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Tripon poursuit sa course en tête…

Gedimat - Armel Tripon
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" C’est tranquille ici. Depuis ce matin, je suis sous pilote avec des vents réguliers et dans le bon sens. On glisse doucement. D’ici une journée, je serai bien calé dans les Alizés. Les conditions sont idéales. C’est un peu la belle vie à bord. Je suis en tee-shirt et tongues sur le pont, c’est vraiment le top ! " lâchait Nicolas Troussel, ce midi à la vacation. Et pour cause, le skipper de "Financo" bénéficie d’un flux de secteur Est à Sud-Est qui lui permet de descendre au niveau du 20e Nord – quasiment la latitude de Marie-Galante – lancé à plus de 8 noeuds alors que ses concurrents directs ont nettement ralenti depuis ce matin. Situés à 80 milles dans son Ouest, Charles Caudrelier ("Bostik") ou encore Thomas Rouxel ("Défi Mousquetaires") sont plantés dans la dorsale : " Je suis arrêté avec 0 noeud de vent et c’est parti pour un bon moment… On n’est pas assez Sud ni même assez Nord pour toucher du vent ", déplorait le vainqueur de la Solitaire Afflelou Le Figaro 2004 à la mi-journée.
Egalement victimes de la pétole, 24 heures auparavant, Eric Drouglazet ("Luisina"), Bertrand de Broc ("Les Mousquetaires"), Ronan Treussart ("Groupe Céléos"), Marc Emig (A.ST Groupe") ou encore Gildas Mahé ("Le Comptoir Immobilier") ont pour leur part retrouvé du vent aujourd’hui. Cependant, si Nicolas Troussel poursuit sa route au portant, eux avancent au près. " Ca, ce n’était pas du tout prévu ! Ca cogne pas mal. Je suis un peu inquiet pour les jours à venir. On va avoir le vent dans le nez encore un moment et les fichiers ne sont pas très bons. On fait de l’Ouest mais on n’a pas pris un mille d’avance sur les extrêmes sudistes. On prendrait une sacrée dérouillée si on devait rester longtemps à tirer des bords alors qu’au Sud ils seraient à fond dans les alizés… On verra bien. De toutes façons, on est là où on est et on ne peut plus changer. J’espère néanmoins rapidement trouver un créneau pour descendre au Sud ", commente Drouglazet. Aller au Sud, la mission est identique pour le chef de file des nordistes, Armel Tripon.
Toujours leader au classement de 15h, le Nantais progresse depuis peu au centre d’une dépression. Si dans le Sud, c’est ambiance crème solaire et compagnie, sur la route directe en revanche, on jongle avec les averses, de grêlons et de pluie. " Il reste encore deux petites dépressions à gérer, ensuite il faudra trouver comment réussir à glisser pour accrocher l’alizé derrière l’anticyclone. Pour l’instant, ce n’est pas très net. J’ai bien une petite idée mais j’attends qu’elle se confirme. Les conditions sont très changeantes. Au moins, ce n’est pas monotone ! Je sens que la fatigue s’accumule. Même si je me repose correctement, je me rend compte que je suis plus lent lorsque j’effectue une manoeuvre. Reste que je m’éclate bien. Il reste encore plein de coups à jouer, la partie est loin d’être finie " rappelle Tripon.

La grande (re)distribution

Louis Vuitton Act 13
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« Nous avons opéré un changement de dernière minute », concède Stéphane Kandler du haut de la terrasse de la base Areva Challenge à Valencia, alors que FRA 93 s’apprête à quitter le quai. Interrogé sur la nature de cette modification, le patron du syndicat français ne cède pas à la mode du « no comment », indiquant qu’il s’agit d’un changement de bulbe de quille pur et simple, avant d’ajouter « je pense maintenant que nous sommes juste derrière les grosses équipes. Même si nous avons effectué une régate d’entraînement officieuse hier, les choses sérieuses commencent aujourd’hui car cet Act 13 est la première confrontation qui compte entre tous les bateaux neufs… » De fait, nous confie un des membres du team Frenchie, l’atmosphère semble particulière sur le port America’s Cup, les équipes ayant hâte d’entrer dans le vif du sujet après de longs mois de préparation hivernale. Voisins d’Areva Challenge, les Suédois de Victory larguent les amarres au son d’un « Back in Black » diffusé à plein volume, ce vieux succès d’AC/DC faisant naturellement référence à la couleur dominante ornant tant la coque que la base des Vikings. De l’autre côté du bassin, BMW Oracle ou Mascalzone Latino prennent le chemin du canal menant au plan d’eau, salués par de nombreuses cornes de brume.

