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Livre. Les Champions de la Vallée des fous par Christian Le Pape

Les champions de la vallée des fous

30 ans du Pole Finistère Course au large de Port-la-Forêt.
Christian Le Pape a vécu une aventure humaine, sportive et économique exceptionnelle pendant 30 ans : la création du premier centre d’entraînement à la course au large en France dont sont issus les plus grands skippers français de Michel Desjoyeaux, à Franck Cammas, d’Armel Le Cleac’h à François Gabart. à travers son expérience personnelle, de fondateur et directeur du Pôle Finistère Course au large à Port-la-Forêt, il nous raconte dans ce livre riche et dense, l’évolution de ce groupe de navigateurs, la découverte des jeunes talents, le quotidien de leur entraînement, les clés de la performance tout en revivant les temps forts de la course au large, sur la Solitaire, le circuit ORMA ou sur le Vendée Globe. Un témoignage unique sur la course au large à la française, de son évolution amateur vers la professionnalisation.

Jérémie Beyou, Franck Cammas, Charles Caudrelier, Charlie Dalin, Michel Desjoyeaux, Eric Drouglazet, Yann Eliès, François Gabart, Roland Jourdain, Tom Laperche, Jean Le Cam, Armel Le Cléac’h, Nicolas Lunven, Pierre Quiroga, Yoann Richomme, Vincent Riou, Sébastien Simon, Nicolas Troussel.
A eux tous, ils ont remporté les compétitions majeures de la course au large internationale : Cinq Vendée Globe, deux Volvo Ocean Race, cinq Route du Rhum, vingt-six Solitaire du Figaro, des records du Tour du Monde à la Voile en solitaire ou en équipage.
En complément de leur talent hors norme, ces champions partagent un point commun : leur appartenance au Pôle Finistère Course au large. Le lieu n’abrite aucune vallée. Le port créé dans les années 70 n’accueille aucun fou mais y développe un écosystème course au large performant et raisonné. Certains navigateurs sont à l’origine de cette structure de formation unique au monde. D’autres, plus jeunes appartiennent aux filières de détection mis en place pour assurer une efficacité sportive intergénérationnelle.
Pendant toutes ses années, Christian Le Pape a eu la chance de contribuer à cette exceptionnelle aventure humaine sportive et économique. A travers son expérience personnelle, de fondateur et directeur du Pôle Finistère Course au large, ce livre raconte l’évolution de ce groupe de navigateurs, la découverte des jeunes talents, le quotidien de leur entraînement, les réussites et les déceptions.

Christian Le Pape Christian, né le 29 juillet 1957 à Quimper, est marié et père de trois enfants. En 1990, Professeur d’Education Physique et Sportive à la Direction Départementale Jeunesse et Sports du Finistère, il initie avec Loic Ponceau une formation collective des skippers finistériens pour préparer la Solitaire du Figaro. En 1995, il devient directeur du Pôle Finistère Course au Large à Port-la-Forêt. Une structure qui bénéficie aujourd’hui d’une notoriété internationale. Elle accueille la majorité des vainqueurs du Vendée Globe, de la Route du Rhum, du circuit monotype Figaro. Retraité depuis juin 2021, il suit avec beaucoup attention, le parcours sportif de ses fils Martin, Victor et de son gendre Charlie Dalin.

29 € TTC – Format : 272 pages – Cahier photos – 90 photos – 22,5 x 14,0 cm –
Pour Commander : https://www.courseaularge.com/produit/champions-de-vallee-fous-christian-pape

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Imoca. Guirec Soudée en double avec Roland Jourdain

Guirec Soudée prendra le départ de sa première Transat Jacques Vabre avec Roland Jourdain. Les deux hommes se connaissent depuis 2013 et le bateau n’est autre que l’ancien Véolia avec lequel Bilou a remporté la Route du Rhum.

La scène se passe en 2013, une éternité pour la course au large et pour Guirec, surtout. Le jeune breton a alors 21 ans et vient tout juste de débuter un tour du monde. Sauf que des problèmes techniques dans le Golfe de Gascogne l’obligent à rebrousser chemin. Il amarre alors Yvinec au port de Concarneau et rencontre les femmes et les hommes de Kairos, la base et l’incubateur de projets dirigés par… Roland Jourdain.

« Je me suis vite rendu compte de qui j’avais en face de moi, de son palmarès, de ce qu’il avait fait », se souvient Guirec. Le jeune homme se fait embaucher par l’équipe d’Under The Pole, un projet hébergé par Kairos, pour préparer leur départ et se retrouve à partager une navigation avec ‘Bilou’, buvant littéralement ses paroles mais n’osant l’aborder directement. « Il était très pointilleux, savait expliquer le moindre détail. J’avais des centaines de questions à lui poser mais j’étais impressionné. Je l’observais, j’écoutais, j’étais marqué par toutes ses connaissances ». Avec du recul, ça amuse ‘Bilou’ : « Je me souviens de Guirec à la cantine, de son enthousiasme ». Plus tard, par médias interposés, il découvre l’aventurier, le téméraire, les péripéties de ce gamin qui ne lâche rien sur les mers du globe. « Je me disais qu’il était joyeusement fou », sourit Roland.

