Deux français, Iehl et Richard, étaient engagés sur les demi finales, mais ces dernières ont été fatales pour Damien Iehl, qui ne remporte aucune manche aujourd’hui. Une contre performance puisque depuis le début de l’épreuve il semblait que rien ne pourrait l’arrêter. Mathieu Richard quant à lui sauve la mise face au jeune Mirsky : il représente l’Equipe de France de Match Racing dans cette finale.
Retour sur les demi finales
Matches Minoprio / Iehl C’est haut la main que le néo-zélandais a écarté Damien Iehl de la finale. Sur le premier flight, il mène la course de bout en bout. Sur le second, le revanchard Damien Iehl prend un bon départ, mais à mi-parcours, sur une erreur tactique, il reste scotché dans sa lancée. Il cède sa place en finale à Minoprio.
Matches Mirsky / Richard Fidèle à lui-même, Mirsky donne le ton dès le départ. Il prend tout de suite le dessus sur le français et mène sur le premier flight. Sur la seconde manche même scénario de départ, mais la pénalité qui sanctionne l’australien permet à Mathieu Richard de prendre quelques longueurs d’avance et d’égaliser. La dernière course sera décisive. Le français, malgré un départ un peu en retrait, remonte sur son adversaire et gagne son ticket d’entrée pour la finale.
LA FINALE
Il aura fallu lancer 3 flights pour départager les équipages de Adam Minoprio (10ème) et de Mathieu Richard (3ème mondial) sur cette finale. Ils ont successivement remporté la première et la seconde course, mais c’est sur la « belle » que Minoprio obtient le sésame malgré de belles actions de Mathieu Richard (vainqueur du MIMR 2008)
Entretien avec Adam Minoprio, Vainqueur du Marseille International Match Race, Première des 10 étapes du World Match Racing Tour 2009 « C’est un victoire inattendue ! C’est la première fois que nous sommes invités au Marseille International Match Race, et que naviguons dans la rade. Les meilleurs mondiaux étaient présents, nos victoires lors du Round Robin sur le Champion du Monde en titre Ian Williams et sur Ed Baird (Barreur d’Alinghi) en quart de finale nous ont donné de l’assurance. C’est sans pression que nous avons abordé cette dernière journée de courses, car pour nous l’objectif était déjà atteint. Nous sommes ravis et fiers ! »
Entretien avec Mathieu Richard, 2nd du Marseille international Match Race, « Nous nous sommes battus jusqu’au bout. Les meilleurs barreurs mondiaux étaient engagés. Le bilan sportif sur cette première épreuve de la saison reste très positif. Nous sommes satisfait par notre position sur cette première étape du WMRT en France ! »
Résultats au terme du Round Robin sur www.MIMR.fr CLASSEMENT
1- Adam Minoprio – NZL 2- Mathieu Richard – FRA 3- Torvar Mirsky – AUS 4- Damien Iehl – FRA 5 – Ed Baird – USA 6- Sébastien Col – FRA 7- Paolo Cian – ITA 8- Ian Williams – GRB 9- Philippe Presti – FRA 10- Ian Ainslie – RSA 11- Pierre-Antoine Morvan – FRA 12- Bjorn Hansen – SWE
9 novembre : C’est parti pour « la course du siècle » : 30 skippers, dont 19 bateaux neufs et autant de favoris s’élancent pour le tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance. La brise modérée de sud-ouest laisse très vite place au gros temps dans le golfe de Gascogne. Quatre skippers reviennent déjà aux Sables d’Olonne après quelques heures de course pour réparer diverses avaries : Dominique Wavre, Bernard Stamm, Alex Thomson et… Michel Desjoyeaux.
