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Terry Hutchinson intègre le Groupe Quantum.

Quantum
Quantum

Le Quantum Sail Design Group contractualise ainsi sa collaboration avec Terry Hutchinson qui intègre son équipe de R&D. Il travaillera de paire avec les dessinateurs et ingénieurs pour la mise au point de nouvelles voiles et technologies. Si l´accord stipule que ce marin de renom devra régater exclusivement avec des voiles Quantum, T. Hutchinson prendra la barre du TP52 Quantum Racing sur l´Audi MedCup 2009, comme il le fit la saison dernière en conduisant le bateau sponsorisé par Quantum vers une victoire incontestable.

L´accord fut signé à l´occasion du conseil d´administration de la compagnie duquel, Toni Tió, président de Quantum Europe, est de retour. «Nous sommes heureux de pouvoir compter en exclusivité sur un régatier de la trempe de Terry Hutchinson. Si il fut le tacticien de Team New Zealand lors de la dernière Coupe de l´America, il a surtout su tirer le meilleur parti du nouveau programme aérostructurel utilisé au design des voiles du TP52 Quantum Racing, et ceci jusqu´à la victoire. »

« Aujourd´hui, Quantum possède le programme de développement technique et technologique le plus agressif de l´industrie des voiles, confirme T. Hutchinson. Il est difficile d´ignorer les résultats obtenus par les voiles Quantum à tous les niveaux de compétition. Travailler pour le TP52 Quantum Racing m´a donné l´opportunité de vérifier depuis l´intérieur la passion et le sérieux avec lesquels la compagnie travaille pour devenir la meilleure voilerie du monde. »

« Mes équipiers savent que je suis très exigent, envers moi et envers les autres, qualité qui m´est apparue chez tous les acteurs de Quantum avec qui j´ai travaillé. Tous, quelque soit leur fonction, ont une passion et un perfectionnisme identiques à ceux que j´applique en régate. Nous partageons les mêmes valeurs. Je suis impatient et excité de commencer à travailler. »

Terry Hutchinson se chargera de la mise au point de produits et services que les régatiers de haut niveau attendent du Quantum Sail Design Group. Il apportera son expérience au dessin et à la manufacture des voiles. Cependant, sa fonction principale sera de faire remonter les informations du TP52 Quantum Racing pour faire fructifier son savoir faire et l´appliquer aux autres segments de navigation. La mission réelle du TP52 Quantum Racing est le développement de voiles et techniques destinées à tous les clients de Quantum et de tous niveaux. Ainsi le programme aérostructurel testé avec succès sur le TP52 est aujourd´hui utilisé par l´équipe de Quantum Europe au dimensionnement en collaboration avec les architectes, à l´optimisation des plans de fibres des membranes Fusion M et dans la définition des flying shape pour la réalisation de VPP sur des Megayachts et projets de haut niveau.

Source : Quantum Sail Design Group

www.quantumsails.com

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Interview de Sidney Gavignet – Chef de quart sur Puma

Puma
DR

A l’arrivée en Chine, Sidney Gavignet, Chef de quart sur Puma, et seul marin français présent sur cette étape, a livré à Amanda Dawn Blackley de l’équipe Radio de l’organisation ses impressions sur l’étape en particulier, sur la course en général mais aussi sur le métier de marin :
 
Après l’avarie de bôme de Puma, imaginiez-vous terminer 2ème de cette étape, si proche du vainqueur ?

Il ne faut pas oublier qu’on a quand même mené toute la première partie de l’étape de belle manière jusqu’au nord des Philippines, en tête ou second. On avait déjà fait du bon travail de Singapour à ce point. Après on est entrés en tête dans le détroit de Luzon et nous avons alors cassé la bôme. Cela arrive, c’était déjà arrivés aux (Green) Dragons. Après une telle avarie, on ne pense plus vraiment à quelle place on va finir la course. On gère le problème d’abord et puis on voit dans quelles conditions météo on repart. Notre navigateur, Andrew Cape nous a donné le bon timing pour cela. En effet, quand on est repartis, on l’a fait juste au bon moment pour bénéficier d’une rotation du vent. Ceux qui étaient partis avant nous sont restés au près, dans du vent très très fort, alors que la rotation nous a permis de faire du large un bon moment avec des pointes à plus de 20 nœuds.  On a donc eu de la réussite. On ne gagne pas cette étape, mais il s’en est fallu de peu car nous revenions très fort sur Telefonica sur la fin. Mais c’est super qu’ils gagnent. Ils méritent leur première place car ils ont beaucoup souffert. Ils sont vraiment allés « au charbon » comme on dit en français. Mais pour nous, c’est une très belle 2ème place. Il y a eu des 2èmes  places d’Il Mostro dont je n’étais pas fier.  Mais celle là, j’en suis vraiment fier.
 