L’affrontement du jour se fera sur le rond nord, par un vent visiblement timide, mais sous un soleil bienvenu – apparemment, ces deux ou trois derniers jours auraient été plutôt maussades, et les impétrants, désormais acclimatés à la douceur de Valence, commençaient à trouver le mauvais temps long. Alors certes, le flux tarde à s’établir en direction et un léger retard est de mise, mais la première manche peut être lancée sous un beau ciel bleu. Ciel bleu que contemple sans doute le numéro 1 d’Alinghi, plutôt que d’être concentré sur sa ligne : SUI91 pointe en effet 5 bonnes secondes en avance, et doit réparer son forfait, ce qui naturellement ne favorise pas son classement sur le premier bord. Côté français, par contre, on est tout de suite dans le rythme, et la marque au vent est avalée en 3ème position, derrière +39 et Mascalzone Latino. Les spis sont de sortie, et derrière, on remarque la belle remontée d’Alinghi, ainsi que le potentiel de descente des scandinaves de Victory Challenge : le bateau suédois semble à l’aise tant en cap qu’en vitesse, et grapille des places tant et si bien que l’on se demande s’il ne va pas inquiéter le trio de tête… malheureusement, une rupture de point d’écoute stoppera cet élan. FRA 93, par contre, ne paraît pas vouloir s’arrêter et s’offre Mascalzone Latino et la place de second du même coup sur la remontée suivante, tandis que les « grosses équipes » sont visiblement à la peine – Luna Rossa traîne en queue de peloton et l’on soupçonne naturellement des ennuis techniques, BMW Oracle et les redoutables Néo-Z ne montrent pas les dents pour l’instant.

Les Defenders prennent une option sur la gauche du plan d’eau pour aborder la marque au vent, on s’achemine vers l’ultime descente et le cours de la régate ne va pas tarder à changer radicalement. FRA 93 est en proie à des ennuis de spi, Alinghi s’empare des commandes sous le vent de la flotte en conservant de la pression… et BMW lui emboîte le pas, laissant littéralement sur place un +39 qui pourtant aura mené la plus grosse partie de la course ! L’équipe de Chris Dickson, dont ce n’est pas le pire jour de malchance, voit SUI 91 tomber dans un vilain trou sans vent, s’arrêter tout à fait, spi en berne – il lui suffit d’éviter le piège, et de s’offrir une victoire aussi inattendue qu’inespérée, sur laquelle peu d’observateurs auraient parié au vu du début de course. Et de fait, l’issue des débats ne ressemble en rien à leur ouverture ! Team Shosholoza, s’étant maintenu dans le milieu du tableau, profite lui aussi des déboires d’Alinghi et termine second, tandis que derrière, les choses vont de mal en pis – à tel point que +39 termine finalement à près de 10 minutes du vainqueur après avoir erré en approche de la ligne ! Les Français terminent à la 9ème place, mais par-delà ce simple chiffre, FRA 93 (barré pour la première fois en course par Sébastien Col) aura bel et bien montré un sérieux potentiel, et c’est un vrai motif de satisfaction pour toute l’équipe.

