A bord de Solidaires en Peloton. Thibault Vauchel-Camus et Quentin Vlamynck.
Transat Jacques Vabre. A bord des Océan Fifty
Transat Jacques Vabre. Images embarquées à bord des Ultim
Revivez le départ de la Transat Jacques Vabre de la Classe Ultim avec des images embarquées à bord de Soldebo Ultim 3. Images préparation du départ de Thomas Coville et Thomas Rouxel. Images embarquées à bord de Sodebo, de Gitana.
Transat Jacques Vabre. Départ agité pour 55 bateaux partis, les IMOCA en attente !

Vu d’hélico le départ en trois temps en baie de Seine a été magnifique. Il devait en être autrement sur l’eau pour les 55 concurrents qui naviguaient déjà sur une mer agitée.
55 bateaux ont pris le départ de la Transat Jacques Vabre Normandie le Havre cet après-midi. A 13h05, les cinq ULTIM ont ouvert le bal à plus de 30 noeuds dans des panaches d’écume, cap à l’ouest vers la sortie de la Manche, avant de plonger au sud vers l’archipel de San Paolo & San Pedro, première marque de leur parcours, le seul à ne pas avoir subi de modification ces derniers jours. SVR-Lazartigue prenait le meilleur départ.
12 minutes plus tard, les six Ocean Fifty leur emboîtaient le pas direction Lorient. Très rapides eux aussi mais beaucoup plus exposés à la mer déjà dure en baie de Seine, ils donnaient l’échelle du combat qui les attend autour de la Bretagne. Des images magnifiques dans un vent de 25 noeuds établis qui propulsait un peu plus tard à belle vitesse la meute des 44 Class 40. Si les multicoques avaient été dispensés de parcours côtier, les petits monocoques faisaient d’abord route vers le cap de la Hève avant de tourner les étraves vers l’Ouest. Un chassé-croisé qui occasionnait malheureusement les premiers accrochages à la bouée, et des retours au port…
Les Class 40 SEAFRIGO SOGESTRAN et CAFÉ JOYEUX se sont touchés juste après le passage de la bouée de dégagement du parcours côtier.
Suite à la violence du choc, retour au port du Havre pour le class 40 SEAFRIGO SOGESTRAN et son équipage afin d’évaluer les dégâts.
L’équipage SEAFRIGO SOGESTRAN salue la solidarité du monde nautique avec la présence de l’équipage APICIL pour accueillir les deux skippers en zone technique. L’équipage SEAFRIGO SOGESTRAN porte réclamation contre l’équipage de CAFE JOYEUX.
Engagés sur un parcours en deux étapes, les Ocean Fifty sont attendus demain en début d’après-midi à Lorient La Base après une contournement express de la pointe Bretagne. Les plus rapides des Class40 ne devraient pas non plus traîner en chemin pour rallier ce port de repli dans la nuit de lundi à mardi, à partir de 2 heures du matin.
Les skippers de la classe IMOCA attendent quant à eux de savoir quand ils partiront.
Transat Jacques Vabre. Des conditions engagées en Ultim

Alors que le départ se rapproche, les Ultim ont devoir gérer un départ compliqué. Armel Le Cléac’h et son co- skipper, Sébastien Josse, analysent avec attention les conditions attendues au départ. Cela s’annonce complexe avec 25 à 30 nœuds dès les premières heures, un passage de front en sortie de Manche et l’ anticyclone des Açores qui devrait être délicat à traverser.
Chez eux, le ton est concentré et déterminé. Armel Le Cléac’h et Sébastien Josse ont basculé en « mode course » depuis jeudi. Les briefings météo avec Marcel Van Triest, le routeur, Ronan Lucas le directeur du Team Banque Populaire et Pierre-Emmanuel Hérissé le directeur technique s’enchaînent. Le challenge est grand, d’autant que les conditions seront particulièrement musclées dès le départ. « Les 48 premières heures seront très sportives, très agitées donc il faudra répondre présents » assure Armel Le Cléac’h.
Une sortie des bassins anticipée
Au départ, un vent de Sud, Sud-Ouest devrait balayer la flotte avec un vent entre 25 et 30 nœuds. Les skippers de la classe ULTIM sont sortis du bassin où ils étaient jusque-là, ce qui a été le cas ce samedi matin pour le Maxi Banque Populaire XI.
