosholoza termine 5e lors des régates en flotte de Trapani.

Les Sud-africains pensent encore faire progresser RSA 83 en 2006. “Je m’attends à un autre bond en avant de notre équipe navigante dans les courses cette année ” a déclaré leur directeur sportif Paul Standbridge.

Apprivoiser le plan d’eau
Selon Burns, un autre facteur décisif dans le choix de la date de lancement est la connaissance du site de navigation.  “Cela dépend un peu du degré de confiance que l’on peut avoir” dit-il. “En Nouvelle Zélande la fois précédente, la Coupe avait déjà été disputée là bas et nous y allions pour la deuxième fois, il y avait de nombreux kiwis dans les équipes qui connaissaient très très bien la zone. Donc, nous n’étions pas en train de découvrir le site ni comment le bateau se comporterait. Cela relevait plus de ce qu’on pouvait développer pour rendre le bateau aussi rapide que possible. “ Ici à Valencia, parce que le plan d’eau n’est pas aussi connu –même les locaux n’ont pas passé beaucoup de temps à naviguer ici – nous devons apprendre à connaître le lieu et à y naviguer avec notre bateau. C’est pourquoi la plupart des équipes mettent à l’eau leur premier ACC cette année et le second l’année prochaine.”

La grande question est de savoir si la plupart des syndicats navigueront avec leur nouveau bateau lors des Louis Vuitton Acts cette année. Certaines, comme United Internet Team Germany (GER 89) ont annoncé qu’elles utiliseraient leur ancien Class America. Avec une mise à l’eau de GER 89 à Kiel le 24 avril, soit trois semaines à peine avant le Louis Vuitton Act 10, c’est certainement une sage décision.  Un des facteurs qui pourraient convaincre quelques équipes de montrer leur “ arme ” est que la compétition est le meilleur moyen de tester les nouvelles montures pour des développements futurs.  “En compétition, les gains sont incroyablement rapides et étonnamment importants,” poursuit Burns. “Quand vous allez sur le parcours contre les autres bateaux équipés de leur meilleur matériel et que vous voyez ce qu’ils font, vous pouvez estimer où sont vos faiblesses et reproduire leurs points forts. “

Une partie de la réponse à cette question, à savoir qui dispose du meilleur compromis, sera connue cet été. Mais pour être définitivement fixé, il faudra attendre 2007.

Source ACM

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Photos intérieur du Dehler 47SQ.

Dehler 47SQ
Dehler 47SQ

Le Dehler 47SQ est un yacht très haut de gamme, qui offre les plus récentes et les plus luxueuses techniques de finition et matériaux de construction, les équipements de navigation les meilleurs et le respect absolu des principes Dehler

Design intérieur propose plus de flexibilité, plus de confort, plus de qualité, plus de petits détails de finition et plus de raffinement. Le Dehler 47SQ a plusieurs aménagements intérieurs possibles, comme le salon aux angles arrondis, la cuisine traditionnelle ou la nouvelle cuisine américaine, cabinet de toilette aux formes arrondies ou carrées. Vous aurez le choix entre deux, trois ou quatre cabines. Les fermetures seront du type pousser/tirer de “Southco” et en montage flush. L´éclairage intérieur à L.E.D. sera signé “Cantalupi” pour plus de convivialité, l´ensemble contrôlé par un panneau à commande tactile.

La cuisine sera en finition métal brossé, cuisinière de chez “Force 10” et robinetterie au design italien.

Les boiseries intérieures du Dehler 47SQ seront en standart en Teca mais également disponibles en cerisier vernis satiné ou high gloss.

Télévision LCD et Système acoustique Bang & Olufsen Beocenter 2 disponible en option pour le carré, la cabine propriétaire et le cockpit.

Le Dehler 47SQ est disponible depuis Février 2006.