JB, à Valence

Armel Tripon et Eric Defert ont repris la tête de la transat…

Eric Defert Suzuki Figaro
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« On a voulu jouer, on s’est fait piéger… », commente un Marc Emig (« A.ST Groupe ») fataliste. Autour de lui, le groupe de Sudistes qui a choisi de flirter avec la bordure de l’anticyclone est collé à l’eau. Ronan Treussart (« Groupe Celeos »), Gildas Mahé (« Le Comptoir Immobilier »), Eric Drouglazet (« Luisina Design »), Bertrand de Broc (« Les Mousquetaires ») et Marc Emig (« A.ST Groupe ») ont vu le piège de l’anticyclone se refermer sur eux. « Les fichiers météo nous indiquaient que cela passait. Mais cette année nous avons à faire à un anticyclone lunatique ! Il est un peu trop descendu et le piège s’est refermé sur nous. Pour le moment, et cela devrait durer toute la journée, c’est très très mou. 2,5 à 3 nœuds de vent qui nous obligent à barrer en permanence, car le pilote barre mal dans ce type de conditions. Du coup j’ai fais les « deux-huit ». L’arrêt au stand est un peu long, j’aurais préféré qu’il soit plus court. »

Nicolas Troussel (« Financo »)  a été le premier skipper à « sentir » le coup. « Je voyais le coup venir, mais j’ai attendu le dernier moment pour plonger dans le Sud. Quatre ou cinq bateau m’ont suivi, sans doute avec un temps de retard. Du coup, j’ai pris un peu d’avance sur l’option Alizé ».

Cette descente le long du continent africain, jusqu’à la latitude du Sénégal, rallonge la route mais garantit aux skippers qui l’ont choisi de toucher du vent frais. « Je me refais le parcours des éditions 2001 et 2003 du Trophée BPE, plaisante Nicolas Troussel, de bonne humeur ce matin après une nuit de repos. Je vais continuer à descendre comme cela, avec le bon angle, sous spi, pendant encore 200 ou 300 milles avant de mettre le cap sur Marie-Galante. »

Au centre du « plan d’eau », a proximité de l’Archipel des Açores, Thierry Duprey du Vorsent (« Domaine du Mont d’Arbois »), fête ce matin son 37ème anniversaire avec une bonne nouvelle. « L’option « centre » fonctionne bien. Je suis troisième ce matin, c’est génial ! Je navigue sous spi dans 13-14 nœuds de vent de Sud-Est et cela devrait se renforcer dans l’après midi. Pour le moment, pas de souci majeur à bord, si ce n’est la perte de mon spi neuf dans les premières heures de course. Du coup, je préserve l’autre spi. Passé 20 nœuds de vent, je préfère renvoyer le génois, affaler le spi, empanner, renvoyer le spi et affaler le génois. C’est plus de manœuvres mais cela me permet de préserver le matériel ! »

Les centristes, Thierry Duprey du Vorsent (« Domaine du Mont d’Arbois ») et Robert Nagy (« Théolia »), sont maintenant biens dégagés de l’Anticyclone des Açores. Ils devraient continuer à avoir du vent dans les prochains jours et venir se recaler sur la route directe.
Sur cette route, Armel Tripon (« Gedimat ») et Eric Defert (« Suzuki Automobiles »), injoignables à la vacation du matin, ont repris les commandes de la course. Ils naviguent dans 25 nœuds de Sud-Est, à 9 nœuds de moyenne, et vont avoir à négocier un talweg dans les heures qui arrivent. Rien ne va plus, faites vos jeux…

Raid 500 M’îles Xtrem, 3ème édition

Raid 500 milles XTrem
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Le concept est simple : parcourir 150 milles par jour en catamaran de sport, quatre jours de compétition non-stop et zéro assistance. Une formule qui attire chaque année des régatiers aguerris à la navigation hauturière. On comptera cette année sur la présence de skippers de course au large chevronnés, tels Yvan Bourgnon ou encore Fred Duthil. Seront aussi en lice les plus grands spécialistes d’une série qui rencontre un engouement croissant. Le terrain de jeu : un cadre magique concocté entre Le Croisic et la Pointe de Penmarch, avec des passages autour des îles Dumet, Houat, Belle-Île et de l’archipel des Glénan.
 