Comment cela s’est passé sur le bateau avec toutes ces difficultés ?
 
 Il a une bonne dynamique qui arrive sur la bateau et qui est de bonne augure pour le futur. Autant j’étais un peu découragé en arrivant à Singapour, autant je me dis qu’on est sur la bonne voie et qu’il y a de forte chance qu’on remonte bien la pente.
 
As-tu appris des choses pendant cette étape ?
 
Oui. Ici, je suis un vieux (rires), j’ai 40 ans. Et en voile, je n’apprends plus beaucoup parce que j’en ai fait beaucoup. Mais sur cette étape, j’ai vraiment appris plein de nouvelles choses en voile car on a navigué dans des conditions dans lesquelles on ne navigue jamais. Des conditions de vague vraiment extrêmes dans lesquelles il faut vraiment ralentir le bateau. On apprend toute notre vie de marin à faire avancer un bateau au plus vite, et là il a fallu apprendre à faire aller le bateau doucement. C’est nouveau et on ne savait pas faire. Et petit à petit, on a tous appris comment faire. Donc j’étais content d’apprendre quelque chose de nouveau en voile ; alors que maintenant ce qui me passionne vraiment, c’est le côté humain.
 
A quel moment on décide de ralentir ?
 
On décide quand le bateau est déjà cassé et qu’il faut faire avec les conditions que nous avons rencontrées. Je pense que c’est très difficile pour ceux qui sont restés à terre d’imaginer les vagues que nous avons connues sur cette Mer de Chine. C’était des vagues très très hautes et très verticales. Même au ralenti, quand nous allions à 6-7 nœuds, (ce qui est lent pour le potentiel de ces bateaux qui filent aisément à 12 nœuds au près), nous retombions tout de même avec une extrême violence sur la mer. Il faut imaginer ces machines  de 14-16 tonnes qui tombent de 3 mètres de haut sur une surface pratiquement solide. C’est très douloureux pour les bateaux.
 
Et pour les hommes ?
 
Je dois avouer que sur cette étape, je suis passé par des stades où je me suis dis « J’arrête la Volvo après cette étape ». Je me l’étais déjà dit à plusieurs reprises, en fait après presque chacune des étapes. Après, je me suis dis « J’arrête la Voile », parce que c’est vraiment un sport à la c…. « C’est nul, ça rime à rien ». Et puis finalement, on s’est retrouvé dans la tempête, avec trois ris et tourmentin, à passer près d’îles japonaises au large de Taiwan où il y avait beaucoup de navires Coast Guards. Ils ont quitté leur abri pour venir nous voir et nous suivre un peu. Et là, je me suis dit que c’était tout de même très exotique d’être suivis par les coast guards japonais en Mer de Chine. Après on arrive à large de Shangaï, et au moment où on passe une île, on voit des plein de bateaux avec des pavillons chinois et des arbres de Noël pour fêter le Nouvel An chinois. C’est encore très exotique. Et puis après, on arrive dans des filets de pêche comme on en a jamais vus, avec des milliers de filets, comme cela ne peut arriver qu’en Chine. A Qingdao, on a eu une réception avec près de 2 000 figurants…. C’est vrai qu’il ne faut pas venir naviguer ici, mais d’une autre façon, je me dis quelle chance et quelles histoires je vais avoir à raconter à mes petits enfants !!! Je le répète, il ne faut pas venir naviguer ici (rires) mais c’est exceptionnel de faire cette course. On part d’Afrique du Sud, pour se retrouver en Inde, puis à Singapour, puis en Chine dans le froid et dans le brouillard. Après on va se retrouver à Rio après le Cap Horn. Le monde va mal mais nous, nous le voyons d’une façon exceptionnelle. La Volvo Ocean Race, nous procure des moments rares, professionnels, personnels et familiaux. C’est vraiment unique. C’est une bénédiction d’y participer. C’est vraiment comme cela que je vois les choses.
 
 
Classement ce vendredi 30 janvier – 8h
 
1 – Telefonica Blue – arrivé – + 8 points
2 – Puma – Arrivé – + 7 points
3 – Ericsson 4 – arrivé – + 6 points
4 – Green Dragon à 221 milles de l’arrivée à 5h Paris
 
Delta Lloyd – course suspendue – au port à Taiwan
Ericsson 3 – course suspendue – au port à Taiwan
Telefonica Black – DNF – au port à Luzon
Team Russia – DNS
 
 
VOLVO OCEAN RACE 2008-2009
Classement général Provisoire après 6 manches (sur 17)
 
1- Ericsson 4 – 45 points (dont les points de Qingdao)
2- Telefonica Blue – 41,5 points (dont les points de Qingdao)
3- Puma – 38 points (dont les points de Qingdao)
4- Ericsson 3 – 24 points
5- Green Dragon – 22,5 points
6- Telefonica Black – 19  points
7- Team Russia – 10,5 points – s’est retiré provisoirement de la course
8- Delta Lloyd – 10 points

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Pataugas by K-Challenge remporte son premier point

BMW ORACLE Racing
DR

Une victoire importante pour Sébastien Col, Skipper et Barreur de Pataugas by K-Challenge, car il retrouvait cette fois sur un Class America son concurrent direct sur le World Match Racing Tour, Sébastien étant lui vice-champion du Monde de Match Racing en titre.

