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Halvard Mabire au départ de The Artemis Transat

Halvard Mabire 2008
DR

Voilà Halvard Mabire (52 ans) de retour pour une traversée de l’Atlantique en compétition et en solo, lui le navigateur et constructeur Normand aux expériences maritimes diverses et variées, troisième de la mini-transat 1977, auteur de 4 tour du Monde en équipage notamment en 1985 et 86 aux côtés d’Eric Tabarly, et aux nombreuses places d’honneur sur la solitaire du Figaro, La Route du Rhum, en multicoques, sur l’América’s Cup…

Halvard possède sans aucun doute l’un des plus gros palmarès et l’un des plus important vécu français de la course au large. Alors quand l’opportunité s’est présentée de repartir dans des conditions techniques intéressantes au large et en compétition, le marin, habituellement si occupé par le management de monocoques de 60 pieds, n’a pas transigé.

Une course contre la montre a alors débuté pour être au départ de la fameuse Transat Anglaise dans la catégorie des 40 pieds. Christian Bourroullec et son chantier Structures ont mis les bouchées doubles pour mettre à l’eau rapidement leur dernier bébé, le Pogo 40 S, petit frère du Pogo 40 mais optimisé au maximum des limites de la jauge de la classe 40. Début avril s’était chose faite. Halvard prend à plusieurs reprises la mer pour tester sa machine avant la traversée de l’Atlantique Nord qu’il a déjà réalisé ».

« C’est un parcours que je connais assez bien pour avoir participé à la Twostar 1994 et à l’Ostar en 1988 sur un catamaran de 60 pieds (sixième place). Je suis très content de prendre le départ de la Transat Anglaise. C’est la première fois dans ma vie de marin que je pars sur une transatlantique en course à bord d’un nouveau voilier, le Pogo 40 S. Ce bateau a un gros potentiel. Nous sommes actuellement en phase d’optimisation de cette nouvelle unité. Il est clair qu’il va nous manquer un peu de temps».

La tête de la flotte au Cap Finisterre

Armel Tripon Gedimat
DR

Nicolas Troussel, Gildas Morvan- Jean Le Cam, Erwan Tabarly, Bertrand de Broc, partagent un point commun. Ils sont tous montés au moins une fois sur le podium de la Transat AG2R. Sans compter aussi les skippers de SNEF-Cliptol Sport, Jean-Paul Mouren et Laurent Pellecuer, non localisés ce matin mais, hier encore, bien présents dans les hauts du classement. C’est dire si tous ces maestros du Figaro connaissent la musique de la traversée océanique en double et à armes égales. Après un début de course musclé, rythmé et aussi sportif que sélectif, pas étonnant donc de voir ces marins d’expérience donner le « la » en tête de flotte et au ras des côtes espagnoles. Preuve si besoin est que les uns et les autres n’ont certainement pas volé leur étiquette de favoris…
 
Partie de près
La course, quant à elle, reste fidèle à son niveau d’exigence. Le passage du cap Finisterre,   annoncé par tous comme un premier passage à niveau, ne ménage pas les équipages. Bien au contraire. Ceux-ci sont sommés de tirer le meilleur de leur monotype dans des vents forts, soudain contraires. Fini les grandes glissades à fond sous spi, place au louvoyage dans une mer mal pavée. Tirer des bords, « planter des pieux » comme disent les marins n’a rien d’une partie de plaisir, mais c’est là le passage obligé et le prix à payer pour aller chasser les alizés. Tous s’accordent à dire que les premiers au cap Finisterre seront sans nul doute les premiers servis.
 
