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Zidane a baptisé le nouveau 60′ GENERALI

Baptême Generali
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Un marin nommé Zizou
 Ce matin, comme par miracle après le fort coup de vent de la nuit, l’aube s’est levé sur un port de La Trinité sur mer apaisé et dans une lumière si propre au Golfe. Les festivités pouvaient démarrer autour des trois temps forts voulus par Yann Eliès, à commencer par la rencontre et l’entretien avec son prestigieux parrain, Zinedine Zidane. Suivait le baptême à proprement parler et le départ du voilier, barré conjointement par Yann et Zizou. Le footballeur avait pu dès hier naviguer à bord du nouveau plan Finot-Conq. Mis à l’eau il y a seulement une dizaine de jours, le grand monocoque rouge et blanc n’en était en effet qu’à sa quatrième sortie, et le footballeur a pu en temps réel partager avec le marin les premières sensations à la barre d’un voilier de course au large. « Ses fameux appui  s ne lui ont pas servi à grand chose lorsque le bateau gîte » s’amusait Eliès, « Mais il m’a surpris par sa capacité à bien « sentir » le vent et l’assiette du bateau à la barre. » Ravi de sa première expérience à la barre d’un voilier de course, Zizou a pu cet après-midi récidiver, passé le rituel du baptême. Sous les applaudissements d’une foule compacte ayant envahi le môle Loïc Caradec, il s’est éloigné en compagnie de Yann Eliès et de son équipage vers Lorient et le port d’attache du bateau.

Une conférence sous le sceau de la convivialité et de l’émotion.
Laurent Boyer, en maître de cérémonie rôdé à tous les types d’interview a mené sans coup férir la conférence de presse organisée sous chapiteau à l’intention de près de 600 invités dont une bonne soixantaine de journalistes. C’est Claude Tendil, Président de Generali France qui a le premier subi le feu de ses questions fort amicales au demeurant. Pour le leader du marché de l’assurance dans le secteur de la plaisance avec une ancienneté qui remonte à… 1832, l’implication dans l’ambitieux projet de Yann Eliès est presque une évidence. Et Claude Tendil de rappeler le soutien fidèle entretenu depuis 1974 avec des marins aussi célèbres que Laurent Bourgnon, Florence Arthaud, Gilles Lebaud et aussi, un certain Patrick Eliès, père de Yann. L’idée d’associer à un projet maritime la personnalité de Zinédine Zidane situe aussi la démarche de Generali aux niveaux des valeurs universelles défendues par la star du football en faveur de l’enfance, de la famille et de la planète. C’est incontestablement dans la sincérité de leurs engagements respectifs que le marin et le footballeur se sont réciproquement reconnus et appréciés ; "Le contact est passé très vite avec Yann" assure Zizou, "Nous partageons à l’évidence le même attachement à la famille, à la défense de l’enfance et à la préservation de la planète. La mer est sa passion comme le football a été la mienne. Je suis prêt aujourd’hui et disponible pour m’ouvrir à d’autres univers. J’ai toujours été proche de la mer, mais grâce à Yann, j’en apprends un peu plus sur cet univers."

Yann Eliès ému
Yann Eliès s’est montré très détendu tout au long de cette conférence de presse. Le temps passé hier à bord de Generali a renforcé la complicité qui semble s’installer avec son prestigieux parrain. Mais le marin briochin avait aussi tenu à faire de cette journée une fête et un hommage à tous ceux, partenaires, amis et techniciens qui ont rendu possible la construction de son plan Finot-Conq. Yann a ainsi rendu un hommage appuyé aux équipes de Generali. Il a laissé entrevoir la grosse montée d’émotion à l’appel sur le podium de ses fidèles équipiers qui ont tant donné durant l’année écoulée pour l’aider à réaliser "son rêve de gosse".

