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Les leaders passent à l’Est

Yann Elies - Generali
DR

Au classement de l’après-midi, Sébastien Josse (BT) et Yann Eliès (11,4 milles derrière) étaient sur le point franchir la longitude de la première porte de sécurité glaces. Les deux hommes de tête étaient d’ailleurs les seuls à aborder cette marque virtuelle par sa face nord. Derrière, leur poursuivants situés plus au sud seront obligés d’empanner pour remonter en latitude et couper en un point cette ligne de 445 milles posée sur le 42e sud. Cet après-midi, Le Cam, Riou et Golding s’étaient déjà réduits à cette manœuvre tandis que Dick, Peyron, Jourdain et Le Cléac’h persistaient à plonger. Ce groupe est étalé sur une centaine de milles en latéral, soit la distance qui sépare Yann Eliès (Generali) le plus au nord de Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) le plus méridional.

Une pause bienvenue

Cette 24ème journée de mer offre en tout cas un brin de répit aux navigateurs. Le front est passé, le soleil est de retour et le vent s’est calmé (15 à 18 nœuds d’ouest). Malgré quelques empannages obligatoires, les marins reprennent des forces après les glissades endiablées de la veille. Cette nuit, les speedomètres ont dépassé les 25 nœuds dans des surfs à l’issue parfois brutale. A bord de PRB, Vincent Riou relatait un désarçonnant départ à l’abattée où il s’est légèrement blessé le pied. Roland Jourdain (Veolia Environnement) décrivait de son côté une nocturne rock’n roll, peuplée de bruits assourdissants.” On est une bande de 10 fous, commentait Le Cam à la vacation, et on se demande jusqu’où ça va aller, combien vont tenir, combien vont tomber. On est assez souvent à la limite du rouge. Mais le pire dans tout ça, c’est qu’on s’habitue “. Cette navigation sur le fil, empêche les marins de sombrer dans les bras de Morphée, alors quitte à ne pas fermer l’œil, les plus frais en ont profité pour se refaire une santé. C’est le cas de Michel Desjoyeaux qui fait son entrée dans le top 10, après avoir doublé ce matin Marc Guillemot (Safran), désormais relégué à 42 milles de Foncia. Ou encore de Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) qui poursuit sa fantastique remontée, croquant au passage un Arnaud Boissières impuissant.

Premier coup de tabac dès cette nuit ?

Aujourd’hui, avec des vitesses de progression qui ont légèrement chuté – autour de 14 nœuds-, de grosses siestes étaient au programme. Il faudra aussi penser à amarrer le matériel car cette parenthèse presque idyllique sera de courte durée.

Une dépression orageuse venue d’Amérique du sud va en effet s’abattre sur la flotte, en commençant par le groupe de chasseurs, de Samantha Davies (Roxy) à Unaï Basurko (Pakea Biskaia). 35 à 40 nœuds de nord-nord-ouest sont annoncés à partir de cette nuit, avec des rafales à 50-55 nœuds et des creux de 4 à 6 mètres ! Le coup de vent atteindra les leaders jeudi après-midi et dès lors, il faut s’attendre à une fin de semaine très mouvementée. Car, phénomène assez courant aux parages de Bonne Espérance, cette dépression sud-américaine gorgée d’air chaud va se coupler avec un front froid qui circule autour des 50e. La mer va sensiblement grossir et les rafales atteindre 65 nœuds. Le grand méchant sud montre pour la première fois ses dents. Il faudra alors faire le dos rond.

La queue du peloton, à l’exception Raphaël Dinelli devrait être relativement épargnée par la première dépression. En tout cas, on ne s’ennuie pas dans ce club des retardataires. A 1500 milles des leaders, ils sont 4 à batailler en 50 milles. Le Canadien Derek Hatfield en a même profité pour doubler Dejeanty et Dinelli.

Meilleure progression

Signée Derek Hatfield. Le skipper d’Algimouss Spirit of Canada a parcouru 371,7 milles ces dernières 24 heures, avec un VMG moyen de 15,5 noeuds.

Voix du large…

Roland Jourdain, Veolia Environnement, 5e, à la vacation du jour « On a une journée plus calme. Hier, c’était carrément rock n’roll. Le plus difficile, dans ces conditions, c’est de trouver le sommeil. J’avais oublié à quel point le bruit, c’était l’enfer. On va se coltiner un paquet de décibels jusqu’aux Kerguelen. Le vent va monter sûrement et on risque d’en avoir pour un moment. »

Armel Le Cléac’h, Brit Air, 8e : « On a un ciel dégagé après le passage du front. On a fait de bons surfs jusqu’à 25 ou 26 nœuds, mais ça a bien molli derrière le front. On sent quand même qu’on rentre dans un monde différent de l’Atlantique Nord. La mer lève plus vite, les conditions sont nouvelles. Trouver le bon compromis demande du temps, mais je prends mes marques. »