Et Vittet ?
La descente le long des côtes portugaises s’annonce en effet semée de pièges et d’embûches. L’évolution d’une dorsale anticyclonique promet d’ores et déjà de disperser son lot de calmes et de bulle sans vent. Ceux qui parviendront à les éviter auront empoché de précieux points sur la route du soleil. Reste que parmi ces premiers, il manque encore le représentant de Gédimat : un certain Dominic Vittet, un autre habitué des podiums AG2R. Associé à Armel Tripon, il progresse toujours plus à l’Ouest, à 40 milles au large de la pointe espagnole. 15ème à 13,5 milles des premiers, il n’a sans doute pas dit son dernier mot. Les prochaines heures confirmeront la pertinence de cette option marquée et audacieuse adoptée dès les premiers milles. Gageons en tout cas que nous retrouverons la plupart des représentants de ce comité d’experts, ou plutôt de cette bande… à Madère.

FuturePlas développe les plastiques de l´avenir.

NetComposites
NetComposites

Issu d’une collaboration entre plusieurs entreprises britanniques, FuturePlas développe une nouvelle génération de plastiques autorenforcés innovants et durables, avec le soutien du Conseil de la Stratégie Technologique (Technology Strategy Board).

Le projet FuturePlas, qui devrait durer 30 mois en tout, est en place depuis 18 mois et d’ores et déjà, les progrès dans le développement de la prochaine génération de plastiques autorenforcés et l’élaboration des processus sont importants. Les plastiques autorenforcés sont des composites où l’on introduit des fibres de polymère haute ténacité pour renforcer une matrice du même polymère, et ils sont configurés afin de permettre le moulage de composants sans perte des qualités mécaniques des fibres. De cette manière, des composants rigides et légers peuvent être formés en garantissant un recyclage complet, car ils peuvent être moulés et réutilisés sans traitement.

Le polypropylène autorenforcé est déjà disponible sur le marché en plaques et commence à être utilisé dans des filières comme l’automobile, le matériel de protection (tels que les casques), la balistique et d’autres domaines sensibles.

Le projet FuturePlas élargit la gamme de plastiques autorenforcés en rajoutant le Polyéthylène Téréphtalique (PET), Nylon (PA) et le Polyéthylène (PE) et élargit également les possibilités de production en permettant le formage par injection et des techniques de formage avec structures croisées. L’objectif final de FuturePlas est de pouvoir proposer une plus large gamme de plastiques autorenforcés que ceux qui existent déjà, avec diverses propriétés et permettant des techniques variées de fabrication. Ces produits pouvant être utilisés dans des domaines où la performance mécanique est élevée, où il faut une résistance supérieure aux hautes températures et un temps de recyclage plus rapide qu’actuellement. Le Chef de Projet, Chris Hare de NetComposites affirme, "Les progrès sur ces nouveaux matériaux sont très encourageants et devraient nous fournir des matériaux haute performance avec des propriétés très intéressantes de recyclage".

Des composants formés légers, rigides et recyclables à bas coût sont donc à portée de ce consortium de FuturePlas, dirigé par NetComposites, avec la participation des Moteurs Bentley, Exel Composites, James Dewhurst, JSP, McKechnie Engineered Plastics, l’Université de Leeds et Visteon.

Source NetComposites
www.futureplas.com

 

Les gros bras aux avant-postes

Erwan Tabarly / Athema
DR

Golfe de Gascogne express… Au pointage de 11 heures, les concurrents avaient déjà avalé plus de 200 milles en moins de 20 heures. Pour tenir de telles moyennes, cela signifie que les pointes à 13 – 14 nœuds sont fréquentes, qu’il faut naviguer avec un pont balayé en permanence par les vagues. A ce petit jeu, deux équipiers ne sont pas de trop… Sous la pleine lune, les duos de la transat AG2R ont vécu leur première nuit blanche, se reposant par bribes, entamant déjà une part de leur capital sommeil. Pourtant, les heures à venir ne laisseront que peu de répit aux navigateurs avec un passage du Cap Finisterre particulièrement délicat à négocier : vent basculant au sud-ouest puis nouveau retour d’un vent d’ouest mollissant. Autant dire que la prochaine journée risque d’être déjà décisive.

