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500 équipiers au Grand Prix de l’Ecole navale à Brest

sportboat au grand prix de l Ecole navale
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Manches d’entraînement pour les Laser SB3 (prononcer SBi Cioube) en baie de Morgat, départ mouvementé pour les J80 pour leur première manche du jour, speed-crossing à travers la rade pour les sportboats : Longtze, Open 7,50, Melges 24, Open 6,50… Tous les concurrents du Grand Prix de l’Ecole Navale ne sont pas tous logés à la même enseigne pour cette première journée de régates. Mais tous avaient hâte de pouvoir en découdre, même si l’on pouvait noter des différences notables dans l’approche de l’événement. Les méticuleux avaient planifié leur emploi du temps pour pouvoir naviguer dès le matin, les retardataires étaient bien souvent comme le veut l’habitude les voisins de palier venus de Brest ou des ports du Finistère sud. Il y a ceux qui, fort d’habitudes glanées au fil de nombreuses régates courues avec le même équipage, ont d’ores et déjà leurs automatismes. Sur d’autres bateaux, on sent que l’organisation interne est parfois plus pittoresque : entre la bouteille d’eau et la protection solaire oubliées sur le ponton, les pare-battages embarqués par mégarde, certains détails trahissent, à coup sûr, les habitués du ventre mou du peloton. La première journée, c’est aussi l’opportunité de croiser des têtes connues, d’échanger les souvenirs de la dernière régate courue les uns contre les autres, de chambrer gentiment celui qui n’a pas encore retrouvé ses réglages magiques. Sur le terre-plein de l’Ecole navale on peut y croiser pêle-mêle, des recordmen du tour du monde comme Yves Le Blevec ou Sébastien Audigane, des Figaristes confirmés comme Erwan Tabarly, Nicolas Bérenger ou Ronan Treussard. D’autres auront la présence plus discrète mais tout aussi essentielle, tel Guillaume Florent, médaillé de bronze aux JO de Pékin ou bien encore Sophie de Turckheim, en quête d’une place dans l’Equipe de France olympique pour Londres 2012…

De Lanvéoc à Brest, la longue remontée
Sur l’eau, la brise thermique, en contrariant légèrement le régime de nord-ouest général, a provoqué bien des désordres neuronaux chez les tacticiens. Entre l’influence de la brise thermique venue de la baie de Douarnenez et celle de Manche passant par dessus les hauteurs de Brest, le plan d’eau se voyait soumis à des variations incessantes du vent qui demandaient une vigilance particulière.
Les J80 l’ont expérimenté les premiers, dès le début d’après-midi : une première manche particulièrement tactique sur le rond Michelin a vu la flotte s’écharper au bateau comité pour tenter de gagner la droite du plan d’eau censée être plus favorable… Résultat : un bel embouteillage sur la ligne, pour cette première manche, remportée de haute lutte par l’équipage d’Adrien Mouillon (Région Pays de la Loire) devant Gilles Drouet (Marine Cherbourg CCVS) et Vincent Vilboux (CDV29 – Ecole Navale). La flotte repartait immédiatement pour une deuxième manche.

A 16h, les sportboats étaient conviés à une manche de speed-crossing, consistant en un aller-retour depuis l’Ecole Navale jusqu’au port de commerce de Brest. L’occasion de saluer le nouveau port du Château, à l’embouchure de la Penfeld, qui pourrait accueillir dès 2010, une partie de la flotte du Grand Prix de l’Ecole Navale. Au final, la flotte a dû accepter une longue remontée au près jusqu’aux jetées de la Cité du Ponant, avant de traverser le port de commerce, pour enfin lancer le spi et s’offrir une longue glissade jusqu’à l’anse du Poulmic. Cette manche de speed-crossing qui concernant les 6,50, les Melges 24 et les Open 7,50 était aussi l’occasion de lancer le Trophée Virginie Herriot qui réunira chaque soir la flotte des Longtze pour une épreuve de vitesse en rade… Enfin, à Morgat, le Centre Nautique de Crozon Morgat décidait de proposer dès aujourd’hui une première manche d’entraînement à la flotte des Laser SB3. Derniers préparatifs pour certain ; entrée dans le vif du sujet, pour d’autres, l’édition 2009 du Grand Prix de l’Ecole navale commence sous les meilleurs auspices : du soleil d’entrée, des conditions tactiques pour la journée de vendredi, du vent samedi…

Le trophée Virginie Herriot
Chaque année, le Grand Prix de l’Ecole Navale choisit de mettre une série à l’honneur en créant à son intention, un challenge spécifique, le Trophée Virginie Herriot. Pour l’édition 2009, ce seront les Longtze, construits en Chine et développés par l’équipe du Défi pour l’America’s Cup qui auront le droit de s’affronter chaque soir sur une manche spécifique. Le Longtze avait choisi le Grand Prix de l’Ecole Navale 2008 pour sa première sortie… C’est en quelque sorte, un juste retour des choses qu’ils aient l’honneur de disputer ce trophée à la portée symbolique dense.

