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Haute pression à l´approche de Fernando de Noronha

Arrivée mellbourne
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A quelques encablures du passage de l’Equateur, qui marque le retour des concurrents de la Volvo Ocean Race dans l’hémisphère nord, après cinq mois passé dans l’hémisphère sud, les troupes commencent à se mettre en position pour partir à l’assaut des points intermédiaires distribués à Fernando de Noronha, à peine distant de 150 milles.
 
Si Movistar tenait la dragée haute à ses adversaires depuis plusieurs jours, fort d’une belle avance, ABN AMRO ONE se rapproche dangereusement du VO espagnol et n’est plus qu’à 15 milles nautiques, avec une vitesse de progression supérieure d’1 noeud à celle de sa proie.
 
C’est donc de nuit que les concurrents passeront cette marque avant de mettre cap au nord-ouest, vers les Etats-Unis.
 
Fernando de Noronha est un enjeu est de taille pour l’équipage de Bouwe Bekking, puisqu’un passage en tête lui assurerait de remporter son OPA sur la 3ème place au général au dépend des Pirates de Paul Cayard. Avantage d’un petit demi point certes, mais un atout psychologique indéniable.
 
A l’arrière, les positions ne changent pas et les écarts avec la tête de la flotte restent relativement stables, sauf pour l’équipage de Sébastien Josse. ABN AMRO TWO accuse désormais un retard de 72 milles sur la tête de la flotte, retard qui se creuse au fil des relevés de positions.
 
Au départ, les deux skippers du team ABN AMRO avaient souligné le fait que pour eux, le premier à toucher les alizés seraient le premier à passer Fernando de Noronha, sans que les autres aient vraiment leur mot à dire. En partant dans l’ouest en début d’étape pour toucher des vents plus favorables le long de côtes brésiliennes, Bouwe Bekking s’est offert cet avantage. Une option qui avait effleuré Sanderson mais qu’il n’a pas suivie jusqu’au bout.
 
La présence de Movistar aux avant-postes de cette manche rappelle sans équivoque que le VO 70 espagnol était l’un des « clients » de cette édition, avant que des casses à répétition ne viennent ternir les performances de ce team de haut vol.
 
A 12 heures du verdict, (milieu de nuit, heure française), si l’ordre de passage à Fernando commence à se dessiner, les jeux restent encore ouverts pour les trois premiers. Leurs poursuivants n’auront que les miettes.

Luc Talbourdet, dirigeant multicartes

talbourdet
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Le calendrier IMOCA ne comporte qu’une seule course en 2006 : la Route du Rhum ?
Il y a aussi la Velux 5 Ocean race (Bilbao-Fremantle-Floride-Bilbao) en solitaire qui se télescope, comme d’habitude, avec le Rhum dont le départ est donné à St-Malo une semaine après celui de Bilbao. Faute de combattants nous avons dû annuler la course initialement proposée entre Londres et la Chine. L’idée est bonne mais venait trop tôt !

Et en 2007 ?
Le calendrier est plus chargé avec la Calais Round Britain Race (équipage), le Fastnet (équipage), la Transat Jacques Vabre (double) et la Barcelona World Race (Barcelone-Barcelone) en double.

La aussi, il faudra choisir entre le Tour du Monde et la Transat ?
Certes. Le tour du monde est un peu un pari qui répond à la volonté de l’IMOCA d’internationaliser la compétition océanique et d’attirer des bateaux et des skippers qui n’étaient pas dans la flotte auparavant. Ca a commencé avec le Vendée Globe. Notre but est de faire venir les meilleurs marins de la planète au 60 pieds IMOCA et on pense que cette épreuve autour du monde en double peut les séduire.  

Combien de bateaux vous voyez au départ de ce nouveau tour du monde ?
J’espère une dizaine,… Au moins 8. Il y a déjà PRB, Sill et Veolia, Virbac Paprec, pour citer les premiers engagés que j’ai en tête, et aussi des étrangers.

