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Vuarnet Partenaire du Tour de France à la Voile 2006.

Vuarnet
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Vuarnet et la Voile : une histoire bien ancrée :

Mondialement reconnue en matière de protection solaire, Vuarnet s´associe cette année au Tour de France à la Voile. “Le nautisme est l´un de nos axes forts””, souligne Carole Binet, président du directoire de la marque. “”Le développement du verre Nautilux, spécifiquement conçu pour une utilisation autour de cet univers, nous permet d´être référent dans le domaine””. Une implication dans le milieu nautique qui dure, puisqu´en 1995 déjà, Vuarnet était sponsor officiel de l´America´s Cup. Aujourd´hui encore la marque est plébiscitée par les plus grands skippers : Bruno Peyron, Olivier de Kersauson, Pascal Quintin, Marc Thiercelin …

Le Nautilux : un savoir-faire exclusif :

Depuis plus de 45 ans, Vuarnet propose une gamme de verres exclusifs, conçus pour apporter l´équilibre parfait entre protection et confort, quelle qu´en soit l´utilisation (montagne, mer ou ville). Pour l´univers nautique, Vuarnet a élaboré le Nautilux, un verre aux caractéristiques techniques inégalées : double dégradé extérieur bleuté (protège de la réverbération en mer et de la luminosité gênante de la brume), amplification des contrastes, taux de protection optimal (90% de la lumière visible, responsable de la sensation d´éblouissement, 76% des infrarouges et 100% des UV), traitement hydrophobe …

Un plus : Le Nautilux (comme 93% de la collection) est également disponible en version correctrice, permettant d´associer correction optique et qualité Vuarnet !

Retrouvez Vuarnet sur le Village du Tour ou sur www.vuarnet.com

Atalanta II et Synergy, vainqueurs des régates côtières

Giraglia 2006 Atalanta
DR

Le programme de cette dernière journée de compétition dans les eaux tropéziennes, aura permis aux 196 voiliers inscrits aux régates côtières de la Giraglia Rolex Cup de naviguer dans de magnifiques conditions. Un vent de secteur est de 15 nœuds et un parcours de 20 milles environ, voici les ingrédients d’une journée réussie.
 
Au classement général, Alfa Romeo termine dixième à 50 points d’Atalanta II, grand vainqueur de ces régates tropéziennes, dans le groupe A (classe 0-1). Les hommes de Carlo Puri Negri seront à l’honneur ce soir, lors de la grande soirée de remise des prix, organisée par Rolex, à la Citadelle.
« Avec un vent pareil aujourd’hui, il a vraiment été dommage de faire une course aussi courte. Le comité ne s’attendait pas à un renforcement du vent et prévoyait 8 nœuds de vent alors que nous en avons eu 15. Les conditions étaient parfaites, nous en redemandons. Gabriele Benussi, notre tacticien, doit malheureusement nous quitter ce soir et ne fera pas partie de l’équipage pour la grande course. Nous perdons un élément clef et il est difficile de pronostiquer sur un quelconque résultat », commentait Carlo Puri Negri, dès son arrivée à quai.
 
Quinze minutes avant la ligne d’arrivée, Alfa Romeo était contraint d’affaler sa grand voile et de finir le parcours sous foc seul. Une pièce du système de bastaque, servant à retenir le mât, a cédé et, en toute logique, le team de Neville Crichton a préféré ne pas prendre de risques. Sur l’ensemble de la manche, l’équipage estime avoir perdu 5 minutes.
 
La performance du jour est celle de MAD IV de Clive Llewellyn qui remporte, aujourd’hui, la manche en temps compensé. Cette victoire leur assure la 14è place ainsi que celle du premier voilier français, au classement général. « Notre début de course a été plus difficile que prévu mais, rapidement, les conditions se sont améliorées. Dans le bord qui nous a mené de Sainte Maxime vers les plages, nous avons effectué une magnifique remontée. Nous devons terminer en réel dans les vingtièmes, et nous sommes enchantés de terminer cette semaine premier voilier français et vainqueur en temps compensé de cette manche », nous confiait Martin Vitry, équipier de Mad IV.
 
