Le mondial J80 organisé par les dynamiques associations que sont la société nautique de la Trinité-sur-Mer et la classe française des J80, sera sans aucun doute un moment fort de la lutte à armes égales. 124 voiliers strictement identiques vont en découdre pendant 5 jours. Le titre de champion du Monde J80 2007 sera décerné samedi 7 juillet.
De nombreux prétendants sont aux rendez-vous. A commencer par quelques équipages Français qui sont devenus de vrais spécialistes du J80. Eric Brezellec et ses équipiers, vainqueurs des trois dernières coupe de France J80 et du Spi Ouest France 2007 font figure de favoris. Patrick Bot, professeur à l’Ecole navale et son équipage sont aussi en mesure de remporter le titre, leur début de saison (vainqueur à Deauville, second au Spi Ouest France, au Grand Prix du Crouesty) en atteste. Pierre Follenfant, ancien coureur océanique qui s’est mis au J80 cette année monte en puissance. Pierre-Loic Berthet, vainqueur de deux tour de France à la voile et Victor Lanier, champion de France espoir et sénior de Match Racing représenteront quant à eux les couleurs de l’Ecole navale avec l’ambition d’aller le plus haut possible sur le podium. Jean-Yves Jaffrezic, Sylvain Pellissier, Didier Le Moal, Rémi Arnaud, Jean Queveau ont aussi formé des équipes de haut vol capables de surprendre. Cette armada de teams Français devra faire face à une farouche concurrence étrangère.
Kevin Sproul, britannique habitué des régates françaises, vice-champion d’Europe J80 en 2005 ne vient pas faire de la figuration. Marie-Paule Heys de JBoats UK a la réputation d’aller vite sur l’eau avec son « Jenga ». L’Allemand Muenker Ulrich, l’Américain Jay Lutz sont clairement à surveiller. Enfin, une horde d’Espagnols, qui viennent de remplacer leur First Class 8 par des J80 auront certainement à cœur de démontrer leurs talents alors que la Coupe de l’América se court à Valence.
Ils ont dit :
Ludovic Gilet, président de la classe française des J80 : « 124 voiliers sont inscrits ce qui fait du Championnat du Monde un grand événement pour les monotypes en France. De nombreux voiliers étrangers sont engagés ce qui est vraiment extraordinaire. Avec autant de J80 étrangers, le Mondial aura beaucoup de valeurs sportives ! »
Dimitri Caudrelier – Bénac, J80 « Agence du Steir », vainqueur de l’Obélix Trophy, sixième du Spi Ouest France : « Nous arrivons sur ce mondial avec l’ambition de terminer dans les 10 premiers. C’est hyper déconcertant de se dire que nous sommes un voilier parmi 123 J80. Je pense que nous allons avoir des surprises car nous ne connaissons pas le niveau des Américains. Les conditions risquent d’être assez musclées cette semaine avec un régime de Sud-Ouest qui ne devrait pas aller en dessous de 20 noeuds ».
Statistiques :
123 inscrits dont 78 français, 24 britanniques, 9 espagnols, 4 allemands, 4 suédois, 2 américains, 1 italien et 1 hollandais
Spécifications techniques du J80
>> Longueur hors tout : 8,50m
>> Longueur Coque : 8,00m
>> Longueur flottaison 7,50m
>> Bau maximum 2,49m
>> Tirant d’eau 1,50m
>> Surface voilure au près avec foc solent : 34,50m2
>> Surface de Spi : 65m2
>> Déplacement :1450KG
>> Poids du lest : 650kg
>> Il existe actuellement 976 J80 au Monde !
>> Le J80 est construit et distribué par le chantier J Europe basé à Olonne-sur-Mer
124 monotypes de 8 pays à La Trinité sur mer
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Source Météo Consult – La Chaîne Météo
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Première balle de match pour Alinghi
Avec une 4ème victoire hier, la 3ème consécutive, il ne manque plus qu’un point à Alinghi pour conserver l’Aiguière d’Argent. Avec deux points d’écart sur Emirates Team New Zealand, le Defender dispose désormais de trois balles de match. En revanche, les Néo-zélandais n’ont plus droit à la défaite. Pour ramener le trophée dans l’Hémisphère Sud, Emirates Team New Zealand doit remporter ses trois prochains duels.
