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Le tiercé gagnant

In board / Groupama
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C’est par une brise de secteur Est à Sud Est 8-12 nœuds que Groupama 2 s’est présenté dans la baie des Anges ce lundi après-midi, soit moins de sept jours pour parcourir les 2 075 milles entre Londres et les Alpes Maritimes à 12,67 nœuds de moyenne. Ce temps de course marque bien la diversité des conditions météorologiques rencontrées sur la Tamise, en Mer du Nord, en Manche, en Atlantique et en Méditerranée… Alternance de petits airs et de brises modérées, coups de frein et accélérations, cette première épreuve hauturière ouvrant le nouveau Championnat Multi Cup Café Ambassador a surtout été marquée par le duel permanent entre Groupama 2 et Banque Populaire IV qui n’ont jamais eu plus d’une dizaine de milles d’écart depuis l’Angleterre !

Pascal Bidégorry et ses cinq hommes d’équipage s’adjugent donc la seconde place de la course Londres-Alpes Maritimes avec une demie heure de retard : un différentiel en temps de trois millièmes ! Et rien n’était écrit avant les îles du Levant et même dans la baie de Saint-Tropez, car les deux trimarans n’ont pas cessé de se disputer la première place. Choisissant approximativement les mêmes routes depuis le départ de Londres, Groupama 2 et Banque Populaire IV se sont retrouvés maintes fois au contact. Moins qu’à vue : à quelques mètres l’un de l’autre… Mais dans les conditions météorologiques finales, soit du petit temps au près, contre le vent sur une mer plate, le dernier-né des multicoques avait un très léger avantage. Franck Cammas et son équipage en ont profité, ont pris la tête le long des côtes varoises, puis ont contrôlé leur concurrent jusqu’à Antibes, avant de s’échapper définitivement.

Des écarts infimes à l’échelle du parcours
Mais l’écart à l’arrivée à Nice confirme bien que ce duel au sommet n’avait pas d’issue claire avant ce lundi matin… Banque Populaire IV aura réalisé un très beau parcours mais n’aura pas réussi à faire le doublé : Pascal Bidégorry avait en effet remporté, ici à Nice, l’IB Group Challenge entre Lorient et les Alpes Maritimes l’an passé au mois de mai.

Et à seulement deux heures et trente minutes, c’était au tour de Michel Desjoyeaux d’en finir avec ce beau parcours, très diversifié " météorologiquement " parlant, et surtout très ouvert, puisque Géant était revenu (et a même devancé) les deux leaders lors de la traversée du golfe de Cadix. Légèrement moins véloce dans le petit temps au près, Michel Desjoyeaux avait ensuite choisi de se démarquer au passage des Baléares, et sa tentative n’a pas été loin d’être fructueuse… Il ne s’en est fallu que de quelques heures !

Quant aux deux Gitana, Frédéric Le Peutrec a effectué un beau retour par sa route au large entre les Baléares et Porquerolles et Gitana 11 ne devrait s’incliner que d’une heure de demie face à Géant. Et Gitana 12 devrait lui succéder sur la ligne d’arrivée à Nice lui aussi une heure et demie plus tard, soit vers 18-19h. Le seul grand perdant de ce parcours de 2 075 milles est bien Antoine Koch et son jeune équipage qui ont été harcelés par une météo contraire et Sopra Group ne devrait pas atteindre la Côte d’Azur avant mercredi soir.

Classement de la course Londres-Alpes Maritimes :

1-Franck Cammas (Groupama 2) en 6j 21h 03’ 04’’

2-Pascal Bidégorry (Banque Populaire IV) en 6j 21h 26’ 36’’ à 23 minutes 32 secondes du leader.

3-Michel Desjoyeaux (Géant) en 6j 23h 33’ 22’’ à 2 heures 30 minutes et 22 secondes du leader.

4-Frédéric Le Peutrec (Gitana 11) à 15 milles de l’arrivée à 17h

5-Thierry Duprey du Vorsent (Gitana 12) à 25 milles de l’arrivée à 17h

6-Antoine Koch (Sopra Group) à 630 milles de l’arrivée à 17h

Ils ont dit :

Franck Cammas (Groupama 2) :