 
Edimetra IV d’Ernesto Gismondi, avec 11 points, devance de 10 points Brave, le Farr 52 grec, qui complète le podium final. En quatrième position, My Song, de Pierluigi Loro Piana, échoue au pied du podium, suivi d’Artemis, un Swan 601.
 
Dans le groupe B (classe 2 à 5), rassemblant 119 voiliers, Synergy, avec une belle seconde place ce jour, reprend les commandes du classement et remporte les régates côtières. Despeinada, avec 11 points, se retrouve deuxième et Clean Energy accède, quant à lui, à la troisième place. Le premier français, l’IMX 40 de Laurent Lavaysse, Magic Simca, se classe à la cinquième position, à un point des suisses de Maluba, quatrièmes.
 
Dès 20h00, l’ensemble des participants à la Giraglia Rolex Cup seront reçus à la Citadelle de Saint-Tropez pour la remise des prix des régates côtières et une prestigieuse soirée. Un magnifique feu d’artifice clôturera le dîner avant de laisser les équipages se défouler sur la piste de danse, avant le grand départ.
 
Demain à 12h00, les 202 monocoques participants à la course longue, établissant ainsi un nouveau record de participation, vont s’élancer pour les 241 milles de la course entre Saint-Tropez et Portofino. Les prévisions météorologiques pour la journée de mercredi seront idéales en début de parcours, mais vont rapidement contraindre les concurrents à plus de prudence. En effet, un vent de secteur sud-ouest devrait souffler entre 20 et 30 nœuds dans l’après-midi. Le record de l’épreuve, propriété de l’ancien Alfa Romeo, sera très probablement battu.
 

Le feu au lac !

M2 New Ventilo 27
DR

Toniques, ultra-sportifs et spectaculaires à l’extrême, les Décisions 35 et les M2 vont rivaliser de brio et démontrer leurs surprenantes capacités à s’accommoder de tous les types de vent. Dans leur sillage, plus de 500 bateaux s’élanceront sur une même ligne de départ devant la rade de Genève. Anonymes et vedettes internationales de la voile hauturière ou régatière vont de nouveau partager les affres et les joies d’une navigation en flotte sur un plan d’eau très technique.

 Ils seront les curiosités attendues de ce 68ème Bol d’Or. 40 multicoques, majoritairement catamarans navigueront à Genève. Les Décisions 35 bien entendu, désormais universellement admirés pour leur condensé technologique synonyme de spectacle à haut risque et à haute performance. Alain Gautier, Loïck Peyron ne s’y sont pas trompés : ils ont intégré le championnat Helvétique et la Coupe Julius Baer pour le plaisir et le challenge de naviguer sur une classe excitante et novatrice. Vainqueur de Genève-Rolle-Genève, Peyron vient sur le Bol d’Or Rolex pour réitérer sa victoire de l’an passé.

Mais il est une autre classe, plus petite, de catamarans véloces, monotypes et en pleine expansion, celle des M2. Renaissante grâce à l’apparition de plusieurs nouveaux projets, la classe des multicoques de 28 pieds s’est regroupée en une nouvelle association, l’AM2, constituée le 12 octobre 2004 par une poignée de propriétaires, à l’initiative de Rodolphe Gautier.
 Cette association vise à fédérer les propriétaires de M2 du Lac Léman, du Lac de Neuchâtel, et d’ailleurs. La catégorie M2 est issue de l’ancienne classe multicoque F (ACVL), dont le règlement a été repris, adapté et simplifié pour rendre les bateaux plus attractifs, plus rapides et plus spectaculaires, dans un cadre budgétaire étudié pour encourager son essor; Pour la saison 2006, 20 Ventilo M2, 2 Ventilo 27, 2 Super Fun 28, 1 RC 27 et quelques anciens Formule 30 naviguent au sein de la flotte M2. A observer sur le plan d’eau du Léman le Team New Wave de Neuchâtel, auteur d’un excellent début de saison, mais également Tilt, superbe vainqueur des 100 Milles d’Estavayer, juste devant le prometteur Orusia Xtrem-Pub et Star Logistique, toujours placé en embuscade. Les équipages lémaniques tel Tridex, Immolac ou encore les derniers-nés Synthesis Bank et DHL auront à cour de briller. La compétition s’annonce féroce.