Leur binôme, comme une évidence

La suite se déroule quelques années plus tard. Quand le projet Vendée Globe du jeune skipper émerge, il pense tout de suite à ‘Bilou’ pour héberger son IMOCA. « Affectueusement, on avait envie d’accueillir son projet, de l’aider dans cette nouvelle aventure », explique Roland.
« C’était une évidence pour moi d’aller là-bas », poursuit Guirec. Cette « évidence » s’est également imposée lorsque Guirec a évoqué les options concernant l’identité de son prochain co-skipper pour la Transat Jacques Vabre entre Le Havre et la Martinique.

Leur histoire commune va donc connaître un nouveau chapitre tout au long des prochains mois. « ‘Bilou’ a une expérience de dingue en étant quelqu’un de très simple. Je sais que ça va matcher », sourit Guirec. Le skipper de Freelance.com garde en tête les mêmes objectifs : continuer à apprendre, à gagner en automatismes, en fluidité et en aisance sur le bateau. Et pour cette montée en puissance, l’expérience de Roland Jourdain sera particulièrement précieuse. « Ce sera hyper enrichissant, explique le navigateur de Freelance.com. ‘Bilou’ a une solide expérience des projets IMOCA avec trois participations au Vendée Globe, deux victoires à la Route du Rhum et un rôle dans nombre de projets, notamment celui de Yannick Bestaven, vainqueur du dernier Vendée Globe ».

Roland Jourdain partage son enthousiasme. Le skipper dit que leur duo « tombe sous le sens », qu’un « mec comme Guirec, on a tout de suite envie de le suivre ». « Il monte son projet avec sérieux, bonne humeur, entrain… C’est tout ce que j’adore ! » En s’associant à Guirec, ‘Bilou’ va également retrouver le pont d’un bateau qu’il connaît… très bien ! C’est en effet à bord de Freelance.com, qui s’est un temps appelé Veolia Environnement, qu’il a remporté l’une de ses deux victoires à la Route du Rhum, en 2010 (en 13 jours et 17 heures). « C’est la double cerise sur le gâteau, s’amuse-t-il. Je vais prendre beaucoup de plaisir à revivre une transatlantique à son bord ! » Entre transmission, valeurs communes, petits bonheurs et goût pour l’aventure, Guirec et ‘Bilou’ se sont bien trouvés !

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The Ocean Race. Le Jury rendra sa décision le 29 juin sur la demande de réparation d’11th Hour

The Ocean Race 2022-23 - 15 June 2023. Leg 7 start. GUYOT environnement - Team Europe did not keep clear of 11th Hour Racing Team and there was a collision and damage on the boats.

Le directeur de la régate de The Ocean Race, a annoncé que le jury international de World Sailing avait programmé l’audience pour la demande de réparation de l’équipe 11th Hour Racing le 29 juin à 10h00. Il s’agira d’une audience en personne, à Gênes.

Étant donné que le résultat de l’audience de réparation d’11Th Hour peut affecter toute la flotte, le Jury International est tenu de prendre des dispositions aussi équitables que possible pour tous les bateaux concernés et souhaite donc donner à l’ensemble de la flotte IMOCA le droit d’être présent à l’audience pour présenter leur point de vue et poser des questions.

En conséquence, le Jury International, agissant selon les Règles de Course à la Voile 60.3(b) , examinera simultanément la réparation pour Team Holcim-PRB, Team Malizia, Biotherm et GUYOT environnement – Team Europe, suite à la collision au début de l’Etape 7 . L’incident a conduit 11th Hour Racing Team et GUYOT environnement – Team Europe à abandonner l’étape avec dommages et 11th Hour Racing Team a ensuite déposé une demande de réparation.

L’équipe GUYOT navigue vers son port d’attache en France tandis que 11th Hour Racing Team a réparé son IMOCA et fait route vers Gênes avec l’intention de disputer la dernière course In-Port de cette édition le 1er juillet.

Le jury international de World Sailing est composé de six membres du jury, dont le président du jury Andres Perez

Une demande de réparation est raisonnablement courante dans le sport de la voile et les procédures d’audience sont bien établies, comme indiqué ci-dessous.

La section pertinente dans les Règles de course à la voile est la règle 62.1 , qui stipule, en partie :
Une demande de réparation ou la décision d’un jury d’envisager une réparation doit être fondée sur une réclamation ou la possibilité que le score ou la place d’un bateau dans une course ou une série a été ou peut être, sans que ce soit sa faute, aggravé de manière significative par… une blessure ou un dommage physique à cause de l’action d’un bateau qui enfreint une règle… et a effectué une pénalité appropriée ou a été pénalisé…

Avec la règle 64.3. Décisions sur réparation : Lorsque le comité de réclamation décide qu’un bateau a droit à réparation selon la règle 62, il doit prendre un arrangement aussi équitable que possible pour tous les bateaux concernés, qu’ils aient demandé réparation ou non. Il peut s’agir d’ajuster le pointage ( voir la règle A9 pour quelques exemples ) ou les temps d’arrivée des bateaux, d’abandonner la course, de laisser les résultats en place ou de prendre d’autres dispositions…

La décision du Jury International sur la Demande de Réparation sera communiquée dès que possible après sa prise.

