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Record. Sails of Change s’attaque au record de l’Atlantique nord

Drone shots

Le maxi trimaran Sails of Change a quitté New York, ce jeudi à 15 heures 10 minutes (heure française), afin de tenter le record mythique de l’Atlantique. Yann Guichard et son équipage, composé de douze marins au total, ont rejoint les États-Unis la veille afin de profiter d’une fenêtre météo avantageuse. Dans leur viseur, le record établi en août 2009 par Pascal Bidegorry à bord du même bateau en 3 jours, 15 heures et 25 minutes.

Il s’agit d’une mission commando au cœur de l’été. Hier, l’équipage de Sails of Change a embarqué pour New York. Objectif ? Être prêt à s’élancer, ce jeudi afin de tenter un des records les plus prestigieux de la planète voile : la traversée de l’Atlantique d’Ouest en Est en équipage. « Il s’agit d’un des records les plus incroyables à aller chercher, avec le Trophée Jules Verne et celui des 24 heures » assure Yann Guichard. « Pour le battre, on se doit de rester à une moyenne d’environ 33 nœuds tout au long de la tentative ».
À sa sortie de l’avion hier soir, le marin ne cachait pas son enthousiasme. « Dès l’atterrissage, on s’est donné rendez-vous sur le bateau afin de pouvoir être prêt et larguer les amarres ». Le maxi trimaran Sails of Change était arrivé sur la côte Est des États-Unis à l’issue d’un convoyage en mai dernier. « La période du record est entre juillet et début novembre donc on voulait être prêt, tout en scrutant les fenêtres météos les plus propices ».

Afin de battre ce record, Yann pourra compter sur un effectif rôdé dont la cohésion n’est plus à démontrer. Les dix marins qui l’entourent sont en effet des habitués du large et de ces challenges contre-la-montre, une grande partie d’entre eux a d’ailleurs effectué le stand-by cette hiver pour une tentative au Trophée Jules-Verne. Tous savent qu’il faudra faire preuve de sang-froid, d’une concentration maximum et d’une sacrée détermination pour aborder cet incroyable défi. « Il y a un super état d’esprit : on a tous envie de tout donner et tenter notre chance » explique Yann.
Ils disposent pour un parvenir d’un incroyable outil : le plus grand trimaran de course océanique jamais conçu. Long de 37 mètres et large de 23 mètres, le bateau détient deux Trophée Jules Verne (2012, 2017), le record de la Route de la découverte (entre Cadix et San Salvador (2013) et une victoire prestigieuse à la Transat Québec-Saint-Malo (2016).

Sails of Change a donc dépassé le phare Ambrose, top départ pour leur tentative, à 9 h 10 min (heure de New-York), 15 h 10 min (heure de France). Ils font désormais route vers le Cap Lizard en Grande-Bretagne, soit un parcours d’environ 2 880 milles (5 330 km) au cœur de l’Atlantique nord. La « fenêtre météo » envisagée par les équipes de Sails of change signifie que les conditions sont propices pour le tenter. « Les deux modèles météos semblent alignés » précise Yann. « On devrait partir devant une dépression qui se forme sur la côte et qui va se déplacer dans le Nord. Durant toute la traversée, ce sera du vent de Sud, Sud-Ouest. Toute la traversée devrait être faite sur un bord en tribord amure avec un ou deux empannages seulement. Ce sont des conditions qui nous mettent dans les temps du record. »
Le record de l’Atlantique Nord a une place à part dans l’histoire de la course au large. Il est détenu par Sails of Change, alors Banque Populaire V, depuis août 2009. À l’époque, Pascal Bidegorry et son équipage avaient établi une marque à 3 jours, 15 heures et 25 minutes. Yann Guichard en connaît la saveur : il faisait partie des équipages qui l’ont battu en juillet 2006 (4 jours et 8 heures avec Orange II) et l’année suivante (juillet 2007, 4 jours et 3 heures avec Groupama 3). Et le skipper, d’espérer le battre à nouveau dans une poignée de jours à bord de Sails of Change.

L’ÉQUIPAGE DE SAILS OF CHANGE :
Yann Guichard (Skipper)
Duncan Späth (Barreur-Régleur)
Benjamin Schwartz (Navigateur)
Xavier Revil (Chef de quart)
Jacques Guichard (Chef de quart)
Thierry Chabagny (Barreur-Régleur)
Grégory Gendron (Barreur-Régleur)
Loïc Le Mignon (Barreur-Régleur)
Thibault Julien (Barreur-Régleur)
Christopher Pratt (Barreur-Régleur)
Clément Giraud (Numéro 1)
Pieter Tack (Numéro 1)

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Fastnet Race. Le Botin 52 Caro de Max Klink sacré vainqueur Overall de la Rolex Fastnet Race

Vainqueur de l’IRC Zero, aucun autre bateau encore en course sur le parcours de 695 milles marins ne peut rattraper le bateau suisse Caro pour les honneurs au général lors de la 50e édition de la classique offshore du Royal Ocean Racing Club.

Le fait que les 12 premières heures de la course aient été si meurtrières, avec des vents soufflant à près de 40 nœuds et une mer cassante au large de la côte sud de l’Angleterre, a rendu la victoire possible pour Klink et son équipage de marins professionnels. “C’est un groupe de marins légendaires avec qui j’ai la chance de naviguer depuis quelques années“, a déclaré l’armateur suisse, “mais lorsque nous nous sommes lancés dans cette course, je ne m’attendais pas à ce que nous puissions gagner. C’est un rêve devenu réalité, et d’autant plus spécial qu’il s’agit de la 50e édition d’une course aussi emblématique. Les 12 premières heures, nous étions juste en mode survie, essayant de ne rien casser, essayant de garder le bateau à 100%. Je ne pensais à aucun titre ou trophée, il s’agissait simplement de traverser les conditions.