11 novembre : La baston dans le golfe est impitoyable : Groupe Bel, Aquarelle.com et DCNS démâtent ! Immense déception pour Kito de Pavant, Yannick Bestaven et Marc Thiercelin. Deux jours plus tard, c’est au tour du britannique Alex Thomson d’annoncer son abandon définitif… alors que Michel Desjoyeaux repart après une réparation express. Puis, Jean-Baptiste Dejeanty et Derek Hatfield rentrent à leur tour réparer. La flotte est emmenée alors par Loïck Peyron, Sébastien Josse et Jean-Pierre Dick…
21 novembre : En tête depuis 8 jours, Loïck Peyron coupe l’Equateur le premier. Dans le Pot au noir, les écarts sont encore infimes : les cinq premiers se tiennent en 30 milles, les 12 en 200 milles… et la régate au contact sera la règle jusque dans l’Indien ! Outre Loïck Peyron (Gitana Eighty), les grands animateurs de tête s’appellent alors Sébastien Josse (BT), Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2), Armel Le Cléac’h (Brit Air), Jean Le Cam (VM Matériaux), Vincent Riou (PRB), Yann Eliès (Generali), Jérémie Beyou (Delta Dore), Roland Jourdain (Veolia Environnement)… L’anticyclone de Ste Hélène prend ses aises et rallonge la route. Desjoyeaux a déjà réduit de moitié son handicap, qui tombe à 330 milles.
26 novembre : Jérémie Beyou abandonne au Brésil, barres de flèche cassées sur Delta Dore. Jean-Baptiste Dejeanty repart des Sables d’Olonne. Sébastien Josse prend la tête. Armel Le Cléac’h est 3e.
4 décembre : Michel Desjoyeaux est déjà de retour dans le Top Ten. On fonce dans les Quarantièmes rugissants, à des moyennes quotidiennes parfois supérieures à 18 nœuds !
6 décembre : Sébastien Josse entre en tête dans l’Océan Indien, alors que la première porte des glaces est déplacée en raison de la présence de nombreux icebergs. Course terminée le 7 décembre pour le Basque Unaï Basurko (Pakea Bizkaia) qui jette l’éponge, safran tribord cassé. C’est déjà le 6e abandon. Desjoyeaux revient à 100 milles de la tête.
10 décembre : Démâtage du Gitana Eighty de Loïck Peyron qui abandonnera officiellement 5 jours plus tard. Encore un favori au tapis. Plus que 23 bateaux en course. Jean-Pierre Dick s’empare de la tête du Vendée Globe.
12 décembre : Tête de quille cassée sur Temenos II. Dominique Wavre fait route sur les Kerguelen où il est rejoint par Bernard Stamm (bout dehors et safrans endommagés sur Cheminées Poujoulat). L’escale est terrible pour Bernard Stamm : dans la tempête, son bateau est drossé à la côte et s’éventre sur les rochers. Les deux Suisses abandonnent. Mike Golding prend la tête… mais pour quelques heures seulement puisqu’Ecover démâte à son tour !
16 décembre : Mike Golding démâte, donc. A l’arrière, le benjamin Jean-Baptiste Dejanty aussi (avaries diverses) et il n’y a plus que 19 bateaux sur 30 en lice après un mois et demi de course. Michel Desjoyeaux prend la tête… et ne la quittera plus jusqu’à la victoire. Entre temps, le safran de Paprec-Virbac 2 subit une avarie et Jean-Pierre Dick met le cap au nord pour effectuer une première réparation complexe, mais réussie.
18 au 20 décembre : La course prend une tournure dramatique : Yann Eliès s’est gravement blessé dans une manœuvre à l’avant et souffre atrocement, seul à bord de son Generali, 800 milles au sud de l’Australie. Marc Guillemot se déroute, Samantha Davies aussi, mais seul « Marco » arrivera avant les sauveteurs australiens. Après 48 heures de calvaire la frégate Arunta évacue Yann vers Perth où on opère son fémur brisé. On se rend compte alors qu’il a aussi des fractures au bassin et aux côtes. Emotion planétaire quand Marc Guillemot raconte et filme le sauvetage de son ami. Restent 18 bateaux en course.
23 décembre : 44e jour de course. Mi-parcours. Michel Desjoyeaux passe l’antiméridien en tête, au sud-est de la Nouvelle Zélande. En abordant le Pacifique, Jourdain, Josse et Le Cam tentent de suivre le rythme élevé imposé par Desjoyeaux, suivis de deux tandems : Riou/Le Cléac’h et Davies/Guillemot. Ce dernier s’arrête le jour de Noël dans les îles Auckland pour tenter de réparer son rail de grand voile arraché.