Sébastien Col, Skipper et Barreur de Pataugas by K-Challenge: « c’est bien de commencer la série de matchs par une victoire, un point est un point. Il est vrai que nous avons fait pas mal de petites erreurs qui auraient pu nous coûter le match. Mais nous avons aussi fait des bonnes choses. Demain nous sommes en day off, nous allons donc débriefer sur tout cela, pour revenir après-demain avec un meilleur niveau, et en essayant de faire moins de petites erreurs.

Le changement de bateau chaque jour n’est pas évident à gérer non plus, il y a plein de petites différences, il faut s’adapter par rapport au plan de pont, à l’ergonomie du bateau, aux sensations, et aux réglages. Ce matin nous n’avons eu que 10 minutes avant le départ pour nous entrainer, au lieu de 40 minutes habituellement, donc c’était très tendu en terme de préparation.

Je suis très content de l’esprit qu’il y a dans l’équipe, car nous étions derrière au départ, mais nous avons réussi à revenir au contact, passer devant et finir 1 minute devant, cela démontre une certaine force morale dans l’équipe, et ça c’est vraiment bien après la blessure à la main de Jean-Marie Dauris hier qui nous avait un peu abattus (il va bien et sera de retour à bord dans quelques jours. En attendant nous avons du procéder à un remplacement en réorganisant les postes pour ajouter un assistant piano). Rebondir comme cela et arracher une victoire face aux Chinois, c’était vraiment bien.

Concernant Ian Williams, chaque match reste une « mini finale » de championnat du monde pour l’instant, quelque chose se crée entre nous, entre ces deux équipages, j’espère donc que l’émulation à chaque fois que l’on se rencontre va nous permettre de progresser encore plus vite. »

Rod Dawson, Tacticien: « Nous avons eu un tout début de match quelque peu difficile, car nous n’avions que quelques minutes pour nous préparer (nous n’avions pas la bonne grand voile à bord au départ du quai). Nous n’étions donc pas dans les meilleures conditions pour commencer, mais dès que nous sommes entrés dans le match, nous étions dedans à 100%, et notre unique but était de rester au contact, et de gagner du terrain tout au long du parcours. Nous nous sommes de plus en plus rapprochés en leur mettant pas mal de pression, et nous n´étions qu’à une longueur de bateau à la première bouée. Ils ont ensuite fait une erreur en empannant trop tôt, et nous nous sommes engouffrés dans la brèche. A la bouée sous le vent, ils ont pris une pénalité. Après cela nous avons navigué sans ombre au tableau. Nous étions rapides, nous avons eu des bascules de vent, et nous avons continué à prendre de l’avance. De plus ils avaient toujours leur pénalité à faire. Nous avons pris le point, et nous en sommes ravis.
Nous allons travailler à présent en débriefing sur une liste de 25 points que nous avons relevés sur cette course, de façon à nous améliorer pour le prochain match. L’ambiance à bord est excellente, même si nous étions sous pression au départ du fait du manque de préparation, nous avons fait quelques erreurs, mais les équipiers ont fait un super boulot ensemble. »

L’équipe sera donc “de repos” demain puisqu’elle ne naviguera pas, mais il y aura cependant du travail à terre pour se préparer pour le prochain match, dimanche 1er février, contre Damiani Italia Challenge.

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Veolia a bel et bien perdu son bulbe de quille !

Roland Jourdain - Veolia Environnement
DR

Après son avarie de quille ce matin, Roland Jourdain poursuit ce soir sa progression en direction des Açores à 9-10 nœuds de moyenne au près avec seulement 3 ris dans la Grand Voile. Les conditions sur zone se sont renforcées avec 30 nœuds de vent de secteur Nord – Nord Ouest et une mer qui commence à se former…  

Cette dernière partie de parcours n´aura pas été très clémente pour Veolia Environnement. Entre les soucis techniques, conséquence directe de la collision du bateau avec un cétacé le 8 janvier dernier et les aléas météos au passage du Pot-au-Noir et de l´anticyclone des Açores, Bilou mange son pain noir pour maintenir sa 2ème place au classement de ce Vendée Globe. Si hier, il faisait preuve de philosophie à l´égard des aléas rencontrés et des caprices d´Eole, ce matin c´est une toute autre course qui s´est engagé pour lui.