" On a vécu une très belle course, très dense. Et nerveusement très dure aussi. D’être bord à fond tout le temps, ça fatigue un peu. J’avais du mal à aller dormir alors que je voyais la tête de Bidégorry tout près ! Plus sérieusement, j’ai du mal à ne pas lâcher si est un bateau est proche. Ce duel a été aussi exigeant, qu’enrichissant. Quand on rate une manœuvre, ou quand on règle mal le bateau et qu’on navigue tout seul, on s’en rend moins compte. Mais, on s’est bien battus contre les " petits jeunes " animés d’une belle rage de vaincre. La moyenne d’âge à bord de Groupama 2 était plus élevée, cela prouve que j’étais très, très bien entouré. Nous sommes tous très contents… Je suis très accrocheur sur l’eau et j’ai du mal à lâcher le morceau. Pascal est comme moi. Il a vraiment très bien navigué, bravo. "

Pascal Bidégorry (Banque Populaire IV) :

" Je suis bien sûr un peu déçu de ne pas avoir gagné. Mais je suis très content de la prestation de Banque Populaire IV. Je ne pensais pas qu’il tiendrait la dragée haute à Groupama 2 comme il l’a fait. Nous avons bien travaillé cet hiver. Je suis content aussi de notre petit groupe de six, nous avons fait du bon boulot et ça va crescendo. Les conditions de la fin ont un peu avantagé Groupama 2, mais nous sommes battus jusqu’au bout. Je n’ai aucun regret et j’espère que nous pourrons disputer les prochaines épreuves dans plus de vent…

Nous sommes effectivement très accrocheurs tous les deux. Franck est aussi quelqu’un de très méticuleux tant dans la mise au point du bateau que dans la manière de le faire marcher. J’ai beaucoup appris avec lui (Pascal était équipier-navigateur à bord de Groupama, ndlr). Aujourd’hui, je lui dois beaucoup. Nous avons, c’est sûr, la même façon de naviguer : il faut que la course soit belle et que le bateau termine à bon port avec tout le monde à bord.  "

Michel Desjoyeaux (Géant) :

"  On a eu un peu de tout en matière de météo. On s’est fait un peu secouer aussi. On a eu beaucoup de boulot, des options à prendre et de sacrés camarades de jeu. Bref, on a eu tous les ingrédients qui font une belle régate. La fin de la course depuis le passage de Gibraltar, a été bien animée et remplie d’occupations avec des écarts en Méditerranée qui se font et se défont. J’avais à mes côtés des équipiers enthousiastes et motivés, ils n’ont jamais baissé les bras, même quand on reculait dans le classement. Tout ça fait que nous avons disputé une très belle course depuis le départ de Londres. Aussi sympathique que le soleil qui nous accueille ici à Nice ! "

Charles Caudrelier, navigateur à bord de Banque Populaire IV :

" Nous avons les mêmes infos et les mêmes logiciels pour travailler. Ensuite, c’est vrai, qu’on se regardait un peu et qu’on se marquait. Par ailleurs, sur cette course ponctuée par une alternance de système météo différents et de conditions très variées, on a sans doute aussi privilégié la route la plus courte et les bords favorables. A bord de Banque Populaire IV, il nous fallait parfois choisir un parcours plus engagé pour compenser le petit déficit de vitesse qu’on pouvait avoir. Ce n’était pas toujours très simple d’ailleurs ! "

Franck Proffit, navigateur à bord de Groupama 2 :

" Nous avons traversé beaucoup de bassins en termes de météo et nous avons traversé plusieurs zones favorables au regroupement de la flotte. A Ouessant, au cap Saint Vincent ou encore dans le détroit de Gibraltar, nous avons, à chaque fois, perdu l’avance que nous avions. Ensuite, le fait que la course se termine au contact, ce n’est pas très étonnant. En Méditerranée, il vaut mieux pour le choix des options, adopter une gestion plutôt sage. "

Lionel Lemonchois, régleur sur Groupama 2 :

" Ce n’est pas mal de gagner à nouveau ! (L’année dernière, Lionel a remporté la course Lorient-Nice à bord de Banque Populaire IV, ndlr) J’ai beaucoup de chance, je crois, de pouvoir intégrer des équipages aussi performants et de naviguer à bord de bateaux aussi exceptionnels. "

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Deauville attend les monotypes

Tour de France à la Voile
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A ce jour, 75 équipages se sont inscrits dans les classes ouvertes ; prés de la moitié sont des équipages internationaux venant de toute l’Europe et même des Etats-Unis et  de l’Australie,représentant 10 nationalités et répondant ainsi à l’ambition de l’événement d’accueil des séries internationales de haut niveau.

