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BMW Oracle prend un coup de lune

America´s Cup 2007 Valencia Louis Vuitton Act 12 Luna Rossa Challenge Italie
DR

Les conditions instables ouvrent le jeu
Après plus de deux heures d’attente sur l’eau faute de vent établi, le flight 9 a été lancé vers 16h10 dans un flux d’est-sud-est (7 à 11 nœuds) très perturbé.
Une fois de plus, ces régates ont été très exigeantes pour les tacticiens qui ont dû anticiper les différences de pression sur le parcours et les nombreuses bascules de vent. Cette instabilité des conditions de navigation a ouvert le jeu et alimenté le suspense dans deux des confrontations du jour. La rencontre entre Emirates Team New Zealand et Team Shosholoza a été bien plus disputée que prévu. A l’arrière du bateau Sud-Africain, Tommaso Chieffi et son tacticien Dee Smith ont réussi à rester au contact des kiwis grâce à une très bonne exploitation du vent. Ils passent la dernière marque dans le tableau arrière des Néo-zélandais et ne leur concèdent que 30 secondes à l’arrivée.
 
De la même manière, la clairvoyance des tacticiens de Luna Rossa Challenge a permis à l’équipe italienne de renverser totalement la vapeur dans son match face à BMW ORACLE Racing. la confrontation la plus attendue de la journée.
 
Sacré Grael !
Pourtant, les Américains prennent le contrôle de cette régate dès le premier croisement. Le plan d’eau est favorable à droite ; Chris Dickson et Bertrand Pacé  s’élancent dès le départ du bon côté, et gèrent dès lors leur mince avance (10 puis 16 secondes aux premiers passages). A la dernière bouée au vent, les Italiens ont même perdu du terrain sur BMW ORACLE Racing qui semble bien parti pour remporter ce match. Dans le dernier bord de spi, Michele Ivaldi et Charlie Mc Kee, les stratèges de Luna Rossa emmenés par le quintuple médaillé olympique Torben Grael, s’entêtent à nouveau sur le côté gauche du parcours. Leur audace va être récompensée. Peu à peu, ils vont profiter d’un vent favorable, leur permettant de naviguer à un meilleur angle. En quelques minutes, le scénario de cette régate va totalement basculer. Contre toute attente, Spithill et ses hommes coupent la ligne d’arrivée en tête. 8 petites secondes devant l’étrave de BMW ORACLE Racing.
 
Emirates Team New Zealand conforte sa position de leader
Les autres résultats du jour (un seul flight sera disputé) reflètent la logique des forces en présence. Les Français d’Areva -Challenge, opposés à China Team, marquent facilement leur deuxième point et conservent une chance d’entrer en deuxième division.
De leur côté, Alinghi, le Desafío Español 2007 et Victory Challenge n’ont pas rencontré de difficulté particulière face à leur adversaire.
 
Conséquence : les kiwis sont toujours seuls en tête du classement, suivis d’Alinghi et Luna Rossa Challenge tandis que BMW ORACLE Racing est relégué en quatrième position suite à leur défaite du jour. Derrière, les prétendants à la cinquième place se bousculent au portillon avec trois équipes ex-aequo en point.
 
Leur sort sera décidé aujourd’hui mercredi, ultime journée de ce round robin, où deux séries de régates sont programmées.
 

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Calmissimo

Illustration détroit de Messine
DR

« La flotte se route toujours au moteur en raison de la pétole » ajoute Frank Covat. « Le passage de Stromboli est annulé. On prend la direction Messine avec une tentative de départ demain pour  respecter la porte de Messine qui est dotée de prix. On fait cap au 120 (ndr : vers le sud-est) avec une opération de refueling programmée cet après-midi. »

En raison de cette neutralisation, le classement de la course est celui de « l’étape » Cannes – Bonifacio. Dès que la course sera relancée, une nouvelle étape intermédiaire commence. Si les vents le permettent, cette deuxième manche ira jusqu’à Bozcaada près de la citée historique de Troie où la course sera une nouvelle fois neutralisée afin d’entrer en Mer de Marmara en convoi. La dernière étape sera disputée en Mer de Marmara pour rejoindre Istanbul où seront cumulés tous les temps intermédiaires et où sera désigné l’équipage vainqueur de Vakko Odyssée Cannes – Istanbul 2006.

