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Les Marseillais s´imposent à Granville et s’emparent de la première étape du Tour

GP Atlantique Mumm 30 Elcimaï ville de Marseille Dimitri Deruelle vainqueur Pornichet
DR

Entre le Cap de la Hague et Granville la situation de la flotte est sensiblement restée la même. Tous les bateaux ont tiré des bords sur une soixantaine de milles et c’est à la bouée trois Grunes à 35 milles de l’arrivée que Elcimaï Ville de Marseille (Dimitri Deruelle) a su prendre un léger avantage sur Ile de France (Jimmy Pahun). Une petite seconde d’avance au passage de la bouée lui a permis de se placer en position favorable pour bloquer son adversaire et le mettre « dans la boîte » comme le disent les régatiers dans leur jargon. La victoire s’est jouée ici, lorsque Dimitri Deruelle en adepte du match-racing est parvenu à déventer son adversaire tout au long du bord de près suivant. Jamais plus Jimmy Pahun n’a pu revenir sur Dimitri Deruelle qui s’est envolé vers la victoire.
Dans ces conditions de navigation au près et en laissant sur place tous leurs adversaires, les Marseillais ont montré un potentiel de vitesse impressionnant.
 
Ce soir le grand perdant de l’étape dans la course au classement général est Nouvelle-Calédonie (Vincent Portugal / Ronan Dréano / Bernard Mallaret) qui avec une quatorzième place à coefficient trois hypothèque déjà son capital de course a retirer.
Dans la catégorie des équipages qui ont joué de malchance, on retrouve Toulon Provence Méditerranée Coychyères (Fabien Henry) et Saint-Malo Purflo Team SNBSM (François Lebourdais). En effet, le classement de ces deux bateaux ne reflète pas leur omniprésence en tête de la course tout au long de la journée. Fabien Henry et François Lebourdais sont tombés dans un trou d’air qui coûte certainement une place dans les cinq premiers aux deux bateaux.
 
On retiendra de cette étape les changements de leaders successifs qui laissent présager une terrible bagarre entre les différents prétendants à la victoire. Qu’on se le dise, le Tour de France à la Voile 2008, il va falloir aller le chercher…
 
Ordre d’arrivée de l’étape de ralliement entre Dieppe et Granville
 1. Elcimaï Ville de Marseille (Dimitri Deruelle) à 23H49
 2. Ile de France (Jimmy Pahun)
 3. Courrier Dunkerque (Daniel Souben / Christophe Patou)
 4. Val Thorens (Alexis Littoz / Lucas Millieret)
 5. Côtes d’Armor Bleu Michaël Aveline)
 6. Saint-Malo Purflo Team SNSM (François Lebourdais)
 7. Brest Grandes Ecoles Ensieta ESC (Loïc Le Garrec)
 8. Toulon Provence Méditerranée Coychyères (Fabien Henry) 0H08
 9. Bâtisseurs du Morbihan (Nicolas Pauchet / Victor Lanier)
 10. CSC HEC Ecole Navale (Hervé Gautier / Felix Pruvot)
 11. Ville du Port Région Réunion (Gabriel Jean-Albert)
 12. Manche -Basse Normandie (Benoît Charon / Cédric Château)
 13. Ville de Genève – Carrefour Prevention (Etienne David)
 14. Nouvelle-Calédonie (Vincent Portugal / Ronan Dréano / Bernard Mallaret)
 15. Perpignan Méditerranée CA (Paul McKenzie)

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Le tour du Cotentin ouvre le match !

Tour de France -Dunkerque-280608
DR

Retour sur la navigation de nuit avec Jean Coadou, président du Comité de Course
« Après le départ de Dieppe, les concurrents ont longé très près de la côte le long de Saint-Valéry-en-Caux, de Fécamp… Avec un petit vent d’ouest, ils ont dû tirer des bords le long des falaises. Tous se trouvaient dans une bande de 300 mètres, avant de piquer vers Barfleur au niveau d’Antifer. En traversant la baie de Seine sur une route moyenne au 260°, la flotte s’est dispersée avec un écart latéral de plus de six milles entre les bateaux. Ces écarts se sont resserrés au passage de Barfleur ».
 