27 décembre : Un autre grand leader au tapis ! Le bateau de Sébastien Josse est couché par une déferlante. Système de safrans brisé. « Jojo » ne pourra réparer. Il signifie son abandon définitif le 29 décembre… Il est imité une heure et demie plus tard par le Canadien Derek Hatfield, barres de flèche cassées. Il n’y a plus que 16 skippers en lice. Michel Desjoyeaux, toujours en tête, creuse l’écart à chaque pointage. Seuls Roland Jourdain et Jean Le Cam parviennent à rester à portée de fusil. Les « claques » à plus de 45 nœuds ne sont pas rares.
1er janvier : Encore une fortune de mer. Jean-Pierre Dick abandonne à son tour : la veille il a de nouveau percuté un growler et cette fois c’est terminé pour lui ! Au 53e jour de course, seule la moitié de la flotte de départ – 15 bateaux, donc – est encore dans le match. Les sept de devant s’appellent alors Michel Desjoyeaux, Roland Jourdain, Jean Le Cam, Armel Le Cléac’h, Vincent Riou, Marc Guillemot et Samantha Davies – la jeune Anglaise qui étonne tout le monde depuis le départ par sa fraîcheur et son humour. Le futur vainqueur est forcément parmi eux… et plus probablement dans le trio de tête.
5 janvier : A 3h10, Foncia passe le cap Horn en 56 jours et 15 heures, soit deux heures de moins que Jean Le Cam en 2005. Superbe performance, puisque les portes des glaces rallongent pourtant le parcours de plus de 1150 milles cette année. Roland Jourdain imite Desjoyeaux 8 heures et 50 minutes plus tard. La veille, l’Anglais Jonny Malbon (Artemis) a abandonné à son tour, grand’voile en charpie. 14 marins restent en course.
6 janvier : Jean Le Cam ne répond plus. A 200 milles du Horn, VM Matériaux a perdu son bulbe de quille et chaviré ! Un pétrolier est dérouté et marque la position. Armel Le Cléac’h et Vincent Riou se déroutent. Vincent Riou, parvient à récupérer Jean une vingtaine d’heures plus tard… mais un outrigger a cédé pendant la manoeuvre… et PRB démâte alors que les deux skippers font route vers le Chili ! Encore deux grands favoris qui ne termineront pas. L’épisode donne lieu à une décision inédite en course au large : Vincent Riou est classé 3e au titre de la « réparation accordée », sans que cela impacte le reste du classement. Ce Vendée Globe aura donc deux troisièmes. Il n’y a plus que 12 bateaux en course.
9 janvier : Veolia Environnement entre en collision avec une baleine ! Fissures en pied de mât et au niveau du puits de quille. Deuxième à 178 milles, Roland Jourdain est pourtant le dernier à pouvoir disputer la victoire à Michel Desjoyeaux. Le duel aura lieu tout de même dans la remontée de l’Atlantique Sud, mais à distance, malgré des réparations qui semblent tenir dans un premier temps.
11 janvier : Samantha Davies passe le Horn en 4e position après Desjoyeaux, Jourdain et Le Cléac’h. On sait qu’il faudra sortir les calculettes à l’arrivée, car avec le jeu des compensations en temps pour les sauvetages de Yann Eliès et Jean Le Cam, ils sont trois parmi les cinq de l’avant à être crédités de bonus : 11 heures pour Armel Le Cléac’h, 82 heures pour Marc Guillemot, 32 heures pour Sam Davies. Marc Guillemot s’arrête de nouveau aux Malouines pour une énième ascension dans le mât de Safran… en vain : son bateau fera au final un demi tour du monde sous voilure réduite.