Jean-Baptiste Dejeanty, Maisonneuve, 24e : « Le temps a bien changé. C’est un peu la grisaille. J’ai quitté mon jardin pour un endroit que je ne connais pas. J’y vais avec un mélange d’envie et d’appréhension. Le bateau se comporte bien ; je n’ai pas hésité à tirer dessus, du coup j’ai pu réaliser mon objectif qui était d’être aux portes du sud avec d’autres bateaux. J’ai juste quelques petits travaux à faire, mais rien de très important… »

Arnaud Boissières, Akena Vérandas, 17e : « C’est une matinée de transition. Le vent est monté d’un cran et ma véranda surfe à tout va. J’ai vu mon premier albatros. Je suis en pleine forme pour attaquer le sud. J’ai juste un bûcheron suisse énervé dans mon tableau arrière qui attaque. »

Le mot du tour…

Méridien de Greenwich : Le méridien de Greenwich porte son nom car il passe par l’observatoire royal de Greenwich (Royaume Unis), défini à la fin du XIXe siècle comme la longitude de référence qui marque le passage entre l’hémisphère ouest et l’hémisphère est. Il correspond donc à la longitude 0°.

Les premiers au pointage de 16 heures

1- Sébastien Josse (BT) à 18 232 milles de l’arrivée

2- Yann Eliès (Generali) à 11,4 milles du leaders

3- Jean Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) à 42,3 milles

4- Loïck Peyron (Gitana Eighty) à 67,5 milles

5- Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 83 milles

Les premiers étrangers

9- Mike Golding (Ecover) à 110,5 milles

12- Dominique Wavre (Temenos II) à 260,1 milles

13- Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) à 499 milles

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La deuxième étape s’achève

Ericsson 4
DR

Inédit en compétition à voile, cette remonté nord-nord-est de l´Océan Indien a été vécu avec plus ou moins de bonheur et de chance par les 8 concurrents de l´épreuve. Il aura fallu entre 15 et 17 jours de mer pour venir à bout de quatre systèmes météo bien distincts. Commencée dans le chaos des Quarantièmes, agrémenté (?) des effets du très fort courants contraire des Aiguilles le longs de la côte sud-est de l´Afrique, la course s´est poursuivit par une belle chevauchée dans les alizés de sud-est, avant d´être arrêtée net par le Pot au Noir indien (sauf pour E4 et T Blue !) pour enfin finir dans les dévents thermiques le longs des côtes indiennes. Bref comme l´a souligné le navigateur d´Ericsson 4 : « Une étape qu´on aborde au début comme un lion et qu´on termine humble comme un agneau ».

Grand vainqueur de l´étape, Ericsson 4 a semblé survoler les débats. Il moissonne le maximum de points sur cette troisième manche après avoir franchi en tête le 58° méridien, marque de passage intermédiaire, puis en coupant la ligne d´arrivée en vainqueur. Ce sans faute renforce le leadership de Torben Grael et de l´équipage international de l´Ericsson Racing Team avec 26 points au compteur au classement général provisoire.

Grand déçu de cette troisième manche, Puma, victime d´une avarie de structure au premier tiers du parcours, et qui est arrivé à l´arrachée en 5ème position à Cochin. Avec le cumul des points du passage intermédiaire et le classement d´étape, l´équipage américain n´empoche que 5 points sur cette étape, alors que Telefónica Blue, second à Cochin engrange 9 points, ce qui lui permet de se hisser à la seconde place du classement général, à 1 point devant Puma, relégué à la 3ème position du général avec 18 points.

Green Dragon, dont la rupture de bôme en début d´étape a largement hypothéqué les performances sur ce parcours indien s´est classé 7ème à Cochin et prend la 4ème place au général avec 16 points.

Ericsson 3, 3ème à Cochin prend la 5ème place au général avec 14,5 points. Un total surprenant quand on sait que le second VO 70 du Team suédois avait été frappé d´une forte pénalité en points pour non-conformité de quille au départ d´Alicante. Ce jugement avait empêché l´équipage d´engranger de précieux points à l´issue de l´in port d´Alicante, du passage des Iles Fernando de Noronha et à l´arrivée à Cape Town. Le mal étant réparé par le remplacement d´un nouveau voile de quille en Afrique du Sud, l´équipage des « nordiques » d´Ericsson 3 semble parfaitement disposé à jouer les épouvantails au côté de son alter égo International.

Le 6ème VO 70 au classement général avec 13,5 points, est Telefónica Black, arrivé 4ème à Cochin, suivi ex aequo, avec 7,5 points, Delta Lloyd et Team Russia, avec un avantage à Delta Lloyd en cumul de meilleures places qui prend donc la 7ème place.