 7 classes de voiliers monocoques se disputeront en fonction de leur jauge la suprématie du Léman; Les « grands » monocoque de la Classe 1, avec les Psaros 40 d’Alex Schneiter ou de Jean Psarofaghis côtoiront les habitables de 8 à 10 mètres, emmenés par les toujours populaires Surprise et Grand Surprise, et pourquoi pas, des voiliers aux lignes plus classiques, aux coques et mâtures en bois vernis à l’image de « la belle poule » en classe 7.

 Au sortir d’un hiver long et pesant, l’impatience de naviguer est palpable sur les bords du Léman. Alec Tournier, Secrétaire général de la Société Nautique de Genève, organisatrice du Bol d’or Rolex se réjouit de l’engouement sans cesse renouvelé des Suisses et des nations limitrophes pour la longue régate d’un bout à l’autre du Léman. Aux côtés des rapides multicoques du lac, il ne se lasse pas des courses dans la course, celle des Toucan bien sûr, mais aussi des Surprise au nombre de cent ou en Classe 1, des Psaros 40, rapides monocoques de lac. Un tel engouement se doit d’être canalisé et un effort particulier a été porté cette année sur l’encadrement sur l’eau des régates grâce à l’intervention d’une flotte étoffée de semi-rigides.

La course en direct
C’est la grande nouveauté de l’édition 2006 du Bol d’Or Rolex : La possibilité de suivre la course en direct grâce à un système de balises GPS dont cent concurrents ont été équipés. Ces balises ont été attribuées à cinq favoris dans chaque classe, ainsi qu’à cinquante concurrents postulants tirés au sort. Découvrez aussi la course des prétendants à la victoire en temps réel, candidats aux trophées Bol d’Or et Bol de Vermeil. La régate ne comporte qu’un passage obligatoire, entre deux marques situées au Bouveret, à l’autre bout du lac Léman.

Nuit tactique en vue

Laurent Pellecuer Solo Med
DR

« Les vents ont jusqu’ici été assez faibles, notait Gilles Sabin, directeur de course, en direct du plan d’eau cet après-midi. De sud – sud est, le flux est progressivement passé au sud ouest, avant de passer franchement ouest. D’après ce que l’on observe, le choix d’une route à la côte payera un peu plus, autorisant un meilleur angle de descente à la faveur de la bascule de fin de journée ». Dans un premier temps, les sudistes (Wardley, Tripon…) ont été plus prompts à toucher les dividendes de leur placement. Reste que ce soir, la donne a été modifiée suite à la rotation progressive du vent, et le relevé de positions de 18 heures a révélé une modification notable de l’ordre établi (qui ne l’était naturellement pas tant que ça !). Troisième et très menaçant en milieu de journée, Yann Eliès (Groupe Generali) se retrouve désormais 7ème devant Wardley, qui menait les débats cet après-midi, et à la lutte contre Charles Caudrelier (Bostik) et Pietro d’Ali. Difficile, dans ces conditions et à l’heure où la flotte faisait route vers un pointage à la marque de Toulon, de se risquer à un pronostic quelconque. « La flotte est étalée en latéral, poursuit Gilles Sabin, et se regroupe en termes de trajectoire en approche du pointage, mais la rotation à l’ouest va rendre la partie très tactique : d’abord, les skippers plus à terre pourront descendre de manière plus efficace, puis une fois la porte de Toulon (cap Cepet) franchie, il faudra repartir vers la bouée Oméga de Fos sur Mer ». Au près, donc, le vent ayant basculé à l’ouest ! Autre difficulté, il n’est pas exclu que le golfe de Fos réserve aux solitaires une petite pétole propre à complexifier les débats. On retrouve en cette fin de journée un certain nombre de « clients sérieux » dans le top 10, notamment Eliès donc, mais aussi le leader au général Kito de Pavant (Groupe Bel), Charles Caudrelier (Bostik), ou encore Jeanne Grégoire (Banque Populaire)… Espérons que la nuit ne sera pas trop éprouvante pour les nerfs !