Klink avait l’habitude de piloter un 65 pieds mais est très heureux d’avoir fait un pas en arrière dans la gamme de taille, et sans doute un pas en avant dans le niveau de compétition.

“Les 50 pieds sont si compétitifs maintenant et la course est si proche”, a déclaré Klink, conscient du fait qu’ils auraient pu être sur le point de subir le même sort que Ran , le CF520 de l’ancien vainqueur du Fastnet Niklas Zennström qui s’est retiré de la première course en raison de problèmes structurels.

Caro,CAY52,Botin 52

« La ligne [entre le succès et l’échec], c’est très proche. Mais des bateaux comme Caro et Rán sont construits pour les conditions difficiles. Vous devez juste vous rappeler qu’il y a des moments où il faut ralentir le bateau, ne rien faire de stupide, et c’est là que l’expérience de ces gars-là entre en jeu.

«À un moment donné, nous avions tout le monde dans le cockpit pour maintenir la vitesse du bateau à pas plus de six nœuds et essayer de traverser cet état de mer vraiment mauvais.

Le tacticien Adrian Stead, deux fois vainqueur de la Rolex Fastnet Race avec Zennström et des campagnes précédentes de Rán, n’avait pas participé à la course depuis 10 ans. Le professionnel britannique était donc ravi d’être revenu avec une nouvelle victoire. Travaillant avec le jeune navigateur australien Andy Green, participant à sa première Rolex Fastnet Race, les nombreux souvenirs que Stead avait des côtes du Dorset, du Devon et des Cornouailles plus de 20 ans plus tôt pour l’Admiral’s Cup lui sont revenus dans la tentative de Caro de faire en sorte que chaque seconde et chaque centimètre du parcours compte en leur faveur.

“Des choses comme être dans le contre-courant qui pourraient vous faire gagner cinq minutes plus loin sur la piste, nous avons travaillé dur sur ces détails”, a déclaré Stead, qui a rendu hommage à la capacité de Green à maîtriser le parcours de course délicat lors de sa première tentative. “Andy a fait un excellent travail autour du parcours, en particulier à travers le gros courant lors de la dernière course jusqu’à l’arrivée.

“De plus, je pense que la séance d’entraînement que nous avons faite le mercredi avant la course, dans le Solent par 25 nœuds de vent, a été une préparation utile pour que tous les membres de l’équipe se mettent la tête dans le match. Pratiquer le départ, puis un tour complet de l’île de Wight, un bon shakedown de sept heures pour nous tous et le bateau. Les multiples courses fictives au départ ont payé avec un excellent départ de la ligne de Cowes samedi dernier. “Nous avions tous nos rivaux sous contrôle dès le départ et c’est toujours bon pour l’esprit d’équipe lorsque vous êtes en tête du Solent”, a déclaré Stead. “Mais ensuite, nous avons perdu la baguette du haut du mât lors de la course de marée de Portland et nous avons perdu tous nos instruments à vent, nous avons donc couru à l’aveugle.” Puis, lorsque l’archer est monté sur le gréement pour remplacer la baguette, il a découvert que le câble avait été écrasé en raison de la rupture précédente,

«Nous avons à peu près tout tracé et nous avons réalisé que nous avions une très bonne chance de gagner l’IRC Zero, alors nous avons tout mis en œuvre, sorti des barres de chocolat supplémentaires et fait marcher tout le monde sur le rail pendant les dernières heures. Nous avons eu de la chance que la météo ait fonctionné pour nous, mais je pense que nous avons fait un excellent travail de préparation et que nous sommes restés dans le match aussi longtemps que possible et nous sommes ravis de voir que tout a payé.

L’équipe gagnante de Caro est : William Parker, Wade Morgan, Ryan Godfrey, Justin Ferris, Jono Swain, James Paterson, Harry Hall, Cian Guilfoyle, Andrew McCorquodale, Andy Green, Adrian Stead et le propriétaire Max Klink.

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Fastnet Race. Un beau doublé pour Charlie Dalin en Imoca

Charlie Dalin et Pascal Bidégorry ont remporté une belle victoire à bord de MACIF. Deux ans après sa victoire à bord d’APIVIA, Dalin réalise à nouveau l’exploit, mais cette fois à bord d’un bateau neuf. Le nouveau MACIF a en effet été mis à l’eau il y a à peine un mois et démontre déjà un incroyable potentiel. Pendant ces deux jours de course, MACIF a longtemps joué derrière Arkea Paprec, mené par Richomme et Eliès. La victoire ne s’est jouée que lors des dernières heures, dans l’ouest de la pointe de La Hague. C’est à ce moment seulement que Dalin et Bidégorry ont réussi à prendre l’avantage qu’ils ont su garder jusqu’à l’arrivée. Sam Goodchild à bord de For The Planet complète ce podium. Les trois leaders sont arrivés en moins de 30 minutes. Une quinzaine d’IMOCA sont attendus dans la nuit.

Charlie Dalin (MACIF) :
« Ce n’était pas du tout un objectif de réaliser un doublé avec un bateau qui a été mis à l’eau il y a moins d’un mois. On a navigué 5 fois en tout et pour tout avant de partir pour le départ. Le bateau est neuf de chez neuf on n’avait jamais eu 35 nœuds encore moins au près. J’étais parti pour faire du bricolage et au fur et à mesure on a changé de mode, on est passés en mode régate, on a vu que cela fonctionnait bien et on a pas sorti la caisse à outils et tout a super bien fonctionné. Dans les conditions qu’on a eu en mer d’Irlande, on a fait des pointes à 40 nœuds.
Le duo avec Pascal a très bien fonctionné aussi. C’était bien le départ était incroyable à foiler au près c’était comme il y a deux ans. J’ai pris beaucoup de plaisir à faire cette sortie de solent à fond, la course était intense et le bateau a un énorme potentiel. »

