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Solitaire. Remise des prix et rappel des règles

Le Podium de la Solitaire du Figaro Paprec 2023 - Basile Bourgnon 2eme (Edenred), Corentin Horeau vainqueur (Banque Populaire) et Lois Berrehar 3eme (Skipper Macif 2022) - Piriac sur Mer, le 15/09/2023

La 54e édition de La Solitaire du Figaro Paprec s’est achevée ce dimanche avec la remise des prix qui a consacré Corentin Horeau (Banque Populaire) victorieux devant un brillant Basile Bourgnon (Edenred) et Loïs Berrehar (Skipper Macif 2022) qui participaient respectivement à leur 2e et 5e édition. Victor Le Pape (Région Bretagne – CMB Espoir) remporte le classement Beneteau des Bizuths.

Favori une nouvelle fois au départ de cette Solitaire année, Corentin Horeau (Banque Populaire) n’aura pas tremblé mais plutôt bien géré sa course avec une bonne régularité. « C’est un rêve de gosse qui se réalise. Je sentais que cette année, j’étais bien, que j’avais bien préparé tout ça. Le soutien de Banque Populaire, au dernier moment, a ajouté une dose de confiance supplémentaire. Je ne réalise pas trop. Cela fait 24 heures que j’y pense. Je ne voulais vraiment pas la louper, celle-là. Ce n’est pas la plus belle des Solitaire dans le sens où j’ai navigué un peu comme un comptable. J’ai essayé de naviguer dans la flotte, sans trop prendre de risques. C’est la manière dont il fallait naviguer pour gagner cette année », s’est réjoui le grand vainqueur de la course. Avant d’ajouter : « j’avais bien calculé mon timing avec Basile. Je savais qu’il ne pouvait plus se passer grand-chose. J’ai pris du plaisir au près, le bateau glissait tout seul, sous pilote. Il y a tellement de choses qui se bousculent dans ma tête. Je la voulais tellement, cette Solitaire. De mettre des mots sur l’émotion, dans l’instant, c’est compliqué. Dans 10-15 jours, peut-être que je vais me rendre compte. Je pense à mon père surtout, qui ne voulait pas que je fasse ça au début, et qui maintenant est super fier ».

Chronologiquement, Corentin Horeau entamait cette Solitaire à la 15e place au classement général à l’issue de la première étape entre Caen et Kinsale, accumulant d’entrée 20’49’’ de retard après une option moins payante que celle du groupe mené par Tom Dolan (Smurfit Kappa – Kingspan) entre les Scilly et le Fastnet. Il aura réussi à montrer une très belle performance lors de la deuxième étape où il terminait 2e à Roscoff, ne laissant à Basile Bourgnon (Edenred) que 8’55 d’avance et s’offrant un matelas plus confortable de 32’42 sur son plus proche poursuivant, Loïs Berrehar (Skipper Macif). Cette dernière étape, déterminante donc, aura donné la rage au marin de 34 ans qui franchissait, jeudi 14 septembre, la ligne d’arrivée finale, plus de 20 minutes avant le skipper Edenred qui pointait alors en tête au général.

Sur les 30 concurrents de cette Solitaire du Figaro Paprec, 10 Bizuths, 5 femmes et 6 étrangers prenaient le départ le 27 août dernier, sur un plateau initial de 32 concurrents. Victor Le Pape (Bretagne CMB – Espoir), aura réalisé une très belle première Solitaire, il remporte la victoire au classement des bizuths, devant Romain Le Gall (Centre Excellence Voile – Secours Populaire 17) et Julie Simon (DOUZE). Le skipper Région Bretagne – CMB Espoir a atteint son objectif : « Je suis hyper heureux de remporter ce classement Beneteau des Bizuths. J’ai fait une belle 9e place au général aussi. Je suis très fier. Je pense que j’ai plutôt rendu une belle copie sur les trois étapes, même si je pense qu’il y a eu un peu un manque de lucidité sur la troisième. J’ai tout donné. C’est une course incroyablement dure et belle. Je ne pensais pas réussir à atteindre cet objectif-là. J’avais toujours dit qu’un Top15 serait bien et qu’un Top 10 serait une incroyable performance. Je suis très content de remporter le classement Bizuths, qui faisait partie des objectifs un peu cachés au fond de moi. Je l’ai gardé dans un coin de la tête et ne l’ai jamais lâché. J’arrive à la remporter sur cette première Solitaire. Je suis hyper heureux. C’est gravé dans le palmarès de La Solitaire. C’est une belle entrée en matière. Maintenant, il va falloir continuer à progresser les années suivantes, mais une chose est sûre, c’est que j’ai envie de faire un meilleur classement et donner le meilleur de moi-même ».

Tom Dolan (Smurfit Kappa Kingspan), vainqueur « à la maison » à Kinsale lors de la première étape, est classé premier étranger de la course et a remporté, lors de la cérémonie de remise des prix officielle ce samedi 16 septembre, le VIVI Trophy. Le prix Suzuki de la combattivité, qui récompense le marin ayant été le plus combatif sur les 3 étapes, a été remis à Julie Simon, bizuth qui partait sur cette 54e édition sans sponsor et qui avait notamment brillé lors de la première étape en franchissant 3e la ligne d’arrivée. Jules Delpech signe lui aussi une très belle édition en rempotant notamment la troisième étape à l’arrivée du grand final à Piriac-sur-Mer.

Jean Bernard Le Boucher, Président de la Classe Figaro Beneteau. ” C’était une très belle édition avec 3 longues étapes, difficiles et redoutables. Il fallait avoir le physique et le mental pour rester dans la tête de course, notamment lors de la 2e étape. Il a des marins très contents, d’autres déçus, c’est une course impitoyable mais les résultats nous offrent un podium superbe. Corentin Horeau momentanément parti de la Classe est revenu en 2021 pour aller chercher cette victoire, il prouve que la persévérance paie. Basile s’est aussi révélé cette année, il fait partie des talents sur lesquels il faudra compter dans les années à venir. Loïs a tout autant prouvé qu’il n’est pas loin de sortir victorieux de cette magnifique course. C’est exactement ce que l’on cherche, ce pour quoi on travaille et pourquoi ces marins restent à la Classe. Le bateau est difficile, exigeant mais c’est ce qu’on aime. On avait 32 marins cette année, je ne désespère pas d’avoir une quarantaine de bateaux d’ici 2 ou 3 ans, c’est totalement cohérent. »

Ils ont dit :
Corentin Horeau (Banque Populaire) : « C’est une belle arrivée ici avec un beau podium. C’est génial. Gagner La Solitaire du Figaro Paprec est un rêve pour moi depuis que je suis gamin. Il faut essayer de profiter de tous ces instants. Je pense que je reviendrai un jour »
Basile Bourgnon (Edenred) : « C’est un bonheur énorme de finir sur le podium de La Solitaire du Figaro Paprec pour la deuxième année. C’est l’aboutissement de beaucoup de travail cet hiver, de régularité cette saison. Pour moi, c’est amplement mérité. Ce n’est pas un hold-up, c’est du travail et de la maîtrise. Je suis entouré de bons Figaristes qui cherchent depuis des années à faire ce podium et cette victoire. C’est un grand honneur de finir entre ces deux amis. »
Loïs Berrehar (Skipper Macif 2022) : « Je suis très content d’être sur le podium et de le partager avec mes amis Corentin et Basile. C’est une belle Solitaire qui se finit bien pour moi et je suis content. C’était ma cinquième participation et ça faisait un petit moment que je voulais être sur le podium. Je suis content de le concrétiser cette année. Il n’est pas impossible que je revienne pour essayer de la gagner. »
Tom Dolan (Smurfit Kappa – Kingspan) : « Ce n’est pas très simple de quitter son pays et de venir faire de la course au large en France mais l’accueil français et breton a toujours été super. »

Hugo Dhallenne (YC de Saint-Lunaire) : « Je suis électronicien de formation, quand les gens avaient des petits soucis d’informatique et d’électronique, je prenais la VHF pour aider les concurrents à aller plus vite. Merci ICOM. »
Alain Le Meur, Directeur adjoint du département automobile, relations presse et Relations publiques de Suzuki : « Le jury a décidé d’attribuer le Trophée de la Super Combativité Suzuki à Julie Simon pour plusieurs raisons. Elle a du mérite car elle est partie sans sponsor. En mer, elle a toujours essayé, toujours été dans le jeu. Et quand on a un peu moins de chance niveau temps de repos et budget, que l’on est toujours dans le match et que l’on laisse un tiers du peloton derrière à la fin, tout on mérite de la gagner. »

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TF35. Realteam domine les débats, sacré champion 2023

Le skipper Jérôme Clerc, le tacticien Sébastien Col et l’équipage de Realteam Sailing ont décroché la sixième et dernière victoire d’épreuve de la saison 2023 TF35 et le titre général de la saison.