O’Pen Bic : nouveau dériveur pour enfants.

O´Pen Bic
O´Pen Bic

Le nouveau O’Pen Bic bouscule le paysage du dériveur pour enfants en leur proposant une véritable machine de glisse pour se faire plaisir avec performences et sensations à la clé.

Les atouts de ce nouveau « navire » :
Une coque moderne : avec son design et ses spécificités techniques, l´Open Bic fera la fierté des petits matelots.
Très bas sur l´eau avec une carène planante et rapide ainsi qu´un arrière entièrement ouvert, l´Open Bic offre les mêmes sensations qu´un vrai dériveur.

Un look et des équipements futuristes :
En plus d´être profilé et désigné, ce dériveur destiné aux petits a pourtant tout d´un grand : palan de Cuningham, écoute de grand voile avec poulie winch…

Le gréement de l´Open Bic est composé d´une voile de 4,5m2 à fourreau de type planche à voile. Dessinée avec un léger rond de guindant pour faire ouvrir la chute, cette voile, montée sur un mât époxy, est entièrement lattée et fabriquée en monofilm transparent.

Un concept de gréement évolutif :
L´Open Bic est une embarcation qui se situe à mi chemin entre l´Optimist et le solitaire adulte.
Le principal atout de l´Open Bic est son concept de gréement évolutif.
Dans un premier temps, le jeune matelot aura la possibilité d´acquérir la coque seule qui est utilisée avec le gréement et l´accastillage de son ancien Optimist. Son embarcation deviendra alors plus ludique et plus performante.

Dans un second temps, avec l´achat du gréement de 4,5m2, son « navire » deviendra nettement plus rapide mais toujours facile à maîtriser.

Plus d´infos sur : www.bicsport.com

Un remplaçant pour l’optimist ?

Pixxy
Pixxy

Le Pixxy : un apprentissage et fun de 7 à 14 ans proposé par le chantier 2win.

Très stable et évolutif, le Pixxy 2.35 permet d’initier rapidement les enfants aux joies de la voile.

Son design très tendance, associé à une finesse de barre exceptionnelle, séduit tout particulièrement les jeunes navigateurs.

Il est entièrement autovideur grâce à son large tableau arrière semi-ouvert.

Côté confort : son cockpit très spacieux et ses larges caissons ergonomiques facilitent l’apprentissage des enfants pour un plus grand plaisir de navigation.

Côté pratique : les larges et solides listons “aile” assurent un portage aisé, procurent un couple de rappel important pour mieux maîtriser le bateau dans la brise et augmentent la rigidité de la coque. Quant à la bôme, elle est positionnée suffisamment haut pour éviter les problèmes au cours des virements de bord. Un petit caisson à l’avant du bateau permet de ranger le bout de remorquage et de tenir au sec du petit matériel. Le tableau arrière semi-ouvert évite à l’écoute de sortir du bateau.

La dérive, le safran ainsi que le gréement de l’Optimist sont adaptables sur le Pixxy.

