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Morvan – Tabarly : “Aller chercher la victoire ensemble”

Gildas Morvan - Cercle Vert
DR

Quel a été pour vous le meilleur moment vécu sur une Transat AG2R ?

Gildas Morvan : « Il y en a plusieurs, mais je crois quand même que l’arrivée à Saint-Barthélemy en deuxième position avec Bertrand de Broc, en 2000,  en est un à part. Nous manquons la victoire de peu, mais l’accueil qui nous a été réservé a été tellement fort qu’il a rattrapé la déception. Il faut dire que cette course est à part. Nous nous y préparons tout l’hiver, c’est un long travail. La traversée du Golfe de Gascogne est souvent un morceau de choix et forcément l’arrivée est toujours la récompense suprême. Saint-Barthélemy nous réserve systématiquement un accueil chaleureux, avec beaucoup de public et d’enfants. Les retrouvailles sont très fortes à chaque fois.

Erwan Tabarly : « Mon arrivée à Saint-Barthélemy en 2002, quand nous gagnons la deuxième étape avec Philippe Vicariot. C’est forcément un grand moment d’arriver, d’être attendu par tout le monde et de savoir que tu seras le premier à t’amarrer au ponton !

Comment qualifier cette Transat AG2R ?

Gildas Morvan : « Le fait que ce soit une course en double en fait forcément une épreuve à part. Le changement vient de l’échange. En solitaire tu joues seul avec tes connaissances, le double te permet d’apprendre des choses avec ton co-équipier et te conforte en matière de sécurité. La Transat AG2R est une course à armes égales. Nous partons tous du même endroit et nous arrivons tous dans ce même superbe endroit qu’est Saint-Barthélemy. Il n’y a pas de course à l’armement comme cela peut exister dans d’autres séries. Cette course inscrite au calendrier de la Classe Figaro Bénéteau impose une neutralité. Ce sont les hommes qui font la différence du fait de ce départ à égalités de chances. Ici la dimension humaine est essentielle.

Erwan Tabarly : « Elle est effectivement très spécifique parce que nous partons tous sur le même bateau mais aussi parce que le plateau y est généralement très relevé et que le double permet un savant mélange des genres. Nous partons de Bretagne, ce qui est toujours sympa et gagnons l’Atlantique comme terrain de jeu. Une bonne partie des ingrédients est là pour que les sensations soient à la hauteur de l’enjeu !

Qu’attendez vous de cette édition 2006 de la Transat AG2R ?

Gildas Morvan : « Nous comptons bien aller chercher la victoire ensemble. Erwan et moi allons beaucoup échanger sur la météo, la stratégie et humainement le fait qu’on s’entende aussi bien va forcément nous apporter de bons moments de rire ! Nous partons sur un bateau simple, sain et accessible qui va nous laisser la possibilité de prendre un maximum de plaisir. Du plaisir et de la compétition, voilà ce que nous attendons de cette Transat AG2R 2006 !

Erwan Tabarly : « J’attends de bien marcher avec Gildas. Il nous faudra faire les bons choix au bon moment. C’est en situation que les choses se feront. Il ne faudra pas rater l’opportunité qui nous permettra de faire la différence. Concernant la bonne marche du bateau, je n’ai pas trop d’inquiétudes ! Nous commençons à connaître notre monture et je sais qu’on aura du plaisir à naviguer ensemble."

Source Cercle Vert

La route du retour

Départ Dee Caffari 20 novembre
DR

Dee Caffari a franchi le Cap de Bonne-Espérance ce lundi 3 avril et ouvre ainsi un nouveau chapitre dans sa tentative pour devenir la première femme à boucler un tour du monde en solitaire d’est en ouest contre vents et courants dominants. De retour en Atlantique, elle se permet désormais de penser à l’arrivée et se fixe comme objectif le 12 mai pour franchir la ligne au large d’Ouessant*. Si elle y parvient, Dee aura passé un total de 172 jours seule en mer.
 
