Accueil Blog Page 1744

Des voiles croisière performantes abordables

Momentum voiles croisiere
Momentum voiles croisiere

Depuis deux ans, de nombreux plaisanciers soucieux de performance ont opté pour les voiles à membranes, pour bénéficier d’un meilleur rendement au près et de moins de gîte.
Dessinées et conçues grâces aux techniques les plus modernes et aux connaissances issues de la régate, ces voiles ont été longtemps aussi les plus chères du marché. Désormais, la voilerie Momentum propose des voiles membranes accessibles à un prix, semble-t-il, plus attractif que le marché actuel.

Exemple de prix pour un First 40.7
Grand Voile avec 2 ris, 2 lattes forcées, nerfs de chute et bordure, renforts laminées, et Génois sur enrouleur avec rattrapage de creux, bande anti-uv, renforts laminés, nerfs de chute et bordure : 8325 € HT

Le détail le plus apparent de ces voiles est l’orientation de leurs fibres courbes. La technique FiberPath permet de suivre précisément les zones d’efforts et placer les fibres aux bons endroits. Les voiles bénéficient d’une analyse individuelle décisive pour établir le plan de répartition des fibres. Celles-ci sont ensuite disposées couche après couche et panneau par panneau, donnant une voile unique en son genre. Le taffetas posé sur les deux faces offre une protection contre l’usure et l’abrasion. Et les fibres utilisées sur ces voiles telles que le Pentex ou le Vectran sont bien connues pour leur longévité et leurs performances sur le long terme.

Source : Voiles Momentum
www.voilesmomentum.com

A petite vitesse

Les Mousquetaires de Broc Riou
DR

On aurait pu les croire tendus comme des cordes à violons, à l’affut de la moindre risée, inquiets à l’idée qu’un de leurs congénères puisse tout à coup prendre la poudre d’escampette. Mais Jean Maurel avait déjà donné le ton depuis Etoile Filante, le catamaran organisation : « Tous les concurrents que nous croisons sont plutôt décontractés. Visiblement, ils prennent ces moments de calme du bon côté. Ils sont concentrés, ils font leur boulot de régatier, mais il n’y a pas de tension excessive… » D’une certaine manière, les tandems abordent cette traversée d’anticyclone avec un certain fatalisme. On en profite pour « faire sécher le linge », celui des équipages comme celui du bateau, pour engranger des heures de sommeil, pour faire un vrai repas. Les premiers rayons de soleil incitent à une certaine forme de civilité après avoir cravaché hommes et machines pendant deux jours et demi. On profite en attendant de voir de quoi demain sera fait.

Boule de cristal

Car, dès qu’il s’agit de consulter l’avenir, les navigateurs se montrent particulièrement dubitatifs. « On se demande où se trouve l’issue » (Armel Tripon, Gedimat), « On ne sait pas à quelle sauce on va être mangé » (Erwann Israel, Défi Mousquetaires), « Je ne vois pas bien la sortie » (Nicolas Troussel, Financo) : tels sont quelques uns des leitmotivs qui reviennent dans les vacations de ce mercredi. Les vieux briscards du circuit semblent le prendre avec une certaine philosophie, quand certains jeunes loups manifestent plus d’impatience. Mais la situation est là : une bulle anticyclonique s’est placée sur la route des concurrents et génère des vents très faibles et erratiques sur la zone de course… Faculté de divination, marc de café et boules de cristal deviennent aussi utiles que les plus affûtés des fichiers météos. Pour s’en sortir chaque équipage a ses propres stratégies : s’en tenir aux options fixées quelques heures plus tôt, se fier à son intuition ou prendre ce qui se présente et vivre sur ses acquis. Réponse d’ici vingt-quatre heures quand les premiers s’extirperont de ce piège…

Ils ont dit :

AXA Atout Cœur pour AIDES – Erik Nigon ( 9ème au classement de 17H)
« On est en train de pêcher ; ça ne marche pas terrible, mais il faut bien s’occuper ! Sérieusement, on est bien concentré mais cela n’est pas simple. Avoir le Trophée AG2R de la Performance solidaire c’est excellent, on imaginait que cela pouvait se faire, on a eu de bonnes conditions et c’est super. Cédric n’est pas complètement étanche donc il fait sécher. On ne va rien lâcher. »