Le point perdu samedi est sûrement le plus difficile à surmonter psychologiquement. C’est effectivement ce que laissait entendre le barreur Dean Barker en conférence de presse : « Nous sommes aussi positifs que nous le pouvons mais sur 3 des 6 manches courues, nous enroulons la première bouée en tête et nous sommes ce soir à 4-2. »
En effet, NZL 92 a mené plus de la moitié du match hier mais la bascule à droite du second bord de près a permis à SUI 100 de reprendre l’avantage. « Nous naviguons bien mais les moments-clefs nous ont échappés, » a continué Barker.
Si l’équipe de Grant Dalton s’est montrée très solide jusqu’ici, sera-t-elle capable de revenir à un score de 4 partout et à jouer le « Match » sur un dernier duel ? « Dès qu’il y aura la moindre chance à saisir, nous serons là. Nous allons naviguer exactement de la même manière. Je crois à 100% en notre capacité à revenir, » a-t-il conclu.
Pas de changement à attendre aujourd’hui non plus dans la manière de régater du Defender. « Nous sommes à un point de la victoire. Ce serait sans doute une erreur de naviguer différemment de ce que nous avons fait jusqu’à maintenant. Nous allons nous préparer de la même façon pour la course et aborder cette manche comme une autre », a précisé Juan Vila, navigateur à bord de SUI 100.
L’équipe d’Ernesto Bertarelli a gagné hier dans des conditions légères que les statistiques donnaient jusqu’ici en faveur du bateau néo-zélandais. Plus que jamais, aucune équipe n’est clairement supérieure à l’autre. Sauf qu’au score, Alinghi mène 4 à 2.
(Source ACM)
Franck Cammas remporte la 5e manche devant Russell Coutts
Ce premier week-end de juillet n’a pas permis au dix Décision 35 engagés dans le Challenge Julius Baer de disputer des régates dignes du fantastique plateau de marins engagés, avec notamment la présence de Karine Fauconnier, Franck Cammas, Russell Coutts, Alain Gautier et Loïck Peyron. Ainsi, la régate de samedi – l’AGEFI Race, quatrième manche du Challenge Julius Baer – a vu les voiliers finir hors-temps réglementaire après des heures de sur-place, tandis que le parcours de ralliement Morges-Versoix est devenu un sprint Promenthoux-Versoix.
Particulièrement incisifs lors du départ, Zen Too, Cadence et Julius Baer se sont rapidement dégagés du reste de la flotte. La première option importante a été le choix du moment où effectuer la traversée en direction de la côte française ; une décision toujours délicate, le vent étant souvent faible au centre. Bien conseillé par ses tacticiens Boris Lerch et Philippe Gaudin, Franck Cammas a opté pour une traversée au niveau de Crans ; c’est à ce moment qu’il a définitivement pris le contrôle de la course.
A l’inverse, Russell Coutts et ses équipiers à bord de Banque Gonet sont revenus de loin après un départ en retrait, dans le tableau arrière d’Okalys. Jouant avec les bascules, Gonet est progressivement revenu au contact de la tête de course, prenant une option décisive au large de Tougues et au détriment de Zen Too et Alinghi, repartis plus rapidement en direction de la côte Suisse.
Okalys et Foncia subissent une contre-performance, avec respectivement la huit et la neuvième place, tandis que les filles de Ladycat décrochent une jolie sixième place.
Le classement général du Challenge Julius Baer après les manches 4 et 5 sera annoncé prochainement. En effet, le jury international doit encore délibérer pour savoir comment attribuer les points de la régate 4.
Morges-Versoix – Classement final:
1) Cadence
2) Banque Gonet
3) Zen Too
4) Alinghi
5) Julius Baer
6) Ladycat
7) Axiom
8) Okalys
9) Foncia
10) Smart Home
Septième manche reportée à mardi
Dans un vent compris entre 6 et 9 noeuds mais trop instable en direction, le Comité de Course a finalement décidé, peu après 16 heures, d’annuler la manche du jour. Rappelons qu’il ne manque qu’une seule victoire au syndicat suisse d’Alinghi pour conserver la fameuse Aiguière d’Argent. Après six manches, les deux équipes reconnaissent néanmoins que leurs bateaux montrent des performances équivalentes. Le jeu reste donc ouvert.