Peu avant l´arrivée de Team Russia au ponton, le village course de cette escale indienne venait d´être inauguré en grande pompe devant un public très nombreux, et qui ne cesse d´augmenter depuis l´arrivée des premiers concurrents. Il faut dire que le Team Ericsson avait fait les choses en grand pour fêter la victoire d´Ericsson 4 en commandant quelques éléphants pour venir saluer la performance de leurs navigants. Cochin marque la première visite de la Volvo Ocean Race/Whitbread Round the World Race en Asie en 35 ans d´existence. Les célébrations de l´inauguration du village ont largement été à la hauteur d´une telle première.

Après quelques jours de repos, la course reprendra ses droits avec le départ de la 3ème étape, le samedi 13 décembre, cap sur Singapour avec 1 950 milles devant les étraves.

Classement de l´étape Le Cap – Cochin

1. Ericsson 4

2. Telefónica Blue

3. Ericsson 3

4. Telefónica Black

5. Puma

6. Delta Lloyd

7. Green Dragon

8. Team Russia

Classement général provisoire après les arrivées à Cochin

1. Ericsson 4: 26 points

2. Telefónica Blue: 19 points

3. PUMA: 18 points

4. Green Dragon: 16 points

5. Ericsson 3: 14.5 points

6. Telefónica Black: 13.5 points

7. Delta Lloyd: 7.5 points

8. Team Russia: 7.5 points

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Les six premiers en 100 milles

BT - Sébastien Josse / VG
DR

Ils y sont : l’Océan Indien commence à devenir une réalité tangible. Aux lumières basses et aux vols des albatros sont venus s’ajouter un vent forcissant et une houle qui a pris de l’amplitude. Comme les vitesses des concurrents. Même si la nuit incite à la prudence, on a pu voir avant le coucher du soleil des solitaires flirter régulièrement avec la barre des vingt nœuds de moyenne. Le premier passage de front a permis à la tête de flotte d’accélérer la cadence et de creuser un nouvel écart avec les poursuivants. Marc Guillemot (Safran) et Michel Desjoyeaux (Foncia) pointent en effet ce matin à plus de 200 milles de Sébastien Josse qui semble se plaire dans rôle de leader. Plus loin encore, Sam Davies (Roxy) et Brian Thompson (Barhain Team Pindar) peinent à s’extraire des calmes générés à l’arrière du petit front qui les a rejoint hier. Il semble que rien n’est acquis à voir la valse des classements d’une journée à l’autre : à cinq heures, 13 malheureux petits milles séparaient le cinquième Roland Jourdain (Veolia Environnement) du huitième Jean Le Cam (VM Matériaux). Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat), quant à lui, a dévoilé ce matin que son bout-dehors avait de nouveau été endommagé. Le navigateur suisse qui a détecté le problème à l’entrée du pot-au-noir n’a pu remplacer les tissus de carbone affectés qu’hier, compte tenu des vents rencontrés. Bernard croise maintenant les doigts pour que la réparation tienne.

Mais l’information qui taraude tous les esprits est bien la modification de la position de la deuxième porte des glaces dite Porte de Kerguelen. De toute évidence, les effets du changement climatique sont perceptibles, qui amènent de plus en plus fréquemment des icebergs à des latitudes inhabituelles. Devant cette situation atypique, la direction de course a pris ses responsabilités en modifiant, comme prévu aux instructions de course la position de la porte des Kerguelen.

Classement du mercredi 3 décembre à 5 heures :
1- Sébastien Josse (BT) à 18368 milles de l’arrivée
2- Yann Elies (Generali) à 41,9 milles du premier
3- Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) à 43,2 milles du premier
4- Loïck Peyron (Gitana Eighty) à 67,2 milles du premier
5- Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 84,3 milles du premier

Sélection internationale :
9- Mike Golding (Ecover) à 112,5 milles du premier
12- Dominique Wavre (Temenos II) à 253,8 milles du premier
13- Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) à 490,1 milles du premier

Rappel du communiqué diffusé hier à 21h

La porte des glaces dite de Kerguelen a été décalée comme suit : elle sera positionnée par 46°S entre les longitudes 25°E et 34°E, ce qui correspond à une remontée dans le nord de la porte d’environ 130 milles et dans l’ouest de 600 milles.

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La deuxième porte des glaces décalée dans le nord