LE PROGRAMME

Jeudi 21 mai
14h30 : 1ère manche pour les J80
16h00 : Speed croossing entre Lanvéoc Poulmic et le port du Château de Brest

Vendredi 22 mai
à partir de 9h30 : Une à plusieurs manches à suivre

Samedi 23 mai
à partir de 9h30 : Une à plusieurs manches à suivre

Dimanche 24 mai
à partir de 9h30 : Une à plusieurs manches à suivre
15h : Remise des prix

Lundi 25 mai
9h30 : Une à plusieurs manches à suivre pour les Laser SB3
14h00 : Remise des prix  des Laser SB3 au centre nautique de Crozon-Morgat

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Les Ténors au rendez-vous

Premier Jour
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Long de 6milles nautiques, ce premier circuit entre Hyères et Port Cros aura aussi beaucoup joué avec les nerfs des concurrents, le vent changeant radicalement d’humeur en pleine régate, basculant parfois de plus de 40 degrés, et ne dépassant guère les 8 noeuds au plus fort de sa virulence. Un contexte compliqué à négocier mais qui a cependant ravi nombre de compétiteurs rôdés aux affrontements nautiques au plus haut niveau. Les Pacé, Névé, Briand et autres Durr se sont, dans leurs classes respectives, rapidement portés aux avant postes et le bilan du jour ne réserve guère de surprises, les unités les plus modernes aux mains des équipages les plus expérimentés se montrant tous au meilleur de leur forme. Une seule manche sera finalement validée après que le vent eut définitivement déserté la rade de Hyères en milieu d’après midi.

A tout seigneur, tout honneur ; ce sont les 12 mètres JI qui ont lancé les régates de cette Semaine de Porquerolles 11ème du nom. Un départ dans la seconde et au ras du bateau viseur pour Ikra ouvrait à Yves Marie Moreau toute la gauche du plan d’eau, alors que South Australia couvrait Kookaboura III en milieu de ligne. Très à l’aise en cap et en vitesse, South Australia évitait de flirter avec les limites du cadre et s’emparait rapidement du commandement. Les hommes de Philippe Durr accentuaient même leur avance à la faveur d’une belle vitesse aux allures portantes, et terminaient largement en tête devant Kookaboura. Ikra, à la faveur d’un handicap de jauge peu pénalisant, pointe cependant en tête du classement provisoire.

A l’instar des grands 12 M JI, les trois catégories IRC ont validé en milieu de journée une première manche de type "banane". Les velléités du comité de course d’enchaîner les régates se sont vues contrariées par les caprices d’Eole qui "lâchait" littéralement les coureurs au beau milieu des procédures. Nathalie Pébérel, Présidente du Comité de course, renvoyait sagement les concurrents au port.  Cette seule manche du jour apporte pourtant son lot de confirmations et l’âpreté des régates de petit temps du jour laisse augurer d’une édition très relevée de la semaine de Porquerolles. Véloce à toutes les allures, le TP 52 "Paprec Recyclage" et le GP 42 "Near Miss" vont devoir singulièrement s’employer pour compenser leur handicap de jauge ; Jacques Bureau et son X 41 "Magician" vire en tête cette première journée de régate en terminant 6ème et seulement 13 minutes derrière le vainqueur du jour Paprec Recyclage en temps réel. "Jubilations", le nouveau Salona 42 IBC à Olivier Duthoit, leader des Trophées Méditerranée IRC UNCL 2009, se voit devancer par des protagonistes attendus, notamment Gilles Engel et son "Adrenaline 4" (Sydney 46) ainsi que le Ker 39 "Malouba" et le Swan 42 "Genapi". Une journée certes réduite à sa plus simple expression sportive mais pleine d’enseignements quant aux réelles forces en présence. Des airs plus soutenus ne manqueront pas de redistribuer la donne dans cette Classe des IRC 1 la plus compétitive que Porquerolles ait connu.

Les duels attendus entre Archambault 40 et First 40,7 sont lancés de belle manière en IRC 2. Seul Laurent Lavaysse et son Magic Simca, en se hissant à la 5ème place, vient perturber dans le haut du classement la suprématie de ces deux monotypes. Les habitués de Porquerolles et du circuit Méditerranéen ont pris leurs marques d’emblée et Charles Métenier (A 40 "Geranium Killer") s’est d’autorité installé dans son fauteuil chéri de leader. Ses 4 minutes d’avance sur la ligne lui permettent de s’imposer en temps compensé face à ses habituels opposants, Cyril Baillie ("Sayann2") et Yves Ginoux (Lovin’It"), tous deux à la barre de Firsts 40,7. Dominique Tian, lui aussi grand habitué des podiums Porquerollais a placé son Glenn Ellen V (A 40 RC) en embuscade. Les J 122 et autres Grand Soleil ont souffert dans les petits airs. Ils prient ce soir pour qu’Eole se montre demain un peu plus généreux dans sa distribution de carburant vélique. Un souhait évidemment partagé par la Direction de course.

Les "petits" IRC 3 se sont élancés les derniers en tout début d’après-midi, bénéficiant des mêmes conditions que les groupes précédents, 7 à 8 noeuds de vent orienté Sud Est. Les J 109 de Xavier de Passemar (Althinimax) et François Bulke (Blouna) étaient, après un rappel général, les plus prompts à jouer des coudes au sein d’une flotte bien nerveuse. Les Archambault 35 de Pierre Lacaze (Nusantara)  et Jean Claude Bertrand (Tchin Tchin) pointent ce soir en seconde et quatrième position au terme d’une régate très disputée qui a vu les écarts se mesurer en quelques poignées de secondes.

