L’équipage KPMG HEC, skippé par Christian Ponthieu, a confirmé ses bons résultats de la semaine (2ème dans la catégorie Grand Surprise à l’issu des 6 jours de régate) en remportant la finale aujourd’hui. La finale s’est courue pour les 17 bateaux engagés sur 3 manches de parcours tactiques avec un vent soufflant à 10-15 noeuds. Dès la première manche, lancée à partir de 14h, la lutte était rude en mer, notamment entre le bateau de KPMG ESSEC et celui de KPMG HEC qui se sont rapidement distingués du reste de la flotte. Au terme de la première manche, l’équipage de KPMG ESSEC devançait celui KPMG HEC. Mais rien n’était joué, la 2ème manche lancée, on a pu assister a un beau spectacle en mer, avec une flotte en rang serré. Les passages de bouée se sont joués dans des mouchoirs de poches. Au terme de cette deuxième manche, KPMG HEC s’impose devant KPMG ESSEC et l’équipage 100% étudiants Groupe Atlantic Audencia qui s’impose dans le trophée 100% étudiants. Lors de la troisième manche, l’équipage KPMG HEC pris un excellent départ ainsi qu’une option bien différente de celle de ses concurrents qui se révéla payante et qui lui permit de remporter sa deuxième manche de la journée. Largement pressenti comme un vainqueur potentiel, l’équipage KPMG HEC a confirmé et survolé la finale en faisant respectivement 2ème , 1er et 1er des 3 manches. A noter la belle performance de l’équipage 100% étudiants Groupe Atlantic Audencia skippé par Arthur Leopold-Léger qui monte sur la 3ème marche du podium de la finale.
C’est la seconde fois que le tandem suédois remporte des deux plus hautes marches d’un podium de cette Volvo Ocean Race 2008-2009. La précédente prouesse date de l’étape 5, Qingdao-Rio, mais cette fois, c’était l’équipage « Nordic » Ericsson 3 qui avait devancé l’équipage « International » Ericsson 4. Mené par le Brésilien Torben Grael (cinq médailles aux Jeux Olympiques entre 1984 et 2004), le Volvo Open 70 Ericsson 4 a franchi la ligne d’arrivée de Boston à 22h05 (heure Paris), 16h05 (heure locale), après 15 jours, 10heures et 30 minutes de course pour un parcours de 4 900 milles.
Torben Grael :“C’est magnifique. Je pense que nous avons fait du bon travail. Nous avons toujours été au contact des autres bateaux. Le moment clé de cette étape a été quand nous avons empanné il y a quelques jours. Après, il n’y avait plus de véritables options à choisir. Nous avons réussi à conserver notre avance, ce qui n’a pas été facile. Même à quelques milles de l’arrivée, quand les très faibles brises de terre et de mer se battaient entre elles. Cela a été dur, mais le résultat est très satisfaisant. On ne pouvait pas rêver mieux. C’est une marche de plus vers notre objectif final. Les régates aux Etats Unis me portent chance… C’est une preuve de plus. »
Jules Salter, navigateur à bord d’Ericsson 4 : « Dur, dur. Probablement ce que nous avons rencontré de plus difficile. Nous avons beaucoup de chance de remporter cette victoire. On peut raconter tout ce qu’on veut sur la stratégie, la lecture de livres, etc… mais je pense que c’est surtout une question de chance. Nous savions cependant que nous et les voiles faisions du bon boulot, mais rien n’était gagné avant que nous ne franchissions la ligne. Nous avons eu chacun une trentaine de minutes de sommeil le dernier jour. Et en fait, presque toute l’étape a été sur ce rythme… »
La bataille pour la seconde place s’est révélée particulièrement intense entre Ericsson 3 et Telefonica Blue, puisque les Suédois mené par Magnus Olsson (déjà 5 Whitbread/Volvo Ocean Race sous le ciré) l’ont emporté de 5 minutes sur les Espagnols, en franchissant la ligne à 22h17 (Paris), soit 13 minutes après le vainqueur. Magnus Olsson, blessé au dos après avoir heurté violemment une des barres à roue en milieu d’étape : “Nous sommes bien sûr très heureux de ce résultat. Mon dos va mieux mais cela a été très pénible au début. C’est l’équipage qui a fait tout le travail. Nous avons réussi à bien contrôler le retour de Telefonica Blue… Mais pour battre Ericsson 4, c’était une autre paire de manches… Peut-être la prochaine fois…” Arrivés en 3ème position, Bouwe Bekking et son équipage estime avoir sauvé les meubles : “Nous avons fait un super retour à la fin après deux jours particulièrement horribles. Doubler Puma et rattraper Ericsson 3 a été un vrai accomplissement. Nous sommes passés par une période désastreuse, mais nous avons réussi à la surmonter et à nous battre jusqu’au bout ».
Au classement général provisoire, Ericsson 4 enfonce le clou en cumulant désormais 77,5 points et paraît de plus en plus hors d’atteinte. En devançant Puma à Boston, Telefonica Blue reprend sa 2ème place au général avec 64,5 points alors que les Américains totalisent désormais 64 points. De son côté, Ericsson 3 continue à construire son petit pécule avec 53 points, et à se rapprocher discrètement du top 3 de cette édition 2008-2009 de la Volvo Ocean Race. S’il y avait une étape que le skipper de Puma, Kenny Read, aurait bien aimé remporter, c’est celle-là. Parce qu’il est local de l’étape, parce que le bateau a été construit dans le coin, parce que le team s’est entraîné plus de 4 mois à quelques kilomètres de là et surtout parce que c’est le fief nord américain du sponsor de leur équipe. Bref, une affaire de famille. Mais les choses en ont été autrement puisque Puma se présentait à 0h12 (Paris) sur la ligne, certes avec deux petites heures de retard sur le vainqueur après près de 16 jours de course, mais en 4ème position. Frustrant.
Ken Read :«Rien n’a été comme nous le voulions. J’aimerais dire que c’est la faute du bateau, d’un manque d’effort, ou des voiles, mais en fait nous n’avons pas arrêté de trébucher sur des petits détails. Il faut se faire une raison… On a fait au mieux mais cela n’a pas marché. Bravo à Ericsson 4. Il semble qu’ils ne fassent aucune erreur. Tant mieux pour eux.» La bagarre pour la 5ème place est acharnée entre Telefonica Black et Delta Lloyd. Verdict en fin de matinée. Mais quelque soit l’ordre sur la ligne d’arrivée, leur classement au général ne devrait pas changer. Telefonica Black resterait 6ème et Delta Lloyd 7ème. A 9h45, ce matin, Green Dragon était encore à une soixantaine de milles de la fin de son parcours. Son classement au général après 10 manches ne devrait également pas changer. Le concurrent sino-irlandais conserverait sa 5ème place. Prochain rendez-vous sur l’eau : l’in port de Boston le samedi 9 mai, puis l’étape retour vers l’Europe dont le départ sera donné le samedi 16 mai.
