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Ericsson 4 pulvérise le record des 24h… avec ACG.

ACG - Ericsson 4
ACG - Ericsson 4

Le Groupe Advanced Composites (ACG), filiale de la division Composites de la société Umeco, a récemment appris qu’Ericsson 4, le second bateau d’Ericsson engagé dans la Volvo Ocean Race et construit avec une gamme de produits en carbone fabriqués par ACG, a pulvérise le record des 24 heures à la voile en parcourant 602 milles en 24h. 

En attente d’homologation par le WSSRC, ce nouveau record améliore celui d’ABN Amro 1, également construit avec les matériaux d’ACG. 

A 05h54 TU le 2 novembre dernier, Ericsson 4 skippé par Torben Grael a franchi la ligne d’arrivée au Cap pour remporter cette première étape de la Volvo Ocean Race au terme de 21 jours, 17 heures et 54 minutes, ce qui permet à l’équipe de prendre le sommet du classement provisoire avec 14 points. Le lendemain à 04h08, Ericsson 3 skippé par le Suédois Anders Lewander était le troisième bateau à franchir la ligne d’arrivée.

Ces deux bateaux ont profité des matériaux fabriqués par ACG, dont le VTM®264 – le prepreg  résine époxy longue durée d’ACG avec sa viscosité moyenne, et la pellicule adhésive VTA®260.

Source : Advanced Composites Group
www.acg.co.uk

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Tout se joue maintenant pour Francis Joyon

Start Idec
DR

IDEC s’est, à l’occasion des dernières 48 heures époustouflantes, donné la marge la plus vaste possible compte tenu des conditions, pour aborder le dernier sprint en situation favorable. Mais comme le souligne Francis, “la complexité des systèmes à négocier et la taille des calmes à traverser”, interdisent encore toute estimation raisonnable d’arrivée.

Cette Route de la Découverte façon “pionnier”, ouverte avec un certain panache par Francis Joyon, aura jusqu’au bout été marquée par l’incroyable succession de systèmes météos qu’a dû traverser IDEC, ralentissant dans les fronts, pour repartir de plus belle à l’assaut de nouveaux paysages météos. Un final à haut suspens s’annonce, à moins qu’IDEC, désormais bien calé sur la route directe, ne parvienne à s’accommoder sans encombre des trous de vent disséminés en approche des Bahamas.

Une journée à 550 milles…

“C’est effarant le nombre de systèmes que j’aurai dû traverser durant cette Transat” s’exclame presque en riant Francis Joyon à la vacation du jour. “J’ai de nouveau traversé un front très actif cette nuit, et j’ai dû batailler dans 35 noeuds de vent, avec une méchante mer de face.” Une mer qui n’aura pour autant guère freiner le grand trimaran qui a rajouté une deuxième journée à 550 et quelques milles au livre de bord de cette tentative entre Cadix et San Salvador. Le lever du jour pour Francis a coïncidé avec une rotation d’un flux faiblissant au secteur Sud. IDEC a ainsi incurvé sa course vers l’arrivée tout en maintenant une douzaine de noeuds de vitesse. “Tant que le bateau avance…” jette d’un ton fataliste Francis Joyon, qui redoute plus que tout les calmes plats qui pourraient enserrer en leurs griffes pétoleuses le trimaran géant…

Une nouvelle zone de transition s’avance, avec son corollaire de vents tourbillonnants et instables. Un régime orienté au Nord Est devrait ensuite prendre le relais, “le plus tôt possible” car ses vents portants, même faibles, permettraient à IDEC de progresser tribord amures vers la marque. Francis, bien que privé de sommeil lors de sa folle cavalcade des dernières 48 heures, s’est préparé à livrer le dernier combat qui lui est promis, un combat tout en manoeuvres, changements de voiles et réglages pour garder en permanence un semblant de vitesse, ne jamais s’arrêter jusqu’à la rotation salvatrice du Sud moribond au Nord Est salvateur.