Ils ont dit :
Jean Paul Mouren, "Lady First"  (First 40,7) : "Porquerolles, cela aurait toujours dû exister! Je navigue ici à bord du voilier de l’un de mes partenaires. Chaque fois que le calendrier de course au large m’en laisse le loisir, je viens avec plaisir naviguer ici. La concurrence est cette année très élevée, tant du point de vue des bateaux Hi Tech présents, que de la qualité des équipages que l’on croise sur les pontons. J’ai peur que "Lady First" ait du mal à rivaliser avec les cadors de sa série (Rires)".

Oliver Krauss, "Spirit of Ad Hoc" (First 40,7) : "Il y a un très beau plateau rassemblé ici. Cela fait plaisir de voir autant de belles unités venues courir sur ce plan d’eau magnifique. La lutte en IRC 2 s’annonce très serrée. Les First 40,7 de Méditerranée se connaîssent bien et il y aura de beaux duels "fratricides". Mon Class 40 vient d’arriver à Marseille, et entre le travail de mise au point en chantier, il est toujours enrichissant de venir naviguer en flotte et en régate. Je connais bien Thierry Bouchard, notre skipper, et nous ne sommes pas venus ici faire de la figuration."

Stéphane Névé, "Paprec Recyclage" (TP 52) : "Nous n’avons que 4 heures de navigation avec ce bateau, nous sommes donc toujours en phase de découverte de ce TP 52. Notre marge de progression est considérable. Nous remportons une manche mais nous courons aussi contre un "rating" peu avantageux. Le GP 42 "Near Miss" est très véloce dans le petit temps et il va nous falloir vite trouver la bonne carburation. Tactiquement, nous n’avons pas fait trop d’erreurs et avons su gérer les importantes bascules de vent tout au long du parcours."

Benoit Briand, "Near Miss", GP 42 : "Nous terminons assez proches du TP 52 "Paprec Recyclage", mais les Swans  et le Sydney 46 "Adrénaline" sont très présent et, "rating" défavorable oblige, vont nous pousser dans nos retranchements. "Near Miss" serait plus à l’aise dans un vent plus soutenu, particulièrement au portant où notre carène planante apprécierait une brise plus soutenue."

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Ambiance studieuse sur les pontons de l

Grand Prix de Ecole Navale 2009
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Manches d’entraînement pour les Laser SB3 (prononcer SBi Cioube) en baie de Morgat, départ mouvementé pour les J80 pour leur première manche du jour, speed-crossing à travers la rade pour les sportboats : Longtze, Open 7,50, Melges 24, Open 6,50… Tous les concurrents du Grand Prix de l’Ecole Navale ne sont pas tous logés à la même enseigne pour cette première journée de régates. Mais tous avaient hâte de pouvoir en découdre, même si l’on pouvait noter des différences notables dans l’approche de l’événement. Les méticuleux avaient planifié leur emploi du temps pour pouvoir naviguer dès le matin, les retardataires étaient bien souvent comme le veut l’habitude les voisins de palier venus de Brest ou des ports du Finistère sud. Il y a ceux qui, fort d’habitudes glanées au fil de nombreuses régates courues avec le même équipage, ont d’ores et déjà leurs automatismes. Sur d’autres bateaux, on sent que l’organisation interne est parfois plus pittoresque : entre la bouteille d’eau et la protection solaire oubliées sur le ponton, les pare-battages embarqués par mégarde, certains détails trahissent, à coup sûr, les habitués du ventre mou du peloton. La première journée, c’est aussi l’opportunité de croiser des têtes connues, d’échanger les souvenirs de la dernière régate courue les uns contre les autres, de chambrer gentiment celui qui n’a pas encore retrouvé ses réglages magiques. Sur le terre-plein de l’Ecole navale on peut y croiser pêle-mêle, des recordmen du tour du monde comme Yves Le Blevec ou Sébastien Audigane, des Figaristes confirmés comme Erwan Tabarly, Nicolas Bérenger ou Ronan Treussard. D’autres auront la présence plus discrète mais tout aussi essentielle, tel Guillaume Florent, médaillé de bronze aux JO de Pékin ou bien encore Sophie de Turckheim, en quête d’une place dans l’Equipe de France olympique pour Londres 2012…

De Lanvéoc à Brest, la longue remontée
Sur l’eau, la brise thermique, en contrariant légèrement le régime de nord-ouest général, a provoqué bien des désordres neuronaux chez les tacticiens. Entre l’influence de la brise thermique venue de la baie de Douarnenez et celle de Manche passant par dessus les hauteurs de Brest, le plan d’eau se voyait soumis à des variations incessantes du vent qui demandaient une vigilance particulière.
Les J80 l’ont expérimenté les premiers, dès le début d’après-midi : une première manche particulièrement tactique sur le rond Michelin a vu la flotte s’écharper au bateau comité pour tenter de gagner la droite du plan d’eau censée être plus favorable… Résultat : un bel embouteillage sur la ligne, pour cette première manche, remportée de haute lutte par l’équipage d’Adrien Mouillon (Région Pays de la Loire) devant Gilles Drouet (Marine Cherbourg CCVS) et Vincent Vilboux (CDV29 – Ecole Navale). La flotte repartait immédiatement pour une deuxième manche.