Reprendre le rythme

Après cette entrée en lice pour le moins musclée, il s’agit de profiter de la relative accalmie dont disposent les équipages pour se reposer, grappiller des minutes de sommeil. Il s’agit surtout de rentrer dans le rythme qu’impose une course transatlantique : faire confiance à son partenaire, savoir lâcher la pression tant que c’est possible, anticiper les choix stratégiques. A chacun sa méthode : quand certains optent pour la démocratie participative avec implication des deux navigateurs dans les décisions, d’autres préfèrent une division toute taylorienne des tâches. A bord de quelques bateaux, l’organisation se forge au fur et à mesure des milles laissés sous la quille. A contrario, certains équipages en pincent pour le « double solitaire », à croire qu’il n’auront fait que se croiser à bord pendant trois semaines. La vérité est bien souvent loin de ces extrêmes qui ne sont que des raccourcis commodes pour des marins pas toujours enclins à dévoiler l’intimité de leur fonctionnement.

Stratégies croisées

Comment s’étonner, dans ces conditions, de retrouver en tête de la course, quelques uns des gros bras du circuit Figaro-Bénéteau. Au pointage de 17 heures c’est le tandem Troussel – Pratt (Financo) qui mène la danse devant Morvan – Le Cam (Cercle Vert) et Tabarly – Biarnes (Athéma). Il reste que l’approche du Cap Finisterre va déterminer les stratégies à venir. Cercle Vert, le plus au sud attendra certainement la bascule au sud-ouest pour se recaler. A l’autre bout du plan d’eau Gedimat d’Armel Tripon et Dominic Vittet, positionné très à l’ouest ne laisse pas d’interroger une bonne partie de la flotte. Quand on connaît les talents de navigateurs de Dominic et le sens du jeu d’Armel, on se dit que ces deux là ne sont pas partis sur une option aussi radicale par hasard. Les deux navigateurs sont restés muets à la vacation de midi. Choix stratégique, petit souci technique que l’on veut cacher à l’adversaire ? La navigation à la voile comporte une part subtile de stratégie, mais aussi d’ascendant psychologique. Entre la part du bluff et les convictions profondes il y a parfois un monde et il n’est pas toujours facile de déceler le vrai du faux. Réponse dans les jours à venir.

Ils ont dit :

Erwann Tabarly, Athéma, 3ème
« On n’a pas pu beaucoup dormir, car les conditions météos demandaient d’être très vigilants. Pour Vincent, c’est sa première Transat. On n’a pas encore pris le rythme d’une course au long cours, mais les choses vont se caler… »

Thomas Rouxel, Défi Mousquetaires, 7ème
« On a plusieurs bateaux à vue. Le classement n’est pas encore révélateur, la flotte est très groupée. Nous avons du bricoler une bonne partie de la nuit pour réparer nos chandeliers tordus suite à notre abordage par un autre concurrent. »

Gildas Morvan, Cercle Vert, 2ème
« Pour l’heure, ça se passe bien. La nuit a été un peu humide, mais là, on a du soleil, c’est agréable. Pour le reste on est plutôt content… »


(source Transat ag2r)

Un concours d’architectes pour le défi French Spirit

Defi French Spirit jury
DR

Alors que la 33e America’s Cup doit se courir en multicoque uniquement entre le defender Alinghi et le challenger BMW Oracle, Marc Pajot, président et team manager du Team French Spirit est déjà tourné vers la 34e édition . « S’il y a en France beaucoup de savoir faire, il faut le recenser l’organiser et se donner les moyens de travailler sur le long terme. Avec l’arrivée de la nouvelle jauge AC 90, cette année de transition est l’opportunité de rassembler les bases d’une grande équipe d’architectes et de chercheurs ».« Les cartes de la conception et du design sont redistribuées » explique Bertrand Pacé, barreur n°1 du bateau et responsable des relations avec le Design Team.