En Mumm 30, ou une trentaine d’équipages sont attendus, le Championnat d’Europe réunira les équipages du circuit Français se préparant au Tour de France à la Voile et des équipages internationaux se déplaçant pour l’occasion et venant d’Angleterre, d’Allemagne,de Hollande, de Croatie, des USA…

Pour les Melges 24,la Semaine de Deauville, National Open de la série, sera la première étape de la construction d’un nouveau rendez-vous international dédié à l’Europe du Nord ; 20 à 25 équipages sont prévus, dans une année marquée par la préparation du Championnat du Monde en août prochain à Hyères.

Les J Boats ont répondu à l’appel et devraient représenter 30 à 40 équipages ; le J 80 en plein développement en Baie de Seine, le J 105 avec une forte mobilisation de la classe anglaise, et le J 109 dont c’est la première Coupe Européenne.

Enfin deux autres classes, les 747 OD, à forte implantation en Normandie, et la classe des 40 pieds ( Beneteau 40.7, IMX 40, Dufour 40…) compléteront les séries.

L’événement suscite par ailleurs une forte mobilisation des clubs Normands avec l’appui de la Ligue Basse-Normandie et du Comité Départemental du Calvados de la FF.Voile: le Deauville Yacht Club, la Société des Régates du Havre, la société des Régates de Caen-Ouistreham.

Le Royal Southern Yacht Club de Hamble apporte son appui par la présence de son « race manager » Tony Lovell et par la mise en place des arbitres anglais qui représentent la moitié des membres du comité de course. Enfin la SNSM offre également le concours de ses stations de Honfleur, de la Touques et de Dives sur Mer.

L’engagement déterminant des collectivités,la Ville de Deauville, le Département du Calvados, la Région Basse-Normandie, et de la CCI du Pays d’Auge a permis le lancement de l’événement appuyé par des partenaires médias de premier plan (Ouest-France, France Bleu Haute et Basse-Normandie, Voiles et Voiliers).

De nombreuses entreprises appuient également cette première édition de la Deauville International Week : Audi Audera qui présentera le Q7 dernier né de la gamme Audi, Champagne G.H. Mumm, Musto, North Sails, Orange, La SNIP qui met en place les vedettes de la gamme Targa, Maxsea, Honfleur Traiteur,le Golf de Deauville Saint-Gatien.

Enfin saluons les premiers arrivés déjà à flot au Port de Deauville : les hollandais du Mumm 30 Triple P et les J 105 français GARZETTE et JOUJOU EXTRA venus spécialement de Bretagne Sud.

Source : Deauville International Week

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Groupama 2 vainqueur

Groupama 2 - Franck Cammas
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C’est par une brise de secteur Est à Sud Est 8-12 nœuds que Groupama 2 s’est présenté dans la baie des Anges ce lundi après-midi, soit moins de sept jours pour parcourir les 2 075 milles entre Londres et les Alpes Maritimes à 12,67 nœuds de moyenne. Ce temps de course marque bien la diversité des conditions météorologiques rencontrées sur la Tamise, en Mer du Nord, en Manche, en Atlantique et en Méditerranée…

Alternance de petits airs et de brises modérées, coups de frein et accélérations, cette première épreuve hauturière ouvrant le nouveau Championnat Multi Cup Café Ambassador a surtout été marquée par le duel permanent entre Groupama 2 et Banque Populaire IV qui n’ont jamais eu plus d’une dizaine d milles d’écart depuis l’Angleterre !  Pascal Bidégorry et son équipage (Banque Populaire IV) devraient franchir la ligne d’arrivée à Nice avec moins d’une demie heure de retard, soit vers 14h40.

Source Multicup 60

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ABN AMRO ONE a percuté une baleine cette nuit…

