Pendant que ses poursuivants directs s’occupent du gain ou de la perte de quelques hectomètres sur le leader Ericsson 4, plus loin derrière Telefonica Blue et Delta Lloyd accélèrent. Ger O’Rourke et ses hommes ont dépassé Team Russia ce matin pour prendre la sixième place, tandis que les Espagnols n’accusent qu’une cinquantaine de milles de retard ce mardi midi, ce qui signifie un gain de 50 milles sur 24 heures depuis la fin de leur escale forcée à Gibraltar.
A l’ouest, Team Russia est pénalisé par le manque de vent, pendant que plus près des côtes, ce sont justement Delta Lloyd et Telefonica Blue, qui profitent d’un peu plus d’air. Les Russes se sont rendus compte de leur erreur tactique ce matin et s’approchent de la côte, mais l’empannage leur a coûté cher, ce qui explique leur ralentissement par rapport à Delta Lloyd. Le vent reste très faible pour le peloton de tête, qui est obligé d’effectuer beaucoup de manœuvres pour essayer de prendre le moindre avantage sur les adversaires directs. Le message de ce matin d’Aksel Magdahl sur Ericsson 3, confirme cette impression, “Nous avons passé à proximité de Telefonica Negro il y a quelques heures. J’imagine qu’ils ne sont pas très contents de voir cela. Nous avons essayé ensuite de les décourager d’une tentative de dépassement. Quand nous avons empanné plus au sud, ils sont revenus vers nous et il fallait empanner deux fois pour nous en débarrasser.”
Retour des alizés jeudi?
Bien que dans l’enviable position de leader, la pression reste néanmoins importante sur Ericsson 4 et au cours des prochains jours tout dépendra de l’évolution de l’anticyclone des Açores. Les alizés restent faibles pour le moment, car l’anticyclone est centré à l’ouest, mais il semblerait que l’on voit la fin de la série de dépressions et que l’anticyclone se renforcera en se repositionnant dans son fief. Le vent de nord fraîchit déjà par rapport à la nuit dernière et les prévisionnistes annoncent un renforcement jusqu’à 20 nœuds d’ici deux ou trois jour et une bascule à l’est-nord-est. En d’autres termes, la flotte devrait retrouver les alizés classiques dès jeudi. Dans l’immédiat, il faut réfléchir sur le meilleur passage par les Canaries. Près des côtes africaines pour retrouver la brise? Cap à l’ouest pour être les premiers à retrouver la bascule et le renforcement attendus? Ou éventuellement un passage direct au milieu de l’archipel, certes plus hasardeux, mais éventuellement plus payant? De plus les navigateurs doivent penser déjà à la façon de se placer pour négocier au mieux le passage du Pot au Noir…
Avant le départ de la Cap Istanbul, le 14 septembre dernier de Nice, le premier objectif d’Erwan était de maintenir ou d’améliorer cette position sur le Championnat. Après un début de course mal entamé, il a su revenir dans le classement, reprenant 11 places au général, passant de la 18ème à 7ème position grâce à deux belles dernières étapes entièrement maîtrisées (victoire à Bozcaada sur la 4ème étape et 3ème place à Istanbul sur la 5ème).
Sur l´ensemble de la saison, le skipper d´Athema aura su faire preuve d´une régularité logiquement récompensée par cette belle médaille de bronze. On se souviendra pourtant d´une Transat Ag2R en demi-teinte (l´Ag2r, courue en double avec Vincent Biarnès ne fait pas partie du Championnat 2008). Partisan d´une option Nord, Erwan, aux avants postes pendant toute la course verra finalement les trois quarts de la flotte lui passer sous le nez à la faveur d´une option Sud, improbable, mais finalement gagnante. Résultat, une place de 19ème au général… Qu´à cela ne tienne, c´est sans compter sur la détermination et le talent d´Erwan qui prouvera cet été sur sa 8ème Solitaire du Figaro qu´il faut encore compter avec lui. Dans le coup sur toutes les manches, il finit 4ème au général plombé par une première manche déterminante dans la victoire finale de Nicolas Troussel. L´ensemble des concurrents saluera pourtant sa prestation. Certains ne manqueront d´ailleurs pas de relever qu´avec un classement au point au lieu du classement au temps en vigueur sur l´épreuve, le skipper aurait pu se retrouver sur la plus haute marche du podium !