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Vendée Globe. Elodie Bonafous, lance la construction d’un imoca neuf pour le Vendée Globe 2028-29

Elodie Bonafous skipper du Figaro3 Bretagne CMB Oceane, à l’entrainement en baie de Port la Foret le 18 Février 2020, photo © Jean-Marie LIOT

Elodie Bonafous annonce son projet Vendée Globe 2028 avec l’écurie Horizon29 et le Groupe Quéguiner qui lance la construction dès juillet d’un Imoca neuf signé Verdier chez CDK avec Mer Concept.
C’est un rêve de petite fille” raconte Elodie Bonafous qui pense au Vendée Globe après avoir suivie, enfant, les exploits d’Ellen MacArthur. Après 4 saisons en Figaro. Elle continuera encore une saison avant de s’atteler à la navigation en Imoca dont la mise à l’eau est prévue en 2025. L’écurie devrait donner plus de détails du projet par la suite. Cette annonce sert avant tout à rassembler d’autres partenaires autour du projet.

« J’ai rencontré Bertrand sur le circuit Figaro Bénéteau en 2021 en Baie de Morlaix lors d’une étape à Roscoff. Nous sommes tous les deux fiers de nos racines et des valeurs bretonnes. Rapidement, nous avons entrepris une collaboration sur le circuit en 2022. Bertrand a toujours souhaité se projeter dans l’avenir. Le circuit IMOCA Globe Series était un objectif pour nous deux, mais pour s’engager nous voulions réunir plusieurs ingrédients : un bateau rapidement optimisé, de nouvelle génération, un chantier performant tout en étant bien entourés. » déclare Elodie Bonafous.

C’est ainsi que Bertrand Quéguiner a décidé de lancer, dès cet été, la construction d’un IMOCA, dont la mise à l’eau devrait intervenir en janvier 2025. Car un bon timing est un élément essentiel en vue d’acquérir de l’expérience sur un bateau très technique, tout comme d’accroître les performances du tandem skipper – bateau. Qui plus est, l’attractivité du Vendée Globe, couplée à ses nouvelles règles de qualification nécessitent désormais d’être prêts très tôt. C’est ainsi la première fois que la construction d’un bateau neuf est programmée en vue du Vendée Globe dans deux éditions (2028/29).

Pour ce nouveau challenge, le binôme Bertrand QUEGUINER et Elodie BONAFOUS ont décidé de s’offrir les services de la structure Mer Concept fondée et dirigée par François Gabart, à Concarneau. « Bien qu’absent du circuit IMOCA depuis sept ans, je suis resté informé du marché et du programme proposé par la Classe. En tant que Team Manager, mon souhait était de travailler avec des experts et des acteurs du territoire pour la construction de l’IMOCA, enrichi de l’expérience des équipes d’ingénieurs de Mer Concept. Notre Imoca sera mis à l’eau en janvier 2025.» se réjouit Bertrand Quéguiner.

Elodie Bonafous, figure montante de la course au large

De sa Baie de Morlaix aux bancs du Pôle France de Port La Forêt, la navigatrice a bien grandi. Arrivée en 2020 sur le circuit Figaro, la méthodique et rigoureuse Elodie Bonafous a su rapidement se faire un nom. Devenant même la première française à se hisser sur un podium d’étape de la mythique Solitaire du Figaro en 2022. « Petite sur mon optimist, je me prenais pour Ellen MacArthur, alors évidemment la construction d’un IMOCA avec la participation au Vendée Globe, m’a toujours fait rêver. Je vais tenter d’être à sa hauteur car notre objectif avec Bertrand QUEGUINER est d’être sur le podium du Vendée Globe 2028. J’ai donc 6 ans pour faire mes classes » explique Elodie Bonafous tout sourire.




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Vendée Globe. Eric Bellion révèle son bateau révolutionnairement simple

Eric Bellion . Stand As One . Imoca... ©Yves Quere

Eric Bellion révèle les formes de son nouveau bateau à dérives en forme de scow qui se veut révolutionnairement simple pour faire le Vendée Globe et The Ocean Race Europe. Il s’appellera STAND AS ONE, traduction de Comme un Seul Homme.

Les premiers mots d’Eric Bellion : «Je me concentre toujours sur la suite mais là, je me suis fait rattraper par l’émotion quand le bateau est sorti, en musique, avec toute l’équipe… C’est tout ce que l’on a construit avec Marie, tous les efforts depuis 3 ans, on les prend en pleine figure. C’est 3 ans de travail, de doutes, de nuits blanches, d’envies d’abandon, d’engueulades, de conquête. C’est mon 7ème projet, ça me touche toujours autant. Ce bateau c’est un graal. Quand tu es marin, tu as plusieurs rêves : réaliser le Vendée Globe et aussi construire ton propre bateau. Alors construire son bateau POUR le Vendée Globe, c’est un truc de fou.”

Rechercher le moins pour aller vers le mieux
Loin de la course à l’armement et des choix extrêmes, le monocoque STAND AS ONE n’est pas un bateau qui vole. Celui qui a toujours fait de la différence une force, souhaitait un bateau raisonnable et fiable pour aller loin et longtemps. Eric Bellion et son équipe ont dévoilé, aujourd’hui à Port la Forêt, un IMOCA au look singulier : un monocoque à nez rond et aux jambes droites.