« Drôle de course ! Nous sommes au moteur depuis la fin de la matinée. La météo ne prévoit pas de vent avant 2 jours » écrit Kito de Pavant, le vainqueur de la première étape. Le méditerranéen n’est pas surpris par ces conditions et prend son mal en patience comme les autres concurrents. Erwan Tabarly et Romain Attanasio en ont profité pour écouter le match de foot entre la France et l’Espagne à la radio. Le chant des sirènes qui séduisait les marins d’Ulysse a bien changé ! Il a désormais la voix de commentateurs de football hurlant les buts à répétition de la bande à Zizou.

Puisque le vent est aux abonnés absents, les voiliers poursuivent leur chemin à 22 au large du pays des Cyclopes et de Circé. Un bateau fait route au moteur vers Rome. Il s’agit de Lubexcel de Jean-François Pellet et Jacques Palvadeau. Les deux hommes ont annoncé leur abandon au comité de course pour des raisons personnelles. Le directeur de course Alain Gabbay espère pouvoir relancer la course avant le détroit de Messine qui sépare la pointe Sud de l’Italie de la Sicile et qu’à l’époque d’Homère on appelait Charybde et Scylla. Ulysse avait mis dix ans pour boucler son périple. La course vers Istanbul sera, quoiqu’il arrive, bien plus rapide…

Messages des concurrents de Vakko Odyssée Cannes – Istanbul 2006

Message d’Erwan Tabarly et Romain Attanasio (TEB) : « Hier soir, il y avait soirée foot à bord de TEB sur RMC. Bravo l’équipe de France ! Maintenant, c’est le matin et après une bonne nuit, nous attendons le départ avec impatience. »

Message de Kito de Pavant et Alberto Spina (Bel / Karper) : « Drôle de course ! Nous sommes au moteur depuis la fin de la matinée. La météo ne prévoit pas de vent avant 2 jours (au moins) donc la course a été neutralisée; ce qui nous permet de matérialiser notre bon début de course et de marquer un peu d’avance en temps sur la flotte au classement général. On verra pour la suite, mais ce qui est pris est pris comme disait mon grand-père ! C’est une curieuse impression que de faire une partie du parcours au moteur. Cela va nous permettre de nous reposer. On se croirait en croisière. C’est un peu bruyant mais bon, on devrait supporter. »

Message d’Alexia Barrier et Vincent Vachette (SCO) : « A bord de SCO c’est moteur pour être à l’heure ! Éole et ses caprices n’ont pas fini de nous faire tourner la tête et l’hélice ! Alexia prend des forces en se reposant ; je bricole un peu en attendant un nouveau départ ! La vraie vie ! Tout va bien à bord grâce au petit ventilo installé sur la table à carte ; merci les amis d’Alexia ! »

Autre message d’Erwan Tabarly (TEB) : « On n’est pas forcément déçu de perdre notre première place sur cette neutralisation, car d’un autre côté, les bateaux de derrière étaient revenus sur nous la nuit dernière et on avait perdu un peu de l’écart creusé sur eux depuis le départ. On s’entend très bien avec Romain (Attanasio) et on a vraiment bien navigué jusqu’ici. On a bien travaillé tous les deux, notamment dans le vent faible où les manœuvres étaient incessantes pour conserver un peu de vitesse. Franchement, nous sommes plutôt contents! »

