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Coup d´envoi musclé pour la Solo Méditerranée

Solo Mediterranee 2006 jour 1 Bostik
DR

La première manche de la Solo Méditerranée a totalement investi ce matin la rade de Marseille. Les 19 milles du parcours proposé aux 30  protagonistes s’étiraient de la rade sud jusqu´au village de l’Estaque au Nord via le château d’If et retour par l’extérieur des îles du Frioul. La trêve brièvement observée par le Mistral avait laissé le plan d’eau légèrement houleux , et les 18 nœuds de Nord Ouest ont fait le bonheur des Solitaires, ravis de retrouver la compétition dans de si idéales conditions.

Ca passe à gauche.
Dès le départ face aux îles du Frioul s’opérait une première sélection. Partis dans le coup de canon tribord amure en bout de ligne vers l’île Pomègues, Charles Caudrelier (Bostik), Erwan Israêl (Delta Dore), Kito de Pavant (Groupe Bel) et Yann Eliès (Générali) avaient tôt fait de rallier le passage obligé entre le château d’If et Ratonneau. La traversée de la rade de Marseille s’effectuait au louvoyage sur une mer plus hachée et balayée imprévisibles risées. Une fois encore, les bateaux privilégiant la gauche se portaient entête pour enrouler la bouée placée sous le petit village de l’Estaque. Trois bateaux attaquaient dans un même mouvement la descente sous spi ; Gildas Morvan, aux avant postes depuis If déployait le premier son spi de capelage, suivi à 3 longueurs de l’étonnant Christopher Pratt (Espoir Crédit Agricole) devant Charles Caudrelier et Kito De Pavant.

Sus aux risées.
Le long bord sous spi à l’extérieur des îles était le moment de bravoure de cette manche ; de brusques et violentes risées balayaient le plan d’eau et il fallait toute la vigilance des marins pour tenir les spis et maintenir aussi longtemps que possible les accélérations providentielles du bateau proquées par ces « bouffes » venues de l’arrière. Les plus forts à ce petit jeu, Caudrelier, Morvan et De Pavant faisaient le trou. D’autres, plus à la peine à l’instar de Christopher Pratt ou Corentin Douguet (E.Leclerc-Bouygues Télécom), voyaient leurs chances de bien figurer s’effondrer, au profit de spécialistes de l’exercice comme Eric Drouglazet (Malongo) ou Yann Eliès qui fondaient sur le cap Cavau pour se mêler à la bagarre pour les places d’honneur. Un petit empanage à l’intérieur et Caudrelier s’emparait d’un leadership qu’il ne quittait plus jusqu’au passage de la ligne face au petit port du Frioul. Gildas Morvan prenait la seconde place devant Kito De Pavant et Nicolas Troussel. Drouglazet conservait un virement d’avance pour devancer Yann Eliès

A Christopher le « Banane »
Il est, lui aussi, venu pour briller. Le régional de l’étape Christopher Pratt (Espoir Crédit Agricole), déjà très en vue lors de la première partie du côtier, s’est largement imposé dans la seconde manche du jour, un parcours « banane » mouillé entre rade sud et Frioul. Départ en tête, bords de près sans heurt, et accélération progressive au portant, dans un Mistral en voie de renforcement, pour une victoire sans contestation dans cette seconde manche de la journée. Le Marseillais a fait cavalier seul alors que le vent dépassait les 20 nœuds. Gérald Véniard (Scutum) et Etienne Svilarich (Sogeti) n’étaient jamais en mesure de venir l’inquiéter.

Gildas Morvan s’empare du général.
Au terme d’une journée intense au cours de laquelle les 30 « Figaristes » n’auront connu aucun répit, enchaînant un long côtier et un « banane », Gildas Morvan a annoncé la couleur, celle de son « Cercle Vert », second du côtier et 5ème du banane. Le double vainqueur de l’épreuve (en 2003 et 2000) s’empare de la tête du classement général provisoire.

Source Solo Méditerranée

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Trois tris à Trapani

Géant suivi de Groupama 2 au passage de la bouée
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Groupama 2, Géant, Gitana 11 sont déjà à poste le long des quais de Trapani, un site magique entre falaises dénudées et mer d’opale, oliveraies et architectures antiques. Car la cité est un site historique qui a vu les guerres puniques, les invasions arabes, les pirates et les galions… venir s’installer, s’approvisionner, se battre, se réfugier… Ce week-end, ce sont les multicoques qui vont animer le port et les rives siciliennes pour le Grand Prix d’Italie, premier de la série comptant pour la Multi Cup Café Ambassador.