Le passage du Cotentin : de la pointe de Barfleur au cap de la Hague.
A quelques centaines de mètres devant Ile de France (Jimmy Pahun), Toulon Provence Méditerranée – COYCHyères (Fabien Henry) montrait le maillot au passage de la pointe de Barfleur. Pour éviter le courant de face, les bateaux ont navigué assez près des rochers, en attendant la renverse de courant aux alentours de 13h30, qui provoquera une forte accélération. A ce moment, Manche Basse-Normandie (Benoît Charon / Nicolas Jossier) était classé quatrième, et semblait sur le point de se classer premier au classement general provisoire ! En effet, l’actuel détenteur du spi Honda Civic Hybrid rouge Nouvelle-Calédonie (Vincent Portugal / Ronan Dreano / Bernard Mallaret) naviguait autour de la vingtième position. Si les Calédoniens ont créé la surprise en repassant cinquième lors du passage du cap de la Hague, il ne figuraient plus parmi les douze premiers au dernier pointage, à 35 milles de l’arrivée…
 
VanUden TUDelft VanOord abandonne
Tout le monde n’est pas aussi habile au jeu du rase-cailloux que Nouvelle-Calédonie… L’équipage étudiant de VanUden TUDelft VanOord (Suzanne Leinders / Michiel Van der Meulen) a eu un accident malheureux en heurtant un rocher avec sa quille. Il est rentré à Cherbourg pour examiner l’ampleur des dégâts.
 
Dernier pointage à 35 milles de l’arrivée
Les M 30 naviguent maintenant dans un vent de 10 nœuds de secteur Sud-Est, qui devrait se renforcer au cours de la nuit. Après de nombreuses évolutions en tête de flotte, c’est Elcimaï – Ville de Marseille (Dimitri Deruelle) qui pointait en tête à la bouée des Trois Grunes, 35 milles avant l’arrivée. Mais le bateau Ile de France (Jimmy Pahun) est toujours de la partie, tout comme son poursuivant direct, Michaël Aveline à bord de Côtes d’Armor Bleu…
 
Les M 30 sont attendus entre 10 heures et minuit ce soir à Granville – Pays Granvillais, et nul ne peut encore parier sur un éventuel vainqueur.

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Victoire de Géry Trentesaux dans la course au large

Lady Courrier
DR

Ces conditions ont nécessité beaucoup de manoeuvres et de changements de voile, comme l’explique le barreur sur le Fair Do’s VII de l’équipe rouge britannique, John Greenland, "Les seules voiles que nous n’avons pas utilisées étaient le tourmentin et la voile de cap." Après avoir montré le chemin aux autres bateaux lors de la sortie du Solent hier, l’équipage britannique a dû se contenter de la sixième place à l’arrivée aujourd’hui. C’était le champion en titre, Géry Trentesaux sur son Lady Courrier pour l’équipe France Bleu, qui a remporté la course pour la classe 1 avec 15 minutes d’avance en temps compensé sur l’Antix Eile d’Anthony O’Leary et plus d’une heure d’avance sur le Tiamat/Alfa Romeo de l’Irlandais, Tim Costello. Réactions du Français, cet après-midi, "Nous n’étions pas aussi bien au départ, ni sur le premier bord au près, mais par la suite tout a fonctionné. Nous étions sous spinnaker, lorsque le vent a faibli, mais nous avons pu le garder en place jusqu’à 200 mètres avant la marque. C’était peut-être à ce moment-là que nous avons gagné la course." Les équipages confrontaient la partie la plus épuisante du parcours à l’aube ce matin avec du louvoyage sous les falaises au sud de Poole. Fair Do’s VII naviguait à quelques pieds de la Pointe, tandis que sur le Jump Juice des Irlandais, Conor et Denise Phelan, ils ont dû effectuer 78 virements de bord en 70 minutes à cause du fort courant provoqué par la marée. Même sur Lady Courrier, lors d’un problème avec un manœuvre, ils étaient contraints de réagir rapidement afin d’éviter de foncer vers la falaise.

Nouvelle victoire en Classe 2 pour le Roark de Kees Kaan de l’équipe rouge des Pays-Bas grâce notamment à une bonne option prise au large des Aiguilles à la pointe occidentale de Wight, une tactique, qui leur a permis de dépasser quelques bateaux de la Classe 1.

Pour la classe 3, la course a fini plus tôt que prévu avec les premiers bateaux arrivant en début de matinée. C’était le Yeoman of Wight de l’équipe de Hong Kong, qui a mené cette classe franchissant la ligne d’arrivée 17 minutes avant le Rosetta de l’équipe rouge des Pays-Bas et 25 minutes avant le Félix de Samuel Prietz de l’équipe blanche française.

Avec un coefficient de 2,5 les écarts entre les équipes en haut du classement se réduisent. GB Rouge reste en tête avec 77,5 points, mais avec seulement 2 points d’avance sur Géry Trentesaux et l’équipe de France Bleu, tandis que l’équipe verte irlandaise complètent le trio de tête avec 91 points. Une seule course côtière sera organisée demain avant le tour de Wight samedi, qui risque de se disputer avec 30 nœuds de vent selon les dernières prévisions.