Réactions Pontons des deux Français embarqués :
Laurent Pagès – chef de quart sur Telefonica Blue :« C’est une longue histoire car depuis Rio il s’est passé beaucoup de choses. Dans les faits, dans nos têtes et dans celles de nos adversaires. On a fait une grande partie de cette étape en tête, parfois avec beaucoup d’avance. Et puis il y a eu ce passage crucial à la hauteur des Bermudes que nous n’avons pas bien négocié. On n’a sans doute pas fait les bons choix à ce moment-là et les autres ont très bien navigué certainement aussi. Ils ont su empanner au bon moment. Heureusement, on est bien revenus sur la fin. Cette nuit, on s’est battu avec Puma et on arrive à les larguer et, on ne sait pas comment, à avoir 25 milles d’avance à l’arrivée. On a essayé jusqu’à la fin de passer Ericsson 3 mais cela a été trop juste. On finit avec un petit sentiment de frustration car il y avait l’espace pour nous de gagner cette étape. Mais on a fait une erreur sur un choix qui n’était pas facile. On assume. Les autres ont été meilleurs. »
Sidney Gavignet – chef de quart sur Puma :«Même si la Volvo Ocean Race n’est pas finie, pour nous on a le sentiment d’avoir déjà bouclé un tour du monde car notre bateau a été construit aux Etats Unis et que nous nous sommes longtemps entrainés près d’ici, à Newport. Faire la grande boucle, même aujourd’hui, ce n’est pas rien. Surtout sur des bateaux modernes. C’est une bel « achievement » comme disent nos amis anglo-saxons. D’ailleurs on revient et on voit des bébés sur les pontons qui n’étaient pas là quand nous sommes partis… (rires). C’est assez chouette. Je suis content. Sur cette étape on a tout eu : du petit temps au près, du petit temps au portant, après on a eu du près fort dans des vagues. On a eu du froid, on a eu du chaud. Tout l’éventail de ce qu’on peut trouver sur l’eau. Mais c’est vrai que cela n’a pas marché comme on aurait voulu. Ce n’est pas grave, c’est la course. Je me suis bien régalé en tout cas. »
A noter : On attend des marins Français à Boston au moment de l’In Port, le 9 mai prochain. Signe de frémissements du côté tricolore pour la prochaine édition ? Sont attendus Michel Desjoyeaux, Rolland Jourdain, Luc Gelluseau. Ils viendraient prendre la température de l’épreuve et rencontrer son patron, le Norvégien Knut Frostad.. Ce dernier présentera le dimanche 10 de nouvelles dispositions destinées à poursuivre sa politique de réduction des coûts pour la Volvo Ocean Race 2011-2012.
Classement de la 6ème étape Rio-Boston: 1. Ericsson 4: 8 points 2. Ericsson 3: 7 points 3. Telefónica Blue: 6 points 4. Puma : 5 points Classement general provisoire après 10 manches : 1. Ericsson 4 (Torben Grael/BRA) 77.5 points (arrivé) 2. Telefónica Blue (Bouwe Bekking/NED) 64.5 points (arrivé) 3. PUMA (Ken Read/USA) 64.0 points (arrivé) 4. Ericsson 3 (Magnus Olsson/SWE) 53.0 points (arrivé) 5. Green Dragon (Ian Walker/GBR) 42.0 points (en course) 6. Telefónica Black (Fernando Echávarri/ESP) 25.0 points (en course) 7. Delta Lloyd (Roberto Bérmudez/ESP) 18.0 points (en course) 8. Team Russia : 10.5 points (DNS)
Le front froid a traversé le plan d’eau plus tard que prévu et les leaders ont dû faire face à un vent faible jusqu’à l’arrivée. Ces conditions ont permis aux poursuivants de rester menaçants jusqu’au bout et ce n’était que 12 minutes et 48 secondes plus tard qu’Ericsson 3 a franchi la ligne d’arrivée à son tour à 23h 17. Un peu plus de cinq minutes plus tard et Telefonica Blue complète le podium à 23h 23. Torben Grael, skipper d’Ericsson 4: "C’est fabuleux. Je crois que nous avons fait une très bonne étape. Nous étions toujours près des autres bateaux et même Delta Lloyd a bien navigué pendant cette étape. Le moment clé est intervenu il y a quelques jours quand nous avons empanné. Après, il n’y avait pas beaucoup de transitions. Nous avons réussi à garder notre place en tête de la flotte, mais ce n’était guère évident. Même ici à l’arrivée, quand on croyait que tout allait bien, le vent est resté très faible avec une confrontation de la brise de la terre et de la mer. C’est un pas plus vers notre objectif. D’habitude la chance me sourit pour les régates aux Etats-Unis. Cela vient de se confirmer." Bien que seules 5 minutes et 4 secondes séparaient Ericsson 3 de Telefonica Blue, l’ambiance ne manquait pas à bord. du voilier suédois L’équipage d’Ericsson 3 a accosté déguisé dans des costumes du 18ème siècle et a fêté sa seconde place, tandis que derrière, la joie était absente du bateau espagnol. Bouwe Bekking n’a pu qu’avouer sa grosse déception. "Nous sommes tristes car c’est nous qui leur avons donné l’avantage". En effet, les hommes de Bekking avaient mené la flotte pendant douze des quinze derniers jours. A un moment, ils avaient même une avance de 108 milles, mais du 20 au 23 avril en rencontrant une zone de calmes, cette avance avait fondu, comme Bekking craignait la veille en annonçant, "Si l’on empanne trop tôt, on perd le vent. Si l’on empanne trop tard, on se retrouve avec un mauvais angle vers la zone d’exclusion. Cette décision sera le moment critique de la course." En somme, Bekking avait bien compris les enjeux, mais ses craintes allaient se réaliser. Une occasion ratée, qui fait que Telefonica Blue a désormais 13 points de retard sur Ericsson 4 au classement général. Puma a pris la quatrième place ce matin à 1h12 (heure française). Déception là aussi pour l’Américain Ken Read, qui avait espéré un meilleur résultat en arrivant chez lui. "Ce n’est pas dû au manque de travail. C’était une de ces étapes où rien ne semblait marcher pour nous. Nous avons trébuché en rencontrant beaucoup de petits problèmes." Derrière la bataille se poursuit entre Telefonica Black et Delta Lloyd, car à quelques heures de l’arrivée, seulement deux milles les séparent ce matin.
Classement de 7h (heure française) Ericsson 4 arrivé à 23h05 (heure française) Ericsson 3 arrivé à 23h17 Telefonica Blue arrivé à 23h23 PUMA arrivé à 01h12 Telefonica Black à 28 milles de l’arrivée Delta Lloyd à 2 milles Green Dragon à 50 milles
L’équipe américaine a dominé le classement des courses en flotte, mais remporte également la Coupe de Cagliari qui réunit le match racing et les courses en flotte. Réaction de Russell Coutts, tacticien sur BMW Oracle: “Le niveau de la flotte remonte. On dispose quasiment tous des mêmes voiles et on utilise des réglages similaires, ce qui fait que les bateaux restent très proches. Cette épreuve a été dure pour les barreurs, à cause des vagues et de la petite brise. C’est une épreuve qui récompense ceux qui travaillent bien ensemble et ceux qui réussissent à adapter les réglages à la situation. Je suis convaincu que la prochaine régate sur une eau plate offrira des occasions aux autres équipes.”