Un nouveau jour se lève sur IDEC et la Route de la découverte, le 9ème depuis Cadix ; Francis, plein d’espoir pour son défi sportif, s’est réjoui sans retenue à l’annonce de “la grande espérance de paix” que symbolise pour lui l’élection américaine de Barrack Obama.

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Riou, Elies, Hatfield et Jourdain : mots d’avant-départ

PRB Riou Mai 2008
DR

Ils sont quatre : un ancien vainqueur, Vincent Riou, un bizuth en solitaire mais qui possède déjà deux tours du monde dans la quille, Yann Eliès, un circumnavigateur néophyte sur le Vendée Globe, Derek Hatfield et un récidiviste convaincu, Roland Jourdain… Des jetées des Sables d´Olonne à la pointe méridionale de la Terre de Feu, ils vont tenter de tracer le sillage le plus limpide, cumuler joies et déceptions, naviguer, vivre leur histoire… Nous leur avons demandé de porter leur regard au vu de leurs expériences respectives de ces océans.

 

La descente de l´Atlantique par Yann Eliès (Generali) : le théâtre des premières éliminations

« Cette descente, c´est un peu comme les montagnes russes : un coup, on a du vent, on va vite, puis on le perd, on lambine… Comme en plus la route fait pas mal de « S » pour descendre jusqu´aux 40èmes, la comparaison s´impose. Cette descente va être très technique et tactique. Qui sait si ce n´est pas là que le Vendée Globe va se jouer pour un certain nombre de concurrents ? Il faudra être malin et surtout arriver dans le même système météo que la tête de flotte. Pour ceux qui auront pris un train de (dépression) de retard, il sera très difficile de revenir. »

 

L´Océan Indien par Roland Jourdain (Véolia Environement) : un autre monde

«L´Océan Indien, c´est le début du gris permanent, les premiers albatros, les pétrels-tempête. Ce n´est jamais facile, la mer est croisée entre les dépressions qui font le tour du globe, les coups de vents qui se succèdent, les déviations de côte avec la pointe de l´Afrique. Ici, tu peux abandonner les polaires de vitesse théoriques… Tu as toujours l´impression que tu pourrais aller plus vite : et pourtant, dès que tu forces la toile, tu payes l´addition comptant.»

 

L´Océan Pacifique par Derek Hatfield (Algimouss – Spirit of Canada) : en danger permanent

« Pour moi, le Pacifique est le plus dangereux de tous. La descente jusqu´au Cap Horn est souvent délicate avec la côte du Chili sous le vent. On est vraiment seul, loin de tout. Le Cap Horn, c´est vraiment la délivrance, mais les difficultés ne sont pas encore terminées. Lors de mon dernier tour du monde en solitaire, j´ai subi des vents de quatre-vingts nœuds et j´ai chaviré…  Mais le Horn, c´est comme le sommet d´une montagne. Même si tu as souffert pour y arriver, derrière, c´est une sorte de descente. »

 

La remontée de l´Atlantique par Vincent Riou (PRB) : longue et stressante

« C´est une portion intéressante, mais longue, très longue… Quand tu passes le Horn, tu penses que tu en as terminé alors qu´en fait il te reste 7000 milles à parcourir. Même si le parcours est intéressant, cette remontée est très stressante : tu sais que le bateau est fatigué ; dès que ça mollit, tu fais tes revues d´inspection. C´est très épuisant nerveusement, parce que les masses d´air sont instables et que tu peux tout gagner ou tout perdre. Maintenant, il faut reconnaître que pour moi, c´est un bon souvenir, c´est là que j´ai construit ma victoire. Cette année on peut s´attendre à nouveau que le leader au Cap Horn ne soit pas forcément le même à l´arrivée… »

 

Les voix du large…

 

Michel Desjoyeaux (Foncia) : « En 2001, j´avais gagné avec 24 heures d´avance sur Ellen. En 2005, Vincent avait six heures d´avance sur Jean. Il se pourrait qu´en 2008, les deux premiers naviguent à vue sur la ligne d´arrivée. »

 

Jean Le Cam (VM Matériaux) : « Le dernier Vendée Globe n´était pas un échec pour moi. Je ne reviens pas pour me venger. Il n´y a rien d´inachevé, il y a une nouvelle histoire, avec des acteurs différents, un parcours qui sera forcément différent, avec tout le mystère que cela comporte. Il n´y a aucune amertume, je reviens avant tout parce que cette course me plaît ».