Plus d´informations sur www.dehler.com

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Stéphanie Nadin, K-Challenge : “On y croit”

K-Challenge devant +39
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Vous restez à Gandia encore longtemps ?
Non. L’équipe va bientôt quitter sa base d’entraînement de Gandia (située environ à 80 km de Valence, ndlr) pour rejoindre les autres concurrents déjà établis sur le site de la 32ème Coupe de l’America. A partir du 20 mars, Yannick Morvan (patron de l’équipe à terre) va procéder au démontage du matériel. L’opération devrait être achevée avant la fin du mois. Et simultanément notre bateau gagnera Valence par la mer. L’ouverture de notre nouvelle base est programmée pour le 2 avril et la première séance d’entraînement sur l’eau le jour suivant

FRA 60 a subi des modifications cet hiver ?
Oui quelques-unes en même temps qu’une cure d’amaigrissement.

Fin décembre, on vous disait à l’agonie faute de trouver un partenaire principal ?
C’est faux ! Nous avons dû nous séparer de quelques collaborateurs, 4 marins et 6 autres personnes, dont deux de l’équipe technique. Mais à l’heure où je vous parle, K-Challenge emploie les services d’une soixantaine de personnes, pour partie salariés et des indépendants.

Sauf erreur, vous n’avez pourtant pas signé avec « Le » gros sponsor ?
Pas encore, mais l’arrivée de la DCN (fin novembre, ndlr) au rang de partenaire officiel s’est matérialisé par un apport de 2 millions d’euros.

DCN est aussi un collaborateur technique ?
Absolument. Notamment avec le design team animé par Bernard Nivelt et Dimitri Nicolopoulos. Une campagne de tests de résistance des matériaux a en particulier été menée pour affiner le choix des matériaux employés pour la fabrication du nouveau bateau.

Où va-t-il être construit?
Il faudra patienter encore un peu avant de le savoir.

Ca dépend de l’arrivée ou non du « gros » partenaire ?
Pas uniquement. Mais il est évident que plus tôt nous signerons, mieux ce sera.

Combien vous cherchez ?
Le partenaire officiel titre, c’est 10 millions d’euros. Le budget global convoité s’inscrit dans une fourchette de 15/20 millions d’euros.

En signant avec la DCN, n’avez-vous pas franchi le point de non retour ?
On a l’habitude de respecter nos engagements. Vous avez sans doute noté que depuis l’annonce du Défi de K-Challenge, nous n’avons pas changé de route et on n’a pas encore perdu de temps par rapport à notre programme. Programme prévoyant la mise en chantier d’un nouveau Class America fin mars. Les difficultés ne nous ont pas épargné mais nous restons confiants.

Qu’est-ce qui vous rend optimiste ?
Notre persévérance, notre respect du programme établi, la qualité de nos contacts avec des partenaires potentiels et aussi les moyens mis désormais en place par ACM pour diffuser les régates en direct comme à la Coupe de l’America. Ca procure une nouvelle visibilité à l’événement et ça peut que nous aider.

Donc la saison 2006 se fera sur le « vieux ». FRA 60
Oui. C’est quand même le bateau  qui a remporté l’avant-dernière Cup et il a montré de quoi il était capable. On l’a fiabilisé et encore amélioré. Alors nous verrons ! La première rencontre est l’Act 10 qui débute le 10 mai à Valence. Et se poursuit avec l’Act 11 dans la foulée. D’abord du match race et ensuite de la régate en flotte. L’Act 12 débute le 22 juin pour se terminer début juillet et ce n’est que du match race.  L’Act 13 ouvrira la saison 2007 et le véritable commencement de la Coupe Louis Vuitton.

Il vous faut donc disposer d’un nouveau bateau made in France avant la fin de l’année ?
Absolument. Il n’y a pas de temps à perdre compte tenu des délais de fabrication (5 mois, ndlr). L’idéal serait de disposer de ce nouveau bateau à la fin de l’été…

Et quelles sont vos ambitions ?
Toujours les mêmes : atteindre les demi-finales de la Coupe Louis Vuitton :.. Pendre une place parmi les quatre premiers challengers.

Sans complexes !
Sans complexes. On a une très bonne équipe de navigants, de bons techniciens, de bons designers… Il n’est pas question de perdre tout ça. On s’accroche. On y croit.

Propos recueillis par Patrice Carpentier

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Port America´s Cup, 750 ans d´histoire

Luna Rossa bâché à Valencia
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Accueillir l’America’s Cup n’est que le dernier chapitre en date d’une longue épopée qui commence dans les livres d’histoire il y a 750 ans lorsque le Roi Jaime 1er ‘ le Conquérant’ reprit aux musulmans une ville alors appelée Balansiya, citée que ces derniers avaient eux-mêmes développée après l’avoir prise aux Romains.

