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Sydney-Hobart. Deux équipes françaises se disputent la victoire au général ! C’est un JPK qui gagne…

On pourra dire qu’ils l’ont fait. Les conditions météorologiques ont permis cette année aux équipages en double de se disputer le classement général en IRC. Michel Quintin et Yann Rigal, sur le JPK 10.80 my::NET / LEON, ainsi que Jiang Lin Lin et Alexis Loison, sur le JPK 10.30 Min River, sont respectivement 1er et 2e au classement général, mais ces derniers ont déposé une réclamation.

Les deux équipages sont arrivés cette nuit à Hobart et s’imposent dans leur catégorie en DIV5 et DIV 6. Reste à savoir qui l’emportera au général et en catégorie double suite à la réclamation de Min River.

Le comité de course de la Rolex Sydney Hobart Yacht Race a reçu une protestation de Min River contre le leader actuel du club-house, BNC – my::NET / LEON, citant une violation de la règle de course de voile 55.3(a) de la Fédération australienne de voile concernant le bordage des voiles. Aucune voile ne doit être bordée par-dessus ou à travers un dispositif exerçant une pression vers l’extérieur sur une écoute ou un point d’écoute d’une voile, à un endroit d’où, bateau droit, une ligne verticale se formerait à l’extérieur de la coque ou du pont, sauf :
a) le point d’écoute d’un foc peut être relié (tel que défini dans les Règles d’équipement de la voile) à un tangon, à condition qu’aucun spinnaker ne soit hissé.

Le jury international examinera la protestation à 9 h 00 (heure d’été de l’Est australien) le mercredi 31 décembre 2025 au Royal Yacht Club de Tasmanie à Hobart.

Les deux bateaux ne sont séparés que de 52 secondes en temps compensé. Les équipages se connaissent très bien. Le JPK 10.80 my::NET / LEON est celui de Géry Trenteseaux, avec qui Alexis Loison a souvent navigué. Il a aidé Michel Quintin à mener Banque De Nouvelle-Calédonie à la deuxième place du classement général, remportant ainsi la Division 4 de la Rolex Sydney Hobart 2015. Il travaille aujourd’hui dans la voilerie Incidences. Si la réclamation est acceptée, ce dernier pourrait conclure une année incroyable en remportant à la fois la Fastnet Race et la Sydney Hobart, en plus de la Solitaire. Quoi qu’il en soit, un JPK remportera dans tous les cas la Sydney Hobart cette année.

La course de Min River

Pour Alexis Loison, de Min River , le verdict était sans appel après une course marquée par des changements constants. « Une course très difficile, du début à la fin », a-t-il déclaré. « Beaucoup de changements de météo, mais une course agréable et un très bon résultat au final. » Jiang Lin et Alexis Loison ont franchi la ligne d’arrivée de la Rolex Sydney Hobart Yacht Race à bord de Min River, le bateau de Jiang Lin, à 12h38 et 26 secondes cet après-midi. Le duo, naviguant en double, a tenu les spectateurs en haleine en se battant avec acharnement pour être non seulement le meilleur double de la flotte, mais aussi le premier double au classement général de la course.nouvelles—

Escortée par des officiels du Royal Yacht Club de Tasmanie, partenaire officiel de la course, et accueillie par des acclamations enthousiastes, Lin semblait soulagée d’être à Hobart. « Je suis fatiguée », dit-elle. Loison a déclaré que les 48 premières heures « avaient été particulièrement difficiles. Mais hier soir, le vent a soufflé fort en fin de course. Nous savions que nous pouvions obtenir un bon résultat, alors nous avons tout donné hier soir, toute la nuit. » « On était au portant avec une mer forte. On a dû barrer à la main car la mer était très agitée. Mais oui, ça allait. Ce bateau est bien adapté à ça, il aime naviguer au portant. »

 Jiang Lin : « Et ne me demandez pas combien de voiles nous avons changées. Combien de spinnakers j’ai emballés. Regardez mes mains. Je dois montrer ces mains aux gens ! » Tellement occupée durant ces deux premiers jours difficiles, Lin n’a pas pensé aux résultats. « Pendant les premières 48 heures, on n’y a pas trop réfléchi », a déclaré Jiang Lin. « On était en mode survie. Jusqu’à aujourd’hui, où le temps s’est amélioré en remontant la rivière et où on a commencé à l’observer. Je trouve ça plutôt intéressant. On ne sait toujours pas ! »

Lin a déclaré que le manque de vent en fin de course avait été un véritable handicap. « C’était frustrant. Nous sommes restés des heures sans vent – ​​et cela pourrait être le facteur décisif – nous ne le savons pas encore. » À propos du fait d’avoir Loison comme co-skipper, Jiang Lin a déclaré : « Quelle chance j’ai ! Waouh, oui, il est brillant. » Et elle a raison. Loison vient de disputer sa sixième Sydney Hobart et a aidé Michel Quintin à mener Banque De Nouvelle-Calédonie à la deuxième place du classement général, remportant ainsi la Division 4 de la Rolex Sydney Hobart 2015. Il s’agit du même bateau que Quintin a mené en double sous le nom de BNC – my:Net Leon lors de l’édition de cette année et qui occupe actuellement la première place du classement général. 

