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Sébastien Col vainqueur à Berlin

Sébastien Col équipage 2008
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Le « rouleau compresseur français » selon l´expression de Sébastien Col est passé cette semaine sur le Berlin Match Race 2008. Cette épreuve lacustre de grade 1 regroupait trois des quatre meilleurs skippers français de la discipline puisque seul le N°1 mondial Mathieu Richard était absent. Dans des conditions de vent très faible, les matchs ont été lancés au compte-gouttes et c´est Sébastien Col qui s´est adjugé la victoire, s´imposant en finale face à son compatriote Philippe Presti. Sébastien s´était pour l´occasion associé les talents du médaillé olympique Pascal Rambeau à la tactique. Un essai concluant pour le Rochelais qui pourrait rejoindre l´année prochaine l´équipage K-Challenge. Damien Iehl, autre membre de l´équipe de France de match racing termine pour sa part 4ème. Chez les femmes, la Brestoise Anne-Claire Leberre prend la deuxième place. Une performance prometteuse puisque le match racing féminin doit devenir discipline olympique pour les JO de Londres.

 

Interview de Sébastien Col :

« Cette épreuve n´a pas été très intense puisque nous n´avons disputé que neuf matchs et que la finale et la demi-finale se sont toutes deux jouées en un seul match. Le vent était très faible et irrégulier. Trois Français terminent dans les 4 premiers, je crois que nos adversaires sont assez dépités devant le rouleau compresseur français. L´essai que nous avons fait avec Pascal Rambeau à la tactique a été concluant. Il ne sera pas avec nous pour la Monsoon Cup parce qu´il reste encore du travail mais il a notre préférence pour l´année prochaine même si ce n´est pas encore l´actualité. Pour l´instant, nous allons nous concentrer sur la Monsoon Cup. Nous avons choisi d´arriver le plus frais possible sur cette dernière épreuve de la saison et donc de ne pas naviguer avant. Gilles Favennec, Christophe André ainsi que Gilles Scherrer seront avec moi. Il reste à choisir entre Erwan Israel et Frédéric Guilmin pour la tactique et ils ont tous les deux été très bons ici en Allemagne (ils naviguaient respectivement avec Philippe Presti et Damien Iehl, ndlr). Pour ma part, je vais faire du Laser dans le Nord (à Boulogne) avec le Centre d´entraînement de Wimereux. Cette année, j´ai finalement assez peu barré et le Laser me permet de conserver des sensations. »

 

Interview de Philippe Presti :

« Nous terminons deuxième en perdant la finale face à Sébastien Col et son équipage. Il n´y a eu qu´un seul match car il n´y avait pas beaucoup de vent mais ça s´est joué à la régulière. Même si nous aurions aimé faire plus de matchs, il n´y a rien à redire, ils ont dominé leur sujet. Pour nous, l´automne s´est bien passé puisque nous avons participé à quatre épreuves et avons terminé à chaque fois sur le podium. Nous espérons encore grappiller quelques places sur la ranking list pour être invités un peu plus souvent sur le World Tour. Nous espérons être invités sur la Monsoon Cup en Malaisie mais c´est assez peu probable. Sinon, la saison de match racing est terminée. »

Equipages français engagés :

Sébastien Col (YCPR)

Christophe André (YCPR)

Pascal Rambeau (SRR)

Gilles Favennec (SN Saint Quay Portrieux)

Damien Iehl (APCC Voile Sportive)

Fréderic Guilmin (APCC Voile Sportive)

François Verdier (APCC Voile Sportive)

Mickael Mergui (CN Salette Carqueiranne)

Philippe Presti (CV Arcachon)

Erwan Israel (COYCH)

Julien Falxa (CV Arcachon)

Gilles André (YC La Grande Motte)

Résultats :

1 – Sébastien Col (FRA / YC Pointe Rouge)

2 – Philippe Presti (FRA/ CV Arcachon)

3 – Jesper Radich (DEN)

4 – Damien Iehl (FRA / APCC Voile Sportive)

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Puma : 2ème de l´étape

Team Puma
DR

Puma prend ainsi la seconde place du classement général avec 13 points cumulés : 3 points pour une 3ème place dans l’in shore d’Alicante, 3 points pour une 3ème place à la marque de parcours des îles Fernando de Noronha et enfin  7 points pour cette 2ème place à Cape Town. Avec 14 points cumulés après trois manches, Ericsson 4 est en tête du classement général avec un court avantage d’un point sur Puma.
 