15 janvier : Tempête monstrueuse annoncée aux abords du Cap Horn pour le trio des « chasseurs » : Brian Thompson, Dee Caffari et Arnaud Boissières. Vents moyens à 65 nœuds, rafales à 85, mer énorme. Brian Thompson est contraint de faire demi-tour pour s’abriter derrière l’île des Etats. Au final, cet énième coup de tabac sera bien négocié par ces trois-là, sans avarie majeure. A l’arrière, toujours dans le Pacifique, Steve White, Rich Wilson, Raphaël Dinelli et Norbert Sedlacek encaissent eux aussi de gros coups de vent.
20 janvier : Michel Desjoyeaux passe l’Equateur en 71 jours et 17 heures, avec 20 heures d’avance sur Roland Jourdain. Derrière le 3e Armel Le Cléac’h, le match est serré et intense entre Samantha Davies et Marc Guillemot. Celui-ci a joué avec panache l’option au plus près des côtes brésiliennes au prix de quelques nouvelles aventures, dont une prise en chasse par des pêcheurs furieux que Safran ait accroché leur ligne…
26 janvier : Dans l’Atlantique Nord, Desjoyeaux ne commet toujours pas la moindre erreur et s’adjuge 500 milles d’avance sur Roland Jourdain. Cette fois, la victoire est proche pour « le professeur » qui s’estime pourtant « miraculé », car le safran bâbord de Foncia s’était dégondé… un mois plus tôt, au sud de la Nouvelle-Zélande !
29 janvier : Veolia Environnement perd sa quille ! Roland Jourdain parviendra à ramener le bateau aux Açores, 600 milles plus loin, mais il devra y abandonner, d’autant qu’un coup de vent à 50 nœuds est annoncé. Impossible de prendre le risque. Cruelle injustice de plus pour « Bilou » à qui la 2e place semblait promise. Il abandonnera définitivement le 2 février. Seuls 11 bateaux finiront ce Vendée Globe.
1er Février : A 16h11 heure française, triomphe absolu aux Sables d’Olonne pour Michel Desjoyeaux, qui devient le premier marin à remporter deux fois le Vendée Globe après sa précédente victoire huit ans plus tôt. Record de l’épreuve battu avec un temps de course de 84 jours, 3 heures, 9 minutes et 8 secondes, à la moyenne de 12,3 nœuds sur le parcours théorique et … 14 nœuds sur les 28 303 milles effectivement parcourus par Foncia ! Incroyable exploit pour le solitaire le plus titré de la planète, qui était pourtant reparti avec 40 heures de retard sur toute la flotte et accusait 670 milles de retard au leader le 15 novembre. Chapeau, l’artiste !
4 février : Norbert Sedlacek passe le Cap Horn en 11e et dernière position. Toute la flotte est en Atlantique.
7 février : Armel Le Cléac’h coupe la ligne à son tour. Le skipper de Brit Air prend la 2e place en 89 jours, 9 heures 39 minutes et 35 secondes. Moyennes de Brit’Air : 11,57 nœuds sur l’orthodromie et 12,7 nœuds sur les 27 232 milles réellement couverts. Hyper régulier aux avant-postes, le jeune marin de la baie de Morlaix signe lui aussi un magnifique exploit.
9 février : Alors qu’il lutte pour la 3e place avec le Roxy de Samantha Davies, le Safran de Marc Guillemot perd sa quille ! Mais le skipper trinitain décide de continuer, alors qu’il lui reste pourtant un millier de milles à couvrir…
14 février : Arrivée aux Sables d’Olonne de Samantha Davies, première femme de ce Vendée Globe. Mais elle doit attendre le final de Marc Guillemot qui – avec le jeu des bonus pour le sauvetage de Yann Eliès – doit intervenir plus de 50 heures plus tard pour que la jeune anglaise conserve effectivement sa troisième place. Marc Guillemot se bat avec son bateau transformé en dériveur pour entretenir un suspense intense en vue de la dernière marche du podium.