Un programme dense…
 Yann Eliès et Zinedine Zidane ont quitté  en début d’après-midi le môle Loïc Caradec et la Trinité sur mer pour rejoindre Lorient, port d’attache du voilier. Yann va dès demain poursuivre la prise en main et la mise au point de son prototype de course. Il s’alignera le 3 juin prochain à Calais pour la "Calais Round Britain", une course qu’il disputera en équipage et sans pression. Il y aura en effet tant de choses à valider que la performance sera pour une autre épreuve. Autre épreuve qui pourrait être la Fastnet Race en août. Le bateau sera alors mieux optimisé et prêt à subir les efforts que Yann exigera de lui. Viendra à l’automne un véritable test avec la Transat Jacques Vabre, entre Le Havre et Salvador de Bahia que Yann courra en double avec son compère d’Orange II, Sébastien Audigane. Le convoyage retou  r du Brésil sera l’occasion pour Eliès de naviguer en solitaire pour une longue transatlantique vers Lorient en décembre. 2008 verra Yann et Generali au départ d’une grande classique toujours en solitaire, The Transat entre Plymouth et Boston. Le Vendée Globe ne sera alors plus distant que de quelques semaines.

Zinedine Zidane :
 " La mer a toujours été présente dans ma vie, étant originaire de Marseille, mais elle était un peu distante. C’est un espace de liberté et de solitude qui me séduit. Grâce à Yann, je la découvre sous un autre jour et j’ai envie d’aller un peu plus loin encore dans cette découverte. Yann m’a promis une navigation un peu plus longue bientôt à bord de Generali, avec pourquoi pas, une nuit à bord. je dois aussi ajouter que j’ai beaucoup de respect pour ce que font ces marins capables de tourner seuls autour de la planète."

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Les multis attendront !

Banque Populaire
DR

"On annonce 40 noeuds et plus dans le golfe de Gascogne donc on a préféré ne pas prendre de risque". Champion olympique en planche à voile à Barcelone en 1992, Franck David, aujourd’hui  directeur exécutif de la classe Orma, et les organisateurs de cette course baptisée l’AS Lease Challenge ont joué la prudence.
Dans un circuit Orma mal point depuis l’hécatombe du Rhum 2002, ils n’ont pas voulu envoyer au casse-pipe les quatre derniers multis engagés dans ce championnat qui tente de renaître de ses cendres.

Décision mi-juin
Malgré le retrait des promotteurs de la Multi Cup l’an passé, d’aucuns pensaient qu’après un Rhum prometteur (12 multis au départ, record pulvérisé par Lemonchoix), l’Orma allait repartir. Raté : ils ne sont aujourd’hui que quatre engagés, certains skippers préférant aller naviguer dans les eaux plus attirantes de l’Imoca. "Depuis plusieurs mois, on travaille car on veut repartir sur de bonnes
bases. On a tout mis sur la table, étudié toutes les pistes : on s’est complètement remis en question". Franck David n’en dira pas plus. Parce que rien n’est acté. "Parce qu’on est encore dans une phase de restructuration, voire de réflexion".  Mais selon le régatier de l’île d’Arz, "tout sera décidé, je l’espère, mi juin. Là, on sera en mesure de donner le programme pour les années à venir".

"Ça n’accouchera pas d’une souris"
A la lecture du calendrier 2007, on a compris que l’Orma avait choisi de mettre l’accent sur les courses au large. Exit les ronds dans l’eau entre trois bouées ! Les discussions ont été animées sur la question de la monotypie et sur celle de la limitation des budgets. "Ce sont des pistes mais il y en a d’autres. Tout cela passera au final par un vote des membres de la classe".
L’avenir de l’Orma passe aussi par l’internationalisation de la classe, donc par "l’arrivée de nouvelles têtes". Franck David y travaille. Patrick Chapuis, le nouveau président, aussi. "Cette fois, je peux vous assurer que ça n’accouchera pas d’une souris", affirme David.

45 noeuds 5-8 mètres de creux
En attendant, ce week-end, les multis se contenteront d’un prologue samedi… et d’un autre dimanche. "Ils sortiront tôt, juste avant le coup de vent".  Un vent de secteur sud-ouest qui se renforcera dans la nuit de dimanche à lundi pour atteindre 45 nouds dans le golfe de Gascogne. Le tout générant une mer forte avec des creux de plus de 5 mètres.
Le départ de cette première épreuve du championnat 2007, affectée du coefficient 3, sera donc donné lundi après-midi, voire mardi, pour les quatre équipages engagés : Gitana XII (Lionel Lemonchois), Banque Populaire (Pascal Bidégorry), Groupama 2 (Franck Cammas), Sopra Group (Antoine Koch).