Jérôme Clerc : “Quelle année fantastique pour Realteam. Nous avons gagné toutes les épreuves cette saison, mais c’était dur sur l’eau. Nous nous sommes battus avec Spindrift et Ylliam XII. – Comptoir Immobilier pour chaque place Nous voulions terminer l’année en beauté et nous y sommes parvenus. Je suis fier de l’équipe, ils ont fait un excellent travail et ils ont un grand esprit d’équipe”, ajoute Clerc. “Mais je suis aussi content pour la flotte TF35 car tout le monde monte le niveau. La dernière course d’aujourd’hui en est la preuve puisque tous les bateaux ont terminé à moins de 30 secondes les uns des autres.

RÉSULTATS TF35 COUPE MALCESINE 2
(Après 13 courses avec un abandon)

  1. Realteam Sailing – 4 2 1 1 3 1 1 1 4 1 5 2 1 – 22
  2. Spindrift – 2 1 3 2 1 7DNS 2 2 1 6 4 1 3 – 28
  3. Alinghi Red Bull Racing – 5 4 4 4 2 2 6 4 3 2 3 3 2 – 38
  4. Ylliam XII – Comptoir Immobilier – 1 7DNF 2 5 4 4 3 5 5 3 2 6 4 – 44
  5. ZEN Too – 3 3 5 3 6 5 5 3 2 4 1 5 5 – 44
  6. Ylliam 17 – 6 5 6 6 5 3 4 6 7DNF 5 6 4 7 – 63

TROPHÉE TF35 CLASSEMENT GLOBAL 2023
(Après 6 épreuves avec 1 défausse)

  1. Realteam Sailing – 1 1 1 1 1 1 – 5
  2. Spindrift – 2 3 4 3 2 2 – 12
  3. Ylliam XII – Comptoir Immobilier – 3 2 3 2 3 4 – 13
    4 .Alinghi Red Bull Racing – 4 5 5 4 6 3 – 21
  4. ZEN Too – 5 4 6 5 4 5 – 23
  5. Ylliam 17 – 6 6 2 6 5 6 – 25
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Défi Azimut. Début du Défi Azimut

Défi Azimut - 48h Race - Lorient - 10 Septembre 2020 Photo: Vincent Curutchet

35 IMOCA sont inscrits au Défi Azimut – Lorient Agglomération 2023 qui démarre ce mercredi. Compte tenu des conditions météos difficiles, la direction de course a reporté les runs à dimanche, à la place du Tour de l’île de Groix. La grande course des 48h00 part toujours jeudi.

« La météo ne permet pas de lancer des runs avec des invités à bord. La zone de course est exposée, avec un vent de 25 à 28 nœuds et des rafales à plus de 32 nœuds et une mer formée. Il y a en plus beaucoup d’entrées et de sorties de port qui peuvent générer des risques » explique Hubert Lemonnier, directeur de course.

Les 48h00 du Défi Azimut – Lorient Agglomération sont aussi qualificatives pour la Transat Jacques Vabre, point d’orgue de la saison 2023 : « La direction de course réfléchit aux options pour s’adapter aux conditions météo qui s’annoncent engagées mais il faut rappeler que les IMOCA sont des bateaux conçus pour affronter plus de 50 nœuds dans les mers du sud » précise Hubert Lemonnier. A chacun donc d’arbitrer au mieux entre performances et sécurité…

Participation et convivialité.

A terre aussi, le Défi Azimut – Lorient Agglomération a déjà commencé pour l’équipe de Jean-Marie Corteville (Président de la société Azimut) qui prend ses quartiers à Lorient La Base toute la semaine. Première conférence, ouverte au grand public, l’atelier « Engagement sociétal », co-organisé par le Groupe Apicil aura lieu mardi de 14 à 16 heures, en prélude du Défi. Elle permettra de recueillir les témoignages de Damien Seguin, Samantha Davies, Paul Meilhat, Thomas Ruyant et Tanguy Le Turquais. L’occasion pour chacun de porter un message humaniste et de démontrer en quoi la course au large en est le meilleur vecteur de promotion.

Plus techniques, les conférences Eurolarge de vendredi (sur invitation) seront consacrées aussi bien à l’Intelligence Artificielle dans la course qu’au foiling ou aux derniers développements issus de la Coupe de l’America, avec tout ce que la Sailing Valley compte de spécialistes dans ces domaines de pointe.

Enfin, pour clôturer ces rencontres, la dernière conférence, joliment baptisée “Nous avons tous une part d’océan en nous », aura lieu ce même vendredi à 20 heures. Ouverte au public, elle est organisée sous forme de dialogue entre le navigateur Thomas Coville et Romain Troublé, à la tête de Tara expéditions dont la goélette sera présente sur les pontons de Lorient la Base le week-end prochain.

Un programme « tous azimuts » donc, qui a toujours fait partie de la culture du Défi et permet, au-delà des ambitions sportives de l’événement, de l’ancrer dans les problématiques les plus actuelles.

LES ENGAGES

-Groupe Apicil (Damien Seguin / Laurent Bourgues)
-Biotherm (Paul Meilhat / Mariana Lobato)
-Bureau Vallée (Louis Burton / Davy Beaudart)
-Charal (Jérémie Beyou / Franck Cammas)
-Corum L’Epargne (Nicolas Troussel / Benjamin Schwartz)
-Coup de Pouce – Giffard Manutention (Manu Cousin / Clément Giraud)
-DeVenir (Violette Dorange / Damien Guillou)
-D’ieteren Group (Denis Van Weybergh / Erwann Le Mene)
-DMG Mori (Kojiro Shiraishi / Benoit Mariette)
-Fives group – Lantana environnement (Louis Duc / Remi Aubrun)
-For the Planet (Sam Goodchild / Thomas Ruyant)
-Fortinet – Best Western (Romain Attanasio / Loïs Berrehar)
-Foussier – Mon courtier Energie (Sébastien Marsset / Sophie Faguet)
-Freelance.com (Guirec Soudée / Roland Jourdain)
-Gentoo Sailing Team (James Harayda / Stéphane Le Diraison)
-Hublot (Alan Roura / Simon Koster)
-Human (Antoine Cornic / Jean-Charles Luro)
-Initiatives Coeur (Sam Davies / Jack Bouttell)
-La Mie Câline (Arnaud Boissières / Gérald Véniard)
-Lazare (Tanguy Le Turquais / Felix de Navacelle)
-L’Occitane en Provence (Clarisse Cremer / Alan Roberts)
-MACIF (Charlie Dalin / Pascal Bidégorry)
-MACSF (Isabelle Joschke / Alain Gautier)
-Maître Coq V (Yannick Bestaven / Julien Pulvé)
-Malizia – Seaexplorer (Boris Herrmann / Will Harris)
-Monnoyeur – Duo for a job (Benjamin Ferré / Pierre Le Roy)
-Nexans – Arts & Fenêtres (Fabrice Amedeo / Andréas Baden)
-Oliver Heer Ocean Racing (Oliver Heer / Nils Palmieri)
-Paprec Arkéa (Yoann Richomme / Yann Elies)
-Prysmian Group (Giancarlo Pedote / Gaston Morvan)
-STAND AS ONE (Eric Bellion / Martin Le Pape)
-Szabi Ocean Racing (Weöres Szabolcs / Irina Gracheva)
-Teamwork (Justine Mettraux / Julien Villion)
-V AND B – MONBANA – MAYENNE (Maxime Sorel / Christopher Pratt)