L’une des principales originalités du Raid 500 M’Îles Xtrem réside dans le fait qu’aucun parcours n’est préétabli. Le passage des marques de parcours est géré en direct par le directeur de course, en fonction des conditions météorologiques. Autant dire que les équipages en double devront plancher sérieusement leur manuel de navigation sous peine de connaître quelques désillusions.
 
En 2006, le tandem Thibaud Vauchel-Camus-Jérémie Lagarrigue (Team Brossard) domina la compétition. Thibaud remettra son titre en jeu lors de cette troisième édition. Une vingtaine d’équipages sont déjà inscrits (voir la liste) dans l’aventure. A noter enfin, le caractère très convivial d’un raid unique en France, qui allie l’endurance à la vitesse. Du spectacle en perspective.
 
Source Raid 500 M’îles Xtrem

Victor Lanier à pas de géant

Equipage Victor Lanier champion de France Match racing
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Sébastien Col, n°1 mondial de match-racing, est aujourd’hui à la barre d’un Class America : celui du défi français "Areva Challenge". Et il n’a que 30 ans. Victor Lanier en a 23 ans et vient de remporter son premier titre de champion de France. Col en avait glané trois. Mais la comparaison s’arrête là. Car Lanier ne rêve pas. "L’America’s Cup ? je ne suis même pas certain que ce soit mon truc : ce sont de gros bateaux, de grosses équipes avec beaucoup d’argent. Nous, on préfère continuer à s’étriper avec nos petits bateaux".
 
2002, année faste
Membre de l’équipe de France militaire, basé à Lanvéoc-Poulmic depuis 2003, Lanier a découvert la voile sur le tard. A 16 ans. "Pourtant, il y en a des voileux dans ma famille !", dit-il.
Buzz en solo, puis 420 avec Nicolas Pauchet. "Là, on a hésité entre le 470 et l’habitable". Ce sera finalement le First Class 8 mis à disposition par le CN Lorient. "En Class 8, on a rapidement obtenu des résultats, notamment en 2002". Et quels résultats ! Le titre de champion de France Espoirs, un podium (3e) au championnat d’Europe et la victoire lors du National. "Avec Nico à la barre et moi à la tactique". L’aventure se poursuit en Mumm 30 après une rencontre avec un certain Jimmy Pahun : "On a disputé quatre Tours de France, dont une victoire l’an passé avec Jean-Pierre Nicol comme barreur".
 
Dans le top ten
Et le match-racing dans tout ça ? A vrai dire, Victor et ses potes s’y sont mis sérieusement en 2005. Deux ans plus tard, les voilà champions de France seniors : "Comme Nicolas était moins branché par le match-racing, j’ai pris la barre". Pour décrocher, en l’espace de cinq mois, les titres de champion de France espoirs et seniors sur le plan d’eau havrais… Là où Victor est né il y a 23 ans. "On est très fier d’avoir battu Dimitri Deruelle en finale et aussi Pierre-Antoine Morvan, le tenant du titre, qui est aussi un ami. On a commencé ensemble et on s’entraîne toujours ensemble à l’ENV Quiberon et à Pornichet. Nous avons des moyens techniques et humains pour progresser". Pour autant, Lanier et ses équipiers (Nicolas Dore, Julien Falxa et Jean-Pierre Nicol) ne s’enflamment pas. Ce titre n’est pas une fin en soi, l’objectif avoué étant de dans la ranking-list : "Dans les dix meilleurs mondiaux, ce serait bien".
Pour l’heure, Victor Lanier est 52e mondial…
 
