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Telefonica Blue s’échoue au départ de Marstrand

echouage Telefonica
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Par un vent inférieur à 10 nœuds et au bout d’un quart d’heure, la plupart des VO70 restaient quasi immobilisés, notamment à cause de la présence sur le plan d’eau de beaucoup de bateaux spectateurs. Seuls Green Dragon et Ericsson 4 ont réussi à se frayer un passage pour s’éloigner de la zone de départ et le Comité de Course a dû intervenir afin d’essayer d’éloigner les spectateurs. A la première marque au bout de 45 minutes de mer, Green Dragon était en tête avec Ericsson 4 à l’arrière de la flotte. Il aura fallu plus d’une heure pour boucler le petit parcours avant que les bateaux ne prennent le large.
A ce moment-là Telefonica Blue, Green Dragon et Puma se battaient pour prendre le contrôle de la course, mais à 12h33 TU Bouwe Bekking et ses hommes ont informé les organisateurs qu’ils étaient contraints d’arrêter la course après avoir heurté un rocher. Ce n’est pas la première fois que Telefonica Blue subit un tel incident. On rappelle que lors de la phase de pré-départ à Qingdao, le bateau avait déjà talonné dans le port chinois. Selon les observateurs sur place, la quille du VO70 restait bien coincée sur le rocher et le bateau a pris une gîte importante. Avec l’aide des gardes-côtes la tentative de remettre le bateau à flot s’est poursuivie pendant deux heures. Cette opération implique une pénalité de deux heures, mais selon le commentateur sur l’eau la situation pourrait être plus sérieuse pour Telefonica Blue. A 15h50 (heure française) le VO70 a enfin été libéré et l’équipage effectue des contrôles pour vérifier la bascule de la quille, l’état des dérives et des safrans. La prudence reste de rigueur et il semblerait que Telefonica Blue rentre sur Marstrand pour inspecter les dégâts.

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FONCIA remporte le Bol d’Or Mirabaud 2009 !

D35 Foncia
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C’est donc au terme d’une régate intense, digne d’une étape de Figaro, qu’Alain Gautier et son équipage – dont Michel Desjoyeaux – ont brillamment remporté la grande classique du lac Léman. Extrêmement bien inspirés dans leur choix depuis le coup de canon libérateur, samedi matin à 10h, les hommes du Team FONCIA ont construit leur victoire patiemment. Ce n’est en effet qu’à la bouée du Bouveret – marque de parcours symbolisant la mi-course atteint vers 21h17 hier soir après 11h17 de course – que la remontée de la flotte s’est opérée ! A ce stade de la régate, FONCIA est alors en 6ème position et le Léman commence à jouer sérieusement avec les nerfs des marins qui s’apprêtent à passer la nuit en mer.

Une victoire historique, car c’est la première fois que FONCIA réussit à monter sur le podium d’une des deux grandes classiques du championnat des D35 depuis la saison 2006. Il s’agit donc d’un magnifique succès où, comme souvent sur le Lac, tout s’est joué dans les ultimes milles de la régate. FONCIA, qui avait privilégié la côte suisse dans la rade de Genève, allait prendre la tête à moins d’une heure de la ligne d’arrivée pour ne plus la lâcher. Au final, vers 5h33 ce dimanche matin, après 19 heures 33 minutes et 26 secondes de course, Alain Gautier et son team de choc bénéficiaient d’une petite bascule de vent et coiffaient sur le fil Smarthome et Okalys-Corum pour s’adjuger une victoire magnifique forçant l’admiration tant les organismes ont dû être sollicités au cours de ces 20 heures de régate intense. Le charme du Bol d’Or, c’est aussi cela.