LE PROGRAMME

-Mardi 19 septembre 2023
OUVERTURE
14h00 – 16h00 : Ateliers “engagement sociétal” (ouvert à tous)
19h00 : Cérémonie d’ouverture (sur invitation)
-Mercredi 20 septembre 2023
RUNS AZIMUT – BRETAGNE
10h15 : Départ pontons des IMOCA
12h00 : Lancement des runs
18h00 : Fermeture de la ligne
20h00 : Remise des prix des runs (Baleine Déshydratée – ouvert au public)
-Jeudi 21 septembre 2023
48H00 AZIMUT EN DOUBLE

13h45 : Départ du port des IMOCA (ouvert au public)
15h30 : Départ des 48H00 Azimut
-Vendredi 22 septembre 2023
LES ATELIERS – AUDELOR BDI – EUROLARGE
(sur invitation)

09h00 : Tables rondes (IA de la conception au pilotage. Stratégie énergétique …)
14h00 : Tables rondes (Foil & Co. Foil Racing …)
16h00 : América’s Cup (le point, les tendances)

CONFÉRENCE TARA
20h00 : “On a tous en nous quelque chose de l’océan” (ouvert au public)
-Samedi 23 septembre 2023
RETOUR DES 48H
12h00 – 18h00 : Arrivées des bateaux
10h00 – 17h30 : Viste de Tara et ateliers
20h00 : Remise des prix (sur invitation)
-Dimanche 24 septembre 2023
TOUR DE GROIX AZIMUT

11h00 : Départ ponton des IMOCA
12h00 : Départ du Tour de l’Ile de Groix
17h00 : Remise des prix du Tour de l’Ile de Groix (ouvert au public)

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Solitaire. Benoît Tuduri exclu pour tricherie, Pierre Daniellot disqualifié

Cela aurait pu être une belle histoire. Mais c’est malheureusement l’inverse. Deux skippers ont triché sur la Solitaire du Figaro. Suite à la vérification des ordinateurs de bord de l’ensemble des Figaro BENETEAU 3 à Piriac-sur-Mer, le jury de la Fédération Française de Voile (FFVoile), présidé par Georges Priol, a pris la décision ce samedi d’exclure Benoît Tuduri (CAPSO – En Cavale) de la course et de disqualifier Pierre Daniellot (Team Vendée Formation) de la deuxième et la troisième étape de la course. Les deux marins ont en effet téléchargé des fichiers GRIB (météo) pendant la course ce qui est interdit par la règle de classe et de ce fait enfreint également la règle 69 de World Sailing (atteinte à l’image du sport). Ces décisions engendrent une modification du classement général de la course, du classement Beneteau des Bizuths et du Trophée Beneteau des Bizuths.

A la suite d’un contrôle effectué ce samedi deux bateaux ont fait l’objet d’un rapport du jury : CAPSO – En Cavale et Team Vendée Formation. « Les skippers de ces deux bateaux ont téléchargé des fichiers météo pendant la course. Nous avons convoqué ces deux coureurs qui sont passés devant le jury. Les documents qui nous ont été fournis prouvent qu’ils ont effectivement téléchargé des fichiers », explique Georges Priol. Lors de l’instruction, le skipper de CAPSO – En Cavale a « avoué qu’il avait embarqué un second téléphone lui permettant de bénéficier d’une connexion Internet, ce qui contrevient absolument à toutes les règles de la course sur laquelle les moyens de réception à bord sont interdits ». Suite à son audition par le jury de la FFVoile, Benoît Tuduri est donc exclu de l’épreuve. « Au vu de la gravité des faits, un rapport sera envoyé par le jury à la FFVoile, ce qui pourrait engendrer des conséquences additionnelles pour le coureur ».

Le cas de Pierre Daniellot est un peu différent : par le nombre restreint de fichiers téléchargés l’un en Angleterre, l’autre en Vendée et sans preuve avérée qu’il disposait d’un téléphone à bord, la sanction est moins lourde. Il est disqualifié des étapes 2 et 3. Il rétrograde ainsi de la 9e à la 28e place au classement général sachant que toute personne disqualifiée sur une étape est créditée du temps du dernier auquel trois heures sont ajoutées.

Le principe de La Solitaire du Figaro Paprec est simple : les marins se battent à armes égales sur des bateaux monotypes. C’est donc le marin qui fait la différence. Les règles de la course à la voile ont été appliquées et ceux qui ont dérogé à ces dernières ont été sanctionnés.

Les classement sont modifiés en conséquence :

Sur l’étape 3 le nouveau podium est le suivant :
• Jules Delpech (ORCOM)
• Elodie Bonafous (Queguiner – la vie en rose)
• Gaston Morvan (Région Bretagne – CMB performance)

Pour le classement Bizuths :
• Victor Le Pape (Région Bretagne – CMB espoir)
• Romain Le gall (Centre d’excellence voile – Secours populaire)
• Julie Simon (Douze)

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Imoca. Jack Bouttell nouveau o-skipper de Sam Davies sur Initiatives Coeur !

Sam Davies et Jack Boutell vont disputer leur première course ensemble à l'occasion du Défi Azimut (©Initiatives-Cœur )

Avec Nicolas Lunven qui prend la barre d’Holcim-PRB en vue du Vendée Globe 2024, Sam Davies a choisi de s’associer à Jack Bouttell, récent vainqueur de The Ocean Race pour la Transat Jacques Vabre qui partira du Havre le 29 octobre.

Depuis 2021, Sam et Nicolas Lunven ont été associés sur toutes les courses en double IMOCA, à l’exception de la Guyader Bermudes 1000 en début d’année. Ensemble, ils ont connu de belles réussites, notamment une 5e place lors de la Transat Jacques Vabre 2021 et sur la récente Rolex Fastnet Race. Nicolas a beaucoup apporté sportivement et humainement au projet Initiatives-Coeur, dont la dimension solidaire le touche beaucoup. Sam et toute l’équipe sont très reconnaissants pour son implication et se réjouissent de le voir à la barre d’un bateau très performant, à la hauteur de son palmarès et de son talent pour le prochain Vendée Globe.

La confiance reste entière avec l’arrivée d’un jeune co-skipper talentueux comme Jake Boutell, qui rassemble toutes les qualités pour mener à bien les objectifs d’Initiatives-Cœur. Le marin mi-Australien mi-Britannique est bon technicien et habitué à naviguer à bord des exigeants Imoca de dernière génération. Il a bouclé un tour du monde en équipage avec escales en 2022-2023, The Ocean Race, avec une victoire à la clé sur 11th Hour Racing Team. Jack avait déjà remporté cette épreuve prestigieuse avec le VO65 Dongfeng en 2017-2018. Parmi ses autres expériences marquantes : des campagnes pour tenter de battre le record du Trophée Jules Verne avec Spindrift Racing et quatre saisons sur le circuit Figaro.
Sam Davies et Jack Bouttell ont débuté les entraînements. Les deux marins vont optimiser le temps de préparation dont ils disposent pour roder le duo, acquérir des automatismes et gagner en complicité pour aborder le défi de la Transat Jacques Vabre avec de jolies ambitions. D’ici là, Sam et Jack prendront part au Défi Azimut à Lorient, du 19 au 24 septembre, avec notamment une course de 48 heures au programme. L’objectif du duo est également de tirer tout le potentiel du bateau en double dans l’optique de la préparation au Vendée globe, avant le Retour à la Base, transatlantique en solitaire qui cloturera la saison 2023 (départ de Martinique le 26 novembre).