Gedimat – Armel Tripon ( 12ème au classement de 17H)
« Cela ne va pas trop mal, sous le soleil. On a un petit peu de vent pour faire avancer le bateau. On avait une stratégie bien précise. Dès le premier soir, on voulait se décaler dans l’ouest. On est tombé dans une bulle sans vent la nuit dernière et on a pris du retard sur nos camarades. On voit bien la situation mais après on se demande où se trouve l’issue. »

Sopra – Gregory Gendron ( 10ème au classement de 17H)
« Tout va bien. Il fait beau, le ciel est bleu mais il n’y a pas beaucoup de vent. On fait sécher les cirés sur le pont. Le Figaro ça mouille beaucoup moins que le trimaran et même si il y a du vent, l’autre peut aller dormir et on peut rester seul sur le pont. C’est plus cool et moins stressant. C’est pas mal, ça sent les vacances. Là c’est une belle journée. On commence à retirer les cirés. Le fond de l’air n’est pas si chaud, un peu comme un printemps en Bretagne. Coté météo c’est un peu le bazar, on verra bien, on fait comme on peut avec ce que l’on a. »


Trophée AG2R de la Performance solidaire du 23 avril : Axa Atout Cœur pour Aides (Erik Nigon et Cédric Pouligny) avec 109 milles parcourus en 24h. (source transat ag2r)

Vingt-six multicoques M2 dans le circuit 2008

AM2
DR

Avec une participation record de 26 M2, le circuit 2008 promet des duels spectaculaires sur l’eau pour la plus grande flotte de catamarans de sport d’Europe. Du Lac de Neuchâtel au Lac Léman, de mai à septembre, présentation du cru 2008 à J-28 de la première régate.
Cette année, ce ne sont pas moins de sept nouvelles unités qui rejoignent la flotte des M2 (soit 25 % de participants en plus), relevant ainsi l’intensité des joutes nautiques, et fixant à 21 le nombre d’inscrits au départ de la première étape : le Grand Prix E-Gestion de Neuchâtel le 17 mai prochain, tandis que les derniers M2 sortis du chantier rejoindront le circuit dès les régates lémaniques.
Au programme, huit rendez-vous, dont trois régates et cinq Grand Prix, à ne pas manquer pour viser le podium final. Les festivités débuteront sur le Lac de Neuchâtel tradition oblige mais, nouveauté 2008, par un Grand Prix. Les premières confrontations aux départs et passages de bouées laisseront peu de place aux tâtonnements et aux doutes : « Il faudra être prêt et vigilant tout de suite car il y aura peu de place pour le flottement lors de la première étape. Je me suis laissé dire que certains se sont même entraînés sous la neige ce printemps. Et ce n’est pas qu’à cause du mauvais temps » dit Rodolphe Gautier, président de l’AM2 et engagé sur le circuit avec le SUI 666 Star Logistique. Les deux Grand Prix et le Bol d’Or du lac de Neuchâtel, étapes souvent les plus ventées de la saison, sont une parfaite mise en jambes avant les classiques lémaniques, et crucial pour ceux qui visent la victoire annuelle.

Héliportés

Entre les deux plans d’eau les M2 prendront une fois de plus de la hauteur avec des transports héliportés des bateaux prévus les 13 et 14 mai (aller) et 26 et 27 juin (retour I) et 1er juillet (retour II). Avec plus d’une quinzaine de M2 à déplacer, ce sont désormais deux hélicoptères d’Héliswiss qui assureront les rotations, effectuant 41 vols en tout afin que les équipages puissent se préparer sereinement aux étapes suivantes.
Autre nouveauté 2008, c’est désormais l’AM2 et son logisticien Patrick Huguenin de Pro-sailing qui assureront les convoyages des M2 sur le lac de Neuchâtel, afin de rationaliser les déplacements des équipages.
Début juin 2008, la flotte sera aux rendez-vous de la Genève-Rolle-Genève et du Bol d’Or Mirabaud lors desquelles les quelques 30 M2 auront une nouvelle fois à cœur de rivaliser avec leurs grands cousins, les D35 aux nombreuses stars du large. Y’aura-t-il cette année un M2 vainqueur en temps réel d’une classique lémanique ? Rien n’est moins sûr mais les M2 ont statistiquement augmenté leurs chances de 25% pendant l’hiver!
Les concurrents du Speed Tour découvriront ensuite une nouvelle étape, le Grand Prix Banque Piguet de Morges et AGEFIRACE, avec une manche crépusculaire le vendredi 27 juin au soir, suivie de deux jours de régates intenses le long des quais de Morges, avant la pause estivale.