ABN AMRO 1 bute dans la vague
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« Il fait très froid sur le pont et nous sommes dans le brouillard pratiquement depuis le départ. Quand on finit nos quarts, nous n’avons qu’une hâte c’est de retrouver nos duvets en laine polaire et profiter au maximum de notre temps de récupération. Aujourd’hui, nous avons rencontré une baleine. J’étais à la barre depuis une heure, quand un remous suspect a attiré mon attention. Quelques minutes plus tard un autre remous, avec cette fois l’imposante queue du mammifère marin frappant la surface de l’eau à environ 300 mètres du bateau. J’ai alerté Jan et Crusty, sur le pont avec moi, afin qu’ils profitent du spectacle, mais l’animal n’a pas refait surface. Peu après, je pouvais voir des espèces d’auréoles d’eau lisse et sentir cette odeur de poisson, caractéristiques de la respiration des baleines… Cinq minutes plus tard nous avons percuté l’animal, passant de 12 à 5 nœuds. Le bateau a été complètement secoué. En me retournant après le choc, j’ai vu un morceau de dérive flotter dans notre sillage. Plus tard, nous nous sommes aperçu que la baleine avait même laissée des morceaux de peau dans les filières du bateau ! Occupé a éponger les fonds, Dave était appuyé contre le boîtier de dérive lorsque le choc a eu lieu, il m’a expliqué sa peur, pensant d’abord que nous touchions le fond (en pleine mer), puis que nous venions de passer sur la chaîne d’un cargo que nous n’aurions pas vu dans le brouillard…Il a pu entendre le bruit du carbone se rompre sous le choc. Heureusement, nous transportons une dérive de rechange depuis le début de la course, en une vingtaine de minutes cette dernière remplaçait la dérive cassée. Voila, côté course, nous sommes dernier. Les options sont radicalement différentes. Le reste de la flotte semble avoir privilégier le gain sur la route directe, tandis que notre navigateur Stan Honey pense au placement pour les prochains jours…. Les prochaines 24 heures vont être intéressantes !

Des options différentes
Après trois jours et demi de course dans les eaux glaciales qui longent la côte nord-est des Etats-Unis, les concurrents, qui viennent d’entamer leur traversée de l’Atlantique à la hauteur de la pointe nord de la Nouvelle-Ecosse, peinent toujours à se départager. Mais les classements intermédiaires donnés toutes les 6 heures, calculés par rapport au but, ne sont pas la préoccupation majeure des équipages pour l’instant. L’heure est à l’option.
 
Prendre une route plus courte et risquer de se trouver en difficulté avec les effets de la dépression qui se trouve actuellement au milieu de l’Atlantique, ou, comme ABN AMRO ONE, partir au sud, allonger sa route, mais (si cela marche) être en position de force pour négocier la météo des jours à venir. Un cavalier seul que peut se permettre Sanderson et de son équipage grâce à un trésor de guerre confortable au classement général provisoire après les 11 manches disputées. Les positions d’Ericsson et de Brunel montrent que l’option Sud pourrait être également la solution retenue chez les Suédois et les Australiens.
 
Chez quatre autres concurrents, une telle témérité n’est pas vraiment de mise. Quatre candidats pour deux places sur le podium à Göteborg, cela en fait deux de trop. Chez Brasil 1, Pirates, ABN AMRO TWO et Movistar, la guerre est déclarée car rien n’est encore joué entre eux.
 
Entre eux, le marquage semble être donc de règle. Même si, sur cette étape, Movistar, parti avec deux heures de pénalité de New York, peine à rattraper son handicap. L’équipage espagnol pourrait être acculé à prendre certains risques afin d’arriver en bonne position au Cap Lizard, premier stand de distribution de points de cette étape de 3 500 milles qui devrait s’achever vers le 24 mai à Portsmouth au sud de l’Angleterre.
 
La progression au près le long des côtes du Maine, puis de la Nouvelle-Ecosse, à quelques encablures des grands bancs de Terre-Neuve, a été particulièrement dure à cause du froid intense et de la mer difficile qui règnent dans cette zone de navigation réputée comme un cimetière à bateaux. Mais le vent vient (enfin) de tourner au Nord et la flotte a retrouvé de la vitesse et un peu de confort.  Un peu de répit avant de se retrouver à nouveau dans quelques jours dans des conditions de navigation périlleuses.

CLASSEMENT GENERAL provisoire après 11 manches :
 
1 – ABN AMRO ONE                           70.5 pts
2 – PIRATES DES CARAIBES          47.5 pts
3 – MOVISTAR                                     47    pts
4 – BRASIL 1                                        42    pts (tiebreack sur ABN AMRO TWO)
5 – ABN AMRO TWO                          42    pts
6 – ERICSSON                                    30.5 pts
7 – BRUNEL                                          2.5   pts

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Trois routes se dessinent …

Banque Populaire - Pascal Bidegorry
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Pour les deux premiers, la régate au contact et à vue continue. Et de plus belle. Ce dimanche au petit jour, honneur à l’équipage de Pascal Bidégorry, passé à près d’un mille devant, au nez et aux étraves de Franck Cammas et les siens. Si rien ne parvient pour l’heure à départager les deux multicoques au potentiel de vitesse sensiblement équivalent au près dans des conditions modérées, Géant a de nouveau pris la tangente pour tracer son sillon sur d’autres chemins méditerranéens. L’équipage de Michel Desjoyeaux est, lui, passé par le grand intérieur, entre la côte est espagnole, au large de Valence, et Ibiza. Résultat : il accuse ce matin un retard de 64 milles sur cette route la plus courte sur le papier.