Dee Caffari a d’ores et déjà parcouru près de 22000 milles, dont 14000 dans les Mers du Sud. « Il lui reste encore 6200 milles jusqu’à la ligne d’arrivée, soit l’équivalent de deux traversées de l’Atlantique, précise Andrew Robert, Chef de Projet de l’équipe à terre de l’Aviva Challenge. Et nous savons à quel point l’Océan Atlantique peut être imprévisible, car sur la première partie du parcours, au large des Açores,  Aviva avait été frappé par une méchante tempête tropicale avec des vents jusqu’à 70 noeuds. Mais Dee est un très bon marin et malgré les conditions particulièrement difficiles rencontrées dans les Mers du Sud, elle a su garder le bateau dans un état impeccable. Jusqu’à maintenant, aucune avarie sérieuse n’est à déplorer, ce qui laisse présager du meilleur pour la remontée de l’Atlantique ».
 
Dee Caffari a souvent fait référence au Cap de Bonne-Espérance comme le moment où elle pourrait mettre le cap vers le nord et passer à la vitesse supérieure avec toute sa détermination et son courage :
 
« Avant de franchir ce cap, la ligne d’arrivée était toujours de l’autre côté et donc hors de portée. Désormais, j’ai l’impression qu’après avoir affronté les forces de la Nature ces trois derniers mois dans les Mers du Sud, plus rien ne peut m’arrêter. Je ne suis pas assez naïve pour croire que l’Atlantique sera une partie de plaisir, mais les obstacles que je rencontrerai seront fondamentalement différents ».
 
Le routeur météo Mike Broughton explique le changement radical de conditions auquel Dee sera exposée :
 
“Le retour dans l’Atlantique sera une énorme transition car après le cap, elle va quitter les vents de face et les tempêtes des Mers du Sud, pour naviguer au portant dans des vents de sud-est. Depuis des semaines elle progresse sans relâche contre les courants du Sud, donc le fait de quitter cet obstacle pour remonter vers le nord et   retrouver des vents plus doux sera un réel soulagement. Mais il ne faut pas sous-estimer pour autant les pièges de l’Océan Atlantique, notamment le Pot au Noir”.
 
Allégé en eau et en fuel, Aviva pèse désormais deux tonnes de moins qu’à son départ, et même si la sécurité reste une priorité, Mike Broughton ajoute que Dee peut maintenant naviguer de façon plus ‘audacieuse’. Mike est également impatient de retrouver plus d’informations météo disponibles sur les zones de l’Atlantique, par rapport aux Mers du Sud, ce qui l’aidera à prévoir de façon plus précise les conditions à venir et les options de routage pour trouver le parcours le plus rapide.
                                  
Source Aviva Challenge

🔒 All Purpose dans la course !

All Purpose - Courrier Dunkerque
All Purpose - Courrier Dunkerque

Cette année, la voilerie All Purpose va à nouveau équiper de nombreux voiliers de compétition. Une implication essentielle pour le développement technologique des voiles et leur déclinaison à la croisière.  Revue de détails des unités ayant adopté All Purpose…

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🔒 Extension du Salon Nautique de Barcelone.

Salon Barcelone
Salon Barcelone

Le Salon Nautique International de Barcelone, qui célèbrera sa 45e édition entre les 4 et 12 novembre 2006, prévoit d’augmenter de façon considérable autant en superficie qu’en participation d’exposants, car il occupera pour la première fois les cinq pavillons de l’enceinte de Gran Vía de la Foire de Barcelone.

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De nouveaux espaces au Grand Pavois pour 2006.

Gd Pavois 2006
Gd Pavois 2006

Toujours en quête d´optimisation de sa surface d´exposition, le salon nautique international à flot, le Grand Pavois de La Rochelle, inaugurera deux nouveaux espaces du 20 au 25 septembre prochain. Le Village Glisse situé sur la plage des Minimes va connaître un véritable renouveau en accueillant à ses côtés l´Espace Voile Légère et un Espace Pêche installé au cœur du salon répondra aux attentes des plaisanciers toujours plus nombreux à s´adonner à cette passion.