Alain Gautier, skipper du D35 FONCIA :
« Le départ avec 550 bateaux sur la ligne, c’est toujours impressionnant. Il faut réussir à s’extirper de Genève. On a eu un peu de mal au début mais à la sortie du petit lac, nous étions dans le bon paquet. Ensuite, le vent est tombé mais nous avons bien tactiqué et misé sur les bons côtés du lac. Nous sommes toujours restés au contact des premiers même si nous n’étions que 6ème au Bouveret. A la tombée de la nuit, forcément, c’est devenu plus difficile de lire les risées sur le plan d’eau, il y a beaucoup plus d’incertitudes. Et puis il y a eu ce final de toute beauté dans la rade de Genève, au levé du jour. On décide de prendre la droite du plan d’eau alors que tout le monde est de l’autre côté… et cela a payé, on réussit à passer en tête dans les ultimes milles. Tout s’est joué à une petite bascule de vent et à un engagement. C’est d’autant plus satisfaisant que l’on réalise une bonne opération au classement du Challenge Julius Baer. On a enfin eu un peu de réussite et on ne s’est pas désuni lorsque cela n’allait pas comme nous le souhaitions. Au final, on aura toujours été en embuscade et on a su provoquer notre chance. C’est un très beau Bol d’Or ! »

Michel Desjoyeaux, tacticien à bord du D35 FONCIA :
« C’était le quatrième Bol d’Or d’Alain (ndr : Gautier) et on gagne, donc c’est plutôt sympa. En fait, l’astuce au Bol d’Or, c’est de partir dernier… L’an passé, nous étions dans les premiers au départ et mal classés à l’arrivée. Cette année, c’est l’inverse. C’est toute la difficulté de cette course si particulière : être premier au bon moment. Il y a eu pas mal de rebondissements, de changements de leader, de coups d’accordéon, de bascules à droite, à gauche… Cela faisait longtemps que je n’avais pas fait une course de nuit de 19 heures (rires) ! En tout cas, la nuit étoilée était magnifique. C’était vraiment sympa, l’ambiance à bord a été excellente. On s’est fait plaisir je crois. Cette course est superbe ! »

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Bon départ pour le 24e Mini-Fastnet

CultisolleDiraisonserie
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Après une annulation et un déplacement du parcours vers l’estuaire de la Gironde, les mini 650, ces petit bolides de 6,50 m de long seulement mais qui traverseront l’Atlantique en septembre comme tous les deux ans, se sont élancés vers le phare du Fastnet. C’est la 24e édition de la Mini-Fastnet, une classique du calendrier de la Classe Mini. Et cette année, ils sont 75 équipages à filer vers les Scilly puis le Fastnet pour revenir à Douarnenez, entre jeudi après–midi et vendredi matin.

« Le Fastnet, c’est le cap Horn du pauvre et la Teignouse (ndr : près de Quiberon), c’est le cap Horn des congés payés ! » rappelle Didier le Vourch, avec le sourire. Et le Fastnet, il le connaît bien, lui qui a participé à la grande Fastnet Race au part d’Angleterre tous les ans. Vainqueur en 2006 avec Aloys Claquin, il connaît bien le parcours. Cette année, il part en compagnie de Thomas Normand, un jeune Trinitain de 22 ans. Face à eux, il y a d’autres tandem bien affûtés pour viser la victoire et succéder à Thomas Ruyant et Yann Riou. Il y a Thomas Ruyant justement. Samedi, il a remporté le prologue en compagnie de Giullaume Lebrec. Il y a encore Yann Riou qui, entre deux convoyages à bord du maxi trimaran Groupama 3, vient chercher un doublé, cette fois-ci avec Stéphane Le Diraison. Et ils sont nombreux encore à viser la victoire comme les architectes Sam Manuard ou Etienne Bertrand, venus en équipiers de luxe à bord de leurs dernières machines de course.

En série, la régate promet encore d’être serrée. Comme dans cette division, les skippers ont le choix du constructeur (Structures pour les Pogo, Marée Haute pour les Dingo…), on se repère au voilier, comme en rallye automobile. Chacun y va ainsi de son pronostique en fonction de la météo qui pourrait avantager tel ou tel plan. Reste que les skippers de bateaux de série les plus optimistes se voient bien de retour jeudi. « Je pense qu’on passera au Fastnet mardi en milieu d’après-midi ce qui nous fait un retour à Douarnenez jeudi après-midi » estime Sylvain Pontu qui navigue sur un Nacira 650, un bateau conforme à la jauge série mais pas encore validé (il faut que 10 bateaux aient été construits). Mais l’objet, pour ces premiers milles, c’est déjà de se sortir de la baie de Douarnenez puis, comme l’explique Sébastien Rogues, philosophe, « celui qui tirera les meilleurs bords ira le plus rapidement au Fastnet ! » « Puis c’est possible que cela se joue à l’arrivée dans la pétole » ajoute Yann Riou. Réponse jeudi. Au mieux…