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Le Vendée Globe 2008 jouera à guichet fermé

Depart Prologue
DR

Le Vendée Globe 2008, l’édition des records
30 au départ, jamais le Vendée Globe n’avait connu une telle affluence. Rappelons que 13 marins avaient couru l’édition 1989, 14 celle de 1992, 16 en 1996, 24 en 2000 et 20 en 2004.
Ils seront vingt-huit hommes, deux femmes, Dee Caffari et Samantha Davies, de sept nationalités, ce qui constitue le deuxième record de cette édition : 17 skippers français seront au départ, suivis par un contingent de 6 skippers britanniques, 2 suisses. Le Canada, les Etats Unis, l’Espagne et l’Autriche sont quant à eux  représentés respectivement par un skipper.
 
Vingt bateaux neufs, soit 66% de la flotte, ont été spécialement construits pour cette édition, les dix autres bateaux de la génération 2004 ayant été revus de fond en comble.
 
Jamais une flotte de solitaires n’avait réuni sur une même course une telle expérience : les skippers du Vendée Globe 2008-2009 ont participé à 32 tours du monde et 21 Vendée Globe, soit un total de 1,5 millions de milles parcourus en course sur toutes les mers du monde. Ajouté à la présence de 2 anciens vainqueurs, Michel Desjoyeaux (2000-2001) et Vincent Riou (2004-2005), il s’agit bien là d’un record de palmarès sur la ligne de départ aux Sables d’Olonne.
 
Nul doute que le 9 novembre au moment de quitter le ponton et de s’engager dans le chenal des Sables d’Olonne, aucun des participants de cette édition 2008 ne pourra préjuger de son classement à l’arrivée trois mois plus tard.
 
Un niveau de préparation exceptionnel
A ce jour 26 des concurrents ont complètement achevé leur inscription et seuls quatre ne l’ont pas entièrement finalisé : Vincent Riou, victime d’une collision en juin pendant la Transat Artemis doit remplacer la quille de son PRB, actuellement à Halifax au Canada. Il sera définitivement inscrit en août lors de son retour. Jonny Malbon attend quant à lui son nouveau mât et devrait se qualifier en août également. Steve White, qui complète certains des éléments administratifs de son dossier. Enfin Norbert Sedlacek doit vérifier que son bateau, déjà engagé en 2004, répond aux normes de sécurité de la jauge 2008.
Jamais dans l’histoire du Vendée Globe les concurrents n’avaient été prêts aussi tôt.
Ce niveau de préparation est indispensable au vu de la bagarre phénoménale qui va opposer les prétendants à la victoire dans cette édition 2008. Avec sous-jacente, la question que tous se posent, sans jamais l’avouer ouvertement : quelle sera la bonne position du curseur entre attaque à outrance et volonté de préserver le matériel pour pouvoir aller jusqu’au bout de l’aventure. Car le règlement n’a pas changé : le Vendée Globe est toujours un tour du monde en solitaire, sans assistance et sans escale, tout simplement la plus dure des courses à la voile.
 
Les skippers feront la différence
A chaque projet correspond une méthode de préparation différente : petite équipe, pool d’entraînement commun à plusieurs bateaux, optimisation d’un bateau de la génération 2004, lancement d’un bateau neuf dessiné par un architecte de renom, chasse aux poids, recherche de puissance, travail sur les voiles, les mâts ou les quilles, l’important au cours de ses trois dernières années étaient de tester et de fiabiliser les machines. Les dernières courses ont montré que malgré l’imagination architecturale et cette diversité d’approche dans la conception et la préparation, les bateaux étaient très proches en performances.
Ce sont donc bien les hommes qui feront la différence et le vainqueur de ce Vendée Globe 2008 aura effectué une performance exceptionnelle. Il serait présomptueux de pouvoir dire aujourd’hui s’il s’agira d’un multirécidiviste du Vendée Globe tel que Roland Jourdain, Dominique Wavre ou Marc Thiercelin (5ème participation), d’un ancien vainqueur rêvant de la passe de deux, comme Michel Desjoyeaux et Vincent Riou, ou d’un des nouveaux-venus sur le circuit des monocoques IMOCA à l’instar de Yann Eliès, Kito de Pavant ou d’Armel le Cléac’h. D’autant plus que le trophée pourrait également aller couronner un marin étranger tant la concurrence est forte en dehors des frontières de l’hexagone : les britanniques comme Mike Golding, Alex Thomson, ou Jonny Malbon, les suisses, Dominique Wavre et Bernard Stamm, rêvent aussi d’embouquer le chenal des Sables d’Olonne en tête. Enfin certains, tel Michel Desjoyeaux, Jean-Pierre Dick, ou Loïck Peyron, en dominant la saison de course 2007-2008 se sont positionnés comme des favoris naturels.
 