Interview d´Erwan Tabarly :
L´actualité… Cap Istanbul ?
« Cette année, elle a été particulièrement difficile car en Méditerranée, la météo en septembre est encore plus aléatoire qu´en mai ! C´était vraiment intense. On a tout eu, des gros coups de baston et des molles qui mettent les nerfs à rude épreuve. C´est bien de finir la saison avec une vraie course qui a un vrai enjeu, on sent la motivation de toute la flotte ! Je suis content, je remporte la 4ème étape et je finis 3ème de la dernière. Je fais deux belles dernières manches sur la course après un début un peu moyen. Ca fait du bien de terminer et la course et la saison de cette manière. »
Ta saison 2008 ?
« Dans l´ensemble, je suis plutôt satisfait de ma saison. Cette place de 3ème sur le Championnat montre que je suis toujours dans le coup. Même si, à posteriori, il y a toujours des choses que l´on aurait pu faire différemment, je considère que mon objectif est atteint sur cette saison. J´étais très motivé pour naviguer, j´avais la niaque. J´étais dessus en permanence et ça s´est ressenti dans mes résultats. J´ai fait ma plus belle Solitaire du Figaro cette année. Le fait de ne pas avoir navigué l´année dernière m´a vraiment boosté, même avec les conditions difficiles que nous avons eues sur l´ensemble de la saison, je n´ai jamais rechigné à y aller ! »
Le plateau, tes concurrents ?
« On retrouve toujours les mêmes aux avants postes. Les ténors sont toujours là, les Gildas Morvan, Thierry Chabagny, Nicolas Bérenger … Et ça fait plaisir de constater que j´ai toujours ma place parmi eux ! Chez les petits nouveaux, je trouve que François Gabart a fait une saison tout à fait remarquable. C´était sa première saison complète en solitaire et il a vraiment très bien navigué ! »
Le programme ?
« C´était un programme assez chargé, plutôt dense mais très enrichissant et surtout très complet. La Cap Istanbul est une course qui a vraiment bien trouvé sa place dans le programme. Peut-être juste, elle mériterait d´être passée à un classement aux points. Quant à la Solitaire du Figaro, c´est toujours un must. C´est une course incroyable… C´est le pilier du programme et je serai plutôt partisan d´un retour à un format classique sur 4 étapes pas trop longues. C´était bien d´essayer cette année le format plus long mais c´est compliqué à gérer. Ce qui est intéressant sur cette course, ce sont les régates tactiques jouées le long des côtes, pour faire du large, on a déjà les transats ! Et enfin, les épreuves du type de la Course des Falaises nous permettent de travailler autre chose. On peaufine nos réglages et c´est aussi une occasion pour nous de naviguer au contact. »
Ton partenaire, Athema ?
« Partenaire idéal… Ils ont tout compris. Le partenariat a été bien optimisé par la mise en place d´un programme de relations publiques très complémentaire de la saison sportive. Ce programme a été une vraie réussite. C´est important pour moi d´être entouré et de me sentir soutenu par des gens investis dans le projet. Ca me permet de naviguer sereinement et de faire mon boulot dans les meilleures conditions ! Notre collaboration fonctionne vraiment bien. »
La suite de ton programme ?
« Je crois que dans un premier temps je vais me reposer un peu, profiter de ma famille… Je suis parti deux mois et les enfants ont besoin de me voir, de passer du temps avec moi. Le bateau ne sera pas de retour avant 15 jours et ensuite il partira en chantier. J´ai aussi le bilan de ma saison à faire avec mon partenaire, Athema avant de mettre en place le programme de l´année prochaine. J´ai envie d´une vraie coupure. Je ne pense pas remettre les pieds sur mon Figaro tout de suite ! »
Le Championnat de France de course au large en solitaire
Chaque année la classe Figaro détermine un programme d´épreuves validées qui feront partie de ce Championnat. Cette année, elles sont au nombre de 3, la Course des Falaises, la Solitaire du Figaro et la Cap Istanbul. Chaque épreuve se voit attribuer un coefficient. Les coureurs participant à tout ou partie de ces épreuves peuvent prétendre au titre en fin de saison. Toutefois un coureur ne participant pas à l´une des épreuves aura une pénalité équivalente aux nombres d´inscrits au Championnat + 1, multiplié par le coefficient de la course manquée !