Côté sécurité : Le Pixxy est aussi stable qu’un Optimist. Son redressement est très facile grâce aux effets associés du cockpit autovideur et du volume important du double fond et des caissons. De plus, le mât ralingué et la prise de ris de série sécurisent les sorties sur l’eau en permettant la réduction rapide, partielle ou totale, de la voile. Quant au tableau arrière semi-ouvert, il facilite grandement la montée à bord des enfants.

www.2-win.fr

Pegasus Racing intouchable, GP Covers redoutable

18 Australiens
DR

Avec 8 victoires de manches et deux places de seconds, sur 10 manches retenues (soit 12 pts au total), les américains Howie Hamelin et Mike Martin, aidés à l’avant du très agile et puissant Australien Trend « The Weapon » Barnabas, ont fait montre d’une outrageante domination tout au long de cette régate italienne. Intouchables, ils ont réussi à placer entre eux et John Winning, président de la Classe Australienne, pas moins d’une dizaine de points malgré le retour tonitruant en fin de compétition (jamais plus de 3ème à partir de la 6ème manche) de celui qui fêtera ses 54 ans cette semaine.

Particulièrement a l’aise dans la brise, « Woody », (rares sont les Australiens qui n’ont pas de surnom) et ses équipiers se sont imposés lors de la longue distance du 4ème jour, bouclée en un peu plus de deux heures autour des petites îles qui jouxtent les bords du Lac. Ils se sont également offert le luxe de finir en beauté, en remportant la dernière manche de la régate, plaçant finalement près d’une vingtaine de points entre eux (22,4 pts) et les premiers européens, les Danois de GP Covers (41 pts), moins réguliers aux avant postes mais toujours bien placés.

Vainqueurs du circuit européens en 2004 et seconds l’année dernière, Flemming Clausen, Thomas Ebler et Soren Clausen cachent sous leurs airs de bons pères tranquilles une redoutable efficacité et une expérience redoutables qui leur permet de tutoyer le plus haut niveau mondial, en mettant dans leur tableau arrière, pas trop loin (46 pts) tout de même, les Australiens de De Longhi (Grant Rollerson, Raphael Grenn et Warren Sare), qui n’ont cessé d’osciller entre la 2ème et la 6ème place.

Venus en force avec 8 bateaux, les Anglais font ensuite un tir groupé de la 5ème à la 8ème place. En haut de ce regroupement national avec 49 pts, Peter Barton et ses coéquipiers (Barron & Smithers), tenants du titre européen et auteurs d’une très belle fin de compétition, avec une belle 3ème place dans la longue distance se placent juste devant Sels (52 pts) et le prometteur Whitestuff (67 pts), qui fini 4ème et 2nd dans les deux dernière manches de la compétition. Les hommes de Base 1, récents vice champions du championnat national anglais disputé début mai à Weymouth, terminent 8èmes avec des résultats en demi teinte.

Côté français (Groupe Sefico), de nombreux problèmes physiques ont imposé au barreur Christophe Orion de naviguer avec un équipage à géométrie variable. Philippe Vallée se blessait (déchirure musculaire à la cuisse) dès le premier jour. Pendant qu’un équipier anglais, Rob, assurait l’interim, Eric Caiveau, souffrant lui-même du dos et remplacé pour l’occasion par un nouvel homme d’équipage, Jean-François Sire, prenait le train pour l’Italie et rejoignait l’équipe le mercredi…juste avant que le nouvel équipier français, pourtant solide, ne se blesse à son tour et que Rob reprenne du service !

Ces difficultés n’ont pas empêché les Sablais (et leur acolyte Anglais) d’assurer quelques belles manches, notamment lors de la longue distance où ils accrochent une belle 11ème place, malgré un bateau qui commence maintenant, à mesure que la flotte, notamment anglaise, voit ses rangs se grossir de bateaux de plus en plus performants, à montrer un déficit de vitesse handicapant. Ils terminent 16èmes, avec 153 pts, juste derrière Blue Star, le bateau hongrois (150 pts). Leur collègue Suisse et francophone Patrick Chanez (4us), président de la classe européenne, termine quant à lui 21ème, avec deux belles 13èmes places.