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Départ demain de l´étape Marstrand – Stockholm

Ericsson 3
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Sur cette 9ème et avant-dernière étape qui marque l’entrée de la flotte en Mer Baltique, pas de porte à points mais quelques obstacles en perspective. Une météo molle et instable, agrémentée de quelques effets côtiers non négligeables et des courants soutenus donneront certainement beaucoup de fil à retordre aux équipages qui ont toutes les chances de ne perdent de vue ni les terres, ni la concurrence. Adrénaline garantie.

Sur 525 milles, les concurrents devront d’abord passer par le détroit d’Oresund puis contourner le sud de la Suède, remonter le long de la côte est du pays en laissant l’île d’Oland à bâbord, avant d’entamer l’approche de Stockholm en laissant les phares de Almagrundet, Revengegrundet et Svangen également à main gauche.

Marstrand aura davantage été considéré par les équipages comme un Pit Stop que comme une escale à part entière, le seul du tracé 2008-2009 de cette édition. Selon le règlement, les marins ont été tenus de procéder eux-mêmes aux réparations et entretiens nécessaires, uniquement avec les moyens du bord (au sans propre). Tout ce qui sort du bateau, ne peut être réembarqué. Seuls la nourriture et quelques effets personnels peuvent faire le chemin inverse, à l’exclusion de tout matériel de réparation. Aucune aide extérieure n’était également admise.

Heureusement, aucun des équipages n’est arrivé d’Irlande en vrac. Un petit problème de barre à roue pour Ericsson 4. Un peu de couture sur les autres bateaux… à condition d’avoir pris l’option très tactique d’embarquer une machine à coudre au départ de Galway…

Bouwe Bekking n’est pas un fana de ce dispositif : « L’équipe à terre fournit un service spécialisé qui n’est pas forcément à la portée des navigants. Je trouve que ces pit stop n’ont pas de sens. C’est d’autant plus incohérent, que nos équipiers techniques  se sentent parfaitement inutiles ici. C’est comme s’ils ne faisaient pas partie de la course. La plupart d’entre eux ne sont même pas à Marstrand. Ils sont allés directement à Stockholm. Quelle chance de ne pas avoir eu de dommages majeurs. » Mais tous ne partagent pas ce point de vue. Certains prennent la chose avec humour. Un peu comme un mari qui décide finalement de faire le ménage ….

Le rythme de cette 15ème manche, sur les 17 que compte cette Volvo Ocean Race, s’annonce donc soutenu d’autant que l’ordre du tiercé final n’est toujours pas arrêté entre le 2ème et le 3ème.

Si Ericsson 4 est assuré de gagner haut la main cette édition 2008-2009, sauf coup de théâtre inconcevable, Telefonica Blue et Puma sont toujours au coude à coude avec 1 point d’écart et peinent à se départager pour se répartir les deux autres places d’honneur.

Classement général Provisoire après 14 manches (sur 17)
1-      Ericsson 4 – 102 points
2-      Puma – 87 points
3-      Telefonica Blue – 86 points
4-      Ericsson 3 – 64,5  points
5-      Green Dragon – 59 points
6-       Telefonica Black –42 points
7-       Delta Lloyd – 35 points
8-       Team Russia –10,5 points

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Karver remporte le Trophée 2009 du Capteur Embarqué.

Karver - poulie KBs communicante
Karver - poulie KBs communicante

Cinq réalisations innovantes dans le domaine de l’Embarqué ont été distinguées parmi les 13 solutions nominées, à l’occasion des Trophées de l’Embarqué organisés par Syntec informatique, Cap’Tronic et la Direction Générale de la Compétitivité de l’Industrie et des Services (DGCIS), à l’occasion des deuxièmes Assises Franco-Allemandes de l’Embarqué.