Vous ne pensez pas que c’est trop près du Vendée Globe. Surtout en cas de pépin ?
Non, je crois que quoi qu’il arrive, les bateaux pourront être remis en état pour le tour du monde suivant.

Donc pour 2008 et son point d’orgue Les Sables-Les Sables ?
Précédé de The Transat au mois de juin (solitaire transatlantique).

Quelle participation prévoyez vous au prochain Vendée Globe ?
Je table sur le maximum autorisé, c’est à dire 27 bateaux, je crois… Ce chiffre n’est pas encore officiellement arrêté.

Combien de nouvelles unités ?
J’en vois une douzaine, plus les quatre meilleurs bateaux de la génération passée ayant encore un fort potentiel. Ca va faire une jolie course !

Maintenant que l’organisation du Vendée Globe rétrocède aux concurrents les droits d’inscription, on dit que l’IMOCA exige « la gratuité » de la part des  autres organisateurs. Est-ce exact ?
C’est effectivement un souhait de l’IMOCA mais au-delà de ce point spécifique, on demande – et c’est d’ailleurs accepté par la grande majorité des organisateurs de course – de discuter ensemble de l’avis de course avant son émission.

Ce qui n’a pas été le cas avec la Route du Rhum !
Oui, je le regrette. Mais nous devons reparler de tout cela avec les organisateurs de cette épreuve pas plus tard que demain…

Venons-en au Talbourdet, chef de projet Virbac Paprec. Vous avez choisi de construire votre nouveau bateau  en Nouvelle Zélande, comme le premier d’ailleurs. Pourquoi ?
Ca coûte moins cher. Vous savez, nous fonctionnons comme une petite entreprise avec ses règles économiques. On a fait un appel d’offres mondial et la Nouvelle Zélande reste le pays le mieux placé avec les compétences qu’on lui connaît.

Il se dit que votre lecture préférée est le taux du dollar kiwi par rapport à l’euro?
C’est plutôt une bonne nouvelle : l’euro se renchérit par rapport au dollar.

C’est quoi la différence ?
Un bonus de pas loin de 20% comparé au prix d’un bateau identique en France.

Jean-Pierre Dick a choisi de participer au circuit Figaro avant le Rhum en 60 pieds. Pour quelle raison ?
Il avait annoncé l’an dernier qu’il courrait sur Figaro pour se perfectionner en solitaire. Comme il ne fait pas les choses à moitié, il a carrément inscrit l’ensemble du programme solitaire à son actif en plus de la gestion de ses deux 60 pieds… Et pour commencer, il prend dimanche le départ de la Transat AG2R (en double, ndlr) avec Bruno Jourdren.

Que fait le 60 pieds existant ?
Il sera remis à l’eau dans les dix jours qui viennent, puis il va aller en Méditerranée où nous avons de nombreux partenaires (à commencer par Virbac, ndlr) avec à la clé de nombreuses opérations de RP.

Quand sera lancé le nouveau ?
En février 2007. Jean-Pierre le ramènera par la voile en Europe depuis la Nouvelle Zélande, mais cette fois en passant par le Cap Horn, partie en équipage, partie en solitaire. Il courra les épreuves du calendrier 2007.

Et que devient le Virbac Paprec actuel ?
Il est déjà vendu et sera disponible après le Rhum en fin d’année.

Et peut-on savoir à qui ?
Je suis tenu à la confidentialité. La seule chose que je peux vous dire est qu’il s’agit d’un excellent navigateur océanique.

Après 5 ans à la tête de Team Virbac-Paprec, quel est votre sentiment ?
Je me régale ! C’est passionnant d’appliquer des méthodes d’entreprise à un projet sportif (Luc dirigeait une entreprise avant de rejoindre Jean-Pierre Dick, ndlr). De plus, nous sommes les armateurs de notre projet, ce qui nous donne la force de prendre des décisions rapidement. Enfin Team Virbac Paprec a grandi. C’est devenu une écurie : une équipe de huit permanents, une base technique digne de la Coupe de l’America et une organisation d’entreprise.