Pour l’épilogue du championnat, en septembre, les cinq M2 jurassiens reviendront une seconde fois sur le Léman pour le Grand Prix de Saint-Prex puis le Grand-Prix M2 de Genève, qui clôturera la saison et couronnera l’équipage vainqueur. Qui peut prétendre au titre 2008 ? Si les favoris sont connus, les débats restent ouverts avec les nouveaux venus sur le circuit. Fin du suspense le 21 septembre prochain.
Il reste un petit mois aux équipages pour se préparer. Si le circuit est une affaire de passionnés, ce n’est pas celle de néophytes. Régater dans une classe aussi vive sur ces catamarans monotypes légers et sportifs requiert certes un soupçon d’audace mais aussi une bonne dose de savoir-faire.
Tous les spécialistes suisses du catamaran de sport sont désormais sur la série. Au noyau dur initial des « M2istes », se greffent des compétiteurs espagnols et français, ainsi que des fers de lances d’autres séries monocoques en quête d’adrénaline et de fun. 104 passionnés avides de navigation musclée répartis en équipe de 4, qui partagent tous la même esprit sportif et le même objectif « se faire plaisir sur l’eau, à armes égales, et si possible vite ».

Témoignages de cinq protagonistes :

Michel Vaucher, alias le « Premier de classe », vainqueur de l’édition 2007.
Compétiteur de la classe M2 dès son lancement, le maître-voilier défendra son titre sur Team Parmigiani (ex-Team New Wave), et affiche de bonnes ambitions pour cette année : « Nous sommes curieux et heureux. Curieux de voir comment les nouveaux équipages se comportent, et heureux parce que nous nous réjouissons de régater à nouveau. Objectif : rester dans le groupe de tête tout au long de la saison ».

Etienne David, le « Rookie », car nouveau venu dans la classe. Personnalité de la voile romande (vainqueur notamment du premier Challenge Julius Baer, du Tour de France à la voile amateur), il tirera ses premiers bords sur M2, sur Teamwork, et fera son entrée au club des « Speedés ». Malgré sa grande expérience des multicoques, il aborde avec humilité la classe des M2 : « Les M2 sont des bateaux sympas mais il faut apprendre à les dompter. Lors des sorties d’entraînement nous travaillons sur l’assiette du bateau et testons ses limites ; car notre objectif est de progresser tout au long de la saison et de bien se placer dans les premières places de la classe ».

Alex Schneiter, fidèle au championnat M2, le skipper signe une troisième participation consécutive sur Tilt sous les couleurs de la Société Nautique de Genève. L’équipage navigue depuis longtemps ensemble et connaît bien le circuit M2. Arrivé 3ème au classement général 2007, à quel place peut-il prétendre en 2008 ? « L’équipage est très motivé et enthousiaste et nous avons juste hâte de commencer à régater. Le bateau a été mis à l’eau tôt cette année avec nos premiers entraînements fin Mars. Notre objectif est clair : La victoire du championnat ….sans en faire une obsession ! »

Cette effervescence se répercute bien évidemment chez le « Constructeur », Christian Favre qui indique au terme d’un hiver studieux : « Je suis beaucoup plus serein qu’à la même période de la première saison où j’étais dans l’inconnue sur la réalité des performances des Ventilo M2. A ma grande satisfaction : 26 bateaux sur la ligne de départ, du jamais vu avec des catamarans de ce type. Que le meilleur gagne ! »

Quant au « Logisticien », Patrick Huguenin, il reconnaît volontiers que ses nuits seront courtes fin mai début juin si la météo fait des siennes. « C’est clair qu’il va y avoir du sport avec 26 bateaux sous gennaker lors des départs ! ».

A quelques jours du Grand Prix E-Gestion de Neuchâtel, chacun règle les derniers détails de son engagement 2008 : préparation, concentration, tactique sont d’actualité, pour offrir une édition 2008 spectaculaire au SAFRAM M2 Speed Tour. Rendez-vous sur les lacs romands à partir du 17 mai !