Vers 5h (heure française), après avoir entendu un bruit anormal sur le bateau, Bilou a d´abord pensé à sa cloison de pied mât fissurée. Après inspection, sa réparation à base de plaque de monolithique de carbone et de fagot de lattes assemblées pour consolider la partie affaiblie n´a, pour l´heure, pas montré de signes de faiblesse. C´est en décidant de reprendre sa route que le bateau s´est alors mis à giter de manière anormale. La quille est donc touchée reste à savoir à quelle hauteur ? Est-ce le bulbe qui, contrairement à l´avis général, peut se désolidariser sans faire chavirer le bateau, ou est-ce le voile de quille, au-dessus du bulbe qui serait cassé ?

Les ballasts pour tenter de stabiliser

 

Ce dont on est sûr ce soir, c´est que Veolia Environnement a bel et bien perdu son bulbe de quille. Le bateau est donc maintenu stable avec les ballasts avant et milieu plein de manière à maintenir un centre de voilure très bas. Ce qui reste à définir par contre concerne la hauteur de la casse qui pourrait avoir eu lieu à la jonction entre le bulbe et la quille ou plus haut sur le voile de quille… Pas question pour le moment de pencher le bateau pour tenter de voir quelque chose ce qui risquerait de le faire chavirer, ni même pour Roland, de prendre le risque de plonger à cause de l´état de la mer.

Si la première réaction du marin est de poursuivre sa route jusqu´aux Sables d´Olonne, il est bien entendu que Roland ne prendra aucun risque démesuré. Pour l´heure, pas besoin pour lui de se dérouter puisque l´archipel des Açores se trouve de toute façon à 600 milles sur sa route. D´ici là, en fonction de la météo à venir et de l´état de la mer, toutes les situations sont envisagées pour assurer sa progression.

 

 

Roland Jourdain, joint par son équipe cet après-midi :

 

« Je ne m´explique pas comment je n´ai pas chaviré. Quand j´essaie de regarder sous le bateau, je ne vois rien… Normalement, je devrais voir quelque chose mais je ne vais pas plonger non plus dans ces conditions car il y a pas mal de houle quand même. Par contre, ce que je sais, c´est que quand je mets de la toile, le bateau penche, donc il y a bel et bien un problème sur la quille. Dans les heures qui viennent, il va falloir continuer de jauger la situation selon l´état de la mer et la météo à venir pour voir comment je vais pouvoir progresser et comment je suis à l´aise. Je ferai tout pour aller aux Sables sauf si l´état de la mer ne me le permet pas et me fait prendre des risques pour moi. Il faudrait juste un petit coup de pouce du destin et une météo normale pour que je boucle la boucle. »

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Rien n’est joué pour la 2e place

Armel Le Cleac h - Brit Air
DR

Au jeu du mistigri, il y a ceux qui arrivent à se débarrasser illico du valet de pique et ceux qui, malgré tous leurs efforts, le conservent dans leur main jusqu’à la fin de partie. Roland Jourdain, depuis son retour en Atlantique, a dû hériter d’une mauvaise donne car, visiblement, la poisse lui colle aux basques. Auteur d’une course remarquable jusqu’au Cap Horn, il avait été le seul à résister au passage de la comète Desjoyeaux et ne possédait encore à l’entrée de l’Atlantique qu’une centaine de milles de retard sur son condisciple de la Vallée des Fous. Installé en deuxième position depuis le 16 décembre, le skipper de Veolia Environnement n’a lâché prise dans sa course poursuite que contraint par les soucis techniques consécutifs à sa collision avec un cétacé. Dès lors, il semble bien que les vents contraires n’aient cessé de souffler pour Bilou. Celui qui, hier encore, trouvait encore la force morale de tourner en dérision les milles de retard accumulés depuis son infortune de mer, doit commencer à trouver la plaisanterie particulièrement saumâtre. Qu’on en juge : des heures à consolider à la perfection une cloison de pied de mât, à poncer le carbone, à procéder à des collages sophistiqués pour voir le leader s’échapper dans les alizés de l’Atlantique sud. Suivaient un pot-au-noir particulièrement coriace, puis un anticyclone des Açores qui dardait ses tentacules sur la route du navigateur. Cette dernière avanie risque, hélas, de peser très lourd dans la balance. La mer, non contente d’être cruelle, est parfois d’une injustice terrible. A 17h, Bilou continuait de naviguer à vitesse réduite en direction de l’archipel des Açores. Il n’avait jusque là pas pris de décision définitive : il est bon parfois de laisser du temps au temps.