En mettant pied à terre devant une foule immense, le skipper Ken Read dont c’est la première grande expérience de course au large s’exprimait : “En tenant compte du fait qu’il y a un an, le Puma Racing Team n’existait pas encore, finir second de cette étape est vraiment formidable.  Nous n’avons pas bénéficié comme le team Ericsson de deux années d’entraînement à deux bateaux. Notre marge de progression est donc encore très forte à ce point-ci de l’épreuve. Je suis très fier de nos marins et de notre team dans son ensemble. Mais vraiment, chapeaux bas à Ericsson 4. Ils viennent de prouver que l’expression « pousser à fond » un bateau a un nouveau sens. »
 
Chef de quart sur Puma, le Français Sidney Gavignet déclarait en posant le pied à terre : « Bravo à Ericsson 4. Ils ont vraiment bien gagné la bataille. Ils ont été meilleurs que nous. Ils méritent de gagner car ils ont un super équipage et une super préparation. Nous, on ne méritait pas de gagner cette manche. Il faut qu’on progresse. On a de la place pour cela. »

Pour la 3ème marche du podium, c’est donc Ericsson 3 qui remporte le mano a mano qui l’opposait depuis des jours à Green Dragon arrivant ce matin à Cape Town 9heures 24mn après Puma. Toujours sous le coup d’une pénalité pour non-conformité de quille, Ericsson 3 n’engrangera que 4 points pour cette 3ème place, puisque  2 points lui sont retirés dans le cadre de ce jugement. Le bateau devrait recevoir une nouvelle quille avant le départ de la prochaine étape, prévu le samedi 15 novembre à 13h Local, ce qui annulerait la décision du jury.

Le prochain bateau attendu est Green Dragon, positionné à 40 milles de l’arrivée au moment où Ericsson 3 franchissait la ligne ce matin. Le VO 70 sino-irlandais devrait ainsi prendre la 3ème place du classement général avec 11 points.  Telefónica Blue pointé au même moment à 120 milles est attendu en début de soirée. Les arrivées des quatre derniers concurrents devraient  se succéder demain tout au long de la journée.
 

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Ericsson 4 remporte la première étape

Ericsson 4
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Cette victoire leur permet d’empocher les 8 points qui créditent cette seconde manche. Ces points viendront ajouter aux 2,5 points que l’équipage a gagnés dans la régate in shore d’Alicante et aux 3,5 points de leur passage en 2ème position à la marque de parcours des Iles Fernando de Noronha. C’est donc avec un total de 14 points qu’Ericsson 4 prendra le départ de la troisième manche, l’étape entre Cape Town et Cochin en Inde, dont le départ sera donné le 15 novembre prochain.

A son arrivée au ponton, le skipper Grael Grael s’exprimait : “C’est fantastique d’être ici. Cela a été une course fantastique avec des vitesses incroyables. Je suis très heureux de ce que nous venons d’accomplir. Nous devons avoir eu Puma en visuel pendant près de 70% du temps et je suis content que nous ayons pris l’avantage sur eux au passage de Fernando de Noronha et à l’arrivée. C’est une très belle victoire. »

Pour Ericsson 4, l’étape a été marquée par deux événements particulièrement marquants : l’évacuation à J+7, après s’être dérouté sur les Iles du Cap Vert, de l’un de des barreurs, Tony Mutter, blessé au genou, laissant l’équipage navigué à 9 et non plus 10 équipiers. Et l’incroyable record de vitesse des 24h, à J+19, avec 602 milles parcourus – record toujours sujet à ratification par le WSSRC.

Ericsson 4 a parfaitement géré la grosse dépression qui s’est formée mardi dernier, en jouant la vitesse sans toutefois franchir la ligne rouge de l’imprudence. Le VO 70 suédois et son équipage ont tenu le choc de près de quatre jours d’une tempête qui ne les a lâchés que vendredi, engrangeant sans trop le vouloir aux dires de l’équipage, ce record longtemps tenu pour impossible pour des monocoques.