Les coefficients :
– La Course des Falaises : Coefficient 2
– La Solitaire du Figaro : Coefficient 1 par étape et coefficient 2 au général
– Capitale Européenne de la Culture Cap Istanbul : Coefficient 4
Le classement 2008 provisoire avant jury :
1- MORVAN Gildas / Cercle Vert – 27 points
2- BERENGER Nicolas / Kone Ascenseurs – 56 points
3- TABARLY Erwan / Athema – 67 points
4- MAHE Gildas / Le Comptoir Immobilier – 79 points
Eric Drouglazet est en convalescence et se remet de ses nombreuses contusions .” la plaie à L´abdomen cicatrise, mais le plus long c´est le pied et les jambes toujours douloureuses. Mon corps ,c´est mon gagne pain, ça aurait pu ne pas être la même limonade. J´ai frôlé la connerie ,mais je n´aurai pas de séquelles”
23e au classement de la Cap Istanbul, Eric déclare : “pour moi,23ème ou dernier c´est pareil.Je n´estime pas être classé sur cette course,à partir du moment où je n´ai pas pu la terminer. Avec un coefficient de 4 pour cette dernière course de la saison du circuit,je me retrouve 12ème au championat de France de course au large. C´est sur que c´est pas bon mais ce n´est pas minable non plus.”
12ème au championnat de France de course au large, le skipper de Luisina porte un regard lucide sur sa saison 2008 : “Une déception, c’est la Transat AG2R qui reste en travers de la gorge puisque je ne l´ai pas courue . En 2008, il y a de bonnes choses tout de même : je fais 3ème à la course des falaises, je gagne une étape de la Cap Istanbul. Cet été, j’ai fait un Figaro en demi-teinte où je termine 11ème, donc 2008 n´est pas spécialement une mauvaise année mais c´est en-dessous de mes espérances, c´est sur. Les saisons ne se ressemblent pas. J´ai la chance d´avoir des sponsors intelligents. Ils sont décus pour moi ..et je suis très décu pour eux et leurs équipes”
La saison 2009, elle, sera bien remplie : “elle va démarrer avec le Trophé BPE, c´est bien. Je vais refaire la Cap Istanbul, même si l´an prochain elle est à nouveau en double et que je préfère le solitaire. Mais j´aime cette course, elle sera à mon programme. Pour la Solitaire du Figaro, ce sera mieux puisqu´ils ont prévu des étapes plus équilibrées, ce sera plus intense avec plus de plaisir. Puis le Tour de Bretagne et la route du Ponant. Mais là, je vais déjà digérer psychologiquement le fait de pas avoir pu terminer ma course. On est des compétiteurs alors forcément ça blesse encore plus de pas aller au bout. Je vais laisser mon corps se remettre et être d´attaque pour la saison à venir.”
Mitja Kosmina, qui connaît bien le Golfe de Trieste a pris un excellent départ sur une ligne qui s’étendait sur un kilomètre. A l’autre bout, Paolo Cian et Tommaso Chieffi, le tacticien et le barreur de Shosholoza, espéraient trouver plus de vent au large. En fin de compte, Alfa Romeo n’a pas vraiment pris un bon départ, mais peu à peu a montré sa suprématie. Russell Coutts a suivi l’exmple de Kosmina en serrant la côte sur Banco Espirito Santo, le RC 44 de Patrick De Barros. En arrivant dans les eaux slovènes, cette option s’est avérée payante, car malgré une longueur de moins de la moitié d’Alfa Romeo, c’est MaxiJena et le RC 44 qui ont doublé la première marque en tête.
Peu après, le Jury a décidé de modifier le parcours afin de permettre plus de bateaux à terminer la course avant 17h, ce qui revenait à l’annulation du dernier bord avec un vent évanescent. MaxiJena s’est engagé dans un duel avec le 100 pieds, Alfa Romeo et pendant une trentaine de minutes, c’était quasiment un match race entre les deux avec l’avantage en général variant entre une et quatre longueurs d’avance pour le bateau néo-Zélandais. Au moment crucial à l’approche de la ligne, Neville Crichton a réussi à rester bien concentré et remporte ainsi pour la cinquième fois la Barcolana avec un peu plus d’une minute d’avance sur le MaxiJena de Kosmina. Salvatore Sarno complète le podium sur l’ACC, Shosholoza, mais cela n’enlève rien à la magnifique performance de Russell Coutts, qui prend la quatrième place devant Dean Barker sur l’autre RC 44, Artemis.