Sont nominés : Karver – Nav On Time pour la « poulie communicante » Smart-Block permettant de connaître, en temps réel, les efforts sur les bateaux de course pour plus de performance et plus de sécurité. L’avancée technologique des derniers voiliers de course exige l’émergence d’un accastillage nouveau et innovant caractérisé par l’évolution des performances, du rendement, de l’efficacité, de l’allègement et de l’ergonomie. D’abord adoptés par des 60 pieds open, ces concepts ont été déclinés afin que les plaisanciers bénéficient également de ces avancées. La société Karver, qui équipe les bateaux de course les plus prestigieux (80% des bateaux du dernier Vendée Globe étaient équipés de produits Karver), a souhaité moderniser ses équipements (accastillage marine) en y introduisant plus d’intelligence. Elle a développé le système Smart Block qui intègre la capture d’efforts aux endroits stratégiques d’un bateau, par l’introduction de capteurs au sein de poulies ou emmagasineurs de voiles. L’électronique et le logiciel embarqués dans les poulies apportent ainsi la mesure et la transmission sans fil et en temps réel des efforts. Cette solution permet très rapidement à un équipage d’optimiser une voilure et donc d’augmenter la performance en mer.

Source : Karver
www.karver-system.com

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Damien Iehl entame bien sa campagne de Russie

Damine Iehl
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Le fort courant sur la Neva a posé pas mal de difficultés et a joué un rôle décisif. Damien Iehl et le Danois, Peter Wibroe ont dominé cette première journée avec quatre victoires dans leurs cinq rencontres, avec le Français battant Wibroe lors de leur confrontation.

Le jeune Néo-Zélandais Phil Robertson a été la grande révélation de la journée et a affirmé après que le courant et les conditions légères lui conviennent parfaitement. En fin de compte les étrangers semblaient mieux réussir que le contingent russe avec par exemple le second Français en lice Alexis Baritel remportant trois de ses matches. En revanche, pour la star locale, Eugeniy Neugodnikov, c’était un début décevant avec une seule victoire dans ses quatre duels.

Pour demain les prévisions annoncent un renforcement du vent ce qui pourrait bouleverser le classement en favorisant les équipages plus lourds. L’épreuve se poursuit jusqu’à dimanche soir et compte comme qualificatif pour le Match Race de Suède.  

Damien Iehl, FRA – 4-1
Peter Wibroe, DEN – 4-1
Alexis Littoz Baritel, FRA – 3-1
Jacopo Pasini, ITA – 3-1
Eugeniy Nikiforov, RUS – 3-1
Phil Robertson, NZL – 3-1
Andrew Arbuzov, RUS – 2-2
Rui Boia, POR – 2-3
Manuel Weiller Vidal, ESP – 2-3
Eugeniy Neugodnikov, RUS – 1-3
Sergey Musikhin, RUS – 0-4
Marek Stanczyk, POL – 0-5

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Début de l´assemblage du nouveau Gitana 11

Gitana 11 - Fred Le Peutrec et Yann Guichard � B.Stichelbaut/DPPI
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Le trimaran vainqueur de la Route du Rhum 2006 sous les couleurs du Groupe LCF Rothschild, connaît actuellement de lourdes modifications structurelles, puisque de 60 pieds le multicoque passera bientôt à 75 pieds. Ce chantier ambitieux, encouragé par le nouvel avis de course de la transatlantique entre St Malo et Pointe-à-Pitre – rappelons que la 9ème édition sera ouverte aux multicoques de la G Class –, pourrait familièrement se comparer à un grand puzzle. En effet, les pièces maîtresses de ce nouveau trimaran arrivent des quatres coins du globe et cette semaine a été marquée par la réception du premier flotteur en provenance de Nouvelle-Zélande.