Source Vakko Odyssée Cannes – Istanbul

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Au revoir Jean-Pierre

Portrait Jean-Pierre Pacquier
DR

On l’appelait « Pacman », un surnom qui à la réflexion ne convenait pas du tout à cet homme distingué, élégant, plein d’humour, à l’allure très « British » en somme. Tellement d’ailleurs que son visage aux yeux vifs et à la moustache vaillante fut chaussé d’un chapeau melon et son buste habillé d’un gilet tricolore par nos confrères de l’Equipe magazine, pour illustrer la couverture d’un hebdomadaire largement consacré au match France-Angleterre. C’était dans les années 80 ! Jean-Pierre alors connu et reconnu sur la place de Paris pour ses talents créatifs occupait de hautes responsabilités dans un grand groupe de presse. L’homme de toute évidence était doué et possédait un art consommé de la direction artistique. Il aurait pu s’installer confortablement et durablement dans un établissement de grand renom, mais l’ami Jean-Pierre céda volontiers aux fruits de sa passion : la course à la voile. C’est ainsi qu’il atterrit un jour à la rédaction de Course Au Large à l’initiative de Pascal Faure, à l’époque vice-président de l’UNCL dont le magazine était l’émanation. L’homme grand par la taille et l’humour… pas seulement britannique, avait une méthode de travail bien à lui. Il arrivait généralement au bureau dans le courant de l’après-midi et sortait son cutter – de ce temps-là l’ordinateur ne mettait pas en page – peu avant l’heure de dîner. C’est la nuit venue que le sémillant quinqua, enfin débarrassé de ses obligations téléphoniques, se mettait effectivement à la tâche. Avec ses longs doigts fins, ce fumeur invétéré modelait l’ouvrage tel un orfèvre dont la matière se composait de textes et d’images. A l’aube, son entourage, les yeux éteints et le visage glauque, voyait disparaître le pimpant D.A. vers d’autres… éditeurs sans doute. Jean-Pierre dormait très peu mais ça ne se voyait pas. Il n’a pas vécu assez longtemps mais il a vécu deux fois. C’est qu’il ne savait pas trop refuser surtout quand il s’agissait de bateau. Et quand on s’étonnait ouvertement de ses horaires de travail… Il ne comprenait pas, ou s’en moquait. Il y avait un journal à faire, il le faisait. Disons que souvent le bouclage commençait dès la première heure. Mais jamais oh grand jamais, il ne manifesta la moindre impatience, même quand le retard ou l’urgence n’étaient pas de son fait. Sortir de ses gonds eut été une attitude tout à fait contraire à ses principes, voire une vraie faute de mauvais goût. C’est ainsi que plusieurs années durant vécut Course Au Large réalisé par un rédacteur en chef souvent en mer et un D.A., aussi metteur en page, à l’agenda très chargé. Jean-Pierre cultivait un type de maquette chic et sobre conforme à ses goûts esthétiques et sa vision de la voile. Plus tard, il acquit un joli quillard aux allures rétro dénommé « Belle Amie » avec lequel il tira des bords – pas assez à son goût – dans les méandres de la Rance. Son talent lui valut de créer des logos, des chartes graphiques pour des entreprises, etc… A la fin des années 80, il fut de l’équipe qui lança le magazine Régates Internationales. Lequel occupa une bonne partie de son temps jusqu’en 1993. Puis il se rapprocha de sa terre natale en Ille et Vilaine avec la fondation d’une société de communication dont il assurait la direction du département édition… tout en assurant la direction artistique du magazine Notre Temps, et oeuvrait probablement à d’autres travaux simultanément. Comment expliquer cette boulimie du boulot sinon en considérant que l’édition nautique était sa façon à lui de s’évader à la voile et que le reste était simplement nécessaire. Jean-Pierre avait toujours le mot pour rire, mais ne partageait pas ses intimités.
Dès 96, il conçut le magnifique logo de The Race pour Bruno Peyron et édita, avec François Seguin, le magazine éponyme… de toute beauté. Au moment de réaliser le Guide IRC que nombre d’entre vous connaissent bien, nous avons fait appel à ses services, évidemment. Afin de sécuriser sa présence, nous le convions à la maison une semaine durant. Au fil de ces dernières années, la maladie rongeait notre ami, nous le voyions bien, mais jamais il n’en parlait avant qu’on le questionne sur son état de santé. Il avait ce type de mal dont on dit que certains réchappent à force de volonté. Jean-Pierre s’est battu longtemps, mais le cœur flanchait lui aussi à cause de cette foutue tabagie, on ne sait… La dernière fois que je l’ai vu, juste avant le départ du dernier Vendée Globe, il était fatigué, terriblement amaigri. Il arrivait encore à plaisanter, à tirer sur sa cigarette le bougre, mais il avait du mal à jongler avec son ordinateur. Quand je pense qu’il s’était juré de ne jamais toucher à cet instrument-là et qu’il en était devenu un virtuose à 60 ans révolus ! J’étais certain de ne plus le revoir. Il a survécu à l’année 2005 et aussi à l’année 2006… jusqu’à samedi dernier. L’un de ses proches amis nous a dit qu’il n’avait plus la force de combattre, que c’était la nuit de trop, que les ténèbres auraient raison de celui qui a vécu deux fois. Un gentleman s’en est allé. Laisse-nous te pleurer Jean-Pierre, même si la mort est une délivrance pour ceux comme toi qui ont trop souffert.