A 16h, les sportboats étaient conviés à une manche de speed-crossing, consistant en un aller-retour depuis l’Ecole Navale jusqu’au port de commerce de Brest. L’occasion de saluer le nouveau port du Château, à l’embouchure de la Penfeld, qui pourrait accueillir dès 2010, une partie de la flotte du Grand Prix de l’Ecole Navale. Au final, la flotte a dû accepter une longue remontée au près jusqu’aux jetées de la Cité du Ponant, avant de traverser le port de commerce, pour enfin lancer le spi et s’offrir une longue glissade jusqu’à l’anse du Poulmic. Cette manche de speed-crossing qui concernant les 6,50, les Melges 24 et les Open 7,50 était aussi l’occasion de lancer le Trophée Virginie Herriot qui réunira chaque soir la flotte des Longtze pour une épreuve de vitesse en rade… Enfin, à Morgat, le Centre Nautique de Crozon Morgat décidait de proposer dès aujourd’hui une première manche d’entraînement à la flotte des Laser SB3. Derniers préparatifs pour certain ; entrée dans le vif du sujet, pour d’autres, l’édition 2009 du Grand Prix de l’Ecole navale commence sous les meilleurs auspices : du soleil d’entrée, des conditions tactiques pour la journée de vendredi, du vent samedi…

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Les IMOCA mettent le cap sur la Giraglia Rolex Cup 2009

Giraglia Rolex Cup
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Qu’ils viennent de Bretagne, d’Angleterre d’Espagne ou bien de Méditerranée, les 60 pieds IMOCA possèdent des caractéristiques communes tout en conservant un caractère unique. Longueur maximale de 18,28m, largeur oscillant entre 5,20m et 6m pour un tirant d’eau maximum de 4,50m, ces monocoques ont une surface de voile d’environ 310 m2 au près et plus de 550 m2 au portant.
 
Pour les courses côtières et la grande course de la Giraglia, cette flotte atypique, traditionnellement menée en solitaire, sera exceptionnellement dirigée par des équipages. Après une tentative de record de la traversée de la Méditerranée, ces marins d’exception pourront se mesurer à d’autres voiliers de compétition à l’image des deux STP 65 déjà inscrits, Luan Rossa d’Ernest Bertelli et Container ou bien croiser la route du géant Esense, de 43m.
 
Kito de Pavant, skipper de Groupe Bel :
« Notre participation à la Giraglia Rolex Cup est due en grande partie à l’annulation de la Calais Round Britain Race. Il nous fallait impérativement relancer notre programme voile pour Groupe Bel suite à notre abandon prématuré du Vendée Globe. La Giraglia Rolex Cup nous a semblé un choix évident, d’autant plus que je connais cette course, même si je n’y ai jamais participé.
 
Le seul impératif était de vérifier la faisabilité de notre participation. Après une consultation avec le Yacht Club Italiano, la Société Nautique de Saint-Tropez et le port de Saint-Tropez, notre venue s’est avérée envisageable. Les caractéristiques des 60 pieds IMOCA sont telles que prendre place à quai relève souvent du miracle ! Seuls quelques ports sont capables de nous accueillir et Saint-Tropez en fait maintenant partie.
 
Bien que la longueur de Groupe Bel ne soit pas hors norme par rapport aux maxis qui participent à la Giraglia Rolex Cup, le gréement possède deux outriggers, qui portent la largeur du 60 pieds à 9.50 mètres. Un véritable challenge pour le capitaine du port qui doit aussi faire rentrer 200 voiliers dans son port.
Nous allons donc participer aux deux épreuves (les courses côtières et la regata longa) dans la même configuration que le Tour de l’Europe, c’est à dire avec cinq équipiers. Pour la première fois nous allons naviguer au milieu d’une flotte composée de maxis, de wally, de 60 pieds et de voiliers plus petits mais plus adaptés aux petits airs de la Méditerranée. Cette nouvelle aventure sera très intéressante pour nous.
Après avoir lancé un appel à quelques skippers, Alex Thomson sur Hugo Boss devrait être présent au même titre que DCNS de Marc Thiercelin et deux équipages espagnols à bord de GAES de Jordi Blanc et Alex Pella sur Estralla Damm. Nous avons hâte de pouvoir rencontrer ces autres voiliers sur un plan d’eau magnifique et aussi montrer le potentiel de nos bateaux même si nous sommes bien conscients que dans les petits airs nous serons handicapés. »
 
Le programme 2009 :
Samedi 13 juin : clôture des inscriptions et contrôle de jauge.
Dimanche 14 juin : coup d’envoi des 3 jours d’épreuves côtières, constituées de parcours au vent et sous le vent, d’une longueur maximale de 35 milles au départ de Saint-Tropez.
Mardi 16 juin : fin des épreuves côtières et soirée de remise des prix des régates à la Citadelle de Saint-Tropez, clôturées par un magnifique feu d’artifice.
Mercredi 17 juin : départ de la « regata longa » à 13h.
Parcours : Saint-Tropez – Ile du Levant – Rocher de la Giraglia – Gênes.
Les premiers voiliers devraient franchir la ligne d’arrivée dès le vendredi 19 juin.
Samedi 20 juin : cérémonie de remise des prix au Yacht Club Italien de Gênes.