La force du destin
On comprend mieux la prudence d’un Marc Guillemot qui, alors qu’il s’apprête à rejoindre l’hémisphère nord rappelle à quel point le route est encore longue. Céder à l’impatience serait mettre à bas tous les principes qui ont guidé sa navigation depuis le départ ; et le Trinitain avait, lui aussi, quelques raisons de s’en prendre aux caprices du destin. Sa navigation, ponctuée de multiples rebondissements, avait tout pour faire sortir de sa course un marin qui n’aurait pas eu définitivement la tête sur les épaules. Cependant, au vu des multiples incidents qui ont émaillé l’épreuve, Marc pouvait se dire qu’au final il avait encore la chance de toujours pouvoir se battre pour une place d’honneur… Michel Desjoyeaux, quant à lui, continue sa marche triomphale, même s’il a vécu selon ses propres dires, " une nuit de m… ". Vents oscillants entre le sud-ouest et le nord-ouest de 12 à 53 nœuds, traversée d’une zone de reproduction des baleines et une route qui devrait l’amener au large du Cap Finisterre où viennent d’être signalés des conteneurs en dérive. Le skipper de Foncia trouvait à la vacation de ce matin qu’Eole et Neptune semblaient se coaliser pour semer le terrain d’embuches. Au vu des malheurs de ses petits camarades, il devrait finalement considérer que les dieux de la Rome Antique ont été jusque là plutôt cléments…

Classement :

1- Michel Desjoyeaux (Foncia) à 914,6 milles de l’arrivée

2- Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 859,1 milles du premier

3- Armel Le Cléac’h (Brit Air) à 1226,4 milles du premier

4- Sam Davies (Roxy) à 2312 milles du premier

5- Marc Guillemot (Safran) à 2402 milles du premier

6- Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) à 2549,8 milles du premier

7- Dee Caffari (Aviva) à 2691,1 milles du premier

8- Arnaud Boissières (Akena Vérandas) à 3391,9 milles du premier

9- Steve White (Toe in the water) à 4215,1 milles du premier

10- Rich Wilson (Great American III) à 5489,4 milles du premier

11-Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) à 7072,8 milles du premier

12- Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) à 7147,5 milles du premier

3- Vincent Riou (PRB) – réparation accordée

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Avarie de quille sur le Veolia de Roland Jourdain

Jourdain Véolia
DR

Ce matin à 9h40 locales, Denis Horeau, Directeur de Course du Vendée Globe recevait à son tour un appel de Nicolas De Castro, chef de projet de Veolia Environnement, l’informant du problème.
Alors qu’il naviguait en fin de nuit, sous grand-voile et génois, Roland a entendu un bruit suspect à bord de Veolia Environnement et a alors cherché à identifier son origine. Il a donc arrêté son bateau pour l’inspecter sans rien constater d’anormal. Ce n’est qu’après avoir rebordé ses voiles que le bateau a gîté anormalement permettant à Roland d’en déduire une avarie sur la quille. Pour le moment, il n’a pas réussi à identifier s’il avait perdu son bulbe ou si le voile de quille était touché.
Le problème rencontré aujourd’hui est probablement une conséquence ultérieure du choc avec un cétacé le 8 janvier dernier, car le bateau n’est pas entré en collision avec un ofni. 

Pour l’heure, Veolia Environnement est stable et poursuit sa route à petite vitesse en direction des Açores. Roland est actuellement en concertation avec son équipe technique pour décider de la suite des événements.

Au pointage de 11h, Veolia Environnement était positionné par 31°08 Nord et 35°50 Ouest, soit au beau milieu de l’Atlantique, à la latitude du Maroc. “Bilou” marchait alors à 10 noeuds, à 821 milles du leader Michel Desjoyeaux et 355 milles devant le 3e Armel Le Cléac’h. Il était alors encore à 1818 milles de l’arrivée aux Sables d’Olonne, soit plus de 3360 kilomètres.

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Victoire de Telefonica Blue en Chine

Telefonica Blue
DR

Côté points, Telefonica Blue, qui vient d’engranger 8 points supplémentaires, conserve sa 2ème place au général provisoire après cette 6ème manche (sur 17) avec 41,5 points cumulés depuis le départ d’Alicante, le 4 octobre dernier. Puma (7 points sur l’étape) se rapproche de lui en thésaurisant désormais 38 points. Pour Ericsson 4 (6 points sur l’étape), leader pour l’instant incontesté du Général Provisoire avec désormais 45 points, l’étau se resserre puisque qu’il n’a plus que 3,5 points d’avance sur le second et 7 points sur le troisième.
 
Pour enlever cette victoire, Telefonica Blue a su montrer beaucoup d’audace en bravant les éléments sans ralentir l’allure malgré la mer déchaînée et des vents parfois établis à 35-45 noeuds. Les écarts à l’arrivée montrent cependant que la retenue d’Ericsson 4 au moment de se jeter dans la première tempête et l’arrêt au stand de Puma n’ont pas fait beaucoup la différence puisqu’au final 2 heures à peine les séparent du VO 70 victorieux.
 