Loison est également un navigateur en équipage réduit de renom. Le Français a remporté le Tour de Bretagne à la Voile en double avec Corentin Horeau et est champion de la Rolex Fastnet Race en Class40, au classement général et en double. Et ce n’est qu’un aperçu d’une longue liste de victoires accumulées au fil des années. Après avoir terminé cette course éprouvante, Jiang Lin a déclaré que ses pensées se tournaient vers « une bonne douche et un bon repas ce soir », tandis que pour Loison, c’était « de goûter une bière ». Jiang Lin n’a pas tari d’éloges à l’égard de Loison : « Comparé à lui, je suis un enfant de maternelle. Lui, c’est un professeur. » 

Loison était tout aussi élogieuse à propos de Jiang Lin : « La victoire était l’objectif initial, mais c’était un vrai plaisir de naviguer avec Jiang. Nous avons de nombreux souvenirs. J’espère qu’elle a beaucoup appris. Lors du dernier empannage, nous avons échangé nos positions. » Jiang Lin : « J’ai pu manœuvrer le tangon de spinnaker pour la première fois ! » Y avait-il une personne qui s’occupait davantage de la navigation ? « Il était responsable, c’est certain », a déclaré Jiang Lin.

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Sydney Hobart. Beau suspens avec Alexis Loison en lice pour remporter la course avec un autre équipage français

Alors que les premiers Maxis sont arrivés à Hobart il y a deux jours, la majorité de la flotte navigue encore le long des côtes de Tasmanie, proche d’en finir avec ce dernier tiers de course. Deux équipages français en double occupent actuellement, virtuellement, la tête du classement général en IRC : Alexis Loison, associé à l’Australienne Jiang Lin à bord du JPK 10.30 Min River, ainsi que le duo Yann Rigal et Michel Quintin-BNC sur le JPK 10.80 my::NET / LEON’s.

Les deux bateaux doivent arriver avant le 30 décembre à 15 h 26 (heure locale) pour Leon, soit ce mardi avant 5 h 31 et 1 h plus tard pour Min River. Il leur reste encore à parcourir respectivement 86 et 107 milles nautiques avant l’arrivée ce lundi matin. Pour Alexis Loison, ce serait un exploit incroyable que de remporter la même année le centenaire de la Rolex Fastnet, la Sydney Hobart, ainsi que la Solitaire.

Le classement d’hier plaçait le champion en titre, le Volvo 70 Celestial V70 de Sam Haynes , en première position, mais maintenant trois des quatre premières places du classement général sont actuellement occupées par des bateaux en double. La plupart des bateaux en double équipage naviguent à une vitesse d’environ sept à huit nœuds. Pour sa cinquième participation à la Sydney Hobart, Jiang Lin de Min River a invité le Français Alexis Loison. Il a remporté deux Rolex Fastnet Races en double, la plus récente en août à bord du JPK 1050 Leon avec le Jean Pierre Kelbert. Il était également à bord du JPK 10.80 Courrier Leon de Gery Trentesaux (désormais BNC – my:: Net ) lorsque celui – ci a terminé deuxième au classement général de la Rolex Sydney Hobart 2015. BNC – my::Net (Michel Quintin et Yann Rigal) est en tête de la division Double Handed au classement en temps réel.

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Sydney Hobart. Master Lock Comanche premier en temps réel

Matt Allen et James Mayo ont remporté sur Master Lock Comanche la victoire en temps réel sur cette 80e édition de la Sydney Hobart, course de 628 milles nautiques du Cruising Yacht Club of Australia. Le V70 Celestial est bien parti pour remporter l’IRC overall ainsi que les Français Michael Quintin sur Leon en IRC 5 et Alexis Loison sur Mi RIver en IRC 6.

Après une lutte acharnée toute la journée, le plan VPLP Verdier Master Lock Comanche, détenteur du record de la course depuis 2017, a encore fait des merveilles et franchi la ligne d’arrivée à 18h03min36s samedi, en 2 jours, 5 heures, 3 minutes et 36 secondes, remportant ainsi le titre. Son temps final est loin de son record de 1 jour , 9 heures, 15 minutes et 24 secondes. Master Lock Comanche, LawConnect (Christian Beck) et SHK Scallywag 100 (appartenant à Seng Huang Lee et skippé par David Witt) étaient engagés dans une bataille pour la tête, chacun prenant la tête de la course au cours de la journée, avec Lucky (USA) de Bryon Ehrhart sur les talons, à peine plus d’un mille séparant les quatre qui étaient en vue les uns des autres pendant la majeure partie de la journée. Cependant, cet après-midi, Master Lock Comanche a réussi à s’échapper , laissant les autres derrière lui. La victoire d’Allen et Mayo a mis fin à la douleur de l’année dernière, lorsque Master Lock Comanche, le plus récent des voiliers de 100 pieds, fut l’une des premières victimes de la course lorsque sa grand-voile se déchira, le forçant à abandonner.