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Bavaria Cruiser 55 : premiers tests à Palma de Majorque.

Bavaria 55 Cruiser
Bavaria 55 Cruiser

Le Bavaria Cruiser 55 a été présenté avec succès au salon international de Palma de Majorque à la presse professionnelle ainsi qu’au réseau officiel de distributeur.
Ce voilier, créé en étroite collaboration avec Farr Yacht Design et BMW Group Designwork USA, filiale du groupe BMW, a été mis à disposition pour des essais à Palma de Majorque du 04 au 10 mai.
 
« Il était important pour nous de présenter le Cruiser 55, mais aussi d’offrir à nos représentants et à la presse internationale, la possibilité d’essayer ce fantastique voilier innovant » déclare Andres Cardenas, PDG de Bavaria Yachts.
 
Depuis 1978, plus de 3000 voiliers et vedettes quittent chaque année le chantier qui compte parmi les entreprises de construction navale les plus importantes et les plus performantes du monde. Il dispose d’un des sites de production en série de yachts parmi les plus modernes du monde. De la stratification de la carène à l’atelier de finition, les bateaux parcourent plus de six kilomètres sur des convoyeurs.
 
Bavaria travaille selon des standards qui sont sensiblement plus sévères que ceux exigés par la loi. Il en est ainsi du certificat GL Yacht Plus. La procédure de certification volontaire dont les exigences sont largement supérieures à celles imposées par l’Union Européenne garantit une sécurité renforcée.

Source Bavaria Yachts – Yachting Sélection
www.evasion-yachting.com

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Desjoyeaux en duo avec Beyou sur la Transat Jacques Vabre

foncia
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Jérémie Beyou, ancien skipper du 60 pieds Delta Dore, est un compétiteur acharné comme en témoigne ses différents faits d’armes, à commencer par sa victoire sur la Solitaire du Figaro en 2005 qu’il arrache au prix d’une dernière étape d’anthologie devant le « Maestro du Solo », Michel Desjoyeaux. Un signe du destin ? Cette même année, il réalisera l’exploit – jamais égalé à ce jour – de remporter toutes les courses du circuit Figaro et confirme toutes les attentes que l’on place en lui.
Expérimenté, précis, tenace sur l’eau, le choix de Jérémie Beyou comme co-skipper a été mûrement réfléchi par le récent vainqueur du Vendée Globe. Un choix qui reflète également l’envie du skipper du Team FONCIA de toujours partager plus sans perdre de vue la logique de performance. Car ne nous y trompons pas, ce « ticket » 100% finistérien au caractère bien trempé n’aura qu’un seul objectif en tête : accrocher une deuxième fois le nom de FONCIA au palmarès de la plus célèbre des transatlantiques en double qui, pour la première fois depuis sa création en 1993, mettra le cap cette année vers le Costa Rica.

Ils ont dit :

Michel Desjoyeaux, skipper du 60 pieds Imoca FONCIA :
« Jérémie est un choix très naturel. On se croise depuis longtemps que ce soit sur le circuit Figaro ou en Imoca. C’est quelqu’un que j’aime bien. Il est assez réservé, discret mais talentueux et travailleur. Il connaît déjà très bien les 60 pieds. Ce sera également l’occasion de naviguer avec quelqu’un de différent, d’aborder une autre culture, d’avoir d’autres expériences car personne n’a la science infuse, on a toujours besoin d’apprendre. De par son parcours et sa motivation, Jérémie va pouvoir m’apporter des choses et parfois me tenir tête ! L’exercice du double est assez complexe. Il faut une réelle complémentarité entre les deux marins, qui doivent être par ailleurs autonomes et indépendants. Il faut aussi savoir être à l’écoute de l’autre… Nous avons maintenant 5 mois pour nous préparer et être fin prêts pour le 8 novembre prochain au départ du Havre. D’ici là, nous allons bientôt mettre en place un programme de navigation sur FONCIA, en entraînement et en course. Enfin, nous aurons également l’occasion de « croiser le fer » sur l’eau à l’occasion de la Solitaire du Figaro cet été où nous pourrons aussi travailler sur certains aspects. »

Jérémie Beyou, co-skipper du 60 pieds Imoca FONCIA sur la Transat Jacques Vabre :
« C’est avant tout un grand plaisir de pouvoir prendre le départ de la prochaine Transat Jacques Vabre à bord de FONCIA. C’est aussi un grand honneur de naviguer aux côtés de Michel qui est le marin le plus titré en solitaire. Je suis heureux qu’il ait pensé à moi. Ensuite, le programme de course du Team FONCIA, en dehors de la Transat Jacques Vabre, est pour le moins alléchant avec le Record SNSM au mois de juin et l’European Pro Tour au mois de septembre. Cela va être l’occasion de créer des automatismes avec Michel, de faire évoluer notre histoire commune en vue de la Transat Jacques Vabre. Je suis en train de me mettre progressivement dedans, d’imaginer à quoi va ressembler la saison… J’ai hâte d’y être ! »