Une nouvelle mauvaise expérience pour Bekking, qui n’oublie certainement pas sa course de 2005-2006, lorsque son bateau Movistar a traversé une série de problèmes avant d’être abandonné lors de la transat de New York à Portsmouth. Il estime qu’il faudra compter une dizaine d’heures pour effectuer les réparations pour solidariser le safran avec le mécanisme de barre. Pendant ce temps-là, les deux bateaux d’Ericsson cavalent en tête, étant passés par le Détroit de Gibraltar hier après-midi. A environ 25 milles, la bataille fait rage pour la troisième place entre Green Dragon, Telefonica Black et Puma.
Après réparation, Telefonica Blue est finalement reparti ce matin, peu après 8h heure française, avec un déficit estimé à une centaine de milles.
Après trois semaines d’ultimes préparatifs et une première manche in shore disputée samedi dernier, les 8 concurrents de la Volvo Ocean Race 2008-2009 ont quitté les pontons du port d’Alicante à 11h30 ce matin, sous les regards d’une foule compacte estimée à plus de 90 000 personnes, pour la seule journée d’aujourd’hui. Seul le soleil n’a pas daigné s’inviter à la fête alors que la famille royale au grand complet avait, elle, fait le déplacement, tenant à saluer personnellement chacun des 88 marins, qui embarquent pour ce tour du monde en 10 étapes qui va les emmener d’Espagne, en Afrique du Sud, puis en Inde, à Singapour, en Chine, au Brésil, aux Etats Unis, en Irlande, en Suède et enfin en Russie.
A bord de ces huit VO 70, on dénombre 21 nationalités. Si les anglo-saxons dominent, largement représentés par les Néo-zélandais (14) et les Anglais (10), les Espagnols sont aussi très présents sur cette édition avec 12 marins. Viennent ensuite les Australiens (7), les Irlandais et les Suédois (6), puis les Hollandais (5), les Américains et les Sud Africains (4), les Brésiliens et les Danois (3), les Français (Sidney Gavignet et Laurent Pagès), les Norvégiens et les Argentins (2) et enfin, un Belge, un Finlandais, un Chinois, un Allemand, un Italien, un Autrichien, et un Russe.
A quai, parmi les spectateurs on a pu remarquer la présence de quelques grands noms de la voile française, venus saluer les équipages avant leur grande boucle ; Lionel Lemonchois, Sébastien Josse, pourtant sur le départ de son prochain Vendée Globe, Jean-Yves Bernot, ou bien encore Thomas Coville, en stand by météo pour son prochain tour du monde en solitaire.
Une épaisse couche nuageuse, quelques gouttes de pluie et une forte brise d’est-nord-est de 25 nœuds ont présidé au départ de cette première étape, longue de 6 500 milles, entre l’Espagne et l’Afrique du Sud. Après le coup de canon, donné à 14h précises, du bâtiment militaire par le Roi Juan Carlos, les 8 concurrents progressant sous grand voile haute à 8-9 noeuds, ont largué rapidement la nuée de bateaux accompagnateurs.
Après 45mn de course, alors que les étraves se tournaient vers le large après un petit parcours côtier, Ericsson 4 prenait un léger avantage sur le reste de la flotte, suivi de près par Puma et Telefónica Blue. Ericsson 3 emmenait le groupe des poursuivants, Telefónica Black, Green Dragon, Delta Lloyd et Team Russia dans son sillage.
Selon le météorologue Jean-Yves Bernot, consultant de plusieurs des teams de cette édition, le vent devrait souffler encore jusqu’en milieu de nuit pour mollir de façon significative jusqu’à rendre laborieuse la traversée de la mer l’Albarran en approche de Gibraltar et même au-delà.