La compétitivité du futur bateau dépend de la qualité du design team, une structure constituée d’une quinzaine d’ingénieurs hydrodynamiques, aérodynamiques… le tout animé par un directeur technique et un pole d’architectes. L’enjeu consiste à former un groupe de spécialistes de très haut niveau capable de travailler ensemble en pleine connivence pour, à partir d’une vision d’architecte et des spécificités du plan d’eau adopter les compromis optimums pour atteindre les performances tout en respectant la jauge.
C’est pour constituer cette équipe idéale, identifier les hommes, les outils et les moyens que Team French Spirit a décidé d’initier une stratégie innovante et de lancer un « concours d’architectes navals » ouvert sur invitation aux principaux cabinets français et internationaux, sous la Présidence de Philippe Gouard, directeur technique de la Fédération Française de Voile.
Les AC 90 seront beaucoup plus grands, plus puissants et plus rapides que leurs prédécesseurs : avec une longueur hors tout de 27,4 m et 475 m2 de voilure pour un poids total de 23 tonnes, ils afficheront environ 30 % de surface de voile de plus pour le même poids que les Class America de l’actuelle génération.

8 équipes d’architectes en lice

Six cabinets français et deux étrangers seront retenus pour participer à ce concours d’architectes organisé avec comme principaux consultants techniques le Bassin des carènes du Val de Reuil (DGA) et l’Ecole Centrale de Nantes / CNRS.
Après avoir établi, par une démarche de référence faisant appel à des modèles de bateau étalon, les aspects de sélection porteront sur l’analyse globale des projets et sur l’analyse des carènes par essai en bassin et simulation numérique dont notamment, pour chaque proposition : Innovation du projet du point de vue architectural et richesse des méthodes et des outils

Le jury de sélection :

Un collège d’experts a été constitué sous la présidence de Philippe Gouard directeur technique national de la Fédération Française de Voile. Il est composé de :

. Bertrand Alessandrini, chercheur en hydrodynamique au Laboratoire de mécanique des fluides de l’Ecole Centrale Nantes/CNRS.
. Bruno Dubois, maitre voilier, Manager de la voilerie North Sails France.
. Jacques et Nicolas Fauroux, architectes navals.
. Bertrand Pacé, barreur de Team French Spirit.
. Franck de Rivoyre, ingénieur en mécanique des structures.
. Yann Roux, Docteur en mécanique des fluides, coordinateur du jury.

Un début de Transat en mode régate …

Financo transat AG2R
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« Les concurrents font route directe, ils ont attaqué bille en tête au reaching. Ils profitent de conditions vraiment sympas, confirme Jean Maurel depuis le bateau organisation. La lune est pleine et ils progressent, en petits paquets, comme en plein jour. Il ne fait pas froid et les skippers sont dessus, croyez- moi ! Il faut les voir essayer de grappiller un peu de vitesse sur chaque vague. Au classement, c’est évidemment encore très groupé. »  Argos ne s’y trompe pas non plus et révèle qu’une belle course de vitesse est engagée sur le golfe de Gascogne entre les 26 duos lâchés sur l’eau. Par petits paquets, les uns et les autres sont d’emblée entrés dans le vif d’une grande traversée océanique sur fond d’âpre compétition.

Suzuki Automobiles à fond la caisse
Dans le sillage des leaders légèrement plus à l’Est, une bataille de haute lutte est engagée entre SNEF-Cliptol Sport, Lenze et Suzuki Automobiles, 7ème à 4,5 milles de la tête de flotte. À bord de ce dernier, Thierry Chabagny ne boude pas son plaisir à la vacation du matin : « On attendait des vents assez faibles, un peu de pétole et de la pluie. Et c’est tout le contraire : sous la pleine lune, on progresse à fond la caisse sous spi dans 25-30 nœuds de vent de travers ! Ça mouille et il ne faut pas lâcher la barre. Le bateau fait le sous-marin, mais c’est plutôt sympa. Ça va vite et nous avons pris un peu d’avance sur le timing. On gagne du temps sur les prévisions au cap Finisterre… »