Le directeur de l’équipe néo-zélandaise, Grant Dalton, fêtait aujourd’hui ses 50 ans. Lors du briefing quotidien ce matin dans leur base, il aurait déclaré à ses hommes : "vous savez ce qui me ferait plaisir comme cadeau !" NZL 92 rentrera finalement au port sans victoire ni défaite, mais avec un lot de consolation : une journée de repos qui pourrait permettre au syndicat de l’hémisphère sud de se refaire une santé après leur troisième défaite consécutive hier.
De son coté, Alinghi dispose de deux balles de match. L’équipe d’Ernesto Bertarelli a encore droit à l’erreur mais elle sait également que les Néo-zélandais sont capables de revenir au score. Elle profitera donc de son jour de repos pour mettre toutes les chances de son côté et tenter d’en finir au plus vite mardi.
Une première étape très musclée…
La petite brise du début de matinée a tôt fait de se transformer en un vent soutenu pour les 30 concurrents du Tour de France à la Voile. Pour ne rien arranger, le courant faisant face au vent a formé une forte houle avec des creux de deux mètres, comme le rapporte Nicolas Radot, entendu par vacation radio officielle en cours de ralliement. Selon le skipper d’Espoirs Aquitains, le bateau « souffre pas mal, il tape beaucoup. Mais ça ira mieux après la bascule de courant ». En effet cette bascule, arrivée vers 15 heures, a changé la donne et calmé le jeu pour tous les Mumm 30, qui naviguent à présent sous solent le long de la côte, pour ne pas trop subir le courant de face.
« Les conditions sont difficiles et très techniques, cela demande beaucoup de concentration pour les équipiers comme pour le barreur », affirme Benoît Petit tacticien sur Ile de France (Victor Lanier, Nicolas Pauchet), en tête de la course au premier pointage à la bouée Calais Approche. Mais le tenant du titre et actuel leader de la course garde les idées claires : « Le jeu est encore très ouvert, rien n’est fini ». Près de quatre heures après le départ de la course, l’équipage francilien ne menait que de trente secondes sur le bateau de Fabien Henry, Toulon Provence Méditerranée – COYCHyères.
C’est donc une course très tactique qui s’engage entre les concurrents : « on regarde les adversaires directs, on cherche les petits gains qui permettent de remonter progressivement sur la flotte » (Nicolas Radot). Les conditions étant assez stables, les marins doivent maintenant miser sur les phases d’approche et de contact pour faire la différence. C’est ce qu’exprime Loïc Fuhrer, à bord de Ville de Genève – Carrefour Prévention : « on navigue à vue avec d’autres concurrents, on se croise, on se chasse »… L’équipage suisse déplore par ailleurs un peu de casse, mais pas autant qu’EIGSI – Charente Maritime, qui démâte aux alentours du Cap Gris-Nez. L’équipage rejoint le port de Boulogne au moteur, sain et sauf.
Les premiers étaient à 45 milles de l’arrivée à 18h30, l’équipage toulonnais et le francilien toujours au coude à coude, suivis par Manche Basse-Normandie (Benoît Charon, Nicolas Jossier), le phocéen Dimitri Deruelle (Elcimaï – Ville de Marseille), Ville du Port – La Réunion et Côtes d’Armor. 15 nœuds molissants, la flotte repart au large… la tombée de la nuit risque de réserver encore bien des surprises !