A l’Est, du nouveau
Et puis il y a la troisième voie, celle choisie par les deux Gitana. Le Onze et le Douze ont pris le grand extérieur, à l’Est et au large, portés par l’espoir d’attraper dans leurs voiles un flux d’Est plus établi. Sur ces chemins détournés, ils ont pris du retard. Toutefois, dans la régate dans la régate entre les deux bateaux frères, petit chamboulement : le trimaran de Thierry Duprey a, ce dimanche matin, croisé devant. Il pointe désormais en quatrième position, à 98 milles de la tête de flotte. Sa bonne vitesse de 17 nœuds, au sud d’Ibiza, lui permettra peut-être de combler une partie de cet écart. Ce qui peut faire la satisfaction de l’un doit, en revanche, franchement agacer l’autre. Gitana 11, désormais cinquième, accuse en effet un retard qui s’est multiplié par trois dans la nuit. Il progresse à 110 milles des leaders.

Enfin, tout en arrière, la « longue route » continue aussi pour Sopra Group, qui se présente enfin aux colonnes d’Hercule marquant l’entrée de la Méditerranée. Mais, l’équipage d’Antoine Koch n’en a pas fini avec les galères météo : après la pétole dans la baie de Cadix qui l’a freiné une bonne journée, place à des vents contraires de 40 nœuds. Au près, sur une mer mal pavée dans le détroit de Gibraltar, le trimaran rouge progresse très laborieusement…

Classement de ce matin :
1 Banque Populaire
2 Groupama 2 à 0.90 milles
3 Géant à 63.60 milles
4 Gitana 12 à 97.80 milles
5 Gitana 11 à 109.80 milles
6 Sopra Group à 492.10 milles

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ABN AMRO ONE ne lâche rien !

Arrivée mellbourne
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Les concurrents n’en ont donc pas encore fini avec des conditions de course difficiles. Seule la fièvre due aux enjeux décisifs de cette étape pour le classement général fait monter la température à bord des 7 engagés. Après 48h de course, les concurrents n’arrivent toujours  pas à se départager et naviguent à vue pour la plupart.

Seul, Movistar, qui a pris le départ de cette 12ème manche avec deux heures de pénalité pour avoir bénéficier d’une aide technique extérieure, peine à combler son retard, et accuse au pointage de 11h (Paris) de samedi un retard de 38 milles sur le leader ABN AMRO ONE.

Si ABN AMRO ONE fait une nouvelle fois montre de sa grande  maîtrise du débat  en ce début d’étape et ne lâche rien à ses adversaires, malgré sa confortable avance au général,  rien n’est encore joué. Sanderson et son équipage savent qu’ils doivent s’attendre à des attaques en règle sur cette manche décisive.

Pour Pirates des Caraïbes, ABN AMRO TWO, Movistar et Brasil 1, l’argent et le bronze de cette Volvo Ocean Race 2005-2006 sont encore à portée de main. Tout dépendra de l’ordre de passage à la porte à points située au Cap Lizard et de l’ordre d’arrivée à Portsmouth,  terme de cette étape de  3 500 milles.

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BMW ORACLE Racing prend la tête

BMW Oracle
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Luna Rossa vient à bout du Defender
Les défaites d’Alinghi sont assez rares pour être notées. Ce soir, le Defender est devancé au classement pour la première fois depuis l’Acte 2 de Valencia en octobre 2004. Déjà malmené vendredi face à Mascalzone Latino-Capitalia Team, le Defender a succombé samedi aux assauts de James Spithill, le barreur de Luna Rossa Challenge, aussi agressif que bien inspiré lors d’un match électrique du flight 5.

L’équipe Suisse, au maximum de ses capacités à bord d’un Class America de génération 2002-2003 est logiquement ‘rattrapée’ par ses adversaires dont la courbe de progression reste importante.  « J’ai de la peine à croire que les nouveaux bateaux n’iront pas plus vite et ce serait une grave erreur pour nous d’être serein dans ce domaine » nous expliquait il y a quelques mois Luc Dubois, le responsable des performances du team suisse. Démonstration aujourd’hui.

Pour les Italiens de Luna Rossa, la conséquence de ce sursaut d’orgueil après leur défaite de la veille contre les Espagnols est plutôt rassurante.