Eric Bellion : Je suis très fier de sortir quelque chose de radicalement différent. C’était un gros chantier avec son lot de galères, mais on l’a fait ! Unis, les êtres humains sont capables de véritables prodiges.
On a partagé nos recettes, mis en commun nos outils, nos connaissances, pas de recroquevillement sur soi, pas de secret. On a innové humainement et je suis persuadé que ça aura plus d’impact que l’innovation technologique. C’est dans la prise de risque et l’inconnu qu’on arrive à s’accomplir. C’est un projet différent, un projet d’outsider »

Ce choix de la sobriété est le fruit d’une réflexion menée avec Jean Le Cam, 4ème du dernier Vendée Globe à bord d’un bateau à dérives. Les deux skippers ont poussé leur collaboration à un point jamais atteint puisqu’ils ont tout mutualisé (savoir, budget, partenaire…) pour construire deux bateaux 100% identiques. Pour réaliser ce projet différent et ambitieux, il leur fallait un architecte visionnaire. David Raison, celui qui a remis au goût du jour les scows, était l’homme de la situation.

David Raison : « J’ai suivi le dernier Vendée Globe et comme tout le monde j’ai été bluffé par les performances de Jean et des autres coureurs sur des bateaux plus anciens ou sans foils. On voyait les budgets IMOCA flamber car ces projets induisent beaucoup de complexité, au niveau des études, de la maintenance et de la construction. Les projets s’en trouvent alourdis financièrement et en termes d’équipe. On gagne aussi du poids car les foilers ont une carène renforcée, il y a le poids des foils et des renforts structurels, etc… Un bateau à dérives permet donc d’avoir un gain de poids, de temps et aussi de fiabilité.
Faire mieux, ou pareil avec moins, ça s’inscrit dans les limites environnementales auxquelles nous sommes confrontés. Pour moi, c’est un projet d’avenir. Il faut que ça marche parce que c’est un projet qui nous dépasse. En termes de portée et de signification, il dépasse le Vendée Globe, le sport et l’aventure.»

Des rêves de Vendée Globe accessibles

L’objectif était aussi de prouver qu’il est possible de construire un bateau neuf à moindre coût. Une vision et une démarche novatrices qui devraient en inspirer plus d’un. Faire la preuve par l’exemple, inspirer les jeunes coureurs au large qui rêvent d’aventure maritime, montrer une voie différente, ouverte et non élitiste, voilà le désir ultime du trio.

Jean Le Cam : « On regarde beaucoup ce qui se passe chez les Class40. C’est une classe formidable qui a constaté des gains de vitesse importants en quelques années. Sur une Route du Rhum ou une Transat Jacques Vabre, on voit que les Class40 ne sont jamais loin derrière les IMOCA, alors qu’ils coûtent 10 fois moins cher !
On recherche alors à aller un peu plus vite longtemps mais pas à aller très vite peu de temps. Ce qui compte, c’est la moyenne. C’est ce qui est raisonnable selon moi pour faire du solitaire sur un tour du monde.
On voulait aussi monter un projet qui soit ouvert. Ouvert à l’extérieur, ouvert aux autres. Et pour faire ça, il fallait faire des bateaux techniquement plus simples. La complexité fait que l’on s’enferme dans une espèce d’entonnoir. Je préfère les projets accessibles et ouverts plutôt que des projets qui enferment par leur complexité. »

STAND AS ONE, jamais seul

Eric Bellion, skipper . team Stand As One . Imoca : Eric Bellion, skipper . team Stand As One . Imoca © ©Yves QuereEric Bellion navigue depuis plus de 20 ans sur tous les océans du monde, il a terminé 9ème (et 1er bizuth) du Vendée Globe 2016, mais jamais sans perdre de vue son objectif, au-delà de l’exploit sportif et de l’aventure ultime : faire de la compétition la plus solitaire au monde une aventure collective. Six ans plus tard, alors qu’il avait juré qu’il n’y retournerait pas, Éric décide de mettre en place un nouveau projet IMOCA en vue d’une seconde participation, toujours avec cette idée de transmettre ce que l’océan lui enseigne, y compris la gestion des doutes et de la peur.

« Je ne voulais pas retourner sur un Vendée Globe. Je ne voulais pas pousser de l’eau pour rien. J’ai besoin de partager et d’amener les gens à vivre des expériences différentes. Le Vendée Globe est la seule compétition au monde qui exige d’être si seul, aussi loin, aussi longtemps. Si au cœur de l’événement le plus solitaire au monde, on parvient à créer une grande performance grâce à la coopération et la mutualisation alors la démonstration est retentissante. »

Eric Bellion . Stand As One . Imoca : Eric Bellion . Stand As One . Imoca © ©Yves QuereSeul, il ne le sera pas non plus pour la prochaine grande échéance du calendrier 2023 : la Transat Jacques Vabre. C’est avec Martin Le Pape, qu’Eric a décidé de courir la célèbre transatlantique en double au départ du Havre le 29 octobre prochain. Désormais Eric n’a qu’une hâte : retrouver son élément et découvrir sa monture.
Aujourd’hui son bateau devient STAND AS ONE, la traduction anglaise de COMME UN SEUL HOMME, pour s’adapter à des partenaires présents sur la scène internationale. Parmi eux, ALTAVIA, co-armateur du bateau, l’entreprise de Raphaël Palti, a été déterminante dans la réussite de ce projet. Elle a été la première à s’engager aux côtés du team. Altavia, Workday, Saipol, Altice et BFM Business soutiennent le navigateur et l’accompagnent sur ce programme de 3 ans, avec en point d’orgue la course en équipage et par étapes : The Ocean Race Europe.