Pointage non-officiel à 18H00
1. TOULON PROVENCE MEDITERRANEE – COYCHyères – FRA 83
2. ILE DE FRANCE – FRA 51
3. MANCHE-BASSE NORMANDIE – FRA 50
4. ELCIMAÏ – VILLE DE MARSEILLE – FRA 13
5. VILLE DU PORT – LA REUNION – FRA 974
6. COTES D’ARMOR – FRA 22
7. LES SAISIES – INSA – FRA 4
8. SAINT MALO PURFLO TEAM SNBSM – FRA 18030
9. CAISSE D’EPARGNE – HEC – ECOLE NAVALE – FRA 18334
10. NANTES SAINT-NAZAIRE – FRA 18328
11. VAL -THORENS – FRA 18305
12. TAHITI ET SES ILES – FRA 10
13. BRED FRA1
14. ESPOIRS AQUITAINS – FRA 18332
15. NOUVELLE-CALEDONIE – FRA 988
16. ING ESPOIR ESCP – EAP FRA 348
17. COURRIER DUNKERQUE – FRA 18349
18. VILLE DE GENEVE – CARREFOUR PREVENTION – SUI 303
19. BREST GRANDES ECOLES ENSIETA ESC FRA 18337
20. DEFI SCLEROSE EN PLAQUES – TOSHIBA FRA 18331
21. TEAM CENTRALE NANTES EPA- SOPRA – FRA 18325
22. PERPIGNAN MEDITERRANEE FRA 66
23. VanUden I TUDelft I VanOord – NED 6555
24. NAVTECH.CA CAN 18327
25. ECHO MER / SUP DE CO VOILE – FRA 18326
26. DIEPPE SEINE MARITIME – FRA 76
27. BIENNE-VOILE – SUI 2500
28. T. SERVICE INTERIM – REGION DE BRUXELLES – CAPITALE – BEL 2
29. ETAMINE CENTRALE PARIS – FRA 18030
Démâtage : EIGSI – CHARENTE MARITIME – FRA 17
Stamm se retire de la Barcelona World Race. Il courra la Transat Jacques Vabre
La course qui part du Havre le 3 novembre, bénéficiera également d’un plateau de tout premier ordre permettant de se confronter aux derniers nés des bateaux de la classe Imoca. Sa durée plus courte permettra un retour en Europe avant la fin 2007 et donc un chantier en tout début d’année 2008.
En attendant, “Cheminées Poujoulat” participera à la prochaine course du Fastnet (Départ le 12 Août de Cowes-GB); Bernard Stamm avait d’ailleurs remporté cette course lors de sa dernière participation en 2005.
Citation Bernard Stamm:
“La décision de me retirer et de ne pas participer à la Barcelona World Race a été excessivement dure à prendre. Pour pouvoir courrir dans de bonnes conditions et défendre mes chances au niveau sportif, la première condition est que je m’encre la course et son concept dans la tête. Ce tour du monde était pour moi une évidence en 2006, bien avant que je prenne le départ du tour du monde avec escales.
Pour mon projet actuel, c’est une décision sage, mais qui chamboule complètement mon programme. Elle a été dictée uniquement dans un souci de préparation sportive, pour nous donner les moyens d’être présents sur les rendez-vous futurs et non pas de contribuer à créer du nombre sur ces courses. Pendant que je courrais la Velux 5 Océans, nous avons essayé de préparer le nouveau bateau, mais le manque de connaissance de ce dernier et la quantité de travaux à effectuer pour le mettre au niveau des bateaux les plus récents rend notre participation déraisonnable. Le niveau de compétition ne cesse de croître et seules les équipes les plus prêtes pourront prétendre faire de bonnes places. C’est avec énormément de regrets que j’ai fait le constat que nous ne faisons pas, encore, partie de ces équipes”.
Alinghi à un point d’un nouveau sacre…
Dans une brise thermique moins soutenue qu’hier (9 à 10 nouds), le Defender contredit une fois de plus les statistiques voulant que le bateau leader à la première marque remporte le match. Après un beau début de course du Challenger Emirates Team New Zealand, en tête aux deux premières bouées, Alinghi réussit un de ces retours qui sont la marque des grands champions. Une victoire propre et nette. Et une sixième manche peut-être décisive pour l’issue de cette 32e édition. Pour la première fois, les Suisses mènent leur adversaire de deux points et ne sont en plus qu’à une victoire de l’Aiguière d’Argent.