En 1238, l’actuel Port America’s Cup n’était constitué que d’un petit pont de bois et d’un quai. Les navires alliés à Jaime le Conquérant s’amarraient ici, les personnes qui gravitaient autour du port étaient exemptées de taxes, et la cité de Valencia s’étendait trois kilomètres plus loin, dans les terres.

Le port prospérait doucement lorsque Pedro III, le successeur de Jaime, reçut le privilège royal de développer le trafic maritime. Il étendit son influence à travers la Méditerranée jusqu’en Sicile et particulièrement Trapani, là où la 32e America’s Cup termina sa tournée en 2005 avec une victoire du Desafío Español 2007 dans l’ultime régate…

Au 14e siècle, la région fut durement frappée par les épidémies et la guerre. En 1348, la peste noire décima une grande partie de la population mais Valencia fut encore capable de se défendre avec succès face aux troupes Castillanes. En récompense, le Roi Pedro lui concéda le titre de « double loyauté » d’où les deux « L » qui ornent le blason de la ville.

Le trophée de Marseille

Au 15e siècle, les vaisseaux de l’Amiral Romeu de Corbera qui servaient sous le Roi Alfonso, prirent la mer pour conquérir la Sardaigne. Lors du voyage retour, la flotte se dérouta vers Marseille pour rencontrer ses anciens adversaires. De l’assaut de novembre 1423, la flotte ramena comme trophée la chaîne qui fermait l’entrée du port de Marseille. Depuis, elle est accrochée dans la cathédrale de Valencia.

A l’occasion de l’Acte d’ouverture de la 32e America’s Cup à Marseille, Jean Claude Gaudin, le Maire de la ville, avait demandé en plaisantant à Rita Barberá, le maire de Valencia, d’emmener avec elle quelques maillons de la chaîne afin de sceller leur amitié. Elle objecta poliment. Les deux équipes de la Coupe, les Français de K-Challenge et les Espagnols du Desafío Español pourront peut-être régler cette affaire sur l’eau …

Source Paco Tormo/C.El – ACM

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Court… mais intense !

Pietro D´Ali - Nanni Diesel
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Le parcours vers Saint Raphaël décidé en lieu et place, Mistral oblige, de l’Ile Rousse aura permis aux 19 concurrents en lice, parmi lesquels les 9 Figaro Bénéteau 2 du Pôle d’Entraînement de la Méditerranée, d’effectuer une belle revue de détail de leurs gardes robes respectives ; « On a eu toutes les allures, portatif, près, largue… » explique un toujours jovial malgré la fatigue Marc Emig (AST Groupe). « Le portant hier après-midi vers Porquerolles sous grand et petit spi était super sportif ! » « Athlétique même ! » renchérit son équipier du jour, Loïc Le Bras, « La mer était courte et hachée. Nous avons enfourné souvent et j’ai observé quelques « vracs » chez mes petits camarades. » La flotte est en effet restée très compacte tout au long du parcours. Témoins les faibles écarts à l’arrivée. Pietro D’Ali et son Nanni Diesel l’emportent en franchissant la ligne par mer plate et beau soleil dès 8 heures ce matin, déjouant tous les timings d’arrivée. L’Italien déjà très affûté suite à un gros travail hivernal, était pourtant pointé 8ème à Saint Raphaël. Privilégiant la vitesse au détriment du cap, les Italiens sont revenus à hauteur de Laurent Pellecuer après Porquerolles. « Un petit peu de chance ensuite dans le choix du génois nous a permis de reprendre la tête et de la conserver jusqu’à La Ciotat. Pietro ne devance Laurent Pellecuer (Cliptol) que de 5 petites minutes. Kito de Pavant (Goupe Bel) complète le podium ; Marc Emig, longtemps en tête notamment lors du parcours aller, se reprochait une certaine timidité dans ses envois de spi. « Kito, toujours aussi rapide, a été le premier à envoyer le spi sous cap Camarat. J’ai un peu trop tergiversé et nous nous sommes fait passer sous notre vent. » Visiblement marqués par une nuit d’effort sans sommeil dans le froid (« On a même eu de la grêle –dixit Emig), les concurrents de cette première course de l‘année au départ de La Ciotat ont malgré tout pris grand plaisir à ce sprint nocturne. De nombreux choix techniques ont ainsi pu être validés avant les grands rendez vous de l’année (Transat AG2R, Solo Méditerranée, Solitaire Afflelou Le Figaro….)