La plus grosse épreuve du championnat européen 2006 s’est donc déroulée dans des conditions de navigation, grâce à la configuration particulière du Lac de Garde, entouré de hauts et abrupts reliefs rocheux. Une quinzaine de 18 pieds s’affronteront à nouveau du 22 au 24 juillet prochains lors du Grand Prix d’Allemagne à Travenmünde. A égalité de point avec Base 1 pour l’instant (37 pts), GP Covers devrait logiquement prendre la tête du classement provisoire européen puisque les Anglais ne seront vraisemblablement pas présents.

Les M2 font le coup de poing

M2 Bol d'Or Neuchâtel
DR

A 14 heures précises, ce ne sont pas moins de 290 bateaux qui se sont élancés au large du Yacht Club de Genève en direction de Rolle pour y virer la seule marque du parcours, avant de revenir à leur point de départ. Sur une distance légèrement inférieure à un demi Bol d’Or et sans avoir à négocier les aléas du « haut lac », cette régate représente un excellent galop d’essai pour les bateaux et les équipages. Il leur reste ensuite une seule semaine pour peaufiner les réglages et effectuer les dernières optimisations avant le grand rendez-vous du week-end prochain : le Bol d’Or Rolex.

Malgré des airs timides, la bataille fût acharnée chez les M2. Parmi les vingt bateaux de cette classe présents sur la ligne de départ, nombre d’entre eux disputaient leur première régate de la saison. Extrêmement motivés, ces équipages avaient à coeur de se tester en condition de course et de se mesurer aux bateaux ayant déjà rodés leur saison en eaux neuchâteloises. En plus de cette compétition « interne », les M2 retrouvaient sur le plan d’eau les autres multicoques du lac.

Après un départ sous gennaker et une montée très « tactique » pour sortir du petit-lac, dans des airs faiblissants, les M2 se retrouvent groupés sur une ligne allant de Promenthoux à Yvoire. Immolac et Synthesis Bank positionnés mi-lac, exploitent au mieux une veine de vent providentielle qui leur permet de virer en tête la bouée de Rolle. A ce moment de la course, les positions sont très serrées, avec neuf M2 dans un laps de temps de dix minutes seulement. 17 Ventilo M2 figurent parmi les 20 premiers à la marque de mi-parcours.

Sur le chemin du retour, Team New Wave sur la côte française et Comptoir Genevois Immobilier  sur la cote suisse, négocient au mieux le début de la descente sur Genève. Ces derniers privilégient alors la côte suisse, accompagnés du neuchâtelois Banque Piguet et d’Immolac. A la hauteur de Nyon, les bateaux accélèrent et tirent un long bord en direction de la côte française pour rejoindre Hermance et les risées qui sortent de ce côté-là du lac. Dans des airs thermiques stabilisés, la fin de course est de toute beauté avec une meute de multicoques filant sur un flotteur à plus de 11 noeuds en direction de la ligne d’arrivée.

Au finish, c’est Banque Raiffeisen (hors classement Trophée Losinger) qui l’emporte chez les M2, devant Team New Wave décidément habitué des premières places, Banque Piguet et Batimetal. Les quatre premiers M2 se tiennent en moins d’une minute après presque 7 heures de course. Onze M2 sont parmi les 13 premiers du classement général.

Une rentrée lémanique donc très réussie pour les M2 qui viennent s’intercaler au milieu des D35 et démontrent une fois de plus leur formidable potentiel en terme de vitesse. On les avait vu puissants dans le gros temps sur le lac de Neuchâtel, les voici subtiles et légers dans des conditions de vents plus faibles et moins établies.

Source AM2

Draper – Hiscocks champions du monde !

Mondial 49er 2006 lac du Bourget
DR

Pour cette dernière journée de championnat trois manches ont été courues ce qui porte à 28 le nombre total des manches pendant le championnat avec une moyenne de 7 par groupe ce qui satisfait le comité d’organisation.