Les conditions météorologiques sont particulièrement favorables avec ce mercredi une dizaine de nœuds de vent qui a permis aux trois équipages de dix hommes, de se caler avant le rendez-vous de vendredi, premier jour de régate. Les trimarans devraient enchaîner au moins huit manches en trois jours autour de ce site magnifique, caractérisé par les îles Eglades qui provoquent quelques perturbations sur le plan d’eau. De quoi enthousiasmer le public sicilien qui découvre ces voiliers aux performances exceptionnelles…

Michel Desjoyeaux, Géant : « Trapani est une très belle ville. Avec l’équipage, nous logeons dans la partie historique, dans une bâtisse de plus de 500 ans d’âge. Les environs regorgent de vieux monuments avec notamment la mairie et deux églises. Le port de commerce est assez imposant et les ferries cohabitent avec les bateaux de pêche. Il y a également beaucoup de chantiers de réparation navale. Depuis que nous sommes arrivés, nous avons vu pas mal de monde. Les gens viennent voir nos bateaux, je crois qu’il y a un vrai intérêt du public. De toute façon, les Siciliens sont curieux de nature ! Je n’ai pas encore visité tout Trapani mais en tout cas, on peut dire que nous sommes vraiment bien accueillis. Pour preuve, à l’hôtel, nous avons le journal en français tous les matins au petit déj ! »

Sources : Multicup 60′ – Géant

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Bruno Peyron, cap sur le Lizard

Record Atlantique Nord : skipper Bruno Peyron
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Depuis quand le bateau est-il prêt à s’élancer ?
Ca fait une semaine qu’Orange II est aux USA. Nous étions à New York le week-end dernier pour des opérations de RP puis il a rejoint sa base technique à Newport Shipyard situé à environ 120 milles au NE de la ligne de départ.

On trouve facilement une place au port à New York ?
Habituellement on est à Chelsea Pier Marina, entre le Pier 59 et le Pier 62 au niveau de la 25ème rue, pas très loin de Ground Zero là où trônait le World Trade Center avant les événements que tu sais. C’est un des rares endroits où on peut se poser. Et puis on finit par nous connaître là-bas depuis le temps qu’on fait des records.

C’est vrai que ce record mythique tu l’as déjà battu… mais en solitaire !
Ma petite fierté personnelle est d’avoir été le premier solitaire à battre le record de Charlie Barr. C’était en 1987 sur mon cata Liberté avec lequel on avait célébré le centenaire de la Statue de la Liberté en 1986. Ensuite Florence Arthaud a battu ce record et je l’ai repris en 1992. En équipage, nous avons fait deux tentatives, la première à la fin des années 90 au retour de ma campagne autour du monde à bord d’Explorer pour la promotion de The Race. Nous avions signé le deuxième temps absolu derrière Jet Services et puis en 2004… on a fait le deuxième temps absolu aussi… mais nettement plus vite, en échouant de 31 minutes face au chrono de PlayStation.

Un sentiment d’échec ?
Oui et non. En fait la traversée a été superbe mais j’ai commis deux erreurs : un départ légèrement prématuré car nous avions sous estimé le potentiel du bateau (auteur de la meilleure performance jamais réalisée par un voilier avec 706 milles inscrits au compteur en 24 heures de navigation, ndlr). 15 heures après le départ on a été obligé de contre border à 90 degrés de la route pendant 7 heures pour fuir une zone de calme. Et la seconde a été… de ne pas ré empanner plus tôt. Ensuite tout s’est parfaitement déroulé sauf une rotation de quelques degrés du vent à quelques heures de l’arrivée. En principe on atteignait le Lizard en ligne droite mais il a fallu se recaler avec un petit bord. Et c’était perdu. La veille de l’arrivée, on avait pourtant dépassé le tableau de marche de PlayStation…

Comment recrutes-tu ton équipage ?
Nous sommes dix à bord moi inclu. Dans la mesure du possible j’essaye de reconstituer le «dream team» du tour du monde (détenteur d’un nouveau record établi l’an dernier autour de la planète en 50 jours, 16 heures et 20 minutes, ndlr). Le problème est qu’ils officient sur d’autres bateaux également. Mais là avec ce qui est arrivé sur la Multi Cup (Gitana 12 et Banque Populaire hors course) ça libère du monde… Par ailleurs nous étions dix pour le convoyage France-Amérique inclus les six hommes de l’équipe à terre. Et certains d’entre eux sont remplaçants potentiels dans l’équipe navigante.