Pascal Bidégorry (MACIF) : « Ca a été un final de folie et une course de folie. Au départ j’étais à la mine en train de pousser les manivelles ! C’était engagé. C’est vrai qu’au début on était là pour découvrir le bateau et je crois que 5 minutes après le départ on est passés en mode régate, sans se le dire. On a eu deux, trois petites bricoles mais rien d’important. L’équipe MACIF est super avec tout ce travail. C’était génial, super engagé les bateaux ont un super niveau. »

Yoann Richomme (Arkea Paprec) :
« C’est un beau match. Toute la seconde moitié de course, avec Charlie qui est revenu fort sur nous. C’était génial d’être mis sous pression et de devoir trouver les manettes du bateau. Parce qu’en fait, on n’a jamais vraiment eu de contact avec les autres et Charlie, c’est la référence. Il a une expérience de dingue en IMOCA. Son bateau est très jeune et il sait le mener à un potentiel très élevé. On a beaucoup appris en naviguant toute la journée à côté de lui. C’était génial et nous sommes content d’avoir tenu aux avants postes. C’était un de nos objectifs et on connait un peu mieux le potentiel de ce bateau. On s’attendait à une mer cassante et des bateaux qui n’ont pas vraiment trop de limites au près. C’est des bateaux incroyables.On est venu chercher la confrontation sur cette Rolex Fastnet Race et cette belle 2ème place est quelque part une victoire pour nous. Je suis très heureux de ce que nous avons réalisé avec Yann et toute l’équipe avec ce fabuleux bateau qui a été mis à l’eau fin février de cette année. On a quasiment été en tête de la flotte des IMOCA depuis le départ de Cowes. Puis a suivi une vraie bataille, digne d’une étape de Solitaire du Figaro, avec Macif ! On n’a rien lâché ! »

Sam Goodchild (For The Planet) :

« Nous avons « navigué propre », et nous sommes fiers de cette performance. Il y avait 29 bateaux au départ samedi, et tous les grands noms de la voile. Cette troisième place nous satisfait grandement, d’autant que nous y avons mis la manière. Notre collaboration a été efficace, notre gestion humaine au top. Antoine est un co skipper précieux, auprès de qui j’apprends énormément. Nous naviguons avec beaucoup de rationalité, et identifions en permanence les domaines dans lesquels nous devons et pouvons progresser. Ma confiance et mon plaisir de naviguer sur ce bateau augmentent avec chaque sortie. Nous avons beaucoup observé la concurrence, et en avons tiré chaque fois que possible des leçons. La fin de course a été stressante avec ce vent mollissant et irrationnel. Nous ne nous sommes pas désunis. Nous finissons fatigués car il n’y a pas eu de temps mort, mais très heureux, avec une grosse pensée pour nos amis Thomas et Morgan victimes d’une avarie… »

Source Service presse

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Fastnet Race. Luke Berry et Antoine Joubert gagnent en Ocean Fifty

Luke Berry et Antoine Joubert ont remporté la Rolex Fastnet Race dans la catégorie des Ocean Fifty sur le fil. Au terme d’une course très engagée et d’un magnifique match face à Viabilis Océans, le duo du trimaran Le Rire Médecin-Lamotte a terminé en première position avec seulement une minute et 26 secondes d’avance sur son poursuivant.

« C’était une course folle ! On est parti dans le Solent avec 30 nœuds de vent et des rafales jusqu’à 43 nœuds. Sur ces bateaux ce n’est pas rien. On a joué “safe” mais performant, on ne s’est pas fait peur à un seul moment, même dans la grosse mer. En réduisant la toile au bon moment, ça passe bien. La mer était très compliquée, nous avons tout de même réussi à tirer les bons bords. »

« Nous n’avons jamais baissé les bras »

« En début de course, nous luttions contre Solidaires en Peloton-ARSEP et French Touch Oceans Club, malheureusement ces deux bateaux ont abandonné. Après le match a été contre Viabilis qui nous a doublé juste avant la pointe anglaise. Il est passé six milles devant nous au Fastnet. Nous avons réussi à le reprendre au portant, on s’est fait une bataille de changements de voiles et d’empannages, d’abord dans du vent medium et ensuite plus faible. Viabilis est repassé devant nous dans le raz Blanchard. Nous n’avons jamais baissé les bras. Antoine a pris la barre et on a réussi à les doubler dans la dernière heure de course. »

« Toute victoire est bonne à prendre ! »

« J’ai eu la chance d’avoir déjà participé trois fois à la Rolex Fastnet Race avec une victoire en Class40 en 2019. Toute victoire est bonne à prendre mais je tiens à remettre les choses dans leur contexte : les nouveaux bateaux n’étaient pas là et Erwan Le Roux n’a pas pris le départ non plus. On se battait avec ceux qui étaient sur l’eau. Nous sommes très heureux mais il ne faut pas s’enflammer non plus. Nous avons rencontré très peu de casse, voire pas du tout. C’est vraiment le signe d’une bonne préparation. Je tiens à saluer le travail de l’équipe technique. »

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Fastnet Race. SVR-Lazartigue gagne et bat le record de l’épreuve

Pour sa 50e édition, la fameuse course anglaise s’est offert les conditions météos qui ont forgé son mythe avec une première nuit où une centaine d’abandons et beaucoup d’équipages ont mis la course en suspens, le temps de se mettre à l’abri contre les assauts de la Manche. Des rafales ont été enregistrées à plus de 40 nœuds. Un temps à battre le record de l’épreuve. Ce qu’a réussi à établir le trimaran SVR Lazartigue avec Tom Laperche, François Gabart et l’équipage à son bord.