Ensuite, toute l’attention sera focalisée sur le départ qui aura lieu à 13 h 05 pour les Ultim. « Les conditions étant aussi engagées, les organisateurs ont réduit le parcours côtier, ajoute Armel. Ça aurait été dangereux d’aller jusqu’à Étretat alors qu’on a encore 7 500 milles à parcourir. On va donc faire une route directe vers la pointe du Cotentin avec ce vent fort de Sud-Ouest ». Une entrée en matière que le skipper qualifie de « très tonique » alors que la suite devrait être tout aussi corsée.
« Dès la sortie de Manche, on aura un front à traverser avec une mer agitée, 4 à 5 mètres de creux et du vent qui va se renforcer. Derrière, il y a la possibilité d’aller chercher une seconde dépression qui arrive de nouveau par l’Ouest ». Là, « plusieurs stratégies seront possibles » d’après Armel. « L’ anticyclone des Açores est complexe à traverser, il forme une grande barrière au nord des Canaries. Il faudra trouver le bon endroit pour passer même si les options restent encore très ouvertes. »
Si le scénario des premiers jours semble complexe pour les marins, il en faut plus pour décontenancer Armel et Sébastien. « Nous sommes confiants parce que nous sommes prêts, résume Armel simplement. Cela fait plusieurs jours que l’équipe technique a terminé la ‘job list’ qu’on s’était fixée depuis qu’on est arrivé au Havre. C’est la démonstration que le travail de ces derniers mois a été bien réalisé. On peut se concentrer à 100% sur le sport et la performance ! »
L’analyse du parcours par François Gabart
« Le départ est assez classique sur la Transat Jacques Vabre car même si les destinations ont changé entre les Antilles ou le Brésil, le départ a toujours été donné au Havre et à la même période. On sortirait de la Manche a priori dans des conditions assez musclées au près. Il y a ensuite la descente de l’Atlantique. Après le pot-au-noir, on devra laisser l’archipel Sao Pedro et Sao Paulo à bâbord. C’est assez rare de passer le pot-au-noir avec un way-point* quasi obligatoire à sa sortie. Le terrain de jeu est habituellement plus ouvert. En revanche, après, cela se réouvre avec un long bord de près qui ne sera pas forcément simple à gérer. Il peut y avoir du vent, de la mer et ça peut être un peu casse bateau. Il faudra tirer des bords et il est probable qu’il y ait de l’écart latéral entre nous. C’est intéressant car ce sera une course de vitesse bien-sûr mais le choix de trajectoire sera aussi très important. Direction ensuite vers l’île de l’Ascension avec un way-point que la direction de course pourra ajuster. On repassera le pot-au-noir dans une zone a priori plus favorable. Puis il y aura un long portant jusqu’en Martinique avec là encore beaucoup de bords à tirer. Il faudra aller vite, mais surtout aller au bon endroit. Il peut se passer plein de choses dans cette remontée avant l’arrivée. »
Transat Jacques Vabre. Suivez le départ en direct
Suivez Le départ de la Transat Jacques Vabre en direct ce dimanche 29 octobre à 13h05. Trois classes franchiront la ligne de départ, les Ultims, les Class40 et les Ocean Fifty.
Transat Jacques Vabre. Les IMOCA restent à quai
Les skippers des IMOCA ont appris ce matin au réveil par la Direction de course qu’ils resteraient finalement à quai. La faute à une dépression de grande ampleur qui va sévir ces prochains jours au large du Cap Finisterre. Les conditions se sont nettement dégradées cette nuit et ne permettent plus aux IMOCA de rallier la Martinique en toute sécurité. La Direction de course n’ayant pas trouvé de port pour accueillir la flotte des monocoques 60’ – contrairement aux Ocean Fifty et aux Class40 qui vont s’arrêter à Lorient -, il a été décidé que les 38 IMOCA engagés ne prendraient pas le départ ce dimanche.
Réactions des skippers
skippers de Groupe APICIL, Damien Seguin et Laurent Bourguès.