Quand est déclenchée la procédure de départ ?
A l’heure où je te parle, le bateau est donc stand by à Newport avec le shore team qui s’active aux derniers préparatifs tandis qu’une cellule météo composée de l’Australien Roger Bradham, du Suédois Roger Nilson, navigateur du bateau, du Chilien Eduardo Valderas, qui habite Stockolm aussi et moi-même, analyse la situation sur l’Atlantique Nord en multipliant les simulation à partir de nos polaires de vitesse les plus récentes et affinées en fonction des nouvelles voiles spécialement conçues pour ce record. Au plan logistique, on emploie exactement les mêmes procédures que pour le tour du monde : Code rouge signifie pas de départ à l’horizon des 7 jours à venir, c’est notre situation aujourd’hui. On passe en code Orange quand il se profile quelque chose d’intéressant à six jours. Code Vert, c’est tout le monde dans l’avion : départ prévu dans moins de 3 jours ! Ca nous laisse le temps de se présenter plein potentiel sur la ligne de départ au phare d’Ambrose situé à une dizaine de milles de Manhattan, à l’est du pont de Verrazano.

Quelle est la situation météo idéale pour établir un record !
Celle qui nous permet de moyenner plus de 26 nds pendant 4 jours… On va tellement vite désormais qu’on n’est plus dans la problématique de suivre un système ou pas.

Tu veux dire que le bateau se déplace plus vite que la dépression ?
Oui, et ça nous oblige à partir quasiment en position post frontale. Autrement dit on peut être amené à partir juste derrière le front froid : ce qui nous conduit à le rattraper et à le dépasser avant l’arrivée. PlayStation a eu des conditions idéales en 2001. Il a pu rester devant le front et faire route directe vers l’Angleterre tribord amures tout du long.

Quels sont la force et l’angle optima du vent ?
Là où on va le plus vite c’est avec un vent de 28/30 nds et un angle (vrai, ndlr) à 120/125°. Un ris dans la GV et trinquette comme voilure, c’est l’idéal pour nous. Si ça forcit plus, on peut tenir les 30 nds de moyenne jusqu’à 140/145° du vent vrai. On n’est pas trop gêné par la mer vu la taille et la hauteur du bateau, mais on va quand même plus vite par mer plate.

A t’écouter, le record est réellement à votre portée ?
A celle du bateau sans aucun doute. Vu le temps perdu la dernière fois et l’écart à l’arrivée. Ca doit le faire sans discussion.

A quel niveau tu situes le record de l’Atlantique ?
Je dirais n°2, juste derrière le Jules Verne autour du monde. Il est aussi n°2 dans le Championnat des records.

Dans ce championnat des records la vitesse moyennée n’est pas prise en compte?
Non, pas pour l’instant. Mais on y réfléchit, car il y a record et record. Je veux dire que certains records sont nettement plus difficiles à battre que d’autres. Il faudrait donc moduler le coefficient des points en fonction des vitesses soutenues, voire imposer une vitesse minimum… Faut voir !

Et pour finir, quelle est votre échéance de départ ?
Moi j’espère le plus tôt possible, mais ça dépend complètement de la météo. On part pour battre un record, donc a priori dans les conditions les plus favorables. Pour parler franc ça m’ennuierait d’avoir à attendre au-delà de mi-juillet, car on est attendu en Europe cet été. De ce côté-là, Fossett avait un avantage sur nous : il gérait son emploi du temps complètement comme il l’entendait…

Propos recueillis par Patrice Carpentier

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Pas de repos pour les braves

Robin Knox-Johnston portrait
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À aujourd’hui 67 ans, Robin Knox-Johnston est deux ans plus vieux que Sir Francis Chichester quand il a terminé son tour du monde en solitaire en 1967. Sa dernière course autour du monde remonte à 1994, lorsqu’il a remporté le Trophée Jules Verne aux côtés de Sir Peter Blake. Lors d’un récent sondage dans le Sunday Times, il a été élu navigateur en solitaire le plus émérite parmi une dizaine de skippers de haut niveau de la classe Open 60. En voyant la qualité du plateau inscrit pour la prochaine édition de la VELUX 5 OCEANS, Sir Robin s’est dit qu’il ne pouvait pas rater cette course.
 