Propos recueillis par Patrice Carpentier

La Transat au féminin

Roxy Davies Barrier Transat AG2R
DR

A tribord, Alexia Barrier, une Française de 26 ans : un charmant petit bout de femme à la tête bien faite (ndlr : elle est titulaire d’une maîtrise de management sportif). Une ancienne compétitrice de match-racing et concurrente de la dernière Transat 6.50. A bâbord, Samantha Davies, une Anglaise de 31 ans : un joli petit minois, des cheveux blonds comme les blés et déjà un CV nautique bien rempli : Mini-Transat en 2001 (11e), navigation sur le maxi-catamaran "Maiden II" (ex-"Club Med"), trois Solitaire du Figaro (19e en 2003 et 2004, 22e en 2005) et surtout deux places de 5es sur deux transats (AG2R en 2004 avec Jeanne Grégoire) et sur le Trophée BPE 2005. Autant dire que ce sujet de sa gracieuse majesté n’est pas une débutante en Figaro.
 
Pas la "nouvelle Ellen"
Ce qui n’est pas le cas d’Alexia, novice sur le monotype Bénéteau : " C’est "Roxy" qui m’a proposé de naviguer avec Sam. Je ne la connaissais que de réputation. J’ai dit ok à condition d’effectuer un test". Comme l’essai fut concluant, les deux filles se sont retrouvées au début de l’hiver à l’école de Port-la-Forêt : "On m’avait dit que le milieu Figaro était très fermé, que les skippers n’échangeaient rien. C’est tout le contraire", explique Alexia, par ailleurs ravie d’avoir embarqué aux côtés de Samantha : "Elle est cool, rigole tout le temps, mais elle est surtout très pédagogue. Avec elle, j’apprends en accéléré".
Si tout va bien, l’année prochaine, Samantha laissera la barre du Figaro "Roxy" à Alexia. Samantha, elle, ira jouer dans la cour des grands en 60 pieds.
Souvent comparée à Ellen MacArthur, dont elle a fait partie du team pendant trois, miss Davies balaye la comparaison d’un revers : "Non, je ne suis pas la "nouvelle Ellen" : Ellen aime le solitaire et les records, moi, je préfère la compétition, la bagarre sur l’eau avec d’autres bateaux".
 
Dans les dix premiers à Saint-Barth’
Peut-être, mais comme Dame Ellen en 2000, Samantha va participer au Vendée Globe 2008 à la barre du 60 pieds "Roxy" (ex-"PRB") : "J’ai de la chance d’y aller. Et ma seule peur, c’est de mal faire, de décevoir mes partenaires", explique-t-elle dans un français impeccable.
Consciente que ce duo exclusivement féminin manque encore d’automatisme, Samantha et Alexia misent sur l’endurance : "Au sprint, on a des faiblesses. Mais il y a 20 bateaux qui peuvent monter sur le podium, alors, une place dans les dix premiers, ce serait déjà bien". Voir plus si affinités météorologiques.
 
Une pensée pour Romain
Reste que, dimanche, en larguant les amarres, Samantha aura un peu le coeur lourd de laisser sur le quai son compagnon, Romain Attanasio, 3e de la Transat AG2R 2004 avec Nicolas Bérenger : "Je suis triste qu’il ne parte pas (ndlr : il n’a pas trouvé de sponsor), mais je sais aussi qu’il va s’éclater en Londres et Nice où il sera sur le trimaran de Michel Desjoyeaux".
 
Philippe Eliès

Mascalzone Latino baptise ITA90

Mascalzone Latino ITA90
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“C’est avec fierté que nous montrons au public et aux média notre nouveau bateau” a déclaré Vincenzo Onorato, le créateur et patron du syndicat. “Ce bateau est le fruit d’une année d’engagement technique de la part de toute l’équipe. Nous croyons beaucoup en ITA 90. Harry Dunning et son groupe de recherche et de développement ont fait un super travail, en collaboration avec les suggestions de l’équipe et grâce à des échanges d’idées très créatives.”