Au moment où les espagnols franchissaient la ligne, le duo américano-suédois était pointé en effet à moins de 20 milles de l’arrivée, Puma devançant son adversaire de 6 milles. C’est donc avec une certaine logique que les américains se sont  adjugé cette seconde marche du podium après une étape pleine de frustrations surmontées par l’incroyable rage des hommes en rouge de Ken Reed.
 
En effet, alors qu’il était aux commandes de la flotte, Puma avait dû faire relâche dans une baie de l’île Luzon aux Philippines pour trouver une solution après sa rupture de bôme. Après avoir bricolé un système complexe de palans, l’équipage était reparti en course sans sa bôme avec près d’une demi-journée de retard.
 
Pour ces trois équipages, la ligne d’arrivée a sonné l’heure de la délivrance. Pour Green Dragon pointé à la latitude de Shangaï ce matin, ce sentiment de soulagement ne viendra qu’en début de week-end. Mais les sino-irlandais gardent un moral d’acier se sachant proche de remporter leur pari de finir cette étape en course malgré une grave avarie de structure.
 
Les quatre concurrents qui terminent  ce parcours  en course ou s’apprêtent à le faire font figure de rescapés après avoir essuyé deux magistrales tempêtes successives, l’une dans le détroit de Luzon, l’autre à l’approche de Taiwan.  Essentiellement disputée vent de face sur une mer particulièrement casse-bateau, sous des pluies parfois torrentielles et dans le froid, cette étape entre Singapour et la Chine s’est achevée sur un ton nettement moins guerrier pour les trois premiers qui ont franchi la ligne par vent arrière, mer plate, une douceur de température relative, mais un brouillard à couper au couteau. Pour Green Dragon, le tableau final pourrait être un peu moins serein, car il faut qu’il arrive avant qu’une troisième tempête attendue du nord ne vienne à nouveau brasser les éléments et remette le bateau en péril à quelques encablures de la ligne d’arrivée.
 
 
Classement ce jeudi 29 janvier
 
1 – Telefonica Blue – arrivé – + 8 points
2 – Puma – Arrivé – + 7 points
3-  Ericsson 4 – arrivé – + 6 points
 4 – Green Dragon à 348 milles de l’arrivée à 5h Paris
 
Delta Lloyd – course suspendue – au port à Taiwan
Ericsson 3 – course suspendue – au port à Taiwan
Telefonica Black – DNF – au port à Luzon
Team Russia – DNS
 
 

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Desjoyeaux à 1000 milles de la victoire

Foncia/ Michel Desjoyeaux
DR

Hier soir, Michel Desjoyeaux s’est engouffré au beau milieu de l’archipel des Açores, se payant même une ballade sportive au portant, à 13 milles des côtes de l’île principale de Sao Miguel qu’il a finalement laissée à tribord. Auteur de belles moyennes nocturnes (entre 15 et 17 nœuds), le skipper de Foncia a légèrement ralenti ce matin. Dans le sud d’une dépression qui lui prodigue de vigoureux vents d’ouest-nord-ouest (30 à 40 nœuds moyens), il y a de fortes chances pour que Michel ait réduit la toile et fasse le dos rond. Ce flux généreux devrait l’accompagner toute la journée en mollissant légèrement cet après-midi. Mais avec des moyennes journalières de plus de 300 milles, le scénario d’une arrivée victorieuse aux Sables, samedi soir ou dimanche matin se précise.

Bilou sorti du trou
Après 24 heures de calmes presque blancs dans l’anticyclone des Açores, Roland Jourdain a inévitablement perdu du terrain. Ce matin, il accuse presque 800 milles de retard sur le leader et voit Armel Le Cléac’h revenir à 350 milles de son tableau arrière. Mais le retour de Brit Air devrait être contenu au moment où Armel traversera à son tour la dorsale : c’est justement son programme en ce 81e jour de course. En attendant, Bilou a renoué avec des vitesses dignes de son grand monocoque rouge. Comme Michel Desjoyeaux, il se dirige vers le chapelet d’îles portugaises, mais avec un angle de vent nettement moins favorable : ce matin, Veolia Environnement naviguait au près océanique.