Robin Knox-Johnston a inscrit son nom dans l’histoire de la voile en 1969 en devenant la première personne à terminer le Sunday Times Golden Globe, à bord de son bateau Suhaili. Il lui avait alors fallu 313 jours pour boucler ce tour du monde en solitaire et sans escale. Pendant cet incroyable périple, Sir Robin fut contraint de boire de l’eau de pluie récoltée dans un seau, et le journal britannique le Sunday Times avait même préparé son annonce nécrologique, croyant qu’il avait disparu en mer.
 
Pour le Jubilé d’Argent de la VELUX 5 OCEANS, la plus ancienne course autour du monde en solitaire, Robin Knox-Johnston naviguera à bord d’un bateau moderne et espère boucler les 30 000 milles du parcours en quelque 112 jours, soit 200 jours de moins qu’en 1969. Il a récemment racheté l’ancien Open 60 Fila, qui appartenait à Giovanni Soldini. Ce plan Finot a été construit pour le navigateur italien en 1997 et possède un beau palmarès, avec notamment une victoire sur Around Alone (aujourd’hui VELUX 5 OCEANS) en 1998-99.
 
"Avec une flotte de si grande qualité, c’est vraiment une course pour tous les marins qui ont l’esprit de compétition, a déclaré Sir Robin. Mon objectif est d’améliorer de 200 jours le temps qu’il m’avait fallu avec Suhaili, et de faire un podium. Mais attendons de voir comment se présente la course une fois sur l’eau. C’est là que nous pourrons en reparler. Je n’ai jamais considéré les 65 ans comme l’âge obligatoire du départ en retraite. La vie doit déborder de couleurs vives, les plus vives possibles. Et je ne peux pas résister à cette course. Cela sera certainement une expérience très différente du Golden Globe il y a près de 40 ans. Les bateaux sont maintenant ultra modernes et extrêmement rapides. C’est d’ailleurs cela qui rend la course si attractive".
 
Pour le Golden Globe, Sir Robin était parti sans aucun sponsor et avait pourtant réussi à terminer la course et à gagner cette première édition. Aujourd’hui, le sponsoring est devenu incontournable et les discussions ont donc été entamées avec un certain nombre de parties intéressées.
 
Sir Robin Knox-Johnston est le Président de Clipper Ventures, la société organisatrice de la VELUX 5 OCEANS. La course, qui est la plus longue épreuve en solitaire au monde, se tient tous les quatre ans depuis 1982. Elle fête cette année son 25ème anniversaire, avec un nouveau sponsor titre VELUX, et promet d’être encore plus passionnante que jamais. L’épreuve de 30 000 milles autour du monde, en trois étapes, partira le 22 octobre prochain de Bilbao en Espagne, puis rejoindra l’Australie et les Etats-Unis avant de revenir vers son port de départ, environ 6 mois plus tard.
 
"Avoir parmi les concurrents un homme de l’envergure de Sir Robin est un formidable moteur pour la VELUX 5 OCEANS, confie le Directeur de Course, David Adams. Sir Robin est un véritable homme de mer. Avant de devenir le premier homme à terminer une course autour du monde en solitaire et sans escale, il a obtenu son certificat de Capitaine au long cours. Plus récemment, il s’est également illustré comme l’un des marins les plus rapides autour de la planète, à bord d’Enza en 1994. Son implication constante dans cette course et dans d’autres épreuves est une expérience que beaucoup lui envient dans le milieu. Sir Robin sera un formidable concurrent et je lui souhaite beaucoup de bonheur".
 
Au fil des années, la course n’a cessé d’attirer des participants toujours plus nombreux et issus de pays différents. Elle a fait de plusieurs navigateurs et navigatrices de véritables héros, notamment Philippe Jeantot, Giovanni Soldini, Jean-Luc van den Heede, Isabelle Autissier, Bernard Stamm et Emma Richards.

Source Velux 5 Oceans

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Course Au Large N°18 est en kiosque !