BMW ORACLE Racing prend la tête
L’autre événement de la journée est la victoire de BMW ORACLE Racing sur Emirates Team New Zealand. La bagarre entre les deux adversaires a d’abord  été superbe et l’on retiendra un passage épique à la première marque au vent où BMW ORACLE Racing embarquera son adversaire au-delà de la bouée. Au portant, les kiwis prennent ensuite les devants grâce à une tactique judicieuse,  jusqu’à ce que leur spi explose, annihilant ainsi tous leurs espoirs.
Cette victoire propulse Chris Dickson et son équipe en tête du classement.

Si le vent d’Est capricieux qui s’est écroulé en fin de journée, n’avait pas obligé le comité de course à annuler leur match face à +39 Challenge, ils finiraient ce soir avec 6 points dans leur escarcelle.

Le réveil de Shosholoza
La frustration des Sud-africains après deux journées sans résultat n’est plus qu’un souvenir. Samedi, Shosholoza a créé la sensation en battant Areva Challenge sur le fil mais surtout en dominant le Desafío Español 2007. Ces deux matchs n’ont pourtant pas été de tout repos pour le nouveau barreur Tommaso Chieffi et son jeune skipper Mark Sadler. Menés par les Français pendant les trois quarts de la régate, ils profiteront d’une erreur tactique de ces derniers pour les coiffer de14 secondes sur la ligne. Contre les Espagnols, ils domineront de bout en bout, mais de peu.

Leurs changements opérés pour cette saison (nouvelle cellule arrière et modifications importantes sur le bateau) semblent avoir enfin porté leurs fruits.

Le classement à mi-parcours de ce Valencia Louis Vuitton Act 10 est le reflet de la montée en puissance de plusieurs syndicats : les Suédois de Victory Challenge et le Desafío Español 2007 notamment. Samedi soir, sept équipes se tiennent en deux points !

Résultats provisoires et tableau de classement

Flight 5        
1 – +39 Challenge  bat China Team
DELTA 01 :36
2 – BMW ORACLE Racing bat Emirates Team New Zealand
DELTA 00:47
3 – Victory Challenge bat United Internet Team Germany
DELTA 00:48
4 – Team Shosholoza bat Areva Challenge
DELTA 00:14
5 – Luna Rossa Challenge bat Alinghi
DELTA 00:34
6 – Desafío Español 2007 bat Mascalzone Latino Capitalia Team
DELTA 00:40

Flight 6
1 – Emirates Team New Zealand bat China Team
DELTA  07:07
2 – BMW ORACLE Racing vs+39 Challenge
Course annulée
3 – Victory Challenge bat Mascalzone Latino Capitalia Team
DELTA 01:53
4 – Team Shosholoza bat Desafío Español 2007
DELTA 00:33
5  – Alinghi bat Areva Challenge
DELTA 02:18
6 – Luna Rossa Challenge bat United Internet Team Germany
DELTA 05:07

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Une journée espagnole …

ESP 65
DR

ESP 88, le premier Class America espagnol pour la 32e America’s Cup, a été baptisé et mis à l’eau aujourd’hui sur la base du Desafío Español à Valencia, en présence de sa Majesté Juan Carlos. Le Roi d’Espagne a ensuite rejoint l’équipage d’ESP 65 pour le premier match du jour facilement remporté par ses sujets face à China Team. Les néo-Chinois de Pierre Mas, distancés de plus d’une minute à la première marque, ont abandonné dans le bord de vent arrière suivant à cause d’un winch cassé.

Le deuxième match a moins bien commencé pour les Ibères avec une pénalité dans la phase de pré-départ. Mais ESP 65 a rapidement pris les devants pour contourner toutes les bouées en tête. Grâce à un spi déchiré sur Luna Rossa dans le premier portant, l’avance s’est suffisamment creusée pour se débarrasser de la pénalité dans le deuxième bord de près. Cette victoire espagnole avec un bateau de la dernière génération face à un Class America flambant neuf va obliger les Italiens à se remettre en question. Car l’équipage de Francesco de Angelis et James Spithill ne semble pas disposer d’un avantage en vitesse. C’est d’ailleurs la première défaite d’un des trois nouveaux Class America.

Pour Alinghi, BMW ORACLE Racing et Emirates Team New Zealand, la journée n’a pas tourné à la promenade de santé, malgré leurs deux victoires chacun. Alinghi s’est même fait très peur face à Mascalzone Latino – Capitalia Team dans le match le plus serré de ce vendredi – victoire suisse de seulement 8 secondes ! D’autant qu’à la fin du premier tour, ce sont les Italiens qui menaient de 25 secondes.