Un nouveau Village Glisse et Voile Légère…

Véritable « révolution évolution » pour ce qui sera de la plage des Minimes à La Rochelle. Autrefois accueillis de leur côté, sans lien marquant avec le salon, les exposants du Village Glisse seront cette année parfaitement intégrés au Grand Pavois. La jeune clientèle pourra découvrir en un lieu unique sur la plage les plaisirs de la glisse et de la voile légère. Autre nouveauté pour ce nouveau Village Glisse et Voile Légère : une passerelle aérienne mariera le salon à la plage. Longtemps demandée par les professionnels du secteur de la glisse, cette passerelle placée à côté de l´Espace Pneumatiques Semi-Rigides, permettra au grand public de passer d´un côté à l´autre du salon sans franchir la voie d´accès au forum des Pertuis. Autre plus, cette année les exposants pourront montrer la totalité de leur gamme de matériels sous un hall de grande dimension. Bien sûr, Il sera également possible de mettre à l´eau les planches à voile et autres dériveurs ou catamarans de sport de manière à effectuer des tests et des essais en mer, véritable particularisme et trait de caractère du Grand Pavois. Conscient de l´impact de ce Village sur la cible jeunes, le Grand Pavois a voulu cette année lui donner un nouveau souffle et l´ouvrir aux milliers de visiteurs qui « ne passaient pas » de l´autre côté.

Un Espace Pêche avec un hall dédié

S´il existe 220 clubs recensés au sein de la Fédération Française de la Pêche en Mer, quel plaisancier lambda n´a jamais laissé traîner une ligne derrière son bateau ? Aussi, qu´elle soit ludique ou affaire de passionnés, la pêche est fortement développée sur la façade Atlantique et le Grand Pavois se devait d´offrir aux professionnels comme aux visiteurs un espace dédié à cette pratique. « Il me paraît cohérent d´offrir aux nombreux propriétaires de bateaux pêche promenade les services et l´équipement liés à cette activité » déclarait Alain Pochon, président du Grand Pavois, à la conférence de presse bilan en 2005. Ce sera dorénavant chose faite en 2006 puisque ce nouvel espace se développera cette année dans un hall de 250 m2. Situé entre l´Espace Pneumatiques Semi-Rigides et le Village Bois, ce hall regroupera l´ensemble des activités liées à cette passion. Outre des instances fédérales, on y trouvera les principales marques (cannes, moulinets, leurres, appâts…), des associations, les tours opérateurs développant des voyages pêche sans oublier la presse spécialisée hexagonale qui compte plusieurs titres. La pêche entre par la grande porte au Grand Pavois où elle trouve légitimement toute sa place compte tenu du nombre de bateaux pêche promenade qui y sont présents.

Ce qu´il faut retenir…
Nom : Le Grand Pavois – 1er salon européen à flot et 3e salon international à flot
Le lieu : Port des Minimes – La Rochelle
Les dates : du mercredi 20 au lundi 25 septembre 2006 de 10 à 19 heures
La surface : 56 000 mètres carré
Pontons : 2,5 kilomètres de pontons
Bateaux exposés : 650 bateaux exposés dont 300 à flot
Exposants : plus de 700 exposants internationaux
Nouveautés : 250 nouveautés attendues
Le nombre de visiteurs : + de 100 000 visiteurs
Pays invité d´honneur 2006 : Les îles de la Guadeloupe

Plus d´infos : www.grand-pavois.com

Cap vers Baltimore …

Inshore Melbourne
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L’enjeu des deux mois et demi à venir est de taille alors qu’il reste encore à conquérir près de 50% des points avant l’arrivée finale de la course le 17 juin prochain en Suède. ABN AMRO ONE qui a augmenté une nouvelle fois son capital en remportant la régate in shore de samedi dernier, n’est cependant pas décidé à s’endormir sur ses lauriers (16 points d’avance sur ABN AMRO TWO – 2ème au Général), d’autant que les conditions qui les attendent seront favorables aux puissants plans Kouyoudjian. Pour l’équipage de Sébastien Josse, la position est un peu moins confortable avec seulement 5 points d’avance sur le 3ème du Général, Pirates des Caraïbes et 5.5 points d’avance sur Movistar. De quoi cornaquer les appétits de revanche de ces deux équipages pro, qui semblent avoir définitivement résolu les problèmes de structure de leur VO 70 respectifs.
 
Rappel des scores après 8 manches :
1 – ABN AMRO ONE, Mike Sanderson (NZL) 52.5 pts
2 –  ABN AMRO TWO, Sebastien Josse (FRA) 36.5 pts
3 – Pirates of the Caribbean, Paul Cayard (USA) 31.5 pts
4t – Movistar, Bouwe Bekking (NED) 31.0 pts
5 – Brasil 1, Torben Grael (BRA) 28.5 pts
6 – Ericsson Racing Team, John Kostecki (USA) 23.5 pts
 
 
Changement d’équipier :
L’escale brésilienne a vu quelques changements s’opérer dans les équipages. Entre autres, changement de skipper chez Ericsson, John Kostecki prenant la place de Neil MacDonald qui devient chef de quart et chez ABN AMRO TWO, un troisième Français, Yves Le Blevec, intègre le Team ABN AMRO, et embarque comme chef de quart, aux côtés de Sébastien Josse, en remplacement de Nick Bice, blessé à la main lors de la dernière étape.
 