Grands Records : L´artillerie lourde
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Sous les feux de l’actualité, la très mouvementée Volvo Ocean Race occupe naturellement une place de choix dans notre dernier numéro. Victoire sans appel d’ABN AMRO 1, disparition tragique d’un équipier sur le bateau de Sébastien Josse, sauvetage de l’équipage de Movistar dont le navire menaçait de couler… La course de l’extrême aura tout fait pour mériter son appellation sur l’étape New York – Portsmouth. Monocoque toujours, nous avons cherché à en savoir plus sur le nouveau coursier de Yann Eliès, un plan Finot construit chez Multiplast… Du côté de Valence, les premières passes d’armes ont affirmé la belle santé des ACC nouvelle génération, BMW Oracle remportant facilement l’Acte 10 (match racing). Sur le front des multicoques, nous consacrons un dossier à l’effervescence qui a cours actuellement du côté des géants : IDEC, Banque Populaire et Sodebo ayant effet annoncé la mise en route de nouveaux programmes ! Anniversaire oblige, nous revenons sur l’héroïque épopée d’Eric Tabarly dans l’Ostar 1976, tandis que nous nous plongeons également dans l’histoire des tours du monde à l’envers, à l’occasion de l’exploit réalisé par la Britannique Dee Caffari, devenue ce mois-ci la première femme à réussir le pari d’une circumnavigation en solo et sans escales d’ouest en est. N’oublions pas le récit « de l’intérieur » de la course Londres-Nice, signé par un équipier de Gitana 12, un point sur les évolutions futures du côté des protos de la Classe Mini, ou encore toutes nos rubriques habituelles ! Bonne lecture.

La rédaction

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Trop puissant !

Volvo Extreme 40 Portsmouth chavirage
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La dernière manche, courue dans 15 à 25 nœuds de vent, aura vu les deux leaders (Tommy Hilfiger et Volvo Ocean Race) se mettre sur le toit ! Le premier, barré par Randy Smyth, s’est offert un joli soleil après avoir enfourné alors qu’il était en tête… Le bateau est monté, jusqu’à passer le point de non retour, et les équipiers n’ont alors eu d’autre choix que de goûter aux eaux encore frisquettes du Solent. Ce qui n’a pas empêché Tommy Hilfiger de s’octroyer la seconde place au général, après avoir remporté une manche et signé deux secondes places plus tôt dans la journéé.

Au même endroit, un tour plus tard, Volvo Ocean Race, barré par Yves Loday, a commis la même erreur et a lui aussi chaviré ! Team Basilica, barré par le « 49er-iste » Alister Richardson, n’est jamais descendu au-dessous de la 4ème place, ce qui lui a permis de prendre la première place au général provisoire, 18 points devant Hilfiger. La meilleure journée est à mettre à l’actif du Motorola de Conrad Humphreys, remportant deux manches et signant deux places de troisième : l’équipe est juste à un petit point des seconds au général.

Les épreuves reprennent ce jour à 14 heures.

Résultats (8 manches courues)
1 Basilica, 72 pts
2 Tommy Hilfiger, 54 pts
3 Motorola-CHR 53 pts
4 Holmatro, 46 pts
5 Volvo Ocean Race, 38 pts

Source VX40 – traduction JB

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O ROKR par Oakley et Motorola.

Oakley
Oakley

Une innovation sans fil qui allie optique sans égal, style et son stéréo.

Motorola, Inc. et Oakley, Inc. dévoilent aujourd’hui O ROKR TM, le dernier produit de lunetterie fruit du travail des deux sociétés sur la conception de produits sans fil de pointe destinés aux consommateurs actifs.

Ce produit illustre l’approche en pleine évolution de la « Seamless Mobility » (Mobilité sans Interruption).

O ROKR offre le design authentique de lunettes Oakley originales et allie le High Definition Optics® (HDO®) d’Oakley au leadership de Motorola dans la conception d’accessoires Bluetooth® pour le marché mondial des communications sans fil. O ROKR permet des communications mobiles mains-libres pour les téléphones Bluetooth compatibles ainsi que l’écoute de musique par Bluetooth à partir de portables optimisés pour la musique compatibles ou de baladeurs équipés d’un adaptateur Bluetooth vendu séparément.

« O ROKR se situe dans la continuité du succès rencontré avec RAZRWIRE TM – les premières lunettes au monde à allier les technologies optiques brevetées d’Oakley et le leadership de Motorola dans l’innovation Bluetooth », déclare Bruce Hawver, vice-président et directeur général des accessoires Motorola. « O ROKR entraîne les lunettes sans fil vers de nouveaux horizons en proposant aux consommateurs la liberté de la « musique mobile » haute qualité, qu’ils utilisent un portable ou leur baladeur favori. »