Une semaine en somme assez décevante pour les marins, car ils n’ont rencontré que des conditions légères, mais les spectateurs ont néanmoins eu droit à quelques courses palpitantes. Sur ces monotypes, il est évident que tout le monde a ses chances et que même les nouveaux arrivants ont la possibilité d’obtenir d’excellents résultats, comme ce fut le cas cette semaine pour Puerto Calero Islas Canarias. La prochaine épreuve du circuit se disputera sur le Lac Traunsee en Autriche à la fin du mois de mai.
Coupe de Cagliari: 1) BMW Oracle, 5 points 2) Team Aqua, 7 points 3) Ceeref, 7 points 4) Artemis, 7 points 5) Puerto Calero Islas Canarias, 9 points 6) No Way Back, 9 points 7) Team Sea Dubai, 13 points 8) Team Organika, 15 points 9) Team Austria, 18 points
Dimanche matin, Ian Walker (Green Dragon) soulignait l’importance des fluctuations du vent et parlait des problèmes que cela peut engendrer. "C‘était une journée bizarre hier avec une navigation au près dans 20 nœuds de vent et une mer forte. D’habitude quand le vent souffle à cette vitesse, il reste stable, mais hier c’était tout le contraire. Il fallait prendre des ris et puis les larguer avec chaque changement de 16 à 24 nœuds. Lors d’une forte rafale, le bateau s’est couché. C’est la première fois que cela nous arrive et j’ai eu la surprise d’être jeté hors de ma bannette. Heureusement pour ceux qui sont dans les bannettes supérieures, on a des ceintures, car on risquerait de tomber 4 mètres, ce qui serait casse-cou." Selon Wouter Verbraak sur Delta Lloyd, ce n’est pas encore terminé, car cette dernière journée ne sera pas des plus faciles non plus. "Ça caille ici! La température de l’eau a chuté depuis la sortie du Gulf Stream et tout le monde a plongé dans ses sacs afin de trouver autant de vêtements que possible. Aujourd’hui on s’attend au passage d’un front froid avec une nouvelle transition et des vents faibles. C’est toujours dans ces zones de transition que les gains et les pertes les plus importants se réalisent. Pendant la nuit, on a envoyé les gens se coucher pour que tout le monde soit prêt pour la bataille attendue au cours des vingt dernières heures de la course." Selon les dernières prévisions, les quatre leaders sont attendus ce soir entre 20h30 et 23h, tandis que les trois derniers devraient arriver vers 9 heures demain matin (heure française).
Classement de dimanche midi (heure française) Ericsson 4 à 96 milles de l’arrivée Ericsson 3 à 4 milles Telefonica Blue à 12 milles PUMA à 13 milles Delta Lloyd à 89 milles Telefonica Black à 109 milles Green Dragon à 125 milles
Il était 5h24 à Paris – six heures de moins à Marie-Galante – quand Gildas Morvan a pu enfin serrer le poing sur la ligne d´arrivée. A 40 ans, le Champion de France de Course au Large remporte ainsi sa première grande victoire transatlantique en solitaire, au terme d´une trajectoire irréprochable tout au long des 3 436 milles du parcours, bouclé en 19 jours 14 heures 24 minutes et 12 secondes, soit une moyenne de 7,29 noeuds. Surtout, « le géant vert » du pays des Abers remporte – pour moins de 5 minutes- un duel final d´anthologie au suspense insoutenable contre son complice Erwan Tabarly. Au dernier pointage connu avant l´arrivée, celui de vendredi soir, c´était même Erwan Tabarly qui menait la danse pour un demi-mille d´avance sur Gildas, personne ne pouvant alors deviner qui sortirait vainqueur de cette bagarre rapprochée. Au final, grâce à la meilleure négociation d´un grain et un angle au vent un peu plus favorable, Cercle Vert s´impose devant Athema pour… 4 minutes et 40 secondes. Quelques heures après cette grande joie, Gildas nous livre ses premières réactions.
Gildas, ce final à grand suspense était incroyable, non ? Oh la la… Tout s´est joué dans les derniers milles. Dans la nuit, je voyais le feu du bateau d´Erwan, tout près de moi, à moins d´un mille. Là c´est devenu du match race pur et dur, sauf que c´était la victoire finale d´une transat qui se jouait, pas une simple manche de l´après-midi ! J´ai d´abord réussi à prendre un grain un peu mieux qu´Erwan. Je me suis placé entre lui et la marque, la ligne d´arrivée, et là c´était contrôle, contrôle et encore contrôle ! Dès qu´il empannait, j´empannais à mon tour et ainsi de suite… ça n´arrêtait pas. Il ne fallait rien lâcher, ne se rater sur aucune prise de bascule du vent. Exactement comme en match-race… C´était chaud !
As-tu eu peur quand Erwan est passé devant toi au pointage vendredi matin ? Oui j´ai eu peur, oui… Je me suis retrouvé complètement collé derrière un grain, dans 2 nœuds de vent. Je n´avançais plus. Arrêté pendant une demi-heure. Là, forcément tu gamberges, tu te dis que tout peut s´écrouler. Franchement, c´était un peu la panique à bord. Tu te demandes comment tu vas t´en sortir. Je me suis dit qu´il fallait tout donner, être combatif, que c´était trop bête de mourir à la porte comme ça… et puis j´ai réussi à m´en sortir.
Tu as déjà couru avec Erwan Tabarly, on sait que vous êtes bons amis et cette fois vous étiez adversaires, c´est particulier de gagner devant lui ? Il ne faut pas exclure François Gabart de cette bagarre-là (arrivé 3e, ndr),. Erwan et François ont fait une super course. Je trouve qu´on a formé un trio de tête régulier, bien en phase sur toute la transat et qu´on a plutôt bien navigué tous les trois. Mais après sur l´eau, c´est évidemment une compétition sportive et donc chacun pour soi.
On a beaucoup dit que le rythme de cette Transat était si intense qu´il ressemblait à celui d´une étape de la Solitaire du Figaro… C´est vrai ! On s´est beaucoup donné, il y a eu du vent tout le temps (record de l´épreuve battu, ndr)et de la stratégie et de la tactique à faire en permanence. Je n´ai pas eu le temps d´ouvrir un seul des bouquins que j´avais acheté, c´était 100% pour le bateau pendant 19 jours ! Et les dernières 48 heures ont été terribles puisqu´il n´était pas question de dormir dans ces conditions. Forcément on tire sur le bonhomme et j´avoue : je suis lessivé, rincé.
Comment qualifierais-tu ta course ? Je pense que j´ai bien joué tous les phénomènes météo, mais toujours avec mesure, sans jamais prendre une option trop extrême qui aurait pu me mettre hors-jeu, que ce soit dans le premier front, puis en suivant la courbure de l´anticyclone et enfin dans les alizés. J´ai fait je crois une belle trajectoire, qui me permettait d´aller vite tout en restant en permanence dans le match pour la gagne. Au final c´est ce qui a payé. J´étais en tête au départ de Belle-Ile, je gagne à Marie-Galante, c´est pas mal !
On imagine que cette victoire fait forcément plaisir, d´autant que tu étais classé parmi les grands favoris du départ… Il ne me manquait que cette première place sur cette course (1), alors oui, évidemment elle fait du bien ! J´ai dit en début de saison que j´avais deux objectifs cette année : la Transat et la Solitaire. Le premier contrat est bien rempli, maintenant on va penser au second…
(1)Sur la Transat BPE (ex Trophée BPE), le palmarès de Gildas Morvan – toujours à bord de Cercle Vert – est de deux victoires plus deux podiums en cinq participations !