Réactions :
Jack Boutell :
« J’ai été très honoré que Sam pense à moi et j’ai accepté tout de suite. J’ai beaucoup de respect pour cette navigatrice qui a relevé les plus grands défis : Volvo Ocean Race, Vendée Globe, Solitaire du Figaro… J’apprécie aussi la femme, gentille, calme, toujours positive. J’ai hâte de naviguer à ses côtés. C’est une très belle opportunité, surtout à bord d’un bateau si compétitif. J’ai beaucoup appris sur The Ocean Race et j’espère pouvoir faire profiter à Sam de cette expérience. Nous avons un timing de préparation serré mais si nous travaillons efficacement, tous les ingrédients seront réunis pour faire une belle Transat Jacques Vabre. Par ailleurs, je suis heureux de rejoindre un projet qui a une dimension solidaire très importante. J’ai toujours aimé naviguer pour des causes. Pour moi, c’est beaucoup plus motivant quand on peut donner du sens à notre métier.”

Sam Davies :
“Je suis super contente pour Nico et de cette opportunité qui s’est présentée à lui. Je suis ravie de me retrouver avec Jack, qui a une grande expérience en IMOCA et en course au large. On a pu commencer à naviguer ensemble la semaine dernière et ca se passe très bien ! On a rapidement trouvé nos marques. Le Defi Azimut va être un baptême du feu pour ce nouveau duo. Nous sommes déjà à fond pour préparer la Transat Jacques Vabre.”

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Vendée Globe. Nicolas Lunven remplace Kévin Escoffier sur Holcim-PRB

© Eloi Stichelbaut | PolaRYSE | Team Holcim-PRB

Ce sera donc Nicolas Lunven qui prendra la barre du bateau Holcim-PRB pour le prochain Vendée Globe et Rosalin Kuiper pour The Ocean Race.

Après sa deuxième place lors de la dernière édition de The Ocean Race, le Team Holcim-PRB se renforce avec l’arrivée d’un grand expert de la course au large, le français Nicolas Lunven et de la talentueuse hollandaise Rosalin Kuiper. Le duo naviguera sous les couleurs de Holcim-PRB pour partager le message Go Circular qui vise à promouvoir un mode de vie plus durable.

Nicolas Lunven portera donc les ambitions du projet Holcim-PRB en tant que skipper pour le Vendée Globe 2024, tandis que Rosalin Kuiper l’accompagnera en tant que co-skipper, continuant à accumuler de l’expérience au large, avec l’ambition de mener l’équipe suisse sur The Ocean Race Europe, en 2025. Avec ce projet unique et très novateur, Holcim-PRB réaffirme son engagement sur le long terme dans la voile de compétition. Performance et transmission formeront les bases de l’équipe qui souhaite mettre le collectif au cœur de la réussite, et qui partagera un message fort en faveur de l’environnement.

Nicolas Lunven a toujours affirmé sa volonté de participer à l’une des courses les plus exigeantes en solitaire : le Vendée Globe. Avec son parcours exceptionnel en course au large, il affiche toutes les qualités nécessaires pour figurer au plus haut sur le tour du monde. C’est un rêve qui se concrétise pour le navigateur dont tous les pairs saluent l’expertise. Il s’est notamment distingué en remportant deux fois l’exigeante Solitaire du Figaro (2009, 2017) et par ses trois participations à The Ocean Race à l’appel des plus grands marins internationaux (Iker Martinez, Dee Caffari, Boris Hermann). S’il est déjà concentré sur le défi de taille qui l’attend, Nicolas Lunven est heureux de se retrouver à la barre de l’un des IMOCA les plus véloces et les mieux fiabilisés. « C’est évidemment un immense honneur. Le Vendée Globe devient réalité pour moi et, avec Holcim-PRB, nous sommes alignés sur les ambitions. Le défi est grand, mais nous allons tout mettre en œuvre pour écrire la plus belle page possible sur ce Vendée Globe », explique Nicolas qui garde aussi en tête que PRB est le seul partenaire à avoir inscrit son nom à deux reprises sur la plus haute marche du podium (2001 avec Michel Desjoyeaux et 2005 avec Vincent Riou).

La première course de Nicolas Lunven sous les couleurs de Holcim-PRB sera la transatlantique Retour à la Base, qualificative pour le Vendée Globe. D’ici là, le skipper va s’impliquer dans le chantier du bateau et fera le convoyage vers La Martinique début novembre aux côtés de sa co-skipper Rosalin Kuiper, qui intègre également l’équipe.

Rosalin Kuiper a participé à de nombreuses courses comme la Sydney-Hobart Yacht Race, la Fastnet Race, la Middle Sea Race et la Caribbean 600. Lors de l’édition de The Ocean Race Europe 2021, elle a navigué à bord du VO65 AzkoNobel. Elle a rejoint le Team Malizia pour participer à The Ocean Race 2022-2023. Elle est la seule femme a avoir navigué sur l’ensemble des étapes de ce tour du monde, s’imposant comme un talent émergent dans le monde de l’IMOCA. Forte de cette expérience, elle est impatiente de continuer à renforcer ses compétences, en apprenant de l’expertise de Nicolas du point de vue de la météo, de l’entraînement et de la performance.

Pour Rosalin Kuiper, cette intégration au sein du Team Holcim-PRB est une incroyable opportunité : “ Toutes mes expériences à bord des IMOCA n’ont fait que renforcer mon envie d’évoluer dans ce milieu. C’est super que mon guide sur Je me donne comme mission dans les années à venir d’être une ambassadrice de l’Océan et de favoriser la diversité dans la course au large. L’année dernière, j’ai navigué avec Nicolas autour du monde à bord de Team Malizia sur The Ocean Race et je suis très enthousiaste à l’idée de partager cette nouvelle aventure avec lui. Nous nous entendons très bien et il est l’un des meilleurs marins avec lesquels j’ai navigué. Nous allons constituer une équipe solide pour préparer son Vendée Globe et je suis très enthousiaste à l’idée de reprendre le rôle de skipper à partir de 2025 pour The Ocean Race Europe.”

“Rosalin est une jeune navigatrice formidable et incroyablement désireuse d’apprendre et d’évoluer. J’ai vu sa progression pendant notre collaboration au sein de Team Malizia et c’est vraiment une navigatrice qui peut être performante. Nous allons travailler en étroite collaboration sur cette nouvelle aventure et j’espère pouvoir lui transmettre mes connaissances en matière de routage et de météo pour qu’elle devienne une excellent skipper en 2025. Nous nous entendons très bien et c’est fantastique de commencer ce projet ensemble au sein du Team Holcim-PRB”

Avec l’expert Nicolas Lunven et la talentueuse Rosalin Kuiper, le Team Holcim-PRB s’inscrit dans une vision à long terme. Le programme dense des courses en 2024 et les grands rendez-vous en équipage des années suivantes offriront à Nicolas et Rosalin de belles opportunités d’exprimer leur passion et leur engagement.

Programme des courses 2024

Retour à la Base | Départ le 26 novembre 2023
The Transat CIC | Départ le 28 avril 2024
New-York – Vendée – Les Sables d’Olonne | Départ le 29 mai 2024
Vendée Globe | Départ le 10 novembre 2024

DÉCLARATION

Olivier Troussicot, directeur général de PRB

« Seulement quelques mois nous séparent maintenant du Vendée Globe et nous sommes déjà pleinement tournés vers ce grand rendez-vous. L’histoire de PRB dans cette course est unique. Nous serons le plus ancien partenaire engagé avec cette 9e participation. Les deux victoires, en 2001 puis 2005 ont marqué fortement l’ensemble de nos collaborateurs mais aussi nos clients. Cela a été des moments exceptionnels que nous rêvons bien sûr de revivre et de partager avec le Groupe Holcim, notre nouvel actionnaire.