16 février : A 2h21 heure française, Marc Guillemot signe le troisième exploit de ce Vendée Globe : il coupe la ligne d’arrivée et peut embrasser le pont de son Safran qu’il a réussi à ramener à l’endroit sans lest… et en chipant la 3e place à Sam Davies… pour 2 heures et 20 minutes. Image inédite : « Marco » embarque à son bord pour la remontée du chenal des déçus de ce Vendée : Roland Jourdain, Jean Le Cam, Kito de Pavant. Les retrouvailles avec Yann Eliès sont émouvantes, celles avec Sam Davies aussi. Brian Thompson et Dee Caffari arrivent ce même jour eux aussi, prenant les 5e et 6e place. Dee Caffari devient la première femme a avoir réussi le tour du monde dans les deux sens. Coté bilan, on relève trois Français sur le podium et trois Anglais juste derrière. « En 2012 ce sera peut-être l’inverse », plaisante à peine Sam Davies.
22 février : Arrivée d’Arnaud Boissières (Akena Vérandas) à la 7e place, en 105 jours et 2 heures. Sur son vieux bateau, Arnaud avait tenu tête aux monocoques neufs de Brian Thompson et Dee Caffari pendant les deux tiers de l’épreuve. Respect aussi !
26 février : Malgré de nombreuses avaries, le très courageux britannique Steve White boucle le tour du monde et prend la 8e place sur son « Toe in the Water » en 109 jours… Steve ne rêve que d’une chose : repartir dans quatre ans.
10 mars : Arrivée de l’Américain Rich Wilson, en 9e position, à bord de Great American III, en 121 jours. Le tout au terme d’un tour du monde très solitaire, notamment une traversée du Pacifique très isolé par rapport au reste de la flotte.
14 mars : Raphaël Dinelli boucle son deuxième Vendée Globe sans escale sur 4 participations et gagne deux places : 10e au lieu de 12e lors de la précédente édition. Il en termine quasiment dans le même temps qu’en 2005, à deux heures près, en 125 jours et 2 heures. A bord de son Fondation Ocean Vital, Raphaël prouve qu’on peut faire le tour du monde en course en produisant de l’énergie seulement avec une (grosse) éolienne et des panneaux solaires. Belle fête aux Sables pour le seul Vendéen de l’épreuve.
15 mars : L’Autrichien Norbert Sedlacek boucle la boucle en 11e et dernière position et met un point final à ce sixième Vendée Globe en 126 jours, 5 heures, 31 minutes et 56 secondes, à la moyenne de 8,2 nœuds sur l’orthodromie. L’ancien conducteur de tramways aura passé quatre mois et une semaine en mer, soit 42 jours de plus que Michel Desjoyeaux. Il est lui aussi accueilli en héros aux Sables d’Olonne.
Prochain rendez-vous : le 23 mai prochain sur la plage des Sables d’Olonne pour la remise des prix de ce 6e Vendée Globe.
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Les quatre s’alignent désormais sur une ligne du nord au sud avec un vent un peu plus fort au nord. Cependant à l’approche du Horn, Ericsson 3 pourrait encore garder sa première place lors du passage du cap mythique, même si l’équipage nordique n’a plus la longue avance qu’il possédait il y a quelques jours. Pour Ken Read, le skipper de Puma, la situation s’améliore avec des vitesses de plus de vingt nœuds. "Grâce à un coup de main de la dépression, nous allons progresser rapidement vers le Horn. De bonnes nouvelles pour nous tous, car on commençait à se poser des questions sur notre passage du Horn et le retour à un peu plus de chaleur. On voit la lumière au bout du tunnel et grâce à cela, ce passage dans des conditions musclées devraient bien se passer." Par conditions musclées, il parle d’un vent de trente nœuds et des conditions bien humides à bord, mais comme pour les autres équipages, c’est la course qui occupe les esprits en ce moment avec des points à gagner sans doute ce mardi au Horn. A l’arrière de la flotte, Bouwe Bekking sur Telefonica Blue parle d’une bonne progression ce matin, mais reste bien conscient que son équipage ne menace pas les quatre autres. "Les prochaines journées seront intéressantes, car nous pourrons surveiller les leaders et observer ce qu’ils font dans ces conditions difficiles. Pour nous, la situation est plus facile, car nous naviguons dans un autre système et n’avons pas de choix à faire. Hier soir, nous avons enfin passé la dernière porte des glaces et progressons désormais vers le sud".