Le calendrier de la saison
Lease Challenge (Lorient, cap Finisterre
Fastnet et Lorient) du 12 au 18 mai
Trophée des multicoques de Lorient du 19 au 20 mai
Trophée SNSM (Saint-Nazaire – Saint-Malo) le 24 juin
Défi de Douarnenez du 13 au 15 juillet
Rolex Fastnet Race (Cowes-Fastnet-Plymouth) le 12 août
Transat Jacques Vabre en double (Le Havre-Salvador) le 4 novembre.

Philippe Eliès

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Demi-finale TNZ – Desafio Español

Desafio Espanol
DR

A la conférence de presse, tenue hier soir à Valencia, le skipper néo-zélandais Dean Barker a déclaré : « Choisir son adversaire c’est comme choisir son propre poison. Les challengers ont beaucoup progressé en trois semaines. Régater en course est toujours plus intense que de s’affronter en interne comme c’est le cas du Defender mais je pense néanmoins que Alinghi sera très difficile à battre. »
 
La compétition change désormais de visage. Les demi-finales se courent au meilleur des cinq matches, en « face à face » dans chacune des deux paires. Une victoire rapporte un point et la première équipe à gagner cinq points se qualifie pour les finales. Les points acquis jusqu’ici ne jouent pas pour la suite de la compétition, le compteur des quatre qualifiés est remis à zéro. Les régates reprennent le 14 mai, les demi-finalistes ont donc quatre jours « off » avant d’en découdre à nouveau sur le plan d’eau valencien.
 
Après ces deux Round Robins âprement disputés entre les onze challengers, sept défis ont définitivement quitté la 32e America’s Cup : Victory Challenge, Mascalzone Latino – Capitalia Team, Team Shosholoza, Areva Challenge, + 39 Challenge, United Internet Team Germany et China Team.
 
Toutes ces équipes ont essayé d’inverser la logique, financière, technologique et sportive, mais comme le précisait le barreur français Sébastien Col après l’élimination de son équipe : « Quels que soient les espoirs ou l’intensité des matches, la hiérarchie est toujours respectée. » Lors de la conférence des skippers, ces équipes ont émis le souhait d’être présentes pour la 33e America’s Cup. Les trois pays engagés pour la première fois dans l’America’s Cup, l’Afrique du sud, l’Allemagne et la Chine, ont donné une nouvelle dimension à l’événement.

Mark Sadler, skipper de  Team Shosholoza : « Cette campagne a été un grand voyage pour toute l’équipe. Nous avons été très proches de nos adversaires et nous sommes fiers du travaille accompli. La voile est méconnue en Afrique du sud et les régates ont été diffusées en direct quotidiennement. Je pense que cela, ainsi que nos performances, nous aidera à lancer une seconde campagne.»
 
Areva Challenge, + 39 Challenge, Mascalzone Latino – Capitalia Team et Victory Challenge ont bien terminé la compétition, les Napolitains et les Suédois étant les derniers éliminés de la Louis Vuitton Cup aujourd’hui.
 
Magnus Holmberg, skipper de Victory Challenge : « Nous allons faire le bilan de notre campagne pour capitaliser sur notre travail et préparer la prochaine édition. Nous avons pris un plaisir fantastique pendant cette Louis Vuitton Cup. Même si je régate depuis plus de dix ans, être entouré de compétiteurs me fait encore apprendre tous les jours. C’est ce que permet une épreuve comme l’America’s Cup. »
 
Source America’s Cup

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Tandem Jourdain – Nélias sur la Barcelona World Race

Jourdain Nelias Veolia Barcelona World Race
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Pour l’accompagner dans cette aventure de 25 000 milles, Roland Jourdain a choisi d’embarquer Jean-Luc Nélias. Féru de météo et fin navigateur, ce marin possède une très grande expérience de la course au large. Il a participé à presque toutes les courses transocéaniques en multicoques dans lesquelles il a notamment épaulé Paul Vatine, Jean Maurel, Serge Madec avant d’être skipper de son propre trimaran de 60 pieds.
 