Luisina de retour
Si le gros des troupes progresse très groupé, quelques tandems ont en revanche débuté cette transat sur des routes plus marquées. 47 milles en latérale séparent ainsi Gédimat, parti très à l’Ouest de NIVEA/Athlètes du Monde, lui, franchement décalé à l’Est. L’autre bonne nouvelle de la nuit nous vient de Luisina, fidèle à ses intentions. Eric Drouglazet et Christophe Bouvet, contraints de retourner au port pour réparer leur grand voile déchirée dans les manœuvres avant le coup de canon, sont de retour en course depuis 18h14 hier. Les deux compères affichent 77 milles de retard sur les premiers. Ils sont repartis à fond, efficaces et mentalement dans le match. Mais là encore, cela n’étonnera personne !

Début de la Semaine Olympique de Hyères

Semaine Olympique de Hyères
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Surpuissants, les 49er ont été les premiers à souffrir dans la brise et la seule manche lancée pour la « flotte blue » a généré une petite hécatombe. « Seuls les deux premiers arrivaient à tenir le spi, et tous les autres derrière faisaient ce qu’ils pouvaient » explique le président du comité de course Pascal Monnet qui déplorait 4 à 5 démâtages dans cette flotte.
Cette folle journée a également contrarié les sélectionnés de toutes nationalités qui ne cherchent qu’une chose depuis des mois : perdre du poids afin de trainer le moins d’eau possible dans les petits airs chinois et adapter leur matériel en conséquence. Yann Rocherieux, futur représentant français en 49er avec son barreur Manu Dyen, n’est pas catégorique mais il a le sentiment que ces régimes drastiques desservent quelques stars du ring « ceux qui sont sélectionnés depuis longtemps sont peut-être un peu plus faiblards, ils font des erreurs qu’ils ne font pas d’habitude ». Il en tire une observation utile pour la suite : « nous n’y sommes pas encore mais nous nous rendons compte qu’il faut être très suivis pour perdre du poids ». Pour sa part, il termine 6ème  et 7ème des manches du jour, une performance honnête au vu de l’état de santé du barreur. Atteint d’une sinusite, Manu n’a quitté son lit que pour courir ces deux courses.
En 470 féminin, les sudistes Ingrid Petitjean et Nadège Douroux ont réussi à affiner plus encore leur silhouette sans mégoter sur leur habituelle aptitude à aller vite dans la brise. Deuxième du général ce soir, Ingrid avoue être « plutôt contente de voir que la vitesse va bien » car le régime suivi depuis février en a fait un équipage particulièrement affuté pour le petit temps. Le local Jean-Baptiste Bernaz a lui aussi réussi à faire oublier l’étiquette « petits airs » qui lui colle à la combinaison.
Après une première manche sans éclats, « JB » a longtemps dominé la deuxième pour, au final, signer une jolie 5ème place. Le Nantais Julien Bontemps, véritable tout terrain des plans d’eau réalise pour sa part l’une des meilleures performances bleu-blanc-rouge de ce début de SOF en remportant la première manche avant de terminer troisième de la suivante. Non sélectionnée pour les Jeux de Pékin, la Marseillaise Solenne Brain est quatrième ce soir en Laser Radial. Les sélectionnés français pour les Jeux Paralympiques ont eux aussi annoncé la couleur aujourd’hui. Dans ces conditions musclées, les « handis » n’en ont pas moins disputé leur course. Damien Seguin champion paralympique en titre s’est imposé sans surprise en bénéficiant d’un départ prématuré de la part de l’Allemand Heiko Kroeger alors que Bruno Jourdren, lui aussi sélectionné mais en Sonar, a réalisé avec son équipage une deuxième place très prometteuse.