Sur les 430 partants officiels, 86 ont officiellement abandonné la première nuit, dont 78 dans la flotte IRC, deux en Class40, deux IMOCA, trois multicoques MOCRA et un trimaran Ocean Fifty. Dans ces conditions difficiles, les garde-côtes britanniques sont intervenus dans 28 incidents, dont un naufrage. Dans un communiqué, le comité de course de la Rolex Fastnet Race a déclaré : « Vers 16h30 le samedi, le Sun Fast 3600 Vari a commencé à prendre l’eau au sud-ouest des Needles. Grâce à l’intervention rapide des services d’urgence, les deux membres de l’équipage ont été évacués vers Yarmouth, sur l’île de Wight, et sont sains et saufs. On pense que le bateau a coulé, bien que les raisons exactes ne soient pas encore confirmées ».

Plusieurs appels aux gardes côtes concernaient des blessures modérées. Par ailleurs, quatre voiliers ont démâté : le Yoyo de l’Irlandaise Heather Tarr, le Diablo de Nick Martin, le Mirabelle du Rochelais Bertrand Daniels et le Swan 55 de Tapio Lehtinen, Galiana. En outre, Azora a subi une avarie de barre, Dulcissima une perte de gréement, tandis que le CF520 Oystercatcher XXXV de Richard Matthews a subi une avarie de pont et qu’Oida s’est échoué après avoir dérapé sur son ancre. Il y a eu plusieurs autres incidents qui n’ont pas nécessité l’intervention des gardes côtes, y compris l’explosion du pied de mât de Long Courrier de Gery Trentesaux.

En ultim

À la barre du Trimaran SVR-Lazartigue, François Gabart et son équipage ont remporté ce dimanche 23 juillet la 50e Rolex Fastnet Race, en 1 jour 08 heures 38 minutes et 27 secondes. Ils améliorent ainsi de 36 minutes et 27 secondes le précédent record sur cette course mythique entre Cowes (Angleterre) et Cherbourg-en-Cotentin, jusqu’à lors détenu par Charles Caudrelier et Franck Cammas sur le Maxi Edmond de Rothschild en 2021.
Le départ donné samedi à 14 heures (BST) dans des conditions automnales, avec un fort vent et une visibilité réduite n’a pas empêché les deux Ultims engagés dans la course, le trimaran SVR-Lazartigue et le Banque Populaire XI de rapidement traversé la Manche avec des options différentes. François Gabart et ses 5 co-équipiers, Tom Laperche, Justine Mettraux, Antoine Gautier, Emilien Lavigne et Sébastien Col, ont fait le choix de raser le côté nord du dispositif de séparation de trafic des Casquets. Option payante, puisque le trimaran SVR-Lazartigue a été le premier à contourner le phare du Fastnet ce dimanche matin, à 9h04 (heure française).
Le Trimaran SVR-Lazartigue, dernier né de la flotte des Ultims, mis à l’eau en juillet 2021, a une nouvelle fois démontré son énorme potentiel, en établissant un nouveau record sur la Rolex Fastnet Race : 1 jour 38 minutes et 27 secondes.

ILS ONT DIT
Le Trimaran SVR-Lazartigue qui vient de battre le record de la Rolex Fastnet Race comptait à son bord François Gabart, Tom Laperche, Elodie Mettraux, Antoine Gautier, Emilien Lavigne et Sébastien Col.

François Gabart “2 ans c’est un bel âge pour commencer à gagner”
« Il y avait du vent fort, les conditions n’étaient pas simples mais on est très content car on était à 100% du potentiel du bateau. C’est rassurant pour la suite, même si on s’est fait un peu secouer. On était à la bagarre avec Banque Populaire, on a fait une sorte de match race puisque nous étions 2 Ultims. C’était l’un ou l’autre, c’était très sympa comme il y a 4 ans, et pour nous c’est très intéressant de pouvoir jouer au jeu de la régate avec d’autres bateaux. Jusqu’au bout il y a eu du suspense. On est très heureux car c’était l’anniversaire du Trimaran SVR-Lazartigue sur le départ le 22 juillet, il a fêté ses 2 ans. Il nous a offert une Rolex Fastnet Race pour ses 2 ans, et nous on lui a offert une victoire. 2 ans c’est le bel âge pour commencer à gagner, on espère continuer à gagner plein de courses avec ce beau trimaran, qui est arrivé à l’âge de la maturité.»

Tom Laperche “Piloter des bateaux à de telles vitesses c’est vraiment grisant”
« Nous étions bord à bord avec Banque Populaire, c’était un super moment mais très stressant, nous avons enchaîné beaucoup de virements de bord dans un endroit assez étroit avec un vent qui forcissait. Le bateau est très bien passé dans le vent, on est content des réglages. Piloter des bateaux à des vitesses avoisinant les 40 nœuds, c’est grisant, c’est juste extraordinaire. C’est la première course que l’on gagne en confrontation avec les autres Ultims deux ans après la mise à l’eau du Trimaran SVR-Lazartigue. C’est une bonne nouvelle pour attaquer la saison et se préparer aux 24H Ultim en septembre, à la Transat Jacques Vabre en octobre et au Tour du monde en janvier 2024. C’est super de commencer comme ça et de progresser en équipage, j’ai déjà plein de bons moments en tête et j’ai hâte de la suite. »

Elodie Mettraux “De bon augure pour la suite du projet”
« On a fait face à une grosse météo avec une navigation au près dans du vent et des vagues, mais tout s’est bien passé. On a trouvé notre vitesse assez facilement et le Trimaran SVR-Lazartigue a bien réagi. Avec Banque Populaire on a assez vite pris des options différentes au départ, on s’est retrouvé devant et ce qui était chouette c’est de voir que dans des conditions similaires on arrivait à garder la distance. C’est rassurant de voir que dans des conditions variées le trimaran peut aller aussi vite que ses concurrents, c’est de bon augure pour la suite du projet. »

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Fastnet Race. Reprise de navigation pour Clarisse Crémer avec Alan Robert sur l’Occitane !

PKC Media

Clarisse Crémer est de retour sur l’eau en Imoca avec L’Occitane Sailing Team et Alan Roberts nommé Co-skipper et Performance Coach. Alan rejoint l’équipe pour le reste de la saison 23/24 de l’IMOCA Globe Series.