En approche de Cape Town, Ericsson 4 a continué à creuser l’écart et c’est avec plus de 135 milles d’avance sur son poursuivant immédiat qu’il a franchi la ligne d’arrivée.

Selon toute vraisemblance, Puma est attendu en milieu de journée en seconde position, ce qui lui permettrait d’engranger 7 points et de se positionner dans le classement général à 1 point de son grand rival Ericsson 4, avec un total de 13 points.

Plus en arrière de la flotte, à quelques 300 milles de Puma, le combat fait rage entre Ericsson 3 et Green Dragon pour la troisième marche du podium, alors que les concurrents progressent toujours à des vitesses proches des 16 – 18 noeuds. Plus en arrière, on retrouve Telefónica Blue, sur une position un peu isolée, puis Delta Lloyd et Telefónica Black. Quant à Team Russia, il est le troisième bateau sur cette étape à utiliser son droit au mode furtif et n’est donc pas positionné ce matin.

A 9h – ce dimanche matin

1 – Ericsson 4 – arrivé
2 – Puma à 118 milles de l’arrivée
3 – Ericsson 3 à 303 milles de Puma
4 – Green Dragon à 334 milles
5 – Telefónica Blue à 428 milles
6– Delta Lloyd à 612 milles
7 – Telefónica Black à 661 milles
NC – Team Russia en mode furtifLes derniers milles ont pris plu de temps que prévu, car le vent était faible dans la Baie à l’aube. Ericsson 4 gagne ainsi huit points avec cette victoire le propulsant au sommet du classement général avec 14 points.
Réaction à l’arrivée du skipper; "Il est fabuleux d’être ici au terme d’un magnifique voyage avec des moments de grande vitesse et je suis content de notre exploit. Je crois que Puma a navigué à vue pendant 70% du parcours. Je suis donc heureux d’avoir pris de l’avance à la porte (au large du Brésil) et à l’arrivée. C’est bon de gagner!"
Derrière, Puma a encore une centaine de milles à parcourir ce matin avec en troisième place Ericsson 3, qui a désormais une avance de 30 milles sur Green Dragon.

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Francis Joyon à mi-parcours

IDEC
DR

Vers 9h ce samedi matin, alors qu’il flirtait dangereusement avec le centre de l’anticyclone, Francis Joyon a empanné pour remettre du sud dans sa route. A ce jeu obligé du chat et la souris avec les hautes pressions, les moyennes ont logiquement chuté depuis 24 heures – « en ce moment il y a  5 à 7 nœuds de vent et le bateau avance à 9 nœuds, ce n’est pas très rapide » – mais IDEC a réussi à conserver une partie de son avance sur le record de Thomas Coville, un peu plus de 250 milles ce samedi midi 1er novembre.

Une route originale
A mi-parcours en 4 jours, pour un record à battre de 10 jours, 11 heures, 50 minutes et 20 secondes, IDEC est donc toujours dans les temps. Et ce, malgré ce ralentissement depuis 24 heures qui a obligé Joyon à opter pour une route nord, très inhabituelle sur les records transatlantiques. « Quand les alizés sont bien établis, on est sûrs d’avoir toujours du vent sur la route sud. Ce n’est pas le cas, ce qui m’a obligé à faire cette route originale », résume Francis.

L’anticyclone va encore le ralentir toute cette journée de samedi, « mais ensuite, petit à petit à partir de demain dimanche, je devrais récupérer un flux soutenu de nord-est. Celui-ci devrait me permettre de reprendre un peu de l’avance que j’entamerai forcément aujourd’hui, puisque Thomas (Coville, ndr) allait plus vite que moi à cet instant du parcours ». Simple comme Joyon : «c’est pour cela qu’il me fallait engranger dès les premiers jours un matelas de milles d’avance, puisque je savais que j’en perdrais dans cette phase de transition avant de pouvoir en regagner par la suite ».