Damien Seguin : « C’est une sage décision. Depuis 24 heures, on voit qu’il y a une occurrence probable avec la troisième dépression que nous devions passer au moment du Cap Finisterre. Même en étant très rapide, c’était très compliqué de passer devant car c’est une dépression très explosive, avec des vents très forts et surtout une mer démontée. On parle de vagues de quasiment 10 – 11 mètres. Et dans ce cas-là, il ne faut pas penser aux bateaux les plus rapides. On reste au Havre car il n’y a pas de place pour nous à Lorient comme c’est le cas pour les Ocean Fifty et les Class40. A mon avis, nous sommes là pour quelques jours. On verra bien quand on pourra repartir. C’est très courageux de la part de l’organisation et de la Direction de course d’avoir pris cette décision car ce n’est pas simple d’annoncer cela aux skippers le matin au réveil. Personnellement, j’étais en train d’enfiler mes bottes quand je l’ai su. Ce qui peut surprendre les gens, c’est que les conditions pour le départ ne sont pas mauvaises. La problématique, elle est vraiment dans 48 – 72 heures. Psychologiquement, c’est un peu l’ascenseur émotionnel. Il faut remettre le bateau en configuration d’attente, reposer les équipes qui ont beaucoup donné, que nous, skippers, on se mette dans un état d’esprit différent, poursuivre le travail météo et être à l’affût. Pour le moment, nous n’avons pas de date de départ. C’est ça le plus compliqué.
Réaction à chaud de Justine Mettraux et Julien Villion :
Justine Mettraux : « Je dirais que c’est une sage décision pour que toute la flotte puisse courir sereinement, les conditions sur la zone de départ vont déjà être bien engagées. Je pense que c’est chouette si tout le monde peut courir et avoir toutes les chances d’arriver au bout sans se mettre en danger. Concernant cette grosse dépression, on avait potentiellement des chances de passer mais on savait qu’il ne fallait pas perdre de temps. Ça aurait été compliqué pour les bateaux plus lents, et c’est bien si ça n’oblige pas certains bateaux à s’arrêter. C’est un peu last minute comme décision mais on va s’adapter et préparer le prochain départ. »
Julien Villion : « Je rejoins un peu Justine, dans le fond c’est une bonne décision. Après on peut s’interroger sur le timing, on subit beaucoup les décisions, avec un peu plus de transparence dans les éléments qui guident la décision ça permettrait à tout le monde de mieux s’organiser et d’être un peu plus sereins. On conditionne tout le monde, les équipes et les skippers à partir quand les conditions sont difficiles donc on était prêts à y aller. D’un point de vue météo je ne suis pas complètement persuadé que la situation soit fondamentalement différente entre hier et ce matin, une décision hier aurait été beaucoup plus simple. Pour la suite on n’est pas très avancés, on a juste libéré la tension du fait de partir dans ces conditions. Si on ne part pas ce matin ça veut dire que probablement on ne part pas avant jeudi, jour de la fameuse dépression dans le Golfe de Gascogne qui pose problème. On attend plus d’information de la part de l’organisation de la Transat Jacques Vabre. »
Transat Jacques Vabre. Changement de programme pour le départ
La situation a nettement empiré sur le proche Atlantique toute la soirée et cette nuit. La forte dépression qui avait justifié hier la modification du parcours des Class40 vers Lorient, déboule sur l’Atlantique avec 24 heures d’avance sur le timing initialement prévu. Elle charrie des vents de 80 noeuds et une mer de 10 mètres dès lundi soir au cap Finisterre.
Seuls les ULTIM qui auront suffisamment progressé vers le Sud, peuvent échapper au phénomène. Leur départ et leur parcours sont maintenus.
Les Ocean Fifty prendront eux aussi le départ aujourd’hui mais se dirigeront comme les Class40 vers Lorient.
Aucune solution pour amarrer les 40 IMOCA dans un port de la façade Atlantique n’ayant été trouvée pour l’instant, les monocoques resteront au Havre en attendant qu’une nouvelle opportunité météorologique ou d’accueil se présente.
Les explications de Christian Dumard, météorologue de la course :
« Sur le noyau de la première perturbation initialement prévue pour le 2 novembre, un vaste système dépressionnaire s’est enroulé sur lui-même, en regroupant plusieurs centres et en accélérant sa course. Le phénomène est plus rapide, plus violent et plus vaste avec un front froid marqué qui s’étend de plus en plus loin au Sud.
Dès le 1er novembre, les conditions dans le golfe de Gascogne se sont nettement dégradées, avec des rafales prévues de 80 nœuds et des hauteurs de vague de 10 mètres.
En cas de souci pour un bateau ralenti par une avarie le 30 ou le 31, il serait impossible de regagner un port pour s’abriter avant l’arrivée du phénomène. Ce sont aussi des conditions où un cargo ne peut se dérouter et manœuvrer pour porter secours à un équipage en difficulté.