Philippe Eliès

Avantage pour les nordistes …

Armel Tripon Gedimat
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 Ca va pas mal. Ca continue d’avancer, le bateau va vite ! ", lâchait Armel Tripon, ce midi lors de la vacation. Et pour cause, les nordistes, toujours sur la route directe, ont profité des dernières heures pour engranger de l’avance, poussés par un vent de Sud est à Sud. Résultat, au pointage de 15h ce lundi, le skipper de "Gedimat", qui comptait hier 41,1 milles d’avance par rapport à la distance à l’arrivée sur Eric Drouglazet ("Luisina"), en possède aujourd’hui à la même heure 169,4 milles ! " Les écarts entre les concurrents sont très importants. Près de 500 milles séparent le leader du dernier de la flotte. C’est très rare sur une course de Figaro. Cependant, cela ne signifie pas pour autant qu’ils n’arriveront pas en paquet à Marie-Galante " tempère Jean Maurel, le directeur de course. En effet, pour l’heure, il est toujours impossible de donner l’avantage à l’une ou l’autre des options. Car si les nordistes sont aujourd’hui en tête, ils vont bientôt connaître des heures de plus en plus difficiles avec un vent de secteur Sud se renforçant 30 à 35 nœuds et une mer de face difficile. " On va se prendre une grosse prune ! " prédit Armel Tripon. Total, leur progression deviendra difficile au près avec une vitesse de rapprochement vers l’arrivée relativement faible.

Concernant les sudistes, ces dernières 24 heures, ils ont un peu trop flirté avec le bord de l’anticyclone. Eric Drouglazet et Bertrand De Broc ("Les Mousquetaires") notamment, ont nettement ralenti. Ils étaient flashés à moins de 2 nœuds ce matin ! " On est dans la pétole depuis 24 heures ! Je ne pensais pas qu’on s’arrêterait comme ça. Par le passé, j’ai déjà vécu des situations difficiles à l’approche de l’anticyclone mais là, c’est assez dur. On a coupé le fromage un peu court. Vraiment, je ne pensais pas caler à ce point ! " commentait ce midi le skipper de Luisina, 6e au classement. De leur côté, les "ultra sudistes" poursuivent vers le Sud pour rejoindre le plus vite possible le 23e Nord, peut-être même le 20e en restant dans les vents les plus forts. Pour l’instant, force est de constater que ça fonctionne pour Nicolas Troussel ("Financo"), Charles Caudrelier ("Bostik) ou encore Thomas Rouxel ("Défi Mousquetaires") qui parviennent encore à naviguer au dessus de 8 nœuds. " Je suis assez content, on avance bien. On se tire un peu la bourre avec Thomas, c’est toujours agréable. L’objectif pour l’instant est de descendre pour trouver un alizé établi. Ensuite il faudra juger du bon moment pour recroiser. D’ici demain soir, on pourra savoir si notre option est payante ou non. De toutes façons, maintenant les dés sont jetés " rappelle Charles Caudrelier.

Le First 50, élu “Voilier de l´Année” pour la 4ème fois !

First 50
First 50

"Après Vela & Motore (Italie), Sailing, (USA), Val Nautika (Slovénie), et le prix de « Chantiers de l’année » décerné par un collège de magazines européens des plus représentatifs, Bénéteau et le First 50 reçoivent un quatrième titre de « Voilier de l’Année ».

En Norvège, parmi 7 voiliers nominés dont deux Bénéteau (First 50 et Océanis 40), le First 50 a été désigné « Voilier de l’Année ». Dans la catégorie des bateaux à moteur (5 nominés), le MonteCarlo 37 était parmi les nominés. C’est une grande reconnaissance de Bénéteau par la presse Scandinave.

Le jury était composé de Ole Henrik Nissen-Lie, Seilas (Magazine spécialisé), Johan Petersen, Redningsskøyta (Organisation pour la Sécurité et le Sauvetage en Mer), Axel Nissen-Lie, Seilas Ronald Toppe, Nettavisen (site Internet news).

Design sportif, solutions originales, vitesse du bateau, importance accordée à la manoeuvrabilité sous voiles et l’engagement de Bénéteau dans le respect de l’environnement ont été les raisons principales de l’élection du First 50 au titre de « Voilier de l’Année » en Norvège.

Le First 50 est définitivement « Voilier de l’Année » !"

Source Chantiers Bénéteau
www.beneteau.fr

De Broc et Drouglazet au coude à coude…

Eric Drouglazet
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Le jeu est grand ouvert. La flotte des 26 solitaires du Trophée BPE – Banque Privée Européenne – s’étale sur l’Atlantique Nord. 790 milles séparent Christian Bos (« Belle-Ile-en-Mer »), le skipper le plus au Sud, d’Eric Defert (« Suzuki Automobiles »), le skipper le plus au Nord, pointé en troisième position au classement de 6 heures.