Si on peut parler d’une journée espagnole, ce n’était en revanche pas du tout celle des Italiens. Outre la défaite d’une courte longueur de Mascalzone contre Alinghi et celle de Luna Rossa contre le Desafío, la troisième équipe italienne, +39 Challenge, s’est illustrée par ses fautes. Trois en une seule journée ! Dont deux d’un coup face à Alinghi dans la phase de pré-départ. Iain Percy, le barreur d’ITA 59, pouvait difficilement faire pire.

Pour les Français d’Areva Challenge, la journée noire est passée. Face à BMW ORACLE Racing et Emirates Team New Zealand, la différence de performance entre les bateaux était flagrante. Les Français de Thierry Peponnet n’ont pas pu résister longtemps à chaque fois. Mais la journée de samedi ne sera pas beaucoup plus facile pour Areva Challenge face à Shosholoza et Alinghi.

En effet, l’équipe émergente de ce Valencia Louis Vuitton Act 10 est le Team Shosholoza. Malgré leurs quatre défaites en quatre matchs, les Sud-Africains ont fait preuve d’une belle progression depuis la fin de l’année dernière. RSA 83, le premier Class America de la nouvelle génération, a été largement modifié cet hiver, et l’arrivée de trois vétérans de la Coupe dans la cellule arrière – Tommaso Chieffi, Dee Smith et Paolo Cian – a redonné confiance à l’équipage. Leur match du jour contre United Internet Team Germany était l’un des plus disputés. Dans leur première rencontre, les Sud-Africains se sont malheureusement tiré une balle dans le pied en volant le départ. Mais la vitesse du bateau et les progrès de l’équipage peuvent leur faire espérer des jours meilleurs.

Résultats provisoires et tableau de classement
Flight 3
1 BMW ORACLE Racing bat United Internet Team Germany
DELTA 02:10
2 Victory Challenge bat Team Shosholoza
DELTA 02:19
3 Emirates Team New Zealand bat Areva Challenge
DELTA 01:29
4 Luna Rossa Challenge bat +39 Challenge
DELTA 01:08
5 Desafío Español 2007 bat China Team
DELTA DNF
6 Alinghi bat Mascalzone Latino – Capitalia Team
DELTA 00:08

Flight 4
1 Emirates Team New Zealand bat Victory Challenge
DELTA 01:39
2 United Internet Team Germany bat Team Shosholoza
DELTA 00:21
3 BMW ORACLE Racing bat Areva Challenge
DELTA 01:09
4 Alinghi bat +39 Challenge
DELTA 01:16
5 Mascalzone Latino – Capitalia Team bat China Team
DELTA 02:05
6 Desafío Español 2007 bat Luna Rossa Challenge
DELTA 00:34

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Ellen MacArthur établit le dernier record de l’Asian Record Circuit

Ellen MacArthur - Castorama
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Après huit longues semaines, le chronomètre s’est enfin arrêté lorsque Castorama a franchi la ligne d’arrivée au large de Singapour aujourd’hui à 9h47m46s GMT, à l’issue du 13e et dernier record de l’Asian Record Circuit. L’étape de 280 milles de Terengganu, en Malaisie, jusque Singapour a été complétée en 1 jour, 23 heures 9 minutes et 8 secondes. Pour ce tout premier circuit de records en Asie, Ellen MacArthur et son équipage international ont parcouru au total 4500 milles via 8 pays différents dont le Japon, la Corée du Sud, la Chine, Taiwan, le Vietnam, la Thaïlande, la Malaisie et Singapour. Ellen MacArthur était accompagnée sur ce circuit d’un équipage de quatre personnes composé en alternance du navigateur chinois Shaun Weng, de la navigatrice singapourienne Elaine Chua, du skipper français Thomas Coville, et des équipiers habituels Loik Gallon, Erwan Lemeilleur et Charles Darbyshire. L’Asian Record Circuit a débuté le 25 mars dernier.  En huit semaines, Ellen MacArthur et son équipage ont établi 13 nouveaux records, soit un temps total de course de 24 jours, 0 heure, 40 minutes et 15 secondes. Le team a fait escale dans huit grands ports d’Asie, notamment Dalian, Qingdao (port d’accueil des Jeux Olympiques en 2008), Shanghai et Hong Kong en Chine continentale, et a partagé ce projet avec les journalistes et le public de chacune de ces escales en participant à des conférences dans des écoles, des entreprises et différents organismes.