 

Echos des pontons…

 

Le 60 pieds IMOCA de Steve White s´appellera donc Toe in the water (un orteil dans l´eau – expression idiomatique qui signifie aller progressivement de l´avant), du nom d´une association de bienfaisance pour les victimes de guerre de l´armée britannique. Plusieurs des partenaires de Steve White sont eux-mêmes des anciens combattants ou on des liens avec les forces britanniques. Coup double donc, pour ces mécènes qui aident Steve White à réaliser son rêve et qui peuvent communiquer autour des anciens combattants blessés. Brian Thompson avait déjà marqué son soutien à l´association « Toe in the water » en invitant deux membres du projet à rejoindre son équipage pendant la semaine de Cowes.

 

Jean-Yves Chauve aux commandes de l´infirmerie

Le docteur Chauve sera à nouveau le médecin officiel de la course. Grâce au partenariat qu´il a développé avec Europ Assistance, il sera disponible 24h/24 et pourra expérimenter des diagnostics et des conseils plus sophistiqués par le biais d´Internet.

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Le groupe Bénéteau entre dans le domaine des Yachts de luxe.

Bénéteau
Bénéteau

Le groupe Bénéteau, leader mondial en voile et leader européen du bateau à moteur de 5 à 15 mètres, prépare son entrée dans le domaine des grands Yachts (bateaux à moteur de + de 15 mètres).
 
C’est en Italie, numéro un mondial du design et de l’innovation dans le domaine des Yachts de luxe, que le groupe vient de créer  la société Monte Carlo Yachts SPA en charge du développement d’une nouvelle gamme de bateaux à moteur Open et Fly.
 
Le groupe confie la direction de cette nouvelle société au manager italien Carla Demaria.
Carla Demaria a effectué la majeure partie de son évolution professionnelle au sein du groupe italien Azimut-Benetti où elle a siégé au comité de direction pendant plus de 20 ans, et occupé depuis 2002 la fonction de PDG de la société Atlantis. L’expérience acquise et sa profonde connaissance du marché  l’ont aussi amenée  à assumer la charge de Vice-président de UCINA, fédération italienne du nautisme.
 
Un groupe leader évoluant sur des marchés en croissance
Numéro 1 mondial des constructeurs de bateaux à voile, le groupe Bénéteau poursuit sa progression sur le marché des bateaux à moteur et étend son offre sur les unités au-delà de 15 mètres. Il  figure désormais parmi les tout premiers acteurs européens.
 
Acteur de premier plan sur le marché de l’habitat de loisirs, Bénéteau entreprend de se développer  sur  le marché de l’habitat résidentiel. Avec la conception et la fabrication de maisons à ossature bois, il ambitionne de rendre accessible en terme de prix, un habitat de qualité répondant aux exigences du développement durable.

Chiffres clés :
Chiffre d’affaires 2007-2008 : 1,09 milliard d‘euros                                              
6 000 salariés – 24 sites de production
Présent dans plus de 50 pays

Source : Groupe Bénéteau
www.beneteau-group.com

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Finot-Conq : une longue histoire sur le Vendée Globe.

Finot Conq
Finot Conq

Avec dix-huit 60’ open conçus et construits en 19 ans et 4 victoires sur 5 éditions du Vendée Globe (1989-90 : Bagages Superior skippé par Alain Gautier, 1996-97 : Geodis skippé par Christophe Auguin, 2000-01 : PRB et Michel Desjoyeaux puis 2004-05 : PRB et Vincent Riou), le cabinet d’architecture navale Finot-Conq présente cette année 4 nouveaux bateaux : le Générali de Yann Eliès, Hugo Boss skippé par Alex Thomson, le Brit Air d’Armel Le Cléac’h et DCNS pour Marc Thiercelin.