2009 : Vainqueur en solitaire sur le parcours Belle-Ile/Marie-Galante 2007 : 12e en solitaire sur ce même parcours Belle-Ile/Marie-Galante 2005 : 3e en solitaire sur le parcours St Nazaire/Cienfuegos de Cuba 2003 : 2e en double avec Bertrand Pacé sur le parcours St Nazaire/Dakar 2001 : Vainqueur en double avec Charles Caudrelier sur St Nazaire/Dakar
Le podium de la Transat BPE
1. Gildas Morvan – Cercle Vert, arrivé à 05h24’12”. Il boucle les 3436 milles du parcours en 19 jours 14 heures 24 minutes et 12 secondes, à la moyenne de 7,29 noeuds. Nouveau record de l’épreuve 2. Erwan Tabarly – Athema, à 4 minutes et 40 secondes du vainqueur, en 19 jours, 14 heures, 28 minutes et 52 secondes. 3. François Gabart – Espoir Région Bretagne, à 01 heure 02 minutes et 15 secondes du vainqueur, en 19 jours, 15 heures, 26 minutes et 27 secondes.
Quel duel ! Alors qu’Erwan Tabarly avait pris le leadership hier, Gildas Morvan est finalement parvenu à s’imposer dans les tous derniers milles de la course. Le skipper de Cercle Vert a coupé la ligne d’arrivée de la Transat BPE Belle-Ile-en-Mer – Marie-Galante à 5 heures, 24 minutes, 12 secondes heure de Paris, soit à 23 heures 24 minutes 12 secondes à Marie-Galante. Seulement 4 minutes et 40 secondes plus tard, c’était au tour d’Erwan Tabarly (Athema) de se présenter sur la ligne d’arrivée. Puis, à 6h26’27” François Gabart (Espoir région Bretagne) complétait le podium en prenant la 3e place. Les trois hommes battent le record de l’épreuve établi par Nicolas Troussel (Financo) voilà deux ans. Cercle Vert améliore ce chrono de 1 jour 18 heures 47 minutes et 33 secondes.
Record de l’épreuve battu
Finalement, au bout de l’insoutenable suspense, c’est donc Gildas Morvan (Cercle Vert) qui a emporté ce duel sur son adversaire et complice Erwan Tabarly (Athema). Pour 4 minutes et 40´´ qui risquent de paraître une éternité pour le second. Bien sûr, on a envie de partager les moments d´émotion d´un Gildas Morvan qui accroche pour la première fois une victoire dans une épreuve solitaire majeure du circuit Figaro, après avoir vu tant de fois la porte se refermer de justesse devant lui. Bien sûr, on a envie de partager le désarroi d´un Erwan Tabarly. On se dit parfois qu’un match nul pourrait être équitable.
Joie mesurée
Sur le ponton de Marie-Galante, le son d´un biniou s´élève par dessus la musique créole … Manière de rappeler le pays à ce grand gaillard du pays des Abers, tellement attaché à ses terres. A l´arrivée au ponton, pas de traces de joie exubérante, ce n´est pas le style de la maison… Gildas a, tellement de fois côtoyé la victoire sans pouvoir l´accrocher qu´il serait de mauvaise grâce de manifester trop ouvertement sa joie. Il sait aussi qu´à quelques minutes près, il aurait pu se retrouver à la place d´Erwan Tabarly… Les deux navigateurs se retrouvent côte à côte, embarqués dans un char à banc pour rejoindre le podium, c´est la liesse, exubérante comme on sait faire la fête aux Antilles. La nuit leur appartient. A 7h03, Nicolas Troussel (Financo) vainqueur de la précédente édition, tient parfaitement son rang en prenant la 4e place, lui aussi en moins de 20 jours (19 jours et 16 heures) Prochaine arrivées attendues : celles de Gérald Véniard (Macif) et de Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles).
M.C TECHNOLOGIES, basée à Quimper, est née du transfert de l’activité marine de la société MOUSE.COM, propriétaire et distributeur des produits MC MARINE, ainsi que de la nouvelle distribution exclusive des produits Lowrance et Eagle. Spécialiste de l’informatique embarquée pour la marine, M.C TECHNOLOGIES, par les marques Lowrance et Eagle, renforcera sa pénétration des marchés de l’électronique marine. La reprise de la distribution des marques Eagle et Lowrance qui complète la gamme MC MARINE a donné l’occasion à son dirigeant, Yann Labbé, de créer une nouvelle société résolument tournée vers le maritime et l’Outdoor.
La société distribue donc actuellement les marques MC Marine, Flexcell, Eagle et Lowrance, d’autres marques étant appelées à venir compléter la gamme de produits dans les prochains mois.
M.C Technologies a donc déménagé début avril 2009 et mis en place très rapidement un site internet : www.mc-technologies.fr qui propose des liens vers les sites web des quatre marques représentées à ce jour, ainsi que les tarifs publics et les catalogues produits en téléchargement. Une équipe commerciale terrain de 5 personnes représente l’ensemble des marques distribuées par M.C Technologies auprès de tout leurs réseaux de distribution. M.C TECHNOLOGIES est présente dans de nombreux segments du secteur : Course au Large, Plaisance, Grande Plaisance, Pêche sportive et professionnelle, Océanographie, Militaire, marché de l’Eau douce, activités de plein air (Outdoor).
Il a suffi d’un grain. Alors que de l’aveu même d’Erwan Tabarly (Athema), la victoire semblait ouvrir ses bras à Gildas Morvan (Cercle Vert), un nuage est venu redistribuer les cartes. Pour un petit mille, c’est le skipper d’Athema qui a pris les commandes de la course. Entre les deux compères, hier équipiers sur la Transat AG2R 2006, il n’y aura pas de petits arrangements entre amis. L’issue de la course devrait se nouer vers 4h (heure française). Il doit sûrement exister une part de plaisir sado-masochiste à faire de la course au large. Comment expliquer autrement que l’on accepte de vivre dans l’inconfort permanent pendant vingt jours, que l’on tire sur les muscles du dos à chercher à barrer dans les positions les plus inconfortables, que l’on mange des repas le plus souvent préparés à la hâte, que l’on dort quand le bateau l’autorise ? Et tous ces sacrifices pour peut-être voir passer devant, à quelques centaines de mètres, celui qui va vous souffler la victoire sous votre étrave… C’est ce scénario improbable, digne des plus beaux finals, qui se dessine sous le vent de Marie-Galante. Et pourtant, on oublie vite le nom du deuxième, quelle que soit la valeur de sa performance. Savoir que quelques minutes, voire quelques secondes peuvent décider du nirvana, présente un caractère forcément injuste au regard des efforts fournis… On peut donc s’attendre à un final sous haute tension à mesure que l’arrivée sur l’île va se profiler. La navigation à vue se résultera peut-être à l’observation respective des feux de navigation de chaque bateau. Un feu qui passe du vert au rouge et c’est un empannage déclenché, un changement de trajectoire. Un feu arrière qui devient plus lumineux et ce sont des mètres de gagnés… tout est question d’interprétation. Autant dire, que la moindre erreur d’analyse risque de se payer cash, d’autant que les pièges sont nombreux : grains difficiles à évaluer, dévents provoqués par le relief de l’île, le parcours jusqu’à la ligne d’arrivée est loin d’être semé de pétales de rose. Paradoxe de la compétition, la déception du deuxième risque d’être d’autant plus forte que les écarts seront infimes.