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Solitaire du Figaro. Paprec partenaire titre pour 5 ans

© Maxince Haïçaguer De gauche à droite : Hervé Favre (Président d'OC SPORT Pen Duick), Florent Schindler (Directeur de l'information, Figaro Nautisme - Météo Consult), Sébastien Petithuguenin (Directeur Général du Groupe PAPREC), Joseph Bizard (Directeur Général d'OC SPORT Pen Duick)

Le groupe Paprec renforce son sponsoring dans la voile et donne son nom à la Solitaire du Figaro après celui de la Transat. La course se dote également d’une nouvelle identité visuelle avec un nouveau logo et une nouvelle charte graphique.

La société Paprec embarque pour cinq ans sur la course en tant que Partenaire Titre. Pour le Groupe, présent depuis plus de deux décennies dans le sponsoring voile aux côtés de grands navigateurs, ce partenariat avec cette course monotype est naturel. Épreuve relevée sur laquelle amateurs et jeunes marins peuvent affronter les ténors de la course au large à armes égales, La Solitaire du Figaro PAPREC, qui a vu éclore de nombreuses légendes de la course au large, fait la part belle aux exploits.
En renforçant son engagement sur la course, PAPREC contribuera encore davantage à la structuration de cette filière d’excellence, ce qui s’inscrit parfaitement dans la volonté du Groupe d’accompagner les jeunes marins au début de leur carrière afin de leur permettre un jour d’accéder aux courses au large les plus prestigieuses.
« La Solitaire du Figaro est une course au large avec un niveau de compétition très relevé et des batailles très disputées. C’est une régate qui symbolise l’idéal de la méritocratie : les budgets nécessaires restent accessibles pour participer en tant que coureur. À armes égales, c’est le talent du marin, mélange de travail acharné et d’aptitudes naturelles, qui fait toute la différence. Paprec est aussi heureux de s’associer à une course dont le caractère durable n’est plus à démontrer. En effet, les Figaro BENETEAU 3 sont des bateaux construits en France et nés pour durer longtemps. Enfin, dans le temps, Paprec souhaite, avec sa vision de long terme ; réfléchir à l’évolution des courses courues en Figaro avec les organisateurs et les membres de la Classe Figaro Bénéteau pour que cette dernière continue d’attirer les meilleurs marins », déclare Sébastien Petithuguenin, Directeur Général de PAPREC.

UNE NOUVELLE IDENTITÉ VISUELLE
Qui dit nouveau nom dit nouvelle identité visuelle, et notamment nouveau logo. Signé Guillaume Verdon de l’agence Logo, ce dernier illustre parfaitement les valeurs de La Solitaire du Figaro Paprec. Le nom du Partenaire Titre est surmonté d’un monogramme représentant le Figaro BENETEAU 3, encadré par un S qui symbolise la marque « La Solitaire du Figaro », ainsi que le parcours de la course. Sa partie supérieure représente de son côté le spi déployé de ce bateau monotype. Les dynamiques obliques du logo permettent quant à elles de mettre en évidence la vitesse de ces bateaux à foils. Enfin, la couronne symbolise le fait que La Solitaire du Figaro PAPREC soit considérée comme la course reine du Championnat de France Elite de Course au Large, l’excellence de l’épreuve et le fait que les meilleurs skippers y ont fait leurs armes. Une dimension qui fait écho au claim de la course : « Ici naissent les légendes ».

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The Ocean Race. 11th Hour Racing Team suspend sa course après une collision au départ avec Guyot environnement – Team Europe !

The Ocean Race 2022-23 - 15 June 2023. Team members meet at the pontoon as GUYOT environnement - Team Europe did not keep clear of 11th Hour Racing Team and there was a collision and damage on the boats.

L’équipe américaine 11th Hour Racing Team, a été contraint de suspendre sa course 15 minutes après le départ de la dernière étape, après avoir subi d’importants dégâts lors d’une collision avec GUYOT environnement – Team Europe.

La collision a endommagé les deux bateaux, qui sont rentrés au port de La Haye. Aucun blessé n’a été signalé. L’équipe GUYOT du skipper Benjamin Dutreux, n’a pas vu le bateau d’ 11th Hour Racing Team et l’a percuté à l’arrière. “Leur bateau est apparu devant moi et c’était trop tard”, a admis Dutreux à quai. “Il était alors impossible d’éviter le contact (après les avoir vus). J’assume l’entière responsabilité. C’est de notre faute bien sûr.”

De son côté, le skipper de l’équipe 11th Hour Racing, Charlie Enright, a déclaré qu’il avait tenté d’éviter un accident, mais une fois qu’il s’est rendu compte que GUYOT ne changeait pas de cap, il était trop tard.