Yves Gevin, président du directoire de FONCIA Groupe :
« Michel Desjoyeaux s’entoure à nouveau d’un co-skipper performant, Jérémie est un homme authentique, persévérant et très professionnel, des qualités que nous aimons beaucoup chez FONCIA. Son palmarès de Figariste associé à celui de Michel nous promet une Transat Jacques Vabre intense. »

Extraits du palmarès de Jérémie Beyou :
2008 : 4ème du Record SNSM, participation au Vendée Globe
2007 : 2ème de la Calais Round Britain Race, 2ème du Record SNSM, 4ème de la Rolex Fastnet Race, participation à la Barcelona World Race
2006 : Première saison en IMOCA
2005 : Champion de France de Course au Large en Solitaire, 1er Solitaire Afflelou Le Figaro, 1er Generali Solo, Vainqueur de l’IB Group Challenge
2003 : 4ème de la Transat Jacques Vabre, 1er Tour des Iles Britanniques
2002 : Champion de France Solitaire de Course au Large
1997 : 1ère participation à la Solitaire du Figaro à l’âge de 20 ans.
Pour plus d’informations sur Jérémie Beyou : http://www.jeremie-beyou.com

Planning du 60 pieds Imoca FONCIA et de Michel Desjoyeaux :
- Remise des prix du Vendée Globe : 23 mai 2009 aux Sables d’Olonne
- Record SNSM : 19 au 24 juin 2009
- European Pro Tour : départ le 29 août 2009 d’Istanbul
- Transat Jacques Vabre : départ le 8 novembre 2009 du Havre

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70 équipages engagés à Porquerolles

TP52 Porquerolles
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Cette 11ème Semaine de Porquerolles sera sans aucun doute placée sous le signe de la tactique et de l’intelligence, toute l’équipe d’organisation, le comité de course, bien décidés à lancer dès demain en fin de matinée le plus grand nombre de régates possibles entre rade de Porquerolles et cap de l’Esterel. Dument répartie en trois  groupes de jauge IRC, la superbe flotte constituée des plus beaux voiliers de course croisière du moment s’est habillée d’excellence,  mâts et voiles carbones, équipiers de haut vol…pour une entame de la saison de régates Méditerranéenne que chacun va s’attacher à réussir.

Ils sont venus, il sont là. A l’ombre des 4 grands 12 MJ, 67 voiliers IRC ont toute la journée sacrifié aux traditionnelles procédures d’inscriptions. La petite brise d’ouest infiltré entre presqu’île de Giens et Porquerolles a incité nombre d’impatients à se tester sur le plan d’eau dans l’attente du début des régates demain 11 heures. Stéphane Névé dont le TP 52 "Spirit of Malouen" fait en IRC 1 office d’épouvantail a ainsi pris ses marques sur l’eau, imité en cela du 12  MJ "South Australia" skippé par Jacques Fauroux, et à bord duquel, le régatier Helvète Philippe Durr a pris ses marques. La lutte s’annonce torride dans le groupe des grands voiliers, avec les habitués des podiums Porquerollais, Lady First, le Grand Soleil de Jean-Pierre Dreau, Genapi, le Swan 42 de François Ruby, Adrenaline, "Sydney 46" de Gilles Engel ou le proto futuriste GP 42 de Benoit Briand venu ici avec un un équipage haut de gamme plein d’ambition. Avec 19 voiliers de près de 15 mètres au meilleur de leur forme, ce groupe IRC ouvrira demain les débats de la plus belle des manières.

Du sentiment général, cette 11ème éditions de la Semaine de Porquerolles s’annonce particulièrement compétitive et ouverte ; Compétitive tant le niveau de préparation des voiliers et la qualité des unités a monté d’un cran, et ouverte tant le nivellement par le haut du plateau proposé interdit tout pronostique. Les IRC 2 illustrent parfaitement cette analyse, avec de multiples duels inter-séries en perspective. Sept First 40,7 rivaliseront d’efficacité et d’élégance avec les "X" et autres Archambault 40. Là encore, les ténors du circuit Méditerranéen, Glenn Ellen V (A 40 RC) à Dominique Tian, Geranium Killer (A 40 RC) à Charles Metenier, Celinou (First 40,7) à Hervé Peduzzi, Sayann 2 (First 40,7) à Cyril Baillie ou Lovin’ it (First 40,7) à Yves Ginoux vont reproduire l’intensité des joutes de l’an passé avec pour objectif une victoire dans un rendez vous de plus en plus en plus prisé.

26 voiliers jaugés IRC 3 et IRC 4 s’élanceront et mêleront leurs couleurs au chatoiement d’un plan d’eau décidément bien encombré. Archambault 35, J 109, Dufour ou Grand Soleil… vont chercher toute la semaine à imposer leurs qualités intrinsèques, les équipages locaux tentant de tirer avantage de leur connaissance des pièges que les petits airs annoncés vont disséminer du cap des Mèdes à l’Esterel. Un groupe particulièrement ouvert et compétitif là encore.