Au Nord de l’archipel des Açores, les deux échappés avaient ressorti leurs spis, dans une vingtaine de nœuds de vent d’Est-Sud-Est, avant de les affaler à l’aube. Eric Defert (« Suzuki Automobiles ») et Armel Tripon (« Gedimat »)  comptent sur les prochaines 48 heures pour continuer d’engranger les milles avant de venir buter sur une dépression. « Le vent devrait refuser dans les prochaines heures, mais nous allons continuer à bien marcher. Je pense que nous pouvons reprendre la tête de la course dans les prochaines heures, analyse Eric Defert. Après, cela va être beaucoup moins sympa… Mardi, au petit matin nous serons au près dans 40 nœuds de vent… Le bateau est archi prêt à affronter la dépression et moi aussi. Physiquement ça va. Je suis surpris parce que je dors quasiment plus et je ne suis pas fatigué pour autant. Je me force à aller me reposer, de peur de le payer plus tard. »

Dans le Sud de l’archipel Portugais, à égale distance des Nordistes et des Sudistes, Robert Nagy (« Théolia »), cinquième, navigue encore sous spi au petit matin. « les conditions sont parfaites, l’anémo annonce 18 nœuds d’Est-Nord-Est. J’en profite pour avancer car moi aussi je vais être confronté à la dépression qui va secouer les Nordistes, même si cela devrait être moins costaud pour moi. »

Dans l’Ouest de Madère, sur la route qui contourne l’anticyclone des Açores par le Sud, la bataille continue de faire rage entre Bertrand de Broc (« Les Mousquetaires ») et Eric Drouglazet (« Luisina Design »). « La nuit a été plutôt calme, avoue Bertrand de Broc. Avec une dizaine de nœuds de vent sous spi. C’est motivant d’avoir un concurrent sérieux à vue. Tu ne peux rien lâcher. Mais les conditions, du vent stable  permettent de se reposer. De toute façon, j’en ai besoin. Je me suis installé une couchette dans le carré avec un tas de sacs à voile et un matelas installé dessus. Je fais des petites poses de 20 minutes toutes les deux heures. Pour l’instant le vent est sympa avec moi. Hier, mon spi avait fait plusieurs tours autour de l’étai, il m’a suffit d’un empannage pour tout remettre en ordre ».
A quelques longueurs du skipper de Sainte-Marine, Eric Drouglazet (« Luisina Design ») est admiratif de la pugnacité de Bertrand. « Il ne lâche rien l’ancien, plaisante Eric. Il va falloir que je compte sur la canicule des prochains jours pour pouvoir me faire la belle. Je suis content d’être au contact avec  Bertrand. Pour le moment c’est plus une course d’équipe où chacun bénéficie de l’expérience de l’autre et prend des repères sur l’autre pour faire marcher le bateau. Mais j’aimerai bien le passer quand même… »

Nicolas Troussel (« Financo »), spécialiste des « coups météo, » a profité de la nuit pour tenter de plonger plein Sud et aller chercher un peu plus de pression dans l’Ouest des Canaries. Une option « osée mais jouable », selon Bertrand de Broc. La semaine qui débute s’annonce pleine de rebondissements…

19 Class America prêts à régater

BMW Oracle
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Ce dimanche matin, tous ces bateaux participeront à l’unveiling day : les bâches qui masquent les coques seront retirées ; les appendices et les carènes seront dévoilés aux yeux de tous. Chaque équipe est autorisée à déclarer jusqu’à deux bateaux. Pour être autorisés à courir dans la 32e America’s Cup, ces derniers doivent absolument avoir été construits dans le pays d’origine du syndicat.
Victory Challenge qui n’a qu’un seul nouveau Class America, a quand même eu la possibilité d’en déclarer deux : SWE 96 et SWE 73 (ce dernier ayant été conçu pour la précédente Coupe à Auckland, mais construit en Suède). En revanche, China Team ne peut présenter que CHN 95, car CHN 69 et CHN 79 avaient été réalisés en France pour la dernière Coupe.