“De toute évidence, c’est une situation extrêmement malheureuse”, a-t-il déclaré après son retour au port. “Nous avons viré sur la layline jusqu’à la marque 4, propre et dégagée ; je ne veux pas spéculer mais il semble que l’autre bateau ne nous ait pas vus. Nous étions le bateau prioritaire. L’impact a été puissant – heureusement tout le monde va bien…

“Des accidents arrivent et je sais qu’il est clair qu’ils ne voudraient pas mettre fin à notre course, tout comme nous ne voudrions pas mettre fin à leur course. Nous devrons juste voir ce qui se passera ensuite. Ce n’est certainement pas fini tant que ce n’est pas fini – ce ne sera pas la raison pour laquelle nous ne finirons pas le travail. Quoi qu’il en coûte, nous le trouverons.”

Peu après 20h30 heure locale à La Haye, GUYOT environnement – Team Europe a annoncé qu’il renonçait à l’étape, et a offert toute assistance à 11th Hour Racing Team.

“Je suis vraiment désolé”, a déclaré Dutreux. “J’espère vraiment qu’ils reviendront et gagneront cette course… Nous essaierons de les aider du mieux que nous pourrons.” Le skipper vendéen et son équipe ont tout fait pourtant pour être au départ de cette dernière étape après avoir démâté.

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Trophée Jules Verne. The Famous Project d’Alexia Barrier avec Idec Sport

Crédit @ Marie Cortial

En un an Alexia Barrier a réussi à monter une bonne partie de son projet fou, The Famous Project : monter un équipage 100% féminin pour s’attaquer au Trophée Jules Verne. Elle a convaincu Idec Sport et le CIC de l’accompagner.

Pour cette aventure, Alexia Barrier s’est entourée des meilleures navigatrices internationales, 7 rockstars de la voile !
– Dee Caffari, co–skipper d’Alexia et recordwoman autour du monde en solitaire
– Helena Darvelid, experte des records de vitesse sur l’eau
– Sara Hastreiter, la navigatrice aux 7 sommets
– Elodie Jane Mettraux, grande spécialiste du multicoque
– Joan Mulloy, du Figaro à l’Ocean Fifty
– Marie Riou, vainqueur de la Volvo Ocean Race
– Marie Tabarly, skipper de Pen Duick VI
Chacune d’elle excelle dans son domaine et est un atout indispensable. Les premiers entraînements ont déjà montré une cohésion parfaite entre ces athlètes de haut niveau, guidés par Jonny Malbon (directeur d’équipe) et Brian Thomson.
Une harmonie tant professionnelle que conviviale qui augure de belles performances nautiques. De nouvelles recrues viendront, prochainement, compléter cet équipage 100% féminin.

Le maxi-trimaran Idec Sport, un bateau de légende
Pour réussir leur pari, les navigatrices vont embarquer sur le maxi-trimaran le plus rapide du monde : Idec Sport, détenteur du record du trophée Jules Verne depuis 2017 en 40 jours 23 heures 30 min et 30 sec.
Mais avant d’apprivoiser la monture, l’équipage va d’abord acquérir les bons réflexes sur le MOD70 Limosa, ex-Spindrift Mana, au cours des prochains mois.
The Famous Project, plus qu’un projet sportif
Au-delà du Trophée Jules Verne, The Famous Project veut inspirer, faire bouger les lignes et les consciences. Une ambition qui repose sur 4 piliers essentiels :
– L’humain pour mettre en lumière les femmes de notre planète.
– L’environnement pour protéger nos océans.
– L’éducation pour sensibiliser et inspirer les jeunes générations
– Le dépassement de soi, le besoin essentiel de coopération et l’exigence inhérents à la course au large
Un programme ambitieux
The Famous Project mettra en place un programme sportif composé de records, de courses et d’entraînements, qui sera associé à un programme de rencontres avec des femmes du monde entier pour échanger sur la parité et la place des femmes dans la société, un programme éducatif en partenariat avec les écoles et enfants qui suivront le projet et un programme scientifique en association avec l’UNESCO.

Des partenaires fidèles et engagés
Pour y parvenir, The Famous Project peut compter sur des partenaires engagés : Le CIC, partenaire fondateur, Groupe IDEC et IDEC Sport, partenaire officiel.
A leurs côtés, l’UNESCO et 4myplanet accompagnent également Alexia Barrier dans son projet. Des alliés privilégiés tant sur le plan sociétal qu’environnemental.
SLAM, l’entreprise italienne, habille le team et bénéficie d’une collaboration technique pour tester et améliorer les vêtements nautiques.