La Vendée à l’honneur
Elle sera représentée par quatre bateaux portant les couleurs d’entreprises vendéennes : PRB qui remet ses deux titres (2000-2001 et 2004-2005) en jeu en faisant de nouveau confiance à Vincent Riou, VM Matériaux qui s’est adjoint les talents de Jean Le Cam, Akena Vérandas qui fait confiance à Arnaud Boissières et Fondation Océan Vital qui accompagnera Raphaël Dinelli.

La liste des inscrits

JOURDAIN Roland / France / VEOLIA ENVIRONNEMENT

BEYOU Jérémie / France / DELTA DORE

DICK Jean-Pierre / France / PAPREC-VIRBAC

LE CAM Jean / France / VM MATERIAUX

DAVIES Samantha / Grande Bretagne / ROXY

ELIES Yann / France / GENERALI

DE PAVANT Kito / France / GROUPE BEL

BOISSIERES Arnaud / France / AKENA

GUILLEMOT Marc / France / SAFRAN

DESJOYEAUX Michel / France / FONCIA

PEYRON Loïc / France / GITANA EIGHTY

WILSON Rich / USA / NON CONNU

STAMM Bernard / Suisse / CHEMINEES POUJOULAT

WAVRE Dominique / Suisse / TEMENOS

HATFIELD Derek / Canada / SPIRIT OF Canada

GOLDING Mike / Grande Bretagne /  ECOVER

DEJEANTY Jean Baptiste / France / MAISONNEUVE

BESTAVEN Yannick / France / CERVIN EnR

DINELLI Raphaël / France / FONDATION OCEAN VITAL

BASURKO Unai / Espagne / PAKEA BIZKAIA

LE CLEAC’H Armel / France / BRIT AIR

THOMSON Alex / Grande Bretagne / HUGO BOSS

JOSSE Sébastien / France / BT

CAFFARI Dee / Grande Bretagne / AVIVA

THIERCELIN Marc / France / DCNS

THOMPSON Brian / Grande Bretagne / PINDAR

MALBON Jonny / Grande Bretagne / ARTEMIS

RIOU Vincent / France / PRB

SEDLACEK Norbert / Autriche / NAUTICSPORT KAPSCH

WHITE Steve / Grande Bretagne / NON CONNU

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C’est reparti pour le Tour de France à la Voile

Mumm 30 Nouvelle Calédonie
DR

Des départs au couteau !
Vingt-sept M 30 jetés au galop sur une ligne de départ, cela ne pouvait se faire sans encombre. Des rappels généraux ou individuels, mais pas un seul bon départ aujourd’hui ! C’est Toulon Provence Méditerranée – COYCHyères (Fabien Henry) qui a ouvert le bal en touchant la bouée de départ de la première manche : « On a pris trop de risque en voulant partir bâbord, et on s’est fait enfermé sur la bouée en bout de ligne » explique François Liron, le numéro un hyérois. Le M 30 skippé par Fabien Henry finit tout de même par remonter jusqu’à la treizième place. Même scénario sur Elcimaï – Ville de Marseille (Dimitri Deruelle), qui termine seizième à la première manche à cause d’un mauvais départ. Sur des parcours aussi courts (1,3 mille séparait la bouée au vent de la bouée sous le vent) un mauvais départ peut difficilement être rattrapé.

La victoire de Nouvelle-Calédonie (Vincent Portugal / Ronan Dreano / Bernard Mallaret)
Les conditions n’ont pas dérouté l’équipage ultramarin de Nouvelle-Calédonie qui s’est imposé sur les deux manches. Mis à part le premier passage de bouée où les équipiers de Vincent Portugal faisaient suite au bateau de Loïc Le Garrec (Brest Grandes Ecoles ENSIETA ESC), Nouvelle-Calédonie n’a plus jamais vu la poupe de ses adversaires. Il devance déjà de 24 points son adversaire direct, Manche Basse-Normandie (Benoît Charon / Nicolas Jossier). Mais les Bas-normands n’ont certainement pas dit leur dernier mot, d’autant que la prochaine étape les mènera directement à domicile…

De belles performances
La régularité paye, et les Malouins en savent quelque chose. Quatrième et cinquième aujourd’hui, l’équipage amateur Saint-Malo Purflo Team SNBSM (François Lebourdais) n’est qu’à trois points du podium, derrière Bâtisseurs du Morbihan (Nicolas Pauchet / Victor Lanier). Mais le jeu reste très serré : du troisième au septième, seulement sept points séparent les concurrents ! Ils feront tout pour sortir vainqueur de ce mouchoir de poche à l’issue des 178 milles qui les attendent ce soir.
Notons enfin le résultat honorable des étudiants de Brest Grandes Ecoles ENSIETA ESC (Loïc Le Garrec), qui ont montré le maillot en passant en tête à la bouée au vent lors de la première manche du jour. S’ils se classent finalement troisième de cette course, ils sont contraints d’abandonner lors de la seconde : ils avaient déchiré leur spi en « chalutant » à l’affalage, et préféraient s’assurer d’être prêts pour le départ de ce soir.

