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Espoirs Ile de France, vainqueur de l’étape La Trinité sur Mer – Talmont-Saint-Hilaire.

Espors Ile de France - Tour de France à la Voile
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Champagne et sourires pour Espoirs Ile de France ! Cet équipage amateur remporte aujourd’hui le cinquième ralliement du Tour de France à la Voile 2009 devant Courrier Dunkerque, 2ème et TPM – COYCH, 3ème. Cette étape de 90 milles ne présentait pas de difficulté particulière hormis le passage de l’île d’Yeu qui s’est révélé stratégique. C’est là que les Franciliens ont particulièrement brillé. Menés par Jean-Pierre Nicol, ils ont contourné l’île par le large alors que l’ensemble de la flotte choisissait de passer du côté du continent. Une option audacieuse qui leur a permis de bénéficier d’un vent plus soutenu et de prendre la tête de la flotte au petit matin. Ils contrôleront leurs adversaires jusqu’à la ligne d’arrivée malgré la pression de leurs concurrents directs. Courrier Dunkerque a par exemple tenté jusqu’au bout d’arracher la victoire et a même envoyé le spi de capelage à 8 milles de Talmont Saint Hilaire, au passage de la bouée des Petites Barges. Aussitôt, les Franciliens répliquent et envoient eux aussi leur petite voile ballon… La victoire est au bout de l’étrave pour Jean Pierre Nicol et ses hommes qui peuvent enfin souffler à 10h47 en étant les premiers à se présenter sur la ligne.

Une bouée passée de justesse

Si tous les marins parlent d’une manche agréable, des sueurs froides ont quand même parcouru l’équipage d’Espoirs Ile de France. Jean Pierre Nicol, raconte, à son arrivée au ponton, avoir oublié de passer la bouée SN1 à l’embouchure de la Loire tant il était obnubilé par sa stratégie préparée à l’avance avec un météorologue. « J’avais mon plan, tout était bien calculé, j’étais sûr de moi. Assez tôt dans la course, j’ai opté pour le large. Au point que j’en ai oublié la bouée SN1 qui était une porte obligatoire. C’est la première fois que ça m’arrive une chose pareille ! On est revenu en arrière la chercher, on est passé dans les trois ou quatre derniers… J’étais au fond du trou, c’était le drame, je culpabilisais vis-à-vis de mes équipiers que j’avais stimulé toute la nuit pour qu’ils fassent un bon bord de spi. Voyant qu’à la marque, personne n’optait pour cette option, je suis resté dans mon plan. Bizarrement, j’étais assez sûr de moi sur ce coup là. ». Forcément, à l’arrivée, l’anecdote fait sourire mais rend la victoire encore plus belle ! Une première place que Jean Pierre a dédié à son équipage qui l’a soutenu et remotivé après cette grosse erreur.
En remportant cette étape de coefficient deux, les amateurs d’Espoirs Ile de France gagnent deux places au classement général Honda et prennent la 4e place. Courrier Dunkerque conserve la tête du général, suivi de Nouvelle-Calédonie et de Purflo – Les Thermes Marins – Saint-Malo, par ailleurs leader du classement amateur Malongo. Premier étudiant au classement CSC et 7e au général, l’équipage d’Hervé Gautier, CSC – HEC – Ecole Navale.

Interview de Jean Pierre Nicol, barreur d’Espoirs Ile de France :
« J’avais bien préparé la manche, travaillé avec un météorologue qui m’avait dit de ne surtout pas passer entre l’île d’Yeu et la terre car il n’y aurait pas de vent. J’avais mon plan, tout était bien calculé, j’étais sûr de moi. Assez tôt dans la course, j’ai opté pour le large. Au point que j’en ai oublié la bouée SN1 qui était une porte obligatoire. C’est la première fois que ça m’arrive une chose pareille ! On est revenu en arrière la chercher, on est passé dans les trois ou quatre derniers… J’étais au fond du trou, c’était le drame, je culpabilisais vis-à-vis de mes équipiers que j’avais stimulé toute la nuit pour qu’ils fassent un bon bord de spi. Voyant qu’à la marque, personne n’optait pour cette option, je suis resté dans mon plan. Bizarrement, j’étais assez sûr de moi sur ce coup là. Je n’attendais que la confirmation au petit matin. Quand je les ai tous vus assez loin derrière, c’était la satisfaction. Je dédie cette course à mon équipage qui n’a rien lâché jusqu’au dernier moment. Ils m’ont soutenu suite à mon erreur et c’est grâce à eux qu’on a fait tout ça car moi, à ce moment là, j’étais prêt à me cacher dans le bateau et à vouloir rentrer à la maison. Finalement, c’était une super belle étape au portant avec des surfs, des étapes comme on aime en plus, avec le Farr 30, ça glisse. Et puis, ça a été assez rapide.»