L’arrivée de Nicolas Lunven au sein du Team Holcim-PRB s’inscrit dans cette volonté de poursuivre l’histoire de la plus belle des manières. Nicolas est un marin d’exception avec un palmarès et une expertise remarquables. Il est aussi très humble et fier d’embrasser cet héritage PRB. Il a notre pleine confiance tout comme Rosalin Kuiper qui rejoint le Team Holcim-PRB à ses côtés. Cet expert et ce talent vont nous permettre de renforcer encore notre vision à long terme et notre ambition de développement sur le marché international.

La voile est le sport du partage par excellence. Partager du rêve, des émotions mais aussi des expertises et un esprit d’équipe. Avec Nicolas et Rosalin, nous mettons en place un collectif fort et porteur de sens. Le projet PRB n’a jamais cessé de se renouveler depuis son lancement en 1992. C’est une page très enthousiasmante qui s’ouvre à l’aube de cette année 2024 ! D’ici là, nous souhaitons à Nicolas une belle transat en novembre prochain pour sa première course à la barre de Holcim-PRB. »

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Solitaire. Corentin Horeau remporte la Solitaire Benoît Tuduri la dernière étape !

Corentin Horeau (Banque Populaire) © Jean-Louis Carli

Cette édition de la Solitaire en 3 étapes sera passée bien vite. C’est finalement Corentin Horeau qui s’impose sans avoir gagné d’étape. Il devance Basile Bourgnon qui se sera affirmé cette année comme un futur grand skipper. Benoît Tuduri qui a remporté la dernière étape aura été la grande révélation cette année.

On connaît désormais le podium de cette 54e édition de La Solitaire du Figaro Paprec, qui a sacré un beau vainqueur. Alors qu’il accusait 8 minutes et 55 secondes de retard sur Basile Bourgnon (Edenred) après les deux premières étapes, Corentin Horeau (Banque Populaire) remporte (avant jury) à 34 ans La Solitaire du Figaro Paprec. La régularité a en effet payé pour le marin trinitain, qui participait pour la septième fois à la course qui lui avait jusqu’alors échappé. 15e à Kinsale (Irlande), le skipper de Banque Populaire, 2e à Roscoff, n’a rien lâché et s’est battu jusqu’au bout pour accrocher une belle victoire à son palmarès. « C’est un rêve de gosse qui se réalise. Je sentais que cette année, j’étais bien, que j’avais bien préparé tout ça. Le soutien de Banque Populaire, au dernier moment, a ajouté une dose de confiance supplémentaire. Je ne réalise pas trop. Cela fait 24 heures que j’y pense. Je ne voulais vraiment pas la louper, celle-là. Ce n’est pas la plus belle des Solitaire dans le sens où j’ai navigué un peu comme un comptable. J’ai essayé de naviguer dans la flotte, sans trop prendre de risques. C’est la manière dont il fallait naviguer pour gagner cette année », s’est réjoui le grand vainqueur de la course. Avant d’ajouter : « j’avais bien calculé mon timing avec Basile. Je savais qu’il ne pouvait plus se passer grand-chose. J’ai pris du plaisir au près, le bateau glissait tout seul, sous pilote. Il y a tellement de choses qui se bousculent dans ma tête. Je la voulais tellement, cette Solitaire. De mettre des mots sur l’émotion, dans l’instant, c’est compliqué. Dans 10-15 jours, peut-être que je vais me rendre compte. Je pense à mon père surtout, qui ne voulait pas que je fasse ça au début, et qui maintenant est super fier ».

En tête du classement général après deux étapes, Basile Bourgnon n’est pas passé loin de la victoire. Le benjamin de la flotte termine finalement 2e de cette Solitaire du Figaro Paprec. Une belle performance pour sa deuxième participation à la course. « Je venais pour essayer de faire un Top 5. Je fais mieux que ça. J’ai mené la tête de flotte plusieurs fois et je gagne une étape, qui franchement n’était pas la plus facile. C’est la récompense de tout le travail de cet hiver, de cette saison. C’est trop bien, je suis trop content. Je ne suis pas très expressif, mais là de voir tout le monde de partout, ça fait trop plaisir. Sur cette étape, je suis partie sans stress. Je m’étais dit que je n’allais pas faire ma course en fonction des autres, parce que je n’aurais pas pris de plaisir. Et j’ai fait un peu mon petit bonhomme de chemin. Après, c’était une bataille de stratégie. Corentin a été meilleur à ce jeu-là. Mais je suis aussi content pour lui. Cela fait sept ans qu’il travaille pour gagner une Solitaire du Figaro. Et moi, ce n’est que ma deuxième année, c’est bien mieux que ce que j’aurais pu espérer », s’est félicité Basile Bourgnon.

« Je réalise à peine, je suis trop content. Ça faisait longtemps que je courais après, et c’est coché ! Je réalise que j’ai fait une super saison en Figaro. Bien sûr, on peut faire mieux. Évidemment, on peut gagner, c’est sûr. Je voulais vraiment ce podium sur La Solitaire, et maintenant, ça y est ! Sur cette dernière étape, j’ai peut-être manqué un peu de réussite à des moments, j’ai fait des petites erreurs aussi, ce qui m’a valu pas mieux que le Top cinq. Sur la Solitaire, il faut être régulier, et sur cette édition, il ne fallait pas manquer la deuxième étape. C’était la plus importante. Par chance, j’étais dans le bon paquet. Pour une fois, c’est bien payé, je trouve. Je suis content de la manière dont j’ai navigué, et de la manière dont je me suis comporté sur cette étape. Pour participer à La Solitaire, il faut avoir un mental solide. Pour performer encore plus », a analysé Loïs Berrehar.

Auteur d’une belle option tranchée avant-hier en passant entre l’île d’Yeu et les côtes vendéennes, Benoît Tuduri (CAPSO – En Caval) s’est emparé des commandes de la course avant la bouée du Sprint Intermédiaire pour ne quasi plus les lâcher jusqu’à la ligne d’arrivée. « C’était une Solitaire où il y avait du jeu tout du long. Il y avait des choses à faire à chaque étape. J’ai peut-être eu un peu de chance sur les options qui ont marché à chaque fois. Mais pour le coup, sur le papier, ces options étaient à faire et je n’aime pas rester dans le groupe. J’aurais pu jouer le classement général, rester dans le groupe, arriver en même temps que tout le temps que tout le monde mais j’aime bien jouer, et il y avait un coup à jouer donc j’y suis allé », a-t-il commenté à son arrivée au ponton.
Deuxième sur la ligne d’arrivée, Jules Delpech (ORCOM) termine 13e au classement général. « Je suis extrêmement content. J’ai du mal à réaliser ce que l’on a accompli. Je suis aussi soulagé d’en finir avec ce calvaire émotionnel, de me dire que j’allais peut-être réussir à faire quelque chose mais qu’il fallait faire attention, que ça arrivait derrière et fort », a-t-il déclaré.
Elodie Bonafous (Quéguiner – La Vie en Rose), 3e sur la ligne et 7e au classement général, finit la course sur une belle note. « J’ai l’impression d’avoir fait une belle course. Je suis trop contente parce que c’était hyper serré et intense. Faire un podium sur une étape était l’un de mes objectifs et c’est fait, c’est vraiment trop cool. Je suis presque déçue car je me suis tellement bien sentie tout du long que j’aurais aimé gagner une étape. Je pense que je peux faire un peu mieux. J’ai pris tellement de plaisir », a-t-elle lancé à son arrivée à Piriac-sur-Mer (Loire-Atlantique).