Patrice et Mimi Carpentier

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Riou – Josse, redoutable tandem !

Vincent Riou - PRB
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Le skipper de PRB, qui mettra son nouveau monocoque à l’eau durant le mois d’août, a d’ores et déjà défini, avec Sébastien, un programme sportif complet qui leur permettra d’arriver à Barcelone avec un fonctionnement rôdé et un bateau fiabilisé. Au vu de leurs expériences respectives, l’association Riou / Josse sera certainement l’une des plus redoutables de la flotte. Vincent et Sébastien nous expliquent pourquoi ce projet les enthousiasme tant. 

Interview croisée de Vincent Riou et Sébastien Josse :

1 – Quelles sont les raisons qui vous ont poussées à former ce duo?
Vincent : Quand cette course a été annoncée, je me suis demandé avec qui je voulais la faire avant même d’être sûr de vouloir y participer. Alors j’ai fait une petite liste. Et puis, le plus simple, le plus complémentaire et la personne avec laquelle humainement je me sentais prêt à m’engager sur cette épreuve, c’était Jojo. Je crois que nous avons la même approche de la navigation.
  
Sébastien : Vincent m’a proposé de naviguer avec lui sur cette course il y a un an. Donc ce n’est pas quelque chose de nouveau. Je voulais attendre la fin de la Volvo pour prendre ma décision mais je lui avais donné mon accord de principe sur l’étape de Portsmouth. De plus, Vincent a l’expérience du Vendée Globe. On se connaît, nous avions travaillé ensemble pour la préparation de nos monocoques 60’. Et puis, nous avons été très en contact pendant le Vendée Globe. Il y a un bon feeling entre nous et le projet de Vincent est vraiment solide.

2 – Depuis quand vous connaissez-vous ?
Vincent : On se connaît depuis la sélection Crédit Agricole de Sébastien, c’est-à-dire depuis 1997. J’ai navigué contre lui, nous nous sommes entrainés ensemble au centre d’entraînement de Port La Forêt. Et puis, nous nous sommes lancés à peu près en même temps sur nos projets monocoques 60’ et avons travaillé ensemble au sein de Mer Agitée. Pendant le Vendée Globe, on a également partagé pas mal de choses.

Sébastien : Cela fait effectivement 8 ou 9 ans que nous nous croisons. Mais depuis 3 ou 4 ans, on se connaît mieux.

3 – A vous deux, vous cumulez quatre tours du monde (le Vendée Globe pour les deux et deux tours du monde en équipage pour Sébastien), vous serez l’équipage de l’expérience ?
Vincent : C’est vrai que lorsque nous faisons le cumul des milles parcourus et que nous le rapportons à notre âge, on obtient une bonne moyenne ! Je pense que le nouveau PRB est un très beau projet et que nous avons l’expérience suffisante pour être dans les favoris. En plus, nous avons un excellent contexte technique. Le bateau sera mis à l’eau 14 mois avant le départ de la Barcelona World Race. Il n’y a pas de raison que nous n’arrivions pas à faire quelque chose de bien dans cette course. C’est aussi ce qui a séduit Jojo. On va mettre toutes les chances de notre côté avec, notamment un programme sportif très complet. C’est aussi cela qui rend le projet attractif. Sur le papier, aujourd’hui, les conditions sont idéales.

Sébastien : Le projet de Vincent est parfaitement bien mené. L’objectif est de gagner la Barcelona World Race. PRB sera mis à l’eau plus d’un an avant le départ de la course. Nous allons faire une transat retour du Rhum ensemble puis les courses en équipage. Nous allons beaucoup naviguer et nous serons fins prêt pour le départ. Nous aurons eu le temps de fiabiliser et d’optimiser PRB si besoin. Et si le facteur technique est important, l’humain l’est tout autant. Ces navigations vont nous permettre d’apprendre à nous connaître et à voir ce que l’on peut s’apporter l’un à l’autre.