 
Le parcours Rio – Baltimore
Les skippers et les navigateurs devront avoir les idées claires quand il faudra prendre des décisions stratégiques face aux vents souvent faibles et aux effets de courants typiques de cette partie Ouest de l’Atlantique. Le parcours va sans doute se diviser en trois sections : Rio – Fernando de Noronha, Fernando de Noronha – Chesapeake Bay, Chesapeake Bay – Baltimore.
 
Au départ, après avoir franchi le Cabo Frio, les équipages auront le choix de poursuivre leur route plein nord, le long des côtes brésiliennes au risque de trouver des vents faibles mais moins de courrant et des brises thermiques non négligeables. Ou, seconde option, aller chercher des vents plus forts et plus stables, mais avec des effets de courants également plus forts. Pour la troisième et dernière partie de course qui se disputera dans la Baie de Chesapeake, tous ceux qui l’ont pratiqué en connaissent ses nombreux pièges, à savoir un important trafic maritime, commercial et de tourisme, des courants, des vents facétieux, des filets de pèche, des casiers à homard etc… Donc, pas de quoi fermer l’œil jusqu’à l’arrivée prévue vers entre le 17 et le 19 avril.
 
Dans les dernières éditions, cette étape a été remportée… ou perdue dans cette arène que forme la Baie de Chesapeake, sous les yeux de très spectateurs.
 
ITV Sébastien Josse :
Quel serait le plus beau cadeau d’anniversaire pour toi ? (dont c’était le 31ème anniversaire, vendredi 31 mars).
 Je n’ai pas besoin de cadeau. Je suis déjà comblé ! Aujourd’hui tout va bien. On est prêt pour partir. J’ai un bon équipage. On a toutes les cartes en main pour faire une belle étape. Donc je n’ai pas grand chose à espérer au-delà de cela. Je suis un homme heureux.
 
Redoutez-vous les calmes équatoriaux que vous allez rencontrer sur votre route vers Baltimore ?
Non, car à cette période de l’année, et à l’endroit où l’on va passer, très à l’ouest du Pot au Noir, c’est l’endroit le plus facile et la meilleure période. Et puis, il faut se dire que le Pot au Noir, c’est le Pot au Noir, le premier rentré, c’est le premier sorti. C’est toujours comme cela. C’est vrai que ce n’est pas une période qui est très agréable car il y a des grains, il pleut et le vent est un peu erratique, mais on va faire avec. Et puis on va passer très ouest, à cause du passage obligé de Fernando, donc dans la partie la plus étroite du Pot au Noir. Après les alizés, c’est une course de vitesse avec peu d’options possibles dans cette partie. Donc cela ne sera pas à mon avis la partie la plus importante de la course. Non, je pense que ce qui va vraiment jouer, ce sont le départ et l’arrivée.
 
Sera-t-il possible sur cette étape de répéter votre record de vitesse (563 milles/24h) et votre surf à 40 nœuds ?
Oui, bien sûr c’est possible de battre ce record. Il suffit de trouver une mer relativement plate et 30 nœuds de vent régulier. C’est largement possible si les alizés sont assez puissants. Notre record n’est pas un record « à vie ». Je pense qu’il est largement possible de l’améliorer de 20 ou 30 milles.
 
Qu’est ce que cela vous fait de revenir naviguer en Atlantique Nord ?
J’ai l’impression de rentrer à la maison. Dès que nous aurons passer l’Equateur, j’aurai l’impression de me retrouver un peu chez moi. Dans des mers que je connais beaucoup plus. Le Nord de l’Europe, la Manche, la Mer d’Iroise, l’Atlantique Nord, c’est quand même des endroits où j’ai  passé pas mal de temps, où j’ai appris à faire du bateau. C’est vrai, je sens que cela m’excite un peu. J’ai peut-être une petite motivation supplémentaire.