A 19 heures, les marins reprendront la mer pour leur premier grand ralliement de ce Tour de France à la Voile 2008. Ils devraient arriver à Granville – Pays Granvillais dans la nuit de vendredi à samedi.

Les classements

Classement général Honda Civic Hybrid
Nouvelle-Calédonie (Vincent Portugal / Ronan Dreano / Bernard Mallaret)

Classement amateur Bouygues Télécom
Saint-Malo Purflo Team SNBSM (François Lebourdais)

Classement étudiant Malongo
CSC – HEC – Ecole Navale (Hervé Gautier)

Manche 2.1
Nouvelle-Calédonie (Vincent Portugal / Ronan Dreano / Bernard Mallaret)
Courrier Dunkerque (Daniel Souben)
Brest Grandes Ecoles ENSIETA ESC (Loïc Le Garrec)
Saint-Malo Purflo Team SNBSM (François Lebourdais)
Ile-de-France (Jimmy Pahun)

Manche 2.2
Nouvelle-Calédonie (Vincent Portugal / Ronan Dreano / Bernard Mallaret)
Toulon Provence Méditerranée – COYCHyères (Fabien Henry)
Courrier Dunkerque (Daniel Souben)
Val Thorens (Lucas Millieret / Alexis Littoz)
Saint-Malo Purflo Team SNBSM (François Lebourdais)

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Bientôt le coup d’envoi du Mondial Moth 2008

Sébastien Josse - Bladerider Foiling Moth
DR

Le Moth à foil dans l’hexagone
La première fois qu’un Moth à foils est apparu en régate ce fut en France, à l’occasion du championnat du monde de 2003 aux Sables d’Olonne. Son concepteur John Ilett et son skipper Rohan Veal lancèrent alors une véritable révolution dans la classe. 5 ans plus tard, tous les bateaux sont équipés de foils. Avec des pointes à près de 28 nœuds, ces bateaux suscitent l’intérêt de bien des marins, novices ou confirmés.

L’engouement a bien pris dans l’hexagone avec actuellement plus d’une trentaine de Moths répartis sur tout le territoire. Pas moins de 6 français seront présents à Weymouth pour le Mondial 2008 :

Les coureurs français engagés sur le Mondial Moth 2008 :
Sébastien Josse en Bladerider navigue à Concarneau
Cyril Ducrot en Bladerider navigue à la Trinité sur mer
Valentin Hosteller en Hungry Tiger navigue à la Trinité sur mer
Olivier Gouard en Moth Sabrosa navigue à Pornichet
Jean Nivet en Litte Wing navigue à Grenoble
Nicolas Bessec en nouveau proto navigue à St Malo
et peut-être Pierre Yves Corre en Mistress3 navigue à Penerf

Eric Proust, récent vainqueur du Raid Archipelago – le raid catamaran le plus extrême – est l’importateur du fameux Bladerider en France. En à peine une année, déjà une dizaine de Bladeriders naviguent le long des côtes françaises ! Eric Proust : « Le Bladerider a rencontré un succès phénoménal au Salon Nautique de Paris. Je ne m’attendais pas à un tel engouement ! Je navigue aussi en Bladerider, c’est un bateau formidable ! »

Côté construction, les français ne sont pas non plus en reste car deux constructeurs français présenteront leurs prototypes :

Olivier Gouard, architecte naval, naviguera sur son nouveau Moth Sabrosa :
« Le projet du moth Sabrosa est de lancer une série de Moth de fabrication française. Le prototype présenté à Weymouth est donc le premier d’une série que nous espérons la plus longue possible. Un gros travail a été fait en collaboration avec le chantier Bee Composites pour trouver des solutions de construction qui permettent de rester concurrentiel en termes de performance et de prix de vente avec les productions actuelles. La coque est ainsi fabriquée en Carbone/vinylester par infusion. Une étude importante a également portée sur la facilité de mise en œuvre du bateau, avec un montage/démontage de la plate-forme en 5 minutes, le but étant de maximiser le plaisir de naviguer.
Nous avons également fait beaucoup de R&D sur les foils avec l’expertise des meilleurs ingénieurs hydrodynamiciens français en la matière. La construction est soignée et nous espérons que les résultats seront concluants. Nicolas Bessec, meilleur mothiste français, qui naviguera également avec ces foils sur son prototype nous fera son premier retour après le mondial.»