Les deux marins sont des amis de longue date et partagent beaucoup de choses à terre comme en mer. Après avoir tiré leurs premiers bords à l’Ecole de Voile de Fouesnant Cap Coz, Roland Jourdain a souvent fait appel à Jean-Luc pour ses courses en double et en équipage sur Figaro ou sur son monocoque 60’. Ensemble, ils ont participé à deux transats (en 1992 et en 2006), au tour des îles britanniques (en 2005) et à des grands-prix en multicoque (skippé cette fois par Jean-Luc). Jean-Luc Nélias a également été le routeur de Roland dans la dernière Route du Rhum, qu’il a remporté avec brio. Cette victoire a naturellement renforcé leur confiance mutuelle.
Leur avantage dans la course sera sans doute l’expérience commune, leur connaissance du large et leur complémentarité. « Dans une course en double, l’expérience commune est forcément très importante, cela fait gagner du temps, confie Jean-Luc Nélias. C’est avec Roland que j’ai le plus navigué… Il connaît mes défauts et je connais les siens ! »
 
Le format original de la course en double permettra aux deux marins de tirer au maximum le potentiel du monocoque Veolia Environnement, déjà rodé à la navigation autour du monde lors du Vendée Globe en 2004. « Le double, c’est génial, souligne Roland. On y mène les bateaux à 100% tout en vivant de belles périodes de solitaire quand on est seul sur le pont. »
 
La Barcelona World Race comme préparation du Vendée Globe 2008
Roland fait partie de ces marins qui ont estimé que ce tour du monde en double sera un véritable tour de chauffe pour le Vendée Globe qu’il courra en solitaire l’année prochaine. « Plus on navigue et plus on apprend, surtout en course, avoue Roland. Que ce soit au niveau technique, météorologique ou humain, on peut toujours progresser. C’est l’un des grands intérêts de la voile, qui n’est pas uniquement un sport physique. La maturité y est atteinte plus tard que dans les autres sports. »

Source Véolia
 

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Baptême du voilier Generali J-1, Zidane à La Trinité sur mer

60 pieds Générali
DR

Yann Eliès est arrivé hier depuis son port d’attache de Lorient, effectuant en l’occasion la troisième sortie de son tout nouveau monocoque mis à l’eau la semaine dernière. Le skipper Briochin a profité des bonnes conditions météo du jour, vent modéré et mer plate, pour effectuer une nouvelle sortie d’essais. Yann a décidé de monter très progressivement en puissance dans la mise au point de son bateau. La Calais Round Britain en juin ne constituera jamais qu’un galop d’essai avant de disputer avec plus d’autorité la course du Fastnet en août.

Le baptême d’un voilier est toujours un moment important pour un marin qui consacre des années à obtenir la chance de pouvoir disposer du voilier de ses rêves. C’est le cas de Yann Eliès qui a investi dans ce projet toute l’expérience et le savoir accumulés en près de 15 ans d’une carrière ponctuée de succès retentissants tant en Figaro qu’en maxi-multicoques. « Je suis heureux de pouvoir remercier demain lors de cette journée si importante tous ceux qui m’ont fait confiance et qui m’ont donné les moyens de disputer dans les meilleures conditions imaginables, à l’automne 2008, le Graal des marins, l’Everest des épreuves hauturières, le Vendée Globe. »

Zizou dans la Mecque de la course au large…
Zinedine Zidane, jeune retraité du football, découvre à travers Yann l’univers si particulier et si loin des paillettes de la course au large. Marseillais bon teint, il aime la mer et la tranquillité qu’elle lui procure lors de sorties en famille. Avec Yann, il découvre que le sport de haut niveau se conjugue aussi sous les embruns et au ras des vagues. Privilège rare, le skipper de Generali lui a aujourd’hui confié la barre de son plan Finot-Conq ; « Ses célèbres appuis ne lui ont pas servi à grand chose aujourd’hui » raconte Eliès, « Mais il m’a surpris par son sens du vent et sa qualité à la barre… ». Zizou a apprécié. Il en redemande même puisque rendez-vous est pris pour une sortie autrement plus sérieuse lorsque le bateau sera optimisé, « avec une nuit à bord de préférence » dixit le Ballon d’Or 1998.

Trois questions à Yann Eliès

Q. : Une journée pariculière se termine et demain sera encore plus spécial…
Yann Eliès : « Je vis au jour le jour depuis la mise à l’eau du bateau. Le baptême et le cassage de bouteille, les premières navigations et la relation quasi-charnelle que l’on établit avec le bateau,  la venue de ce personnage hors du commun qu’est Zinedine Zidane, parrain du bateau, sont autant de grands moments que je savoure à leur juste valeur, en mesurant la chance qui m’est donnée.