Classement (avant jury) :

1- Pietro D ’Ali et Andrea Carraci- Nanni Diesel
2- Laurent Pellecuer –Cliptol
3- Kito De Pavant –Groupe Bel
4- Marc Emig- AST Groupe
5- Charte du Plaisancier – Jean Paul Mouren
6- Robert Nagy –Vents des Globes
7- …

10 bateaux encore en mer ont été contraints par la Marine Nationale à se détourner au moteur de la zone de Porquerolles. Ils sont donc en vertu du règlement déclarés Hors Course ».

 
La course Ile Verte- Ile Rousse est une course en équipage ouverte aux Figaro Bénéteau 2 et aux voiliers habitables Open des classes D-E-F-G R3 et R4. Pour cause de fort Mistral, le parcours a été différé puis raccourci à un aller/retour vers Saint Raphaël (155 milles) Tout le pôle méditerranée s’est mobilisé pour disputer cette intéressante épreuve d’avant saison. On retrouve ainsi au départ de sérieux candidats aux accessits de la prochaine Solitaire Afflelou-le Figaro, parmi lesquels l’ancien vainqueur Kito De Pavant, mais aussi Marc Emig, Jean Paul Mouren, Pietro d’Ali et Laurent Pellecuer…

Ils ont dit :

Pietro D’Ali (Nanni Diesel) :
« Nous avons pris, Andrea Carraci et moi, beaucoup de plaisirs surtout hier soir, dans du vent et sur une mer très difficile. Il a fallu beaucoup manœuvrer et multiplier les changements de voiles. J’ai préféré les allures de reaching car le Figaro est très rapide sous solent travers au vent surtout quand il y a de la mer. Sous spi, le bateau enfournait beaucoup, cassant la vitesse et l’inertie de la course… mon bateau est fin prêt. J’ai beaucoup navigué en Méditerranée cet hiver et je me réjouis à l’idée de faire la Transat AG2R avec Kito De Pavant… »

Sébastien Gralle (H2O) :
«  En tant que partenaire principal, nous sommes un tout petit peu déçus que la course n’ait pu se dérouler comme prévu initialement vers la Corse. Notre idée était d’établir un temps référence entre la Ciotat et la Corse, avec un objectif incitatif clair d’inciter de nombreux bateaux « Open » à venir à l’avenir s’attaquer à ce record. Ce n’est que partie remise et nous remercions tous les coureurs, et notamment les Figaristes d’avoir couru malgré la météo. Les Figaristes constituent une flotte de très haut niveau et leur course d’aujourd’hui contribue à faire toujours et encore mieux connaître la Ciotat. H2O est implanté ici depuis de nombreuses années et nous sommes convaincus que le secteur du nautisme est promis ici à un bel avenir. Cette première course est destinée à promouvoir ce message."
H20, installé sur le site des chantiers navals. Spécialisé dans le « refit » de bateaux anciens et constructions de grands bateaux à l’unité.

Marc Emig : (AST Groupe) :
« Nous avons eu de très bons moments, en surfes sous spis notamment. Une belle nuit aussi dans 25 nœuds de vent au près… Et puis une belle navigation côtière dans les îles…sympa ! »

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Un nouveau projet Berret-Racoupeau.

EVOË 118’
EVOË 118’

Cet innovant projet a été développé en collaboration avec Isabelle Ramirez pour les concepts de vie à bord et de communication et Couedel Hugon Design pour les aménagements intérieurs.