Classement avant jury de l’étape de ralliement entre La Trinité sur Mer et Talmont Saint Hilaire :

1 . Espoirs Ile de France Jean Pierre Nicol
2 . Courrier Dunkerque SOUBEN Daniel
3 . Toulon Provence Méditerranée – COYCH HENRY Fabien

Voie rapide pour les Açores

Les Sables - Horta - Les Sables
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Telecom Italia poursuit sa marche en avant. A plus de 12 nœuds de moyenne, inlassablement, Giovanni Soldini et Karine Fauconnier creusent l’écart sur leurs poursuivants. Calés sur une route relativement sud, le duo bénéficie d’un régime de vent plus soutenu que les tenants de l’option nord : visiblement l’alchimie fonctionne entre les deux navigateurs qui n’en sont pas à leur coup d’essai puisqu’ensemble, ils avaient déjà survolé la Transmanche au mois de juin. Mais on imagine que pour leurs poursuivants, la pilule est parfois difficile à avaler. Faute de grives, on mange des merles : dans leurs messages de la nuit, tous mettent en avant le plaisir de profiter au maximum du potentiel du bateau, de compter les milles qui défilent et qui les rapprochent un peu plus chaque jour de l’escale açorienne. L’essentiel est de profiter de l’instant présent de laisser partir le bateau sur la vague, d’accompagner à la manivelle de winch le spi quand il menace de déventer dans un surf, de sentir le moment où le bateau décélère pour ouvrir à nouveau la voile… A ce rythme, les heures passent vite.

Par où la sortie ?

Néanmoins, ce petit jeu de manivelle a ses contreparties : les informations que transmettent les navigateurs en témoignent. Nombreux sont ceux qui ont à déplorer le bris d’une poulie, la déchirure d’un spinnaker, un souci de barre. Ces hautes vitesses sont grisantes mais elles sont éprouvantes pour le matériel. Entreprendre en coopérative a vu ainsi son grand spinnaker littéralement exploser malgré une réparation de fortune faite dans les règles de l’art. D’autres témoignent aussi de petits bobos tel Groupe Sofinco, victime d’une déchirure de spi ou bien encore CG Mer qui a dû changer une de ses barres. Ceux qui sont épargnés jusque là goutent leur plaisir de sentir le bateau vibrer quand il part en survitesse, d’écouter le chant des safrans, même si le stress de la « sortie de route » n’épargne personne. Dans ces moments-là, il faut aussi savoir rester lucide et connaître les limites du bateau, du matériel et de l’équipage. Une recette que le duo de Telecom Italia maitrise jusque-là à la perfection.

Ils ont dit…

Pierre-Yves Chatelain (Destination Calais)
« Nuit rapide chez nous, nous sommes sous spi lourd depuis hier soir et avec 20 à 27 nœuds de nord on ne s’ennuie pas ! On est sous la route mais pour le moment c’est bon, on réfléchit pour la suite. Du soleil et des nuages, gros et noirs, les safrans qui vibrent à certaines vitesses, c’est un vrai concert en permanence!!! Tout va bien à bord.»

Marc Joly (Voiles sans frontière)
« Tout va bien à bord, ça a allumé sur la houle toute la nuit, sympa ces bateaux ! Et pourtant la soirée d’hier avait mal commencé après un passage du cap Finisterre délicat et une filière dans la quille qui m’a valu un plouf du soir pour démêler le bazar. Au total les camarades de jeu sont partis devant, mais là on bosse pour recoller. »

Classement au 8 juillet à 14h (TU+2)

1 – ITA 55 Telecom Italia (Giovanni Soldini – Karine Fauconnier) à 698 milles de l’arrivée
2 – GBR 42 Keysource (Paul Worswick – Mike West) à 34 milles
3 – BEL 81 Zed 4 (Gérald Bibot – Didier Le Vourc’h) à 38 milles