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La Solitaire. La belle option de Benoît Tuduri, premier au sprint intermédiaire… en ayant triché

Les Figaros lors de la 3ème étape de La Solitaire du Figaro Paprec 2023, de la Baie de Morlaix à Piriac sur Mer - En mer En mer le 11/09/2023 Photo A. Courcoux

Benoît Tuduri est arrivé le premier au sprint intermédiaire après une belle échappée solitaire le long des côtes vendéennes qu’il connaît bien.
Le skipper du Figaro Capso en Cavale aura été assurément la révélation de cette Solitaire toujours aux avant-postes et souvent bien inspiré. A 3h30 du leader Basile Bourgnon, il peut encore espérer un dénouement heureux. Il a déjà repris presqu’1h sur le skipper Edenred qui surveille de près son dauphin Corentin Horeau et le 3e Loïs Berrehar. A 170 nm de l’arrivée, rien n’est joué sur cette Solitaire.

MAJ 17/09/23 post Solitaire : Le skipper a reconnu avoir triché.

Suite à la vérification des ordinateurs de bord de l’ensemble des Figaro BENETEAU 3 à Piriac-sur-Mer, le jury de la Fédération Française de Voile (FFVoile), présidé par Georges Priol, a pris la décision ce samedi d’exclure Benoît Tuduri (CAPSO – En Cavale) de la course et de disqualifier Pierre Daniellot (Team Vendée Formation) de la deuxième et la troisième étape de la course. Les deux marins ont en effet téléchargé des fichiers GRIB (météo) pendant la course ce qui est interdit par la règle de classe et de ce fait enfreint également la règle 69 de World Sailing (atteinte à l’image du sport). Ces décisions engendrent une modification du classement général de la course, du classement Beneteau des Bizuths et du Trophée Beneteau des Bizuths.

A la suite d’un contrôle effectué ce samedi deux bateaux ont fait l’objet d’un rapport du jury : CAPSO – En Cavale et Team Vendée Formation. « Les skippers de ces deux bateaux ont téléchargé des fichiers météo pendant la course. Nous avons convoqué ces deux coureurs qui sont passés devant le jury. Les documents qui nous ont été fournis prouvent qu’ils ont effectivement téléchargé des fichiers », explique Georges Priol. Lors de l’instruction, le skipper de CAPSO – En Cavale a « avoué qu’il avait embarqué un second téléphone lui permettant de bénéficier d’une connexion Internet, ce qui contrevient absolument à toutes les règles de la course sur laquelle les moyens de réception à bord sont interdits ». Suite à son audition par le jury de la FFVoile, Benoît Tuduri est donc exclu de l’épreuve. « Au vu de la gravité des faits, un rapport sera envoyé par le jury à la FFVoile, ce qui pourrait engendrer des conséquences additionnelles pour le coureur »

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Maxi Yacht Rolex Cup. Bella Mente s’impose

La Maxi Yacht Rolex Cup organisée par le Yacht Club Costa Smeralda en collaboration avec l’International Maxi Association s’est achevée ce week-end mais sans course en raison du manque de vent. 45 Maxis étaient présents dont des multicoques désormais intégrés à l’épreuve.

L’une des victoires les plus méritoires a été celle en Maxi B, la classe la plus « grand prix », comprenant les anciens Maxi 72, le Django HF de 82 pieds et deux VO65. L’Américain Hap Fauth a déjà remporté trois fois le Championnat du monde Rolex Mini Maxi/Maxi 72, un titre qu’il a remporté pour la dernière fois en 2016. Il est revenu avec son bateau actuel en 2019, mais ce n’en était qu’à sa quatrième tentative cette année, avec la dernière itération de son maxi de 74 pieds (maintenant avec ballast d’eau et double safran) que Bella Mente a retrouvé son ancienne forme, battant Proteus de George Sakellaris de trois points, avec Pepe Cannonball de Peter Harrison troisième.

« Notre bateau avait une grande vitesse – le bateau phénoménal compensait mon âge ! » » a plaisanté un Fauth jubilatoire. « Nous venons à cet événement chaque année et nous y travaillons dur – c’est le summum de notre saison. L’hospitalité est fantastique et les conditions de navigation sont généralement les meilleures. Le YCCS est fantastique et l’International Maxi Association fait un excellent travail de coordination. Je continuerai à venir aussi longtemps que je serai au-dessus du sol ! J’ai une équipe formidable comprenant Terry Hutchinson, Moose [Mike Sanderson] et Ado [Adrian Stead] et Soapy [Ian Moore], qui m’empêchent de commettre trop d’erreurs.

Le tacticien Terry Hutchinson a déclaré que le résultat était une justification des changements apportés au bateau depuis sa troisième place l’année dernière. « C’était difficile, parce que nous avions l’impression d’avoir très bien navigué, mais cela ne se produisait tout simplement pas et nous devions trouver un moyen de l’améliorer. Tous nos constructeurs de bateaux qui se sont impliqués dans les améliorations méritent d’être reconnus. Ils nous ont livré un beau bateau fiable.

En Maxi A (pour l’ancienne classe <100 pieds ‘Maxi Racer’), le Galateia de 100 pieds de David M Leuschen et Chris Flowers a gagné par sept points sur le Leopard 3 de 100 pieds, qui s’est hissé ce matin à la deuxième place, un point devant le Bullitt de 93 pieds d’Andrea Recordati après une réévaluation du score. Alors que Leopard 3 a réalisé le meilleur départ de l’événement, le Bullitt de 93 pieds fortement réaménagé d’Andrea Recordati a remporté deux courses dans des vents plus légers. Pendant ce temps, Galateia a simplement maintenu une série constante de podiums.

Cette semaine, Leuschen et Flowers ont partagé leur temps à la barre. Leuschen a déclaré que cette année, leur départ avait été le meilleur qu’il ait jamais été. Flowers s’acclimatait au pied de page blanc de 100 pieds, dont elle n’était devenue copropriétaire que l’année dernière. “C’est ma première fois ici”, a-t-il déclaré. « Je suis ravi de notre résultat. Je suis très impressionné par la compétition. Quel beau lieu et quel temps fantastique. Je suis bien sûr satisfait du résultat. Pour moi, c’est ma plus grande réussite en voile. Je pense prendre ma retraite maintenant !

2023 a été une année marquante pour l’événement avec l’introduction d’une nouvelle classe Maxi Multicoque. Ici encore, le catamaran Allegra de 84 pieds d’Adrian Keller a pris un bon départ en remportant les deux premières courses dans des vents forts, tandis que les deux dernières dans des conditions plus légères ont été remportées par le Gunboat 80 Highland Fling 18 d’Irvine Laidlaw. Finalement, Allegra a gagné avec deux points d’avance sur Highland Fling 18 et le Gunboat. 68 Convexité2 de Don Wilson et Suna Said. Allegra a profité de conditions plus favorables en début de semaine. Photo : IMA / Studio Borlenghi

Allegra a remporté la classe multicoque lors de la régate Giorgio Armani Superyacht 2022 ici, mais la Maxi Yacht Rolex Cup est une régate plus compétitive avec plus de bateaux, et remporter sa toute première classe Maxi Multicoque était historique. « Tout le décor est la différence. C’est une ambiance différente. Il s’agit d’un événement bien plus important. Nous sommes heureux”, a déclaré Keller. « Nous avons très bien navigué les deux premiers jours. Nous ne sommes pas un yacht au vent léger, donc hier c’était vraiment pénible et aujourd’hui l’aurait été aussi. Mais c’est du sport. Ce bateau va bientôt avoir 10 ans et il a résisté à de très bons coups.

L’International Maxi Association a contribué à l’insertion de la nouvelle classe dans la Maxi Yacht Rolex Cup et l’intention est que l’IMA aide à organiser un circuit pour les multicoques.