Le Maxi Palm Beach XI, ex-Wild Oats XI qui a remporté 9 fois la course avec Bob Oatley, dont deux triples victoires (en temps réel, record de la course et au classement général) en 2005, année de son lancement, et en 2012 n’a pas brillé malgré d’importantes modifications, menées par Richards, notamment une nouvelle quille plus profonde avec bulbe, des dérives de près perfectionnées et des foils en C innovants. Le bateau termine loin des leaders.

Lors de la cérémonie de remise des prix sur le quai, Allen et Mayo ont rendu hommage à leur talentueux équipage : « Cette équipe est tellement riche, et nous adorons tous les défis qui nous sont lancés. Chaque décision que nous avons prise devait tenir compte de la sécurité du bateau. Cela impliquait notamment de changer les voiles au bon moment. Si vous ne prenez pas soin du bateau, il ne vous mènera pas jusqu’à l’arrivée. Et si vous voulez réaliser un exploit sportif, vous ne pouvez pas y parvenir dans ce sport sans une équipe fantastique, et c’est ce que nous avons. »

Les deux hommes ont également salué la détermination et l’engagement des concurrents les plus proches de Comanche dans la lutte pour la ligne d’arrivée et la J.H. Illingworth Challenge Cup. « À aucun moment de la course nous n’avons quitté des yeux Scallywag, LawConnect et Lucky. C’était vraiment exaltant tout au long du parcours. Cela rend d’autant plus spécial le fait d’avoir remporté la Line Honours dans la Rolex Sydney Hobart Yacht Race contre l’un des meilleurs groupes de maxis jamais réunis. Ils ont été des adversaires fantastiques. »

Cette victoire compense en partie la déception de l’année dernière, lorsque le Master Lock Comanche a été contraint d’abandonner après que sa grand-voile se soit déchirée. Allen et Mayo ne sont toutefois pas étrangers au succès dans la Rolex Sydney Hobart. Mayo faisait partie de l’équipage du Sovereign en 1987, lorsqu’il a remporté le célèbre doublé de la victoire en temps réel et au classement général. Allen a remporté la course à quatre reprises, dont trois avec son propre yacht, le TP52 Ichi Ban.

Le Comanche, conçu par Verdier Yacht Design & VPLP, a désormais remporté la victoire en temps réel à cinq reprises sous quatre propriétaires différents et plusieurs variations de nom : en 2015 sous le nom de Comanche (Jim Clark et Kirsty Hinze-Clark), en 2017 sous le nom de LDV Comanche et en 2019 sous le nom de Comanche (les deux fois pour Jim Cooney et Samantha Grant), en 2022 sous le nom de Andoo Comanche (John Winning Jr) et maintenant sous le nom de Master Lock Comanche (Matt Allen et James Mayo). Le yacht détient également le record actuel de la course, établi en 2017 en 1 jour, 9 heures, 15 minutes et 24 secondes.

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Trophée Jules Verne. Croisement avec un growler dans l’Océan Indien

Depuis plusieurs jours, l’équipage de Sodebo Ultim 3 et la cellule routage préparent ce passage délicat dans l’entrée des mers du Sud avec l’appui de CLS (Collecte Localisation Satellite), pour récupérer et étudier la présence de glaces. L’objectif étant de prendre le minimum de risque. Certaines photos satellites ne détectent pas les petits growlers, alors à bord du trimaran, la surveillance est constante à l’approche des 50e.

Ce samedi à quelques milles de Sodebo Ultim 3, c’était une rencontre impressionnante pour Benjamin Schwartz, Pierre Leboucher et Léonard Legrand à la caméra qui ont pu observer des glaces pour la première fois de leurs propres yeux.. Et comme l’explique Thomas Coville avec son expérience de 9 tours du Monde, “c’est la réalité de la zone”. Depuis le départ le 15 décembre, l’aventure du Trophée Jules Verne est très intense et même si le risque zéro n’existe pas, la vigilance est à nouveau montée d’un cran !
Sodebo Ultim 3 compte actuellement 1200 nm d’avance sur le record.