Deuxième journée de Massilia ORC Cup Mono Cup

Massilia Orc Cup
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Le vent s’est fait attendre hier matin, avant que le comité de course ne puisse lancer la première manche  dans des conditions oscillant entre 10 et 15 noeuds.
Dans l’après-midi, les Mumm 30 se sont rabattus du côté de l’Ile du Frioul, où ils ont pu toucher un vent (15 à 22 nœuds) qui s’était jusque-là montré capricieux.
La lutte en tête s’est poursuivie entre Ville de Genève-Carrefour Prévention, Toulon Provence Méditerranée COYCHyères  et Région  Ile de France, ce qui leur permet dans cet ordre d’occuper les trois premières places du général, devant Défi Partagé Marseille. L’équipage  suisse  s’est bien débrouillé dans des conditions ventées qui généralement réussissent mieux aux  équipages sudistes. « Les Suisses sont vraiment bien affûtés commente Dimitri Deruelle. Quant à Région Ile de France, elle dispose à son bord d’atouts régionaux, comme Guillaume Beranger de Sanary.
Pourtant lors de cette deuxième journée de régate, c’est l’équipage de  Nouvelle Calédonie qui s’est illustré en réalisant le meilleur parcours sur l’ensemble des trois manches (2e, 1er, 2e).
A bord, le Néo-Calédonie Piriou Tugual, champion renommé de planche à voile. « Nous sommes trois sélectionnés pour participer au projet du Tour de France à la voile et à faire à tour de rôle les pré régates. Nous avons la chance d’intégrer un équipage confirmé et particulièrement adroit sur les départs et la tactique, une fois devant c’est plus facile d’y rester ».
Défi Partagé Marseille a lui connu encore quelques soucis techniques mais se maintient à la 4e place du provisoire. «  « Nous sommes encore rouillés, l’équipage n’est pas au complet, nous avons dû composer, explique Deruelle. Nous ne sommes pas encore très à l’aise, et nous testons nos nouvelles voiles, aussi, nous prenons cette course comme un premier entraînement. Et nous avons à bord un nouvel équipier, Hugo Rocha, médaillé de bronze à Atlanta, nous sommes en rodage, à bord la langue officielle est l’anglais, ce qui complique la communication ! Mais nous serons prêts pour le Tour de France. »
Chez les ORC 2, Tidom V Sémaphores a pris la première place du classement provisoire avec  l’expérimenté Richard Sautieux, entre autre champion du monde de voile et spécialiste de la Coupe de l’America. « Nous avons eu beaucoup de vitesse, malgré un vent varient et tournant, nous nous sommes régalés. Nous avons enlevé la première manche, ensuite, vu les conditions de vent, le plus important était d’être constant, pour preuve ce sont trois bateaux différents qui se sont imposés lors des trois manches et les classements changent assez vite, a expliqué Sautieux
Aujourd’hui, la centaine de bateaux se retrouvera sur le plan d’eau pour la dernière journée de la Massilia ORC Cup Mono Cup.

Farr 40 European Circuit Saint Tropez

Farr 40 European Circuit Saint Tropez
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Russel Coutts et le prince du Danemark à Saint-Tropez
Ces bateaux uniques conçus par Bruce Farr sont souvent menés par de grands noms de la voile. L’un d’entre eux étant le célèbre Russell Coutts de nouvelle Zélande, vainqueur de la  Coupe America, qu’Vincenzo Onorato a pris dans son équipe à bord de Mascalzone Latino. A la quatrième place, Russels Coutts devra obtenir de meilleurs resultats lors de la dernière journée demain.
La classe organisatrice du circuit Européen et la Société Nautique de Saint-Tropez sont également honorés de recevoir le prince du Danemark Federick. Ce dernier étant à la barre de Nanoq (les règles de la classe indiquent que le propriétaire est celui qui barre son propre bateau). Arrivé le premier jour de régate en hélicoptère, ce dernier n’a pu courir que les 4 dernières courses.

La solidarité des Farr 40
Cette année, la solidarité est "à bord" des Farr 40 grâce à la Light Bay Sailing Team (LBST). Avec le projet "LBST pour la vie", le commanditaire de Calvi a annoncé qu’une collecte de fonds serait établie au profit d’une cause, contre une maladie génétique sérieuse.
 Le projet sera présenté par le Président Riccardo Chini dans les jours à venir et sera prolongé pour la saison entière.