Evoë dispose d’un espace exceptionnel pour un bateau de cette taille. Dès l’accès à bord, le cockpit révèle une surface de loisir étonnante pour un monocoque. Accédant à bord par l’arrière, on découvre l’espace bain de soleil aussi bien adapté à y accueillir des invités sur de confortables matelas que dans des transats. On accède ensuite au cockpit, les espaces techniques de manœuvre sont idéalement placés et parfaitement intégrés dans l’ergonomie générale. Cet espace est protégé par un important pavois d’environ 50 centimètres, qui permet à chacun de se sentir parfaitement bien à bord en renforçant le sentiment de sécurité. Le mobilier d’extérieur totalement modulable à la demande, s’adapte à chacun des besoins du bord, pour naviguer en famille, se détendre au mouillage ou recevoir en soirée. Dans un espace plus intime, abrité du vent et du soleil légèrement plus encaissé et protégé par un taud de soleil escamotable, on trouve un salon d’extérieur toujours mais de plein pied avec les aménagements intérieurs.

Par une large baie vitrée, on accède au très vaste salon de pont (environ 30 m2), totalement panoramique. Doté des dernières innovation en matière de vitrage, opacification par cristaux liquides, protection thermique, on y profite pleinement des environnements extérieurs tout en s’adaptant aux envies d’atmosphères plus intimes. Ce salon dissimule toutes les technologies multimédia nécessaires et se transforme à la demande en salle de conférence, de cinéma ou en auditorium tout en profitant de la vue panoramique.

Une innovante coursive latérale dessert les 3 cabines d’invités et la cabine d’armateur. Elle permet par ailleurs à l’équipage d’effectuer service à bord et entretient du bateau sans jamais interférer avec la vie à bord des invités.

Les cabines sont baignées de lumière par des vastes baies zénithales et offrent une vue sur mer privilégiée, via de larges baies. La cabine propriétaire est centrée dans le bateau afin d’accroître son confort en mer comme au mouillage.

L’arrière du bateau est réservé à l’équipage logé en trois cabines distinctes avec accès extérieur spécifique hors du cockpit.
Une vaste lazarette permet le rangement d’annexe et Jet Ski.

Construit en matériaux composites ou en Aluminium haute ténacité (Sealium® ou Alustar®), Evoë est un bateau rapide et vivant par petit temps comme dans la brise. Sa stabilité est assurée par un lest à bulbe important qui lui confert une forte raideur à la toile pour les performances lors des navigations plus musclées. L’accastillage est parfaitement intégré afin de faciliter en toute circonstance l’ensemble des manœuvres de voile

Caractéristiques techniques :
LOA : 36.00 m
Lwl : 32.70 m
Bmax : 7.80 m
Draught : 4.00 m
Dspl : 87.0 t
Engine : 430 Hp
Generator : 35+17 kVA
Bow Thruster : 60 Hp
Fuel tanks : 7000 l
Water tanks : 4000 l
Jib Area : 205 m2
Main sail Area : 330 m2
Spinnaker : ~700 m2
Total (jib+Main) : 535 m2

Decoration : Couedel Hugon Design

Plus dinfos : www.berret-racoupeau.com

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Gavignet, en live !

ABN AMRO 1 bute dans la vague
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La position de leader d’ABN AMRO ONE est donc relativement inconfortable, mais aux dires de Sidney Gavignet « pas pire que pour les autres arrivées ». En temps « normal », les 700 milles qu’il reste à parcourir auraient pu être réglés en moins de deux jours, mais, si on se base sur les cartes météo actuelles, il faudra ajouter deux à trois jour aux prévisions les plus optimistes (c’est à dire le 10 mars) pour arriver au pied du Pain de Sucre.
 
Ce matin, Sidney a adressé à l’organisation un mail sur la vie à bord d’ABN AMRO ONE.

"Mon Capitaine (Mike Sanderson) m’a demandé d’écrire le rapport du jour.… Ok, je vais dire la vérité, toute la vérité…Dire ce qui se passe sur notre petite planète.