L’équipe a passé sa deuxième journée de navigation avec un rythme d’entrainement soutenu cette semaine pour Clarisse et Alan, qui prendront le départ de la Rolex Fastnet Race 2023 dans moins de 48h.

Roberts, qui a récemment terminé l’Ocean Race, a continué à consolider sa réputation de formidable marin dans le circuit de la course au large. Diplômé de l’Artemis Offshore Academy, une institution renommée qui a formé de nombreux talents britanniques, M. Roberts a perfectionné ses compétences au cours de la dernière décennie, excellant à la fois dans les catégories Figaro et solitaire. Son dévouement et ses performances exceptionnelles lui ont valu une réputation bien méritée de marin accompli.

Les réalisations de M. Roberts vont au-delà de ses succès dans les disciplines du Figaro et de la navigation en solitaire. Il a été activement impliqué dans plusieurs projets IMOCA, y compris dans des équipes de The Ocean Race, et a établi un record transatlantique avec Canada Ocean Racing, démontrant ainsi sa polyvalence et sa capacité d’adaptation dans les courses au large de haut niveau.

Roberts a déclaré : “Je suis honoré de rejoindre le L’Occitane Sailing Team, c’est une opportunité passionnante de travailler avec une équipe aussi talentueuse et passionnée. Je viens de terminer l’Ocean Race et j’ai été impliqué dans divers projets IMOCA ces dernières années. Je suis impatient d’apporter mon expérience et de contribuer au succès de l’équipe. La Rolex Fastnet Race est réputée pour ses défis, mais je suis persuadé qu’ensemble, Clarisse et moi, nous pourrons les surmonter et remporter la première course de l’équipe.

La Rolex Fastnet Race, réputée pour être l’une des courses au large les plus exigeantes, sera le premier test pour Roberts en tant que co-skipper du L’Occitane Sailing Team. Cette course, qui allie prise de décision tactique, prouesses de navigation et endurance physique, mettra sans aucun doute à l’épreuve les compétences de l’équipe Crémer & Roberts. Comme il s’agit de la première course de Clarisse Crémer avec sa nouvelle équipe, le fait d’avoir un co-skipper aussi fort permet au duo de commencer la saison en beauté.

La skipper Clarisse Crémer a déclaré: “Je connais Alan depuis quelques années, nous nous sommes souvent croisés et nous avons enfin l’occasion de naviguer ensemble. Il est super enthousiaste, toujours motivé et gentil, super rigoureux, je ne pouvais pas rêver d’un meilleur co-skipper pour la TJV et comme partenaire d’entraînement l’année prochaine.

De plus, il vient d’acquérir une grande expérience de l’IMOCA grâce à la course au large… ce qui en fait un allié de choix pour prendre en main ce bateau. Nous travaillons ensemble depuis quelques jours seulement, mais je sens déjà la magie opérer !

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Fastnet Race. Vers des conditions toniques pour le départ !

Rolex Fastnet Race start off Cowes 8 August 2021 POL 22157 Fujimo 1.176 15 Wojciech Bulhak Tomasz Kosobucki Reichel Pugh 50

En tant que concurrents de cette édition spéciale anniversaire du 50e anniversaire du Royal Ocean Racing Club, l’attention se tourne vers la météo. Les prévisions deviennent de plus en plus précises.

En 2021, le départ de la Rolex Fastnet Race a été spectaculaire, se déroulant dans des conditions venteuses au vent avec des rafales de force coup de vent. À l’heure actuelle, les prévisions indiquent que ce scénario pourrait se répéter samedi. Le navigateur vainqueur de la Volvo Ocean Race Jules Salter, qui célèbre cette année le 20e anniversaire de sa victoire pure et simple dans la Rolex Fastnet Race sur le maxi Nokia – Connecting People de Charles Dunstone, court sur le Maxi 72 Notorious, propriété d’un autre ancien membre d’équipage de Nokia, Peter Morton. Salter observe : “Avec la quantité de chauffage que nous avons, il pourrait facilement y avoir des rafales de plus de 30 nœuds au moment où nous commençons à 15h20. C’est vraiment un jour où vous devriez faire de la planche à voile ou du kitesurf !” Cela signifie qu’il peut être une fraction de moins lorsque les premiers partants embarquent, en commençant par les multicoques à 13h00 BST et les IMOCA à 1320. Cependant, à ce moment-là, la marée monte encore dans le Solent occidental et l’eau sera plus plate. Cette année, pour des raisons de sécurité, les huit départs ont été séparés par des intervalles de 20 minutes, donc au moment où le dernier, pour IRC Zero et Super Zero, aura lieu, il devrait y avoir une brise de mer plus forte, mais aussi un vent à contre-courant grumeleux. clapot, accentué lorsque les bateaux traversent Hurst Narrows à la sortie ouest vers le Solent.

Bien que même dans cinq jours, les prévisions pour le départ de samedi suscitent une certaine confiance, il semble également probable que la course se déroulera au près dans des conditions animées jusqu’à Land’s End. Mais après cela, dit Salter, tout le monde peut deviner. “C’est assez compliqué parce que le modèle européen a une dépression secondaire qui tourne sur le front qui passe samedi et qui est assez mal définie, planant là-bas dans les approches occidentales, mais cette dépression secondaire ne s’est même pas encore formée – c’est encore quelque chose dans le “monde informatique”. Certains modèles vous font naviguer au milieu sans aucun vent et d’autres vous ont à l’arrière à 25 nœuds.

“Certains modèles montrent la dépression comme allongée, plus comme une ligne de creux, de sorte que vous obtenez presque des vents du nord-est de l’autre côté au large de la côte irlandaise. C’est donc dynamique en ce moment. De plus, il fait chaud au sud et froid au nord et nous sommes juste à la frontière, donc il y aura une grosse brise à l’intérieur. C’est juste comment ça se forme, où ces dépressions se forment, à quelle vitesse elles s’approfondissent, combien d’air chaud se mélange à combien d’air froid.