Elles / ils ont dit :
Alexia Barrier, capitaine du Famous Project
“On veut rendre “Famous” les femmes de la planète ! Mettre en avant celles qui osent et donner envie aux autres de sortir de leur coquille, de réaliser leurs rêves.”
« J’ai essayé de me préparer pour un nouveau Vendée Globe mais je n’étais pas en phase avec ce projet. C’est le Trophée Jules Verne et le maxi trimaran qui me font rêver. »

Daniel Baal, Directeur général du CIC
« Ce projet porté par la force d’un collectif de femmes et d’hommes au service de la performance illustre parfaitement notre volonté en tant que banque, société à mission, d’agir afin de faire évoluer la société. Les questions d’égalité femmes-hommes sont autant présentes dans l’entreprise que dans le monde sportif. Ces enjeux nous mobilisent. »
Patrice Lafargue, Président du GROUPE IDEC et IDEC SPORT
« Cette nouvelle aventure scelle le début d’une collaboration unique qui fixe un objectif ambitieux : s’élancer pour le Trophée Jules Verne avec un équipage 100% féminin qui fera tout son possible pour améliorer la marque établie par le maxi IDEC SPORT en 2017 avec Francis JOYON à la barre. Elle est aussi le symbole du partage de valeurs communes pour l’environnement, l’inclusion, la passion, le dépassement de soi et l’engagement. »

Réjane Hervé, UNESCO
« Le Projet FAMOUS s’inscrit directement sur les priorités majeures de l’UNESCO bien au-delà de la recherche océanique, contribuant à nos efforts envers l’égalité des genres et le soutien aux activités sportives en tant que vecteurs d’inclusion sociale. »
Enrico Chieffi, PDG de SLAM

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The Ocean Race. 11th Hour Racing Team l’emporte à La Haye et prend un belle option pour la victoire finale !

11th Hour Racing Team winning Leg 6 in The Hague, June 03 2023.

L’équipe américaine enchaine les victoires. Elle a remporté ce dimanche l’étape 6 arrivant à La Haye après 2 jours 18 heures 11 minutes, et 52 secondes en mer. Une troisième victoire consécutive pour l’équipe, après Newport et Aarhus, et maintenant La Haye.

L’équipage était mené par le Skipper Charlie Enright (USA), Simon Fisher (GBR), Franck Cammas (FRA) et Francesca Clapcich (ITA) , et Pierre Bouras (FRA).

Enright : « Ça a été une étape folle, un beau duel avec Holcim! Tout le monde est épuisé . Nous avons chacun eu peut-être trois à cinq heures de sommeil au cours de toute l’étape. J’ai senti que la victoire était à nous deux minutes avant l’arrivée et que la brise de terre est revenue. Le navigateur Simon Fisher était clairement épuisé « C’était une étape complexe, stressante avec les vents changeants et tous les aléas de la navigation, dans le fjord de Kiel, et tout au long du parcours. À plusieurs reprises, nous avons construit une bonne avance mais cela revenait souvent par derrière. Ces trois jours ont été assez stressants, mais tout le monde s’est battu aussi fort que possible. Je pense que nous avons obtenu le résultat que nous méritions. ”

Francesca Clapcich attendait avec impatience cette course côtière – un style de course dont elle a une grande expérience. « Ça a été une étape de fou, super serrée, et jusqu’à la fin entre nous, Holcim et Malizia. C’est devenu assez stressant à bord parce que nous poussions fort et que nous voulions gagner. Cela fait trois victoires consécutives, et finalement, nous avons un peu de marge entre nous et Holcim-PRB. Nous devons maintenant nous concentrer sur la dernière étape et nous concentrer sur le bon travail jusqu’à la toute fin. ”

Franck Cammas, marin français de la décennie, a rejoint l’équipage à bord de Mālama, pour ce petit saut vers les Pays-Bas. « Ce fut un effort intense de toute l’équipe sur toute l’étape. Cela a été comme une étape de Figaro tout le long ! Presque trois jours avec beaucoup de changement de vent, et les bateaux ont été fantastiques. C’est une course très intense en équipage par rapport à la navigation en IMOCA en équipage réduit. On peut faire toutes les manœuvres qu’on veut, mais chaque manœuvre est compliquée, et on peut perdre beaucoup de temps, mais avec quatre marins à bord, c’est bien de garder la vitesse et de garder le potentiel du bateau tout le temps. ”

L’équipe 11th Hour Racing est désormais en tête du classement général, deux points devant ses rivaux suisses Team Holcim-PRB et six points devant l’équipe allemande Team Malizia.

La dernière étape de la course autour du monde débutera le jeudi 15 juin 2023 à Gênes, en Italie. A 2 200 milles nautiques [2 532 milles | 4 074 kilomètres] étape côtière, en haute mer et en mer intérieure, retraçant une partie du parcours depuis le départ de The Ocean Race 2022-23, de retour à Alicante le 15 janvier.

L’ETA de la flotte à Gênes est prévue pour le 25 juin.

11th Hour Racing Team Crew pour l’étape 5 de The Ocean Race 2022-23 :
Charlie Enright (États-Unis) – Skipper
Simon Fisher (GBR) – Navigateur
Franck Cammas (FRA) – Trimmer
Francesca Clapcich (ITA) – régleur
Pierre Bouras (FRA) – Media Crew Member

Classement général :
5 points = premier ; 4 points = deuxième etc.
Remarque : les étapes 3 et 5 ont marqué le double de points

  1. Équipe de course de la 11e heure – 33 points (4+3+3+3+5+10+5)
  2. Team Holcim – PRB – 31 points (5+5+5+4+8+4)
  3. Équipe Malizia – 27 points (3+2+4+5+4+6+3)
  4. Course Biotherm – 19 points (2+4+2+2+3+2)
  5. GUYOT environnement – Team Europe – 2 points (1+1+0+0+0+0+1)
  • GUYOT pénalisé -1 point pour dépassement du nombre de voiles autorisé

Classement de la course dans le port :
5 points = premier ; 4 points = deuxième etc.