Jeune et sans complexe
Derrière ce duo d’excellence, la bagarre pour le podium devrait, elle aussi, être acharnée. François Gabart (Espoir Région Bretagne), sans complexe aucun, n’a pas l’intention de s’en laisser conter par Nicolas Troussel (Financo), même si l’expérience des finish à l’arrachée peut peser dans la balance à l’heure des derniers bords. Entre Gérald Veniard (Macif) et Thierry Chabagny (Suzuki Automobiles), il reste encore quelques incertitudes pour la cinquième place. Dans leur sillage, Isabelle Joschke (Synergie) jette ses dernières forces dans la bataille pour essayer de coiffer sur le fil Franck Le Gal (Lenze) ainsi qu’Armel Tripon (Gedimat). La jeune demoiselle sait que dans cette triangulaire, elle part avec un handicap certain, lié à la fatigue accumulée depuis le début de la course. Mais on a vu des batailles perdues d’avance trouver parfois des issues improbables. Toutes les charges désespérées ne connaissent pas le destin tragique des cavaliers de Reischoffen… Pour d‘autres, l’arrivée devrait être plus paisible : Victor Jean-Noël (Pays Marie-Galante), malgré la perte de son spi léger, continue de cravacher vers Marie-Galante tout en maintenant à distance ses deux poursuivants Yannig Livory (CINT 56), auteur de la meilleure performance sur vingt-quatre heures et Louis-Maurice Tannyères (Nanni Diesel). A défaut de se battre pour la victoire, il reste le plaisir de se dire qu’on est allé au bout de ses rêves. Le mot du jour : record 21 jours 9 heures 11 minutes et 45 secondes de course, tel est actuellement le record détenu par Nicolas Troussel lors de l’édition 2007. Un temps qui devrait être largement battu par le vainqueur de l’édition 2009. Et ce, même si les derniers milles sont toujours les plus difficiles à parcourir.
Ils ont dit :
Erwan Tabarly – Athema – 1er au classement de 15h « Le dernier classement, je l’ai bien vu, celui-là ! Evidemment. Je suis content, c’est sûr, d’être premier à ce niveau là. C’est même la première fois que je pointe en tête depuis le départ. Je suis un peu surpris, au vu du pointage, Gildas a du tomber dans un grain. Ca commence à être tendu, jusqu’à présent, j’étais derrière et je voyais mal comment passer devant. Maintenant que c’est fait, j’avoue que je préfère être chassé que chasseur. On dort de moins en moins, mais il faut quand même faire attention, sinon on fait des bêtises et des zigzags à la barre. On commence tous à être habitué aux Transat en solitaire, on connaît nos limites. Si il le faut, je retournerai faire un somme avant l’arrivée. » Gildas Morvan – Cercle Vert – 2ème au classement de 15h « Bonjour, bonjour ! Ça va, mais ce n’est pas facile avec tous ces grains. Cette nuit, c’était un peu la mine, je suis resté englué dans deux nœuds de vent, c’était pénible. Là, c’est reparti, j’avance, mais ça risque d’être serré. Après, c’est la bascule et les angles choisis qui seront déterminants. En tout cas, on a hâte d’arriver, on chevauche, on chevauche, mais on sera content quand on aura mis pied à terre. Cette nuit, je n’ai pas pu dormir, c’était non-stop, entre les empannages et la présence permanente à la barre. C’est plutôt sympa d’être en tête avec Erwan. On se connaît bien tous les deux, on a fait l’AG2R ensemble ; il y a un lien affectif entre nous deux, mais là, on est en course, alors c’est chacun pour soi jusqu’au bout. » Franck Le Gal – Lenze – 8ème au classement de 15h « Tout va bien, j’ai Gedimat en visu à 2 ou 3 milles, ça veut dire que j’ai bien bossé cette nuit. Hier j’ai passé la journée entière avec Isabelle, j’ai profité d’une bascule dans la nuit et je suis passée à quelques mètres de son tableau arrière. C’est vraiment sympa de naviguer au contact, il y a deux ans, j’étais tout seul. Avec Armel, on s’est appelé deux fois à la VHF pour papoter, c’est motivant. Il y a des alizés, des rotations de vent, le scénario est un peu le même qu’il y a deux ans. On va arriver dans la matinée, je pense. J’espère que vous serez là pour nous accueillir, car après une traversée on a hâte de retrouver les gens, se faire une petite baignade et manger des fruits frais et un bon repas. »
La dernière journée de la SOF a été marquée par deux événements : le retour d’une vigoureuse brise de secteur Est (plus de 20 nœuds de vent) et le quasi sans faute tricolore dans les Medal Races. Sur les finales où des Français étaient engagés, ils en ont remporté tout simplement cinq et souvent largement ! Soit par ordre d’apparition sur l’eau : Manu Dyen et Stéphane Christidis en 49er, Xavier Rohart et Pierre-Alexis Ponsot en Star, Nicolas Charbonnier et Baptiste Meyer Dieu en 470 hommes, Ingrid Petitjean et Nadège Douroux en 470 femmes et enfin, Julien Bontemps en planche. Seul Damien Séguin en 2.4 n’a pu faire de même mais sa 2ème place lui vaut la victoire dans la SOF. Damien partagera l’honneur d’entendre la Marseillaise lors de la remise des prix avec Xavier Rohart et Pierre-Alexis Ponsot, lauréats de la SOF pour le retour des Star en son sein. Avec Julien Bontemps, brillant vainqueurs de la Medal race des RS :X, la France n’est pas passée loin d’une troisième médaille d’or : d’un point exactement, celui que l’israélien Shahar Zubari aura finalement réussi à conserver. Samuel Launay termine finalement 5ème à 5 points du podium. Les Medal Races valent une quatrième médaille à la France, celle de Pierre Leboucher et Vincent Garos qui, grâce à leur 2ème place en finale, enlèvent la 3ème marche d’un podium dominé par les suisses Mathias Buhler et Felix Steiger. Pierre et Vincent ont un point d’avance sur… Nicolas Charbonnier et Baptiste Meyer Dieu. Si on ajoute que le duo Leboucher/Garos a subi deux disqualifications et que les deux barreurs des bateaux tricolores ont été malades tout le long de la semaine, on conclura que le 470 français masculin maintient la barre haute. Chez les filles, Ingrid Petitjean et Nadège Douroux ont la ferme volonté de rattraper leurs homologues masculins rapidement : leur 5ème place à la SOF après leur podium à la Semaine de Palma, démontre en tous les cas qu’elles sont reparties d’un bon pied dans cette olympiade. Ce sont les danoises Henriette Koch et Lene Sommer qui l’emportent dans cette série. Enfin, la magnifique victoire de Manu Dyen et Stéphane Christidis en 49er ce matin – elle leur vaut la 4ème place d’un classement général dominé par les italiens Sibello – symbolise le brio dont on fait preuve les Français dans cette série. Avec quatre représentants dans le Top Ten – Morgan Lagravière et Yann Rocherieux, 6ème, Julien Dortoli et Noë Delpech, 8ème et Axel Silvy et Ulysse Hoffmann, 9ème – rarement les Français n’ont été autant à la fête en 49er. Globalement, cette dernière journée a d’ailleurs confirmé l’esprit combatif d’une équipe qui avait cœur à briller à « domicile ». Les séries où les Français n’étaient pas rentrés en Medal Race reviennent à la chinoise Peina Chen en RS:X femmes, le croate Ivan Kljakovic en Finn et à Paul Robertson et Anna Tunncliffe en laser hommes et femmes. Ces deux derniers lauréats étaient les seuls médaillés d’or de Pékin engagés dans la SOF. Preuve que les meilleurs le sont souvent partout… à Hyères comme à Qingdao. Au bilan des nations, seule la France remporte deux victoires. Au nombre des médailles, elle se classe 2ème avec 4 médailles à une unité des inévitables Britanniques.