Classement de 8h (heure française) Ericsson 3 à 3245 milles de l’arrivée Ericsson 4 à 31 milles PUMA à 90 milles Green Dragon à 202 milles Telefonica Blue à 682 milles
100% amateur ! Cette estampille, Norbert Sedlacek la partage avec l’américain Rich Wilson (9ème). Deux sur trente, ce n’est pas beaucoup et on retiendra que tous deux ont réussi à revenir à bon port, ce qui représente, tout le monde l’a bien compris, une performance qui suffit à leurs bonheurs. Le public Sablais ne s’y est pas trompé et a accueilli l’autrichien merveilleusement. Soleil, grand bleu et petits airs ont favorisé la sortie dominicale sur la grande bleue, si bien qu’il n’y a jamais eu autant de monde sur l’eau, même pour le roi Desjoyeaux. Cette arrivée de toute beauté restera sans aucun doute à jamais ancrée dans la mémoire de Norbert
Fondation Ocean Vital n’a plus devant lui que quelques heures de navigation solitaire avant de franchir la ligne d’arrivée du Vendée Globe, en 10e position. Même s’il a été contraint de remonter vers le nord pour conserver de la pression dans le système de vents faibles qui se prélasse sur le golfe de Gascogne – il faisait route ce vendredi matin au large de la baie d’Audierne, avant de plonger à la latitude de Belle-Ile – Raphaël Dinelli va en terminer avec son tour du monde demain samedi 14 mars. De toutes les éditions depuis 1996 – c’est donc sa 4e participation – il glanera demain à la fois sa deuxième boucle réussie (chavirage en 96/97 alors qu’il était parti en ” pirate ” et abandon sur avarie de safrans en 2000/2001) et à la fois son meilleur classement dans l’épreuve puisqu’il avait terminé 12e voilà quatre ans. Au terme d’environ 125 jours de mer, une quarantaine de plus que le vainqueur Michel Desjoyeaux, Raphaël devrait recevoir un accueil chaleureux de ses compatriotes Sablais, lui, le seul Vendéen de l’épreuve. Joint ce matin par le PC Presse du Vendée Globe, il se montrait d’humeur joviale en précisant ses estimations d’arrivée : ” Je couperai la ligne à 15h30 comme prévu, bâbord amures au travers dans de l’ouest-nord ouest d’une quinzaine de nœuds et il fera grand beau ! Comme je n’ai ni spi ni gennaker, je vais descendre d’abord vers Jard-sur-mer, pour remonter ensuite vers Les Sables, bien lancé. Les Sables d’Olonne c’est mon jardin, alors je veux faire ça bien ! “
Remontée du chenal vers 16h30
La remontée du chenal devrait suivre vers 16h30 – ” c’est toujours un grand moment d’émotion et je pense que les Sablais seront au rendez-vous, comme il y a quatre ans où j’avais eu beaucoup, beaucoup de monde. Ce sera un grand moment, pas seulement pour moi mais pour toute l’équipe de la Fondation Ocean Vital qui a prouvé que l’on pouvait faire un tour du monde en produisant son énergie uniquement avec des systèmes propres, éolienne et des panneaux solaires. ” Côté bilan sportif, ” je suis à ma place, pas de souci. L’écart avec les bateaux de dernière génération est le même que voilà quatre ans et en à peu près 125 jours je serai pile dans mon objectif “. ” C’est marrant d’ailleurs, car je vais faire le même temps que voilà 4 ans ” s’amuse encore le skipper de Fondation Ocean Vital. En effet, si Raphaël coupe la ligne à 15h30 comme il l’annonce, il bouclera ce Vendée Globe en 125 jours et 2 heures contre… 125 jours et 4 heures en 2004/2005 ! Pour l’heure, il ” gère les derniers instants de mer ” en discutant à la VHF avec des marins pêcheurs, en tenant les comptes de sa production d’énergie propre ” des données qui seront utiles à la Fondation “, en se félicitant de l’excellente réparation de sa bôme brisée ” qui pourrait presque repartir pour un tour du monde ” et en remerciant les dieux de lui accorder du petit temps pour finir, plus confortable pour supporter la douleur de sa côte cassée. Au pointage de 11h ce vendredi, il ne lui restait plus que 156 milles à couvrir et Fondation Ocean Vital marchait à 8,6 nœuds. La dernière nuit devrait être magnifique ” sous un clair de lune splendide comme la nuit dernière, passée dans le rail des cargos “. De derniers instants à savourer, en attendant la grande fête sablaise de demain et les retrouvailles avec femme et enfants.