Mezzaroma a dé dié la victoire de ces 2 premières journées à sa mère dont c’était l’anniversaire. 
 La dernière série de courses aura lieu dimanche 2 avril.
 La deuxième étape du Circuit européen aura lieu à Capri du 28 au 30 avril 2006.

Les résultats provisoires après 6 courses :
1- NERONE -Mezzaroma Massimo (16pts)
2- TWT – Rodolfi Marco (17pts)
3- JOE FLY – Maspero Giovanni (20pts)
4- MASCALZONE LATINO- Onorato Vincenzo (22pts)
5- CANNONBALL- Ferrari Dario (39pts)
6- CALVI GAME ON – Carlo Albertini (41pts)
7- LA MARACHELLA-  Pantaleo Alberto (41pts)
8- ENFANT TERRIBLE- Serena Gianluigi (42pts)
9- ALEPH- Lepic Hugues (44pts)
10- MUKKA EXPRESS – Manfredo Toninelli (53pts)
11- NANOQ – Crown Prince Frederik (61pts)

Première journée de la Massilia Orc Cup Mono Cup

Massilia Orc Cup
DR

La régate s’est ouverte en rade sud dans des conditions idéales, oscillant entre 10 et 15 nœuds, un régal pour les concurrents. Le Comité de course leur a d’ailleurs accordé une petite rallonge, une 4e manche non programmée lors de cette première journée.
Claude Bauler sur Keep Cool, en Mumm 30  a lui aussi apprécié cette journée intense, avec des conditions de vent ouest modéré. « L’idéal pour naviguer, c’était le grand bonheur en rade sud. Du vent, du soleil, pas de mer. Nous avons régaté jusqu’à épuisement. Comme on dit, on a consommé tout le vent. »
Dans la catégorie,  « Défi partagé Marseille » de Dimitri Deruelle a été contrarié par une avarie qui l’a empêché de disputer l’une des manches pour réparer. L’équipage espère repartir samedi sans plus de souci.
Dans le groupe de tête, trois bateaux ont dominé l’ensemble des quatre manches, Ile de France, Ville de Genève-Carrefourt Prévention et Toulon Provence Méditerranée COYCH, skippé par Erwan Israël. « Nous avons réussi quatre belles manches rapporte Sébastien Col,  embarqué à bord en qualité de barreur. Pour moi, les manches assez courtes par rapport à ce que je connais mais intenses. Les distances étaient courtes entre les bouées, cela a donné une flotte très serrée. Nous avons fait 3e, 1er, 3e, et 3e, nous sommes abonnés à la 3e place sourit ce dernier. Il nous reste quelques points à améliorer, de petites choses  à travailler, qui devraient nous permettre de faire mieux dès demain.  Mais nous sommes dans le coup !  J’avais déjà navigué sur COYCH lors de la Primo Cup,  j’aime bien c’est une approche différente. Le bateau Ile de France a très bien marché, il allait très vite au portant.  Nous sommes 3e derrière Ile de France et les Suisses ».

Du suspense chez les Melges 24
Pour les Melges 24, il y a eu pas mal de suspense en tête de course. « Nous avons commencé par petit temps, le matin entre 10 et 15 noeuds et un vent d’ouest avec pas vraiment de courant, ce n’était  pas évident de régler les bateaux,  d’ailleurs, il y a eu pas mal de changements en tête raconte Jonathan de Pacelle  sur Snugasabug, team CNTL. C’était un peu long, surtout les trois premières. C’était vraiment très sportif.
En effet, Andrea Rachelli sur Altea a réussi une très bonne entame en signant deux très bonnes premières manches, puis deux moins bonnes. Sogeti a alors pris la relève, concluant la journée avec une belle avance sur le deuxième, Environnement Nautique. «  Nous avons six points de plus, mais bon demain sera un autre jour rapporte Bruno Jourdren, le skipper de Environnement Nautique. Derrière, Altea et Liros sont aussi dans la course.
Chez les sélection, la  lutte s’annonce serrée  entre les prétendants  parmi lesquels on peut citer Issima de Jean-Louis Denisot, Ambition et Cohérence, skippé par Bruno Robelus et AMCL de Laurent Schemmel.
Du côté des First 31.7, il n’y a pas eu de suspense, puisque c’est l’équipage de Aquarius de la SN Sanary  de Jean-Claude et Nicolas Pietra qui termine aux 4e premières places. A son bord Sylvain Chtounder. «  Nous avons bien navigué,  le bateau marche bien, en vitesse rapporte ce dernier » commente ce dernier.
 « Il y avait aussi une très bonne ambiance à bord, renchérit de son côté Jean-Claude Pietra, mais enfin, rien n’est joué il reste deux jours de course et derrière ça pousse. »
Aujourd’hui, ils seront deux fois plus nombreux, à prendre le départ sur la rade sud, ce qui devrait donner lieu à un beau spectacle que les amateurs ont déjà pu remarquer hier, lors des passages de bouée sous spi.