iceberg barcelona race jean pierre dick
DR

La porte des glaces Kerguelen a donc été décalée comme suit : elle sera positionnée par 46°S entre les longitudes 25°E et 34°E, ce qui correspond à une remontée dans le nord de la porte d’environ 130 milles (soit une distance d’environ 230 km) et dans l’ouest de 600 milles soit environ 1000 km. La mise en place des portes correspond à la volonté de l’organisation d’éviter au maximum les risques de rencontres avec des growlers, plaques de glace dérivantes détachées d’icebergs isolés. Etablies au départ en fonction des données statistiques dont disposait l’organisation, elles pouvaient être éventuellement déplacées en fonction des nouvelles données fournies par CLS, chargé pour le compte de la course de faire une observation en temps réel des glaces dans les mers du sud. C’est ce cas de figure qui se présente aujourd’hui par la conjonction de deux phénomènes ;
- Premièrement, les dernières observations ont permis de détecter deux icebergs -et donc des risques de glaces dérivantes aux alentours- légèrement au sud de l’orthodromie, route la plus courte d’une porte à l’autre.
- Deuxièmement, les données météorologiques font apparaître que la route la plus rapide pour rallier ces deux portes serait d’empanner directement dès le passage de la première porte des glaces pour aller chercher des vents nettement plus favorables au sud.
Cette analyse partagée par la direction de course du Vendée Globe, Sylvain Mondon de Météo France, Louis Mesnier de CLS et Alain Gautier, consultant sécurité pour l’épreuve, a donc conduit logiquement à cette modification de parcours. L’ensemble des concurrents a été averti ce soir par un message écrit sur Inmarsat doublé d’un e-mail. Le décalage dans l’ouest de la porte est justifié par la nécessité de permettre aux concurrents de ne pas s’approcher par la suite trop près des hauts-fonds de l’Archipel des Kerguelen.

Extrait de l’article 8.2.2 des instructions de course du Vendée Globe 2008-2009
Pour signaler un changement de parcours, la Direction de Course a envoyé à tous les concurrents avant le passage de la porte précédente, un message écrit sur Inmarsat ” C ” et sur e-mail du bateau, éventuellement doublé par instructions verbales notamment par téléphone satellitaire…

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Les leaders approchent de la première porte

Paprec-Virbac 2
DR

Moral en baisse

L’humeur des acteurs du Vendée Globe épouse aujourd’hui les formes de la houle du grand sud : une succession de creux et de crêtes selon le bonhomme et son actualité. La fatigue provoquée par l’intensité de la régate océanique qui se joue depuis 23 jours – rappelons que les 9 premiers concurrents se tiennent en 94 milles -, et la succession d’empannages sportifs opérés hier et la nuit dernière dans 25 nœuds de vent, y sont pour beaucoup. A l’usure passagère des hommes s’ajoute celle du matériel. C’est ainsi que Loïck Peyron a brûlé du temps et de l’énergie pour sauver son gennaker passé à l’eau et enroulé autour de la quille de Gitana Eighty, une opération qui lui a coûté deux places au classement. Peyron avouait subir depuis plusieurs jours une succession de pépins techniques qui lui empoisonnent la vie. Il doit désormais monter au mât pour récupérer sa drisse. A la vacation, il avait la voix éteinte.

Marc Guillemot, lui, pestait contre son pilote automatique, responsable de son ralentissement hier. Obligé de réduire la toile pour éviter la sortie de route, le skipper de Safran a perdu du terrain sur Foncia – Michel Desjoyeaux, qui a passé plus de 20 heures à la barre hier n’est plus qu’à 21 milles du plan Verdier VPLP ! -. Ce matin, ” Marco ” avait retrouvé les bons réglages et remis le ” turbo “. Mais ces contrariétés ont entamé le moral du Trinitain qui sentait le poids du stress et de la fatigue peser sur ses épaules. Autres soucis matériels à déplorer : la dérive tribord de Jonny Malbon, endommagée suite à sa rencontre hier soir avec un cétacé. Raphaël Dinelli a de son côté réussi à réparer sa drisse de grand-voile mais s’interroge sur la fiabilité de sa réparation.

En hausse

A l’autre bout du spectre, certains navigateurs affichaient la mine des bons jours. C’était le cas de Dominique Wavre, heureux de prendre la barre de Temenos, tout en sirotant un bon café chaud ; de Samantha Davies (Roxy) regrettant d’avoir raté le lever du jour et de Steve White (Toe in the Water) qui ne s’est jamais senti aussi bien qu’au réveil ce matin. Les deux concurrents de tête avaient eux aussi de quoi se réjouir. Sébastien Josse, qui a pris les commandes il y a trois jours, naviguait sous génois et grand-voile haute, satisfait de tenir la dragée haute à ses poursuivants. Quant à Yann Eliès, il se targuait d’avancer à 17 nœuds tout en restant allongé bien au chaud dans son sac de couchage. Jean Pierre Dick, quant à lui, tient la forme olympique : il est en effet le plus rapide entre les deux derniers classements avec 18,1 nœuds de vitesse moyenne !

A la niaque

Désormais ” tout va se faire à la niaque ” affirmait Michel Desjoyeaux. Autrement dit, la vitesse des bateaux et les classements seront soumis à la volonté et à la capacité des navigateurs à porter plus ou moins de toile. Dès lors, les performances des grands monocoques reflèteront le mental et la fraîcheur des hommes : il y aura à coup sûr des hauts et des bas.