Quatre manches courues à la Trinité sur Mer

Tour de France à la Voile
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Dès 10h20 ce matin, les bateaux ont pris le départ d’un premier parcours banane. Les conditions météo idéales de la Baie de Quiberon (grand soleil, mer plate, vent de Nord Ouest de 15 nœuds établi) ont permis au comité d’envoyer trois autres parcours banane à suivre. Le spectacle sur l’eau est superbe et les passages de bouées impressionnants entraînant même une collision entre Normale Sup – Lagardère et BRED lors de la deuxième manche ! Nouvelle Calédonie, Ville de Genève, Val Thorens et TPM-COYCH sont respectivement les quatre vainqueurs du jour. Courrier Dunkerque, encore très régulier aujourd’hui, s’envole au classement général avec 53 points d’avance sur Nouvelle Calédonie, deuxième. Quant aux amateurs Malouins de Purflo Les Thermes Marins Saint Malo, ils assurent encore une belle journée et viennent semer le trouble chez les « pros » en défendant bec et ongles leur troisième place du général.

Suite à l’enchaînement des quatre bananes du jour et après discussion avec les coureurs, la direction de course a décidé de décaler d’une heure le départ de la manche de ralliement initialement prévu à 20h00. C’est donc à 21 heures que la flotte mettra le cap sur Talmont Saint Hilaire. Les prévisions météo annoncent un vent de Nord Ouest force 3 à 4. Cette manche de coefficient 2 va donc être disputée à vitesse « Grand V ». Sous spi, les Farr 30 pourraient parcourir les 95 milles de course en une douzaine d’heures ! Si cette étape est bien sûr moins tactique que le précédent Tour de Bretagne, l’enjeu reste important alors que 15 courses ont été disputées sur un potentiel d’environ 40 d’ici l’arrivée à la Seyne sur Mer. Sur ce ralliement, il faudra partir vite et bien pour espérer accrocher le groupe de tête dès les premiers milles. Les régleurs seront donc très sollicités. Les bateaux aux avants postes ne devraient avoir qu’à contrôler leurs adversaires et préserver leur matériel pour espérer être le premier à passer la ligne d’arrivée de Talmont Saint Hilaire.

« C’est un parcours relativement obligatoire pour tout le monde. La seule contrainte va être de bien partir. S’il n’y a pas de grosse erreur ou de problème technique, je pense que ceux qui sont devant ne devraient pas avoir trop de problème » commente Killian Leray du bateau Espoirs Ile de France.

Pour William Borel, directeur de course, des options pourraient toutefois se dessiner en fonction des variations de vent entre la terre et le large. La lucidité rentrera alors en jeu au terme d’une journée épuisante physiquement. Certains équipages avaient d’ailleurs fait le choix d’économiser leur leader aujourd’hui sur les manches bananes. Daniel Souben par exemple était à terre pour revenir en forme sur le parcours de ralliement. Notons aussi que certains bateaux vont être renforcés, pour cette manche entre La Trinité et Talmont Saint Hilaire, par des spécialistes du large ou de la régate. Mathieu Richard, membre de l’Equipe de France de Match Racing, est à bord de Courrier Dunkerque tandis que le figariste Gildas Mahé, deuxième du Tour de France à la Voile en 2003, rejoint l’équipage de Val Thorens. Notons aussi le retour d’Erwan Israël à bord de TPM Coych, après sa 3ème place lors du Match Cup Sweden avec Sébastien Col.

Le jury sanctionne 14 bateaux pour non respect de la veille obligatoire en mer suite à l’étape du Tour de Bretagne

20h00 hier soir : Le jury annonce officiellement les décisions prises suite, on l’a vu, au manquement à la veille obligatoire durant l’étape de ralliement entre Saint-Quay et La Trinité sur Mer. 14 bateaux sont sanctionnés. Le jury a souhaité par ces décisions, à la symbolique forte, rappeler l’importance des règles essentielles de sécurité et de solidarité en mer.
Elcimaï Ville de Marseille a, on s’en souvient, déclenché par erreur un signal de détresse ASN lors de l’étape de ralliement entre Saint-Quay et La Trinité sur Mer. L’équipage n’a ensuite pas répondu aux appels VHF du CROSS et de la direction de course entraînant le déploiement d’opération de secours. L’absence de cette veille obligatoire est sanctionnée par le jury qui disqualifie Elcimaï Ville de Marseille sur le parcours de ralliement entre Saint-Quay et La Trinité sur Mer.
En revanche, le bateau Normale Sup – Lagardère, après le déclenchement du signal de détresse par le bateau Elcimaï Ville de Marseille avait modifié sa route pour porter assistance à l’équipage de Dimitri Deruelle et faciliter les opérations de sauvetage orchestrées par le CROSS avec d’importants moyens maritimes et aériens. Le jury a décidé de récompenser son sens marin en lui accordant une bonification de 50 minutes sur son temps de course. Son heure d’arrivée « redressée » lui confère la place 6 entre Manche Basse Normandie et Val Thorens.