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Presti rejoint le World Match Racing Tour

King Edward VII Gold Cup Hamilto Bermudes 2006 World Match Racing Tour
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 Suite à la décision récente sur l’avenir de la Coupe Ed Baird d’Alinghi a envoyé le message suivant aux responsables du Tour: "C’est avec regret que je vous signale le retrait d’Alinghi de toutes les épreuves de 2009.  Le WMRT est l’épreuve de match racing la plus disputée au monde et offre un bon entraînement pour ceux qui vont participer à la Coupe sur des monocoques. Puisque nous sommes obligés de disputer le DoG match sur un multi, il faudra que nous nous concentrions sur cet entraînement spécifique pour être prêts." 

Presti a lui-même participé à la Coupe en 2003 et en 2007 et se dit heureux d’avoir son billet pour le WMRT. “Cela a été toujours une ambition de me voir couronné champion du monde de match racing  et j’ai désormais une bonne opportunité de réaliser cela. Avec l’annonce récente concernant la 33ème édition de la Coupe un certain nombre de marins sont obligés de patienter longtemps en attendant la prochaine épreuve avec une série de challengers. Mais le World Match Racing Tour nous permettra d’entretenir nos talents et de nous entraîner et avec un peu de réussite, nous pourrons devenir les champions du monde."

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Une journée très bizarre

Telephonica Blue
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Cette nuit les mails envoyés des participants à la Volvo Ocean Race révèlent des avis très contrastés mais une chose est certaine, cette transat n’est pas tout à fait conforme à l’image que l’on fait de l’Atlantique Nord car pour le moment les équipages naviguent plutôt au près et les tempêtes associées avec les dépressions sont encore loin de leurs préoccupations.
Au milieu de la nuit, Telefonica Black, en tête de la flotte de la Volvo Ocean Race a contourné la pointe sud-ouest de la zone d’exclusion mise en place pour éloigner les bateaux de la glace. A trois heures du matin, Roger Nilson, navigateur sur le bateau noir a envoyé un mail parlant des conditions rencontrées pendant cette navigation au sud de la zone. "On se retrouve régulièrement enveloppé dans un brouillard qui nous entoure comme une couverture froide et le vent de sud-est est très instable. On serre le vent tribord amures sur une trajectoire vers l’est à la limite sud de la zone de glace. D’un coup nous avons retrouvé les effets du Gulf Stream, avec un courant de deux noeuds nous entraînant vers l’est et l’eau est montée à 16 degrés. Pendant deux heures c’était l’été avec un ciel dégagé et une chaleur sous l’effet d’un vent de sud qui réchauffait nos visages gelés. Et puis rapidement nous voilà de retour sous le brouillard et la température de l’eau chute à 10 degrés. Une journée très bizarre car on a l’impression d’avoir basculé de l’été en hiver et de l’hiver en été à cinq ou six reprises. Le moindre bord vers le sud et le brouillard se dissipe et le vent tourne à droite… un bord vers le nord et le brouillard givrant est de retour avec un vent qui bascule à gauche."

A l’arrière de la flotte l’équipage sur Ericsson 3 a d’autres soucis que la température,  Gustav Morin: "Nous vivons des moments de frustration sur Ericsson 3. Nous ne pouvons pas oublier que nous étions en tête et puis une collision avec un cétacé a fait que tout bascule pour nous. Nous avons perdu trois places à la porte à points et encore plus depuis. Hier nous avons effectué notre premier virement de bord depuis l’incident. Nous avons soulevé la dérive bâbord pour l’examiner et avons découvert qu’elle est très endommagée. Cela a dû nous ralentir énormément. Heureusement, nous avons une dérive de secours à bord – une décision du dernier moment –et il a fallu une heure pour la changer. Il y a des dégâts aussi sur le bord du bulbe qui ne sont peut-être pas très importants mais nous aident certainement pas non plus. Le temps nous déprime car il fait un brouillard épais et le ciel est tout gris. Nous sommes actuellement dans la zone où le Titanic a coulé lors de son premier voyage de Southampton à New York. Le temps calme par ici me surprend car je m’étais préparé à une transat agitée. Nous avons perdu de nouveau du terrain à tout le monde et notre navigateur, Aksel Magdahl, n’est pas très content! Ce qui me déprime c’est qu’il nous a dit que cela n’a pas l’air terrible pour nous. J’espère que c’est parce qu’il était fatigué et grognon seulement…"

Classement de 9h (heure française)
Telefonica Black à 1680 milles de l’arrivée
Ericsson 4 à 6 milles
Delta Lloyd à 16 milles
Telefonica Blue à 17 milles
PUMA à 19 milles
Green Dragon à 34 milles
Ericsson 3 à 44 milles

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Arnaud Boissières reprend le PRB de Vincent Riou