Équateur en vue pour Sam et Marco
A l’ordre du jour pour Samantha Davies et Marc Guillemot : le pot au noir et le passage de l’équateur. Dans des vents faiblissants aux abords de la zone de convergence intertropicale, Safran, handicapé par une grand-voile bloquée à deux ris, a logiquement du mal à tenir la cadence face à sa concurrente britannique qui progresse deux à trois nœuds plus vite. Victimes d’une remontée de l’Atlantique sud contrariante, Sam et Marco commencent aussi à surveiller dans leurs rétroviseurs l’arrivée de Brian Thompson. Mais sa fulgurante ascension pourrait subir un coup d’arrêt dès aujourd’hui. Ce matin, le plan Juan K était pointé à 1,4 nœuds sur une heure ! Brian est-il encalminé entre deux grains ou est-il contraint à une énième séance de bricolage ? Dee Caffari (Aviva), qui caracole à 13 nœuds, en profitera certainement pour combler son retard.
Un peu esseulé, Arnaud Boissières s’est enfin écarté de la zone côtière délicate où il vient de vivre deux journées sans sommeil. ” L’homme et le bateau commencent à accuser les milles et la fatigue ” confiait-il hier à la vacation. Après une session de slalom entre les plates-formes pétrolières, ses échanges acerbes avec les pêcheurs brésiliens, les manœuvres entre les grains et les multiples bricoles à bord d’Akena Vérandas, ” Cali ” a enfin retrouvé la vitesse et bien progressé vers le nord.
Loin dans son sillage, Steve White (au large du Brésil) et Rich Wilson (dans le nord-est des Malouines) naviguent contre les vents.
Quant à Norbert Sedlacek et Raphaël Dinelli, il ne leur reste que 1080 milles avant de quitter définitivement l’océan Pacifique. Ce matin, la distance qui les sépare du Horn est la même que celle qui sépare Michel Desjoyeaux de son arrivée en Vendée….

Le classement de 5h : 
1- Michel Desjoyeaux (Foncia) à 1090,9 milles de l’arrivée
2- Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 791 milles du leader
3- Armel Le Cléac’h (Brit Air) à 1141,7 milles
4- Samantha Davies (Roxy) à 2209,7 milles
5- Marc Guillemot (Safran) à 2266,3 milles
6- Brian Thompson (Barhain Team Pindar) à 2446,1 milles
7- Dee Caffari (Aviva) à 2629,1 milles
8- Arnaud Boissières (Akena Vérandas) à 3293,5 milles
9- Steve White (Toe in the Water) à 4149,9 milles
10- Rich Wilson (Great American III) à 5410 milles
11- Raphaël Dinelli (Fondation Ocean Vital) à 7013,4 milles
12- Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) à 7092,1 milles

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Chacun son destin

Armel Le Cleac h - Brit Air
DR

Un revers ça va, trois, bonjour les dégâts. Il faut être fait d’un drôle de bois pour garder le moral quand le sort s’acharne sur vous. Pour Roland Jourdain, le facteur malchance a déjà sonné trois fois : la première en Atlantique sud quand, alors qu’il était à la lutte avec son pote Desjoyeaux, il a croisé la trajectoire d’un cétacé. La deuxième, lors d’un passage d’un pot-au-noir facétieux qui a cru bon de l’accompagner dans sa remontée pendant plusieurs jours et la dernière, quand il s’est trouvé contraint de traverser une dorsale au large de l’archipel des Açores. Englué dans des vents faibles, le skipper de Veolia Environnement, qui espérait en avoir terminé avec cette poisse qui lui colle au tableau arrière depuis le large du Brésil, arrivait encore à faire bonne figure. Dans l’hémisphère sud, Arnaud Boissières est logé sensiblement à la même enseigne : contraint de naviguer à proximité des côtes du Brésil, il continue de se débattre dans des vents faibles pendant que ses deux compagnons de route des mers du sud, Dee Caffari et Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) s’échappent inexorablement. Pendant ce temps, l’Arcachonnais doit se coltiner une foule de petits pépins techniques qui viennent lui rendre la vie plus difficile : fuite de ballasts, speedomètre en carafe, petits soucis de pilote, réserve de gazole un peu juste… La course au large s’apparenterait-elle parfois à l’école du stoïcisme ?

A la fortune du pot
Pour d’autres, la roue de la chance semble tourner à nouveau dans le bon sens. Marc Guillemot (Safran) comme Sam Davies (Roxy) abordent les frontières de la Zone de Convergence Intertropicale. La traversée du pot-au-noir est toujours délicate, même s’il ne s’agit plus, comme au temps des navires négriers, de jeter par dessus bord les esclaves malades, d’où le nom sinistre de cette zone de calmes, véritable frontière météorologique entre latitudes sud et nord. Mais les deux navigateurs ne devraient pas en subir trop longtemps les influences. Brian Thompson a retrouvé, quant à lui, des conditions qui lui permettent d’exploiter la puissance de son voilier. De même, Armel Le Cléac’h (Brit Air), après un passage express d’un hémisphère à l’autre, pourrait bénéficier de vents plus réguliers pour négocier l’anticyclone des Açores. Ce qui pourrait lui permettre de reprendre encore quelques milles à Roland Jourdain qui, de toutes les façons, n’en peut mais. Steve White, quant à lui, reste bien loin de toutes ces considérations : bien calé en neuvième position, il savoure chaque jour son bonheur de réussir un pari que beaucoup jugeaient insensé. Parti sans véritable préparation, faute de financement suffisant, le navigateur britannique s’embarquait dans une drôle d’aventure. A force de persévérance et de joie de vivre, le voilà en passe de boucler son tour du monde d’ici quelques semaines. Il en est quelques uns qui parfois savent comment trouver leur bonne étoile. Tout dépend de ce que l’on cherche…