Match 6 : Alinghi bat Emirates Team New Zealand. Delta 0:28
Le pré-départ est marqué par un long dial-up, avec Alinghi prioritaire en tribord, puis par un empannage serré des Kiwis côté comité, qui n’entraîne aucune pénalité malgré la réclamation des Suisses. Les deux Class America s’élancent tribord amures en même temps sur la ligne, SUI 100 à droite, NZL 92 sous le vent. Comme lors des deux dernières manches, les équipes commencent le près par un long bord très disputé. Les bateaux sont à égalité, mais Dean Barker, à la barre néo-zélandaise, lofe légèrement pour réduire progressivement l’écart latéral et pousser Ed Baird et son équipe à virer. Emirates Team New Zealand prend alors une courte avance sur les Suisses et la maintient jusqu’à la bouée au vent. Le delta à la première marque est de 14 secondes.
Au portant, les stratèges Murray Jones sur SUI 100 et Adam Beashel sur NZL 92 montent dans le mât pour scruter les moindres risées et bascules. Alinghi se place en position d’attaque pour tenter de perturber le vent des Kiwis. Ils réduisent ainsi l’écart de 95 mètres au début du portant, à 45 mètres quelques minutes plus tard. Mais alors que l’équipage néo-zélandais empanne, les Suisses continuent sur la gauche, sans doute pour y chercher un peu plus de vent. L’option ne paye pas. SUI 100 perd de nouveau du terrain. A la porte sous le vent, ils parviennent pourtant à réduire l’écart à 11 secondes en choisissant la bouée de droite, tandis que NZL 92 prend celle de gauche.
Le deuxième bord de près est déterminant dans cette sixième manche. Brad Butterworth et ses hommes touchent une bascule favorable sur la droite du plan d’eau et provoquent leur adversaire dans une bataille de virements. Au troisième croisement, le bateau helvète est suffisamment revenu sur Emirates Team New Zealand pour rester à son vent, tribord amures, et l’obliger à virer. Un coup de maître de la part du tacticien triple vainqueur de l’America’s Cup qui mène aussitôt son équipe en tête de la course. A la troisième marque, Alinghi a 16 secondes d’avance.
Les Suisses s’offrent encore une petite frayeur vers la fin du dernier portant. Après avoir mené avec plus de 140 mètres d’avance, SUI 100 empanne juste devant NZL 92, mais un peu lentement. Il tarde à relancer et les Kiwis en profitent pour revenir à moins d’une longueur. Cela ne suffit pas. L’équipage de Dean Barker est contraint d’empanner pour tenter une option de la dernière chance sur la droite. Mais il en fallait plus aujourd’hui pour désarmer SUI 100. Le Defender creuse à nouveau l’écart et s’impose sur la ligne d’arrivée avec 28 secondes d’avance. Une troisième victoire consécutive qui le place ce soir à une marche du bonheur.
Un prologue et trois manches… ça commence fort !
Le prologue de l’épreuve, lancé à 12h16, a vu la victoire de l’équipage étudiant Les Saisies INSA (Sylvain Leboeuf). En tête à chaque passage de bouée, l’équipage – parmi les plus jeunes de la flotte – coupe la ligne d’arrivée avec seulement quatre secondes d’avance sur le deuxième, Nantes – Saint Nazaire (Erwan Auburtin).
La première manche comptant au classement général est remportée par le favori Dimitri Deruelle (Elcimaï – Ville de Marseille), qui mène la course d’un bout à l’autre, suivi de près par Ile de France (Victor Lanier, Nicolas Pauchet) et l’équipage de Tahiti et ses Iles (Teva Plichart, Damien Iehl). Nouvelle-Calédonie (Vincent Portugal) et Caisse d’Epargne – HEC – Ecole Navale (Hervé Gautier) restent eux aussi dans le match, comme l’équipage local de Daniel Souben (Courrier Dunkerque) qui arrive à une minute et deux secondes seulement du premier.
La seconde course a bien failli voir la victoire de l’équipage néerlandais de VanUden | TUDelft | VanOord (M. Van der Meulen, S. Leinders). Mais après avoir mené le jeu pendant plus de la moitié de la course, il cède la première place à Côtes d’Armor (Michaël Aveline), talonné par Ville de Genève – Carrefour Prévention et Ile de France, qui coupe la ligne d’arrivée en troisième position.