Interview de Yann Rocherieux (49er) :
« Aujourd’hui, nous avons privilégié le plus simple. Nous aurions pu faire mieux car nous avons fait une ou deux petites erreurs. Dans le vent, on avance relativement bien et la hiérarchie est le plus souvent respectée dans ces conditions. Nous avons réussi à rester à l’endroit et c’était notre premier objectif. Par rapport à l’état de Manu (Manu Dyen, le barreur, souffre d’une sinusite, ndlr), ce début de Semaine Olympique Française est correct car nous étions dans une poule forte ce matin. »

Interview de Jean-Baptiste Bernaz (Laser) :
« J’ai cassé mon cunningham pendant la première manche, ma voile était moins bien réglée et j’ai perdu des places pendant tout le bord de près. J’ai eu envie de rattraper le truc sur la deuxième. J’ai été deuxième pendant toute la manche avant de me faire rattraper sur la fin pour terminer 5ème. Je suis d’habitude plus à l’aise dans le petit temps donc ça fait plaisir de réussir après s’être arraché. Ici à Hyères, je cherche surtout à voir où j’en suis pour trouver les axes de travail. Cette première journée est une bonne entame mais ce n’est pas non plus complètement fou. »

Interview de François Le Courtois, entraîneur nationale des planches avec Pascal Chaullet, sur la première journée :
« Il y avait du vent et surtout des vagues courtes et creuses. Ce type de conditions avantage la technique et la vitesse. Ce sont des régates qui privilégient donc la vitesse au détriment de la tactique. Grossièrement tout est joué après le départ et le premier bord de près. Dans la dernière manche où il y a eu trois tours, c’était très clair : le classement était fait à l’issue du premier. C’est donc sans surprise que l’on retrouve les leaders dans ce type de temps : les hollandais, le suisse mais aussi Julien Bontemps chez les garçons. L’intérêt avec « Jules » c’est que ce point fort se double d’une vraie polyvalence. Chez les filles la domination de la polonaise et de l’espagnole dans ces conditions n’est vraiment pas une surprise. Eugénie Ricard a bien marché et Pauline Perrin aussi  malgré une chute dans la 2ème manche. Faustine Merret a eu plus de mal dans ce type de temps, comme d’ailleurs sa dauphine aux JO d’Athènes la chinoise Jian Yin qui est 24ème, mais il n’y a pas à s’inquiéter, en avançant dans l’épreuve elle devrait prouver les gros progrès qu’elle a manifesté dans la brise lors de la dernière journée du dernier Mondial ».

Interview d’Ingrid Petitjean (470) :
« On a plutôt bien commencé. Nous étions un peu restées sur notre faim après la première manche où nous avons fait de petites erreurs alors que nous aurions pu la gagner. Sur la deuxième manche, nous avons pris un bon départ, nous avions une bonne vitesse et nous avons réussi à supprimer les erreurs. Nous avons fait le choix de perdre du poids au long cours et avons déjà perdu 7 à 8 kg. Nous sommes plutôt contentes de voir que la vitesse va bien. C’est un point positif. »

Interview de Damien Seguin (2.4) :
« Cette année, je me consacre essentiellement au 2.4. J’ai déjà envoyé un bateau en Chine mais celui que j’ai ici est rigoureusement identique. Aujourd’hui, je savais qu’Heiko Kroeger était OCS, j’ai donc fait ma course sans me soucier de lui. Le premier bilan est positif, le bateau va bien et moi aussi. Ça montre que la réflexion portée sur le bateau depuis Athènes allait dans le bon sens. Je ne me mets pas vraiment au régime comme d’autres peuvent le faire en voile olympique. En 2.4, il faut un minimum de poids pour que le bateau soit dans ses lignes mais par contre, j’ai une grosse réflexion sur le matériel ainsi que sur les réglages. »