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Trophée Jules Verne. Nouveau temps de référence au cap de Bonne Espérance réalisé par Sodebo Ultim 3

Cette fenêtre météo a permis à l’équipage de Sodebo Ultim 3 d’établir un nouveau temps de référence entre Ouessant et le cap de Bonne Espérance en 10 jours 23 heures et 55 minutes 52 secondes ! Thomas Coville, Benjamin Schwartz, Frédéric Denis, Pierre Leboucher, Léonard Legrand, Guillaume Pirouelle et Nicolas Troussel signent ainsi le meilleur chrono entre Ouessant et Bonne-Espérance et battent la précédente marque, détenue par le Maxi Edmond de Rothschild (en 2021) de 9 heures et 56 min. Surtout, les sept marins continuent d’être plus rapides que le détenteur du Trophée Jules Verne (IDEC Sport) avec 1 jour 19 heures, 31 min d’avance. Désormais, ils progressent vers le Cap des Aiguilles qui marque l’entrée dans l’océan Indien.

L’Atlantique Sud, la longue route
Sodebo Ultim 3 avait réussi un départ canon, matérialisé par un nouveau record entre Ouessant et l’équateur (4 jours, 4 heures, 2 minutes, 25 sec). « On a pu avoir une trace exceptionnelle malgré les embûches dès les premiers jours », rappelle Thomas Coville. La route en Atlantique Sud s’est avérée plus délicate, la faute à l’anticyclone de Sainte-Hélène qui obligeait l’équipage à faire une route très Ouest pour le contourner. « C’était vraiment un très grand détour jusqu’au Brésil avant de pouvoir mettre le clignotant à gauche, poursuit le skipper de Sodebo Ultim 3. Même si ça fait beaucoup de chemin, on a conservé un rythme conséquent avec 35 à 40 nœuds de moyenne ».
« Ça nous a contraint à faire pas mal de route mais aussi à enchaîner les manœuvres et les changements de voile», abonde Pierre Leboucher. Depuis lundi, Sodebo Ultim 3 progresse vers l’Est au portant et le tempo est resté inchangé malgré une « petite zone sans vent » avec laquelle il faut composer depuis ces dernières heures. « Ça devrait être le cas pendant deux ou trois jours mais on fait tout pour gagner le plus de terrain possible », précise Pierre.

Le premier cap et un nouveau temps de référence
« On peut être fiers de boucler ce premier tronçon dans ce timing », se réjouit Thomas Coville. Les « Sodeboys » ont frappé fort : en franchissant le cap de Bonne-Espérance à 20 h 56 min ce vendredi soir, ils signent un temps de référence en 10 jours, 23 heures, 55 min 52 sec. C’est 9 heures, 56 min de mieux que le précédent temps de référence, établi il y a cinq ans par le Maxi Edmond de Rothschild (11 jours 9 heures 53 min en 2021).
Mais l’objectif est inchangé : battre le record du Trophée Jules Verne. Sur ce sujet, Sodebo Ultim est en avance de 1 jour, 19 heures, 31 minutes sur le détenteur du record, IDEC Sport. « Nous sommes dans le bon tempo mais on sait qu’il faut rester humbles et concentrés en permanence », souligne Thomas. « C’est chouette de signer ce temps de référence, pour autant, nous avons bien conscience que ce n’est qu’une étape et qu’on ne doit pas se relâcher ».

Des fêtes de Noël forcément particulières
Bien entendu, hors de question de ralentir la cadence pendant les fêtes. S’il n’y a pas eu de repas particulier au menu, les skippers ont eu le plaisir de découvrir les petites attentions de l’équipe à terre du Team Sodebo. « On avait des petites décorations dans nos sacs de nourriture, raconte Pierre. On en a mis un peu partout dans le bateau, c’était super sympa ! » Ils ont également pu échanger avec leurs proches restés à terre, des messages qui renforcent la motivation pour continuer à tout donner !

Le cap des Aiguilles et l’océan Indien en approche
Il sera bientôt l’heure d’aborder les fameuses mers du Sud, si éreintantes pour les organismes et les bateaux. Mais avant, ils devront traverser le cap des Aiguilles où les courants sont particulièrement forts, et qui marque l’entrée dans l’océan Indien. Pour l’instant, c’est une zone sans vent qui accapare toujours les 7 marins « On bute dessus malgré un front qui nous pousse derrière, décrypte Guillaume Pirouelle. On fait un peu le yo-yo mais on prend notre mal en patience ». Ils restent particulièrement attentifs dans ces zones où des icebergs peuvent dériver. « Il peut y en avoir beaucoup par ici, ce qui nous oblige à être très attentifs en permanence », explique Thomas. La cellule routage travaille en lien avec CLS (Collecte Localisation Satellite) pour récupérer étudier la présence de glace et ne prendre aucun risque.