Seul petit regret, des conditions de vent typées « petit temps » qui n’ont pas favorisé les équipages polyvalents, tendance actuelle développée en 49er.  Ce dernier tour de piste a vu une belle victoire des Américains qui terminent à la 7 ème place du classement général. On peut constater que la logique sportive a été respectée et que à part les Grecs qui ont joué les rôles d’outsiders, on retrouve tous les meilleurs mondiaux dans les dix premières places.

Quant à l’équipe de France, elle repartira du Lac du Bourget avec de la déception et le goût de la revanche dans ses bagages ! Peut-être qu’à vouloir trop bien faire devant leur public, les Français, enfants du Pays et leaders de l’équipe de France ont pris des risques énormes qui les ont finalement desservis. Une expérience qui servira à construire des équipages performants et solides pour les JO de Pékin !

Franck David organisateur de l’événement (champion olympique de planche à voile en 92) exprime sa satisfaction pour ce premier championnat du monde organisé en France : « avec 25 nations et 92 participants, la participation est la plus importante à l’exception du Lac de Garde en 2001. Le public a bien suivi l’événement, environ 25000 personnes ont été accueillies sur l’Esplanade d’Aix Les Bains ».

Source Mondial 49er

Peyron & Okalys s´imposent

Okalys Décision 35
DR

Le coup de canon donné, c’est un léger Séchard (secteur nord) qui permet aux nombreux concurrents de s’échapper de la ligne de départ pour afficher leur première option. Dès le coup d’envoi, ALINGHI est bien positionné. Il en profite alors pour s’envoler vers la côte suisse. Dans son sillage, BANQUE GONET & Cie, CADENCE et OKALYS prennent la même direction.
 
Au terme de la première heure de course, les multicoques se situent à la hauteur de Nyon. OKALYS, vire et croise devant CADENCE, qui lui emboîte le pas. Ensemble, ils montent au près serré côte à côte. L’espace d’un instant, OKALYS parvient toutefois à distancer son adversaire. Il s’échappe alors du Petit-lac. Malheureusement, les airs « calent ». Eparpillés, les bateaux sont rapidement freinés. Au gré des risées formées sous les effets thermiques des berges voisines, certains parviennent à redémarrer plus vite que d’autres. Le classement est alors bouleversé. En tête de la flotte des D35, OKALYS est le deuxième bateau qui passe la bouée de Rolle. Tranquillement mais sûrement, c’est alors qu’il glisse vers le chemin du retour et gagne du terrain pour reprendre la tête de la course.
 
Les conditions de vent sont toutes aussi irrégulières sur la deuxième partie du parcours. L’équipage d’OKALYS parvient à maintenir son avance et termine victorieux en 6 heures et 41 minutes, soit 18 minutes devant ALINGHI, revenu en force. Heureux barreur du jour, Loïck Peyron raconte : « Un peu long, mais moins que pour ceux qui étaient derrière nous ! Aujourd’hui, la bonne lecture du plan d’eau était primordiale. Nous étions à la bagarre avec la classe des multicoques M2 qui nous ont servi de bons lièvres. Tous en contrôlant les D35, nos adversaires directs, nous avons slalomé entre les différents catamarans qui nous servaient d’indicateurs de vent ».
 
Au classement du Challenge Julius Baer, ALINGHI d’Ernesto  Bertarelli, et OKALYS, de  Nicolas Grange, sont à ex-aequo en nombre de points totalisés depuis les premières manches de la saison. Avec 6.5 points de moins, CADENCE, de Jean-François Demole, arrive en troisième position. « Une situation qui s’annonçait dès le début de la saison », relève Loïck Peyron. « Toutefois, rien n’est joué d’avance. Les écarts sont tellement minimes que tout peut changer le temps d’une régate. », ajoute-il encore.

Source classe Décision 35

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