Interview de Philippe Michel, entraîneur national des 470 :
« C’est une bonne première journée. Ingrid et Nadège ont bien marché alors qu’elles sont venues ici dans une configuration « JO » donc plutôt petit temps que ce soit en choix de matériel ou de profil physique. Ce n’est pas le cas de toutes leurs adversaires. Cela démontre qu’en gagnant en polyvalence, elles n’ont pas pour autant perdu leur avantage dans la brise. Camille et Gwendolyn ont aussi fait de bonnes manches. Chez les garçons Nicolas Charbonnier et Olivier Bausset auraient pu faire nettement mieux s’ils n’avaient pas voulu trop attaquer dans la dernière manche. Ils étaient 4ème à l’entame du dernier bord de largue et ils ont voulu conserver le spi. Bilan : ils ont cassé la balancine de tangon et le spi est passé sous le bateau. A vouloir gagner une place, ils en perdent 7. Mais ce n’est qu’un incident. Cela reste une journée productive car comme les filles, ils sont venus ici avec une configuration petit temps en comptant trouver des réglages pour s’adapter à la brise et de ce point de vue, ils y sont parvenus. Désormais, chacune des heures qui nous séparent de la Chine devra être productive, nous apprendre quelque chose et c’est évidemment plus important que le résultat d’une manche. Pierre Leboucher et Vincent Garos ont malheureusement chaviré sur la première manche mais leur vitesse au près leur a permis de bien faire quand même (10ème au général, ndr) ».

Top départ de la Transat AG2R

Depart AG2R
DR

Il ne fait pas de mystère. Jean Le Cam (Cercle Vert) a beau avoir un palmarès long comme un jour sans vent, il a beau avoir coupé des lignes de départ à tour de bras, il déteste les dernières heures qui précèdent le coup de canon. « Vivement ce soir, lâche-t-il. Il y a toujours un peu de tension sur un départ, et d’agressivité sur le plan d’eau. J’ai vraiment hâte d’y aller. » Même impatience du côté du bizuth Jean Galfione (Nivea/ Athlètes du monde). Le champion olympique à quelques heures du coup d’envoi de sa toute première transatlantique savoure un mélange d’émotions : « Il y a beaucoup d’excitation. Après plusieurs mois de préparation, c’est tout le projet qui prend forme. Ce départ, c’est une fête. Mais l’appréhension est là aussi, c’est d’ailleurs ce qu’on vient chercher… »

Du beau monde sur l’eau
À 13 heures, dans le sillage de Concarneau-Saint Barth (Peron-Danet), vainqueur du prologue et dernier concurrent à quitter le port sous les chaleureux encouragements du public, tous les bateaux rejoignent la zone de départ. Le vent de secteur Sud, Sud-Est souffle à 15 noeuds. Le ciel changeant laisse augurer quelques éclaircies pour le coup de canon. Ancien concurrent, Yann Eliés, à bord de son 60 pieds Groupe Generali est venu saluer les 52 marins. Tout comme Michel Desjoyeaux, vainqueur de la toute première édition en 1992 sur son monocoque Foncia, Patrick Morvan à bord de son 40 pieds Appart City, ou encore Sébastien Josse. Ce dernier répond présent pour un exercice de haute voltige à la barre d’un dériveur Moth… Que du beau monde venu saluer les 52 marins !

Cercle Vert impérial
Le décor est planté. À 14 heures précises, le comité de course libère enfin la flotte impatiente d’en découdre. Dans un timing impeccable les 26 monotypes s’élancent sous le soleil retrouvé. Sur la droite du plan d’eau Gedimat (Tripon-Vittet) et Groupe Céléos mènent le bal dominical. Sur la gauche, Concarneau Saint-Barth et Cercle Vert se lançent dans un mano a mano décisif qui, expérience aidant, tourne au final à l’avantage des duettistes Morvan – Le Cam. Cercle Vert enroule en tête la bouée de dégagement : fluidité des manœuvres, vitesse impeccable et vent frais, Gildas Morvan et Jean Le Cam ne cessent dès lors d’accroître leur avance. A l’heure de laisser la Ville Close dans leur tableau arrière et d’entamer les 3 710 milles du parcours jusqu’à Saint-Barth, terre promise sous les latitudes tropicales, les deux compères ouvrent la route dans un vent de Sud, Sud-Est mollissant….