13 bateaux reçoivent une pénalité variant de deux points à quatre points pour n’avoir pas répondu à l’appel d’identification du directeur de course à la demande du CROSS et/ou n’avoir pas répondu à l’une des vacations de sécurité obligatoires.

Classement général provisoire avant jury à l’issue des quatre parcours banane de la Trinité sur Mer :

1 . Courrier Dunkerque (Daniel SOUBEN )
2 . Nouvelle Calédonie (Ronan DREANO / Vincent Portugal)
3 . Purflo – Les Thermes Marins – Saint Malo (Pierre HINGANT / François LEBOURDAIS / Quentin GRUAU)

Malbon rejoint par quatre nouveaux skippers

Jonny Malbon Artemis
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Pour cette année 2009, la structure de cette cette nouvelle équipe sera constituée de skippers spécifiquement recrutés pour des courses bien particulières. Le concept d’équipe est la clé de la campagne avec pour objectif de développer une élite britannique de navigateurs en double et en solitaire.

« Dans le monde de la course au large il y a un parcours d’évolution bien défini qui commence en général par la Mini Transat (petit bateau de 21 pieds sur lequel on navigue en solitaire), puis la Solitaire du Figaro an passant par la Classe 40 pour enfin naviguer et exceller sur des bateaux comme les 60 pieds IMOCA dans des courses extrêmes comme le Vendée Globe » commente Charlie Darbyshire, chef de projet chez Offshore Challenges et qui désormais supervise le projet Artemis Ocean Racing. « Ellen MacArthur a commencé sa carrière par la Mini Transat, et si vous regardez le CV de tous les meilleurs navigateurs de la Classe IMOCA, vous noterez que c’est généralement en passant par ces étapes, et tout particulièrement par celle du Figaro qu’ils ont atteint leur niveau d’excellence.»

Trois nouveaux skippers britanniques ont donc rejoint Jonny Malbon dans l’équipe d’Artemis Ocean Racing pour les 6 prochains mois : Nick Bubb, Sam Davies et Ollie Bond.

Cette année Jonny Malbon se concentrera sur sa campagne Figaro, avec Nick Bubb à ses cotés. Jonny a pour objectif de terminer dans les 5 premiers du classement « Bizuths ». Ce duo participera par la suite au Tour de Bretagne en Septembre ; une course en double de 7 jours autour des côtes bretonnes. « Bien que je sois un peu déçu de ne pas prendre le départ de la TJV avec le 60 pieds IMOCA, je suis content de naviguer en Figaro, j’apprends beaucoup et j’attends avec impatience La Solitaire à la fin du mois. C’est une formidable opportunité que d’apprendre aux coté des meilleurs marins de la course en solitaire ».

Davies

Samantha Davies, considérée comme la meilleure skipper britannique de la Classe IMOCA, après son incroyable performance lors du Vendée Globe 2008 (4ème position et première des skippers britanniques), rejoint aujourd’hui l’équipe avec pour objectif de participer à la Transat Jacques Vabre – tout en continuant, d’un point de vue personnel à chercher un sponsor pour supporter Roxy dans la construction d’un nouvel Open 60 IMOCA pour le prochain Vendée Globe en 2012. Sam fournira également de précieux conseils techniques très utiles pour le développement d’Artemis Ocean Racing II. Pour cette Transat Jacques Vabre – course transatlantique en double, départ du Havre (France) et arrivée à Puerto Limon (Costa Rica) – Sam sera accompagnée de Sidney Gavignet, un des plus grands navigateur français, tout juste de retour de la Volvo Ocean Race où il naviguait à bord de Puma. Cette course transatlantique de 4,700 miles est la plus importante de la saison dans le calendrier IMOCA, et la majorité des meilleurs bateaux de la classe seront sur la ligne de départ le 9 Novembre. Artemis Ocean Racing II est actuellement en chantier à Saxon Wharf, en Angleterre où une l’équipe technique travaille intensément pour réduire le poids du bateau. Sam et Sidney vont recommencer les tests et s’entraîner sur Artemis II dès la mi-juillet. L’Artemis Challenge pendant la semaine de Cowes sera leur première course officielle.