Interview 49er
Stéphane Christidis :« Nous étions contents de notre régularité sur l’ensemble de la compétition mais nous n’étions pas parvenus à terminer dans les trois donc le faire en Medal Race, c’est bien ! Ce matin, nous avions très envie de bien faire. Nous ne savions pas si nous allions bien marcher dans la brise car c’était une première avec le nouveau mât de la série (moins lourd et plus haut, ndr) » Manu Dyen :« Nous sommes toujours dans une période où on se cherche un peu y compris pour les réglages. Mais ce qui est positif, c’est notre sérénité. On construit les choses progressivement et donc terminer par notre meilleure place c’est bien, en plus en finale ! 4ème à la SOF, c’est notre meilleur résultat pour tous les deux dans cette épreuve ». Pietro Sibello :« Nous ne nous attendions pas à un début de saison pareil (ils gagnent Palma et la SOF avant même la Medal Race !). Tout l’entrainement que nous avons fait avant les JO fait la différence plus le break de plusieurs mois. Nous revenons à la compétition avec une grosse envie de naviguer. (Ils avaient fini 4ème aux JO, ndr) »
Interview 470
Pierre Leboucher :« Nous étions partis avec des réglages prévus pour un peu moins de vent et du coup, on n’était pas très rapides sur le premier bord de près. Mais au portant, on est bien revenu. On est vraiment content car cela a été une semaine difficile : j’ai été malade, ensuite on eu un OCS puis une disqualification et tout cela nous a coûtés beaucoup de points et on parvient quand même à atteindre le podium ! On n’a rien lâché. C’est encourageant pour la suite ». Nicolas Charbonnier :« Ce matin, je n’avais vraiment pas envie de courir alors on s’est débrouillés pour finir vite ! (rire). Vu la semaine que nous venons de vivre, gagner la Medal Race et terminer 4ème à un point du podium, c’est bien. Le stage équipe de France qui a précédé la SOF était bien mais du coup, nous n’avons pas pu nous entraîner sur l’eau. Ensuite, j’ai été malade et ce matin encore c’était limite (en rigolant Baptiste Meyer dira que Nicolas toussait tellement qu’il avait l’impression d’avoir un moteur hors bord derrière !). Et puis surtout nous n’avons pas été inspirés. On peut ajouter que nous n’avions pas mis nos voiles neuves en pensant qu’il y aurait du vent et cela ne nous a pas aidés. Ce matin, nous avons choisi le bon bord de près et après, cela a été très vite. Terminer premier à Palma et 4 ici c’est une bonne base de départ pour un équipage qui commence ! »
Ingrid Petitjean : « Aujourd’hui nous n’avions pas grand-chose à perdre. On a voulu faire simple sans trop regarder où étaient les autres. Pourtant nous n’avons pas pris un bon départ car on a été gênée par les Allemandes. Notre premier bord a été moyen et après on a été vite au portant. On a réussi notre empannage et on a bien attaqué le 2ème bord de près : à la dernière marque, on était en tête. Ensuite, on a accru notre avance. Dans la brise, on se dit toujours : faire simple, le moins de virement possible et chercher le bon bord. Vu les bêtises que l’on a fait cette semaine, on se dit que finir cinq au général démontre qu’on en a sous la pédale. Nous avons réussi de bons départ et c’était un de nos axes de travail par contre globalement, nous avons pâti de mauvais choix dans le premier de bord de près. Peut-être que justement nous n’avons pas navigué assez simplement. C’est vrai que je suis arrivée avec une bonne « crève » et de la fatigue et que cela a joué sur ma lucidité. Mais au final 3ème à Palma, 5ème ici, c’est positif pour un redémarrage ».
Interview Star Xavier Rohart : « Nous sommes montés en puissance tout au long de la semaine. Pierre-Alexis Ponsot apprend : il discute beaucoup et est très sympa. C’est un équipier proche de ce qu’était Pascal Rambeau en fait, je retrouve la même façon de fonctionner que nous avions au moment de nos titres mondiaux. Avec moi qui sens, qui vis et qui réagis intuitivement et Pierre-Alexis qui analyse, m’informe de ce qui se déroule et de ce qu’il pense des conditions. Cela s’est également très bien passé avec notre nouvel entraîneur Bertrand Dumortier. Pour moi, c’était deux changements importants après les départs de Pascal d’une part et Daniel Dahon, d’autre part. J’ai bien aimé le regard extérieur et très analytique de Bertrand. Cela m’a rappelé mes débuts en Star en 2001 avec Marc Bouët, c’est un peu la même approche. Je suis content d’avoir gagné ici. C’est vraiment une belle épreuve avec un plan d’eau intéressant. J’y reviens d’ailleurs du 18 au 24 mai pour le championnat d’Europe de Printemps. »
Interview Julien Bontemps, vainqueur de la Medal Race et deuxième de la SOF 2009 : Sur la Medal race :« j’ai pris un bon départ, je suis passé en tête et ensuite, mon avance s’est amplifiée. Je voulais voir où j’en étais dans le vent et même si cela a été court, c’était productif ». Sur la SOF :« Finalement, il n’y a pas eu beaucoup de vent, ce n’était pas si loin de la Chine (sourire). C’est positif car je ne m’étais vraiment pas entraîné cet hiver sur ce type de temps mais au contraire dans la brise. En plus, je crois que c’est la première fois que je remporte une Medal race. Je repars gonflé à bloc pour mon olympiade ». Sur l’équipe de France :« Quand j’ai entendu avant ma medal race qu’on en avait remporté quatre sur quatre, c’est sûr que cela motive ! Il y a un esprit d’équipe très positif. Cela booste tout le monde ». La suite :« Ce sont les Jeux Méditerranéens s’ils ont lieu et sinon le Mondial qui aura lieu à Weymouth sur le plan d’eau des JO de Londres ».