Q. : Quelle relation est en train d s’établir ente vous et Zidane à travers le bateau ?
Y. E. « Marseillais, il a une relation particulière à la mer qu’il considère à juste titre comme un espace de liberté, de tranquillité et de bonheur. Ce lien commun fonctionne bien entre lui et moi. La petite sortie aujourd’hui que nous avons effectué lui a donné l’envie d’aller plus loin, de passer une nuit en mer et de connaître davantage encore notre univers et ce à quoi un vendée Globe peut ressembler. Il ne connaît pas encore toute la dureté de notre sport mais il a perçu la difficulté d’affronter seul les éléments à bord d’une telle machine. Il a à cet égard du respect pour ce que je fais. »

Q ; Etes vous superstitieux par rapport au rituel de la bouteille demain ?
Rires : « Nous allons faire ce qu’il faut pour que la bouteille casse. En ce qui concerne la superstition, je suis plutôt du genre à les transgresser, come lors de ce Figaro où, ayant remporté un prologue, on ne donnait pas cher de ma peau, et dont j’ai réussi ç gagner une étape. »

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Victoire sudiste à Pornichet

GP Atlantique Mumm 30 Elcimaï ville de Marseille Dimitri Deruelle vainqueur Pornichet
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Le comité de course avait annoncé la couleur en précisant aux 20 équipages qu’un maximum de régates seraient courues en ce long week-end du 8 mai. 12 manches en quatre jours dans un vent d’ouest qui s’est renforcé pour atteindre 20 nœuds en fin d’épreuve, c’est le copieux programme proposé par l’APCC Voile Sportive. Le plus régulier dans ces conditions est sans nul doute Dimitri Deruelle sur Elcimaï – Ville de Marseille qui a réalisé une grosse performance en remportant l’épreuve sans même courir intégralement la dernière manche. Et même si une légère baisse de régime s’est fait ressentir dans le gros temps les Phocéens ont fait un carton en plaçant les seconds, Côtes d’Armor Bleu (Mickael Aveline) à plus de 13 points.
 
Dimitri Deruelle, skipper Elcimaï – Ville de Marseille
« C’est une belle victoire, nous faisions figure de favoris et avons su relever le défi. Le début de régate était presque parfait en revanche il reste du travail à faire, nous ne sommes pas complètement à l’aise dans la brise, notre préparation est plutôt axée vers le petit temps et le medium. Le bilan est donc très positif. »
 
Du côté des Costarmoricains, on se félicite de cette belle deuxième place qui traduit la forte implication de toute une équipe. Le Centre Départemental de Voile des Côtes d’Armor mise sur des jeunes très motivés et les performances réalisées au Spi Ouest et au Grand Prix Atlantique prouvent que la sauce est en train de prendre.
 
Mickael Aveline, skipper de Côtes d’Armor Bleu
« Nous avons toujours été dans les bons coups, notre plus mauvaise manche est une place de 7ème, la régularité a payé. Nous sommes un des équipages qui navigue le plus, on a déjà fait deux tours de Bretagne depuis le début de saison puisque on se rend sur les compétitions toujours par la mer. »
 
Ile de France (Nicolas Pauchet / Victor Lanier) prend la 3ème place du Grand Prix en remportant une des deux manches du jour, l’autre revient à Camus Immobilier (Pierre-Loïc Berthet) qui échoue au pied du podium pour la dernière régate de cet équipage cette saison.
 
Greg Evrard, tacticien de Camus Immobilier
« Qui aurait cru que nous puissions terminer cette régate à la 4ème place après notre désastreux début de compétition (20ème et dernier à l’issue de la première journée). On a su réagir et progresser de jour en jour. Nous avions à cœur de réussir quelque chose ici pour notre dernière compétition ensemble. Faute de budget, on va tous intégrer d’autres équipages pour le Tour de France à la Voile 2007 mais l’objectif est de revenir plus fort dès 2008.»
 
Il se murmure en coulisse que Pierre-Loïc Berthet et Greg Evrad devraient venir gonfler les rangs d’Ile de France, les autres se partageront entre Elcimaï – Ville de Marseille et peut-être Courrier Dunkerque. Une information que Dimitri Deruelle va certainement prendre très au sérieux. Chez les étudiants, Les Saisies – INSA (Sylvain Leboeuf) rentre dans les dix premiers, de bon augure pour le Tour de France à la Voile qui s’annonce encore une fois des plus disputés. Rendez-vous à Dunkerque le 28 juin pour découvrir la prochaine aventure du Championnat de France des Equipages 2007.