Les nouveaux records :
1. Yokohama-Jeju Island 5j 11h 10m 51s (906 milles)
 2. Jeju Island-Dalian 1j 15h 57m 28s (418 milles)      
 3. The Manchu Record (Yokohama – Dalian) 7j 3h 8m 19s (1324 milles)
 4. The Marco Polo Record (Dalian – Qingdao) 1j 0h 2m 53s (265 milles)
 5. The Cotton Record (Qingdao – Shanghai) 1j 5h 25m 33s (308 milles)
 6. The Old Tea Record (Shanghai – Taipei) 3j 0h 1m 55s (580 milles)
 7. The Colonial Record (Taipei – Hong Kong) 2j 16h 46m 37s (465 milles)
 8. Hong Kong – Sanya (Hainan Island) – 1j 22h 53m 25s (354 milles)
 9. Sanya – Nha Trang (Vietnam) – 2j 1h 37m 45s (360 milles)
 10. Nha Trang – Tumpai (Thailande) – 2j 17h 55m 14s (570 milles)
 11. Tumpai – Terengganu (Malaisie) – 0j 5h 39m 26s (75 milles)
 12. The Jade record (Hong Kong – Malaisie) 7j 0 5m 50s (1350 milles)
 13. Terengganu – Singapour 1j 23h 9m 8s (280 milles)

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Bidégorry passe à la caisse

Banque Populaire - Pascal Bidegorry
DR

Le rythme a totalement changé en moins d’une demi journée puisque d’une phase animée à près de trente nœuds de moyenne le long des côtes portugaises, les trimarans sont passés à un tempo plus délicat, le près dans une brise modérée. Les vitesses ont donc chuté à treize nœuds et surtout, d’une route quasi obligatoire dans l’Ouest de la péninsule ibérique, il faut désormais tirer des bords entre Maroc et Espagne. Non seulement, la nuit dernière a été l’occasion pour les poursuivants de Franck Cammas (Groupama 2) et de Pascal Bidégorry (Banque Populaire IV) de refaire tout ou partie de leur retard (jusqu’à 140 milles gagnés en douze heures !) mais maintenant, il faut gérer les bascules de vent et les effets de côte jusqu’à l’arrivée à Nice.

Avec le changement de parcours décidé par la direction de course, les navigateurs ont finalement plus de champ pour s’exprimer. En effet, la route initiale imposait de passer entre les îles de Majorque et d’Ibiza (Baléares) avant de piquer sur la Sicile. Dorénavant, les trimarans ont pour objectif l’arrivée à Nice, soit toute la Méditerranée Ouest comme terrain de jeu. Les 700 milles qui restent à effectuer sont donc limités par les côtes espagnoles à bâbord mais totalement ouverts sur tribord. Aucune obligation de respecter les îles Baléares, donc deux options majeures : passer à l’intérieur de l’archipel, route la plus courte mais d’après les fichiers météo peu ventée ces jours prochains, ou prendre le large dans un flux d’Est plus ou moins établi.

Demain est un autre jour…

Les écarts importants acquis ces derniers jours par les leaders ont été réduits à néant par une nuit peu ventée dans le golfe de Cadix alors que leurs poursuivants, en s’écartant de la côte, ont avancé très vite. Bilan : Michel Desjoyeaux (Géant) est revenu dans le trio de tête, et les deux Gitana sont en embuscade… Seul Sopra Group est décroché et Antoine Koch a peu de chance de rattraper son retard, surtout sur un parcours réduit.

Caractérisée par ses humeurs changeantes, la Méditerranée risque d’être fort longue à traverser ! Pour l’instant, le vent d’Est 10-20 nœuds va rester installé au moins jusqu’à la pointe d’Almeria (à plus de 200 milles des étraves) avant de s’orienter au Nord Est (donc toujours contraire) au moins jusqu’à Ibiza en faiblissant progressivement, jusqu’au calmes. La route directe ne semble pas la meilleure et à des vitesses de rapprochement vers Nice certainement inférieur à 12 nœuds, cette deuxième partie du parcours s’annonce longue et pleine de surprises… On sait que la Grande Bleue a l’habitude de créer des différentiels importants en terme de brise, tant en force qu’en direction, surtout dans la bande côtière des trente milles. Avec en sus les îles Baléares à négocier, la hiérarchie sera en ballottage jusqu’à la côte d’azur !

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