Demain après-midi, Gibraltar derrière eux, les concurrents renoueront avec la vitesse. Ils retrouveront sur leur route un alizé bien installé, qui devrait leur assurer une descente relativement rapide sur la ville du Cap via les îles Fernando de Noronha, point de passage de cette première étape. Avec une arrivée prévue au Cap vers le 3 novembre. Entre les deux, trois semaines de combat à couteaux tirés entre 8 équipages internationaux de grande valeur.
En moins de 5 ans, Adrena s’est en effet imposé comme référence dans ce domaine. Preuve en est, l’imposante flotte de bateaux « tourdumondistes » en cette fin d’année qui ont fait confiance à Adrena :
Adrena au service de leur performance : Pas moins de 18 des 30 concurrents qui se présenteront le 9 novembre prochain sur la ligne de départ du Vendée Globe utiliseront les logiciels Adrena, 15 d’entre eux avec la suite logicielle complète « Tactique + Routage Pro + Optima Pro + AIS ».
Utilisateurs de la suite complète : Roland Jourdain (Véolia), Jérémie Beyou (Delta Dore), Jean Pierre Dick (Paprec Virbac 2), Sébastien Josse (BT), Jean Le Cam (VM), Samantha Davies (Roxy), Kito De Pavant (Bel), Marc Guillemot (Safran), Loick Peyron (Gitana 80), Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat), Dominique Wavre (Temenos), Armel Le Cléac’h (Brit Air), Marc Thiercelin (DCNS), Brian Thomson (Artemis), Vincent Riou (PRB) Utilisateurs Optima Pro : Yann Elies (Generali), Dee Caffari (Aviva), Mike Golding (Ecover)
Ils sont 8 VOR 70 en lice pour cette nouvelle édition de la Volvo Océan Race. Séduits par le degré d’analyse qu’il offre à ses utilisateurs, 6 d’entre eux se sont équipés du logiciel Optima Pro ! Utilisateurs Optima Pro : Telefonica Blue, Telefonica Black, Ericsson 3, Ericsson 4, Team Russia, Green Dragon Team
Adrena au service de vos performances : Si les logiciels développés par Adrena sont aujourd’hui utilisés par les meilleurs, ils n’en demeurent pas moins accessibles et utilisables pour tous les régatiers désireux d’optimiser leur performance en navigation. Cette expertise acquise auprès des meilleurs navigateurs autour du monde, Adrena entend donc la mettre au service de tous les navigateurs, professionnels comme amateurs, en quête d’outils d’aide à la navigation simples, fiables et performants !
Tactique est un logiciel de navigation complet spécialement développé pour la course : gestion de la ligne de départ, des parcours bananes ou des routes sur un côtier. Doté d’une ergonomie sans équivalent sur le marché, Tactique produit les informations pertinentes pour chaque phase de la course sans intervention de l’équipage sur le PC. Durant la phase de départ, il positionne la ligne, donne l’avantage, le temps pour la rejoindre ou pour changer de coté… Pendant la course, il adapte les informations par rapport à la phase du parcours en cours : vitesse cible, VMG cible, rendement à la polaire, temps et distances aux laylines, angle target de descente, bord rapprochant, cap surface au waypoint corrigé du courant, prévisions sur le prochain bord… Enfin, le module Replay permet de rejouer la course à posteriori. Cette analyse de la trace en débriefing est un outil pédagogique et ludique implacable. Le logiciel Tactique est un outil puissant qui séduit autant par sa simplicité d’utilisation que par la qualité de ses informations. La gamme Tactique se décline en 4 modules : – Tactique – Tactique Pro – Routage et AIS – Routage Pro et AIS
Optima est le logiciel de référence pour la création des polaires de vitesses réelles d’un voilier. Utilisé par la plupart des coureurs de haut niveau, Optima a déjà séduit nombre de navigateurs amateurs en leur permettant d’obtenir des polaires de routage fiables et précises ou encore des rendements à la vitesse cible ou au VMG. Installé sur le PC du bord et connecté à la centrale de navigation Optima enregistre tous les paramètres de navigation, filtre les données jugées non fiables et, grâce à ses algorithmes de calculs puissants produit les courbes des polaires de vitesse propre au bateau. Optima est un outil complet, fiable et performant qui devient indispensable à tout navigateur soucieux de ses performances et de la qualité de ses routages. La gamme Optima se décline en 3 modules : – Optima – Optima Pro – Sailect