La situation météo aura aussi son rôle à jouer. Or, elle se complique à mesure qu’on recule dans le classement. Le front qui propulse les bateaux de tête dans des surfs à 20 nœuds n’est pas aussi coopératif avec Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) et encore moins avec Samantha Davies (Roxy) aux prises avec du petit temps. En revanche, les conditions vont s’aggraver par l’ouest au passage d’une dépression qui apportera au groupe composé de Dee Caffari (Aviva), Arnaud Boissières (Akena Vérandas), Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat), Jonny Malbon (Artemis), Steve White (Toe in the Water) et Rich Wilson (Great American III), des vents forts de nord-ouest avec des rafales à 50 nœuds ! Cette dépression devrait épargner (relativement) les concurrents qui ferment la marche plus au nord.

Meilleure progression

Attribuée à Michel Desjoyeaux qui a parcouru 367,4 milles ces dernières 24 heures (soit 15,3 nœuds de moyenne). Il faut dire que le skipper de Foncia, est désireux de s’immiscer dans le top 10 avant d’entrer dans l’océan Indien.

Voix du large…

Jean Pierre Dick, Paprec-Virbac 2, 3e au classement de 16h00 : « On enfile les polaires, les températures baissent chaque jour. Concernant le croisement avec PRB, je ne me suis rendu compte de rien, c’est Vincent (Riou) qui m’a appelé sur l’iridium. Quand je suis sorti sur le pont, tout était fini… Sinon, le paysage est gris, c’est le début des albatros. La fin de journée d’hier était agitée avec deux empannages par vingt-cinq nœuds de vent. Du coup, cette nuit, j’ai bien dormi : trois sessions de une heure et quinze minutes d’affilée. »

Marc Guillemot, Safran, 10e : « J’étais stressé cette nuit. Je n’arrivais pas à avoir la même toile que les autres. J’ai un problème de réglage de pilote, j’étais obligé de réduire… j’ai modifié quelques paramètres et les choses semblent aller dans le bon sens. Mais c’est tendu quand même. Là, j’ai des surfs à 21 ou 22 nœuds »

Michel Desjoyeaux, Foncia, 11e « Je ne pensais pas revenir aussi vite sur le paquet de tête, mais bon… C’est vrai que depuis quarante-huit heures, j’étais plus sur un mode course du Figaro. Maintenant, les conditions le permettaient et je ne peux pas tenir comme ça éternellement. Une chose est sûre, mes petits camarades de devant ne sont pas à 100%. Sinon, je ne serais pas revenu aussi vite. »

Le mot du tour…

Dérives : appendices qui, contrairement à ce qu’indique leur nom, font office de plan antidérive. Aux allures de près, elles évitent au bateau de ” déraper ” et améliorent sa capacité à remonter au vent. Ces dérives sont réglables – on peut les monter ou les descendre pour modifier la longueur de la partie immergée – sachant que plus la vitesse du bateau est importante, plus il est stable et moins elles ont d’utilité. Au portant, alors que l’allure est rapide, elles sont généralement remontées, pour éviter de générer une traînée hydrodynamique nuisible à la performance.

Les 5 premiers au pointage de 16h00

1- Sébastien Josse (BT) à 18577 milles de l’arrivée

2- Yann Eliès (Generali) à 37,7 milles du leader

3- Jean Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) à 56,4 milles

4- Loïck Peyron (Gitana Eighty) à 64 milles

5- Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 65,2 milles

Les premiers étrangers

9- Mike Golding (Ecover) à 94 milles

12- Dominique Wavre (Temenos II) à 223,3 milles

13- Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) à 413 milles

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Thomas Coville: “il me reste des cartes à jouer”

Thomas Coville Sodebo
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Dans la dernière partie de sa descente de l’Atlantique Sud, le Maxi Trimaran Sodeb’O na pas croisé à vue le monocoque Foncia de Michel Desjoyaux dont la remontée dans la flotte du Vendée Globe force l´admiration : « je regarde Mich´ revenir à fond sur les autres et cela m´aide aussi en quelque sorte. Rien n’est fini pour lui, au contraire, et je me dis que même si aujourd´hui j´ai du retard sur Francis (Joyon, 508 milles mardi soir, ndr), il me reste encore beaucoup de cartes à jouer, » confie le skipper de Sodeb’O qui entame son 14e jour de mer avec 555 milles avalés en 24 heures, à 23 nœuds de moyenne. Et Thomas Coville l’assure : « J´ai décidé de me donner à fond, tous les jours, et on fera les comptes à l’arrivée. »

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Cap sur la première porte des glaces