Après le passage de ce vaste système, beaucoup d’incertitude demeure. L’expérience de la semaine qui vient de s’écouler où la situation a été très changeante jour après jour, incite à la prudence. Nous restons en contact permanent avec l
Mini Transat. Départ de l’étape 2 !
Le coup d’envoi de l’étape 2 – Air Caraïbes de la 24e édition de La Boulangère Mini Transat a été donné ce samedi 28 octobre à 14h20 (heure de Paris). Propulsés par un faible flux d’ouest nord-ouest, les 87 concurrents toujours en lice dans l’épreuve ont alors quitté Santa Cruz de La Palma pour rejoindre Saint-François avec, devant leurs étraves, un morceau de 2 700 milles mais aussi et surtout de nombreuses inconnues. Des inconnues liées à l’exercice en lui-même pour des navigateurs qui, pour la grande majorité, traversent l’Atlantique pour la toute première fois, mais aussi des inconnues liées à la météo, en particulier celle ces premiers milles. De fait, outre les dévents des îles Canariennes, les solitaires vont devoir composer dans de petits airs puis négocier le passage d’un petit front avant d’emprunter l’autoroute des alizés.
Sans surprise, c’est dans de tous petits airs (entre 2 et 5 nœuds) que le départ de l’étape 2 – Air Caraïbes de La Boulangère Mini Transat a été donné ce samedi après-midi, au large de Santa Cruz de La Palma. D’emblée le ton a donc été donné pour les solitaires qui vont devoir faire preuve de patience et d’opportunisme lors des prochaines 24-36 heures pour s’extraire de l’archipel des Canaries. L’enjeu ? Réussir à déjouer au mieux les dévents des îles, et en particulier celui de Tenerife dont le point culminant s’élève à 3 715 mètres d’altitude. « Les effets du Teide se font ressentir à plus de 60 milles. Les marins vont devoir essayer de trouver le meilleur passage. Ce ne sera pas si facile, d’autant qu’ils vont aussi devoir composer avec de la molle la nuit prochaine », explique Denis Hugues, le Directeur de course qui prédit donc un début de course au ralenti pour les Ministes. Des Ministes qui, lundi soir après le contournement de El Hierro qu’ils ont l’obligation de laisser à tribord, obliqueront leurs trajectoires vers le nord-ouest pour aller chercher un petit front. Une zone de contact entre deux masses d’air dans laquelle ils récupéreront alors un peu de pression avant de remettre du sud dans leur route pour rejoindre le fameux way-point ajouté sur le parcours afin de les contraindre à ne pas s’engouffrer dans une route trop nord au risque d’y rencontrer des petites dépressions tropicales.
Une entame « originale »
Dans ce contexte, peu ou pas de grandes options stratégiques à attendre dans l’immédiat. Pas, en tous les cas, avant le passage de la marque virtuelle, située, rappelons-le, à 880 milles de l’île la plus occidentale et la plus méridionale des Canaries et que les leaders ne devraient pas atteindre avant le milieu de journée de jeudi. « Cette deuxième étape s’annonce globalement bien chouette, avec toutefois un scénario disons original » pour les premiers milles », a confirmé Victor Matthieu (967 – Celeris Informatique), deuxième chez les Proto de la première manche à seulement neuf minutes et des poussières du premier, Carlos Manera Pascual (1081 – Xucla). « Il va falloir se montrer assez opportuniste lors des premières heures de course, mais aussi trouver le bon rythme. Cette deuxième étape est une étape d’endurance. Rapidement le but va être de trouver le juste milieu entre aller vite et ne rien casser, mais aussi le meilleur compromis de route après le way-point. Pour l’heure, la voie du nord semble la plus rapide mais elle peut s’avérer risquée si l’on se fait choper par la molle. J’espère que le choix sera facile à faire mais je ne le pense pas. Dans un sens, c’est tant mieux. On est relativement groupés au classement provisoire et les compteurs sont quasiment à zéro. La bataille promet d’être belle jusqu’au bout. Mon but à moi, c’est de bien faire, sans me mettre de pression », a relaté le Suresnois, plus confiant que jamais après avoir réussi à résorber le jeu qu’il avait dans la quille, et donc prêt à naviguer pied au plancher au portant.