4 – Après des tours du monde en équipage et en solo, comment appréhendez-vous cette expérience en double ?
Vincent : On va aller encore plus vite ! Le double sera plus proche du solo que de l’équipage. Nous en avons tous les deux la connaissance. On ne sera pas à fond tout le temps, mais pas loin… On exploitera à fond le potentiel du bateau et cela, sur la durée. A mon avis, ce sera plus dur que le solo. L’utilisation du bateau ne sera pas limitée, il faudra juste trouver le temps de dormir. Sur le plan humain, partir trois mois en double, obligera à beaucoup de souplesse. Et ça, on l’acquiert avec l’expérience.

Sébastien : En double, on va pouvoir pousser davantage le bateau. Et ce sera moins de stress, moins de responsabilités. On ne confiera pas tout à l’électronique contrairement au solo où, pour aller dormir, tu dois faire confiance au pilote automatique. En résumé, ce sera moins de stress mais davantage de performance.

5 – Faire un tour du monde un an avant le Vendée Globe, cela n’a-t-il pas des inconvénients ?
Vincent : Aujourd’hui, je n’ai pas la réponse. Mais j’ai quand même l’impression qu’il y a plus de risques à ne pas faire cette course qu’à la faire. Car la cadence référence pour le prochain Vendée Globe, ce sera non pas celle du Vendée Globe 2004 mais celle de la Barcelona World Race. Les skippers qui n’auront pas participé à cette course risquent de se faire surprendre sur le Vendée. Une chose est sûre, tout ce qu’on aura appris sur ce tour du monde en double nous servira pour le solo.

Sébastien : Je ne pense pas non plus qu’il y ait des inconvénients. PRB sera fiabilisé avant le départ. Le projet de Vincent est parfaitement dans le timing pour cette course. A l’issue de cette course, il connaîtra son bateau sur le bout des doigts et ce sera un énorme avantage pour le Vendée Globe. Moi, je n’ai vraiment connu VMI qu’à la moitié de mon tour du monde.

6 – Comment voyez-vous la flotte de cette Barcelona World Race ?
Vincent : Il y a pas mal de personnes intéressées pour y participer. J’espère simplement que la flotte sera de haut niveau et la plus internationale possible.
 
Sébastien : J’espère qu’il y aura au moins 10 à 12 bateaux. Ce serait super ! En tout cas, je suis sûr que le vainqueur du prochain Vendée Globe aura participé à cette course.          

Source PRB

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De Pavant & Spina devant

Groupe Bel Kito De Pavant
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Heureux qui comme Kito navigue toujours en tête ! Le vainqueur de la transat en double et de la première course en solitaire de la saison Figaro-Bénéteau montre une fois de plus qu’il est le meneur de la série cette année. Le Français associé cette fois-ci à l’Italien Alberto Spina vient de remporter la première partie de la course. En une trentaine d’heures, les deux hommes ont avalé la route entre Cannes et Bonifacio.

Au pointage de 15 h TU, soit quelques instants avant que le premier ait passé  la pointe sud de la Corse, Erwan Tabarly et Romain Attanasio (TEB) étaient repérés en deuxime position. Voilà qui devait satisfaire les deux hommes et en particulier Romain Attanasio dont c’est l’anniversaire aujourd’hui lundi, ndlr). Les deux marins devancent Laurent Pellecuer et André Radier (L’Aromathérapie du Docteur Vianet). Le premier marin turc est actuellement Arif Gurdenli, repéré en 4e position en compagnie de Lionel Péan avec qui il partage la barre du bateau Milliyet.

Ce pointage est quasiment confirmé quelques minutes après sa diffusion par Frank Covat depuis le bateau comité. Il annonce Tabarly et Attanasio deuxièmes à quelques minutes des leaders puis Péan et Gurdenli et enfin Pellecuer et Radier. Devraient suivre en 5e position Arthaud et Poupon.