« Cette année j´ai entièrement délégué le suivi technique de mon bateau à Xavier Couture, mon préparateur. Il a fait un travail admirable qui m´a largement déchargé de toute une série de petits détails qui te font perdre du temps et t´empêchent de te concentrer sur ta véritable mission : faire marcher au mieux ton bateau. Du coup, j´ai consacré plus de temps à la navigation proprement dite, à ma préparation physique, aux analyses météo… »
La vitesse du bateau
« Je suis particulièrement content de ma vitesse, cette année. La collaboration avec mon voilier North Sails, était parfaite. J´étais toujours en confiance et j´ai pu aussi me recentrer sur d´autres paramètres… »
Le deuxième titre de Champion de France
« Celui-là a plus de valeur que celui de 2000. Le niveau de la série n´a cessé de monter. Là où il y avait auparavant cinq ou six gars capable de monter sur le podium, il y en a aujourd´hui une bonne quinzaine. Et succéder à des navigateurs comme Michel Desjoyeaux, Franck Cammas ou Yann Elies, c´est pas mal… »
La préparation mentale et physique
« Depuis plusieurs années, je travaille avec Gilles Monnier sur les schémas de préparation mentale. Petit à petit, on finit par comprendre des choses. J´avais notamment un point faible en terme de gestion du sommeil : en règle générale, j´avais des pertes de lucidité sur la deuxième nuit et c´était toujours là que je faisais des choix hasardeux. On a travaillé sur le sommeil d´une part mais aussi sur la manière d´appréhender ces choix quand la fatigue commence à venir. Par ailleurs, j´ai suivi une préparation physique beaucoup plus poussée que les années précédentes : mon gabarit m´oblige notamment à renforcer mon dos… Résultat, même sur la « Capitale Européenne de la Culture – Cap Istanbul », j´avais la pêche. Je n´ai pas vraiment senti de lassitude. Il faut dire que jouer pour le titre, ça motive. »
Une nouvelle manière d´aborder les choses
« J´ai eu la chance de naviguer pas mal la saison dernière à bord du 60´ de Jean Le Cam et je dois reconnaître qu´à son contact, j´ai compris pas mal de choses. Durant la Transat AG2R qu´on a fait ensemble, j´ai pu voir comment il fonctionnait sur un Figaro. Jean m´a conforté dans le fait de naviguer plus en fonction de mes choix qu´en fonction des routes des autres… peut-être qu´auparavant, j´étais plus attentiste, moins déterminé. »
La spirale de la victoire
« Depuis un moment, je suis régulièrement sur le podium. Sur la Transat AG2R, nous sommes les premiers du groupe des leaders à Madère. Seuls trois bateaux qui avaient choisi d´emblée la route sud (à très fort taux de risque) étaient passés. On était donc très content de notre navigation et paradoxalement cette place m´a donné confiance pour la suite de la saison. Ensuite je gagne la Course des Falaises, je finis 2ème au Figaro après que tout soit joué à l´issue de la première étape et je finis à nouveau 2ème de la Cap Istanbul. Il y a de quoi être satisfait…
La première étape menait les concurrents de Nice à Cagliari au sud de la Sardaigne. Commencée sur un tempo moderato, elle s’est vite transformée après vingt heures de course en une folle cavalcade au large des côtes de Corse et de Sardaigne. Sous spinnaker par trente à trente-cinq nœuds de vent, les concurrents de la « Capitale Européenne de la Culture – Cap Istanbul » ont avalé les milles avec gourmandise. Pointé à tête à l’issue de la première nuit de course Paul Meilhat (TS Régate-Créteil Val de Marne) confirmait tout le bien qu’on pouvait penser de lui, tandis que les gros bras de la course commençaient à sortir du bois. Eric Drouglazet (Luisina), bien campé sur une option ouest, emportait la mise devant un groupe de furieux emmenés sur la route directe par Nicolas Bérenger (Koné Elevators), déjà présent aux avant-postes.