Calendrier du SAFRAM M2 Speed Tour 2008 :
1. Grand-Prix E-Gestion de Neuchâtel : 17-18 mai 2008 (Neuchâtel)
2. Bol d’Or Henry Lloyd / Banque Piguet du lac de Neuchâtel : 24 mai 2008 (Grandson)
3. Grand Prix Batimetal-KSR de Grandson : 25 mai 2008 (Grandson)
4. Genève-Rolle-Genève : 7 juin 2008 (Genève)
5. Bol d’Or Mirabaud du Lac Léman : 14-15 juin 2008 (Genève)
6. Grand-Prix Banque Piguet de Morges et AGEFIRACE : 27-28-29 juin 2008 (Morges)
7. Grand-Prix de Saint-Prex : 6-7 septembre 2008 (Saint-Prex)
8. Grand Prix M2 de Genève : 20-21 septembre 2008 (Genève)

En marge du SAFRAM M2 SPEED TOUR, l’AM2 lance et met en jeu cette année le Challenge Ruban Bleu M2, parrainé par le magasin d’accastillage Tech Yachting, ouvert à tous les M2 membres de l’association, afin de favoriser les tentatives de record en M2 sur le parcours Genève-Le Bouveret-Genève. Temps à battre 6h27’31sec en M2, respectivement 4h53’19sec. toutes classes confondues.

Panne de vent au large du Portugal

Eric Peron - Miguel Danet / Concarneau - St Barth
DR

« La situation n’est pas simple, confiait Bertrand de Broc au lever du jour. Chacun fait sa petite sauce ». Comprenez que si Eole répond aux abonnés absents, il n’y a plus de recette magique qui tienne : place à l’improvisation et à l’inspiration ! Aux fourneaux, seul le souffle de l’exaspération des marins ou des risées isolées peut encore gonfler légèrement les voiles. Un fonctionnement très aléatoire, forcément.
Sur l’eau, c’est le statu quo, ou presque. En tête de flotte, Financo, Les Mousquetaires et Défi Mousquetaires ouvrent toujours la voie. À toute petite cadence, les écarts font l’élastique : ils se creusent ou se resserrent, c’est selon. Les dix premiers se tiennent en 16 milles. Mais ils se sont dispersés dans tous les sens, ou plutôt étalées d’Ouest en Est sur 70 milles nautiques environ.

Dispersion

Difficile d’y voir clair à travers les mailles très détendues des isobares. Difficile aussi de trouver une porte de sortie, un trou de souris, pour s’extirper de cette bulle sans vent, pour prendre la poudre d’escampette. Plus au large, Gedimat semble se recaler. Le duo Tripon-Vittet a d’ailleurs repris un peu de terrain et un peu de vitesse ces dernières heures. Le voilà à 24 milles des premiers. Les prochaines heures diront s’il peut accélérer.
De l’autre côté, Suzuki Automobiles trace son sillon non loin des côtes portugaises. Plus au sud, il progresse à la latitude de Porto.
Joint au téléphone par son équipe ce matin, Thierry Chabagny explique : « Derrière la dépression qui nous a accompagnés jusqu’au cap Finisterre, une dorsale anticyclonique barre la route. Nous cherchons à éviter cette zone sans vent en longeant les côtes portugaises. Nous voulons récupérer au plus vite le vent de Nord-est (l’alizé) qui s’établit en dessous de cet anticyclone. Nous avons volontairement pris une option à long terme avant les autres. Il faut y croire, il ne faut plus regarder les classements pendant 48 heures. Toute la nuit, nous avons plutôt bien marché sous spi. Ce matin, c’est plus mou. Mais le ciel commence à s’éclaircir. Il y a du soleil et si le temps se dégage vraiment, on peut espérer profiter du vent thermique de la côte portugaise… »

Changement de rythme …

Bertrand De Broc sur Les Mousquetaires Trophée BPE 2007
DR

Après une belle course de vitesse, qui a fait le bonheur et mis à l’honneur les gros bras de la série, la course a radicalement changé de tempo et de registre. Place cette fois à la stratégie et aux grandes réflexions.  La partie d’échecs à l’échelle de l’Atlantique a débuté au large des côtes portugaises dans une situation que tous jugent aussi complexe que confuse. Difficile en effet d’y voir clair dans le cristal trouble des fichiers météo qui n’ont de cesse de se contredire et de multiplier les hypothèses. Seule certitude : une dorsale anticyclonique qui génère des calmes et des bulles sans vent barre la route de Porto Santo. L’horizon semble bien bouché et les navigateurs ont dû écouter leur intuition, laisser parler leur bon sens marin pour décider  de leur itinéraire jusqu’à Madère.
 