Source Vakko Odyssée Cannes Istanbul

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Aux arrêts en Sardaigne

Illustration Sardaigne
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Les voiliers sont désormais en Mer Tyrrhénienne et naviguaient cette nuit le long des côtes nord-est de la Sardaigne, le Pays des Lestrygons dans la mythologie de l’Odyssée. Si la descente entre Cannes et Bonifacio s’est effectuée assez rapidement, la nouvelle partie du parcours à laquelle s’attaquent depuis hier soir les concurrents semble plus compliquée. Pétole est le maître mot. Pas de vent. Du coup, Alain Gabbay a demandé aux navigateurs de mettre en marche leur moteur pour se regrouper et descendre en convoi vers le Sud de la Sardaigne. Il espère que le vent se lèvera pour donner un nouveau départ. Ceci est conforme aux instructions de course données aux coureurs. Ainsi, le classement provisoire de Vakko Odyssée Cannes – Istanbul 2006 est le classement en temps réalisé à Bonifacio (voir ci-dessous). Ce temps sera cumulé au reste du temps mis par les coureurs pour rejoindre Istanbul.

Dans un message envoyé lundi soir, Kito de Pavant ne semblait pas très rassuré : « Hé bien, on n’y est pas encore à Istanbul!!!!! On est lundi, il est 23 h et on est au large d’Olbia (Sardaigne). Il n’y a pas un souffle de vent ; on stagne sur une mer d’huile. Alberto était ravi de franchir la première porte du parcours (celle qui est devant Bonifacio) en tête et moi aussi. Le décor est splendide, la Corse il n’y a pas à dire, c’est beau ! Et la Sardaigne, c’est pas mal non plus. D’ailleurs je crois qu’on est parti pour y rester un bon bout de temps… »

Frank Covat, à bord du Less 83, le bateau accompagnateur confirme à 12 heures, heure française, que les voiliers sont regroupés. « On dirait une maman canard et ses petits ! » Ils attendent désormais que le vent se lève. Sinon, le Less 83 pourra donner du fuel aux bateaux pour prolonger la descente de la Sardaigne au moteur.

Source Odyssée Cannes Istanbul

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Démarrage en souplesse

500 M'Iles Extrem
DR

Un champion Olympique au Raid Bermudes 500 M’îles Xtrem.
Parmi les 14 concurrents inscrits, on trouve de “jeunes loups” à la recherche de sensation mais également de “vieux briscards” expérimentés comme Franck David, médaillé d’or en planche à voile lors des Jeux Olympiques de Barcelone en 1992. « Je suis originaire d’Arz dans le Golfe du Morbihan. C’est sans doute de là que me vient ce petit côté aventurier ». Franck David, qui est venu cette année naviguer en compagnie d’Arnaud Guevel, a déjà participé à l’édition 2005 du Raid Bermudes 500 M’îles Xtrem. Une participation qui lui vaut d’ailleurs d’avoir dans le règlement 2006 un texte à son effigie. “L’amendement Franck David” permet aux concurrents de franchir la ligne d’arrivée d’une étape entre le bateau comité et la bouée aux couleurs des 500 M’îles Xtrem dans le sens qu’ils souhaitent. Pourtant, du côté des résultats, il garde un souvenir mitigé de cette première édition: « Le Formule 18 est un bateau plutôt physique. Sur cette épreuve, on doit rester vigilant sur l’orientation et tenir compte des courants, qui peuvent aller jusque 7 nœuds à certains endroits, et de la marée, qui découvre les rochers. Il y a beaucoup d’endroits stratégiques. L’an passé, nous avions réalisé quelques jolies régates, mais nous manquions de régularité. On espère faire mieux pour cette édition ». Une bonne volonté qui n’a malheureusement pas été récompensée lors d’une première manche où le skipper morbihannais n’a pu faire mieux qu’une 12è place après avoir choisi une option « assez suicidaire » pour reprendre les propos de Dominique Paris.

Le tour de Belle-Ile pour terminer la journée en beauté.
Après l’étape de l’île d’Houat remportée par le Team Ocean, les 14 tandems ont pris la direction de la côte Nord de Belle-île. « Ils sont actuellement au point de passage Belle-Ile / Port Blanc (CP 33), nous précise Dominique Paris. Dans ce petit temps, Les quatre ou cinq favoris dont Thibault Vauchel et Jérémie Lagarrigue semblent une nouvelle fois avoir pris la bonne option ». Une fois le tour de l’île effectué, les concurrents pourront regagner l’île de Houat. Un parcours qui fera office de deuxième manche et qui marquera la fin de cette première journée. Il sera alors temps pour les skippers de rejoindre le campement où un téléviseur les attend pour pouvoir suivre le match de l’équipe de France contre l’Espagne.