Cagliari-Marzamemi : sauvetage heureux
On retiendra deux choses de cette deuxième étape. En premier lieu, c’est bien évidemment l’incroyable sauvetage de Christophe Bouvet (Sirma), récupéré de nuit plus de quatre heures après avoir été éjecté par-dessus bord de son voilier. Et le sauveteur est… Paul Meilhat (TS Régate-Créteil Val de Marne) qui, décidément, se sera rapidement forgé des souvenirs pour sa première participation à une course du circuit Figaro. Mais plus que l’anecdote, c’est la solidarité unanime des coureurs et le professionnalisme de tous, coureurs et organisateurs qui a permis de retrouver Christophe vivant. Autre belle surprise, la victoire d’Antonio Pedro da Cruz qui après plusieurs années sur le circuit Figaro qui signe là une authentique performance au prix d’une option audacieuse.
Marzamemi-Aghios Nikolaos : la victoire au féminin
La plus longue étape de la course, un parcours hauturier de tous les dangers, long de 540 milles (1000 km) entre la Sicile et la Crète. À peine ont-ils rejoint la mer Ionienne qui sépare l’Italie de la Grèce que les 28 solitaires engagés ont rompu les rangs pour s’étaler en latitude : deux groupes se sont formés. D’un côté, un groupe aux abords de la route directe et de l’autre, 50 milles plus bas les plus opportunistes qui ont vu et cru en des vents portants plus établis. Une dépression orageuse malmène ensuit la flotte sommée de courber l’échine au louvoyage dans une mer Ionienne dans tous ses états. Isabelle Joschke (Synergie) aux commandes de la flotte depuis déjà plus de 24 heures, s’offre les honneurs d’un passage en tête à la porte d’Antikythira au nord-ouest de la Crète. Elle s’offre la victoire dans la nuit. Elle devient la première femme à signer un tel succès, une victoire d’étape, sur le circuit Figaro réputé pour forger les meilleurs talents solitaires. Elle réalise là un sans faute et décroche une victoire qui fera des vagues…
Aghios Nikolaos-Bozcaada : des arrivées serrées
Initialement prévu le vendredi 3 octobre à 11h00, le départ de la 4ème étape a été reporté une au samedi 4 octobre à 16h00. Un skipper manque à l’appel : Eric Drouglazet qui s’est blessé lors d’une mauvaise chute en scooter. La flotte n’a pas tardé à rejoindre les Cyclades. Au petit matin du dimanche 5 octobre, en chef de file, Erwan Tabarly (Athema) ouvre la marche entre Karos et Amorgos. Les écarts sont infimes et seuls 10 milles séparent le premier du dernier. Détaché, aux avant-postes depuis la sortie de la baie d’Aghios Nikolaos Erwan Tabarly tamponne ensuite dans une bulle sans vent entre les îles Psara et Chios. Malgré les caprices du vent et le regroupement de la flotte, il tient bon et l’emporte de justesse. 63 secondes le séparent de Gildas Morvan, 2ème sur Cercle Vert, suivi de son côté par François Gabart (Espoir Région Bretagne) qui complète le podium.
Gallipoli-Istanbul : le Bosphore accueille ses vainqueurs
C’est l’étape de tous les enjeux, celle qui doit désigner le vainqueur final de cette transméditerranéenne en solitaire. Après un convoyage de 60 milles au moteur à travers les Dardanelles et un répit dans la compétition apprécié de tous, la flotte rejoint la zone de départ de cette 5ème étape à 5 milles dans l’est de Gallipoli. Parée pour la conquête d’Istanbul ! Dans un léger flux d’est-nord est de 6-7 noeuds, les 27 solitaires reprennent le fil de la régate. Devant les étraves : un peu plus de 100 milles à travers la mer de Marmara au louvoyage sur une mer courte, hachée avec des creux de 1,5-2 mètres. Pour autant, la compétition bat toujours son plein augurant un final grandiose : la flotte très groupée progresse en rangs très serrés et bien malin qui peut prédire qui s’adjugera les honneurs de ce final âprement disputé. On connaît la suite : Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles) s’offre la primeur et les honneurs du Bosphore. Nicolas Bérenger (Koné Elevators) arrache la victoire au général. Gildas Morvan (Cercle Vert) et François Gabart (Espoir Région Bretagne) complètent le podium…
Compétiteur né, fou de techniques, jusqu’à la perfection, Le Cam est un homme rare, qui se mérite et se décrypte. Sa perception du monde et des êtres qui l’habitent est instinctive et ne retient que l’essentiel, le pratique, le vrai… Jean Le Cam parle avec gravité des choses drôles et rend comique les plus arides sujets. Paradoxe de son temps, comédien brillant de la grande scène médiatique qu’est devenue la course au large, il livre à qui sait l’entendre et avec une candeur à peine exagérée les axiomes simples de son métier, de sa passion, de sa vie.