Ils ont dit
Elodie Riou (KPMG) : « J’ai le ventre qui me chatouille un peu. J’ai un peu d’appréhension. La situation météo assez compliquée. Elle doit nous être plutôt favorable, avec pas mal de coups à jouer. Ce n’est pas pour me déplaire. On va partir dans du portant. Le vent va basculer et se renforcer aux abords du cap Finisterre. Au large du Portugal, il faudra surtout éviter de tomber dans les calmes de la dorsale … »

Jean-Paul Mouren (SNEF-Cliptol Sport) : « C’est toujours un immense plaisir de prendre le départ de cette transat. Le plateau est à la hauteur de la réputation de la course : superbe ! Imaginez une horde de loups assoiffés et affamés, parés à chasser en bande organisée. La magie de cette épreuve est qu’elle offre une traversée océanique sur le mode de la régate au contact.»

Bertrand de Broc (Les Mousquetaires) : « Je suis plutôt content. Nous avons des conditions qui nous sont favorables pour débuter cette transat en douceur. Notre objectif est de faire bien, du mieux possible… On a les capacités de faire un beau résultat. Comme beaucoup de monde, je connais bien le parcours. Le plateau est très homogène et 15 bateaux peuvent jouer le podium. »

Mascalzone Latino remporte le Mondial de Farr 40

Mascalzone Latino
DR

Le tacticien de Barking Mad, Terry Hutchinson explique, "A mon avis on était bien victime d’un manœuvre de Joe Fly à la marque. On n’a pas protesté immédiatement, car nous ne voulions pas… C’est dur. On se retrouve dans ce genre de situation et je pense que Mascalzone et Joe Fly étaient engagé dans un bon duel. Mascalzone Latino a été témoin de l’incident et avait le droit de déposer une plainte. C’est à l’arbitre de décider." Le jury présidé par Tom Ehman a décidé en faveur de Mascalzone et a disqualifié Joe Fly, ce qui inverse les résultats du championnat avec Joe Fly prenant seulement la seconde place.

Retour sur cette journée décisive
Les deux dernières courses du Championnat du Monde de Farr 40 ont eu lieu à Miami avec un vent variable d’environ huit nœuds. La bagarre entre Mascalzone Latino et Joe Fly a bien eu lieu lors de la première course peu avant midi. Joe Fly a pris l’avantage sur le bateau de Vincenzo Onorato dès la première marque, mais à quelques mètres de l’arrivée, celui-ci a réussi à obliger Joe Fly a empanner et a terminé quelques secondes avant son grand adversaire. C’est Rod Jabin sur Ramrod, qui a remporté la course après un autre duel passionnant avec Mean Machine. Ainsi en début d’après-midi, Mascalzone Latino dominait le classement avec deux points d’avance sur Joe Fly, devant le Mean Machine de Peter de Ridder en troisième place. Vers 14 heures les organisateurs ont donné le coup d’envoi de la dernière course décisive du Championnat. Les deux bateaux Italiens se sont positionnés aux deux extrémités de la ligne de départ. Mascalzone Latino n’a réussi à doubler la première marque qu’en 22e place, 15 places derrière Joe Fly, mais la tension est montée d’un cran, à la deuxième marque, car les hommes d’Onorato ont considérablement réduit l’écart et à mi-parcours quelques places seulement séparaient les deux protagonistes. C’est le bateau allemand, Opus One de Wolfgang Stolz, qui a remporté la dernière course de ce championnat. A l’arrivée, le Joe Fly de Giovanni Maspero termine cinquième et Mascalzone Latino neuvième, ce qui semblait donner la victoire finale à Maspero avec deux points d’avance sur Onorato. Cependant, deux protestations ont été déposées contre Joe Fly pour un incident lors de la neuvième course et c’est le jury, présidé par Tom Ehman, qui a décidé en faveur de Mascalzone et a disqualifié Joe Fly.

Le Mean Machine de Peter de Ridder complète le podium. Quant à Alinghi, Ernesto Bertarelli doit se contenter de la 6e place, tandis que le seul bateau français, le Twins d’Erik Maris termine ce championnat à la 19e place.

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Panerai Regatta 2008
Panerai Regatta 2008

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