Finot-Conq, c’est l’expérience de plus de 35000 voiliers construits en 35 ans d’architecture navale, dont plusieurs séries construites plus de 1000 exemplaires.
Une collaboration avec les plus grands chantiers : Bénéteau, Del Pardo, Comar, Structures,… mais aussi la conception de voiliers exceptionnels type SuperYachts.

Il faut retenir que le cabinet Finot-Conq a inventé ou perfectionné pour les 60’ open : les bi-safrans, les bômes sur le pont et les haubans sur le bordé, les coques en carbone nomex préimprégné sous vide, les voiles de quille en composite, la première quille inclinable à finir un tour du monde, la quille mobile composite à axe intégré, les dispositions de ballasts avec une quille inclinable, les doubles dérives asymétriques, les mâts-ailes avec barres de flèches sur le pont, les safrans relevables en cas de choc.

Finot-Conq investit dans la recherche, un programme de trois ans, animé par Jérémie Raymond, est axé sur le planning des coques larges avec de nouveaux codes CFD et les moyens d’essai du bassin des carènes de l’École Centrale de Nantes.

Le cabinet participe également à un programme de recherche avec l’Université de Bretagne Sud Lorient et le professeur Christophe Baley, centré sur l’utilisation dans la construction nautique de fibres végétales comme le lin. Jean-Marie Finot se consacrant de plus à la recherche, aux programmes de développement durable et à l’aide humanitaire (développement d’habitats d’urgence).

Source : Finot-Conq
www.finot.com

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De l’avance, mais des derniers milles à risques

idec
DR

“So far, so good !” L’expression dans la langue de Shakespeare au diapason de l’actualité Américaine du jour, est de Jean-Yves Bernot, routeur navigateur de Francis Joyon et du maxi trimaran IDEC, jamais avare d’un bon mot pour résumer la situation présente. Avec plus de 550 milles parcourus ces dernières 24 heures, et la perspective d’aligner aujourd’hui le même niveau de performance, Joyon semble plus que jamais en position de gagner son pari. Las! Un “marasme” dépressionnaire est étalé paresseusement sur tout le périmètre de la zone d’arrivée à San Salvador, et lorsque le multicoque géant commencera demain à ralentir, le plus tard possible espère-t’on, les milles (200? 300?) qu’il restera alors à parcourir seront douloureux, chers et fort longs…

Avec 300 milles d’avance en ce milieu de journée de mardi, 800 milles restant à parcourir et une échéance fixée à vendredi prochain 7 novembre à 18h20 (françaises) pour détrôner Thomas Coville, la logique mathématique semble jouer en faveur du marin de Locmariaquer. Mais une telle logique prévaut rarement en sport de voile. IDEC est un voilier conçu pour affronter la brise. Piégé dans les petits airs, ses 11 tonnes peinent à se détacher de l’élément liquide. Francis le sollicite pour l’heure au maximum  avec la pugnacité et la force qui le caractérisent. Un final haletant se dessine. Vendredi sera pour Joyon un autre “D Day”….

L’avis de Jean-Yves Bernot

“Francis est entré hier dans l’alizé” explique Jean-Yves Bernot, “Nous avons bien géré l’empannage de ce matin et IDEC oriente de plus en plus ses étraves cap au Sud Ouest. il devrait conserver une bonne vitesse jusqu’à demain mercredi en milieu de journée…. après, cela se gâte.” C’est là résumer tout le final qui attend Francis Joyon. La Route de la Découverte qu’il vient d’ouvrir fera-t’elle ou non référence dans les années à venir? Délaissant après les Canaries la route sud “traditionnelle” pour cause d’absence d’alizés, IDEC est allé batailler avec les pièges de l’anticyclone des Açores pour gagner dans l’ouest avec de la vitesse. Sa route l’a mené loin dans le nord, à la latitude des Bermudes. Il a découvert ensuite et un peu à ses dépends l’écart qui existe entre les prévisions météos les plus sophistiquées et la réalité des système d’Atlantique Nord. En a résulté de longues, trop longues heures à toute petite allure, que Francis a su ensuite effacer grâce à son incomparable capacité à aller vite longtemps. Il retrouve depuis hier un régime de vent d’ouest qu’il négocie “au millimètre” à coups d’empannages parfaitement synchronisés, et en mettant tout son talent à la barre pour descendre dans le vent avec du cap et de la vitesse. “Cette course aura de toutes façons été passionnante” explique calmement Francis, “car elle nous confronte à des enchaînements de systèmes auxquels nous ne sommes pas habitués.”