Qui vive au centre
« C’est la pétole. Le vent est complètement tombé au début de nuit, confirme depuis le bateau organisation, le directeur de course Jean Maurel. La flotte s’est effectivement étalée, mais tout le monde semble à présent vouloir se recaler sur la route directe. » Commençons donc par un petit tour d’horizon des forces en présence. A gauche, au grand large a-t-on presque envie de dire, Gedimat, suivi par Atlantik FT (Krizek-Sharp), persiste et signe. La paire Tripon-Vittet contourne l’anticyclone par le Nord. Pour l’instant, l’option coûte cher : le pionnier de l’Ouest est 16ème, il accuse désormais 31,8 milles de retard. De l’autre côté du plan d’eau, à plus de 60 milles en latérale, quelques concurrents cherchent leur salut le long des côtes portugaises. Suzuki Automobiles (Chabagny-Douguet) est le plus extrême sur cette route audacieuse et radicale qui a propulsé Hervé Laurent et Rodolphe Jacq jusqu’à la victoire sur l’édition 2000. Affaire à suivre… Au centre, sur une route médiane, Financo et Les Mousquetaires restent sur le qui vive, et conservent la tête.
 
Mode transat
Les leaders naviguent au gré du vent comme l’explique Bertrand de Broc à bord de Les Mousquetaires. Sous l’influence de la dorsale, la flotte traverse une zone de transition. Jean Maurel en atteste volontiers: « Il y a toujours peu de vent, 7 nœuds environ d’Ouest-Nord Ouest. C’est un peu pareil pour tout le monde. La flotte traverse une petite bulle, elle n’en est pas encore sortie. Il reste 100 milles environ, jusqu’à la hauteur de Lisbonne dans ces conditions. Il est clair qu’il vaut mieux être devant, il y a plus de vent. Il reste 580 milles jusqu’à Porto Santo. Mais, c’est plus calme. Les équipages sont entrés en mode transat, ils peuvent se reposer et prendre un vrai rythme de quart. C’est parti… »
 
Ils ont dit
Bertrand de Broc (Les Mousquetaires), 2ème au classement de 5 heures : « Au gré du vent »
« On a eu un début de Transat plutôt mouvementé et nous avons été pas mal occupés ces derniers jours dans pas mal de vent. Cette dernière nuit a été plus calme, ça nous a permis de nous reposer, de faire un peu de rangement et réparer les petites bricoles… On passe beaucoup à la barre, on essaie de trouver du vent car il est tombé depuis hier soir. Cela a été mou toute la nuit, on a eu 7-8 nœuds sous spi, on se relaie tranquillement. Le classement ? Je ne sais pas trop où on en est …. 2ème ?! Ah oui, c’est pas mal !
Les jours à venir ne vont pas être exceptionnels en termes de vent. Il faut qu’on essaie de trouver un trou de sortie pour trouver les alizés. La météo est très changeante, ce n’est simple pour personne. On progresse au gré du vent, pour le moment il n’y a pas beaucoup d’autres possibilités. Nous avons pris l’option d’aller un peu plus au large que certains, et d’autres encore plus… On s’en sort pas trop mal. Avec Gwen, on ne se connaissait pas très bien avant de partir, mais tout se passe bien… »
 
Eric Drouglazet (Luisina), 23ème au classement de 5 heures :  « pétole au  cap Finsiterre »
« On a vraiment les boules. On ne subit pas seulement une voile déchirée, c’est une voile déchirée dès le départ dans les manœuvres avec Financo, et ce n’est pas de notre fait. Le fait que Financo soit aujourd’hui en tête, on trouve ça un peu injuste….
Mais bon, même si on a plus l’impression d’être en convoyage qu’en course, on s’accroche. Il y a toute l’équipe Luisina derrière nous. Cette transat, on est là pour la faire et pour faire avancer le projet. Les 5 heures de retard au départ doivent valoir 15 heures à présent. On s’est pris une bascule de vent dans le golfe de Gascogne quand les autres s’échappaient. Là, on a 2 nœuds de vent et on n’arrive pas à s’extraire du Cap Finisterre. Bref, il n’y a rien de bon, mais on fait au mieux, on fait avancer le bateau en espérant qu’il y ait une justice. C’est déprimant d’être tout seuls. La transat nous paraît foutue, c’est évident. »

ViniLoc : location de voilier de croisières rapides.