Alors qu’ITA 90 est prêt à être mis à l’eau, nous renouvelons la promesse faite il y a un an de garder notre enthousiasme et notre esprit italien.” La coque d’ITA 90 a été construite par le chantier Marine Composite d’Andora, Savona, et équipée en Espagne par Longitud Cero Composites (Castellòn). Ximo Lopez et son équipe de constructeurs ont supervisé la construction et l’armement du bateau. 

Les images du Class America, baptisé à Valencia dans la nouvelle base de l’équipe, ont été retransmises en direct par satellite à la conférence de presse de Milan où étaient présents Vicenzo Onorato, le skipper Vasco Vascotto et l’architecte Harry Dunning.

Source ACM

Macif Prévention et la SNSM.

SNSM
SNSM

Macif Prévention confirme son engagement auprès de la SNSM.

Paris, le 5 avril 2006 – Jean Simonnet et Gérard Andreck, respectivement Président et Directeur Général du Groupe Macif, ont remis aujourd´hui à l´Amiral Lagane, le nouveau Président de la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM), un chèque d´un montant de 127 290 euros. Depuis 1987, la Macif renouvelle chaque année son engagement auprès de la SNSM, dont elle est le premier partenaire. La Mutuelle marque ainsi sa volonté de l´aider à secourir les navigateurs en difficulté. Globalement, 4 % du montant des cotisations annuelles des contrats d´assurance Macif en navigation de plaisance est consacré à la prévention des risques en mer, dont 3,5 % à la SNSM.

Premier assureur en navigation de plaisance en France, le Groupe Macif intervient également en amont en multipliant les actions de prévention axées sur l´apprentissage de la sécurité en mer. Son école de voile, Macif Centre de Voile (MCV), basée à Niort, fait notamment partie de ce dispositif. Chaque année elle forme plus de 1 000 plaisanciers et organise des stages de sécurité – survie en mer.

De plus, et à l´initiative de la Macif, le GEMA joue par ailleurs depuis de nombreuses années un rôle important pour soutenir le développement de la SNSM, outil essentiel à la sécurité des navigateurs et des plaisanciers.

A propos de Macif Prévention
Depuis de nombreuses années, la Macif fait de la prévention l´une de ses priorités. Macif Prévention a pour objectif de prévenir les risques, au-delà des contraintes légales ou réglementaires. Elle conçoit et met en oeuvre une politique de prévention particulièrement active dans les domaines de la sécurité routière, des risques d´accidents dans la vie courante, de la prévention du suicide, des risques naturels majeurs et de la sécurité en mer. En 2005, Macif Prévention a organisé 1 650 actions de prévention dans toutes les régions françaises et sensibilisé 595 000 personnes.

A propos de la SNSM
La Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM) est une association reconnue d´utilité publique (www.snsm.org) issue de la fusion de deux associations centenaires. 4 500 bénévoles répartis dans 232 stations de sauvetage et 30 Centres de formation assurent plus de 50% du sauvetage en mer (plus de 80% en dehors des heures ouvrables). Un tiers des plages de France sont surveillées l´été par des jeunes formés par la SNSM. Un bilan moyen annuel éloquent : 10 000 personnes secourues, 3 000 bateaux assistés et plus de 600 personnes effectivement sauvées

L´étendard tricolore d´Areva Challenge

Areva Challenge première image
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Le bateau et son équipage porteront désormais le nom d’AREVA-CHALLENGE. Partenaire du Défi français en Nouvelle-Zélande en 2003, AREVA est fier de rejoindre la compétition aux côtés de celles et ceux qui défendront les couleurs de notre pays.

En revenant dans l’America’s Cup, AREVA entend prolonger l’expérience acquise lors de la précédente édition et en tirer une fois encore le meilleur parti, tant en communication externe et interne.  Cette opération permet en effet à la marque AREVA d’accroître sa notoriété en France comme à l’international, et d’être associée à une compétition dont les valeurs sont proches de celles du groupe : innovation technologique, esprit d’équipe et valorisation des énergies sans CO2.