Interview Paul Goodison, champion olympique à Pékin et vainqueur de la SOF 2009 : " C’est super de naviguer de nouveau. Je n’ai pas beaucoup navigué dans le petit temps, c’est donc rassurant de voir que je suis performant dans ces conditions. Les mauvaises manches que j’ai pu faire dans les phases finales ne reflètent pas vraiment la manière dont j’ai navigué. Lors de ces manches, à chaque fois, les cinq premières minutes je me suis retrouvé du mauvais côté. Mais à part ça, je suis plutôt satisfait. Mon programme, c’est un peu d’entraînement à Weymouth et après on sera « off » jusqu’à la semaine de Kiel. J’espère que je ferai aussi un bon résultat là bas ! " Interview Jean-Pierre Champion, Président de la Fédération Française de Voile Sur l’organisation de la SOF 2009 : « C’est la 41ème édition de cette Semaine Olympique Française, une compétition internationale de grande qualité qui ne se démentit pas année après année. C’est dorénavant un standard, cet évènement que nous organisons depuis plus de quarante ans et c’est un bon bilan que nous pouvons tirer de cette édition. En ce début d’olympiade, c’est une SOF détendue avec plus de 50 nations ce qui est très bien même si nous allons parfois jusqu’à 60, et elle reste une semaine de qualité ce qui est un challenge année après année. Il y a bien évidemment une petite déception pour le Match Racing que nous avons souhaité pour les Jeux Olympiques et que nous n’avons pas pu accueillir cette année pour problème de fourniture de bateaux. Mais nous les accueillerons très probablement l’an prochain. » Sur la victoire des star : « C’est un regret qu’il n’y ait pas plus de star à la SOF cette année. Cela démontre un manque d’implication de la classe dans cette épreuve du World Tour et cela est très dommage. Pour nous, qui avons souvent défendu le star, je suis déçu. Mais nous ne les avions pas reçus à Hyères depuis longtemps, et on ne peut que se féliciter en revanche de la victoire de cet équipage nouvellement constitué, mené par Xavier Rohart, et qui bien sûr nous apporte une très grande satisfaction. » Sur l’Equipe de France : « On peut déjà tirer un bilan général de cette Equipe de France qui se prépare avec beaucoup d’ambition comme souhaité, et nous pouvons nous montrer satisfaits. Je suis ravi ! L’idée de Philippe Gouard de mettre en place les 5 coachs managers est une bonne idée qui a déjà de très bonnes répercussions sur le terrain. On a vu ici une équipe soudée qui commence à s’approprier l’ambition que nous avons souhaitée pour elle. Et sa déclinaison en espoirs et bleuets est très prometteuse avec des jeunes hommes et des jeunes femmes d’une grande qualité, ce qui constitue une vraie satisfaction. Nous ne pouvons pas douter qu’ils feront bientôt beaucoup de bonnes choses. Nous avons demandé aux coureurs de prendre la SOF au sérieux et c’est ce qu’ils font. Nous n’avons pas encore les résultats escomptés mais c’est à venir et nous ne pouvons être qu’optimistes pour le futur. »
Philippe Gouard, DTN « Nous sommes dans une année post-olympique et nous avions garanti à nos athlètes de mettre une priorité sur leur suivi socioprofessionnel. C’est ce qui explique par exemple l’absence de nos deux représentantes en Laser – Sarah Steyaert et Sophie de Turckheim – qui passent leurs examens. Mais d’un autre côté, nous avons vraiment insisté sur le fait que la SOF n’est pas une régate d’entraînement. Il fallait donc trouver le bon compromis entre ces deux exigences. Dans l’ensemble, c’est positif. Je suis particulièrement content des résultats en Medal Race car nous avons voulu travailler particulièrement la combativité et sans combativité, on ne gagne pas 5 Medal races sur 5 ! Cette préparation olympique redémarre sans temps mort, je veux 2 ou 3 équipages par série pas plus et que l’émulation joue à plein. Les prochaines échéances ce sont les différents championnats du monde mais aussi la Sailing for Gold en septembre sur le plan d’eau des JO, une sorte de répétition générale trois avant les JO ». Loïc Billon sur le collectif France-espoirs
« La SOF constituait le premier véritable test général pour le tout nouveau collectif France-Espoirs qui se veut le réservoir de l’équipe de France à court et moyen terme. Loic Billon qui partage le management de l’équipe avec Nicolas Huguet tire le bilan de la compétition : « Dans l’ensemble, c’est plutôt bien. Nous avons plusieurs athlètes qui n’étaient pas loin de la Medal Race comme Eugénie Ricard, 12ème en planche à voile, et même deux équipages en 49er qui terminent 8ème (D’Ortoli/Delepch) et 9ème (Silvy/Hoffmann). En Laser, ils sont passés un peu à côté mais je crois que l’absence des membres de l’équipe de France a pesé, tant chez les garçons que chez les filles ils se sont retrouvés trop au devant de la scène. Par contre, le résultat de Malo Leseigneur, 27ème, est positif. Comme Loic Le Bacquer et Tristan Lebrun, 19ème en 470, ce sont des équipages qui ne sont pas dans le collectif mais on les surveille car c’est évidemment un groupe qui reste ouvert. L’appartenance à ce groupe a d’ailleurs été l’un des points positifs de la semaine. Il n’y a plus d’un côté la grande équipe de France et des individus mais du coup, un large collectif qui permet aux plus jeunes d’aller s’adresser facilement aux plus expérimentés. Ils savent que, tant la Fédération que la DTN, a confiance en eux pour l’avenir. »
Classements finaux de la SOF 2009 :