Les équipes qui déclarent deux bateaux:
– Alinghi     SUI 100, SUI 91
– BMW ORACLE Racing     USA 98, USA 87
– Luna Rossa Challenge     ITA 94, ITA 86
– Emirates Team New Zealand     NZL 92, NZL 84
– Desafío Español 2007     ESP 97, ESP 88
– Victory Challenge     SWE 96, SWE 73
– Mascalzone Latino-Capitalia Team     ITA 99, ITA 90

Les équipes qui déclarent un seul bateau :
– +39 Challenge     ITA 85
– Team Shosholoza     RSA 83
– Areva Challenge     FRA 93
– United Internet Team Germany     GER 89
– China Team     CHN 95

Victor Lanier, champion de France de Match-Racing

Lanier vainqueur
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Deruelle-Morvan, une demi-finale sous le signe de la revanche
12 équipages issus des sélections mises en place en Méditerranée, Atlantique et Manche se sont 4 jours durant affrontés en duels à un contre un et à armes égales à bord de Bénéteau 7.5.  Les Round Robins avaient sans grande surprise permis l’émergence d’un quatuor de ténors, emmené par le Costarmoricain Vincent Biarnès, talonné par le Vannetais et champion de France en titre Pierre-Antoine Morvan. Le Marseillais Dimitri Deruelle accompagnait le champion de France Espoir de la discipline, Victor Lanier, en demi finale. C’est sur un plan d’eau faiblement venté mais rendu terriblement tactique par la puissance du courant sous le cap de la Hève que les 4 hommes ont pu en découdre. Victor Lanier ne laissait aucune chance à Vincent Biarnès en l’emportant deux manches à zéro. Plus accrochée en revanche la demi finale qui opposait Deruelle à Morvan. C’est finalement Deruelle qui s’imposait au meilleur des deux manches par deux victoires à une, prenant ainsi sa revanche sur la finale perdue de l’an passé à Quiberon.

Lanier impitoyable
 Dimitri Deruelle rencontrait donc le jeune Victor Lanier en finale au meilleur des deux matches. Le vent se faisait plus régulier en force, à défaut de direction et c’est dans une bonne douzaine de noeuds, et sous le chaud soleil Havrais (et ce n’est pas un 1er avril ndlr) que la Direction de course placée sous la vigilance de Marc Bouvet, lançait la finale. Lanier prenait à deux reprises l’ascendant dès la phase de "circling" et contrôlait avec une grande maturité son adversaire tout au long des deux courses. Un adversaire malheureux puisqu’à l’affalage du spi lors du premier bord de portant, l’équipier N°1 Thomas Deplanque tombait à l’eau. "C’est une grande satisfaction pour l’équipage et pour moi-même; "explique Lanier. "Ce titre constituait sans contexte mon objectif prioritaire de l’année. Tout mon travail d’avant saison était axé sur ce rendez vous. Dimitri (Deruelle) nous a donné beaucoup de fil à retordre. La lecture du plan d’eau, avec ses bascules à répétition, ont rendu les régates très difficiles. Je suis heureux pour l’équipage. Même dans les moments de forte tension, l’ambiance est toujours restée très décontractée à bord."

L’équipage vainqueur :
 Victor Lanier
 Nicolas Dore
 Julien Falxa
 Jean Pierre Nicol.

Classement général du Championnat de France 2007 :
1- Victor Lanier (CN Lorient, équipe de France Militaire)
 2- Dimitri Deruelle (YC Pointe Rouge)
 3- Pierre-Antoine Morvan (Vannes)
 4- Vincent Biarnès (SN St Quay-Portrieux)
 5- Michel Cohen (YC Antibess)
 6- Yannick Leclech (SR Perros Guirrec)
 7- Claire Leroy (SN St Quay Portrieux)
 8- nicolas Heintz (YC Mèze)

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