Le 8ème jour de course se lève pour Francis Joyon en route vers les Amériques. Tous les paris restent ouverts, toutes les issues envisageables. Demain est un autre jour.

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Tous les concurrents à quai

Green Dragon arrive au Cap 2008
DR

Le vent s´est évanoui au moment où le concurrent hollandais Delta Lloyd se présentait sur la ligne devant Cape Town, rendant les deux derniers milles un peu laborieux pour l´équipage qui s´adjugeait la 7ème place du classement d´étape et la 7ème du général après 3 manches. Les efforts du team technique de Delta Lloyd vont se porter sur la longue “job list” qui les attend pour préparer le VO 70 – ex ABN AMRO ONE, vainqueur de la précédente édition- au départ de la prochain étape, fixé au samedi 15 novembre prochain. Inscrit à la dernière minute, Lloyd a eu un petit mois pour préparer son entrée dans la course. Sa prestation dans cette première étape où le VO hollandais est resté presque jusqu´à la fin au contact des équipages les mieux préparés a marqué les esprits et en a fait un challenger à ne pas négliger.

La veille, lundi, les arrivées se sont espacées tout au long de la journée comme prévu. 4ème à franchir la ligne, le concurrent sino-irlandais Green Dragon empochait 5 points  à 8h 12(heure Paris) et prenait la troisième place au général provisoire.  Suivait quatre heures plus tard,  en 5ème position, Telefónica Blue sur lequel navigue le Français Laurent Pagès comme chef de quart. Six heures après, c´était au tour de Team Russia de se présenter sur la ligne et de prendre les 3 points de sa 6ème place.

Toujours en mer, l´équipage espagnol de Telefónica Black connait donc une fin d´étape difficile après son embardée de mercredi dernier, où le VO 70, en retombant violemment  sur une mauvaise vague, a subit de graves avaries sur ses appendices et sur une voile.

 

Arrivées à Cape Town :

1 Ericsson 4/Suède – Skipper : Torben Grael/Brésilien) – 8 points

2 PUMA USA/Skipper : Ken Read/Américain)  – 7 points

3 Ericsson 3/Suède – Skipper : Anders Lewander/Suédois)  – 4 points (dont -2 points de pénalité)

4 Green Dragon/Irlande/Chine – Skipper : Ian Walker/Anglais) – 5 points

5 Telefónica Blue/Espagne – Skipper : Bouwe Bekking/Hollandais) – 4 points

6 Team Russia/Russie – Skipper : Andreas Hanakamp/Autrichien) – 3 points

7 Delta Lloyd/Hollande – Skipper : Ger O´Rourke (Irlande) – 2 points

8 Telefónica Black/Espagne – Skipper : Fernando Echávarri (Espagne) – 1 point à venir

 

Classement général provisoire après trois manches:

1 Ericsson 4                     14 pts

2 PUMA                           13 pts

3 Green Dragon                   11 pts

4 Telefonica Blue               10 pts

5 Telefonica Black             6 pts  (+ 1 point à venir)

6 Ericsson 3                     5 pts

7 Delta Lloyd                    4 pts

8 Team Russia                    4 pts

 

 

ITV Laurent Pagès – Chef de quart sur Telefónica Blue

 

Vous connaissiez mieux la régate que la course au large. Dans quel état d´esprit êtes-vous en arrivant à Cape Town ?