Pour les collaborateurs de l’entreprise, c’est une occasion unique de mobilisation autour d’un projet attractif et valorisant. Jacques-Emmanuel Saulnier, Directeur de la communication et Porte-parole d’AREVA, a indiqué que « l’America’s Cup fait partie des grands événements sportifs mondiaux, ce qui représente une opportunité exceptionnelle pour un Groupe comme le nôtre. Nous sommes très heureux de retrouver la communauté de la voile et de partager une fois encore les ambitions de l’équipe de France ».

« AREVA est, dans sa catégorie, un grand champion international. Sa contribution et son expérience de l’America’s Cup vont nous permettre de poursuivre ensemble l’aventure sportive et de chercher à atteindre les meilleures performances dans cette compétition internationale légendaire» a déclaré pour sa part Stéphane Kandler, Directeur Général de K-Challenge.

Source Areva Challenge

Jean Le Cam : un Vendée Globe sous les couleurs de VM Matériaux

Conférence de presse VM - Le Cam
DR

Arrivé second lors de la dernière édition du Vendée Globe sur « Bonduelle », 60 pieds mis à
l’eau en 2004 et constamment amélioré depuis, Jean Le Cam a été le principal animateur de ce
tour du monde en solitaire, cristallisant l’attention des médias par son humour et son parlé vrai.
Le professionnalisme et l’expérience de Jean constituent l’opportunité pour VM Matériaux de
continuer à développer sa notoriété et son image, amorcée lors de ses précédents engagements.
Jean portera la nouvelle ambition de VM Matériaux, mais aussi les valeurs d’engagement, de
performance et d’éthique qui caractérisent le développement de l’entreprise.

Rencontre avec Jean Le Cam…

L’arrivée de VM Matériaux est naturellement une grande nouvelle pour toi et ton équipe…

C’est le moins que l’on puisse dire ! Nous étions prioritaires sur le rachat du bateau jusqu’au 15 mars, et nous avons finalisé les choses juste dans les délais, c’était serré… mais c’est fait, et une nouvelle aventure commence.

Quel est le programme technique à présent ?
Nous sortons le monocoque de l’eau aujourd’hui (entretien réalisé le 30 mars, ndlr), la première phase sera une mise à nu, puis le passage sous ses nouvelles couleurs. Il y a également tout un programme d’optimisation, mais avec tous les nouveaux bateaux en construction à l’heure actuelle, je ne vais pas m’étendre sur le sujet ! Tout le monde verra ça bien assez tôt.

Justement, parlons un peu de tes futurs concurrents sur le Vendée Globe…
L’avantage que nous aurons est de connaître parfaitement la machine. Pour qu’une équipe connaisse sa monture dans les moindres détails, cela prend du temps, et de notre côté, ce travail est déjà fait. Le bateau a l’expérience d’un tour du monde, il a évolué depuis son lancement… Je pense que nous avons pas mal d’atouts !

Sportivement, après avoir terminé brillant second, la seule option qu’il te reste pour le Vendée, c’est de grimper d’une marche, non ?
En gros, c’est ça ! Mais je précise que c’est une pression que je me mets tout seul – et c’est largement suffisant ! – ce n’est pas un objectif fixé par mon partenaire. Nous entretenons d’excellents rapports, c’est une vraie collaboration.


Un programme complet sur 3 ans
Le partenariat établi entre VM Matériaux et Jean Le Cam permettra à ce dernier d’être présent
au départ des principaux grands rendez-vous du circuit IMOCA à venir :
* Route du Rhum 2006
* Transat Jacques Vabre 2007
* Vendée Globe 2008-2009