Le chantier Diben de Tristan Pouliquen viendra présenter son nouveau prototype aux lignes radicales
Un dévoilement officiel et la première navigation du bateau au nom de code toujours inconnu aura lieu samedi 5 juillet à Weymouth. Le skipper et heureux propriétaire n’est autre que Nicolas Bessec, le président de la classe française. Ce moth est équipé des foils Sabrosa et d’un gréement CST composite.

Nicolas : « Le bateau est dessiné et construit par Tristan Pouliquen sur un échange d’idées originales imaginées et glanées un peu partout. Nous avons voulu être très innovants, et le résultat est surprenant. Tony et Tristan ont construit un véritable bijou de carbone ! Le bateau a une gueule folle et est très léger. Si tout va bien les performances devraient être au rendez-vous. »

Tristan complète : « Nicolas pratique assidûment le Moth depuis 3 ans, il nous a apporté le recul nécessaire et sa vision d’un Moth idéal ainsi qu’un tas d’astuces pratiques glanées au fil de ses navigations. De notre côté, ayant déjà l’expérience de la construction de Moth, nous sommes allés très vite dans la construction de ce prototype, seulement 3 semaines ! Nous sommes déjà fiers du résultat obtenu et nous avons hâte de voir la réaction des autres mothistes au mondial ».

Un très belle « French Touch » rayonnera donc sur ce mondial Moth 2008 !

« Ces petits bateaux qui volent », par Sébastien Josse
Porte drapeau de l’équipe de France Moth

Sébastien Josse (http://www.sebjosse.com), skipper émérite, 3 tours du monde à son actif et un 4ème en préparation. En 2003, déjà, alors qu’il naviguait sur son 60 pieds VMI, Jojo entend parler de « ces petits bateaux qui volent », comme il se plait à les appeler. Trois ans plus tard, lors de l’escale de la Volvo Ocean Race à Melbourne, il contact Rohan Veal qui, à l’occasion de la Geelong Week, l’initie aux joies de la vitesse sur ces bateaux poids plumes (30 kg) : « Mais ce qui m’intéresse dans le Moth, avant la vitesse, c’est son côté avant-gardiste, la technologie utilisée. C’est un mini hydroptère ! Ce sont de nouvelles sensations, une nouvelle façon de naviguer… Sur un Moth, je réapprends à naviguer ».

Depuis, Jojo s’est laissé tenté et, en 2007, est devenu propriétaire d’un Bladerider. Installé à Concarneau, il essaie de s’entraîner dès que son emploi du temps de préparation au prochain Vendée Globe le lui permet : « Pas assez souvent, malheureusement. Je navigue très peu, je ne progresse pas très vite. L’occasion se présente d’un Mondial en hémisphère Nord. Je pense que l’année prochaine il sera en hémisphère Sud. Je n’aurai pas l’opportunité de faire une course comme ça avant quelques années ».

Justement, son 60 pieds BT sera en chantier à cette même période « ça tombe très bien » commente Sébastien, « cela me laisse le temps de participer aux Championnats du Monde du début à la fin. J’y vais pour naviguer un peu plus mais surtout pour apprendre, parce qu’il y a plein de petits réglages et astuces à avoir, certainement, que moi je peux mettre des heures à trouver vu mon peu d’heures de navigation. Après une semaine et plusieurs régates par jour, je vais avoir les bases. On s’entend bien, avec Rohan. Je compte sur lui pour me donner des conseils et pour qu’une fois rentré en France, j’ai déjà un peu plus la maîtrise du bateau. Et puis comme entraînement physique, c’est quand même pas mal ».

Quand on lui demande quelles sont prétentions pour ce Championnat, il rigole et dit : « finir premier français » puis enchaîne « mais je ne suis pas sûr de terminer les parcours ! S’il y a 25 nœuds de vent, ça risque d’être difficile».

« Le Moth peut être un bateau abordable, sur lequel chacun peu naviguer s’il se contente de faire des bords sur un foil. Ce n’est pas très compliqué d’aller en ligne droite, vent de travers.

Ça devient difficile quand tu veux naviguer convenablement, que tu veux pouvoir virer de bord, empanner… si t’as pas les bonnes conditions, ce sont quand même des bateaux compliqués. Ils sont hyper fragiles, ça s’apparente presque à du modélisme. Ce n’est pas une bonne publicité pour Monsieur Toulemonde, mais ça ne sera jamais l’engin de plage de Monsieur Toulemonde. Ça reste quand même pour un public averti. Des marins comme Thomas Coville, Loïc Peyron, Jean le Cam… ce sont des gars qui sont intéressés par le Moth à foils.