La 6ème édition du Vendée Globe, challenge ultime autour du globe, en solitaire, sans assistance et sans escale, va réunir 30 marins dont pas moins de 20 disposeront de machines spécifiquement construites avec l’objectif de la victoire ; cela relaie-t-il forcément VM Matériaux, plan Lombard lancé en 2004, au rang d’outsider ?
Jean Le Cam : “J’ai plusieurs challenges dans ce Vendée Globe, dont l’un est effectivement de gagner avec un bateau “pas neuf”. Notre projet est original et décalé. Après tout, gagner avec un bateau neuf, quoi de plus banal ! Plus sérieusement, refaire un bateau neuf tout de suite après le Vendée Globe n’aurait été ni intelligent ni raisonnable ! Pourquoi ? Parce ce que mon bateau n’avait pas encore été mené jusqu’au bout de sa logique. En construire un autre aurait signifié repartir de zéro, avec un autre architecte peut-être, mais à partir d’une page blanche. Notre démarche depuis 3 ans consiste au contraire à pousser le curseur de la connaissance toujours plus haut, pour aboutir aujourd’hui, veille du départ, à un VM Matériaux totalement optimisé et au bout de sa logique.”
Ceux que l’on appelle “les nouveaux bateaux” ont semble-t-il fait le pari de la puissance, dans leurs volumes, leurs surfaces de toiles, leurs sophistications ; VM Matériaux revendique les avantages de la légèreté. Pourquoi ce pari à contre-courant des tendances ?
JLC : “Les nouveaux bateaux sont les fruits de l’informatique. On a assisté ces dernières années au combat des plus gros ordinateurs et la victoire du “plus plus plus”, plus lourd, plus toilé, plus puissant, etc… Ma réflexion née de mes expériences est inverse ; Le Vendée Globe demande d’aller vite, certes, mais d’aller vite longtemps. Or, la puissance, cela fatigue le matériel et cela peut épuiser le bonhomme. Etre plus léger, c’est peut-être déployer moins de puissance, mais cela préserve le bonhomme et le bateau, qui pourront aller vite plus longtemps. Et je vais vous dire autre chose ; il est plus facile de faire tomber un grand qu’un petit. La légèreté permet de garder un centre de poussée très bas sur le bateau, même en portant moins de toile. Je sais qu’en de nombreuses configurations, j’irai aussi vite, voire… tout en sollicitant moins mon bateau. C’est là un schéma très philosophique… Je cours en permanence derrière la réalisation de mes idées. Le pire, ce serait de ne plus avoir d’idées pour faire mieux. “
Tous ces bateaux neufs traduisent la volonté de vos adversaires et de leurs soutiens de partir pour gagner ; comment vous situez-vous par rapport à ces objectifs plus ou moins avoués de victoire ?
JLC : ” Vous ne m’entendrez jamais dire que je vais gagner. Il y a de nombreuses manières de gagner. En 2005, je n’ai pas gagné, mais je n’ai pas perdu. Terminer cette course est en soi une victoire. On part avec pour premier objectif de terminer. On ne peut pas gagner si on ne finit pas. Je suis un perfectionniste qui n’est jamais content, et il est vrai que je ne me contente pas du “pas mal”. Il y aura de la casse, c’est statistiquement avéré, plus que lors de la dernière édition. Il faudra donc ne pas trop rêver, mais ne pas s’emporter non plus. Même si on est mieux devant que derrière, être devant trop vite peut devenir fatigant… C’est ce qui est terrible avec ce métier, c’est la quête permanente du compromis, entre innovation et fiabilité, entre performance et risque. C’est aussi ce qui le rend passionnant. Ce milieu est très dynamique ; regardez comment la technologie a évolué depuis 15 ans ! Les hommes eux n’ont pas évolué, mais techniquement, un Vendée Globe en moins de 80 jours est désormais possible.”