Je viens de faire mon quart de 4 heures et  d’ingurgiter de nombreuses barres énergétiques complètement fermentées. La première avait un goût atroce, la seconde cela allait mieux et puis je n’ai pas pu m’arrêter… Les albatros deviennent de moins en moins nombreux et de plus en plus petits. Ce sont les poissons volants qui ont pris le relais. Je viens de redescendre à l’intérieur car nous étions tous sur le pont il y a quelques instants pour assurer la manœuvre d’empannage. Tony cherche toujours son poisson (il est persuadé qu’il y a un qui se cache dans le cockpit), Brad a des champignons qui lui poussent sur la figure (je recommanderais à sa femme Marleen d’éloigner leurs enfants de tout ordinateur afin d’éviter les chocs psychologiques à la vue de leur père), Dave (Endean) cultive ses oreilles à la Docteur Spok. Bob (Greenhalg), notre champion du monde, vient de changer de chaussettes pour la première fois depuis le départ, (comme je viens de le faire avec mes sous-vêtements). Nous envisageons la vie sous un jour nouveau désormais ! C’est génial !
Jan (Dekker) vient de faire quelque chose de tout à fait inhabituel : il a parlé. Quelqu’un demandait quelque chose et il a répondu : « Yes ». S’il n’est pas notre meilleur orateur, il est sans aucun doute l’un de nos meilleurs écrivains. Chaque jour, il reçoit plus de 10 mails dans sa boîte aux letrtes, en provenance de sa famille, mais aussi de toutes sortes d’animaux très étranges et autres Muppets. Bizarre ! En parlant d’animaux, j’ai l’impression d’élever des grenouilles dans le fond de mes bottes…

Alors que je vous écris depuis notre petit poste de navigation, je suis assis à côté de Stan The Man (Honey), notre navigateur. J’ai du mal à voir l’écran de l’ordinateur tellement la fumée qui sort de ses oreilles est dense. Il faut dire que la situation météo est très complexe.Pendant ce temps, les autres dorment.  Je peux entendre Justin (Slatery) et vous assurer que tout à l’air d’aller bien pour lui.
Comme vous pouvez le voir, le déroulement de la vie à bord de ABN AMRO ONE est assez standard après plus de deux semaines de navigation dans les mers du Sud, et alors que nous retrouvons des eaux plus chaudes. Le grand maître de cet équilibre est notre skipper Moose (Mike Sanderson) qui règne sur ses troupes comme un Royal Cheese sur ses frites. Mais comme nous venons de perdre près de 25 milles sur nos poursuivants, Mousse est davantage comme un Royal Cheese sans Cheese. Bon allez, j’arrête de dire des bêtises. Et retournons à la course et à sa vie à de l’extrême.
La nuit dernière, nous avons vu une étoile filante extraordinaire. Le ciel tout entier s’est embrasé pendant près de 3 secondes. C’était tellement impressionnant que ceux qui étaient sur le pont en ont eu presque peur. Parfois, je dois avouer que je me sens très privilégié de passer de telles nuits en mer. Voilà, il nous reste encore un peu plus de 800 milles à parcourir jusqu’à Rio dans des airs très faibles. Ce n’est pas le cas de figure le plus facile pour nous. Nous avons la pression, mais nous avons l’habitude car toutes les arrivées d’étapes depuis notre départ de Vigo ont été disputées selon un scénario identique. Donc nous devrions survivre…Au revoir! »

Sidney Gavignet

 

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Erwan Israel succède à Jérémie Beyou

Delta Dore - Jérémie Beyou et Vincent Riou
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Depuis la fin de l’année 2005, DELTA DORE a décidé d’utiliser la voile comme vecteur de communication majeur pour ses marques. Après quatre saisons sur le circuit Figaro Bénéteau, dont la dernière menée à l’apothéose par Jérémie Beyou, DELTA DORE a décidé de suivre son skipper sur un projet Vendée Globe tout en restant présent sur ce circuit révélateur de talents qui lui est cher, le circuit Figaro Bénéteau.
 
Une fois de plus, la sélection fut méthodique et exemplaire. Comme en 2002, lorsqu’elle avait recruté un jeune skipper pour courir sur le circuit, Jérémie Beyou, l’entreprise bretonne DELTA DORE a mûri ses choix de communication et a organisé la sélection du futur skipper de son Figaro Bénéteau de façon collégiale. Soixante dossiers reçus, sept candidats pré-sélectionnés et reçus par le comité de sélection, deux candidats enfin reçus par Joël Renault, PDG de DELTA DORE, Erwan Israel et Fanch Guiffant. Ce dernier intègrera l’équipe du monocoque de Jérémie dès le mois de juillet prochain.
 