  1. Équipe de course de la 11e heure – 20 points (4+4+5+4+3)
  2. Équipe Malizia – 18 points (5+3+3+5+2)
  3. Biotherm – 14 points (3+0+4+2+5)
  4. Holcim-PRB – 14 points (0+5+2+3+4)
  5. GUYOT environnement – team Europe 5 points (2+2+1+0+0)

Le parcours de l’Ocean Race 2022-23 :
Etape 1 : Alicante, Espagne à Mindelo, Cap-Vert
Etape 2 : Cabo Verde à Cape Town, Afrique du Sud
Etape 3 : Cape Town, Afrique du Sud à Itajaí, Brésil
Etape 4 : Itajaí, Brésil, à Newport, Rhode Island
Etape 5 : Newport, Rhode Island à Aarhus, Danemark
Etape 6 : Aarhus, Danemark à La Haye, Pays-Bas (avec un survol après Kiel, Allemagne)

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Normandy Channel Race. Ambrogio Beccaria et Kevin Bloch l’emportent devant Ian Lipinski et Antoine Carpentier !

Arrivée de la CIC Normandy Channel Race 2023, Ouistreham le 9/06/2023, Photo © Jean-Marie LIOT Images #CICNC2023

Après une dernière nuit de lutte intense au Raz Blanchard et un sprint final en baie de Seine, c’est finalement le Class40 Alla Grande Pirelli (181) qui remporte la 14ème édition de la CIC Normandy Channel Race. Ambrogio Beccaria et Kevin Bloch coupent la ligne d’arrivée en tête à 6 heures 18 minutes et 01 secondes de course. Ils devancent Crédit Mutuel (158) de 33 minutes et 50 secondes. Ian Lipinski et Antoine Carpentier décrochent l’argent sur cette course indécise de bout en bout.

Malgré une flotte qui sera restée compacte et une hiérarchie longtemps disputée sur ce parcours menant les skippers de l’Angleterre au sud de l’Irlande en passant par Tuskar Rock et le Fastnet, le duo italo-français a toujours joué les avant-postes. Après un départ de course intense, dans des conditions soutenues, la flotte a enchainé les premiers passages à niveau à vive allure, alternant de leader au gré des choix stratégiques. Ce n’est que lors de l’ascension de la Mer Celtique après avoir réussi à s’extirper en premier d’une zone de pétole créée par le dévent de Land’s End, qu’Alla Grande Pirelli a réellement pris les commandes de la course. Toujours dans le bon tempo, enchainant des choix tactiques judicieux et des trajectoires d’une extrême propreté, le talentueux skipper italien et son brillant co-skipper ont su contrôler leurs adversaires directs et garder la maîtrise des débats.

Ce n’est qu’une fois l’archipel des Scilly passé au retour, que la course a changé de physionomie. Déjà bien éreintés par une descente de la Mer Celtique soutenue et une bagarre intense, les marins ont été cueilli par un flux de Nord-Est intense de 25 nœuds établis au près avec des rafales pouvant atteindre les 36 nœuds, le tout dans un mer formée difficilement maniable. Une remontée de la Manche jusqu’à Ouistreham éprouvante dans laquelle ils auront dû contourner les îles anglo-normandes et le Raz Blanchard. Deux passages à niveau parfaitement bien négocié par les vainqueurs du jour.

« Nous sommes très heureux de cette victoire ! On a passé pas mal de marques de parcours en tête mais on se disait que c’était le passage de la ligne qui comptait le plus. Il ne fallait rien lâcher car derrière ils poussaient fort. Le plateau était très relevé et c’est une course très exigeante, la plus importante de la saison pour nous après les transats et clairement on était venu pour la gagner. C’est très valorisant dans notre carrière de la remporter. » déclarent Ambrogio Beccaria et Kévin Bloch à l’arrivée à Ouistreham.

Quand on connaît l’exigence et l’intensité de la CIC Normandy Channel Race, cette seconde victoire consécutive en terre normande démontre le niveau atteint par Ambrogio Beccaria et la justesse dans le maniement de son Class40 Alla Grande Pirelli.

Une deuxième place méritée pour Ian Lipinski et Antoine Carpentier, auteurs d’un départ splendide et qui auront joué les avant-postes tout au long de la course « Nous sommes fiers de cette deuxième place. On a un bateau qui commence à dater, le plus ancien des scows, donc on est content de notre résultat même si évidemment on aurait aimé faire mieux. Nous sommes très heureux pour Ambrogio et Kévin, ils ont été meilleurs que nous donc c’est normal qu’ils remportent cette CIC Normandy Channel Race. » déclarent les magnifiques dauphins de cette CIC Normandy Channel Race 2023.

C’est le Class40 Legallais (190) avec Fabien Delahaye et Corentin Douguet, qui complète le podium. Les six champions nous ont offert un spectacle grandiose jusqu’au dernier mille. Project Rescue Ocean (Axel Trehin / Nicolas Troussel – 162) fini 4ème, La Manche Évidence Nautique (Nicolas Jossier / Alexis Loison – 185) 5ème et IBSA (Alberto Bona / Pablo Santurde del Arco – 186) 6ème.

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