Sedlacek plutôt lundi
L’Autrichien Norbert Sedlacek, lui, devra patienter 30 à 48 heures de plus pour connaître ce même bonheur de boucler un tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance. Le skipper de Nauticsport-Kapsch, qui ferme la marche en 11e position, était pointé ce matin à 427 milles de l’arrivée et tenait une moyenne de 8 nœuds. Il devrait arriver aux Sables d’Olonne au mieux dimanche soir et plus vraisemblablement lundi matin.
En Bref
Pour accueillir Raphaël Dinelli, demain, suivre son évolution sur le site Internet www.vendeeglobe.org. Compte tenu de la marée à gros coefficient, il ne devrait pas remonter le chenal avant 16h – 16h30.
Steve White est rentré à la maison, à Gosport en Angleterre, avec son bateau, convoyé depuis Les Sables d’Olonne avec un des militaires qui bénéficie des actions de l’organisation ” Toe in the Water “, dont le monocoque de Steve portait les couleurs pendant ce Vendée Globe terminé à la 8e place. Steve a été accueilli par Dee Caffari, Brian Thompson et Alex Thomson… et n’a pas fait mystère de son intention dechercher un budget pour revenir dans 4 ans, avec un bateau neuf.
Raphaël Dinelli est l’homme d’une course : le Vendée Globe. Depuis que leurs chemins se sont croisés au milieu des années 90, l’arcachonnais d’origine a pris fait et cause pour cette épreuve, s’installant même aux Sables d’Olonne pour être encore plus proche d’elle. En 1996, il entre dans la grande histoire du Vendée Globe en se faisant secourir, en plein océan Indien, par l’anglais Pete Goss alors que son bateau flottait entre deux eaux. Lors de l’édition suivante, Dinelli s’arrête à Cap Town pour réparer ses safrans, mais au lieu de revenir sur ses pas, il continue sa boucle et rejoindra hors course les Sables d’Olonne. Sa persévérance payera lors de sa troisième tentative en 2004/2005 puisqu’il prendra la 12ème place, après 125j 04h 07′ de navigation. Cette année, sur ce même bateau, il gagne deux places au classement général et améliore son temps de parcours d’une heure et trente minutes.
Raphaël, véritable chouchou des Sablais a eu droit un accueil magnifique, par une journée qui l’était tout autant : ciel bleu, soleil et 18 nœuds de nord-ouest. Du monde partout : sur l’eau, le long des jetées, au sein du village. Ce n’était pas le premier mais le dixième qui arrivait, mais c’était tout comme.
Il semblerait que Bertarelli et son équipe réclament désormais la somme de 65 millions d’euros de la ville au lieu des 105 millions demandés il y a un an pour avoir le droit d’être la ville hôte pour la 33ème édition de la Coupe. Cependant un différend oppose les autorités locales et régionales sur le budget éventuellement consacré à cette épreuve. De toute manière, il faudra toujours attendre la décision des sept juges de la Cour d’Appel de New York avant d’être fixé sur cette question, car le format de la Coupe reste encore à déterminer.