Samantha Davies: “ C’est une super opportunité pour moi de naviguer sur un Open 60 de dernière génération et de participer à son programme de développement, le tout aux cotés d’un navigateur que je respecte énormément. Il est certain que ce bateau va nous donner du fil à retordre dans une course comme la TJV dont les vents portants et légers dominent jusqu’au Costa Rica. Mais Artemis est un bateau très puissant qui à beaucoup attiré l’attention des foules avant le Vendée Globe et cela va être une expérience très enrichissante, et j’espère vraiment contribuer à l’évolution d’Artemis Ocean Racing pour le futur, » commente Davies. « D’un point de vue sportif et technique, c’est pour moi une grande opportunité de rejoindre le programme Artemis dans cette phase de progression. »

Gavignet

Le Français, Sidney Gavignet, co-skipper de Sam a lui aussi une très grande expérience du monde de la voile en double et solitaire (Barcelona World Race 2007 et ancien navigateur Figaro) mais également de la course en équipage (Volvo Ocean Race) : « C’est pour moi un grand challenge que de faire une course comme la TJV sur un bateau tel qu’Artemis, et je pense qu’avec Samantha nous allons faire une très bonne équipe. »

Bond et Bubb

Les deux autres recrues ont tous les deux une bonne expérience du monde de la « Mini » : Ollie Bond qui fera la Mini Transat 2009 cette automne est le meilleur espoir britannique dans cette classe. Il a d’ores et déjà prouvé ses capacités en accumulant depuis deux ans des places sur le podium lors des plus grandes courses de ce circuit. En ce moment, il participe également à la course Les Sables-Madère-Les Sables en Classe 40. Nick Bubb sera principalement le support à terre de Jonny Malbon pendant sa Solitaire du Figaro cet été. Nick à précédemment géré deux campagnes de Mini Transat qui lui ont donné un savoir extraordinaire et une facilité à anticiper et résoudre les problèmes. Son expérience sera également favorable et très utile pour Ollie Bond.

Gildas Mahé sur Figaro Banque Populaire

Gildas Mahé
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Ils ont dit…

Gildas Mahé, sur sa préparation pour la Solitaire du Figaro 2009 :
"Mon programme s’est axé sur trois volets essentiels. Il a fallu que je navigue et pour cela j’ai profité pleinement des stages d’entraînement du Centre Finistère Course au Large. Nous avons beaucoup travaillé les parcours « banane » et les manœuvres dans la perspective de la Quiberon Solo. Mais en marge de ces sessions, j’ai également navigué de mon côté afin notamment de tester les voiles pour ma saison, mais aussi d’optimiser la vitesse et les réglages des safrans. J’ai profité de l’œil extérieur et avisé de Guillaume pour progresser dans ces domaines. Enfin, j’ai soigné ma préparation physique en particulier pour me renforcer le dos. Sur une épreuve comme la Solitaire du Figaro, nous passons beaucoup de temps assis à la barre et une bonne musculation du dos est essentielle pour ne pas avoir à trop en souffrir. C’est un gain évident pour la suite et pour la récupération entre les étapes ".

Jeanne Gregoire, sur son remplacement temporaire :
" Je suis d’abord heureuse que le bateau navigue. J’aime ce Figaro, il m’a fait vivre de grands moments et j’aurai été peinée de le voir rester à terre. Je suis vraiment contente que ce soit Gildas qui en prenne la barre. Il est certainement celui qui correspond le mieux à l’état d’esprit cultivé au sein du Team. Sportivement il donnera le meilleur et humainement il a de belles valeurs. Il était important pour moi que mon remplaçant soit capable de poursuivre la progression sportive engagée ces dernières saisons et je lui fais pleinement confiance pour continuer sur notre lancée… " .