Massilia Mono Cup ORC Cup : les Suisses confirment et s’imposent

massilia  cup
DR

La patience fait partie du quotidien des régatiers, il leur en a fallu une bonne dose avant que la première  manche ne puisse être donnée, sur les coups de 12h30. Mais ils n’ont pas été déçus.
D’un  côté de la rade, plus au large, les Mumm ont pu se départager dans les deux dernières manches au programme. C’est l’équipage un peu « surprise » de cette Massilia, les Suisse de Ville de Genève-Carrefour Prévention qui s’imposent à la barbe des vainqueurs du dernier Tour de France à la voile, Toulon Provence Méditerranée, qui malgré une bonne dernière journée, ne sera pas parvenu à  récupérer la première place.
« Il y a eu d’importants changements de régates sur trois jours,  des conditions de régate très changeantes mais notre force est que nous sommes un équipage qui se connaît très bien, qui navigue ensemble depuis fort  longtemps et voila  le fruit de notre travail, il nous permet d’être sur le podium. Nous avons bien marché dès le début alors que les autres avaient des réglages à faire. Cela nous a facilité la tâche » raconte le skipper Loic Fuhrer. Une 3e et une 5e place ont suffi aux Suisses pour enlever la 25e édition de la Massilia Mono Cup chez les Mumm 30, devant Toulon Provence Méditerranée COYCHyères et Région Ile de France. Défi Partagé Marseille termine à la 4e place.

« Nous terminons un et deux, raconte Sébastien Col, nous avons su rectifier le tir et régler ce qui n’avait pas trop bien fonctionné la veille. Nous avons été plus appliqués sur les départs notamment et avons eu une meilleure exploitation du plan d’eau, cela a bien fonctionné pour nous sur l’ensemble de la régate ».
Enfin, Nouvelle-Calédonie a confirmé la bonne cohésion de son équipage, et sa parfaite maîtrise du plan d’eau, enlevant la dernière manche. En revanche, suite à un départ anticipé,  le bateau  s’est vu disqualifier dans la première manche. Une erreur stratégique qui l’empêche d’accéder à un podium auquel il aurait pu prétendre.
De l’autre côté, les ORC ont opté après un parcours banane, pour un côtier au cours duquel ils ont contourné l’Ile du Frioul dans des bonnes conditions de régate, autour des 15 noeuds. Les manœuvres au passage des bouées se sont faites au coude à coude, ce qui a donné lieu à des passages chauds. « Le départ a été laborieux », raconte Walter Radulic co-propriétaire de Kalinka avec Béatrice Di Leo Massiani, l’équipage du CNTL, club organisateur qui s’impose dans la catégorie.  Nous nous imposons devant de très bons skippers. Le niveau en ORC s’est énormément nivelé par le haut, ce qui laisse présager d’une SNIM formidable et fort disputée.  Avec  le Tour du Frioul nous avons un peu varié les plaisirs et abandonné le parcours banane, ce qui a permis aussi à des équipages moins confirmés de s’exprimer pleinement.  C’était formidable, les couleurs, les conditions, l’année 2006 restera un grand cru. »

Résultats Massilia Mono Cup
Mumm 30 7  (après neuf manches, huit retenues)
1. Ville de Genève –Carrefour Prévention ( Fuhrer Loic Suisse)
2. TPM-COYCHyères (Garnero Pierre Laurent COYCHyères)
3. Région Ile de France (Nicol Jean-Pierre SN Enghien)
Melges 24  7  (après neuf manches, huit retenues)
4. 1. Sogeti ( Frickey Antoine YC Monaco)
2. FR Environnement Nautique (Jourdren Bruno CN Carantec)
      3. Altea (Rachelli Andrea Italie)
Surprise 7  (après neuf manches, huit retenues)
1. Ettore Yachting (Vidal Romain YC Grande Motte)
2. Gromago (Faiola Alain SN Marseille)
3. Filochard (Hassler Ivan SN Marseille)
Sélection 7  (après neuf manches, huit retenues)
1. AMCL Opera Investissement ( Schemmel Laurent YC Les Sablettes)
2. 2J Impression/CIC Banque Privée (Terrier Bernard SN Mourepiane)
3. Relax ( Guillot Michel CV Martigues)
First 31.7  (après neuf manches, huit retenues)
Aquarius ( Pietra Nicolas SN Sanary)
1. Sagia (Lexa Dominique SN Mouisseques)
3. Pandora (Gonon Jean SR Six Fours)