Gros changement de température
À bord de Sodebo Ultim 3 aussi, on a ressorti les bonnets et les vêtements chauds. « C’est vrai qu’on est tous bien couverts, surtout quand on fait les changements de voile », reconnaît Pierre Leboucher. « Aller dehors, c’est toute une expédition, ajoute Thomas Coville. Nous avons aussi adapté nos repas avec plus d’apports en calories ». Un travail conséquent avait été réalisé en amont avec le labo R&D de Sodebo qui a préparé des plats lyophilisés adaptés à chacun qui répondent justement à leurs besoins nutritifs (autour de 4000kcal dans les zones froides). Quoi qu’il en soit, même si le mercure a chuté, l’ambiance est au beau fixe entre les marins. « C’est grisant de constater que les conditions changent, apprécie Pierre. On se rapproche d’endroits encore plus hostiles et on est prêt pour s’y confronter ! »

Réaction de Thomas Coville au passage du cap : “C’est un super moment d’équipe. Cela nous fait passer un petit peu le fait que nous n’avons pas eu bcp de vent, et que ça n’allait pas très vite aujourd’hui. On s’est bagarré toute la journée pour ça ! Et là, nous vivons ce cap de Bonne Espérance tous les 7 ensemble, tout le monde s’est réveillé pour le passage. On est très content du temps et c’est vrai que symboliquement, faire sous les 11 jours, c’est un super temps ! C’est un temps qu’on avait envisagé avec l’équipe de routage. Maintenant c’est un tiers du parcours, on va s’appliquer à continuer ! “

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Record. Guirec Soudée : “Je n’ai qu’une envie, c’est de traverser les océans !”

Guirec Soudée a commencé son tour du monde à l’envers mardi 23 décembre. Après 3 jours, il se trouve déjà aux Canaries et avance à bonne allure.

Guirec, comment as-tu géré l’attente avant le départ ?
« J’ai géré l’attente de façon sereine parce qu’il y avait du boulot à faire sur le bateau, pas mal de petits trucs à finaliser, mais c’était compliqué, aussi, parce que dans ma tête, je m’étais dit qu’un départ le 15 novembre, c’était bien. Au final, c’était important de prendre le temps parce que les vents n’étaient pas forcément super bien orientés et il y avait beaucoup de mer. Là, on est très, très prêts, et au final, ça va me permettre d’arriver au bon moment pour le passage du Cap Horn. Nickel. »

Comment s’est passée ta dernière soirée avant départ ?
« Ma dernière nuit avant le départ s’est super bien passée. J’étais debout vers 5h30, 6h, je me réveille toujours tôt, mais j’ai dormi d’une traite, de façon très paisible. Ce qui est cool, c’est que je sais que j’ai un bateau qui marche bien, je n’ai pas cette pression de me dire qu’il va falloir le pousser à 100% en permanence. Avant tout, le maître-mot, ça va être de prendre du plaisir.»

Aurais-tu préféré passer Noël à terre ? Ou l’objectif était justement de partir avant ?
« L’objectif, c’était de partir dès que les conditions étaient réunies. Pour moi, il n’y a pas plus beau cadeau de Noël que de partir et pouvoir naviguer sur l’Ultim MACSF, je suis donc très content d’y être avant les fêtes. On a fait Noël avec les enfants quelques jours avant. Ils sont très jeunes, donc ils ne se rendent pas trop compte, mais le Père Noël est passé, et peut-être qu’il repassera après, on ne sait pas (sourire)…»

Que ressens-tu ?
« Il y a de l’émotion, de l’excitation, de la gratitude envers plein de personnes dont mon équipe, mes partenaires. C’est un boulot qui n’était pas évident, on a bien enchaîné les choses depuis le retour du Vendée Globe, on n’a pas eu trop le temps de souffler, mais c’est tellement de plaisir, de bonheur de pouvoir naviguer sur ce bateau que je n’ai qu’une envie, c’est de traverser les océans.»

As-tu des appréhensions ? Quels seront les premiers obstacles auxquels tu devras faire face ?
« Pour le début, il y aura un peu de vent avec un peu de mer. Au bout de 2 jours, je vais gagner en chaleur et me rapprocher des latitudes un peu plus chouettes ; j’aurai ensuite 10 jours vraiment trop cool et plus je vais me rapprocher du Cap Horn, plus il y aura de questionnements sur la manière dont ça va se dérouler, comment vont être les vents, est-ce que je vais pouvoir passer du premier coup, est-ce que je vais devoir me mettre en stand-by, c’est-à-dire freiner en laissant passer les gros systèmes et rester un peu plus nord, ou alors avancer et se mettre à la cape, ou bien encore tirer quelques bords… Mais on verra, je suis prêt, il n’y a pas de souci, ça va être un moment rigolo en mer comme à terre, à suivre (rires) !»