« Le nouvel O ROKR renforce le succès de notre collaboration avec Motorola en alliant le meilleur des deux noms », indique Colin Baden, président d’Oakley. « Nous intégrons des technologies permettant de réaliser de véritables innovations, qui modifient la manière dont les consommateurs appréhendent et abordent l’électronique personnelle. Nos innovations, nos inventions, mettent la barre de la fonctionnalité et de la mode encore plus haut en intégrant à des accessoires que les consommateurs portent déjà les caractéristiques et les fonctions dont ils ont le plus besoin. »

O ROKR utilise le Profil Bluetooth A2DP, qui permet à la musique d’être transmise en stéréo et sans fil vers les lunettes à partir de produits compatibles. D’une seule pression sur un bouton, l’utilisateur peut lancer la lecture ou mettre sur pause afin de répondre à un appel entrant. Parmi la gamme de portables Motorola disponibles, O ROKR fonctionne avec le Motorola ROKR E2, récemment dévoilé, ainsi qu’avec le Motorola E680i (uniquement disponible en Asie).

O ROKR intègre la technologie brevetée HDO d’Oakley, qui offre une précision optique et des performances inégalées et optimise la netteté sous tous les angles de vision – même à la périphérie des contours des verres, maximisant la vision périphérique et la protection latérale. La conception demi-monture signifie qu’aucun cadre ne vient gêner la vision du bas, et le Plutonite® dont sont faits les verres, d’une optique pure, filtre 100 % des UVA, UVB, UVC et de la lumière bleue nocive jusqu’à 400 nm.

Sortie : Juin 2006

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Exposition “Architecture dans le Vent”.

Musée de la Marine
Musée de la Marine

Rochefort, Hôtel de Cheusses – Exposition “Architecture dans le Vent” – 16 juin – 31 décembre 2006

Van Peteghem-Lauriot Prévost, 20 ans de création :
Père de bateaux aussi prestigieux que Pierre 1er, Geronimo, L’Hydroptère, phénomène de vitesse ou Douce France, le plus grand catamaran du monde, le cabinet d’architecture navale Van Peteghem Lauriot Prévost (VPLP) est une référence incontournable tant dans le domaine des bateaux de course et de la grande plaisance que de la production en petites séries. Archives, images, objets et maquettes du cabinet sont convoqués pour vivre et comprendre comment naissent ces bateaux de légende. Matériaux, lignes, formes, ces objets complexes n’ont cessé d’évoluer et l’exposition en rend sensible (et même palpable !) la technologie. Ces bateaux devenus œuvres uniques sont issus avant tout d’une rencontre entre architectes et navigateurs et l’exposition souligne cette aventure humaine.

Des multicoques au musée :
La présence de trimarans et de catamarans au musée de la Marine est l’occasion d’une riche confrontation. Dans leur travail de recherches, Marc Van Peteghem et Vincent Lauriot Prévost accordent une place déterminante aux ancêtres des multicoques que sont certains bateaux traditionnels d’Océanie et d’Asie. Le Musée de la Marine conserve précisément un ensemble exceptionnel constitué au début du XIXe siècle par François-Edmond Pâris (1806-1893), marin, dessinateur et scientifique de premier ordre. Au cours de ses périples, l’amiral Pâris réalisa de nombreux dessins des navires du monde entier, au moment même ou nombre d’entre eux disparaissaient. Il en fit par la suite réaliser des modèles. La confrontation de cet ensemble historique, rarement exposé, et d’éléments issus de la création de l’architecture navale contemporaine constitue une première, riche d’enseignements.

Une histoire vivante :
Au-delà, les outils dont se servent les membres de l’équipe d’architectes navals VPLP constituent un prolongement des pratiques des ingénieurs et des ouvriers de l’arsenal. Ainsi, plans, dessins, et surtout maquettes engagent un dialogue avec le parcours permanent du musée. Les coques de bassin de carène, les prototypes en argile ou les formes en polyester qui magnifient le navire s’inscrivent dans une continuité avec les modèles d’arsenaux des XVIIIe et XIXe siècle. Cette continuité est celle de l’inventivité, de la création et de la passion exprimées par les hommes de mer.