Le classement général après une manche disputée

1 – Thibault Vauchel / Jérémie Lagarrigue (FRA 1) (18,5 points)
2 – Billy Besson / Gaël Le Doux (555) (14 points)
3 – Moana Vaireaux / Romain Petit (FRA 2030) (13 points)
4 – Thomas Sellier / Fred Moreau (FRA 5) (12 points)
5 – Mathieu Souben / Gurvan Bontemps (915) (11 points)
6 – Benoît Champannac / Pierre Jean Valer (4) (10 points)
7 – Nicolas Cabelguen / Michel Josselin (FRA 890) (9 points)
8 – Thomas Normand / Brice Le Maître (35) (8 points)
9 – Gilles Provost / François Sangiardi (907) (7 points)
10 – Fred Leger / Guillaume Bapst (222) (6 points)
11 – Victorien Erussard / Quentin Lenabour (5 points)
12 – Franck David / Arnaud Guevel (888) (4 points)
13 – Fabrice Berranger / Xavier Maître (27) (3 points)
14 – Julien Villion / Arthur Leopold Leger (864) (2 points)

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Grand Pavois 2006 : récupération des fusées de détresse et textiles.

Grand Pavois
Grand Pavois

Les fusées de détresse…
Depuis de nombreuses années la filière nautique recherche les moyens de gérer les fusées de détresse usagées ou périmées, considérées comme un déchet dangereux par la réglementation. Jusqu’à présent aucune solution ne semblait convenir à l’ensemble des protagonistes, les plaisanciers n’avaient aucune possibilité de ré-acheminer leurs fusées usagées ou périmées, les ports de plaisance n’avaient ni la possibilité de les stocker, ni de les transporter et les services de l’Etat étaient peu mobilisés sur le sujet.
Aujourd’hui, quelques organismes, associations et sociétés ont décidé de travailler ensemble pour tester des solutions qui pourraient en cas de succès être appliquées à l’ensemble des plaisanciers naviguant sur le littoral français.
Un groupe de travail piloté par le Secrétariat Général lié à la mer (SG/MER), composé du Conseil Supérieur de la Navigation de Plaisance et des Sports Nautiques, du port de plaisance de La Rochelle, de l’association Echo-Mer avec l’appui logistique du Grand Pavois organiseront une opération pilote de destruction des fusées de détresse afin de tester grandeur nature une filière spécifique de destruction. Concrètement, il sera possible de venir déposer ces fusées dans un espace spécifique du Grand Pavois, celles-ci suivant ensuite un parcours entièrement sécurisé afin d’être détruites en parfaite légalité et sous surveillance. Cette opération menée pour la première fois au Grand Pavois assurera avant tout une traçabilité parfaite d’élimination de ces produits dits dangereux.

Les textiles en mer…
Y a t-il une seconde vie possible pour les textiles utilisés par la filière nautique dans la fabrication des voiles, des tauds, des cagnards, des pavois, etc. ?
L’association Echo-Mer lance avec le soutien du Fonds Social Européen et l’aide logistique du Grand Pavois, une étude de faisabilité de la création d’une filière de recyclage des déchets de textiles en mer et souhaite à l’occasion du salon de la façade Atlantique proposer aux visiteurs, partenaires et exposants de déposer leurs textiles usés et leurs chutes de produits dans des containers prévus à cet effet.
Dans les prochains mois, les résultats de l’étude nous diront si le textile peut se retransformer en sacs cabas, en sacs à voiles ou en sacs à tri des déchets embarqués, à quel coût, avec quel procédé de fabrication, cela pouvant générer à terme combien et quels types d’emplois. Ce projet s’appuie sur les trois aspects du développement durable, économique, environnemental et social. Les pavois étant concernés par ces transformations, la collecte servira également à récupérer les vieux drapeaux.