Pogo10
Pogo10

La société de location de voiliers ViniLoc’, basée à Concarneau, vous propose de naviguer sur le nouveau Pogo10.50.

Sont proposées des locations à la semaine ou pour les week end :
– Pour des vacances en famille
– Pour une balades entre amis
– Pour une week end en mer
– Pour le programme de course de l’assopogo
– Pour les course côtière ou semi hauturière

Organisation de croisières hauturières vers les Scilly, l’Irlande, l’Espagne et Madère (groupe de 4 à 5 personnes constitué ou non), et bientôt des croisières hauturières en Pogo40′ avec Skipper pro.

Le Pogo10.50 est le voilier idéal pour vos prochaines vacances entre amis ou en famille.
Outre un équipement complet pour la croisière, le bateau est équipé d’un chauffage autonome pour les de 2 cabines et de 6 couchettes, toutes pourvues de toiles anti-rouli.
L’intérieur sobre, élégant et fonctionnel sait s’adapter à tous types de navigations.
Et surtout son tirant d’eau variable se réduisant à 1,05m permet des mouillages et ports jusqu’à présent inaccessibles.
Ses lignes tendues de voiler open offrent stabilité et confort. Son immense cockpit digne d’un multicoque promet de longs moments agréables en mer et au mouillage.
Sa conception moderne, son insubmersibilité pourront vous emmener où bon vous semble en toute sécurité et ses performances séduiront autant que sa facilité d’utilisation.
       

Source : ViniLoc’
www.viniloc.com

🔒 Agglomération Royan Atlantique : Transat et Estuaire au programme.

Royan Agglo
Royan Agglo

L´Agglomération Royan Atlantique participe à la « Grande Traversée Atlantique », exceptionnelle manifestation nautique internationale commémorant l´anniversaire de la fondation de Québec par Samuel de Champlain, dont le départ aura lieu à La Rochelle le 8 mai prochain.

La suite de cet article est réservé aux abonné(e)s

Abonnez-vous en 1 clic pour accéder à ce contenu et à l’ensemble du site. 1€/semaine

Abonnez-vous !

Déjà abonné ? Connectez-vous ici

🔒 Souriceau 4,75m : micro coureur au programme large.

Henseval - Souriceau
Henseval - Souriceau

Eric Henseval, après quelques 60 pieds Open au sein du cabinet VPLP et le petit Kouign Amann, présente son petit dernier : le Souriceau 4,75m.

La suite de cet article est réservé aux abonné(e)s

Abonnez-vous en 1 clic pour accéder à ce contenu et à l’ensemble du site. 1€/semaine

Abonnez-vous !

Déjà abonné ? Connectez-vous ici

A la côte ou au large, l’heure des choix

Nicolas Troussel / Financo
DR

Pain noir après pain blanc… Aux heures de glisse à grande vitesse dans le Golfe de Gascogne a succédé une séquence plus difficile : allures de près et vent fort malmènent les équipages, trempent les habitacles. La vie à bord des Figaro Bénéteau est loin de s’apparenter à un long fleuve tranquille : même si nombre de skippers ont déjà connu des situations plus difficiles, chacun doit faire avec un intérieur trempé par les voiles rentrées à la hâte quand le vent monte, avec un univers penché à 25°, avec les mouvements saccadés de la carène affrontant la mer de face. On ne le dira jamais assez : les allures face au vent, font le plaisir des tacticiens et navigateurs de tous poils par la richesse des hypothèses proposées. En revanche, elles font souffrir les organismes et les machines et sont particulièrement inconfortables. Les anciens avaient coutume de dire : « deux fois la route, trois fois la peine… » Il y a fort à parier que nombre de navigateurs de la Transat AG2R pensent de même. Et même si les favoris de l’épreuve ne laissent rien transparaître, il reste que plusieurs équipages commencent, à l’instar des benjamins de Groupe Céléos, à avouer que ces premières heures de course ont été particulièrement sollicitantes et que la fatigue commence à se faire sentir.