Exposition du 16 juin au 31 décembre, réalisée en partenariat avec le cabinet d’architecture navale VPLP
avec le soutien de métro et Planète Thalassa

Commissariat :
Denis Roland, attaché de conservation, musée national de la Marine, Rochefort
Katrina Kelshall, cabinet VPLP

Musée national de la Marine de Rochefort
Hôtel de Cheusses
1 place de la Galissonnière
17300 Rochefort

tél. : 05 46 99 86 57
fax : 05 46 87 53 27

Horaires d’ouverture :
tous les jours de 10 h à 18 h 30 d’avril à septembre
tous les jours de 13 h 30 à 18 h 30 d’octobre à mars
fermé en janvier, le 1er mai et le 25 décembre

Droits d’entrée :
plein tarif : 5 euros
tarif réduit : 3.5 euros

Informations : www.musee-marine.fr

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Un maxi-Hydroptère !

L´Hydroptère - Alain Thébault
DR

Le principe est ébouriffant. Avec quelques nœuds de vents, le trimaran se soulève pour n’effleurer l’océan que du bout de ses ailes. Réduisant considérablement le frottement dû au contact de l’eau et à l’impact des vagues, il donne l’impression de survoler l’océan. Les versions précédentes de l’Hydroptère ont déjà non seulement permis de démonter la faisabilité de ce concept incroyable, mais aussi de battre un record : la traversée de la Manche, de Douvres à Calais, à plus de 33 nœuds de moyenne.

Un choc au large des Canaries puis les ravages de la tempête Delta, dans un port, avaient suspendu, provisoirement, ce formidable élan. Aujourd’hui le moral est à nouveau au beau fixe. "l’Hydroptère, c’est le projet de toute une équipe et de ma vie ! Je peux vous annoncer a que nous avons désormais le soutien qui nous permettra d’atteindre le développement professionnel, technologique et humain dont nous rêvions tous", a lancé avec enthousiasme Alain Thébault, à l’origine de l’aventure.

Ce lundi, à Lausanne,l’Hydroptèrea dévoilé les nouvelles dimensions de son équipe et de son projet. Il y a bien évidemment, en premier lieu, les membres de l’équipe, marins et ingénieurs, qui ont gardé leur motivation intacte depuis leurs débuts avec l’aide d’Eric Tabarly, il y a bientôt quinze ans. Mais le projet bénéficie de nouveaux associés, des personnalités genevoises passionnées de voile, comme Thierry et Adrien Lombard, Patrick Firmenich et Alexandre Schneiter. Sur le plan scientifique, c’est une des grandes institutions européennes qui entre en jeu : l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, qui a contribué à nombre d’aventures et de grands défis. Enfin, l’Hydroptère collabore, ces jours déjà, avec un sorcier de la construction navale : Bertrand Cardis et son chantier Décision SA, dont les réalisations ont déjà gagné notamment la course autour du monde en maxi (Whitbread) et la Coupe de l’America.

Le plan de développement annoncé ce lundi 29 mai comporte les principales étapes suivantes :
  La remise à l’eau de l’Hydroptèrede dernière génération fin août, fort de plusieurs améliorations
   Le lancement de recherches fondamentales à l’EPFL dans des domaines-clés pour les nouvelles générations de l’Hydroptère, notamment en termes de simulation par ordinateur, d’optimisation des matériaux et de techniques de contrôle du bateau
  La construction d’une maquette de douze mètres nommée l’Hydroptère.ch pour tester, sur le Lac Léman, l’intégration de nouveaux sauts technologiques
   La conception de l’Hydroptère Maxi avec la perspective de plusieurs records autour du globe.

Avec son nouvel essor, l’Hydroptère ouvre une nouvelle voie vers la concrétisation d’un rêve entre l’air et l’eau, pour atteindre des vitesses exceptionnelles par la seule force du vent. l’Hydroptère est unique et permettra d’accéder à des connaissances nouvelles, fonctionnant comme un véritable voilier laboratoire. Au-delà des records, il aura donc pour mission de faire progresser des technologies en étroite relation avec l’environnement et l’homme. Les recherches au sein de l’EPFL permettront aussi d’impliquer des étudiants au plus haut niveau et de sensibiliser une nouvelle génération de scientifiques.
 