Le Pavois Bleu toujours plus…
Depuis 2002, le Grand Pavois entreprend une opération de recyclage et de sensibilisation à l’environnement dont la réussite ne tient que dans l’implication de chacun, exposants et visiteurs. Récompensée en 2004 par le prix « Clin d’œil environnement » du Salon Nautique de Paris, la démarche du Grand Pavois consiste à installer des zones de tri sélectif pour séparer le verre, le carton, les journaux, papiers et prospectus, les textiles… Des sacs de couleurs spécifiques en fonction des déchets sont également distribués à chaque exposant de manière à ce qu’il trie ses déchets pendant le salon. Au final, cette démarche obtient des résultats stupéfiants puisque le Grand Pavois récupère ainsi 6 260 kg d’ordures ménagères, 1 370 kg de verre, 1 360 kg de cartons, 2 260 kg de plastiques et 39 780 kg de déchets industriels banals (DIB).

Plus d’infos : www.grand-pavois.com

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Aquastar soutient le Championnat du Monde des Yngling.

Aquastar
Aquastar

Aquastar est la première fabrique d´horlogerie à avoir développé, dès 1962, une montre entièrement conçue pour les départs de régates grâce à un mécanisme de compte à rebours faisant défiler les 10 dernières minutes sous la forme de boules de couleur bleue et rouge.

Son nouveau chronographe, réalisé et mis au point en étroite collaboration avec des navigateurs confirmés, au poignet d´un des skippers lors de la dernière Jacques Vabre 2005, permet d´adapter le compte à rebours aux différents temps de départ.

Née de la passion de son fondateur pour la voile et la régate, Aquastar perpétue aujourd´hui cette tradition. Aquastar se réjouit de soutenir ainsi ce Championnat du Monde des Yngling, en tant que co-partenaire officiel, et de pouvoir remettre six de ses chronographes à deux équipages de cette édition 2006 qui porteront ainsi un peu plus loin cette aventure commencée il y a presque un demi siècle.

Plus d´infos : www.aquastar.ch

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Cap à l´est

Départ Cannes Istanbul
DR

Cannes, le 25 juin 2006. Peu après 12 heures, le comité de course a fait tonner le canon pour ouvrir la ligne de départ aux 23 tandems engagés sur Vakko Odyssée Cannes – Istanbul 2006. Les voiliers se sont élancés vent de travers, propulsés par Eole qui était présent au rendez-vous avec un bon vent d’Est de 18 noeuds établis sur le plan d’eau. Les Espagnols Dominique Luna & Ramon Juneman sur Open Sea 2 ainsi que Marc Thiercelin & Eric Drouglazet sur Siemens ont été les plus rapides à franchir la ligne alors que Jean-François Pellet et Jacques Palvadeau sur Lubexcel ont dû revenir en arrière pour franchir à nouveau la porte de départ.

Les bateaux ont ensuite glissé au débridé vers le Sud pour rejoindre une première marque mouillée à l’Ouest des îles de Lérins. Thiercelin et Drouglazet ont vite pris les commandes du peloton alors qu’un grain s’est glissé depuis les collines qui surplombent le plan d’eau. C’est le moment qu’a choisi Poséidon pour saluer ces marins partis sur les traces d’Ulysse d’un fort coup de tonnerre ! Kito de Pavant et Alberto Spina sur Bel / Karper ont compris ce signe du frère de Zeus pour envoyer leur spinnaker au bout de leur trident, ou plutôt de leur tangon, et se replacer ainsi dans le groupe de tête. Ils sont aussitôt imités par Armel Tripon & Thierry Chabagny sur Gedimat et Thiercelin & Drouglazet les hommes de Siemens.

A la première marque du parcours mouillé dans la baie de Cannes, le bateau Siemens passe en tête devant Gedimat, Connivence (Jacques Einhorn & Christophe Lebas), de Pavant & Spina puis Inuit de Christophe Bouvet et Bruno Jourdren. L’ordre reste quasiment le même après un tour complet dans la baie de Cannes à part pour Einhorn et Lebas qui ont perdu quelques places à la suite d’un souci de transfert de ballasts d’eau de mer. Ainsi, ce sont Marc Thiercelin et Eric Drouglazet qui ont terminé le parcours de départ en première position devant Armel Tripon et Thierry Chabagny puis Kito de Pavant et Alberto Spina. L’aventure des 46 marins lancés dans le sillage d’Ulysse peut alors commencer !

Source Vakko Cannes Istanbul

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