Classement :

1- Michel Desjoyeaux (Foncia) à 1280 milles de l’arrivée

2- Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 756,9 milles du premier

3- Armel Le Cléac’h (Brit Air) à 1069,8 milles du premier

4- Sam Davies (Roxy) à 2107,2 milles du premier

5- Marc Guillemot (Safran) à 2142,5 milles du premier

6- Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) à 2399,2 milles du premier

7- Dee Caffari (Aviva) à 2593,2 milles du premier

8- Arnaud Boissières (Akena Vérandas) à 3189 milles du premier

9- Steve White (Toe in the water) à 4037,1 milles du premier

10- Rich Wilson (Great American III) à 5328,2 milles du premier

11-Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) à 6977,4 milles du premier

12- Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) à 7045,3 milles du premier

3- Vincent Riou (PRB) – réparation accordée

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DELTA DORE tourne la page du sponsoring voile

Jeremie Beyou - Delta Dore
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Une histoire riche et mouvementée.
C’est en 2002 que DELTA DORE sélectionne un jeune skipper Figariste, au terme d’une sélection draconienne parmi plus de vingt candidatures. Le leader en domotique cherche alors à mener une campagne sur le circuit Figaro Bénéteau afin de travailler son image. Ticket gagnant, DELTA DORE et Jérémie Beyou deviennent Champion de France de Course au Large en Solitaire. La « période d’essai » ayant donné un résultat au-delà des espérances, DELTA DORE poursuit la campagne jusqu’en 2005, année de la consécration. A 29 ans, le skipper de DELTA DORE s’impose comme une référence de la course au large, il remporte la Solitaire du Figaro et l’ensemble des épreuves en solitaire de la saison. Pour la deuxième fois, il est sacré Champion de France de Course au Large en Solitaire sous les couleurs de DELTA DORE.

En 2005, DELTA DORE est à une période charnière de son histoire. Afin de poursuivre son développement, le groupe a besoin de développer sa notoriété. Le Vendée Globe, qui se profile trois années plus tard, constitue une opportunité et DELTA DORE développe son implication dans le sponsoring voile aux côtés de son skipper talentueux et ambitieux. Dès 2006, le monocoque Imoca 60 DELTA DORE court en solitaire et en équipage. En 2007, DELTA DORE s’adjuge la deuxième place de la Calais Round Britain Race en équipage. Jérémie Beyou s’entraîne intensément, prépare très rigoureusement son bateau mais les résultats ne sont pas toujours à la hauteur de l’implication. Un démâtage dans la Barcelona World Race, course autour du monde en double, le contraint à abandonner. Il prépare alors la saison 2008 avec minutie afin d’être au départ du Vendée Globe le 9 novembre dernier, dans des conditions de compétition optimales. Durant ces deux années, DELTA DORE met à profit son investissement en impliquant nombre de clients et de collaborateurs : invitations aux départs de courses, rencontres avec Jérémie Beyou, jeu-concours. Le sponsoring voile constitue une dynamique essentielle pour la communication de DELTA DORE. Si l’avarie de mât de son monocoque dans le Vendée Globe, au large des côtes brésiliennes, constitue une déception immense, les retombées en termes d’image et de communication sont relativement positives.

Un tremplin pour Jérémie Beyou.
Durant sept années, Jérémie a fait parler de lui dans de nombreuses classes, notamment en Figaro Bénéteau, en monocoque 60 Imoca, en multicoque sur le trimaran Banque Populaire. Aujourd’hui, le skipper de 32 ans s’est fait une place dans le cercle restreint des skippers de course au large. Il a acquis une expérience et une maturité qui lui permettent d’être confiant dans son avenir.  
Jérémie Beyou : « Je ne peux que remercier DELTA DORE de m’avoir fait confiance durant sept années et de m’avoir été fidèle. Je n’ai qu’une envie aujourd’hui : retourner sur le Vendée Globe. C’est une course remarquable, hors norme dans laquelle on investit une partie de sa vie avec une équipe tout autant impliquée que le skipper. C’est certain, je mettrai tout en œuvre pour être sur la ligne de départ en 2012 ».

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