Convoi exceptionnel à destination de la Trinité-sur-Mer

Le flotteur tribord de Gitana 11, premier à sortir des chantiers néo zélandais, a quitté les Antipodes début mai pour un convoyage en cargo d’une trentaine de jours. Débarquée au Havre samedi dernier, le 6 juin, cette pièce de près de 22 mètres de long a dû alors patienter quelques jours dans le port normand, douane oblige, avant d’être acheminée par camion à la Trinité-sur-Mer. Le convoi exceptionnel est arrivé mercredi en toute fin d’après-midi devant la base technique du Gitana Team. Pour l’équipe, dirigée par William Fabulet, la réception de ce premier flotteur marque le début de l’assemblage. Une étape importante comme nous l’expliquait Yann Guichard, le skipper de Gitana 11 : « Cela fait six mois que les membres du team dédiés à ce chantier préparent la plateforme. Les importants travaux opérés sur le cockpit et les postes de barre se finalisent et dans le même temps les bras ont été renforcés pour anticiper l’augmentation des efforts induit par les nouvelles dimensions de Gitana 11. Mais l’assemblage est une phase cruciale puisque nous allons enfin matérialiser ce que nous observons sur le papier depuis plusieurs mois. Le bateau va désormais renaître et au fil des prochaines semaines ses nouvelles lignes vont se dessiner. Concernant le flotteur, l’équipe va se consacrer à son calage, avant d’attaquer le greffage à proprement dit. Cela représente près de trois semaines de travail. »
Puis ce sera au tour du flotteur bâbord, dont l’arrivée en Bretagne est programmée fin juin, de rejoindre le hangar de la base technique de Saint-Philibert. A noter que ce dernier empruntera précisément le même chemin que son « aîné ».

Pourquoi avoir construit les flotteurs à l’autre bout du monde ? Telle est la question que nous avons posé au team manager de l’écurie de course du Baron Benjamin de Rothschild : « Après études, nous avons choisi de faire construire les nouveaux flotteurs de Gitana 11 en Nouvelle-Zelande. Premièrement, cette décison a été guidée par des raisons économiques évidentes. Mais aussi par un souhait de poursuivre le travail initié avec les Chantiers de Southern Ocean Marine lors de la génèse de Gitana Eighty. Et enfin, cette construction à des milliers de kilomètres permet de travailler tranquillement loin des regards, ce qui n’est jamais désagréable ! » nous expliquait Cyril Dardashti, avant d’apporter des précisions sur cette collaboration : « Rolland Allanic, l’un des spécialistes composites du Gitana Team a ainsi quitté la France pour les Antipodes durant près de six mois. Sa présence quotidienne dans les chantiers était indispensable tant pour superviser la construction que pour assurer le lien et le suivi avec l’équipe technique restée en France. Le résultat est au rendez-vous et nous en sommes ravis.»

La réception de cette première pièce maîtresse a été l’occasion pour Yann Guichard de revenir avec précision sur les spécificités de ces nouveaux flotteurs : « Depuis les premiers jours notre fil conducteur est de rendre Gitana 11 plus polyvalent. Nous cherchons à conserver son potentiel dans le petit temps tout en augmentant ses performances dans la brise. Cette adéquation passait par l’allongement des flotteurs, qui seront plus longs de 4 mètres. Dans les formes, ces coques s’inspirent des nouvelles générations de flotteurs, issues des évolutions techniques réalisées dans ce domaine lors des sept dernières années. Il faut se rappeler que les flotteurs de Gitana 11 dataient tout de même de 2001. Comme toujours, il a été question de compromis poids/puissance lors de la conception puis de la construction.»

Les travaux de Gitana 11 dans les grandes lignes

– Construction et changement des flotteurs existants
– Allongement de la coque centrale
– Aménagement du plan de pont et optimisation de la plateforme en vue de navigations en solitaire

Gitana 11 en chiffres avant les travaux

Longueur : 18,28m
Largeur : 18,10m
Tirant d’air : 30,48 m
Tirant d’eau : 5,00 m
Poids : 6,1 tonnes
Grand Voile : 198m²
Génois : 120m²
Gennaker : 265m²
Première mise à l’eau : Août 2001 sous le nom de Belgacom

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Un véritable festival nautique

Tour ile de Wight 2007
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C’est ainsi que des Laser SB3 s’aligneront pour tenter leur chance contre des géants comme le monocoque ICAP Leopard ou le multicoque IDEC. On y retrouve des amateurs passionnés sur leurs Folkboat et les ténors du tour du monde sur leurs Imoca 60 comme BT et Artemis ainsi que les grands sportifs sur les Extreme 40.