LP : C´est une délivrance. On a eu une première étape un peu difficile à cravacher derrière les autres tout le temps, puisque nous avons dû  nous arrêter à Gibraltar après 24h de course, suite à notre avarie de gouvernail. Ce n´était pas facile, car à partir de ce moment-là il a fallu grappiller les milles tous les jours. On a eu aussi quelques difficultés complémentaires avec notre spi etc… Ce n´était psychologiquement pas toujours facile de reprendre le dessus en continu, de se battre tout le temps pour espérer gagner quelques points sur ce parcours. Mais on savait qu´avec cet arrêt et la pénalité de 12 heures qui allait avec, on pouvait difficilement jouer pour la gagne dans cette manche. Donc on a essayé de limiter la casse et de faire le mieux possible.

 

Cette étape correspondait-elle à ce que vous imaginiez ?

 

LP : Oui, c´est assez proche de ce que je pensais. Il y a peu moments de répit. Il y en a même très très peu. Par contre il y a beaucoup de difficultés, de contrariétés, des efforts, de l´inconfort… agrémentés entre tout cela de quelques moments de bonheur absolu difficiles à trouver ailleurs. Des moments très certainement très exclusifs et qui valent toutes les difficultés qu´on rencontre aussi. Plus l´accueil qu´on a ici, à Cape Town… C´est un grand moment de bonheur.

 

Vous avez été dans les 40èmes ?

 

LP : Oui. On est descendu au sud pour aller chercher un peu plus de vent. On y a trouvé le froid et la condensation dans le bateau qui faisait qu´on avait l´impression qu´il y pleuvait. Il faisait sec dehors et il pleuvait dans le bateau !!! A part cela, ce n´était pas vraiment ce qu´on appelle le grand sud. C´était un aperçu,  avec les albatros, le ciel gris,  quelques risées et quelques vagues un peu fortes. Mais non, ce n´était qu´un avant-goût.

 

Vous êtes toujours content d´être là ?

LP : Oui. Bien sûr.

Ils ont dit :

 

Damian Foxal – Chef de quart sur Green Dragon :

                                        

« Cette descente de l´Atlantique a été fantastique. Ce parcours est une grande classique de la Volvo avec son arrivée en Afrique du Sud. Nous avons eu un peu de tout. Les Alizés, le Pot au Noir – léger- , l´Atlantique Sud. On a même réussi à descendre vraiment Sud. Les 4 bizuths que nous avons à bord ont eu un avant-goût de ce qui les attend. On a vu des albatros, du froid et du vent fort. Le bateau allait bien. Je crois vraiment dans le Team Green Dragon et dans son potentiel. C´est sûr que nous avons un grand retard par rapport aux équipes à deux bateaux. Green Dragon a été mis à l´eau seulement trois mois avant le départ de la course. Normalement, c´est fait un ou deux ans avant… Avec ce que nous avions en mains, nous n´avons pas pris trop de risques dans la construction du bateau, le choix de voiles, le choix de mât etc… On a une très bonne équipe. Maintenant il faut s´améliorer au fur et à mesure de la course. Mais notre objectif est vraiment d´être réguliers, éviter trop de casse et essayer de finir toujours dans les trois premiers ou en tout cas assez proches. Si on peut faire cela à chaque étape, on peut vraiment se donner toutes les chances de gagner cette course. En ce moment, j´ai une pensée toute spéciale pour Jean-Pierre Dick qui va prendre le départ du Vendée Globe dimanche prochain. Je lui souhaite de faire une très belle course. Lui et son équipe méritent de faire un bon résultat, car ils ont fourni un super travail de préparation. Mais cela ne va pas être facile avec près de 30 bateaux au départ. Mais je souhaite à Jean-Pierre, mais aussi à d´autres amis une super course et à tous de revenir aux Sables d´Olonne en sécurité. »

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Vers un départ au près?

skippers vendee globe 2008-2009
DR

Une grosse dépression va intéresser l’Outre-Manche avec plus de quarante noeuds sur l’Irlande samedi soir… Les Sables d’Olonne seront sur la bordure Sud de cette perturbation qui se déplacera rapidement vers l’Est : une belle journée samedi avec de la douceur, sous un flux léger à medium de secteur Sud-Ouest et un ciel encore bien dégagé. Puis un peu d’humidité dans la nuit de samedi à dimanche au passage d’un front en phase de dégénérescence : dimanche s´annonce donc agréable mais tout de même modérément venté devant les Sables d’Olonne avec une quinzaine de noeuds de secteur Sud-Ouest, une belle houle du large et un ciel mitigé.