Beaucoup sont venus pour cela : les « Mers du Sud ». Le mythe fondateur de cette course autour du monde en équipage avec escales, née en 1973 sous le nom de Whitbread et devenue depuis la Volvo Ocean Race. Si la météo, cette année, n´est pas tout à fait conforme au train des dépressions attendues dans cette zone mal pavée et que les vents portants se sont souvent faits porter pâles, au final, à moins de 3 jours de leur « libération », les 5 concurrents engagés dans cette 5ème étape auront eu droit à quelque chose qui y ressemble, question froid et intensité de course. Toujours en tête, Ericsson 3, la seconde Ice gate passée hier, a commencé sa plongée au sud pour se positionner par rapport à un cap Horn qui se profile pour lui à l´horizon, à quelques 1 500 milles. Moins radical pour l´instant que l´équipage de Magnus Olsson qui flirte avec le 50° Sud, Ericsson 4 et Puma progressent entre le 47° et le 48°, également à bonne vitesse et au portant.
Plus au nord, sur le 45°, on retrouve Green Dragon à 393 milles d´Ericsson 3, entrain de couper la seconde Ice gate.
Seul, à 800 milles de la tête de flotte, également proche du 45°, Telefonica Blue n´a pas encore passé cette seconde porte de protection contre les glaces et progresse à une vitesse nettement inférieure à celles de ses adversaires, ne navigant plus dans le même système météo. Une situation extrêmement frustrante pour les Espagnols qui commencent à sérieusement s´inquiéter pour leur seconde place au classement général provisoire actuel, après 7 manches. Pour la seconde fois depuis que la flotte a quitté les parages de la Nouvelle-Zélande pour se lancer dans l´immensité vierge du Pacifique Sud, les écarts se sont à nouveau compressés, les pertes du début de la semaine ayant été annulées ces dernières 48 heures.
Si Ericsson 3 garde encore la main, avec 150 et 190 milles d´avance sur ses deux poursuivants les plus proches, il doit recommencer à sentir leurs souffles sur son échine. Les deux dauphins, toujours aussi peu disposés à se quitter d´une semelle, ayant repris près de 120 milles ces deux derniers jours. Et 180 milles pour Green Dragon. Seul Telefonica Blue continue à céder du terrain avec près de 40 milles perdus en deux jours.
Alors que les équipages ont déjà laissé plus de 8 500 milles dans leurs tableaux arrière depuis qu´ils ont quitté la Chine, et qu´ils leur reste un peu moins de 3 jours avant de doubler le Horn, chacun fait le point sur les efforts physiques et psychologiques qu´il va falloir encore fournir pour doubler le Horn aux meilleurs places.
Dans un message hier, Ericsson 3 précise : « Actuellement la question principale est de savoir jusqu´où on peut pousser l´équipage et le bateau. Pour l´instant, nous travaillons comme des malades pour préserver ce leadership pour lequel nous nous sommes déjà tant battus. Notre choix de remonter au nord, après le passage de la porte à points de la Nouvelle Zélande afin d´attraper un système dépressionnaire a payé et nous faisons tous pour garder cette avance jusqu´à la prochaine porte à points, le Cap Horn… » Verdict ce week-end.
Positions ce vendredi 13 mars
1 – Ericsson 3 à 3 759 milles de Rio
2 – Ericsson 4 à 149 milles
3 – Puma à 185 milles
4 – Green Dragon à 393 milles
5 – Telefonica Blue à 807 milles
Delta Lloyd – DNS
Telefonica Black – DNS
Team Russia – DNS
Classement général provisoire après 7 manches (sur 17)
A ce jour, les organisateurs enregistrent trop peu de confirmations officielles de la part des skippers et ne peuvent garantir une édition représentative de ce que peut proposer la classe IMOCA au lendemain du Vendée Globe.
Dans un communiqué reçu ce vendredi après-midi, les organisateurs affirment : “les engagements des organisateurs ont toujours été de garantir une épreuve de qualité – tant sur le plan sportif (plateau et parcours proposés), que sur le plan de l´accueil des concurrents et du public. Cet engagement est pris et défendu depuis 2003 – année à partir de laquelle l´épreuve s´est inscrite au calendrier sous la forme d´un rendez-vous bi-annuel.Les organisateurs travaillent aujourd´hui auprès des représentants de la classe IMOCA pour programmer la quatrième édition de la Calais Round Britain Race au printemps 2010.”