FONCIA MICHEL DESJOYEAUX
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D’ici 36 heures, les premiers concurrents devraient être à la hauteur de la première porte des glaces, la Porte Atlantique. Pour l’heure, la flotte continue de descendre au gré des empannages dans un couloir entre les 40ème et 41ème degrés sud. Les gains respectifs des uns et des autres se jouent avant tout sur la capacité des navigateurs à conserver une toile adaptée et sur leur angle de descente par rapport au vent arrière. Plus l’angle est proche de l’axe du vent, moins la vitesse est grande : il s’agit alors de trouver le meilleur compromis entre cap et vitesse. En la matière, la gestion du navire dépend de nombre de facteurs : l’état de la mer, la capacité du bateau à partir au surf, la toile portée et bien évidemment, la fatigue du navigateur. Car naviguer ainsi sur le fil du rasoir suppose une vigilance de tous les instants : pour pouvoir dormir un peu, les solitaires doivent alors adapter leur voilure, réduire et bien souvent accepter un petit déficit de vitesse ou de cap. Et c’est bien souvent la nuit que se fait la différence. Si Jean Le Cam (VM Matériaux) a pu reprendre 30 milles à Mike Golding (Ecover) dans la nuit, il y a fort à parier que le skipper de Port-la-Forêt a du passer plus de temps à régler le bateau que dans la bannette. Un autre navigateur qui a du puiser dans ses réserves, c’est Michel Desjoyeaux (Foncia) qui, au classement de 4h30 (TU+1), ne se trouvait plus qu’à 6,8 milles du Safran de Marc Guillemot. Michel était encore crédité de la meilleure vitesse de la nuit avec un respectable 16,5 nœuds de moyenne. Il est actuellement aux portes du top ten et peut de nouveau prétendre à la victoire, même s’il sait bien que les places vont devenir de plus en plus chères.

Classement du mardi 2 décembre à 5 heures :
1- Sébastien Josse (BT) à 18741 milles de l’arrivée
2- Loïck Peyron (Gitana Eighty) à 48,7 milles du premier
3- Yann Elies (Generali) à 50,3 milles du premier
4- Vincent Riou (PRB) à 75,9 milles du premierr
5- Armel Le Cléac’h (Brit Air) à 77,3 milles du premier

Sélection internationale :
8- Mike Golding (Ecover) à 99,8 milles du premier
12- Dominique Wavre (Temenos II) à 223,2 milles du premier
13- Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) à 348,6 milles du premier

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Les prémices du grand Sud

Yann Eliès - Generali
DR

Ça sent le sud, mais ce n’est pas la tempête

Pour l’instant, les quarantièmes sont plus gémissants que rugissants. C’est en tout cas ce que notait l’ensemble des concurrents à la vacation du jour. En cette troisième journée de navigation au portant, matériel matossé à l’arrière de leur monocoque, ils résumaient ainsi la situation : ça a l’odeur du sud, ça a un avant-goût de sud, mais ça reste encore très maniable. Pourtant, même si le ciel est encore clair et que la température extérieure atteint les 16 degrés, quelques signes ne trompent pas : les albatros, sentinelles du pays de l’ombre, ont fait leur apparition ; la houle s’est formée et le vent va fraîchir ce soir avec plus de 30 noeuds dans les rafales. La tête de course est en train de vivre le premier d’une longue série de fronts – la flotte en subira 10 à 20 jusqu’au cap Horn – qui va les pousser d’ici mercredi matin vers la première porte de sécurité glaces. Cette dernière, longue de 445 milles, située par 42e sud, dans le sud-ouest du cap de Bonne Espérance, est là pour éviter toute tentation de plonger trop sud au risque de rencontrer des glaces. Déjà, cinq icebergs ont été repérés par CLS Argos dont quelques mastodontes de 450 mètres dérivant autour du 47e sud, 350 milles sous la fameuse porte.

” Seb ” le chef d’orchestre

Quel est celui qui la franchira le premier ? Pour l’heure, Sébastien ” Seb ” Josse (BT) mène l’orchestre à la baguette. Entre deux classements, il s’est même permis de reprendre 17 milles supplémentaires à son dauphin Loïck Peyron (Gitana Eighty)…un cadeau fort peu sympathique pour celui qui fête aujourd’hui ses 49 printemps. Les deux compères ont enchaîné quelques empannages pour aller chercher dans le sud un vent de 5 à 10 nœuds plus fort, quitte à s’éloigner un peu de la route. Au sein de ce groupe de tête où certains naviguent à vue (Vincent Riou, Roland Jourdain et Armel Le Cléac’h notamment), toute l’alternative est là : faire cap à l’est bâbord amures dans le sens de la marche, ou envoyer tribord pour aller chercher davantage de pression et gagner en vitesse. Ce dilemme concerne les 14 premiers bateaux, soit jusqu’à Samantha Davies (Roxy). Mais attention dans ce groupe à la fusée Foncia. Aujourd’hui, Michel Desjoyeaux est celui qui réalise les plus belles moyennes : 18 noeuds sur une heure et 16,6 nœuds sur 5 heures. Il vient donc logiquement de doubler Dominique Wavre (Temenos II), 4 nœuds plus lent.