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Un ciel serein pour la tête de course

Les Sables - Horta - Les Sables
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Le golfe de Gascogne dans le sillage, c’est une autre course qui commence : tout d’abord parce que les quelques degrés de latitude gagnés dans le sud, au delà de la valeur symbolique, se traduisent en terme de climat. Mais surtout, parce qu’une fois la pointe de l’Espagne parée, le jeu s’ouvre à nouveau en grand pour rejoindre les Açores. Et que l’incertitude météorologique est matière à prétextes pour tirer des plans sur la comète. Sur une route médiane, Telecom Italia fait à nouveau parler sa vitesse impressionnante, douze milles devant les Britanniques de Keysource. Il est toujours plus facile de contrôler un concurrent bien calé dans le tableau arrière et le duo franco-italien doit certainement surveiller d’un œil beaucoup plus attentif, Gonzalo Botin et Alvaro Lopez-Doriga les deux Espagnols de Tales sur une trajectoire beaucoup plus sud. Pour l’heure, leur choix n’a pas payé, contraints qu’ils ont été, de tirer un contre-bord pour parer le Cap Ortegal, mais au pays des pourfendeurs de moulins à vent, on a la foi qui soulève des montagnes, chevillée au corps.

Par où la sortie ?

La situation est d’autant plus incertaine qu’une cellule anticyclonique peu active s’est calée sur le proche atlantique. Mais, elle ne parvient pas pour autant à enrayer les quelques passages de fronts résiduels issus de dépressions sur l’Atlantique nord. Du coup, les modèles météo sont incertains et laisse supposer encore quelques mistoufles avant d’arriver en vue des îles açoriennes. Tous peuvent s’attendre à perdre quelques heures englués dans un calme tant la situation est complexe sur zone. Tous peuvent se dire que, pendant ce temps, d’autres auront trouvé la veine de vent salvatrice. Il ne serait pas étonnant d’assister dans les heures à venir à une certaine radicalisation des choix stratégiques des uns et des autres. Les hommes du nord, tel Olivier Grassi – Eric Galmard (Grassi bateaux), seront tentés de conforter une option qui ne leur a pas encore apportés les dividendes qu’ils espéraient. A l’inverse les hommes du sud, dans le sillage de Tales, vont sûrement vouloir exploiter les possibles renforcements de vent aux abords des caps Villano et Finisterre pour peu que la rotation au nord se poursuive. C’est en tous les cas ce que semble indiquer la route de Wilfrid Clerton et Loïc Lehelley (CG Mer). Car, tous le savent : pour déboulonner le colosse italien de son rôle d’ouvreur, il va falloir jouer la dispersion. A cette seule condition ils peuvent espérer prouver que ses pieds sont parfois d’argile.

Ils ont dit…

Mike West (Keysource)
« Nous sommes motivés depuis la leçon que nous avons reçu de Giovanni dans ces mers désordonnées : il naviguait en dessous de nous, il a creusé l’écart, viré de bord et s’est positionné devant nous… La mer s’est bien calmée et on attend avec impatience de voir le résultat de notre option. A minuit, nous avons eu un meeting avec beignets à la viande et à la bière. On était bien fatigués et comme ivres, mais c’est égal : nous avons rarement des conversations sobres.»

Christophe Coatnoan (Groupe Partouche)
« Pas fâché de quitter votre golfe, les Gascons! Ciel gris, mer grise, vent dans le nez…pfffff, ça ne ressemblait pas vraiment aux vacances. Et ce matin, c’est l’Atlantique, le vrai, le beau. Du soleil, l’eau comme dans le grand bassin de la piscine, du vent, du spi rouge et les dauphins de temps en temps. Comme on le dit à Nyon au bord du Léman, "change pas de métier". Oui, mais il y a un mais, ce sont les petits copains devant. Alors on va essayer de mettre un peu de charbon dans la chaudière. »

Classement au 7 juillet à 14h (TU+2)

1 – ITA 55 Telecom Italia (Giovanni Soldini – Karine Fauconnier) à 965 milles de l’arrivée
2 – GBR 42 Keysource (Paul Worswick – Mike West) à 12 milles
3 – ESP 65 Tales (Gonzalo Botin – Alvaro Lopez-Doriga) à 23 milles