Joël Renault : "Comme pour le choix de Jérémie Beyou en 2002, j’ai lancé un appel d’offres et plus de 60 dossiers ont été examinés par un comité de sélection composé notamment par le coordinateur du projet voile en interne, un ancien Figariste de la maison et Jérémie Beyou. Ils ont retenu sept candidatures et m’en ont présenté deux. J’ai fait un choix comparable à celui que j’avais fait pour Jérémie. Erwan Israel est un jeune qui m’a donné l’impression de pouvoir se démarquer rapidement comme l’avait fait Jérémie en remportant la Generali Méditerranée, sa première course aux couleurs de Delta Dore. Erwan Israel prend la relève à la suite de la démarche du monocoque 60 pieds mené par Jérémie Beyou."
 
C’est donc Erwan Israel, le jeune talent de Hyères au profil étonnement proche de celui de Jérémie Beyou, qui aura le privilège de prendre la barre du Figaro Bénéteau DELTA DORE qui a tout gagné sur le circuit en 2005. Et si Erwan n’est pas connu du grand public, le milieu ne s’y trompe pas. Erwan est un bon et il a déjà prouvé qu’il pouvait donner le meilleur de lui même en participant à la victoire de  Toulon Provence Méditerranée sur le Tour de France à la Voile 2005 comme tacticien. A 25 ans, Erwan compte également à son actif un titre de vice-champion du Monde en Mumm 30.
 
Licencié du C.O.Y.C.H., Erwan Israel n’a couru qu’une seule fois en solitaire sur un Figaro Bénéteau, lors du Challenge Espoir Crédit Agricole en 2003, remporté par son copain Oliver Krauss. Il prendra possession du Figaro Bénéteau DELTA DORE, en mai, afin de courir deux épreuves en solitaire du circuit, la Solo Méditerranée et la Solitaire Afflelou Le Figaro. Avant cela, pendant que le bateau courra la Transat AG2R dans les mains de Jérémie Beyou et Vincent Riou, le jeune bizuth compte bien s’entraîner, en méditerranée ou en Bretagne, au gré des opportunités.
 
Quant à Jérémie Beyou, il est sincèrement très heureux de ce choix : " Ca me fait un très grand plaisir que Delta Dore ait accepté ma proposition de lancer un jeune sur le circuit cette année. Ils m’ont donné ma chance il y a 4 ans. Je trouve cela vraiment sympa de le faire aujourd’hui moi-même pour quelqu’un d’autre.  Une telle démarche est rare de la part d’un sponsor. Courir 4 ans en Figaro, lancer un projet en monocoque 60 pieds puis continuer son soutien sur le circuit Figaro, cela prouve vraiment l’attachement de Delta Dore à la voile, à la série, je ne peux que leur dire bravo. Leur démarche se remarque. Erwan Israel, je le connaissais de réputation et je l’ai croisé sur le Tour de France comme sur le National Équipage. Il est talentueux, calme, motivé et il a bien défendu sa candidature lors des entretiens. Il est ultra motivé et saura mettre tout ce qu’il faut de lui-même pour mener son projet."

Interview d’Erwan Israel :
 
Quelle a été ta réaction lorsque DELTA DORE t’a appris ta sélection ? "J’ai encore du mal à y croire ! Je suis super heureux ! J’avais prévu de faire du match racing, de courir le Tour de France et de devenir entraîneur en match racing, j’ai du mal à imaginer que mon année 2006 est totalement bouleversée. Ma seule expérience en solitaire sur Figaro c’était en 2003 lors du Challenge Espoir Crédit Agricole. Ca va être une totale découverte."

 
Pourquoi le circuit Figaro Bénéteau ? "La Solitaire est pour moi la course au large la plus difficile en solitaire. Elle est LA référence en monotypie. J’ai vraiment envie de me confronter, de savoir ce que je vaux. J’ai envie de savoir ce que c’est de se retrouver seul en mer, dans quelle situation de fraîcheur je vais être aux arrivées d’étape ! Ca c’est le suspens."
 