Dans les Super Maxis, il y a eu une course passionnante à deux chevaux entre le nouveau y3k de 101 pieds de Claus-Peter Offen et le Swan 115 Moat de Juan Ball, tous deux ayant marqué deux balles, mais avec y3k l’emportant d’un point lors de sa toute première épreuve.

“Je suis content”, a déclaré Offen, qui a remporté sa catégorie pour la dernière fois ici en 2011. “J’aurais aimé que nous ayons navigué [une course complète] aujourd’hui, mais nous étions en tête lorsqu’ils se sont arrêtés. Cette semaine, nous avions beaucoup de choses à tester. Nous avons beaucoup appris et nous savons ce qu’il faut améliorer ainsi que les problèmes techniques. Avant cela, nous n’avions eu que trois jours d’entraînement avec notre tout nouveau bateau, donc nous avons pris confiance.

Le prix « Line Honours » pour le yacht en Maxi A avec le temps cumulé le plus court sur tous les parcours côtiers, a été attribué au radical yacht à foils de 60 pieds Flying Nikka. Bien qu’ils n’aient pas encore fait bonne impression sur le temps corrigé IRC, Roberto Lacorte et son équipage ont montré des progrès spectaculaires depuis l’année dernière et la stabilité de leur foil est impressionnante.

La performance la plus dominante cette année a été dans les J où Niklas Zennström et Filip Engelbert, Svea de 43,6 m, ont marqué des balles droites devant Velsheda et Topaz. Niklas Zennström à la tête de Svea avec son arrière-garde comprenant Steve Hayles et Bouwe Bekking. Photo : IMA / Studio Borlenghi

“C’était incroyable, une semaine fantastique”, a déclaré Zennström, qui – comme sur Galateia – a partagé le volant cette semaine avec son copropriétaire. Le secret de Svéa ? « C’est maintenant la deuxième année que nous naviguons sur le bateau et nous avons essayé d’être systématiques dans notre approche, en termes de compréhension et d’apprentissage du bateau. C’est vraiment une question de travail d’équipe, puis de s’entraîner et de faire plus de manœuvres car ce sont des bateaux gros et lourds donc si vous avez un mauvais virement de bord ou un mauvais empannage, vous perdez beaucoup.

Svea est le seul J de conception suédoise, écrit en 1937 par le Suédois Tore Holm. La campagne de Zennström et Engelbert est également typiquement suédoise : la moitié de son équipage est suédoise, bien que plusieurs acteurs clés tels que le régleur d’écoute principale/chef de projet Tim Powell, le navigateur Steve Hayles et le tacticien Bouwe Bekking ne le soient pas. Ce résultat est de bon augure pour Svea lors du Championnat du Monde de Classe J de l’année prochaine à Barcelone, qui se déroulera sous les auspices de l’International Maxi Association. «Nous attendons cela avec impatience. Ce sera incroyable à Barcelone avec quelques bateaux supplémentaires », a conclu Zennström, qui a également remporté le prix du « membre IMA le mieux classé ».

En raison des divisions de classe existantes de l’IMA créant des classes de tailles inconfortables, la majorité de ce qui était autrefois la flotte Mini Maxi a couru en Maxi C. Ici, le 65 pieds Spirit of Lorina de Jean-Pierre Barjon était le leader en fuite : le maxi français a marqué trois jusqu’à vendredi, lorsque la course par vent léger a été remportée par le tout nouveau Baltic 68 Café Racer Open Season de Thomas Bscher. Quoi qu’il en soit, Spirit of Lorina a confortablement gagné, terminant avec 11 points d’avance sur un groupe impressionnant : le quintuple vainqueur Riccardo De Michele, 78 pieds H2O, à égalité avec le Mylius 65 Oscar 3 d’Aldo Parisotto, un point devant le Southern Wind 82 Grande Orazio de Massimiliano Florio et deux autres. devant le Wallyño de 60 pieds du président de l’IMA Benoît de Froidmont.

Après que lui et son équipage aient fait un saut festif dans la marina de Porto Cervo, Barjon, ravi, a déclaré : « Nous venons ici depuis huit ans et chaque année, nous espérions gagner. Cette année, nous avons eu les meilleures chances car nous avons un très bon équipage et un très bon bateau et la météo était bonne, donc tout s’est bien passé. C’est un jour historique – c’est le meilleur résultat de ma vie. En tant qu’équipage, nous avons parcouru un long chemin – certains comme Benjamin [Enon, boat capitaine], sont avec nous depuis le début, c’est donc une histoire d’amis, de connaissances et d’équipage français. Pour moi, c’est plus qu’un rêve.

H20 a remporté le prix pour la sous-classe Maxi 4 et le Stella Maris de Matteo Fossati pour la sous-classe Maxi 5.

À propos de la Maxi Yacht Rolex Cup de cette année, le secrétaire général de l’IMA, Andrew McIrvine, a commenté : « Avec 45 maxis, nous étions proches d’un record d’entrée, mais ce qui était remarquable était la qualité accrue de la flotte, avec deux nouveaux bateaux y3k et Open Season, et de nombreux bateaux. fortement améliorés et qui se portent bien, comme Bella Mente et Bullitt. La classe Maxi Multicoque s’est bien intégrée à l’événement et sera un ajout bienvenu à la flotte maxi à l’avenir. L’année prochaine, nous prévoyons de réintroduire plus de flexibilité dans la répartition de nos classes au profit de Maxi C. Je tiens à remercier tous les concurrents, notre sponsor de longue date Rolex et bien sûr le Yacht Club Costa Smeralda pour leur hospitalité.

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Ocean Globe Race. Départ de la course du 50e anniversaire de la Whitbread

Les 14 équipages de l’Ocean Globe Race ont pris de départ ce dimanche de la première étape à destination de Cap Town. Parmi eux 96 français au départ venus pour célébrer le 50ème anniversaire de la Whitbread .

Les canons du Royal Yacht Squadron à Cowes ont donné le départ de l’Ocean Globe Race, faisant revivre la première Whitbread de 1973 alors que les 14 bateaux franchissaient la ligne de départ en direction de Cape Town. Avec sept anciens bateaux qui ont déjà fait la Whitbread parmi la flotte, l’OGR a ses racines fermement ancrées dans l’histoire de la voile, tout en regardant également vers l’avenir pour ceux qui cherchent l’aventure et une vie hors du commun.

Une journée extrêmement chargée a commencé tôt pour les équipages abandonnant toute technologie moderne pour les quarante jours et plus à venir. L’OGR, une course rétro dans l’esprit du Whitbread Round the World Race de 1973, signifie pas d’ordinateurs, pas de GPS, et pas de matériaux high-tech. Les sextants et les cartes papier guideront ceux qui affronteront le redouté Cap Horn, l’Océan Austral et les calmes équatoriaux déroutants.

L’émotion était à son comble lorsque les amarres ont été lâchées à 09h30, Explorer AU (28) et Sterna SFA (42) menant la flotte vers la ligne de départ du Royal Yacht Squadron à Cowes, pour le départ à 13h00. Ils ont été suivis à des intervalles de cinq minutes par Galiana WithSecure FI (06), Neptune FR (56), Maiden UK (03), Spirit of Helsinki FI (71), Translated 9 IT (09), White Shadow ESP (17), Outlaw AU (08), L’Esprit d’équipe FR (85), Evrika FR (07), Triana FR (66), Godspeed USA (01) et enfin Pen Duick VI FR (14).