Si le Moth doit se démocratiser, ça sera un Moth à trois plans porteurs, pour que ce soit plus stable. Apparemment, ça a déjà était fait, d’ailleurs. Mais comme la jauge impose deux plans porteurs, ça reste un bateau casse gueule »

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La Class40 prend pied outre-Atlantique

Tanguy De Lamotte - Novedia Group
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L’intérêt des américains pour la Class40 n’est pas tout à fait nouveau : six bateaux régatent depuis plusieurs mois aux Etats-Unis et deux prototypes viennent d’être mis à l’eau au Québec, mais cet engouement s’est franchement confirmé et précisé ces dernières semaines.

Les yachtmen séduits
L’impressionnante supprématie des 40 pieds au départ de la Québec Saint Malo n’est bien sûr pas le fait de skippers américains : sur les 20 équipages engagés en Class40, 16 sont français. Mais cette forte présence ne manquera pas de marquer les esprits, comme ce fut le cas en juin dernier, à l’occasion de la 1ère édition de la « Marblehead – Halifax ».

Cette épreuve dédiée aux 40 pieds était organisée par le Boston Yacht Club et le Royal Nova Scotia Yacht Squadron d’Halifax. Ces clubs sont de véritables institutions où le mot « yachting » a une signification très forte. La voile est un sport pratiqué et considéré avec beaucoup de sérieux, de moyens, et un brin de cérémonie… Montée des couleurs tous les matins, les employés du yacht club au garde à vous, etc.
Ces yachtmen, qui accueillaient pour la 1ère fois des coureurs au large de la Class40, ont été tout simplement séduits.

Une flotte de Class40 en formation aux USA
« Malgré nos profondes différences, nous avons été accueillis avec chaleur et curiosité… », raconte Jacques Fournier, président de la Class40, qui participait également à cette toute nouvelle course dédiée aux 40 pieds. « Vous comprendrez donc la fierté que nous ressentons d’être observés et finalement enviés de pratiquer une forme, inhabituelle pour eux, de la course au large. »

Samedi 7 juin, Jacques Fournier et Michael Hennessy délégué de la Class40 en Amérique du Nord ont en effet présenté la Class40 et son concept devant plus de 100 personnes, vivement intéressées : « certains de ces auditeurs mûrissent déjà des projets qui pourraient permettre la constitution d’une flotte importante de ce coté-ci de l’Atlantique », précise le président de la Class40.

Le soutien de Sir Robin Knox-Johnston
Enfin, lors de la remise des prix à Halifax, les représentants de la Class40 ont également reçu le vif soutien et les encouragements de Sir Robin Knox-Johnston, incitant le maintien de la ligne de conduite actuelle de la Class40.
« Le bilan de cette « première » américaine est extrêmement encourageant. L’intérêt que l’on nous porte outre-Atlantique est la preuve qu’au delà des habituelles Transat, bien des destinations, nouvelles et enrichissantes, sont accessibles », conclut Jacques Fournier.

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Pindar fait de la résistance

Yandoo
DR

Même s’ils ne sont que deux équipages à avoir fait le déplacement des antipodes pour défendre la nation inventrice du plus puissant des skiffs, les Australiens engagés dans cet European Championships semblent bien décidés à mener la vie dure aux prétendants européens. Au terme de 10 manches courues (soit les deux plus mauvaises retirées), les résultats montrent pourtant que la perspective d’une victoire finale n’est pas irréaliste pour les meilleurs d’entre eux, à commencer par les hommes de Pindar, revenus en force ce quatrième jour de course. Dans un vent de sud soufflant en début d’après-midi entre 12 et 15 nœuds, faiblissant ensuite tout au long de la journée, Andy Richards et ses coéquipiers ont relevé la tête après des débuts plus que moyens au regard de leurs résultats habituels.

Rapides, inspirés, ils ont surtout su, comme à l’habitude, conserver l’avantage de leurs très bons départs et premiers bords de près. Leurs poursuivants se sont montrés beaucoup moins réguliers, ce qui a permit à l’équipage anglais de rapidement remonter au classement, à 4 pts seulement des leaders provisoires. Un « booster » psychologique très précieux lorsque l’on connaît le mental de gagnant du skipper…Les vents forts annoncés dans les prochains jours (vendredi surtout) devraient encore aider à la progression de Pindar vers la plus haute marche du podium. Ils ont régulièrement démontré leur capacité à encaisser les fortes brises et à « assurer », pendant que beaucoup d’équipages peinaient à boucler le parcours. Reste qu’il faudra compter avec un autre bon client du vent fort : John Winning. Habitué des champs de mines qu’offre régulièrement la baie de Sydney aux équipages australiens, l’expérimenté quinquagénaire prendra plaisir à mouiller sa vieille (et fétiche !) jaquette.