Au début du samedi, les prévisions pourraient toujours ne pas correspondre à ce qui se passe réellement lundi / mardi, prévient Salter. «La dépression secondaire pourrait être à 30 milles au nord ou à 30 milles au sud et tout à coup, vous avez un scénario différent selon que vous êtes du bon ou du mauvais côté. Il y a toujours la possibilité que les petits bateaux finissent par être laissés loin derrière, mais qu’ils puissent atteindre 25 à 30 nœuds vers le sud-ouest et se contenter d’atteindre le faisceau puis de remonter la Manche à la fin. C’est assez ouvert en ce moment.”

En substance, l’Australien Will Oxley est d’accord. Cette année, le vétéran de la course autour du monde navigue sur Christopher Sheehan Pac 52 Warrior Won, vainqueur absolu du RORC Caribbean 600 2022 et du Transpac et l’un des favoris de la course de cette année. “Cela dépend totalement du mouvement de ce bas, donc j’ai l’esprit ouvert pour le moment. Si quelqu’un regarde le modèle américain, il appellera Armageddon le 25 ! Si quelqu’un se contente de regarder le modèle européen, il dira que le début sera terrible. En fin de compte, nous ne le savons pas encore, car c’est un minimum qui n’est pas particulièrement fixé à quoi que ce soit, donc il peut se déplacer un peu. Oxley estime qu’il pourrait être plus léger au début de la journée, avec environ 16 à 24 nœuds, atteignant 30 nœuds dans les rafales une fois que le courant entre en action dans la soirée.

«J’étais assez à l’aise avec le timing assez similaire sur les deux modèles pour arriver aux Scillies, mais pour arriver au Fastnet, le modèle GFS avait une grande zone d’airs légers. Il est tout simplement trop tôt pour le dire. Comme je l’ai dit plus tôt à l’équipage, ce n’est pas une course où nous pouvons avoir un plan. En moyenne, il y avait 50 à 60 % au près et 30 % au portant et 10 % au largue pour nous – c’est-à-dire très peu de largue sur les deux passes – mais la force et quand ce sera au près ou au portant n’est pas si clair. J’ai beaucoup moins de confiance que je n’en aurais normalement.

Ce qui semble certain, c’est que dans cette 50 e Rolex Fastnet Race, les concurrents pourraient bien finir par utiliser toute leur garde-robe de voiles avant d’atteindre Cherbourg. Le vainqueur peut venir de n’importe quelle partie de la flotte capable d’atteindre et de revenir du Fastnet Rock avec la meilleure pression.

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RETOUR À LA BASE. L’enjeu de la qualification pour le Vendée Globe !

©Eloi Stichelbaut - polaRYSE

La nouvelle course transatlantique compte déjà 35 IMOCA inscrits ou pré-inscris. Un plébiscite prévisible, tant les enjeux sportifs de l’épreuve sont cruciaux pour les marins : retrouver leurs manières de solitaire après une année en double, s’attaquer à un parcours engagé en plein mois de décembre, et surtout… avancer dans leur quête du Graal, la qualification au Vendée Globe 2024 !

Un succès qui s’explique d’abord par la vertu qualifiante de l’épreuve en vue du Vendée Globe 2024, dont le ticket d’entrée est aujourd’hui loin d’être garanti à tous ceux qui en rêvent – et pas que la nuit. Pour être qualifié, chaque binôme skipper-bateau doit en effet avoir pris le départ d’un minimum de deux courses en solitaire, dont l’une avant 2024. Seule épreuve de l’année à entrer dans ce processus, le Retour à la Base est donc une étape incontournable pour tous ceux qui n’ont pas encore coché ce prérequis dans leur quête du précieux sésame. « Ce sera forcément important de terminer cette course pour être un peu plus serein pour la suite », reconnaît ainsi Charlie Dalin, dont l’IMOCA MACIF Santé Prévoyance a été mis à l’eau fin juin.

Dans la baie de Fort-de-France, le 26 novembre, quasiment tous les prétendants au tour du monde devraient ainsi se présenter pour la toute première fois sur une même ligne de départ, dont les étraves flambant neuves des bateaux de Jean Le Cam, Éric Bellion ou encore Nicolas Troussel, dont la V2 de l’IMOCA Corum l’Épargne vient tout juste d’être dévoilée.

Mais si l’enjeu de qualification pèsera forcément dans la balance, pas question pour autant de négliger la compétition. Le Retour à La Base sera l’une des rares occasions pour les marins de se confronter en conditions “VG”, et de marquer les esprits en faisant frémir la concurrence à moins d’un an du grand rendez-vous. D’autant que cette transatlantique retour entre la Martinique et Lorient se mènera en plein mois de décembre, dans des conditions météorologiques qui n’auront rien à envier aux quarantièmes rugissants… « D’une certaine façon, cela ressemble à ce qu’on peut croiser dans les mers du Sud avec des vents portants forts. Ça va être chouette de se confronter à ça ! », se réjouit ainsi Isabelle Joschke, skipper de MASCF, parmi les premières à s’inscrire pour prendre l’Atlantique Nord à rebrousse-poil.

Un challenge sportif d’autant plus relevé qu’il se mènera en solitaire, après une saison consacrée uniquement à des courses en double ou en équipage. « On change complètement la discipline. Seul, tu n’as plus le droit à l’erreur, confirme Nicolas Troussel. D’entrée de jeu, il va donc falloir être très concentré. » Excellent galop d’essai, le Retour à La Base s’annonce ainsi comme une répétition générale, grandeur nature, du futur tour du monde !