Francis Joyon venait alors d’empanner (cap au 250°) et avait accordé à IDEC toute sa toile : grand voile et grand gennaker. « Il y a de petits nuages, une grande houle, le jour s’est levé depuis une heure, c’est un spectacle très sympathique et la température est clémente, 21, 22 degrés… », racontait alors le pilote du maxi trimaran rouge, seul au beau milieu de l’Atlantique. « Autant j’ai eu énormément de trafic aux Canaries – où je me suis même dérouté pour éviter des bateaux de pêche – autant depuis je suis tout à fait seul, à peine visité par quelques poissons volants qui viennent s’échouer sur le filet du bateau. Mais comme je n’ai pas de citron pour les cuisiner, je les remets à l’eau (rires). »

Ainsi va la vie de Francis Joyon, le menhir de Locmariaquer, à mi-parcours de cette Route de la Découverte sur les traces de Christophe Colomb et contre le chrono de Thomas Coville. Un marin à peine agacé par le ballast arrière qui s’est rempli inopinément de 1500 litres d’eau (et qu’il a réussi à vider). Le moral ? Tout va bien, comme d’habitude. « Oui, ça va, j’ai bien noté tout à l’heure que j’étais à mi-chemin. C’est symbolique… mais disons que ça ne se passe pas trop mal pour le moment.» La voix est posée, amicale, franche. Sans effets de manches ni postures inutiles. Il est comme ça, Francis.

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Joyon au chat et à la souris avec l’anticyclone

Start Idec
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Un jeu à haut risque qui consiste à progresser vers le centre des hautes pressions, poussé par les vents de secteur Nord Est générés par l’est du système, jusqu’au point de rotation du vent qui légitimera l’empannage bâbord amure du trimaran géant. Dans l’attente de cet instant, Francis fait marcher sa machine avec la plus grande vigilance. Il évolue en effet dans une zone chargée de grains dont l’intensité varie du simple au double, du facilement gérable au radical danger de retournement. Sa route à 35 degrés de l’ortho, additionnée à une vitesse désormais plus erratique, de 16 à 25 noeuds en fonction des grains, abaissent quelque peu ses statistiques flatteuses du départ. IDEC conserve cependant plus de 270 milles d’avance sur la position virtuelle du Sodebo de Thomas Coville en 2005.

A l’écoute du bateau

“La mer s’est bien rangée cette nuit. J’en ai en effet profité pour bien me reposer”. Un premier repos depuis le départ de Cadix mardi dernier, que Joyon, revenu à ses réflexes du Tour du Monde, a pris sous la casquette, l’abri qui surmonte l’entrée du cockpit du voilier. “Je n’ai jamais dormi à l’intérieur du bateau depuis qu’il est sorti du chantier” avoue-t-il. Une écoute à la main, c’est assis à l’abri des embruns qu’il s’est endormi, prêt pourtant à bondir à la moindre variation en force ou en direction du vent. “Ce n’est pas une navigation de tout repos” précise-t-il cependant lorsqu’on lui parle de sommeil. En renvoyant de la toile à l’approche du centre des hautes pressions et de leurs calmes, IDEC se met aussi à la merci des brusques “claques” de vent apportées par les grains ; “Lorsque l’on passe derrière le nuage, il n’y a pas trop d’air” explique Francis, “Mais lorsque l’on est en dessous ou à l’avant, cela forcit franchement et brutalement… et il ne faut pas grand chose pour que l’on fasse le tour complet!” Il convient alors d’avoir anticipé les manoeuvres d’enroulement de génois au profit de la trinquette, travail pour le moins physique pour un homme seul.

Le plus dur à venir.

“J’avance encore de manière très correcte” explique Francis Joyon, “Mais le plus dur est à venir, d’abord à l’approche de l’anticyclone où le vent va mollir, puis lorsqu’il me faudra traverser un front froid où les conditions seront beaucoup plus difficiles pour avancer régulièrement.” IDEC doit “jouer avec le feu” en s’approchant du centre de l’anticyclone à la recherche de la rotation du vent à l’est, rotation qui déclenchera un empannage bâbord amure, afin de retrouver un bord rapprochant plus favorable. “Le pire de la molle est à venir. La difficulté est de bien négocier ses vents mollissants. Je n’ai pas de flux d’alizés à ma disposition. Je dois trouver le flux d’Est Nord Est pour retrouver un angle plus favorable.”