Autre « quinqua », américain celui-là, Howie Hamelin, malgré quelques soucis de régularité pour le moment, pourrait également peser lourd dans la course à la plus haute marche du podium. Avec 31 pts seulement, il reste avec ses hommes dans le très proche sillage de Pindar (30 pts). Autres Anglais également avec Ronstan, TMF et Pica qui comptent respectivement 34, 40 et 46 pts, juste devant les Danois de GP Covers, mal servis par les vents légers de ce début de compétition mais qui ont achevé cette journée par une belle victoire. La déception vient pour l’instant de l’équipage de Investec Private Bank (Mason Woodworth, David Brown et Simon Hamilton), second du circuit européen l’an dernier qui ne semble pour l’instant pas réussir à prendre ses marques.

Quatre jours de course restent programmés, jusqu’à samedi, avec la possibilité pour le comité de course, présidé par Guy Guermond, de lancer encore une dizaine de manches. Ajoutez à cela le changement annoncé de la météo et vous obtenez une redistribution potentielle des dix premières places. L’actuel leader Slam est particulièrement menacé. Chacune de ses victoires s’est construite dans des airs très légers…

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Manches reportées faute de vent

Tour de France -Dunkerque-280608
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Les conditions d’équité sportive n’étaient absolument pas respectées
Alain Fédensieu, directeur de course explique les raisons de cette annulation. « Lorsque nous sommes sortis en mer, il y avait trop peu de vent pour lancer une manche. Puis il y a eu la renverse du courant qui s’est mis dans l’axe du parcours. Le vent s’est finalement levé, mais pas suffisamment pour compenser le courant, il a changé de direction, il a fallu remouiller un parcours… Quand il s’est enfin positionné dans la direction indiquée sur les prévisions météo, il oscillait toujours, et les trombes d’eau qui nous sont tombées dessus en ont modifié la force… Les conditions étaient trop aléatoires, nous n’avons pas voulu lancer une manche dans ces conditions ».

Une décision raisonnable
Jean-Pierre Nicol, équipier à bord de Bâtisseurs du Morbihan (Victor Lanier / Nicolas Pauchet) approuve cette décision du comité de course. « Le Tour de France à la Voile est une longue épreuve, on n’a pas besoin de courir des manches coûte que coûte. De tout façon, dans ces conditions, ça n’est plus du sport, c’est de la loterie ».

Météo Consult prévoit un vent de secteur ouest-sud-ouest toujours instable, mais plus fort pour la journée de demain. Les concurrents devraient partir du ponton demain à 9 heures pour courir une ou plusieurs manches devant Dieppe. Après la remise des prix à 16 heures, ils mettront le cap vers Granville – Pays Granvillais, la troisième ville-étape du Tour de France à la Voile 2008. Ils sont attendus dans la nuit de vendredi à samedi, après un ralliement de 178 milles, deux nuits de navigation, le passage de la pointe de Barfleur et du fameux raz Blanchard…

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Retour en force de Mean Machine

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Pour la première fois depuis 2006 l’Audi Med Cup revient en Italie où Mean Machine avait déjà brillé par le passé. Les conditions ont permis l’organisation de trois courses pour la première journée de cette épreuve. A la surprise générale, le choix de Ray Davies sur Mean Machine s’est avéré être le bon en optant pour le côté gauche du plan d’eau, car dès le premier bord, Peter de Ridder et ses hommes cavalaient en tête avec environ 12 nœuds de vent de sud-est. Une position qu’ils ont réussi à garder jusqu’à l’arrivée, car c’était avec une minute et trois secondes d’avance qu’ils ont franchi la ligne d’arrivée.

Pour le départ de la deuxième course, le vent atteignait 18 nœuds et c’était Quantum Racing, qui prenait le meilleur départ avec Terry Hutchinson à la barre. Ils ont dû bagarrer dur avec Bribon, mais leur avance leur permettait de remporter la course. Néanmoins ce succès n’allait pas se poursuivre, car lors de la troisième, ils n’ont pas fait mieux que sixième et c’était de nouveau Mean Machine, qui allait remporter les honneurs, cette fois face notamment au bateau russe, Rusal Synergy. C’est ainsi que de Ridder et son équipe répètent le succès obtenu à Alicante au début du circuit 2008 et se trouvent provisoirement au sommet du classement devant Quantum Racing et Bribon. Bribon, qui domine toujours le circuit général au terme de 19 courses.

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