Sur les 218 marins formant les 14 équipages issus de 23 nationalités qui prendront ce dimanche 10 septembre à Southampton UK le départ de la MCIntyreOcean Globe, presque la moitié sont français! Cinq bateaux, dont les légendaires, Pen Duick VI et L’Esprit d’Equipe, feront le tour du monde sous pavillon français et de nombreux navigateurs Français sont équipiers sur les autres bateaux. Le plus jeune a 21 ans , le doyen presque 70 ans. Pourquoi cet engouement ? Elements de réponse et petit tour d’horizon.

https://www.youtube.com/live/sP9IMKaUcXk?si=ee-36qBEN02QALl1

Pour fêter le 50 eme anniversaire de la prémière Whitbread, le navigateur australien Don McIntyre, ancien du BOC Challenge et organisateur déjà en Europe de la Golden Globe Race, a imaginé une course autour du monde en équipage dans les conditions d’antan. Pas de GPS, pas d’ordinateur, pas de fichiers météo, pour choisir sa route juste un sextant, un baromètre et les radios. Presque comme en 1973 !

Les marins français étaient une force dominante dans les premières courses de la Whitbread, il est donc très excitant de les retrouver aujourd’hui dans l’OGR ! Les chiffres parlent d’eux-mêmes, alors voyons qui remportera le prix à la fin ! De grands noms et de grandes réputations sont en jeu. Marie Tabarly a déjà lancé des défis, déclarant au monde entier qu’elle possède le meilleur bateau du monde !

L’histoire des français avec la Whitbread a été forte dès les premières editions, et la course a été très suivie en France. Jean-Luc Van den Heede, pionnier des MiniTransat et des premiers Vendée Globe arrivé ce vendredi à Southampton pour les encourager et regarder le départ ce dimanche, regardait déjà le classement de la Whitbread même s’il n’a jamais fait la course:

J’ai suivi l’aventure de la Whitbread 1973 avec passion. Certains marins emportaient leur guitare et l’ambiance était plutôt post soixante huit !! Faire un tour du monde est le rêve ultime pour de marins, l’OGR est une opportunité extraordinaire pour réaliser ce rêve! Je vais suivre les marins que je connais Lionel Régnier sur l’Esprit d’Equipe, Marie Tabarly, bien sur, Dominique Dubois sur le Swann 65 des Pink Floyd et Tapio Lehtinen, que je connais bien de la Golden Globe Race.” Jean-Luc Ven Den Heede

Si on leur pose la question pourquoi prennent-ils ce départ d’Angleterre certains s’amusent « Les Bretons sont la pour branler les Anglais, ca fait sept générations qu’on essaye !» Tanneguy Raffray, skipper de Neptune qu’il a retrouvé presque abandonné et a remis à flots avec beaucoup de passion, peu d’argent et beaucoup d’heures de travail à bord. Son bateau a été construit en 1977 par d’anciens équipiers de Eric Tabarly qui avaient couru avec lui la première Whitbread sur Pen Duick VI et par des journalistes du tant aimé magazine Neptune, d’où son nom.

Pour le sablais Lionel Regnier, skipper de l’Esprit d’Equipe, premier bateau français à avoir gagné une Whitbread en 1985/1986, c’est tout aussi simple: ” Parce que c’est quand même un putain de challenge de trouver le bateau qui a gagné et d’essayer de le faire gagner une deuxième fois ! C’est ma dernière course, un tour du monde avec un bateau mythique !

Triana FR (66) – Swan 53. Chef d’entreprise bien connu des m”dias français, mais amoureux de la voile depuis toujours, ancien équipier d’Olivier de Kersauson entre autres, le skipper du bateau, Jean d’Arthuys, réalise son rêve d’enfance de naviguer autour du monde. Son second, Sébastien Audigane, n’a plus besoin de pr”sentation dans le milieu de la voile tellement son palmarès est beau ! Six passages du Cap Horn en course déjà a son actif, autant dire qu’il connaît plus que bien les dangereuses mers du sud. Et ses records, on ne les compte même plus : Trophée Jules Verne en 2005, Route de la Découverte en 2007, Record de distance en 24 h en 2007 et 2009, Route du Thé en 2018 ou encore le dernier Trophée Jules Verne avec Francis Joyon en 2017. Co-Detenteur des 5 principaux records a la voile, notez bien le nom de ce bateau, il peut nous surprendre avec quelques belles vitesses.

Evrika FR (07) – Swan 65. Lorsqu’il a eu vent de la re-création de la Whitbread 50 ans après la première, Dominique Dubois le propriétaire du chantier Multiplast de Vannes a vendu son entreprise qui construit les voiliers les plus rapides au monde, et s’est inscrit dans l’OGR, y a embarqué sa famille et ses amis et vise le podium . Il ne partira pas avec un de ses monocoques en carbone. Il prendra la barre d’un Swan 65 qui a appartenu pendant 25 ans à Richard Wright, l’ex-pianiste chanteur et co-fondateur des Pink Floyd. Avec Dominique, 25 équipiers alternants feront courir le voilier autour du monde.

Pen Duick V1 FR (14) – 73ft Bermudan Ketch. Barré par Marie Tabarly, Pen Duick VI, le navire amiral du projet Elemen’Terre, sensibilisant le public aux grands enjeux environnementaux et sociaux, amènera sa ligne puissante et majestueuse une fois de plus sur la ligne de départ . Le voilier a une longue histoire avec la Whitbread, conçu spécifiquement pour la course de 1973 et skippé par le père de Marie, la légende Éric Tabarly, il a dû abandonner la course après deux démâtages. Marie est là pour prendre la revanche et a déjà dit aux Italiens de Translated 9 « faites gaffe ! »

Neptune FR (56) – Sloop en Aluminium 60. L’un des cinq concurrents français, Neptune a participé à la Whitbread de 1977. Après une restauration complète, le bateau a une nouvelle mission. Le membre d’équipage Bertrand Delhom, qui souffre de la maladie de Parkinson, y participe pour délivrer un message d’espoir aux sept millions de patients atteints de Parkinson dans le monde, dont 200 000 en France. Pour son skipper, le chirurgien Tanneguy Raffray, porter un beau message d’espoir autour du monde était tout naturel, mais son bateau est là pour naviguer et faire la course, pas juste pour la finir ! Ils ont l’ambition d’aller vite et frôler de très près les premiers !

L’Esprit d’Équipe FR (85) – Export 33. L’Esprit d’Équipe connait bien la route via les trois caps ! Il a déjà participé à trois Whitbread et gagné en 1985 avec Lionel Péan! Il a été restauré avec amour pour retrouver sa gloire d’antan par son équipage dévoué et le skipper Lionel Regnier, dans l’espoir de répéter leurs succès précédents. Dessiné spécialement pour la Whitbread par l’architecte Philippe Briand, il a aussi participé à l’édition 1981-1982 de cette course sous le nom de 33 Export et à celle de 1989-1990 sous le nom d’Esprit de Liberté. L’Esprit d’Equipe va faire son retour en course sous ce nom pour l’Ocean Globe Race 2023 avec le skipper Lionel Regnier et son équipage très motivé.

LES BATEAUX AYANT DÉJÀ COURU UNE WHITBREAD

Sur les cinq bateaux inscrit dans la McIntyre Ocean Globe, trois ont déjà couru une Whitbread : Pen Duick VI, Neptune, L’Esprit d’Equipe, cela promet d’être très émouvant de les voir à nouveau réuni sur la ligne de départ ce dimanche 10 septembre pour un départ d’Angleterre !

Quels bateaux suivre pour entendre parfois parler français aux vacations radio ?

EVRIKA : pavillon français, 25 français à bord
NEPTUNE: pavillon français, 19 français à bord
PEN DUICK: pavillon français, 17 français à bord
L’ESPRIT D’EQUIPE: pavillon français, 14 français à bord
WHITE SHADOW: pavillon espagnol, 10 français à bord
TRIANA: pavillon français, 7 français à bord
EXPLORER: pavillon australien, 2 français à bord
OUTLAW: pavillon australien, 1 français à bord
TRANSLATED 9 : pavillon italien, 1 français à bord

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