Tu n’as pas de concurrents, as-tu dressé une feuille de route pour cocher tel ou tel objectif ?
« L’objectif, c’est de bien naviguer, prendre beaucoup de plaisir et ça, ça sera le cas… et faire en sorte d’être devant Jean-Luc au maximum [Jean-Luc Van Den Heede, détenteur du record en monocoque]. »

Pour suivre Guirec : la carto en direct sur Course Au Large

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Départ de la 80e édition de la Sydney Hobart, LawConnect en tête

Start of the 80th Rolex Sydney Hobart Yacht Race

Le départ de la 80e édition anniversaire de la Sydney Hobart a été donné ce 26 décembre 2025 avec 128 bateaux. C’est le tenant du titre LawConnect qui a franchi la ligne d’arrivée en tête au coup de canon de départ tiré à 13h00 suivi par les autres grands Maxis, Master Lock Comanche et de l’équipe américaine Lucky avec Palm Beach XI dans leur sillage.

La Sydney Hobart Yacht Race 2025 a connu un début de course difficile lorsque le Yendys, propriété de Bruce Tardrew , a été le premier à abandonner, son étai arrière ayant cédé juste avant le signal d’avertissement des 10 minutes. Ce fut un coup dur pour l’équipage, qui n’a même pas pu prendre le départ.

SHK Scallywag , skippé par David Witt, a effectué un virage de pénalité de 720 degrés au large, par précaution en cas de réclamation, qu’ils ont formulée auprès du Comité de Course. Sumatra , du CYCA, sous le skipper Shane Diethelm, a temporairement suspendu la course pour réparer un problème hydraulique, mais prévoit de reprendre la compétition une fois le problème résolu.

Les 128 bateaux restants luttent actuellement contre de forts vents du sud et une forte houle. Les conditions météorologiques annoncent une navigation difficile et potentiellement agitée, les organisateurs prévenant qu’il fera froid, humide et que la mer sera forte.

Dans le cadre de la course, plusieurs voiliers ont dispersé des pétales de rose en passant devant la plage de Bondi en hommage aux victimes du récent attentat terroriste de Bondi. Elle poursuivra sa route vers le sud, le long des côtes de Nouvelle-Galles du Sud et du Victoria, traversera le détroit de Bass et rejoindra Storm Bay. Les maxis de 100 pieds pourraient boucler la course en deux jours environ si les conditions sont favorables, même si la météo de cette année ne permettra probablement pas d’établir un nouveau record.

Sur une mer de Tasmanie rapide et agitée, Christian Beck semblait à la fois surpris et discrètement satisfait alors que son voilier de 100 pieds, LawConnect, conservait une légère avance en début de course lors des premières heures de la Rolex Sydney Hobart Yacht Race 2025.
S’exprimant depuis le bord du bateau devant le centre de presse du Cruising Yacht Club of Australia, alors que celui-ci filait à toute vitesse vers le sud, Beck a balayé d’un revers de main les rumeurs d’avant-course selon lesquelles un pari de 250 000 $ aurait été placé sur la possibilité que LawConnect sorte premier de Sydney Heads.

« Nous pensions que c’était fou », a déclaré Beck, reconnaissant que l’histoire avait circulé à terre, « mais en fin de compte, ce n’était pas si fou — même si ce n’était qu’une rumeur. » D’après le suivi de la course, LawConnect conservait une légère avance tandis que les grands favoris se rapprochaient. Beck a admis avoir été surpris par cette position, surtout compte tenu des conditions au départ. « Très surpris, car le départ était vent arrière et le Master Lock Comanche est plus rapide vent arrière. Si le départ avait été face au vent, nous aurions été meilleurs », a-t-il déclaré. « Nous l’avons constaté : Master Lock Comanche , Palm Beach XI et Lucky étaient juste derrière nous. Tout repose sur l’équipage. Le travail de l’équipage a été fantastique. Beck a révélé que le spinnaker de LawConnect était hissé quelques secondes avant celui de son principal concurrent. « Notre spinnaker a été déployé environ 20 secondes avant celui de Comanche », a-t-il déclaré.

Les conditions en mer étaient déjà difficiles, les bateaux devant naviguer à grande vitesse à travers des vagues courtes et agitées, atteignant des vitesses à deux chiffres. « Assez rapide, assez agité — nous naviguons à environ 13 nœuds », a déclaré Beck, ajoutant que le Master Lock Comanche restait clairement en vue dans une mer « relativement agitée ».

En fait, seulement 6 milles nautiques séparaient les six premiers yachts, LawConnect devançant Master Lock Comanche, Palm Beach XI, SHK Scallywag 100, le Lucky de 88 pieds et Wild Thing 100.

L’intensité du début de course a été soulignée par les premiers abandons de la flotte, la fiabilité mécanique commençant à influencer la compétition autant que la vitesse pure. Le Welbourn 50 du Queensland, Hutchies Yeah Baby, a dû abandonner la 80e édition de la course suite à un problème de foil d’étai, compromettant sa capacité à manœuvrer les voiles d’avant en toute sécurité.