Couper le fromage

459 milles derrière, Dee Caffari (Aviva) – sous antibiotique pour soigner une infection au genou- et plus loin Arnaud Boissières (Akena Verandas) flirtaient encore la nuit dernière avec les calmes des hautes pressions. Eux comme leurs poursuivants vont rapidement bénéficier du décalage de l’anticyclone de Sainte Hélène pour ” couper le fromage ” et gagner des milles sur les leaders. Quant à Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) qui doit réparer sa drisse de grand-voile, il a annoncé qu’il se détournait finalement vers le Brésil, après une tentative infructueuse à Trindade. Enfin, une des informations du jour est la nouvelle position de Jean Baptiste Dejeanty : ” j’ai passé le balai à Derek Hatfield ” se réjouissait-il ce matin. Le skipper de Maisonneuve, auteur de la course la plus rapide depuis son deuxième départ le 16 novembre dernier des Sables d’Olonne, laisse désormais au navigateur canadien le soin de fermer la marche.

Voix du large…

DRoland Jourdain, (Veolia Environnement), 4e : « On est officiellement dans les 40èmes. Mais, c’est des quarantièmes light, ça nous fait une entrée en matière sympathique. Une chose est sûre : je suis ravi de revenir dans le coin. C’est ce que je disais aux pétrels ce matin. En même temps, dans quinze jours, on en aura tous marre. Hier, je naviguais à vue avec Armel (Le Cléac’h) et Vincent (Riou) quand ils se sont barrés d’un coup… Il m’a fallu un paquet de temps pour réaliser que j’avais une bâche prise dans le safran. J’étais très en colère de constater qu’on trouve des plastiques jusque dans les quarantièmes ! »

Jean Le Cam (VM Matériaux), 9e : « Ça marche super bien, on fait des pointes à 20 nœuds. On a déplacé le matériel, c’est amusant de voir le bateau avec la soute à voile quasiment vide. Sinon, je me suis fait une grosse chaleur hier : j’étais dans le mât au dessus du capelage de trinquette, tranquille sous spi en train de réviser mon gréement, quand tout à coup une grosse risée a couché le bateau. Je suis descendu vite fait, je te racontes pas… »

Armel Le Cléac’h (Brit Air), 6e : « C’est un peu agité depuis hier soir. Le vent s’est bien installé, mais on s’habitue à ces conditions. Même si c’est la première fois que j’attaque les latitudes australes, je suis encore en terrain connu en termes de conditions de navigation. Je vais essayer de naviguer à mon rythme Sinon, j’ai vu mon premier albatros ce matin. »

Vincent Riou (PRB), 5e : « POn est enfin au portant en train de glisser, ça fait du bien…Depuis le début de la course, je navigue à mon propre rythme ; la route est encore longue et j’ai vraiment envie de le finir, ce Vendée Globe. J’ai les moyens d’aller plus vite mais je préfère marcher comme je le fais. Je suis rarement à 100%, je fais juste attention à ne pas me faire décrocher… »

Le mot du tour…

Passer une porte : Chaque concurrent doit laisser au moins une fois un point de chaque porte dans son sud. Il peut donc franchir la porte du nord vers le sud, la franchir du sud vers le nord ou plus simplement rester sur une trajectoire au nord de la porte.

Les 5 premiers au pointage de 16h00

1- Sébastien Josse (BT) à 18 908 milles de l’arrivée

2- Loïck Peyron (Gitana Eighty) à 43,2 milles du leader

3- Yann Eliès (Generali) à 60,7 milles

4- Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 70,6 milles

5- Vincent Riou (PRB) à 73,1 milles

Premiers étrangers

8- Mike Golding (Ecover) à 94,7milles

11- Dominique Wavre (Temenos II) à 247,3 milles

13- Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) à 342,9 milles

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Thomas Coville se bat pour rester dans le bon tempo

Thomas coville a bord
DR

Dimanche sous adrénaline
S´il est presque volubile sur la vidéo qu´il nous a envoyée ce matin, le mail reçu dimanche à 19h était lui plus laconique mais très explicite :  « Latte Ok, Bateau en route, Gennaker trinquette, grand voile, Bateau de nouveau à 100%, Fatigué mais content de l’avoir fait ! A+ Tom »
Thomas a effectivement surmonté hier avec succès une épreuve délicate. Celle du changement d´une latte de grand voile, impliquant de se hisser seul au bout de la bôme, d´extirper, malgré l´humidité et le sel, la tige de 9 mètres en carbone endommagée, puis de réinsérer la nouvelle latte à l´intérieur de la voile. Le tout en équilibre instable à plusieurs mètres au-dessus du pont. Franchement, on a vu plus reposant comme dimanche !

1,2,3…4 empannages
Mais c´est fait et bien fait, et le maxi trimaran fille désormais vers Bonne Espérance. Le vent d´Ouest-Nord-Ouest souffle pile poil dans l´axe de la route et Thomas doit maintenant tirer des bords. Après deux empannages cette nuit, le skipper en a effectué un troisième à 10 heures ce matin et il empannera à nouveau dans quelques heures.