A partir de maintenant, quel est ton programme ? " Je suis actuellement en formation d’entraîneur à l’ENV à Quiberon. Je ne disposerai du bateau qu’au mois de mai. Je vais tout mettre en oeuvre pour naviguer en Figaro avant cette date et dès le mois d’avril avec les figaristes que je connais en Méditerranée ou en Bretagne."

Source Delta Dore

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Une trentaine de skippers au départ de la Solo Méditerranée

Generali Solo - Jour 4
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L’orientation résolument hauturière de la Solo Méditerranée 2006 donne une nouvelle dimension à l’épreuve, et permettra aux navigateurs d’aiguiser leur sens tactique, sur un plan d’eau aussi magnifique que complexe à gérer. « Cela répond à une demande des skippers eux-mêmes, explique Gilles Sabin, Directeur de Course. Il est d’autre part très important d’avoir en Méditerranée une grande épreuve qui soit le pendant des fameuses classiques en solitaire sur la façade Atlantique. De plus, le tournant cette année permet d’initier une dynamique d’internationalisation, car la compétition ne manque pas de susciter l’intérêt des compétiteurs étrangers » Une dynamique qui devrait conduire à une implication progressive de villes étapes situées sur d’autres rivages de la Méditerranée : « Nous pensons tous que l’épreuve doit s’ouvrir sur les pays voisins, et une fois de plus, le plateau sportif devrait être étoffé, car les grands noms de la série répondent tout naturellement à l’appel : Yann Eliès, le sudiste Kito de Pavant, Charles Caudrelier, Gildas Morvan… sans oublier naturellement un nombre important de bizuths de talent, comme Jean-Pierre Dick, récent vainqueur de la Transat Jacques Vabre, ou encore Corentin Douguet, vainqueur de la dernière Mini Transat.

Le titre convoité de Champion de France de course au large !
« Avoir des vues sur le titre de Champion de France oblige automatiquement à signer un bon résultat dans la Solo Méditerranée », rappelait l’an passé Jérémie Beyou, s’empressant de mettre ses principes en pratique en remportant toutes les épreuves de la saison. « La Solo Méditerranée est une compétition acharnée, serrée jusque dans les ultimes manches. » Ce qui n’empêche pas, et c’est une des caractéristiques de l’épreuve, que l’ambiance conviviale soit conservée – une atmosphère qui cette année s’ouvrira encore un peu plus au public, grâce à la présence dans chaque ville étape d’un véritable village, lieu de rencontres et d’animations ouvert aux partenaires de la course et aux sponsors des bateaux.

Une trentaine de Figaristes au départ
L’édition 2006 de la Solo Méditerranée attend une bonne trentaine de solitaires au départ. Les premiers pré-inscrits sont :
Charles Caudrelier,
Jean-Pierre Dick,
Pietro D’Ali,
Antonio Pedro Da Cruz,
Corentin Douguet,
Yann Elies,
Marc Emig,
Jeanne Grégoire,
Erwan Israel,
Franck Legal,
Dominique Luna,
Stanislas Maslard,
Gildas Morvan,
Robert Nagi,
Kito de Pavant,
Laurent Pellecuer,
Christopher Pratt,
Nicolas Troussel,
David Raison,
Guillaume Rottee,
Etienne Svilarich,
Ronan Treussard,
Armel Tripon,
Gérald Veniard,
Liz Wardley,

La Solo Méditerranée en chiffres
• 30 à 35 concurrents attendus
• 4 Villes étapes :
– Marseille : prologue et départ / du 31 mai au 3 juin.
– Cassis : départ première grande course / du 3 au 6 juin.
– Gruissan : départ 2e grande étape / du 8 au 12 juin.
– Hyères-Porquerolles : arrivée de la course et postlogue / du 14 au 18 juin.
• 750 milles seront parcourus sur la totalité de l’épreuve
• 18 courses au total (Grand Prix – étapes de large)
• 4 Grand Prix (Marseille, Cassis, Gruissan, Porquerolles)
• 3 bateaux de la direction de course suivront la flotte sur les étapes de large
• 5 bateaux arbitres seront mobilisés pour les côtiers, ainsi que les départs / arrivées d’étapes

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Sydney sous un grain
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