Source GP Atlantique Mumm 30

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J-8 pour la Semaine de Porquerolles

Semaine de Porquerolles
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Centenaire de la jauge Métrique, Coupe de l’America à Valence… Porquerolles ne pouvait manquer l’occasion de saluer à sa façon la voile régatière et sportive de tradition ; 5 somptueux 12 mJ admirablement restaur&eacu  te;s et au mieux de leur forme constitueront cette année la Classe "Invitée", à l’orée d’une saison particulièrement riche puisqu’en plus d’illuminer le plan d’eau de Valence, les 12 mJI disputeront en septembre leur championnat du monde à Cannes.

 Du plus petit, un Sormion 28, au grand 12 mJ "Sovereign" et ses 21 mètres, le charmant petit port de Porquerolles s’apprête à accueillir dès le prochain week-end la joyeuse effervescence propre aux grands rendez vous nautiques depuis longtemps préparés dans le confinement des chantiers d’hiver. Les plus beaux voiliers de série dûment répertoriés en 3 classes ORC 1, ORC 2 et ORC 3 en vertu de l’Armada d’A 40 et d’A 35. Une dizaine de ces unités sera présente. Le A 35, voilier de l’année 2007 selon un magazine spécialisé, vient de s’imposer au Spi Ouest France. Si le Mistral ne vient pas jouer les trouble-fêtes, l’ambition du Comité de course placé comme à l’accoutumé sous l’autorité de Nathalie Peberel est de lancer un maximum de courses au contact, avec l’incontournable parcours côtier entre entre Port Cros, Iles du Le  vant et presqu’île de Giens.

 *La jauge IMS (International Measurement System) calcule les ratings de temps compensé d´un très grand nombre de voiliers,  à partir des modèles de prédictions de vitesse basées sur des principes d´hydro et d´aérodynamique. L’ORC Club est un système de jauge simplifié qui utilise les même modèles de prédiction de vitesse ORC compatible avec l’IMS.

Source Semaine de Porquerolles

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Grand Chelem Néo-zélandais

fly emirates
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Si les noms des quatre équipes qualifiées étaient déjà connus depuis hier mardi, les autres matches du jour gardaient un certain intérêt. Areva Challenge ne parvient pas à s’emparer de la septième place du tableau mais quitte la 32e America’s Cup sur un très beau match face à Team Shosholoza. Les trois autres rencontres ont été marquées par la victoire des challengers italiens, celle de Mascalzone Latino Capitalia Team qui prend sa revanche sur Victory Challenge, celle de Luna Rossa Challenge qui inflige une sévère leçon au quatrième demi-finaliste Desafío Español 2007, et celle de +39 Challenge qui s’adjuge un troisième succès d’affilée et termine en beauté les Round Robins devant United Internet Team Germany.
 
FLIGHT 11
 
Il aura fallu attendre le dernier match des Round Robins pour connaître le leader des challengers. Après un premier tour en demi-teinte, Emirates Team New Zealand avait entamé la deuxième série de matches éliminatoires en troisième position avec un objectif ambitieux : attaquer les demi-finales de la Louis Vuitton Cup en tête du classement. Pour cela, l’équipe de Dean Barker n’a pas chômé. Vainqueur de tous ses matches du Round Robin 2, elle termine par une victoire éclatante contre le "bulldozer" américain de BMW Oracle Racing, pourtant leader depuis les premiers matches des Round Robins.
 
Après un départ à égalité, USA 98 gagne rapidement deux longueurs d’avance sur la gauche. Dean Barker et ses hommes choisissent aussitôt de s’éloigner de leur adversaire en tentant une option sur la droite du plan d’eau. Et quelle option ! En quelques minutes, NZL 92 prend les commandes et creuse l’écart jusqu’à 250 mètres sur le premier bord de près. L’équipe de Chris Dickson, impuissante face à la fougue néo-zélandaise, ne peut que constater les dégâts : 54 secondes à la première marque, 1:13 à la seconde, 1:27 à la troisième et 1:34 sur la ligne d’arrivée. Avec cette ultime victoire, Emirates Team New Zealand se hisse en tête du classement avec un total de 38 points qui lui permettra non seulement de choisir son adversaire pour les demi-finales de la Louis Vuitton Cup,  mais lui laissera également un avantage psychologique non négligeable pour la suite des événements.
 