Autant dire que le skipper ne se ménage pas. Chaque manœuvre demande de longues minutes de travail sur le pont pour préparer les écoutes, le mât, basculer la bôme, régler les voiles sur la nouvelle amure, tout ranger dans le cockpit…Bref, un travail de titan pour un solitaire qui ne sais plus si nous sommes le jour ou la nuit, la semaine ou le week-end et pour qui la vie s´organise autour de quelques degrés de latitudes et de longitudes…et ce n´est pas fini !

Avec les « Vendée globistes »
La stratégie consiste à rester pendant quelques jours dans une veine de vent assez étroite autour du 40ème degré Sud dans l´attente d´une dépression que Thomas touchera mercredi et qui doit l´emmener au-delà du Cap de Bonne Espérance.

Pour l´instant l´écart avec Francis Joyon continue de se creuser. Sodeb´O a parcouru 268 milles de plus qu´IDEC et cela doit encore croître dans les jours à venir puisque la météo ne permet pas pour l´instant au challenger de faire une route aussi directe que le détenteur.

Thomas navigue actuellement au milieu de la flotte des concurrents du Vendée Globe. Il a croisé hier la route de Brian Thomson avec lequel il a échangé quelques mots et progressait ce matin à une vingtaine de mille seulement de Michel Desjoyeaux.

Incroyable scénario. Dans un désert liquide comme cette région de l´Atlantique Sud, il y a foule. Déjà trois semaines de mer pour ceux qui ont quitté les Sables d´Olonne le 9 novembre et qui se livrent encore une régate au contact d´une intensité exceptionnelle, et déjà 13 jours de sprint pour Thomas qui lui a quitté Brest le 15, et partage ici encore un peu de convivialité avant la solitude du grand sud.

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Telefonica Blue décroche la seconde marche du podium

Telefonica Blue
DR

Dès l´arrivé au ponton hier, le français Laurent Pagès, chef de quart sur Telefónica Blue, a été dirigé vers l´équipe médicale de l´organisation pour un check up complet. En effet, le rochelais a beaucoup souffert d´une blessure à l´épaule durant cette étape et n´est que très rarement monté sur le pont pendant ce parcours très mouvementé.

« On est content d´arriver après 15 jours de compétition dure avec les autres dans des conditions difficiles, précisait Laurent à son arrivée au ponton. En effet les conditions météo ont été assez instables avec assez peu de vent sur la deuxième partie. L´équipe a fait un super parcours. Du point de vue personnel, cela a été une étape assez dure puisque je me suis blessé à l´épaule après 5 jours de mer. C´était très frustrant d´être à l´intérieur car dès que les conditions étaient un peu musclées, il était impossible pour moi de sortir sur le pont, ou en tout cas, d´y faire quoi que ce soit d´intéressant, avec un seul bras. Donc un grand merci à tout l´équipage qui a mis un coup de collier supplémentaire pour pouvoir palier à mon absence sur le pont et pour leur attitude en général vis-à-vis de moi. Ils ont été supers. C´est un sentiment très positif. Pour la suite, on va voir avec le staff médical ce qu´il en est. J´espère faire le prochain parcours, mais si je n´ai pas assez récupéré, je ferai le suivant… »

Ce matin, Laurent est allé dans un hôpital de Cochin pour un check plus poussé. Le verdict de sa participation ou non à la prochaine étape, Cochin-Singapour, dont le départ sera donné le 13 décembre prochain n´a toujours pas été prononcé.

Côté compétition, ce matin, bien malin qui pourrait prédire l´ordre d´arrivée des quatre prochains concurrents, attendus aujourd´hui en début d´après-midi. En effet Green Dragon, Puma, Delta Lloyd et Telefónica Black se disputent les places suivantes et surtout les précieux points qui leur sont associés.

Sans tomber dans les lapalissades, le premier du groupe s´adugera la 4ème place et 5 points et le dernier la 7ème et 2 points, soit trois très précieux points d´écart. De quoi mobiliser toute l´énergie et l´attention des 4 équipages dans ces dernières heures de course.

Pour l´heure, Green Dragon et Telefónica Black avancent masqués, après avoir enclenché leur mode furtif, laissant Delta Lloyd et Puma à découvert, pointer à 55 milles de l´arrivée.

Les vitesses à l´approche des côtes indiennes sont toujours aussi réduites et c´est à moins de 5 noeuds que les bateaux repérés font cap sur Cochin, ville portuaire de l´état du Kerala, en Inde.

Positions lundi matin à 9h30

1- Ericsson 4 arrivé à Cochin – empoche 12 points sur cette étape

2- Telefonica Blue arrivé – empoche 9 points sur cette étape

3- Ericsson 3 – arrivé – empoche 9,5 points sur cette étape

4- Puma à 55 milles de l´arrivée

5- Delta Lloyd à 55 milles de l´arrivée

Green Dragon en mode furtif

Telefonica Black en mode furtif

8- Team Russia à 491 milles

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