Source Hydroptère

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Le record du tour du monde en solo pour Thomas Coville

Trimaran géant SODEBO
DR

SODEB’O et Thomas ont orienté voici un an le programme du trimaran 60’ vers le solitaire, le large, l’aventure et les records, tout en participant aux plus grandes courses au large. Suite aux lourdes avaries de la Transat Jacques Vabre, le trimaran SODEB’O sera remis à l’eau en juin, après cinq mois de chantier. Deux nouvelles moitiés de bras bâbord ont été greffées aux parties restées intactes et le nouveau flotteur, renforcé par une cloison supplémentaire, est en cours d’assemblage.  «  Reconstruire a été long et usant. Chacun a fait preuve d’une grande endurance physique et psychologique »   confie le skipper qui chassera cet été de nouveaux records en préparation de la Route du Rhum 2006.  «  Je prépare cette course comme un athlète ou un cycliste qui s’entraîne toute l’année pour une seule épreuve. J’ai suivi une préparation physique dense cet hiver, le bateau a été reconstruit dans cette perspective et nous adaptons notre programme de navigation en fonction de cet objectif. »  Thomas s’attaquera le 18 juin au Record SNSM, avant de relever trois défis en solitaire : le Tour des Iles Britanniques, la Traversée de la Manche et le record des 24 heures (battu le 19 avril 2006 par Yves Parlier avec 587 milles).

SODEB’O partage avec Thomas cette vision de la voile moderne mélange d’émotions, d’aventures et de défis sportif.  «  Nous avons choisi de poursuivre l’aventure avec Thomas Coville qui naviguera en 2007 sur un nouveau multicoque conçu pour les records en solitaire et notamment le record du tour du monde. Ce nouveau bateau devrait aussi participer à des courses qui sont en projet actuellement »   a annoncé ce matin, Patricia Brochard, co-présidente du groupe, leader sur le marché des pizzas fraîches et des sandwichs vendus en grandes surfaces.  « Ce record que seuls Francis Joyon et Ellen MacArthur ont réussi à boucler sans escale en multicoque est un concept simple et facile à comprendre par le public, avec une histoire aussi riche que fascinante à raconter »  a-t-elle ajouté.

 Le record appartient depuis février 2005 à Ellen MacArthur, en 71 jours et 14 heures, Thomas et son équipe ont choisi pour dessiner le nouveau SODEB’O les pères de B&Q/Castorama.  « Je crois beaucoup à la complémentarité de ces deux personnalités, entre l’approche technique de Benoît Cabaret et la créativité pure de Nigel Irens »  explique-t-il, avant d’ajouter  «   Je souhaite un bateau simple, puissant, tout en gardant à l’esprit que la machine doit rester contrôlable par un seul homme. Les formes ne sont pas arrêtées mais il mesurera entre 95 et 105 pieds (entre 28 et 32 mètres, celui d’Ellen mesure 22,50m) et aura une structure en X pour plus de raideur. »  Le chantier Boat Speed, près de Sydney, a été retenu pour la construction du nouveau SODEB’O qui a commencé mi-mai et s’achèvera en juin 2007 :  « Outre des questions de coûts et de modes de constructions souples, faut-il préciser que Nigel et Benoît connaissent bien ce chantier avec lequel ils ont déjà travaillé pour construire le bateau d’Ellen »  explique le skipper.

 «   Ce concept du tour du monde part d’une page blanche. Le record autour du monde en multicoque, c’est aussi l’aventure ultime, l’une des dernières grandes épopées. Imaginez que depuis la nuit des temps, seuls un homme et une femme l’ont réussi sans escale. Il y a quelques années le défi consistait à traverser l’Atlantique. Aujourd’hui, il s’agit d’un grand sprint autour de la planète. Pour moi, que SODEB’O, une entreprise vendéenne,  s’engage dans ce défi  représente un exemple d’ouverture et de dynamisme remarquable  » poursuit Thomas Coville qui navigue avec ce même partenaire depuis 1999.  

(source Sodebo)

En bref :
– Le marin Trinitain a navigué sur presque tous les supports, en tant qu’équipier ou skipper. Il a passé cinq fois le Cap Horn, navigué sur l’America’s Cup, remporté le Trophée Jules Verne, la Route du Rhum, la Transat Jacques Vabre, l’Oryx Quest, terminé sixième du Vendée Globe, second de The Transat (Ex-Ostar), mais aussi navigué sur la Volvo en 2002, et découvert l’Asie cet hiver à bord du trimaran d’Ellen MacArthur. Il est également détenteur depuis l’été dernier à bord du trimaran SODEB’O du Record de la Découverte en solitaire, entre Cadix et San Salvador, et du premier temps de référence entre Miami et New York.

– Nigel Irens, le plus breton des architectes anglais, a signé notamment : Formule Tag devenu Enza de Peter Blake, La Trinitaine, Fujicolor II, Brossard (ex-SergioTacchini) et Banque Populaire IV (ex-Bayer) en trimaran de 60’ pieds, ainsi que B&Q/Castorama.

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