Le MAT 1245 victorien, White Noise, a également abandonné en raison de problèmes de gréement, tandis que le Northshore 38 d’Australie-Méridionale, Inukshuk, a quitté la course à cause d’un problème de gouvernail – une panne critique dans une mer forte et se renforçant rapidement. Ces éliminations précoces ont rappelé que la réputation de la Sydney Hobart ne repose pas seulement sur le prestige et la rivalité en tête de flotte, mais aussi sur le stress incessant qu’elle impose aux bateaux et aux équipages.

Au total, 125 yachts sont encore en lice dans cette course de 628 milles nautiques.

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Tour du Monde à l’envers. Départ de Guirec Soudée sur MACSF

Guirec Soudée a quitté Brest à la barre de l’Ultim MACSF pour un tour du monde à l’envers en solitaire ce mardi 23 décembre. Un tour du mode face aux vents et courants dominants. Un parcours de près de 40 000 milles nautiques, encore jamais bouclé avec succès en multicoque, à suivre en temps réel grâce à la cartographie.

Ce mardi 23 décembre, à 11h36 au nord de l’île d’Ouessant, Guirec a franchi la ligne de départ du « Global Challenge » à bord du maxi trimaran Ultim MACSF. L’objectif de Guirec ? Battre le record le plus engagé de l’histoire du tour du monde à la voile, à l’envers et en solitaire, détenu depuis 21 ans par VDH en 122 jours en monocoque.

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JO. Quatre médailles pour les Bleuets au championnat du monde

Comme au lac de Garde l’an passé, les jeunes marins français ont décroché quatre médailles lors du Championnat du monde jeunes de voile, dont la 54e édition se déroulait cette semaine à Vilamoura, au Portugal. Les Bleuets ont brillé sur ces véritables « mini-Jeux Olympiques », qui rassemblaient plus de 400 des meilleurs jeunes talents mondiaux (U19). Ils ont offert un formidable spectacle sur un plan d’eau technique, au terme d’une semaine marquée par des conditions très variées.

Déjà médaillé de bronze l’an passé en Italie, Nell de Jaham a de nouveau décroché une belle 3e place en kitefoil. Marius Praud et Émilie Mansouri en Nacra 15, Émy Combet et Juliette Peyre en 420, ainsi que Nolann Huet des Aunay et Titouan Gresset en 29er sont devenus vice-champions du monde, remportant trois médailles d’argent. Nation la plus médaillée de cette édition, à égalité avec la Pologne, la France a pris la 2e place du classement par équipes du Nations Trophy, juste derrière les tenants du titre italiens.

L’argent pour les Marseillaises Juliette Peyre et Émy Combet en dériveur (420)

Formées au club de La Pelle à Marseille, Juliette Peyre et Émy Combet décrochent la médaille d’argent en 420. Cette deuxième participation à un Youth, après celle de 2023 au Brésil, restera un souvenir inoubliable pour ce duo qui navigue ensemble depuis l’enfance. Âgées de 17 ans pour Juliette et 18 ans pour Émy, elles ont commencé la voile à l’âge de cinq ans sur le même Optimist, avant de former un équipage en 420 il y a plus de quatre ans. Longtemps privées de podium malgré des résultats solides, elles ont franchi un cap cette saison, concluant cette semaine mondiale par une deuxième place aussi brillante que symbolique. Cette médaille marque la fin de leur aventure commune en 420, avant de se lancer respectivement dans de nouveaux projets en 470. En parallèle, Juliette Peyre est scolarisée en terminale à Marseille, tandis qu’Émy Combet poursuit des études en STAPS.
Juliette Peyre : « Ça fait quatre ans qu’on navigue ensemble, et on a commencé la voile à cinq ans sur le même Optimist. Aujourd’hui, on se connaît par cœur. Le premier jour, il y avait beaucoup de vent, ce ne sont pas forcément nos conditions, et pourtant on gagne les deux premières courses. Ça nous a mises en confiance tout de suite. On est restées régulières toute la semaine. Les points étaient hyper serrés et on n’a pas pu courir la dernière course, ce qui est un peu frustrant. Mais cette deuxième place est déjà géniale. L’ambiance avec l’équipe de France était incroyable. Tout le monde se tirait vers le haut. »

L’argent pour les Rochelais Émilie Mansouri et Marius Praud en multicoque (Nacra 15)