Bataille vers l’Espagne

Les Sables - Horta -Les Sables
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Première nuit de mer… Pour entamer sa transhumance vers les Açores, la flotte se doit d’emprunter des chemins de traverse escarpés. Allures de près, gîte prononcée, et la carène qui cogne derrière chaque vague franchie. Ceux qui rêvaient de longues glissades bienheureuses vers les côtes espagnoles en sont actuellement pour leur frais. Si le près reste l’allure favorite des tacticiens, en navigation océanique c’est plutôt une sorte de purgatoire, une litanie monotone où il faut trouver le bon rythme à la barre, arriver à maintenir toutes les fonctions vitales essentielles dans une position pour le moins hétérodoxe pour un terrien. Faire à manger devient un petit exploit ménager comme du reste se reposer. Dans ces conditions, les classements sont autant de baume au cœur ou de coups de canifs dans le moral des navigateurs. Que l’on ait remonté des places et l’on trouverait presque des vertus à cette navigation sur la tranche à chevaucher les murs. Karine Fauconnier (Telecom Italia) en était la démonstration évidente à la vacation de ce jour : timbre de voix clair presqu’enjoué, sérénité, la jeune femme ne pouvait que se réjouir de voir leur duo revenu aux commandes. Même Wilfrid Clerton (CG Mer) semblait trouver du charme à ce début de course malgré un léger mal de mer. D’autres s’en remettaient à un fatalisme prudent tel Benoît Parnaudeau (Entreprendre en coopérative) qui reconnaissait s’être laissé emporter sur la route du sud plus qu’à son gré… Une réparation de spi impérative et le temps pour son équipier Jean Sausset de se familiariser avec le comportement du bateau expliquant cela. Pour d’autres encore, les bords de près riment avec bricolage : Didier Le Vourc’h et Gérald Bibot (ZED 4), après un départ tonitruant ont dû cette nuit batailler contre une fuite d’eau qui a envahi le coqueron avant du bateau… Avec les conséquences idoines : outils de télécommunication en partie noyés, démontage des pièces atteintes et remontage. Autant demander à une couturière de broder au point de croix dans le manège du Grand Huit.

Cuillère d’argent, cuillère de bois

Dans cette descente vers le soleil, les concurrents se doivent de faire leur choix. Faire route au sud-ouest ne permet pas, pour l’heure, de doubler la pointe de l’Espagne. Mais, c’est comme disent les navigateurs le bord rapprochant, celui qui est le plus proche de la route directe. De l’autre bord, on remonte vers le nord-ouest, presque à 90° de la route. C’est un bord qui coûte cher psychologiquement : en partant à presque 90° de la route, on s’écroule provisoirement dans les classements. Et si l’on peut espérer toucher plus tôt la bascule au nord-ouest, il faut juste prévoir la vitesse de la rotation. Qu’elle soit lente et les hommes du nord vont retrouver des couleurs : ayant anticipé la bascule du vent, ils navigueront ensuite, après avoir reviré de bord, sur un bord nettement plus favorable. Qu’elle soit rapide et brutale et le petit groupe qui aura choisi de rester proche de la route directe pourra espérer passer sur le même bord en infléchissant sa route avant l’obstacle. En jargon de régatier, on parle ici de cuillère… Cette navigation sur le fil comporte sa part de risque : mais qu’elle aboutisse et l’avantage matériel et psychologique est énorme. A voir, comment la flotte tricote, une maille à l’endroit, une maille à l’envers, il apparaît une évidence : la météorologie n’est définitivement pas une science exacte. Les modèles les plus élaborés ont encore leur part d’incertitude : Yvan Noblet et Damien Guillou (Appart City) partis en chasse après avoir dû rentrer aux Sables d’Olonne pour réparer son tangon brisé en savent quelque chose. Pointé à 27 milles des leaders de la course, ils ont encore toutes les raisons d’espérer.

Ils ont dit…

Benoit Parnaudeau (Entreprendre en coopérative) :
« On a eu quelques soucis de drisse de grand-voile qui nous ont fait perdre un peu de temps cette nuit. Et comme on modifie pas mal de petites choses sur le bateau cet hiver, il faut qu’on arrive à reprendre nos marques… »

Karine Fauconnier (Telecom Italia) :
« Ça mouille un peu. Ça tape, ça bouge. On ne s’en est pas trop mal sorti, de cette nuit. Ce matin, on a eu une trentaine de dauphins qui sont venus nous encourager. Cette nuit, le vent était très instable, il fallait réagir vite. On a été toute la nuit sur les réglages, ballast, matossage, on n’a pas arrêté. »

Classement au 6 juillet à 14h (TU+2)

1 – ITA 55 Telecom Italia (Giovanni Soldini – Karine Fauconnier)
2 – ESP 65 Tales (Gonzalo Botin – Alvaro Lopez-Doriga) à 1mille
3 – FRA 64 CG Mer (Wilfrid Clerton – Loïc Lehelley) à 5 milles

Courrier Dunkerque en tête à la Trinité sur Mer

TDF - Courrier Dunkerque
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Pour l’équipage de Daniel Souben, c’est une première grande victoire de manche sur cette édition 2009 après leur deuxième place lors de la manche entre Dieppe et Saint-Cast ; une victoire qui les conforte largement en tête du classement général. Le skipper, vainqueur l’an dernier, est évidemment satisfait même si, comme à son habitude, il reste prudent. Mais l’expérience devrait une nouvelle fois aider les Dunkerquois à gérer cette avance : « Psychologiquement et  comptablement, c’est une belle opération mais on n’est pas à la moitié du Tour. Ce qu’on a pris à nos adversaires aujourd’hui, ils peuvent nous le reprendre demain » raconte Daniel à son arrivée au ponton.