Un aller-retour express dans l’Atlantique

Si l’émulation sportive est donc bien réelle, elle ne masque pas une pointe d’appréhension tant le format de cette fin d’année est inédit pour les marins, qui vont enchaîner un aller-retour transatlantique avec un temps de repos minimum entre les deux tronçons. « Tout va dépendre de l’état du bateau à l’arrivée de la Transat Jacques Vabre, anticipe déjà Sébastien Marsset (Foussier – Mon courtier énergie). Pour les IMOCA plus anciens qui arriveront plus tard en Martinique, et les petites équipes où le skipper doit forcément mettre la main à la pâte, ça va être particulièrement chaud ! »

Pas de doute, tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce Retour à La Base « une régate hyper intéressante à suivre », se réjouit Antoine Mermod, président de la classe IMOCA. « L’objectif est ambitieux pour les skippers et les teams avec un challenge technique et physique à relever pour être prêts à repartir, et un niveau de compétition extrêmement élevé… On ne pourrait pas rêver mieux comme préparation à cette course extrêmement difficile qu’est le Vendée Globe ! »

Un enthousiasme partagé par Lorient Grand Large, l’organisateur de l’événement. « Avec plus de trente IMOCA engagés, on met tout de suite le pied dans la cour des grands », se réjouit son président, Jean-Philippe Cau, qui pronostique « une belle bataille sur l’eau, avec un format très proche du final du Vendée Globe ». Une chance aussi pour le territoire et tous les Lorientais, qui pourront accueillir à domicile les solitaires, dans leur impressionnant site de Lorient La Base. « Aujourd’hui, quelle région ne rêve pas d’avoir une transatlantique solo en IMOCA qui arrive chez elle ? sourit Jean-Philippe Cau. Ça va démultiplier notre rayonnement. » Avis aux skippers, ils ont jusqu’au 31 août pour rejoindre la fête !

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Fastnet Race : première compétition pour l’Imoca de Charlie Dalin

Imoca Macif, Skipper Charlie Dalin. 30/06/2023, Première navigation. Crédit : Maxime Horlaville / disobey / Macif

Charlie Dalin accompagné de Pascal Bidégorry, s’élancera sur sa première course à bord de son Imoca Macif. Ce sera l’occasion de se mesurer à Charal 2, For The Planet et Arkea Paprec. Les entraînements à Port-laf étaient assez positifs. Il reste à voir en course quel sera le duo le mieux armé. Le binôme profitera de cette épreuve pour jauger la concurrence et poursuivre la mise au point du bateau.

Flashback. Concarneau, le 24 juin 2023. Après 60 000 heures de travail, Charlie Dalin et toute son équipe mettaient à l’eau le nouvel Imoca MACIF Santé Prévoyance. Après une batterie de tests obligatoires pour vérifier la conformité du monocoque, passés brillamment, le skipper effectuait le 30 juin une première sortie en baie de Concarneau moins d’une semaine après sa fin de chantier. « C’est un moment que j’attendais forcément avec grande impatience » commente Charlie. « J’étais content car je savais qu’il y aurait un peu de vent et que l’on pourrait exploiter les foils dès cette première sortie. C’était un moment très excitant pour toute l’équipe, qui a travaillé des mois à sa conception, que ce soit devant les ordinateurs ou au chantier. Paradoxalement, je savais que ce serait la navigation la plus lente de ce bateau car tu es dans la découverte de tous les systèmes mais c’est magique de voir ce puzzle composé de dizaines de milliers de pièces prendre vie et se mettre à fonctionner. Nous avons rapidement eu confiance dans le bateau, nous autorisant des accélérations de plus en plus marquées. J’avais cet objectif secret d’atteindre les 30 nœuds dès cette première sortie, et je suis ravi de l’avoir atteint sans trop forcer. Le constat est sans appel : nous avons un bateau avec un potentiel énorme, qui a une très bonne glisse et traîne peu d’eau. »
Depuis lors, l’équipe de l’IMOCA MACIF Santé Prévoyance a enchainé cinq sorties en mer, dont une au large de plus de 24 heures. Le skipper et son équipe en ont profité pour vérifier les systèmes nécessaires la nuit et tester la nouvelle bannette pour dormir. « Cet entrainement au large s’est très bien déroulé. C’est la première fois que je faisais une sieste dans ma ‘studette’ et c’est vraiment plaisant de pouvoir tout tester dans les conditions du réel. Je suis satisfait des choix que nous avons faits pour l’ergonomie du bateau.
»

La Rolex Fastnet Race : une grande première
A peine 4 semaines après sa mise à l’eau, l’Imoca MACIF Santé Prévoyance ralliera Cowes en convoyage et en équipage réduit dès jeudi en vue du départ samedi pour Charlie et Pascal de la 50e édition de la Rolex Fastnet Race. Cette épreuve dont Charlie est le tenant du titre*, emmènera les 29 IMOCA inscrits sur un parcours mythique de 695 milles nautiques entre Cowes en Angleterre et Cherbourg, en passant par le célèbre phare du Fastnet. « Cette course fait partie de notre programme de prise en main de l’IMOCA » détaille Charlie. « Nous savons que le bateau n’est pas encore à 100 % de son potentiel car cela prend beaucoup de temps et demande beaucoup de navigations, mais je sais aussi que la meilleure manière de progresser est de se confronter à la concurrence. Nous sommes sur la même longueur d’onde avec Pascal. Il est très compétent techniquement et a toujours plein d’idées et de suggestions pour progresser. C’est sérieux mais détendu et j’ai hâte de faire cette première épreuve avec lui. »

  • : Lors de la dernière édition en 2021, Charlie Dalin et Paul Meilhat ont remporté à bord d’APIVIA la 49e Rolex Fastnet Race dans la catégorie IMOCA, après 2 jours 17 heures et 2 minutes de course.
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Figaro. Alexis Loison sur la Solitaire du Figaro Paprec 2023

Alexis Loison participera à la 54e édition de la Solitaire du Figaro Paprec avec le groupe REEL. Le normand, après une année de pause, y participera pour la 17e fois et se réjouit de ce grand retour à la compétition sur cette mythique épreuve qu’il affectionne tout particulièrement. Le compte à rebours est lancé, dans 41 jours le départ de la première étape sera donné de Caen, à domicile pour le skipper du Figaro Bénéteau 3 Groupe REEL qui endosse le maillot de favori.