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Puma joue sa carte “mode furtif”

Puma
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Difficile pour Puma en effet de voir son grand rival prendre ses aises en tête de flotte sans chercher à contrer l´affront, alors que ces deux gros bras ne se sont pratiquement pas quittés depuis le départ d´Alicante. L´option « Furtive », où le bateau disparait des relevés de positionnement pendant 12 heures – soit 3 relevés – est  mis à disposition des concurrents pour la première fois sur cette Volvo Ocean Race. Elle est optionnelle, ne peut être utilisée que sur les étapes les plus longues et ne doit pas être activée à moins de 50 milles des lignes d´arrivée.

Ce vendredi matin, alors que les écarts se sont encore creusés pour atteindre des maximums depuis le départ d´Alicante, les fichiers météo indiquent que les concurrents sont entrain d´en finir avec cette tempête qui met à mal depuis près de quatre jours les hommes et leur monture. Les 8 équipages de cette Volvo Ocean Race 2008-2009 devraient en effet retrouver des conditions de navigation plus clémentes pour l´arrivée sur Cape Town…. mais pas forcément plus faciles à manier.

C´est Telefónica Black qui ferme actuellement la marche, progressant à vitesse réduite depuis son avarie d´hier. Retombant violemment sur l´eau, l´équipage a perdu le contrôle du bateau pendant quelques secondes. Personne n´a été blessé mais les dégâts matériels sont importants : un safran perdu, des voiles abimées, un bout de l’une dérive et du bout-dehors envolés. Si les dommages ne semblent pas structurels, une sortie de l´eau à Cape Town s´imposera pendant l´escale. Les autres VO 70 n´ont pas été épargnés par divers soucis techniques, mais rien de comparable aux dommages sur Telefónica Black.

Cherchant des vents plus favorables pour l´atterrissage dans la baie de la Montagne de la Table, Green Dragon, Telefónica Blue et Team Russia sont actuellement sur une route plus sud ce qui les éloigne pour l´instant de leur objectif et accentue leur retard dans les pointages.  Le verdict devrait tomber avant la fin du week-end, à moins que les célèbres dévents à l´approche de Cap Town ne viennent battre une dernière fois les cartes de cette partie qui pourrait s´achever au pas. Un contraste saisissant avec la chevauchée des Walquiries de ces derniers jours !

Pointage à 8h30 ce vendredi matin :

1 – Ericsson 4 à 731 milles de l´arrivée

(Puma, 2e hier, en mode furtif)

3 – Ericsson 3 à 290 milles

4 – Green Dragon à  337 milles

5 – Telefónica Blue  à 423 milles

6 –  Team Russia à 501 milles

7 – Delta Lloyd à 522 milles

8 – Telefónica Black à 558 milles

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On panse les plaies

Green Dragon 2008
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Un front froid est passé sur la flotte pendant la nuit de mercredi à jeudi, provoquant de violents grains et une mer très forte. A l’arrière notamment les skippers parlent aujourd’hui des dégâts subis par leur bateau, mais Green Dragon semble souffrir aussi de ces conditions musclées. Ian Walker, le skipper : “On a entendu un bruit assourdissant et le bateau est passé de 25 nœuds à l’arrêt brutal. Neal McDonald à la barre a heurté la roue et tout le monde est tombé. On a dû inspecter la coque, les foils et la quille, mais tout semble aller à l’exception d’une vibration énorme, qui commence à disparaître maintenant. Guo Chuan, le Chinois de l’équipe, a eu de la chance, car il est tombé plusieurs fois et à une occasion partant d’en haut, il s’est retrouvé la tête dans la poubelle dans la cuisine, ce qui fait un vol de cinq mètres et une chute de deux! On l’appelle désormais le boulet. Le dragon vert est blessé, mais n’a pas dit son dernier mot.”