2.4mr, résultats finaux 1: Damien Seguin (Sport Nautique de L’ouest Nantes) 19 points (Détail courses : 6,2,2,2,1,2,4,4,1,1,2,) 2: Thierry Schmitter (Hollande) 29 points (Détail courses : 1,OCS ,5,7,4,3,3,2,2,7,1,) 3: Andre Rademaker (Hollande) 32 points (Détail courses : 3,1,8,8,2,7,2,1,5,5,3,) 4: Helena Lucas (Grande-Bretagne) 33 points (Détail courses : 2,3,1,5,6,1,5,5,8,3,4,) 5: Paul Tingley (Canada) 38 points (Détail courses : 4,OCS ,3,1,5,4,1,3,4,4,7,) 6: Megan Pascoe (Grande-Bretagne) 47 points (Détail courses : 5,4,4,4,7,5,6,DSQj,7,2,5,) 7: Barend Kol (Hollande) 61 points (Détail courses : 7,5,6,10,3,8,8,6,6,8,6,) 8: Daniel Bina (Republique Tche) 78 points (Détail courses : DNF ,6,10,11,8,10,10,7,3,6,9,) 9: Hervé Tourneux (Societe des Regates de Vannes) 79 points (Détail courses : 8,7,7,9,9,6,9,8,9,10,8,) 10: Alexander Sadilek (Republique Tche) 89 points (Détail courses : 9,8,11,6,10,11,7,10,10,9,10,) 11: Jean-Marie Vennin (Y C de L’ile de France) 80 points (Détail courses : 12,9,9,3,12,12,12,12,11,13,) 12: Janick le Moal (Association Lmv Centre Nautique de Mouli) 87 points (Détail courses : 10,OCS ,12,12,11,9,11,11,13,11,) 13: Mathieu Carpier (Sport Nautique de L’ouest Nantes) 93 points (Détail courses : 11,10,13,13,13,13,13,9,12,12,)
49er, résultats finaux 1: Pietro Sibello / Gianfranco Sibello (Italy) 41 points (Détail courses : 1,11,8,1,1,3,2,1,2,2,14,1,6,6,3,2,) 2: Nico Luca M Delle Karth / Nikolaus le Resch (Austria) 69 points (Détail courses : 9,2,3,5,7,5,1,7,4,7,9,6,8,5,1,4,) 3: Federico Alonso / Arturo Alonso (Spain) 73 points (Détail courses : 4,13,4,2,1,11,5,3,6,1,1,7,17,1,17,7,) 4: Manu Dyen / Stéphane Christidis (CN Voile Aix les Bains / EV Cagnes sur Mer – Equipe de France Militaire) 87 points (Détail courses : 6,8,5,4,12,5,8,6,7,8,6,10,7,8,7,1,) 5: Chris Draper / Peter Greenhalgh (Great Britain) 90 points (Détail courses : 8,2,4,2,3,9,9,8,8,6,5,12,13,14,4,5,) 6: Morgan Lagraviere / Yann Rocherieux (Y C de la Pointe Rouge / CN Sciez) 90 points (Détail courses : 2,5,15,14,6,6,6,1,8,19,4,2,12,3,9,6,) 7: Lennart Briesenick- / Morten Massmann (Germany) 92 points (Détail courses : 3,3,7,8,8,9,8,5,1,10,2,13,14,4,8,8,) 8: Julien Dortoli / Noe Delpech (Y C Pointe Rouge / YCPR) 96 points (Détail courses : 5,7,12,4,9,2,12,2,6,15,8,17,5,12,6,3,) 9: Axel Silvy / Ulysse Hoffmann (CN La Pelle / YCPR) 110 points (Détail courses : 2,5,3,7,2,4,3,15,14,11,10,14,4,16,13,9,) 10: Stevie Morrison / Ben Rhodes (Great Britain) 114 points (Détail courses : 1,1,12,5,5,6,11,3,10,13,18,15,3,9,16,10,) …
Star, résultats finaux 1: Xavier Rohart / Pierre Alex Ponsot (CN La Pelle / SNO Nantes) 26 points (Détail courses : 2,4,3,1,2,1,1,5,1,1,1,2,4,4,1,1,) 2: John Gimson / Ed Greig (Grande-Bretagne) 40 points (Détail courses : 1,3,5,5,3,5,5,3,2,3,2,3,1,2,3,2,) 3: Aimilios Papathanasi / Akis Karnoutsos (Grece) 42 points (Détail courses : 5,1,2,3,4,2,2,2,4,2,3,1,5,5,DNF ,3,) 4: Andrew Macdonald / Brian Fatih (Etats Unis D’am) 43 points (Détail courses : 6,2,1,2,1,3,4,4,3,4,4,4,2,1,4,4,) 5: Paul Mckenzie / Phillip Toth (Australie) 57 points (Détail courses : 3,5,4,4,5,4,3,1,5,5,5,5,3,3,2,5,) 6: Andrey Berezhnoy / Sergey Masalov (Russie) 94 points (Détail courses : 4,6,6,6,6,6,6,6,OCS ,6,DNF ,DNC ,DNC ,DNC ,DNC ,DNC ,)
470 hommes, résultats finaux 1: Matias Buhler / Felix Steiger (Suisse) 57 points (Détail courses : 2,1,1,12,5,7,13,11,BFD ,12,3,) 2: Gabrio Zandona / Edoardo Mancinelli (Italie) 63 points (Détail courses : 4,5,5,12,2,1,7,20,19,5,OCS ,) 3: Pierre Leboucher / Vincent Garos (A S P T T Nantes) 69 points (Détail courses : 17,11,17,3,1,OCS ,1,DSQj,11,4,2,) 4: Nicolas Charbonnier / Baptiste Meyer Dieu (YC Antibes / CN Nice) 70 points (Détail courses : 1,20,10,6,2,6,23,14,9,27,1,) 5: Harada Ryunosuke / Yoshida Yugo (Japon) 71 points (Détail courses : 6,3,8,1,25,8,9,1,17,21,9,) 6: Nic Asher / Elliot Willis (Grande-Bretagne) 72 points (Détail courses : 12,2,2,6,20,5,16,21,13,6,5,) 7: Onan Barreiros / Aaron Sarmiento (Espagne) 73 points (Détail courses : 5,12,16,2,14,1,6,19,3,26,7,) 8: Pablo Santurde de / Alejandro Ramos (Espagne) 74 points (Détail courses : 13,7,9,13,9,8,15,6,7,7,4,) 9: Stuart Mcnay / Graham Biehl (Etats Unis D’am) 76 points (Détail courses : 1,9,3,1,6,12,31,33,18,10,8,) 10: Lucas Zellmer / Heiko Seelig (Allemagne) 82 points (Détail courses : 2,16,11,22,7,4,20,16,5,9,6,) … 14: Sofian Bouvet / Jérémie Mion (YC Antibes / Cergy Voile 95) 81 points (Détail courses : 10,25,4,20,10,10,24,2,2,23,) 19: Loic le Bacquer / Tristan le Brun (YC Toulon / VGA St Maur Voile) 94.7 points (Détail courses : 13,6,7,8,21,32,14,10,29,15,) 22: Vianney Guilbaud / Thomas Haddouche (C V de St Quentin) 112 points (Détail courses : 29,16,33,11,7,10,5,28,6,35,)
Finn, résultats finaux 1: Ivan Kljakovic G (Croatie) 31 points (Détail courses : 1,2,4,2,2,5,5,1,8,2,6,) 2: Edward Wright (Grande-Bretagne) 44 points (Détail courses : 8,3,29,10,1,3,33,10,3,4,1,) 3: Gasper Vincec (Slovenie) 50 points (Détail courses : 2,1,5,6,6,7,11,2,1,DNF ,10,) 4: Giles Scott (Grande-Bretagne) 54 points (Détail courses : 6,DNF ,2,8,5,1,26,3,18,7,2,) 5: Marin Misura (Croatie) 62 points (Détail courses : 10,7,3,1,8,4,8,28,22,3,9,) 6: Michael Maier (Republique Tche) 68 points (Détail courses : 7,4,9,12,9,11,4,14,6,12,3,) 7: Eduard Skornyakov (Russie) 68 points (Détail courses : 4,8,22,3,13,6,2,13,5,13,7,) 8: Deniss Karpak (Estonie) 87 points (Détail courses : BFD ,6,13,5,18,34,16,5,7,1,8,) 9: Peer Moberg (Norvege) 96 points (Détail courses : 19,14,14,11,3,14,7,21,19,6,4,) 10: Tapio Nirkko (Finlande) 96 points (Détail courses : BFD ,5,10,22,OCS ,13,14,4,10,8,5,) … 14: Thomas le Breton (Societe des Regates de Brest) 114 points (Détail courses : 14,11,23,18,31,9,9,23,13,17,) 19: Jonathan Lobert (Sport Nautique de L’ouest Nantes) 131 points (Détail courses : 18,13,12,9,OCS ,17,6,22,34,DNF ,) 40: Benjamin Montagut (Voile Handi Valide En Midi Pyrennees) 265 points (Détail courses : 22,32,44,41,32,39,29,40,32,39,)