Premier passage à niveau…

Pour les trente solitaires, l’entrée en matière sera donc modérément douce puisque c’est au près, à tirer des bords dans le golfe de Gascogne que ces premières heures de course devraient se dérouler. Vingt noeuds, vingt-cinq noeuds de secteur Sud-Ouest à Ouest à affronter la première nuit, mais cette brise mollira progressivement en tournant à l’Ouest avant le lever du jour. Pas de grandes options tactiques à attendre mais un sacré passage stratégique au cap Finisterre programmé pour mardi : un anticyclone s’installe au large du Portugal et la brise devrait être plutôt molle pendant quelques heures au large de Porto… Une première barrière météorologique ? Une première hiérarchie avant les Canaries? A suivre, au fil des évolutions des prévisions.

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Un nouveau Crêpes Whaou ! pour Franck-Yves Escoffier

nouveau crepes whaou 2009
DR

Acteur de la Class´50 Open depuis plusieurs années, Crêpes Whaou ! a toujours cru en l´avenir de cette classe et n´a pas ménagé ses efforts pour convaincre. Aujourd´hui, tandis que les projets fleurissent au sein de cette classe, Crêpes Whaou ! confirme donc qu’il a décidé de repartir sur trois coques. Fort de son expérience en 50 pieds, entouré de talents incontestés, Franck-Yves Escoffier reprend la barre du nouveau projet. 
Vainqueur multirécidiviste dans les plus grandes transats, le Malouin remettra tous ses titres en jeu dès la rentrée prochaine. Un défi que toute l´équipe Crêpes Whaou ! relève avec enthousiasme.

Une concurrence mieux armée

Yves Le Blévec, équipier de Franck-Yves sur la transat Québec Saint-Malo, vient d´annoncer un bateau neuf. Le skipper de Crêpes Whaou ! est bien placé pour savoir que ce marin talentueux n´arrive pas sur le circuit pour faire de la figuration. Il faut donc innover. « Yves arrive avec un bateau complètement différent de l´actuel Crêpes Whaou ! Or, pour nous il y a encore des moyens de gagner en vitesse, notamment avec de nouvelles formes. Je pense qu´avec l´actuel bateau, nous avions de la marge en termes de vitesse et de sécurité. Sans sacrifier la sécurité, nous pouvons gagner en performance avec un bateau plus léger, plus raide. Il sera moins confortable, c´est certain. Nous serons au maximum autorisé par la jauge , explique Franck-Yves Escoffier.

« Davantage de rythme »

Pour Crêpes Whaou ! et Franck-Yves, le nom de l´architecte s´est imposé comme une évidence et c´est à Vincent Lauriot-Prévost qu´ils ont encore confié le crayon : « Nous changeons les flotteurs, la coque centrale, ce qui nous permet aussi de positionner différemment le mât et les bras de liaison. Avec Franck-Yves, nous sommes clairs sur le dosage performance sécurité. Nous devons anticiper le fait qu´il y aura désormais davantage de rythme dans cette classe, donc que les skippers prendront plus de risques. On va faire un peu plus en termes de sécurité ». Le trimaran devrait sortir du chantier CDK dans le courant de l´été prochain ce qui lui laissera quelques mois pour peaufiner les réglages avant la Transat Jacques Vabre.