Comme signalé tôt jeudi matin, Telefonica Black a perdu un safran, une dérive et le bout-dehors après avoir déchiré quatre voiles. L’équipage de Fernando Echavarri a mis en place un safran de secours et est en train de réparer les voiles. Sur le bateau bleu de Telefonica, Bouwe Bekking parle plutôt du moral de l’équipage, qui voit s’éloigner les leaders et perd espoir de les rattraper. Petite consolation pour Team Russia et Delta Lloyd, car ils sont rejoints à l’arrière par le Telefonica Black blessé. Ger O’Rourke sur le bateau irlandais explique qu’ils ont eu des soucis avec le gréement et par précaution réduisent la voilure lorsque le vent dépasse 18 nœuds, ce qui est le cas depuis hier. “Nous essayons de garder à distance les Russes. C’est cela notre objectif maintenant, mais avec notre handicap, ce n’est guère facile.” Même sur Ericsson 4, qui fête son nouveau record des 24 heures et l’anniversaire de son piano, David Endean, ils pansent leurs plaies aujourd’hui et offrent leurs excuses à l’équipe technique, qui aura certainement beaucoup de travail au Cap.

Classement à 17h (heure française)

1. Ericsson 4

2. Puma à 75 milles

3. Ericsson 3 à194 milles

4. Green Dragon à 290 milles

5. Telefonica Blue à 366 milles

6. Telefonica Black à 463 milles

7. Team Russia à 466 milles

8. Delta Lloyd à 470 milles

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Sormiou 29 : digne héritier du 28.

Sormiou 29
Sormiou 29

Un concept validé en navigation et en compétition :
Les premiers exemplaires du Sormiou 28 ont beaucoup navigué et fait la preuve de leurs qualités et de leur fiabilité, parcourant pour deux d’entre eux plus de 40 000 miles.
Pour parfaire le concept, le Sormiou 28 participe en 2007 à plusieurs régates du championnat de Méditerranée, skippé par un ex champion du monde, Richard Sautieux.
 
Le Sormiou 29, voilier de régate et croisière :
Optimisant l’expérience du 28, le 29 se veut très performant en régate, particulièrement confortable et facile à mener en croisière en raison de ses qualités de légèreté et de rigidité.
Ces qualités sont liées aux options architecturales et à la technique de fabrication retenues : infusion complète sandwich  balsa / mousse pvc / vinylester / fibre de verre /, complétée par un mat en carbone et un accastillage de 1ère qualité. Le 29 est incoulable.

La conception du Sormiou 29 tient compte des avis exprimés par les propriétaires des 28 :
– le 29 est plus habitable, légèrement plus long et aux francs bords plus hauts,
– ses appendices et son esthétique ont été revus, notamment au niveau du roof aux formes ultra modernes,
– son plan de pont a été optimisé.

Une conception et une fabrication de pointe :
Le bureau d’études LNM (Les Nouveaux Matériaux) a été créé en 1995 à Marseille par  Olivier Philippot, ingénieur de l’Ecole Centrale de Nantes. Il est spécialisé dans les matériaux composites. Il travaille pour l’industrie dans de nombreux domaines d’activités et utilise les logiciels les plus performants, comme katia. Depuis 2000, il développe une activité de conception de bateaux.  (www.lnm-boats.com)

Des techniques innovantes ont été utilisées. Les qualités du Sormiou 29 tiennent au choix retenu pour sa fabrication : sandwich  balsa / mousse pvc / vinylester / fibre de verre  100% infusé avec une infusion complète coque-pont-structures-aménagements.
       
La construction s’est faite dans un chantier performant : MC-Tec (Mediterranean Composite Technology).
Installé à Cap Bon en Tunisie, ce chantier est spécialisé dans les techniques les plus performantes de construction de bateaux, comme l’infusion. Il construit notamment des classes 40, dont l’Akilaria, engagé dans la dernière route du Rhum. C’est pour son expérience et ses compétences qu’il a été choisi pour la construction des Sormiou.
 

Une nouvelle équipe fidèle au concept :
Aujourd’hui, c’est une équipe nouvelle, dotée de moyens accrus qui prend en main  le développement des voiliers Sormiou. En quelques mois, elle a optimisé le 28, conçu le 29 et prépare déjà un 37 pieds, héritant tous deux des qualités de croiseur et de régatier du 28.
 