En Nacra 15, Émilie Mansouri et Marius Praud confirment leur très haut niveau avec une nouvelle médaille d’argent mondiale, après avoir déjà terminé deuxièmes lors du Championnat du monde disputé cet été à La Rochelle. Âgés de 18 ans, originaires de La Rochelle, ils naviguent ensemble depuis quatre ans. Cette médaille vient récompenser une dernière saison très dense. Émilie suit un parcours Polytech à Marseille, tandis que Marius est inscrit dans un Bachelor Hepta à l’ESSEC, en partenariat avec CentraleSupélec, Sciences Po et l’INSEP. Depuis septembre, leurs trajectoires se séparent : Émilie s’est installée à Marseille pour débuter un nouveau projet en 49er FX avec Maëlys Lafage, tandis que Marius est désormais basé à La Grande-Motte avec un projet en Nacra 17.
Émilie Mansouri : « On a été leaders quasiment toute la semaine, mais les conditions étaient très compliquées, avec très peu de vent, parfois à peine quatre nœuds. En tant qu’équipage assez lourd, c’était difficile face à des équipages plus légers. Mais on n’a rien lâché. Terminer notre dernière régate ensemble avec une médaille mondiale, c’est une très belle façon de clore ce cycle. »

L’argent pour les Baulois Nolann Huet des Aunay et Titouan Gresset en dériveur (29er)

En 29er, Nolann Huet des Aunay et Titouan Gresset poursuivent une belle tradition française avec une quatrième médaille en cinq éditions. Tous deux âgés de 18 ans, Titouan est originaire de Roscoff, Nolann de Lyon. Ils se retrouvent en septembre 2022 au Pôle France de La Baule. Leurs résultats parlent d’eux-mêmes : quatrièmes aux championnats d’Europe, champions d’Europe U17, deuxièmes à l’Européen Open, troisièmes au Mondial Open et vice-champions du monde jeunes. Étudiant à l’INSA Lyon, Nolann mène un double projet exigeant, tandis que Titouan intègre la Marine marchande à La Grande-Motte. À Vilamoura, ils restent dans la course au titre jusqu’à la dernière manche, échouant à un point de l’or. Cette médaille marque la fin de leur aventure commune en 29er avant de nouveaux projets en Nacra 17 pour Titouan et en 470 pour Nolann.
Nolann Huet des Aunay : « Tout était exceptionnel sur cet événement. On a eu un début compliqué, mais on est restés dans le match. On gagne trois manches d’affilée et on termine à un point du titre. Aucun regret, c’est notre troisième podium international de la saison. »

Le bronze pour le Martiniquais Nell de Jaham en kitefoil

À 18 ans, Nell confirme qu’il faut désormais compter sur lui dans le paysage international du kitefoil. Le jeune Martiniquais vient de décrocher la médaille de bronze aux Championnats du monde jeunes, sa deuxième médaille mondiale, au terme d’une semaine particulièrement disputée. Nell découvre le kitefoil à 13 ans, en Martinique, pendant le confinement. Très vite repéré, il rejoint à 15 ans le pôle espoir de Hyères, avant d’intégrer aujourd’hui le pôle France de La Grande-Motte. En parallèle de son projet sportif, il poursuit un BTS en viticulture–œnologie. Désormais engagé chez les seniors, Nell continue sa montée en puissance avec un projet olympique vers Los Angeles 2028.
Nell de Jaham : « Cette semaine a été vraiment compliquée. On n’a pas eu le vent qu’on attendait, les conditions étaient difficiles à lire, et il y a eu énormément de pression avec les réclamations. Le dernier jour, j’étais quatrième à 0,1 point et je pensais qu’on ne naviguerait pas à cause de la pluie. Finalement, une dernière manche est lancée en fin d’après-midi. Je finis deuxième de cette manche, ce qui me permet de monter sur le podium. J’ai tout donné jusqu’au bout. Revenir d’une blessure et réussir à faire une médaille comme ça, c’est une vraie satisfaction. »

Plus d’infos sur le Championnat du Monde Jeunes de voile : https://worldsailingywc.org/

LES RÉSULTATS DES FRANÇAIS
Nacra 15 Mixte
-Marius PRAUD & Émilie MANSOURI (La Rochelle Nautique) : 2e/13
420 Filles
-Émy COMBET & Juliette PEYRE (La Pelle-Marseille) : 2e/20
420 Garçons
-Simon PROT (ASPTT Marseille) & Swan BERIER JOYET (La Pelle-Marseille) : 7e/28
29er Filles
-Tsippora JOUAN (CNBPP) & Victoire PAPIN (SNO Nantes) : 4e/22
29er Garçons
-Nolann HUET DES AUNAY (CNBPP) & Titouan GRESSET (SNO Nantes) : 2e/30
ILCA 6 Filles
-Léa BOURHIS (CN Arrée) : 7e/49
ILCA 6 Garçons
-Ethan CHAUVRY (BN Ile Grande) : 25e/57
iQFOiL Filles
-Salomé SIMON (AS Géradmer) : 4e/25
iQFOiL Garçons
-Félix DARY (SN Sablais) : 10e / 38
Kitefoil Filles
-Tylia LOUBER (KWG) : 5e/10
Kitefoil Garçons
-Nell DE JAHAM (Wind Force) : 3e/18

Source FFVoile

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