Philippe Frantz, Président du Groupe REEL et passionné de voile a fait la découverte d’Alexis lors de la RORC Carabbean600 en 2020, une course qu’ils disputaient sur le même bateau et sur laquelle ils ont pris beaucoup de plaisir. Suite à cette rencontre, ils ont poursuivi leurs navigations communes et Philippe a ainsi pu suivre avec intérêt les aventures sportives d’Alexis sous les couleurs de la Région Normandie. « C’est en 2022 que Philippe m’a demandé si je souhaitais refaire la Solitaire du Figaro et je ne lui évidemment pas caché mon envie de revenir. Et lui, de son côté, ne m’a pas caché son envie de m’aider à y participer. » s’amuse à raconter Alexis, heureux de nous annoncer ce nouveau partenariat. « Je suis hyper content de revenir sur ce circuit que j’adore par-dessus tout et notamment sur cette course qui me fait rêver depuis que je suis tout petit. Je vais essayer de faire de mon mieux. ».

« REEL est très fier de sponsoriser Alexis Loison et de l’accompagner dans cette compétition relevée qu’est la Solitaire du Figaro. Outre les valeurs sportives qui sont fortement ancrées et incarnées chez REEL, c’est aussi la personnalité d’Alexis que nous souhaitons encourager, son esprit d’entreprise, sa détermination et son sens de l’effort ; des qualités que nous promouvons et que portent nos salariés au quotidien. » Philippe Frantz, président du Groupe REEL.

Certes il n’était pas au départ de la Solitaire du Figaro 2022 mais le marin n’a cependant pas perdu son temps cette année. Commercial dans la voilerie Incidence Groupe, il remarque à quel point ce travail peut être complémentaire avec son activité sportive. Il les remercie d’ailleurs chaleureusement pour cette belle opportunité et le temps dont il bénéficie à côté pour ne pas perdre la main sur un bateau. Ce temps libre, il l’a plutôt bien utilisé en naviguant sur de nombreux supports cette année tels que le Class40, le Mini6.50, l’Ultim, ce géant des mers et évidemment le Figaro sur lequel il remporte dernièrement le Tour de Bretagne à la Voile aux côtés de Guillaume Pirouelle son successeur au poste de skipper Région Normandie. « C’est top de voir autre chose, j’arrive toujours à transposer des acquis sur mon Figaro, j’apprends beaucoup. Ces nouvelles expériences sont très bénéfiques. » constate Alexis.

UNE 17ÈME FOIS, UN RECORD DE PARTICIPATION SUR CETTE ÉDITION

La Solitaire du Figaro Paprec est une course que connait bien le skipper du Groupe REEL. Et pour cause, il s’apprête à y participer pour la 17ème fois ! Il n’en n’a manqué qu’une depuis qu’il s’est lancé en 2006, celle de l’an passé. Alors il revient avec beaucoup d’envie et un objectif bien précis : monter sur le podium.

6 podiums d’étape, une victoire sur l’étape Deauville-Plymouth en 2014, 5ème en 2019, 4ème en 2021… le figariste a brillé sur le circuit et sera un redoutable adversaire cette année parmi la trentaine de marins engagés. Cependant, ce dernier le sait, la concurrence sera rude, « On voit bien une différence d’âge et de nombre de participation c’est certain. Il y a vraiment un gros gap mais en même temps c’est hyper dur de se faire sa place surtout que tous les concurrents commencent à connaitre le mode d’emploi du bateau. J’espère bénéficier de mon expérience mais les jeunes n’en manquent pas et apprennent vite ! Cette épreuve est très difficile de toutes les manières, tout se joue à rien. Il faudra être bon dans la tête. » C’est tout ce que l’on souhaite à ce figariste qui ne manque pas de détermination !

UN DÉPART À DOMICILE

Le grand départ de Solitaire du Figaro Paprec sera donné le 27 août, de Caen, en Normandie. Natif de Rouen, Alexis a tiré ces premiers bords en Manche et avoue connaitre cet endroit comme sa poche. Mais méfiance, celui-ci réserve bien des surprises et Alexis en a conscience, il saura être très vigilant et opportuniste durant cette première étape de 610 milles les menant à Kinsale en Irlande. Proches et partenaires seront au rendez-vous pour souhaiter bon vent à ce talentueux marin.

Les deux étapes suivantes seront toutes aussi passionnantes à suivre, Kinsale – Baie de Morlaix avec un passage par l’île de Man, un parcours inédit qu’Alexis a hâte de vivre. Et enfin, un sprint final les menant de la Baie de Morlaix à Piriac-sur-Mer, une étape où les marins peuvent tout gagner ou tout perdre, il faudra redoubler de vigilance.

En bref, un parcours « magnifique ! Avec des points de passage pour chaque étape à la fois mythiques et avec une quantité de pièges incommensurables. Il y a de tout ! Du côtier, du large, du semi-large. Nous allons aller à l’île de Man un endroit où personne n’est encore jamais allé en Figaro. Il est mythique, complet et donne un peu le vertige parce que c’est quand même trois étapes de plus de 600 milles nautiques. Je le trouve vraiment beau et il y aura de quoi s’exprimer sur ces étapes de « montagne ». Il faudra répondre présent tout le temps. » explique Alexis.

Le skipper du Groupe REEL va profiter des prochains jours pour finaliser la préparation de son Figaro, avant de le remettre à l’eau et débuter les derniers entrainements au Pôle Finistère Course au large de Port-la-Forêt. Rendez-vous donc le 27 août pour vivre ensemble le départ de cette 54ème édition de la Solitaire du Figaro Paprec et suivre de près le Figaro Groupe REEL avec aux commandes : Alexis Loison !

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