Grand large ou navigation côtière

A la vacation de ce jour, il apparaissait clairement que la route vers Madère semblait semée d’embuches. Globalement, les navigateurs sont partagés entre les tenants de l’option ouest qui espèrent contourner par le Nord la dorsale qui leur barre la route et ceux qui souhaitent se faufiler dans un trou de souris le long des côtes du Portugal. Au classement de 17 heures, il semble bien que la plus grande partie des navigateurs aient choisi leur camp. Côté grand large, Gedimat va tenter de préserver son positionnement extrême quand Financo et Athéma sont sur une position d’attente à quelques dizaines de milles des côtes de Galice. Plus à terre, Cercle Vert et Suzuki tentent de gagner dans le sud. A situation complexe, réponses difficiles : pour beaucoup de navigateurs les modèles de routage pouvaient donner des résultats totalement contradictoires en fonction des fichiers météo proposés. Au final, l’intuition risque d’être déterminante et ce n’est pas pour déplaire à ceux qui pensent que les marins ont encore un rôle à jouer dans l’établissement de leur stratégie. La grande partie d’échec vient de débuter ; son résultat ne devrait pas être connu avant le passage de marque devant Madère.


En bref

L’équipage d’Iroise Promotion a annoncé à la direction de course qu’il se détournait sur La Corogne. Tangi Mahé s’étant blessé au genou, le tandem préfère jouer la sécurité et consulter un médecin avant de décider de reprendre la course.

Trophée AG2R de la Performance Solidaire du 22 avril : Luisina (Eric Drouglazet – Christophe Bouvet avec 164 milles parcourus).

Ils ont dit :

Jeanne Grégoire, Banque Populaire, 5ème

« Ca se passe humidement, mais bien. On a bien navigué près des côtes, on a fait un tricotage plutôt propre. C’est déjà ça. Nico navigue parfaitement. J’ai toujours peur qu’il ne dorme pas assez, et Nico pense la même chose pour moi ! »

Jean-Pierre Nicol, Aquarelle Le Figaro, 12ème

« On est au taquet. Beaucoup de vagues au Cap Finisterre. On a eu 30-35 nœuds. C’est dur de trouver le bon timing pour virer. On a hâte de voir le soleil. Actuellement, c’est les montagnes russes. On joue à saute-mouton. Il y a un paquet qui part vers l’Ouest. On compte virer dans une heure ou deux pour descendre dans le Sud. On ne lâche rien. »

Christopher Pratt, Financo, 1er

« C’est humide et encore un peu venté. La suite des évènements va concerner l’option à prendre jusqu’à Madère. Pour l’heure, c’est collé – serré. De toute façon, on a l’habitude sur ces courses là. Sinon, on est vraiment en phase avec Nico. Quand on sera dans les alizés on se fera un peu plus d’apéros pour se raconter deux – trois petits potins. »

(source Transat ag2r)

Du sport au cap

Erwan Tabarly / Athema
DR

L’avance des nouveaux leaders reste néanmoins toute relative puisque seul un demi mille nautique les sépare. Et c’est sans compter avec la redoutable paire de Cercle Vert (Morvan-Le Cam), qui répond encore présente en tête de flotte, en 3ème position. Les deux « Mousquetaires » (De Broc-Riou), quant à eux, croisent également toujours le fer, à 2 milles derrière…
Bref peu de changement aux avant-postes. Il n’y a pourtant pas de statu quo sur l’eau qui tienne aux abords de la péninsule ibérique. Au contraire, chacun des équipages cherche le meilleur positionnement en vue des prochaines heures subodorées par tous confuses et complexes. …

A l’aise Lenze

Au-delà de cette bataille de haute lutte entre les leaders, saluons la navigation inspirée du premier des monotypes à 100% bizuth. A bord de Lenze, Franck Le Gal et Erwan Le Roux ont démarré en fanfare. Après 36 heures de course, ils s’accrochent en 7è position, à 4 milles des leaders. Notons aussi le retour dans le top ten de Solar Inox, fort des huit participations cumulées de ses deux capitaines. Ronan Guérin et Luc Poupon ont bien négocié la dernière nuit pour recoller au peloton de tête. Enfin apprécions la jolie course des plus éclairés des rares amateurs engagés. A bord d’Iroise Promotion, Claude Bertrac et Tangi Mahé n’ont pas à rougir de leur prestation. Ils se cramponnent à 21 milles des premiers d’Athema.

Faites vos jeux…

Et quid de Gedimat dans tout cela, qui menace, au prix d’une option marquée, de semer la zizanie dans le classement ? Armel Tripon et Dominic Vittet, les dissidents de l’Ouest, viennent de virer. Ils pointent en 14è position à 12,3 milles des premiers, ils progressent à des vitesses encore similaires. Vont-ils suffisamment accélérer pour grappiller des milles et du terrain ? Les paris restent ouverts…

- Publicité -