Pas de revanche pour Areva Challenge
C’était le deuxième match attendu de cette dernière journée. L’enjeu n’était certes pas si important, mais il offrait la possibilité à deux équipes de niveau similaire de se distinguer dans un ultime face à face. Dans cette rencontre avec Team Shosholoza, les Français pouvaient prendre leur revanche sur un match-aller "crêve cour" et décrocher par la même occasion la septième place du classement devant les Sud-africains. Après un bon départ à l’avantage de FRA 93, Shosholoza revient sur la droite. L’équipe de Sébastien Col s’accroche à quelques mètres derrière mais RSA 83 emmène son adversaire au-delà de la layline de gauche et passe la première marque en tête avec 13 secondes d’avance. Areva ne lâche rien et continue d’attaquer mais les Sud-africains sont passés maître d ans l’art du contrôle et résistent jusqu’à la ligne d’arrivée qu’ils franchissent avec un delta de 14 secondes dont n’ont pas à rougir les Français.
 
Journée italienne
Les trois autres matches sont remportés aujourd’hui par les trois challengers Italiens. Sur le rond nord, James Spithill et ses hommes donnent une petite leçon de match race au Desafio Espanol en prenant en chasse ESP 97 au-délà du bateau comité juste avant le départ. Le bateau espagnol, qualifié depuis hier pour les demi-finales, était barré cet après-midi par Jasper Radich, qui remplaçait Karol Jablonski, et n’a rien pu faire contre son adversaire italien. Il s’incline de 1:54 sur la ligne d’arrivée.
 
Autre revanche, celle de Mascalzone Latino sur Victory Challenge. Les Suédois, qui hier encore étaient en course pour les demi-finales, font un beau match mais ne résistent pas à l’élan napolitain de l’équipe de Vasco Vascotto. Ils perdent leur dernier match de 38 secondes.
 
Après un début de Louis Vuitton Cup difficile, +39 Challenge termine en beauté en signant une troisième victoire consécutive, cette fois contre l’équipe Allemande de United Internet Team Germany.

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L’équipe suédoise toujours en course

victory challenge
DR

Il fallait partir en tête hier sur le plan d’eau de Valencia. Dans une brise thermique bien établie et soufflant autour de 13 nouds, les premiers bateaux à franchir la ligne de départ étaient également les premiers à l’arrivée, à l’exception de China Team qui prend un très bon départ, mais ne fera pas le poids face à Areva Challenge, très à l’aise dans ces conditions.
 
Les Espagnols s’inclinent
Le match du jour opposait Victory Challenge au Desafío Español 2007, les deux dernières équipes encore en lice pour la quatrième place en demi-finales. Les Suédois prennent le meilleur départ du côté gauche de la ligne avec une légère avance sur les Espagnols. Après un duel de plus de 25 virements entre les deux Class America, SWE 96 compte 22 secondes d’avance sur ESP 97 à la première marque. Mais à la fin du bord de portant, les suédois larguent le spi à l’eau au moment de l’affalage. Le Desafío Español lève aussitôt le pavillon rayé rouge et jaune pour réclamer contre son adversaire.
 
A cette heure, aucun document de réclamation n’a encore été rempli par l’équipe espagnole, qui s’incline dans ce match de sept petites secondes. L’enjeu est tel pour ces deux challengers que Karol Jablonski et ses hommes iront probablement au bout de leur démarche pour ne laisser aucune chance aux Suédois. Rappelons que même si le jury décide de ne pas remettre en cause leur victoire, l’équipe de Magnus Holmberg n’est pas totalement maître de son destin. A trois points du Desafío Español, ils devront non seulement remporter leurs deux prochains matches, mais aussi compter sur une défaite de leur principal rival. Affaire à suivre.
 
Les Kiwis invaincus
Le deuxième grand vainqueur de ce Flight 9 est Emirates Team New Zealand. L’équipe de Dean Barker signe ici sa huitième victoire consécutive depuis le début du Round Robin 2 et marque deux points qui lui permettent de creuser l’écart sur son poursuivant, Luna Rossa Challenge. NZL 92 s’impose de 36 secondes face à l’équipe de James Spithill, après un match très propre. Les Kiwis sont à un point du leader BMW Oracle Racing, vainqueur de Mascalzone Latino aujourd’hui. Ils peuvent encore espérer battre le challenger américain lors du flight 11, qui leur permettrait de finir les Round Robins en tête et de choisir leur adversaire pour les demi-finales.
 