Une histoire de curseur
S’il est remonté et prêt à imprimer une grosse cadence lors deux prochaines semaines, ses concurrents le sont aussi, à commencer, bien évidemment, par l’Espagnol Carlos Manera Pascual qui espère bien conforter sa première place lors de ce deuxième volet. « Le jeu s’annonce très intéressant avec quelques options tactiques qui risquent bien d’éclater un peu la flotte. Même dans ma position de leader, on préfère ce type de situation plutôt que de participer à une simple course de vitesse ! », a assuré le Catalan qui sait lui aussi que tout reste à faire à ce stade de la course. « C’est clairement un nouveau départ ! », a relaté le skipper qui a, lui aussi, apporté quelques améliorations sur sa monture lors de l’escale, et qui compte bien exploiter tout le potentiel de son « foiler ». « Comme l’a dit Victor, l’enjeu de ce deuxième round sera de réussir à placer le curseur au bon endroit. On sait que l’on part pour une étape d’endurance, à la fois pour les bateaux et pour les skippers. On sait aussi que jusqu’au passage de la ligne d’arrivée, rien n’est jamais fini ». Et il en sait quelque-chose !
Confirmer ou conjurer le sort
Idem pour Michaël Gendebien -921 – Barillec Marine – Actemium). Malgré une belle avance de 3h51 sur son dauphin, le Belge, vainqueur de la première étape chez les Série, n’estime pas une seconde que les jeux sont faits, bien au contraire. « Nous avons 2 700 milles à parcourir pour rallier Saint-François. C’est tout simplement le double de la première étape ! Je garde donc la tête froide », a commenté le marin qui part, comme la plupart de ses adversaires, littéralement dans l’inconnu. « La solitude, la vraie, sans personne à l’AIS, les alizés, les grains, la longue houle du large… Tout ça fait pas mal de nouveaux éléments qu’il va falloir gérer au mieux. Pour ma part, je pars dans le même état d’esprit qu’au départ des Sables d’Olonne. J’ai l’envie de faire les choses à 100% mais je reste réaliste et je préfère, dans tous les cas, me prémunir d’être déçu à l’arrivée en évitant de me projeter trop sur le résultat », a souligné le navigateur qui sait qu’il n’aura peu ou pas le droit à l’erreur sur cette traversée d’autant que certains de ses concurrents sont véritablement partis avec le mors aux dents, forcément revanchards après une première étape en deçà de leurs attentes. « Aujourd’hui, je n’ai plus trop d’ambitions pour le classement général mais je veux réussir à me faire plaisir puis terminer à la plus belle place possible en Guadeloupe », a notamment annoncé Léo Bothorel (987 – Les Optiministes – Secours Populaire 17). Ils sont, de fait, un grand nombre de favoris à avoir franchement manqué de réussite lors du premier acte. Sûr qu’ils auront tous à cœur de jouer aux avant-postes cette fois-ci, et de bousculer autant que possible la hiérarchie actuelle !
Transat Jacques Vabre. Charlie Dalin, l’un des favoris, forfait pour raison médicale
Charlie Dalin ne participera pas à la Transat Jacques Vabre suite à un problème médical apparu cette semaine en Bretagne. Il ne pourra malheureusement pas participer à la 16ème édition de la Transat Jacques Vabre entre Le Havre et Fort-de-France, dont le départ est prévu ce dimanche à 13h29.
Le binôme de l’Imoca MACIF Santé Prévoyance, Charlie Dalin et Pascal Bidégorry, franchira néanmoins la ligne de départ en accord avec l’équipe médicale afin de permettre à Charlie de poursuivre le dispositif de qualification au Vendée Globe mais sera contraint d’abandonner une fois la ligne de départ franchie.
Dans ce contexte, le point presse initialement prévu sur la course vendredi 27 octobre à 15h n’est pas maintenu pour permettre à Charlie Dalin de rester concentré sur les conditions particulières de ce départ.
Conformément au souhait personnel de Charlie Dalin et dans le respect des autres équipages qui prendront le départ de la Transat Jacques Vabre, aucune déclaration ne sera faite dans les prochains jours.
Les dirigeants, les élus et l’ensemble des collaborateurs de la Macif et d’Apivia Macif Mutuelle souhaitent témoigner de leur soutien à leur skipper Charlie Dalin, dans cette épreuve personnelle et sportive difficile. Tous se tiennent plus que jamais à ses côtés.
Transat Jacques Vabre.Louis Burton : « Hâte de retourner en compétition sur l’Atlantique avec Davy ! »
Louis Burton et Davy Beaudart ne boudent pas leur plaisir de reprendre la mer ensemble sur leur monocoque préparé et fiabilisé. L’objectif : prendre du plaisir et aller jusqu’au bout du marathon qui les attend entre la Route du Café et le Retour à La Base en solitaire pour Louis. Une transat retour importante pour se qualifier sur le Vendée.