L’actuel Crêpes Whaou ! à vendre

Pour Bertrand Chambert-Loir, directeur du développement de Crêpes Whaou ! : “nous sommes aujourd´hui satisfaits de voir cette classe se développer ainsi et nous avons bien l´intention de continuer à jouer les premiers rôles. L´histoire des trois coques Crêpes Whaou ! a sept ans, six grandes victoires et bientôt trois bateaux. Avec tous ceux qui nous suivent nous avons vécu des moments inoubliables. D´autres belles pages nous attendent, dans un contexte un peu différent, avec davantage de concurrents. Nous sommes tous très motivés pour relever ce défi ».

L´actuel Crêpes Whaou ! l´un des trimarans les plus titrés de la course au large, est lui à vendre et attend avec impatience un coureur ambitieux, avec une âme de trouble-fêtes. « Ce bateau a un potentiel énorme. Mené par un skipper talentueux, il reconnaît parfaitement la route des podiums ! » lance Franck-Yves Escoffier. Avis aux amateurs…

 

Les 6 grandes victoires du tandem Franck-Yves Escoffier / Crêpes Whaou ! :


Les deux dernières Routes du Rhum (2002, 2006)
Les deux dernières Transat Jacques Vabre ( 2005 avec K.Escoffier, 2007 avec K.Fauconnier)
Les deux dernières Québec-Saint-Malo (2004, 2008)

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Joyon : le suspense demeure

Idec Francis Joyon
DR

Francis Joyon parviendra-t-il à couper la ligne d’arrivée de San Salvador (Bahamas) avant vendredi à 18h20 (HF), pour battre les 10 jours, 11 heures et 50 minutes de Thomas Coville ? Ce lundi midi, il lui reste une centaine d’heures pour y parvenir et 1350 milles – sur la route directe – à couvrir. Autrement dit il lui faut tenir une moyenne supérieure à 13,5 nœuds sur la route (celle du record à battre est de 15,5). En théorie, ce rythme est dans les cordes d’IDEC… mais méfiance quand on sait que la moyenne du maxi-trimaran rouge peut aussi chuter entre 4 et 6 nœuds dans la pétole, comme ce week-end.

D’un extrême à l’autre

Au sortir d’une nuit extrêmement difficile, entre calmes (très) plats et grains, « une de mes nuits de bateau les plus dures !» dit même le recordman absolu du tour du monde en solitaire. « C’était exactement comme dans un Pot au noir, éclairs compris, encore que souvent il y a plus de vent dans le Pot au Noir» raconte Joyon. « Je suis entré dans une barre noire sur l’horizon et de nuit le vent tournait dans tous les sens, le bateau marchait à 4 nœuds en allant au sud puis au nord… les voiles battaient… c’était très difficile. Les fichiers météo m’avaient annoncé beaucoup plus de vent, c’était une mauvaise surprise mais c’est ainsi : la météo n’est pas une science exacte ». D’une manière générale, « ce record est bizarre : ou bien j’avance très vite, ou bien je suis carrément arrêté ! »

117 milles d’avance

Conséquence immédiate de ce week-end à chercher le vent : Francis Joyon a perdu les deux tiers de l’avance qu’il avait réussie à se forger sur le chrono de Thomas Coville lors des 4 premiers jours de course. « Heureusement, j’ai fini par traverser ce front et depuis ce matin, j’ai un bon flux de nord et j’avance de nouveau vite, à 23 nœuds, en route directe. ». L’avance qui était tombée à 88 milles a aussitôt grimpé de nouveau, à 117 milles ce matin à 11h30, alors qu’IDEC navigue par 32°05 de latitude Nord et 50°51 de longitude ouest, cap au 260°, à un peu plus de 1350 milles de l’arrivée à San Salvador.

« Sauf mauvaise surprise comme ce week-end, je devrais avoir des conditions favorables pendant 48 heures, même si le vent va tourner et qu’il faudra sans doute que je lofe (remonte au vent, ndr) puis que j’empanne pour conserver de l’angle et donc de la vitesse », explique un Francis Joyon pas fâché de s’être tiré de ce mauvais pas. « Il faut que je range le bateau qui a très bien tenu dans ces conditions difficiles… et que je me fasse un café pour retrouver un peu de lucidité et prendre les bonnes décisions », raconte le pilote d’IDEC dans un éclat de rire.

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