Boissière reprend PRB
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Ce bateau, puissant et performant, a été remis en état avec l’aide de Vincent Riou et de toute son équipe technique. Il est maintenant doté d’un nouveau mât et d’outriggers après les avaries subites lors du sauvetage de Jean Le Cam. Il devrait être remis à l’eau mi-juin pour prendre le départ le 21 juin du trophée SNSM entre St Nazaire et St Malo. Les autres courses de la saison se disputeront en double : le Fastnet en août et la Transat Jacques Vabre en novembre. Arnaud disputera toutes ces épreuves avec Vincent Riou qui non seulement lui apportera son énorme expérience mais surtout lui permettra de prendre en main un bateau qu’il a largement conçu et avec lequel il a beaucoup navigué en course.
 L’annonce du réengagement de l’entreprise vendéenne avec Arnaud Boissisères sur le circuit IMOCA n’étonnera pas tous ceux qui se souviennent de l’hommage rendu par Christophe Chabot à son skipper à l’arrivée d’un Vendée Globe terminé à une 7ème place aussi belle qu’inattendue. Mais à quelques jours de la remise des prix du tour du monde en solitaire, cette montée en puissance d’Akena Vérandas constitue évidemment une bonne nouvelle pour le circuit Imoca dans le contexte économique difficile que l’on connait. 

Interview d’Arnaud Boissières, skipper d’Akena Vérandas :
Sur le bateau : « Reprendre PRB, c’est quelque chose de fort. Pas seulement parce que c’est un bateau de la dernière génération mais parce qu’il a été conçu par Vincent Riou et qu’il a appartenu à l’un des sponsors importants du Vendée Globe. C’est l’ensemble de ces éléments qui en fait un challenge excitant. Je ne suis pas effrayé par sa puissance car il était hors de question que je poursuive sans progresser. Il y aura un temps d’adaptation mais Vincent sera là donc cela devrait se faire naturellement. Cela reste un bateau à voile. » 

Les objectifs : « Tout d’abord, je souhaite bien terminer le chantier. J’ai la chance qu’il se déroule sous la maîtrise d’une super équipe, celle de PRB. Ensuite, je ferai en sorte de naviguer le mieux possible et d’être au maximum compétitif. On verra où cela me mènera à commencer par la Transat Jacques Vabre ».

Les modifications : « Le chantier a d’abord consisté à réparer les avaries du Vendée Globe. A le doter d’un nouveau mât légèrement plus haut. Nous avons enlevé tous les aménagements prévus pour un tour du monde et qui ne sont pas nécessaires à une Transat. Cela permet d’alléger le bateau. Nous avons également enlevé les "strakes" (les redans situés à l’avant de chaque côté du bateau à la manière d’un bateau à moteur, ndr). »

La poursuite avec Akena Vérandas : « C’est pour moi une aventure personnelle importante. Pas seulement pour le lien que j’ai avec Christophe Chabot mais également avec tout le personnel. Je l’ai senti récemment lors de la Foire de Paris qui est un peu leur Vendée Globe à eux. Je crois que l’on s’apprécie et c’est vraiment bien de poursuivre avec eux ».
        
Interview Christophe Chabot, président d’Akena Vérandas :

Pourquoi continuer dans la voile et sur le circuit Imoca ? « C’est une idée conforme à ce que nous avions toujours dit : nous voulons nous inscrire dans la durée. Cette volonté a été renforcée par la formidable aventure que nous avons vécue avec Arnaud dans le Vendée Globe.

Avec des objectifs ? « Nous ne donnons pas d’objectifs sportifs car c’est trop aléatoire. Par contre, nous voulons donner plus de moyens au projet et en retour, intégrer et impliquer davantage encore le skipper dans la vie de l’entreprise ».

Dans cette période de crise, comment voyez-vous l’avenir du circuit Imoca ? « J’ai confiance car on se rend compte que c’est celui qui touche le plus grand public. Ce qui, même en période de crise, va intéresser beaucoup d’entreprises. Je pense d’abord à toutes les entreprises qui se portent bien, et il y en a beaucoup on ne le dit pas assez, mais aussi à celles qui ont plus de difficultés mais qui ont justement besoin de communiquer pour mieux rebondir. Je ne suis pas un expert mais je me rends compte que l’Imoca est la classe qui offre le plus d’avantages à un sponsor dans la voile. Peut-être parce qu’elle correspond le plus à l’image de ce que l’on se fait d’un projet maritime y compris quand on n’est pas marin ! »

Un ajout ? « Oui, je souhaite dire mon bonheur que cette aventure se poursuive également avec un  grand marin comme Vincent Riou. Vincent et Arnaud s’entendent formidablement bien et évidemment, il s’agit d’une plus-value sportive importante pour la Transat Jacques Vabre ».
 
Interview de Vincent Riou, co-skipper d’Arnaud Boissières sur la Transat Jacques Vabre :
« C’est un plaisir de continuer à naviguer un an à bord de mon ancien bateau car j’y ai beaucoup investi de temps et je veux terminer sur une note sympa. Un monocoque de 60 pieds est conçu et fabriqué pour un utilisateur et le plus intelligent quand on le transmet, c’est d’accompagner le nouveau skipper pour lui donner le mode d’emploi. Je suis content pour Arnaud, il est sympa et attachant et a largement montré sa motivation. Cela me fait plaisir de naviguer avec lui et si je peux lui apporter quelque chose, c’est très bien. »

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