CSC-HEC-Ecole Navale a été le deuxième bateau à franchir la ligne d’arrivée. Pour Hervé Gautier aussi, évidemment la satisfaction est totale. Le skipper, à son arrivée à la Trinité sur Mer a rendu un bel hommage à l’ensemble de son équipage qui conforte sa place en tête du classement CSC étudiants. Les amateurs de Purflo-Les Thermes Marins-Saint Malo menés par François Le Bourdais s’emparent de la troisième marche du podium. et devraient s’installer en leaders du classement amateur Malongo. Pour eux aussi, c’est une grande performance. Il faut dire que les Malouins étaient déjà montés sur le podium de l’étape entre Dieppe et Saint-Cast (3ème).

Comme prévu, lors de ces 215 milles de course, le vent a varié, la flotte a navigué au près comme au portant et la houle a sévi à la pointe de la Bretagne. Des conditions agitées qui ont donc récompensé l’expérience. On l’avait dit au départ de Saint-Quay, cette étape serait sans nul doute une manche pour les « gros bras » du TFV, Daniel Souben et Hervé Gautier en font partis… Les bateaux qui tirent leur épingle du jeu sont aussi ceux qui ont su le mieux jouer des contre courants dans les cailloux de la Bretagne Nord, car on peut dire que dès le passage du Four, les jeux étaient faits. Courrier Dunkerque et CSC HEC Ecole Navale, déjà en tête, pouvaient alors profiter de la bascule à l’Ouest et filer à vitesse grand V, sous spi, vers la Trinité sur Mer. A 10 – 12 nœuds de moyenne, ils n’ont cessé de creuser l’écart avec leurs poursuivants. Dès lors, la hiérarchie établie au passage de la bouée Basse Royale ne bougera quasiment pas jusqu’à l’arrivée. Notons que cette étape de coefficient trois va effectuer un grand brassage du classement général. Nouvelle Calédonie et BRED, respectivement deuxième et troisième du classement général au départ de Saint Quay, sont les grands perdants de l’étape. Ils se classent 19ème et 18ème à la Trinité sur Mer. Retour en détails sur cette étape très disputée et qui remue le classement général.

Premières arrivées de la manche entre Saint Quay et La Trinité sur Mer :

1 Courrier Dunkerque SOUBEN Daniel
2 CSC HEC Ecole Navale GAUTHIER Hervé
3 Purflo Les Thermes Marins Saint Malo LEBOURDAIS François

Première journée des Espoirs à la Rochelle

Championnat de France espoirs glisse 2009
DR

Les spectateurs Rochelais ont pu assister aux duels de ces concurrents durant les courses de vitesse. Cette première épreuve était très stratégique et a permis aux différents bateaux et équipages de se jauger et d’évaluer leur niveau de performance. Belles trajectoires, glissades au niveau des bouées, à fond sur les lignes droites, les catamarans, les planches, les 29 er et les Open 5.70 ont vite pris leur marque. Une course toutefois assez physique pour les 29er et les catamarans.

La qualité du championnat s’annonce d’ores et déjà intéressante et l’édition 2009 devrait être d’un grand cru puisqu’on constate une nette progression des inscrits par rapport à 2008. Les BIC 293 séduisent de plus en plus : + 10 inscrits chez les garçons et + 11 chez les filles. Est-ce parce que cette série a été sélectionnée pour les premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse d’été qui se tiendront en 2010 à Singapour ?

A noter que 72 jeunes de la Ligue Poitou-Charentes de Voile (4 en 29er, 16 en Open 5.70, 22 en catamaran, 30 en windsurf) sont sélectionnés pour le Championnat de France de Voile « Espoirs Glisse » 2009. La Ligue Poitou-Charentes de Voile est la 2ème plus importante présente sur le Championnat après la Ligue de Bretagne (138 sélectionnés).

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