Enfin, c’est un trio de tête imperturbable qui mène le jeu lors de la troisième manche, Saint-Malo Purflo Team SNBSM montrant la voie à Nouvelle-Calédonie et Tahiti et ses Iles. L’équipage francilien, qui reste quant à lui au pied du podium pour cette troisième manche, prend tout de même la tête du classement général provisoire à l’issue de cette belle série de courses ! Nicolas Pauchet, satisfait, continuera à « travailler la régularité, et ça devrait porter ses fruits ». A noter, la mauvaise fin de journée de l’équipage phocéen (Elcimaï – Ville de Marseille) qui risque de lui coûter cher au classement général. Après avoir remporté la première manche et fini douzième à la seconde, il se fait disqualifier pour départ prématuré sous règle noire lors de la dernière manche. Dimitri Deruelle s’affirme cependant confiant, et satisfait d’avoir fait une bonne remontée lors de la deuxième manche, suite à un mauvais départ. « On a le potentiel, mais on a déjà grillé un joker ». En effet, le calcul du classement général prévoit de retirer les deux plus mauvaises manches de la régate.
L’équipage de Caisse d’Epargne – HEC – Ecole Navale recevra ce soir le spi blanc « 3 amis » à la remise des prix, attribué au premier étudiant, tandis que les Espoirs Aquitains se recevront le spi bleu « Honda Civic Hybrid» du leader en amateur.
Malgré cette lourde journée de navigation, les équipiers devront être d’attaque pour quitter le ponton demain matin à 6 heures, pour un ralliement au près de 93 milles jusqu’à Dieppe, par un vent de force 4 à 5. Une étape éprouvante en perspective !
Couts, Cammas, Peyron, Gautier, Fauconnier au Challenge Julius Baer
Après deux semaines de repos, les dix Décision 35 repartent au combat dans le cadre des quatre et cinquièmes manches du Challenge Julius Baer. Près de 120 autres bateaux s’aligneront samedi aux côtés des multicoques, sur un parcours comportant de nombreux parcours banane en provenance et à destination de Morges.
Un joli panel des plus grands marins du monde sera présent sur le lac Léman ce week-end. Outre Alain Gautier à la barre de Foncia, Karine Fauconnier sur Ladycat et Loïck Peyron à bord d’Okalys, on pourra également retrouver sur le plan d’eau deux autres grands noms: Russell Coutts et Franck Cammas. Vainqueur du Bol d’Or 2006 à bord de Banque Gonet, Russell Coutts rejoindra ce même voilier mais avec un équipage différent. Quant à Franck Cammas, considéré comme l’un des skippers le plus expérimenté en trimaran ORMA, il rejoindra l’équipage de Cadence pour affronter les autres concurrents lors de deux régates qui promettent un spectacle intéressant.
Le week-end s’annonce passionnant. En effet, Alinghi et Okalys n’étant séparés que par un point au classement provisoire du Challenge Julius Baer, la bataille sera sévère entre ces deux équipages. Alinghi conservera t-il sa place de « Defender » ou cèdera t-il la place à Okalys à l’issue de week-end ?
D’autres questions demeurent ouvertes. Ainsi, les filles de Ladycat vont-elles continuer sur leur lancée et poursuivre leur fulgurante progression ? Julius Baer, premier devant Okalys et Alinghi lors de la Trans CNM (devenue l’AGEFI Race) en 2006, doublera t-il la performance, lui qui est en mauvaise posture depuis le début de ce Challenge Julius Baer 2007 ?
Début de réponse à partir de samedi…
Classement provisoire du Challenge Julius Baer :
1) SUI 1 Alinghi 7 points
2) SUI 2 Okalys 8 points
3) SUI 5 Foncia 14 points
4) SUI 8 Gonet 15points
5) SUI 6 Cadence 18points
6) SUI 4 Zen Too 19points
7) SUI 9 Smart Home 19 points
8) SUI 7 Axiom 21points
9) SUI 10 Ladycat 22 points
10) SUI 3 Julius Baer 23 points


