Ils ont roulé leur bosse sur l’Atlantique les deux skippers de Bureau Vallée. Louis Burton prend part à son 7e départ de Transat Jacques Vabre, Davy Beaudart son 3e, mais malgré tout « Ce n’est jamais la même chose » confie Louis. Le skipper de Bureau Vallée se souvient de sa toute première fois au Havre : « J’ai eu un flash ce matin en regardant le bassin Paul Vatine : je repensais à ma première participation en 2011 avec mon frère Nelson. On était complètement free style, avec peu de moyens, il y avait une dizaine d’IMOCA. Et aujourd’hui, on a un super bateau, une équipe incroyable sur une course à guichets fermés, quelle évolution et quel chemin parcouru ! ».
De la nécessité d’aller jusqu’au bout…
Disons-le tout net, avec le Vendée Globe en ligne de mire, la nécessité est de comptabiliser des milles. « L’objectif aujourd’hui est d’aller jusqu’au bout. Ce n’est jamais évident comme situation car en tant que compétiteur, l’envie est grande de pousser le bateau » confie le skipper de Bureau Vallée. Néanmoins, le tandem solide, enthousiaste et déterminé compte bien trouver le bonheur tout au long des 5 400 milles que compte le parcours : « J’ai hâte, j’ai une grande envie de prendre du plaisir sur cette course, je me sens très serein cette année, nous connaissons parfaitement le bateau. Il est évident que nous allons sans doute jouer la prudence sur le début de course qui sera musclé et très intense. » ajoute Davy Beaudart.
Top départ à 13h29 ce dimanche !
4 classes sur la Route du Café donc quatre départs. Les IMOCA s’élanceront à 13h29 dans des conditions météo toniques mais maniables : un vent de sud-sud-ouest pour 20-25 nœuds et une mer relativement plate. Un début de course qui s’annonce donc rapide ! « Le départ se déroulera dans de bonnes conditions avec une mer relativement plate. En revanche, dès lundi dans la nuit nous atteindrons la pointe Bretagne avec une mer qui deviendra cabossée. Il ne faudra pas traîner ! » souligne Louis Burton. Un classique du genre sur les départs de courses automnales : une succession de dépressions dans le golfe de Gascogne qui rend les premières 48h-72h diablement inconfortables. Bureau Vallée devra cependant faire les bons choix stratégiques, jouer de la prudence et s’échapper rapidement pour éviter une violente « cartouche » qui devrait secouer l’atlantique nord en milieu de semaine prochaine…
Ils ont dit
Louis Burton, skipper de Bureau Vallée
« Je suis super content d’être là parce que je pars régater au large avec mon ami Davy, avec un bateau bien préparé et fiabilisé… Ce sera mon 7e départ de Transat Jacques Vabre. L’objectif aujourd’hui est d’aller jusqu’au bout d’autant que nous participons au Retour à La Base, pour la sélection au Vendée Globe. Ce n’est jamais évident comme situation car en tant que compétiteurs, l’envie est grande de pousser le bateau. On regarde attentivement depuis deux trois jours la météo. Le départ se déroulera dans de bonnes conditions avec une mer relativement plate. Dès lundi dans la nuit nous atteindrons la pointe Bretagne avec une mer qui deviendra cabossée. Il ne faudra pas traîner ! Deux solutions s’offriront à nous : piquer au sud au risque de faire du près dans une mer pourrie ou continuer vers l’ouest proche du centre de la dépression pour aller chercher la bascule de vent au Nord-Ouest … Notre état d’esprit est vraiment de se faire plaisir, de trouver les bons modes de réglages et les bonnes trajectoires… »
Davy Beaudart, co-skipper de Bureau Vallée
« Tout est en ordre, le bateau pourrait partir demain ! Ces dernières heures au Havre avant le départ vont maintenant passer à vitesse grand V entre les derniers briefings et la préparation de la météo avec Christian Dumard. J’ai vraiment hâte de faire cette transat et d’aller prendre du plaisir en mer. Nous allons sans doute jouer la prudence sur le début de course qui est généralement très intense. Du point de vue de la météo, ce sera le schéma classique d’un départ de course automnal avec une succession de dépressions et donc la nécessité d’être en alerte maximale jusqu’à la latitude de Lisbonne. Après, on pourra dérouler ! ».