Résultats Massilia ORC Cup

ORC  1 (après cinq manches, quatre retenues)
1. Shambhala (Dupeyron Frédéric, SNMarseille)
2. Celinou ( Peduzzi Hervé I.Y.C de Hyères)
3. Lovin’it (Ginoux Yves CNT Lacydon)
ORC  2 (après cinq manches, quatre retenues)
1. Kalinka ( Radulic Walter CNT Lacydon)
2. Tidom V Semaphores (Sautieux Richard AP St Elme)
3. Match’o ( Libra Tihierry, CN Istres)
ORC 3 (après cinq manches, quatre retenues)
1. Arundo (Lefebvre Christian CS Montsoreau PAV)
2. Pascaline ( Boucard Julien CNT Lacydon)
3. Windswept (Lahieyte Jacques CNMT)

Movistar mène, ABN AMRO 2 s´accroche

Pétole et chaleur à bord de Movistar
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Les surfs sauvages de l’Indien et du Pacifique sont loin et les chances de battre à nouveau des records de vitesse ne se représenteront que lorsque les concurrents auront franchi ce mur de calmes et qu’ils auront enfin touché les Alizés avec leur promesse de vitesse retrouvée dans des vents chauds bien établis. Dans 24 heures au mieux… Pour l’instant, la patience et la vigilance extrêmes sont de rigueur, ainsi qu’un brin d’humilité… tant que les effets d’un front résiduel continuent à semer la pagaille sur la route des concurrents. En ce mercredi après-midi, la flotte qui progresse lentement, vent de travers, se trouve à la hauteur de Salvador de Bahia.
 
Sur cette ligne de progression qui remonte parallèle aux côtes du Brésil, ABN AMRO TWO est le plus au large et tient fermement son option, tout comme Pirates qui s’est placé en contrôle entre Movistar, plus à terre et Josse. A l’arrière, les empannages se succèdent à bord d’Ericsson, ABN AMRO ONE et Brasil 1 qui ne se quittent pas des yeux. A bord d’ABN AMRO ONE, qui ferme la marche actuellement, Sidney Gavignet souligne avec une certaine malice que pour une fois ABN AMRO ONE n’est pas en position de contrôle mais en position d’attaque. Résultats à suivre dans les prochains numéros…
 
Depuis que les concurrents ont quitté Rio, une forte chaleur les accompagne, ponctuée de pluies aussi sporadiques que diluviennes. Dans la journée, le soleil tape fort et les marins ont du mal à trouver le sommeil alors qu’il fait plus de 35°C à l’intérieur. Le mot consigne est d’ingurgiter des litres d’eau afin d’éviter la déshydratation et de rester performants. Cette chaleur devrait aller en augmentant, au fur et à mesure que la flotte  progresse vers l’Equateur, qui est encore à près de 1 000 milles.
 
Message de Sidney Gavignet – ABN AMRO ONE
 
« Il fait chaud, il fait chaud, avoir envie de l’eau …. C’est ce que dit la chanson, c’est aussi l’ambiance à bord de Black Betty (ABN AMRO ONE).  Calme et sueur le jour, manoeuvres et trombes d’eau la nuit ; c’est un peu le résumé de ces deux derniers jours. Nous faisons notre possible avec les gros grains qui apparaissent en fin de journée. Nous avons probablement fait entre 10 et 15 manoeuvres par nuit. Nous avons l’impression d’être déjà partis depuis longtemps car tant de choses se sont passées. Au jeu du chat et de la souris avec les nuages, nous n’avons pas été mauvais, mais pas les meilleurs non plus. Les Pirates et Movistar ont pris une belle avance. C’est une situation nouvelle pour nous, un bon challenge ! Nous avons eu plaisir à reprendre la mer ensemble, il y a un niveau de cohésion supplémentaire dans l’équipage depuis notre course in shore de Rio. Nous avons laissé le Brésil et la samba, mais nous sommes toujours dans cette ambiance tropicale, et naviguer en short n’est pas pour nous déplaire, ça change ! A bientôt. Je retourne à la poursuite des Pirates et de Movistar… »

Source ABN AMRO

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