Deux mises à l´eau pour l´équipe de Sill et Véolia

Roland Jourdain et Jean-Luc Nélais
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Depuis deux mois, Roland Jourdain mène deux « campagnes » de front : la fin du chantier technique du 60 pieds Sill et Veolia, et la préparation de la Transat ag2r, dont le départ sera donné dimanche 9 avril, de Concarneau. Ce 9 avril, le monocoque de 60 pieds s’élancera lui aussipour une transatlantique, consacrée à des tests techniques.

Transat ag2r : « Nous pouvons aussi bien terminer 15ème que 1er ! »
Roland Jourdain et Jean-Luc Nélias s’apprêtent à disputer ensemble leur deuxième Transat ag2r. La première fois, c’était en 1992, pour le lancement de l’épreuve… 14 ans plus tard, et des milliers de milles nautiques de plus en course au large à leur actif, les voilà de retour sur le « petit » monotype.
« Après les deux stages que nous venons de suivre au Centre d’entraînement de Port La Forêt, nous nous estimons dans une bonne moyenne. Cela faisait une éternité que je n’avais pas navigué au contact. Au début, il a fallu que je me remette à travailler les départs et les passages de bouées », explique Roland Jourdain.

Vainqueur de la Transat ag2r en 1994 avec Jean Le Cam, le skipper Sill et Veolia reste cependant lucide face au plateau sportif de cette 8ème édition de « l’ag2r » : les meilleurs Figaristes du moment sont au rendez-vous, ainsi que de jeunes talents et des coureurs au large confirmés… « Nous pouvons aussi bien terminer 15ème que 1er ! C’est la particularité du Figaro : les outsiders ont toujours une chance de tirer leur épingle du jeu. Les grandes options stratégiques paient rarement en Figaro. Comparé au 60 pieds, le bateau n’est pas assez rapide pour jouer avec les systèmes météo, et c’est là qu’il faudra être vigilant : ne pas s’enfoncer trop loin dans une option qui pourra payer quelques jours, mais que l’on regrettera amèrement au bout du compte ! » précise le skipper Finistérien.
 
Une transatlantique consacrée aux tests techniques, pour le 60 pieds Sill et Veolia
Pendant que Roland Jourdain et Jean-Luc Nélias batailleront avec leurs anciens et nouveaux camarades de la Classe Figaro, le 60 pieds Sill et Veolia va lui aussi traverser l’Atlantique. L’équipe technique embarquée va procéder à de multiples tests, notamment sur les voiles.
Le maître voilier Philippe Legros sera à bord du 60 pieds jusqu’aux Canaries pour réaliser des mesures sur différentes configurations de voiles. De retour en France, il analysera toutes ces données et en communiquera les résultats à l’équipage. L’ensemble des informations ainsi collectées viendra alimenter un logiciel d’optimisation des différentes combinaisons de voile possible.
 
 « Exploiter au maximum  le potentiel du bateau »
En trois mois de chantier, le monocoque de Roland Jourdain a bénéficié d’une révision totale et en profondeur. « L’hydraulique, le moteur, l’accastillage, les safrans, le gréement… tout à été démonté et révisé », commente Gaël Le Cléac’h, responsable technique. « Nicolas de Castro, qui a rejoint l’équipe technique cet hiver, a également refait entièrement le composite de la carène. » Ces travaux sont indispensables sur ce type de voilier sophistiqué, où chaque pièce, chaque parcelle de structure, joue un rôle fondamental dans la bonne marche du bateau.

 « Le monocoque Sill et Veolia est dans la même configuration que l’an dernier, avec un gain en fiabilité.  L’objectif cette année est de privilégier l’entraînement. Nous allons beaucoup naviguer afin de pouvoir exploiter au maximum le potentiel du bateau. Nous nous gardons une possibilité d’optimisation pour l’an prochain… » conclut Roland Jourdain.

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