La course est également une opportunité rare de voir quelques voiliers classiques sur l’eau. Pour être inscrit dans cette division "Classique" il faut que le bateau soit construit il y a plus de 25 ans. Chaque année à Cowes on voit s’aligner des bateaux qui font partie de l’histoire de la course au large.

C’est ainsi que cette année, le 53 pieds, Gipsy Moth IV, le célèbre bateau à bord duquel Sir Francis Chichester est parti en 1966 faire le tour du monde, fera le tour de Wight. Le bateau a bouclé un second tour du monde en 2007 et depuis est basé à Cowes où il est utilisé comme bateau d’entraînement pour des jeunes. En face de lui dans cette classe, le 55 pieds, Neraida, un ketch retrouvé abandonné dans une carrière et Athena le vainqueur du championnat du monde 8-M de 1939.

Le plus vieux bateau inscrit pour la course cette année date de 1896. Rosenn  est un monotype dessiné exprès pour la Solent mais qui a passé 60 ans de sa longue vie sur la côte est de l’Angleterre avant de revenir récemment "chez lui".

L’épreuve débutera dès 7h30 avec le départ de la flotte de neuf Clipper 68 qui feront le tour du monde cet hiver dans la course organisée par Sir Robin Knox-Johnston.

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Et de trois pour les Kiwis

AUDI MED CUP
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Menés dans le premier louvoyage par les Russes de Synergy, décidemment en pleine progression, mais aussi par les Américains de Quantum, les Néo-zélandais, une fois n’est pas coutume, ont réussi à faire basculer le scénario à leur avantage à la fin du premier portant, en poursuivant leur bord à terre.
Dans cette étape française du Circuit Audi MedCup, ils semblent pour l’heure imbattables. Matador, leur principal adversaire d’Alicante, joue pour l’heure les seconds rôles de talent. Les Argentins terminent en effet seconds de cette 5e manche, une place qu’ils occupent au général provisoire.

S’achemine  t-on doucement vers un duel entre ces deux équipages ?

Chez les GP42, le Trophée de Marseille est en train de prendre la tournure d’un joli ménage à trois entre Islas Canarias Puerto Calero, Roma et Caser Endesa qui constituent le tiercé dans l’ordre de la deuxième manche de cette série.

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Le D35 Banque Populaire sur le Bol d’Or

débuts de banque pop
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Pour sa 71e édition, cette course mythique promet un beau spectacle, car avec 500 bateaux inscrits* et un soleil qui devrait être au rendez-vous, tous les éléments sont réunis pour donner au Lac de Genève une ambiance sportive et festive.

Pascal Bidégorry est son équipage ont hâte de partir une nouvelle fois en régate à bord du Décision 35 Banque Populaire. Pour cette nouvelle épreuve du circuit, l’objectif est de continuer le travail initié lors des différents Grands Prix qu’ils ont déjà disputé. Car rappelons-le, le week-end dernier, c’est avec un grand sourire que l’équipage Banque Populaire mettait le pied au ponton après la course aller-retour entre Genève et Rolle. Arrivés en cinquième position, il s’agissait d’un résultat plus que satisfaisant et vraiment prometteur quand on sait le haut niveau qui demeure sur le Challenge Julius Baer.

Samedi 13 juin à 10h00, le départ sera donné. Les bateaux s’élanceront alors sur ce qui est aujourd’hui la plus longue régate d’Europe en bassin fermé, ils iront jusqu’à la Barge du Bouveret, avant de retourner à Genève. Il est difficile de donner aujourd’hui une heure d’arrivée, tout dépendra évidemment des conditions météo que les navigateurs auront à affronter.

 

* des catégories de bateaux bien différentes participent au Bol d’Or Mirabaud (monocoques et multicoques)
Équipage du Décision 35 Banque Populaire
Pascal Bidégorry, Ronan Lucas, Antoine Gautier, Yvan Ravussin, Emmanuel Le Borgne et Xavier Revil

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