Première victoire pour +39
L’équipe de Iain Percy a le sourire aux lèvres ce soir. Après un début de Louis Vuitton Cup difficile, +39 Challenge signe enfin une première victoire dans ce Round Robin. Et quelle victoire ! ITA 85 fait tomber Team Shosholoza, qui comptait encore la semaine dernière parmi les prétendants aux demi-finales. Partie en tête, l’équipe italienne a bataillé dur pour résister aux attaques des Sud-africains. Ce n’est que dans le dernier portant qu’elle parvient à creuser l’écart pour terminer avec un delta confortable de 50 secondes.
 
Cette victoire italienne fait le bonheur des Français. Eliminé depuis deux jours de la course à la quatrième place, Areva Challenge peut maintenant viser la 7e place du classement, actuellement occupée par Team Shosholoza. Après sa victoire contre China Team aujourd’hui, l’équipe de Sébastien Col remonte à trois points des Sud-africains. Les deux équipes seront opposées dans le dernier Flight du Round Robin 2 mercredi. Un match au goût de revanche pour les Français, vaincus au premier tour sur une histoire de pénalité "mal effectuée" à l’arrivée.

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Sérieux ralentissement de la flotte …

Route de lEquateur Class 40 Lepesqueux
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La tête de flotte commence en effet à sérieusement ralentir dans son approche du port de Pointe Noire, pourtant à peine distant cet après-midi de 500 milles pour le premier. Les vitesses des bateaux qui sont actuellement au louvoyage  dans des vents faibles de sud-est illustrent parfaitement ce freinage de la flotte, tout comme leurs trajectoires qui ressemblent aux évolutions d’un CAC 40 en période de doute.

Avec ce ralentissement et ces vents de Sud-Est instables, Philippe Fiston, co-skipper de Région Guadeloupe, le Class 40 maître incontesté de cette seconde Route de l’équateur, voit ses chances de fêter à terre, vendredi, son 35ème anniversaire, comme les fichiers météo pouvaient le lui laisser
espérer hier encore. Et pourtant, les 500 milles qui leur restent à couvrir pourraient passer en temps normal pour une simple formalité après 4 000 milles de course. Mais pas en tirant des bords dans la pétole comme c’est le cas en ce moment.

Après une course disputée à un rythme soutenu, le Golfe de Guinée a donc décidé sur la fin de rester fidèle à sa réputation en brouillant une dernière fois les cartes, même s’il semble avoir déjà jeté son dévolu sur son champion. En effet, les deux plus dangereux challengers de Lepesqueux/Fiston/Maslard, les équipages de Philippe Monnet et de Patrice Carpentier n’arrivent pas recoller aux basques des « normands-guadeloupéens » de Région Guadeloupe et à neutraliser les 50 milles perdus ces deux derniers jours sur le leader.

Le malheur des uns faisant souvent le bonheur des autres, Deep Blue qui vient de s’emparer de la 4ème place au détriment de Sidaction CMA-CGM est bien revenu sur le trio de tête,  laissant Aubry/Carpentier/Nicol un peu groggy par la belle remontée de Florence Arthaud, Luc Poupon et Alexia Barrier ces trois derniers jours.

Même en arrivant ce WE, les 5 premiers concurrents n’ont pas à se faire de souci pour leur intendance car leur cambuse est suffisamment approvisionnée pour subvenir aux appétits des équipages, d’autant que la chaleur omniprésente se révèle être un excellent coupe-faim.

Ce n’est pas la même musique à l’arrière de la flotte. Dieu merci l’équipage de Frédérique Bruler a tiré profit d’une pluie diluvienne il y a deux jours pour refaire ses niveaux en eau potable. Côté nourriture, il est fort probable que le skipper de Association Espace Enfance sorte un livre de
recettes de cuisine à l’issue de la course sur l’art de faire du thé et de cuisiner les pates sans eau chaude (prévoir une nuit de détrempage). Gageons que cet ouvrage sera interdit de traduction en Angleterre et en Italie.  En effet Frédérique a avoué à la vacation ce matin que leur bateau était équipé d’un réchaud à alcool dont le fonctionnement la laissait dubitative et que
dans le doute elle préférait s’abstenir de le solliciter depuis le départ. Recommandation aux organisateurs : Prévoir à l’arrivée pour cet équipage un solide repas chaud aux délicieuses saveurs congolaises.

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