Architecte : Olivier Philippot
Mise au point : Richard Sautieux
Commercial : Jean-Pierre Gallinaro
Communication : Philippe Pleuvry
Management : Patrice Rivier


Caractéristiques techniques :
– longueur de coque :            8,80 m                     
– longueur de flottaison :       8,30 m                     
– bau maxi :                           2,99 m
– franc bord : + 10 cm par rapport au 28
– déplacement :                     1,65 tonne
– lest :                                    0,50 tonne
– tirant d’eau :                        1,95 m
– voiles : GV 25 m2 , génois 19 m2 , spi 55-69 m2
– motorisation :                       Nanni diesel
– équipement :                        mat carbone, bôme alu, winches et accastillage de pont Harken / Spinlock
– aménagement :                   2 couchages doubles – carré – toilettes – cuisine

Source : Sormiou Yachts
www.sormiou-yachts.com

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L’avance d’IDEC dépasse les 300 milles

Start Idec
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La “flèche rouge” va vite, certes, et le pilote d’IDEC s’applique à en tirer la quintessence. Cette performance a cependant un prix, celui du risque, physique et stratégique, de la fatigue, humaine et mécanique. Le passage hier après midi de la “chicane obligée” des Canaries en est la parfaite illustration. Gran Canaria attendait Francis Joyon avec une vicieuse zone de dévent qui a immobilisé son trimaran sur une mer grosse et mauvaise durant plus de 30 minutes. Plus loin, Ténérife proposait à l’inverse des grains violents qui ont propulsé les 30 mètres du voilier vers l’ouest et l’immensité Atlantique.

Joyon a fait front, de nuit et dans les paquets de mer. A grandes brassées, il a affalé son immense grand voile, envoyé sa trinquette, sécurisé au maximum sa plate-forme malmenée… avant d’effectuer les mêmes manoeuvres quelques minutes plus tard, à l’envers cette fois, pour redonner puissance et inertie à sa machine dans le vent enfin stabilisé.

“C’est grisant”

IDEC dévore depuis l’Atlantique à grands rebonds au dessus de la forte houle qui frappe les étraves. Le combat donne désormais dans la finesse et la subtilité. Le gladiateur s’est fait trapéziste, choquant les écoutes dès que la coque centrale s’élève un peu trop au dessus des flots pour mieux les reprendre dans l’instant, afin de tutoyer en permanence les 28 ou 29 noeuds… “Oui c’est grisant” avoue-t-il “”Les conditions actuelles sont propices pour faire du chemin. J’en profite au maximum…”

Que réserve l’avenir? Installé à l’ouest-nord-ouest, le vent impose d’acrobatiques figures au trimaran en quête de gain sur la route directe. S’en écarter donnerait plus de stabilité au grand voilier, mais rallongerait la route… Joyon cherche le compromis. Sans oublier de profiter de son métier de marin : “il y a de beaux cumulus et le soleil chauffe bien… il faudra que je pense à enlever mon ciré.”

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Joyon : 2 jours de course et 265 milles d’avance

IDEC Tribord amures
DR

Depuis, Francis Joyon a depuis repris la trajectoire et le rythme qu’il affectionne en configuration record : lignes droites et vitesses constantes élevées vers l’objectif. Un cocktail tout en puissance dont seul l’étonnant Monsieur Joyon semble avoir le secret, car que le grand trimaran IDEC évolue, comme ce fut le cas mardi, dans une brise soutenue de près de 30 noeuds ou dans les vents plus variables de la journée d’hier sous l’influence de l’archipel, le speedomètre du voilier oscille en permanence entre 22 et 25 noeuds.

Francis Joyon est bien entré sans tour de chauffe, dans sa condition de chasseur de records. Son adversaire virtuel Thomas Coville à bord du trimaran de 60 pieds Sodebo glissait en juillet 2005 à cet instant du record sous l’île de Hierro, à plus de 265 milles du tableau arrière du maxi trimaran IDEC.

Joyon, conscient de l’incertitude météorologique qui entoure la dernière partie du parcours, s’attache avec la force et la pugnacité qui le caractérisent à tirer le meilleur de sa machine dans les conditions présentes. Avec plus d’un millier de milles avalés sur la route directe en seulement deux jours, le duo Joyon-IDEC est à l’évidence parti sur de bonnes bases.

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